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Wednesday, January 18, 2023

Déconcertant Québec

 



Le Québec est un très une terre éminnement déconcertante. Il est déconcertant en effet de constater que le Québec officiellement français, accepte l’existence en son sein de municipalités «bilingues». Ce statut découle de l’article 29.1 de la Charte de la langue française . 
Le statut de municipalités bilingues est accessible aux municipalités comptant plus de 50% de résidants anglophones. La Charte de la langue française stipule que le statut de municipalités «bilingues»est accessible aux municipalités qui comptent plus de 50% de résidents dont la langue maternelle est l’anglais. Un certain nombre de ces municipalités «bilingues» ne répondent plus à cette exigence. 




«Près de 90 municipalités sont considérées comme officiellement bilingues. Ce statut leur permet d’offrir des services, de communiquer et d’afficher dans les deux langues officielles du pays. Les villes n’ayant pas ce statut ne peuvent communiquer qu’en français, avec quelques exceptions. Depuis l’entrée en vigueur  de la loi 96, le statut de ville bilingue d’une municipalité peut être révoqué si l’anglais est la langue maternelle de moins de 50% de la population. toutefois , elle peut conserver ce statut si le conseil municipal adopte une résolution dans les 120 jours après avoir reçu un avis au sujet des population de l’Office de la langue française. Pour Scott Pearce, le maire du canton de Gore dans les Laurentides, la décision de demeurer bilingue a été facile à prendre. « Notre ville a été fondée par des Irlandais dans les années 1800. La langue et la culture anglaise font parties de notre histoire», dit-il. Le canton de Gore compte un peu plus de 1700 habitants. Le pourcentage d’anglophones a dégringolé de plus de 50 % à environ 20%. Toutefois, il assure que la décision maintenir le statut bilingue de la municipalité a été aussi populaire dans les communautés anglaise que française. «La langue n’a jamais été un enjeu ici.» lance M.Pearce.» (Des municipalités québécoises veulent garder leur statut de ville bilingue, Le Soleil, 17 janvier). 
 

 
 
« Le projet de loi 96, adopté, en juin dernier par le gouvernement Legault, promettait de faire le ménage parmi les 47 municipalités qui se retrouvent dans cette situation (i.e., moins de 50% de résidents anglophones, NDA), mais la pièce législative contenait une échappatoire. Une simple résolution permettra aux municipalités de conserver le statu quo « même si la population d’expression anglophone est très minoritaire »[…] Le Parti Québécois avait fixé à 33% le seuil minimum pour pouvoir offrir un service dans les deux langues. Pascal Bérubé craint notamment que le maintien de services bilingues n’amène les villes à exiger une maîtrise de l’anglais pour de nouvelles embauches. le projet de loi 96 l’interdit, mais le maire de Kirkland, Michel Gibson a récemment donné raison aux craintes du député péquiste. Sans l’exiger sur les offres d’emploi, la maîtrise de l’anglais sera abordée lors des entrevues d’embauche, a-t-il confié au quotidien Montreal Gazette. «Nous avons besoin de gens bilingues pour notre ville», a-t-il déclaré.
 

 
 
Au bureau du nouveau ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, on rejette les critiques du PQ en insistant sur l’équilibre de la loi qui «permet de renforcer le français au Québec, tout en préservant les droits de la minorité anglophone». (Facile pour les villes demeurer bilingue, malgré le faible nombre d’anglophones, Journal de Montréal,16 janvier). On comparera les propos de Scott Pearce se souvenant que sa municipalité que sa municipalité a des Irlandais comme fondateurs voilà deux siècles et les insignifiances proférées par Jean-François Roberge. Depuis quand, le ministre de la Langue française, doit-il «Préserver les droits de la minorité anglophone»? Depuis que nous avons à Québec, un gouvernement de castrats et un eunuque sur la question linguistique comme premier ministre. 

Wednesday, September 7, 2022

Les voisins gonflables


Les campagnes électorales peuvent s’avérer des exercices périlleux pour les partis politiques en lice.  Emportés par la compétition, ces derniers sont amenés à dévoiler leurs batteries, La campagne électorale actuellement en cours au Québec constitue une illustration de mon propos. Les formations en présence ont ainsi fait connaître à l’électorat leurs positions sur le nombre d’immigrants que le Québec devrait admettre dans le contexte de pénurie de main d’œuvre que connaîtrait le Québec.
Cette pénurie de main-d’oeuvre est-elle la seule explication à la surenchère à laquelle nous assistons actuellement. 




En tête du peloton, Québec solidaire (QS) et Gabriel Nadeau-Dubois (GND): «Le porte-parole de Québec Solidaire a fait cette déclaration lors d’une entrevue à RDI, à l’occasion de l’émission Cinq chefs, une élection, «Moi, je pense qu’entre 60 000 et 80 000 immigrants, immigrantes par année, ça ben du bon sens», a t-il affirmé» (GND ouvre la porte à 80 000 immigrants, Journal de Montréal, 4 septembre). GND prend la tête du peloton, mais de peu; Pour le Parti libéral du Québec, le Québec devrait accueillir 60 000 immigrants par année, pour la Coalition avenir Québec et le Pari conservateur du Québec, le chiffre magique est de 50 000. Dans cette guerre de «voisins gonflables», seul le Parti québécois semble vouloir «raison garder». Le Parti québécois et le chroniqueur Mathieu Bock-Côté (MBC), de ce dernier, il faut lire 35 000, sa chronique du 6 septembre. Il y écrit: « La question de l’immigration est probablement la plus importante pour notre avenir, et elle fut longtemps censurée. (Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre d’ou pouvait venir cette censure; la crainte de passer pour xénophobes ou pire pour racistes suffisait à inhiber la classe politique et journalistes. Il n’est  impossible de passer sous silence le rôle d’aiguillon joué par les organismes représentant le «milieu des affaires» ( Le milieu des affaires veut une  hausse de l’immigration, Le Devoir, 25 août 2022)NDA). Une position dominait politiquement : toujours plus! Les seuils n’étaient jamais assez élevés. C’est d’ailleurs position traité comme un dogme par le Parti libéral et Québec solidaire-sur les questions identitaires, nous ne sommes pas loin de partis jumeaux, de deux partis qui n’en font qu’un. On l’appellera le PLQS. Le PLQ en souhaite 70 000, et QS, entre 60 000 et 80 000. On appelle cela courir à la noyade démographique. La CAQ elle, fait semblant de vouloir baisser les seuils. Dans les faits, elle consent à l’immigration massive. Elle a adopté les seuils d’immigration fixés par le Parti libéral des années Charest et Couillard. Voyons-y de la soumission maquillée en pragmatisme. Le PQ vient de rompre avec ce consensus insensé en demandant de les ramener à 35 000. Bravo au PQ! Car  l’immigration massive est la cause première et principale, de l’anglicisation accélérée de Montréal et Laval.» ( 35 000, Journal de Montréal, 6 septembre).
Nos «voisins gonflables» ne sont pas en compétition pour savoir lequel des deux a le véhicule le plus luxueux ou le plus gros barbecue; ils jouent avec le sort et l’avenir de la nation québécoise.  




Nous les laissons méditer la conclusion de la chronique de MBC: «35 000! C’est encore beaucoup. Beaucoup trop, en fait À la fin des années 1990, quand  nos capacités d’intégration étaient bien plus élevées, nous en recevions moins de 30 000 par année.»

Tuesday, August 9, 2022

Exécuté

 

Je m’efforce habituellement de peser mes mot, dans les circonstances il m’apparaît difficile de trouver d’autres mots qu’«exécuté» pour décrire la mort d’Abdulla Shaïkh , sous les balles des policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), les août dernier dans un motel de l’arrondissement Saint-Laurent.  policiers et gent journalistique concluant que Shaïk était le responsable des trois meurtres ayant eu lieu à Montréal et Laval, les 2 et 3 août. Jouant volontiers de l’hyperbole, les journalistes ont tour à tour parlé de «tueur en série»et de «tireur fou». Il n’en fallait pas plus pour que le responsable de ces trois meurtres ne devienne un homme «marqué». Au terme d’une enquête d’une étonnante rapidité, Les forces policières identifiait l’homme et le localisait: «Au cours de la nuit, l’établissement a été entouré par une trentaine de policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Un large périmètre de sécurité a été établi, le temps de planifier une opération Groupe tactique d’intervention(GTI).»(Trois meurtres en 24 heures: le suspect de 26 ans abattu était encerclé dans un motel, Journal de Montréal, 4 août). La mort d’Abdulla Shaïkh a réjoui la classe politique, Valérie Plante saluant pour sa part  le courage des policiers du SPVM. François Legault de son côté lançait: «Je suis content qu’on se soit «débarrassé» de cet individu-là »a lâché le premier ministre à sa sortie d’une clinique de vaccination de l’est de l’ île  Montréal […]» (Des propos «inacceptables de François Legault à l’endroit du suspect d’un triple meurtre, Le Devoir, 6 août). Propos inacceptables aux yeux de l’avocat de la victime, lui-même nommé François Legault:«. C’est inacceptable», réplique l’ancien avocat de M. Shaikh, qui rappelle que son ancien client, même s’il est décédé, demeure innocent jusqu’à preuve du contraire. «On ne peut pas profiter du fait qu’une personne soit décédée en disant:«bon , bien final bâton et bon débarras», Ça ne se dit pas, surtout de la part d’un représentant de l’État», fustige Me François Legault Legault.

L'avocat du présumé meurtrier choqué par les propos de Legault | TVA  Nouvelles
 
Abdulla Shaïk constituait un coupable idéal, souffrant de maladie mentale et usager de cannabis, les policiers du SPVM ont finalement rendu service à la société en exécutant Abdulla Shaïk. Rendu service à la société, mais surtout aux politiciens provinciaux et municipaux qui depuis le début de l’épisode de violence armée que connaît Montréal ont surtout démontré leur inefficacité.  Tout cela est oublié, une enquête rapidement conclue, un cadavre sur le «hood du char», Montréal peut respirer jusqu’au prochain incident.

Saturday, June 4, 2022

La fin des illusions

 


si tant est qu’il en restaient. Les débats autour du contrôle de l’immigration par Québec, notamment la question du regroupement familial, ont permis de placer au centre du débat politique québécois, la question fondamentale de la démographie et celle vitale de la «survie de la nation» pour reprendre les termes mêmes de François Legault. Le débat a aussi eu une autre conséquence inattendue celle-là, il a «relancé le débat sur la souveraineté du Québec». « Dans une brève mêlée de presse jeudi, le premier ministre-qui estime que «c’est une question de survie pour la nation» que le gouvernement fédéral lui cède le contrôle des regroupements familiaux en matière d’immigration- n’a pas expliqué ce qu’il ferait si Justin Trudeau refuse sa demande, ce qu’il a déjà fait d’ailleurs . Face à cette impasse, M. Legault ravivera-t-il l’option de faire la souveraineté du Québec? C’est à toute moins ce que l’implore le chef du parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon. «Moi, je [suis] nationaliste à l’intérieur du Canada », a tranché une fois de plus le premier ministre du Québec. Cette réponse a également été répété par plusieurs ministres et membres du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). par exemple, le député caquiste Sylvain Lévesque a réitéré ce qui semble pour lui une évidence: .on fait partie du Canada».« présentement, je vous dirait qu’on fait partie du Canada anglais et du Canada français, ensemble, et notre objectif, c’est de faire avancer le Québec. Pour l’instant, on fait partie du Canada et il n’y a pas d’enjeux à se séparer. Nous sommes un parti nationaliste » a-t-il dit. » (Legault forcé de s’expliquer sur la souveraineté, La Presse, 2 juin)
 

 
 
Sa collègue Lucie Lecours, ministre déléguée à l’Économie, a ensuite affirmé que son parti «va faire respecter le Québec, mais dans le Canada»C’est un beau pays le Canada. J’adore le Canada, Je voyage au Canada » a-t-elle dit.» pour un peu Mme Lecours nous reservirait les montagnes Rocheuses de Solange Chaput-Rolland en 1980.
« Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe,[…] a également défendu les valeurs qui unissent le Québec et le Canada.  Avec Mathieu Lacombe, nous passons à un niveau supérieur, celui des valeurs, Pour M.Lacombe: «Au Canada, on peut être fier du fait que contrairement aux États-Unis, on n’a pas une culture militariste . On ne va pas ailleurs dans le monde pour jouer à la police. [Mais] il ne faut pas pratiquer un nationalisme gêné ou un nationalisme timide [au Québec ] parce qu’on ne fera pas de gain»a-t-il dit.»  pour le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, on ne doit «absolument pas» voir les actions actuelles de François Legault comme un chemin possible vers la souveraineté. «Il n’y a pas lieu de s’inquiéter», a dit l’ancien député péquiste. la souveraineté, «pour ma part, c’est terminé».
 

 

On ne voit pas ce que le Québec obtiendra en pratiquant ce nationalisme qui quoique qu’en dise Mathieu Lacombe est bien un nationalisme gêné et timide. Le «nationalisme à l’intérieur du Canada de François Legault est un cul de sac. Il n’y aura pas de rapport d’impôt unique et le gouvernement fédéral a déjà fait fait savoir qu’il n’y aura pas de transfert au Québec des pouvoirs en matière de regroupement familial. S’il n’y avait que des «nationalistes à l’intérieur du Canada» au sein de la CAQ nous aurions déjà raison de nous inquiéter; ils ne sont pas seuls au sein de la CAQ; François Legault doit aussi composer avec une fraction fédéraliste; cette fraction compterait dans ses rangs: Geneviève Guilbault, Sonia Lebel, Éric Girard et Christian Dubé, tous par hasard, des ministres seniors.  
François Legault vogue allègrement vers une réélection; nous devons donc nous faire à l’idée d’un autre quatre ans de «nationalisme à l’intérieur du Canada». Il n’y a plus d’illusions à entretenir sur le nationalisme de la CAQ. Un nationalisme que François Legault définit d’une façon bien réductrice: D’abord il faut faire une distinction . On est un parti nationaliste, à l’intérieur du Canada. Nationaliste, ça veut dire quoi? Entre autres, promouvoir et protéger le français.» («Pas d’appétit » pour l’indépendance, rétorque Legault au PQ, Le Devoir, juin ). Cette défense du français François Legault l’assimile probablement à la loi 96, combien de temps tiendra-t-elle lorsque Justin Trudeau entreprendra de satisfaire la minorité anglo-québécoise dans sa contestation de ladite loi 96. Combien de temps avant que le « nationaliste à l’intérieur duCanada", nous serve un «Égalité ou indépendance», sans être capable d’atteindre l’une ou l’autre.

Sunday, February 27, 2022

Dans la cour des grands

 

François Legault s’ennuie-t-il à Québec? Porté par des sondages qui lui demeurent plus que favorables laisse-t-il son esprit se errer librement loin des rives du Saint-Laurent, à moins que le conflit Russie-Ukraine ne le touche au plus profond? «Malgré ses pouvoirs économiques relativement limités sur la Russie, le gouvernement de François Legault souhaite faire tout ce qui est en son pouvoir pour contribuer aux sanctions économiques envers le Kremlin. Québec est donc en train de regarder «la possibilité de retirer des tablettes de la Société des alcools du Québec (SAQ) tout produit russe. « On veut pénaliser au maximum [le président Vladimir Poutine], puis la Russie», a soulevé le premier ministre Legault, vendredi, en marge d’un point de presse Repentigny. (Québec prendra tous les moyens à sa disposition pour « pénaliser la Russie, Le Devoir, 25 février)» Heureusement que le ridicule ne tue pas, le Québec serait maintenant sans chef de gouvernement. Idem pour l’Ontario ou Doug Ford a demandé la même chose à la Liquor Control Board of Ontario. 
 

 
 
François, restes dans ta cour qui n’est pas celle des grands.

Monday, December 13, 2021

Provocation


Provocation, il n'y a pas d'autre terme qui convienne pour le retrait de sa classe, dans une école primaire, d'une enseignante de Chelsea, en Outaouais, parce qu'elle portait le voile.»L'enseignante faisait de la suppléance dans une classe de troisième année depuis environ un mois. Les parents ont appris son départ vendredi dernier. Le président par intérim de la Commission scolaire Western Québec, Wayne Daly , confirme que c'est en raison de la Loi sur la laïcité de l'État que l'enseignante a dû être retirée de la classe.[...] L'enseignante demeure l'école à Chelsea Elementary School, mais a été affectée à d'autres tâches qui n'interfèrent pas avec l'application de la loi 21, (Loi 21 Une enseignante voilée retirée de sa classe, La Presse, 9 décembre) «Le premier ministre François Legault soutient que la commission scolaire Western Quebec n'aurait tout simplement pas dû embaucher Fatemeh Anvari, une enseignante voilé qui a finalement été retirée de sa classe dans une école de Chelsea en vertu de la loi 21sur la laïcité de l'État.» (L'enseignante voilée n'aurait pas dû être embauchée, dit Legault, La Presse, 10 décembre). «à Québec, le député Christopher Skeete a rappelé que la loi 21 a été adopté il y a plus de deux ans . «Ma compréhension de ce cas particulier, c'est que l'enseignante a été embauchée après l'entrée en vigueur de la loi , donc il n'y avait pas de possibilité pour une clause grand-père» a déclaré M. Skeete» (une enseignante voilée retirée de sa classe...). 
 

 
 
Les anglophones (individus ou organismes) qui refusent toute légitimité la loi 21, ont enfin leur martyre fabriquée déroutes pièces. ils pourront tout à loisir instrumentalisé Fatemeh Anvari dont il faut se demander si elle n'est volontairement victime en ne demandant pas son transfert dans une fonction qui n'interfère pas avec l'application de la loi 21.

Tuesday, December 7, 2021

Père et mère, tu effaceras

 



Pour certains, il ne s'agira que d'une bien insignifiante question de formulaires: «Des familles homoparentales et des parents non binaires d'un peu partout au Québec en ont assez que les formulaires des écoles ou de prise de rendez-vous pour la vaccination de leur enfant offrent seulement l'option «père» et «mère». Ils réclament des documents plus inclusifs.» «Honnêtement, en 2021, sur un formulaire aussi récent , avec aucune possibilité de rayer ni de modifier, c'est décourageant», lance Stéphanie Ahern, qui, avec sa conjointe, a récemment pris rendez-vous sur le portail Web Clic Santé pour que leur deux enfants aient une dose de vaccin contre la COVID-19. (Des familles homoparentales en ont assez des formulaires «père» et «mère», Le Devoir, 6 décembre). Au-delà des formulaires, ce type de demandes «inclusives», participe de la guerre livrée par les «familles homoparentales» et LBGTQ contre la famille traditionnelle. Famille traditionnelle qui n'est guère défendue contre les assauts des diverses minorités sexuelles ou de genre. Certains organismes ont déjà rendu les armes: « Certains CSS (centre de services scolaires, NDA), comme celui de Montréal, de la Capitale à Québec, de Marguerite-Bourgeoys, de Jonquière, des chênes, des Sommets, des Découvreurs, des Trois-Lacs et des Graveurs, ont déjà changeurs formulaires pour les rendre plus inclusifs.» 
 

 
 
Il faut craindre que les autres CSS ne suivent et qu'avant peu eux aussi se mettent aux formulaires «inclusifs.» Les Québécois et Québécoises qui persisteront à se considérer comme «père» ou «mère» devront se résoudre à passer par la case inclusive, mais surtout indifférenciée de «parent». Au-delà du formulaire, c'est à la déconstruction de la famille traditionnelle que nous assistons. Dans cette guerre à la famille traditionnelle, il ne faut pas compter sur l'appui de Simon Jolin Barrette, trop empressé à faire adopter la gestation pour autrui (GPA) ou un Lionel Carmant clamant à qui veut l'entendre que lui et la DPJ place maintenant l'»intérêt de l'enfant» en premier. Il serait surprenant que François Legault et Lionel Carmant se soucient beaucoup car pour eux «[...]mettre l'intérêt de l'enfant en premier . Ça veut dire avant l'intérêt de la famille naturelle et des parents biologiques », a résumé le premier ministre François Legault[...] (L'enfant d'abord, lance Québec en présentant sa réforme de la DPJ, Le Devoir, 2 décembre)Avec de telles disposition d'esprit, difficile de compter sur le premier ministre  et le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux pour défendre la famille traditionnelle et les «père»et «mère» du Québec.

Saturday, November 13, 2021

Loi 202


Devant le recul du français au Québec et particulièrement dans la région métropolitaine; la modernisation de la loi 101 apparaît essentielle. La réponse du gouvernement Legault est jusqu'ici la faible loi 96, alors que nous aurions besoin d'une vigoureuse loi 202. L'un des problèmes soulevé par les tenants d'un resserrement de la loi 101 est le rôle joué par les Cégeps anglophones dans l'anglicisation des étudiants francophones. Problème grave certes, mais qui n'a pas convaincu le gouvernement Legault d'étendre la loi101 aux cégeps.
S'il ne le fait pas pour les francophones, le gouvernement Legault le fera peut-être pour les allophones? Un nouveau rapport révèle en effet que: Des cégeps anglophones accueillent désormais une majorité d'étudiants allophones. Cette situation préoccupe certains élus caquistes, qui plaident à l'interne pour imposer la loi 101 aux cégeps après avoir entendu les craintes des démographes. [...] Au cégep Vanier, dans le nord de Montréal, 52% de la clientèle était allophone en 2020, selon des données provisoires.Lui aussi dans la métropole, le collège Marianopolis compte 53% d'étudiants qui n'ont ni le français ni l'anglais comme langue maternelle.[...] En fait la part d'étudiants allophones dans le réseau collégial de langue anglaise est en progression depuis l'an 2000, passant de 30% à 38% cette année.
(une majorité d'allophones dans plusieurs cégeps anglos, Journal de Montréal, 10 novembre ) Ce sont les enfants de la «loi 101» qui passent ainsi à l'anglais rendant, dans les faits, inutile la loi 101 à l'école primaire et secondaire. En toute logique, il faudrait supprimer l'application de la loi 101 au primaire et au secondaire. L'édifice n'ayant visiblement aucun sens s'il n'est pas couronné par l'application de la loi 101 au niveau collégial. «Pour le démographe de l'Institut national de la recherche scientifique qui a compilé les données  obtenues par notre Bureau parlementaire, le réseau collégial anglais participe à l'anglicisation des allophones.» «les allophones, c'est un groupe très hétérogène, avec beaucoup de langues communes, souligne Patrick Sabourin. Dans ce sens-là, le cégep anglais est une espèce de lieu de socialisation ou le point commun est la langue anglaise.» 
Plus qu'un lieu de socialisation, le cégep anglais est aujourd'hui un champ de bataille ou se joue l'avenir de la communauté anglophone du Québec; sans le sang neuf que constitue les allophones, la communauté anglo-québécoise ne pouvant compter que sur sa démographie, est condamnée à une lente extinction. Cela, les anglophones l'avait compris dès 1968 en voulant scolariser les italophones de Saint-Léonard. C'est pour cela que les anglophones du Québec ne peuvent accepter l'idée d'un accès limité aux cégeps anglophones aux seuls étudiants anglophones issus de la «minorité historique» anglo-québécoise.
La CAQ osera-t-elle légiférer en sens? «La question d'étendre la loi 101aux cégeps fait d'ailleurs à nouveau l'objet de débats au sein de la Coalition Avenir Québec (CAQ), selon nos informations , au moment ou débutera bientôt l'étude article par article u projet de loi sur la langue du ministre Simon Jolin-Barrette. Le premier ministre avait fermé la porte avant le dépôt du projet de loi96, mais il devra trancher à nouveau sur cette idée d'interdire l'accès aux cégeps en anglais aux jeunes francophones et allophones, souligne une source, Les démographes ont notamment souligné que le projet de loi ne permettra pas de renverser le déclin du français, tandis que le sociologue Guy Rochera mis son poids dans la balance en faveur de la loi 101dans les cégeps. Une «aile économique»est toutefois plus sensible aux arguments du monde des affaires, qui craint un impact du projet de loi 96 sur l'attrait et l'intégration des immigrants selon nos sources.»




Le «nationalisme» de François Legault, si soucieux défendre notre langue et notre culture prévaudra-t-il sur cette «aile économique» ? À moins que François Legault ne fasse lui-même parti de cette «aile économique»? Entre la nation et l'économie, faut-il conclure que François Legault n'ait déjà fait son choix.

Sunday, October 31, 2021

Saint-Jérôme au milieu des champs

 


Quelle serait la réaction de la population québécoise, si cette dernière apprenait que du jour au lendemain, Une ville de la taille de Saint-Jérôme  est surgie de terre?
La surprise et la stupéfaction a n'en pas douter, la plupart des observateurs se demanderait probablement s'ils ont la berlue.
 

 
 
Les Québécois ne pourront se consoler en se disant qu'ils rêvent; leur gouvernement Legault a semble-il l'intention d'accueillir 70 500 immigrants en 2022. «Québec ouvre les vannes de l'immigration pour rattraper les retards engendrés par la fermeture des frontières. Le gouvernement de François Legault compte accueillir aux alentours de 70 500 nouveaux arrivants en 2022, dont 65% d'immigrants économiques. Le ministre suppléant de l'Immigration, Jean Boulet, a déposé le plus récent plan d'immigration du Québec - Nadine Girault se remettant d'une chirurgie.. Le document confirme les intentions du gouvernement d'accueillir entre 49 500 et 52 500 personnes pour l'année à venir, en plus de rattraper le retard accumulé en 2020. Lors de la première année pandémique, Québec avait dû mettre de côté le traitement de 18 000 dossiers au total. Ils s'ajouteront à la pile pour 2022, portant le total d'arrivées potentielles à 70 500. «À plusieurs reprises, le gouvernement avait émis des signaux ambigus à l'égard de l'immigration, mais aujourd'hui il confirme enfin que l'immigration est bel et bien une solution incontournable pour combler la pénurie de main-d'oeuvre », s'est réjoui Karl Blackburn (président et chef de la direction duConseil du patronat du Québec N.D.A.) (pour rattraper son retard , Québec compte accueillir 70 500 nouveaux arrivants en 2022, Le Devoir, 28 octobre). Karl Blackburn n'est pas le seul à se réjouir: «Le rattrapage dès l'an prochaine l'ensemble des demandes d'immigration qui n'avaient pas été complétées  dans les deux dernières années était absolument essentiel. Dans le contexte de rareté de la main-d'oeuvre que l'on connaît, l'ajout de ces 18 000 personnes aux 52 000 qui étaient prévues pour 2022 est une excellente nouvelle. »a dit Michel Leblanc président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. (Québec procède à un rattrapage pour 2022, La Presse, 28 octobre). MM. Blackburn et Leblanc sont les représentants d'un certain capital habituellement insensibles aux questions d'identité. Leur enthousiasme pour cet afflux d'immigrants ne surprend pas. La volonté du gouvernement Legault d'accueillir 70 500 immigrants en un an étonne; qu'est devenue la volonté de François Legault, d'»en prendre moins pour en prendre soin». Legault semble considérer qu'il a fait la preuve de son nationalisme avec la loi 21, bel effort, mais largement insuffisant; monsieur Legault ce Saint-Jérôme surgissant du sol parlera anglais et peuplera parc-Extension et les arrondissements de Saint-Michel et Rivière-des-Prairies. Le Québec n'a rien à y gagner.

Friday, October 1, 2021

Vous avez dit symboles


Le 30 septembre 2021 est la première journée de la Vérité et de la Réconciliation. Au Québec, la journée prend une couleur particulière puisqu'elle suit le premier anniversaire de la mort de Joyce Échaquan à l'hôpital de Joliette. La journéeVérité et Réconciliation est largement symbolique elle ne ramènera à la vie un seul orphelin autochtone mort dans les pensionnats autochtones, pas plus qu'elle ne procurera de l'eau potable aux habitants des réserves qui en sont actuellement privés. Le gouvernement du Québec n'entend pas faire de cette journée une journée fériée comme le gouvernement canadien et certains gouvernements  provinciaux. 

L'argument fourni par François Legault n'impressionne pas par son intelligence  et sa pertinence. Pas de journée fériée au Québec car cela nuirait à la productivité québécoise, déjà plus faible que celle de l'Ontario. Un esprit plus fort que le mien pourrait peut-être m'expliquer le rapport entre les orphelinats autochtones et la productivité québécoise? Il est vrai et nous l'avons déjà souligné que François Legault, en comptable qu'il est fait régulièrement preuve d'une incompréhension à l'égard de la dimension symbolique de la politique. il récidive avec son évocation de la productivité québécoise.

Il lui aurait suffi dans les circonstances de participer l'un des nombreux rassemblements tenus pour l'occasion et de souligner que les pensionnats autochtones ne furent pas des créations du gouvernement du Québec. et puisque nous sommes dans les symboles, de brûler un peu de sauge. L'immeuble du Parlement sera illuminé en orange, pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour dire quelques mots?

Probablement «cadré» par ses conseillers politiques, il s'est montré meilleur politique dans le communiqué publié pour la journée. Communiqué dans lequel, il déclare: »C'est la journée dédiée aux enfants disparus et à leurs descendants. On ne doit pas oublier cet épisode horrible de notre histoire. Cela doit nous pousser à continuer le cheminer la réconciliation avec les nations autochtones .» Pourquoi ne pas avoir fait cette déclaration devant l'Édifice du Parlement? Au jeu des symboles, François Legault aurait marqué des points précieux. Nous ne sommes pas dupes, Vérité et Réconciliation finira un jour ou l'autre en Vérité et Revendications.
 

 

Tuesday, August 10, 2021

Principe à la corbeille



Nous y voilà! Le Québec vivra à partir du 1er septembre prochain, sous le régime du passeport vaccinal, mécanisme de contrôle social qui soulève bien des questions. L'égalité de tous de tous devant la loi est un principe fondamental dans les états de droit. Principe fondamental que semble ignorer François Legault et son gouvernement. Discutant de la question du passeport vaccinal lors de son point de presse avec Justin Trudeau sur les service de garde, François Legault a mentionné que les Québécois qui sont doublement vaccinés méritaient des «privilèges» et «davantage de services». Adieu donc l'égalité des citoyens, il y aura dans le Québec de François Legault, les double vaccinés et les non vaccinés. Mesurant tout à l'échelle de la pandémie, François Legault convaincu que nous sommes à l'aube d'une «quatrième vague» donne donc son aval à un passeport vaccinal. Que Dieu nous garde d'une cinquième vague, quel principe prendrait la chemin de la corbeille? Dans un état de droit, le gouvernement Legault crée ainsi deux classes de citoyens sans états d'âme. Alors que les Français qui mieux que nous semblent prêts à défendre leur liberté descendent dans les rues depuis des jours contre le «pass sanitaire» en scandant Liberté, les Québécois restent à la maison et approuvent implicitement cette restriction à leur liberté, il semble qu'il approuve à près de  87% l'instauration dudit passeport. Force est de conclure à la docilité des Québécois.
 

 

Saturday, May 8, 2021

Le marché comme seul horizon

 


Le roi est nu. Ceux qui voulait voir en François Legault un chef nationaliste n'ont guère eu le choix de déchanter au cours des derniers mois (Création du groupe d'action sur le racisme, tergiversations sur le dépôt d'une loi 101 «musclée», etc.). Ce n'est pas seulement la nudité de François Legault qui inquiète, mais celle de son gouvernement. Ainsi, «Pour être plus compétitif, Québec envisage de modifier sa grille de sélection et d'abaisser le critère de la connaissance du français pour les travailleurs qualifiés de certains secteurs. Rappelant que l'immigration doit répondre aux besoins du marché du travail, la ministre de l'immigration, de la Francisation et de l'Intégration. Nadine Girault a reconnu que pour attirer certains talents, les programmes devront s'ajuster.» (le critère du français pourrait être abaissé pour certains immigrants au Québec, Le Devoir, 5 mai).  Il faut remercier Nadine Girault pour sa franchise est lui savoir gré de nous appeler le véritable horizon du gouvernement caquiste et de François Legault, horizon qui se résume au marché du travail, mais nous ne devons pas être dupes, il ne s'agit pas seulement du marché du travail, mais plus généralement du marché, les caquistes sont manifestement insensibles à l'idée d'une société civile obéissant à d'autres règles que des règles économiques et comptables. En matière de nationalisme avec François Legault, il semble que nous soyons bien loin du compte, silence radio en effet sur l'enracinement, l'histoire, l'identité, considérant probablement avoir réussi son examen de passage avec la loi 21 sur la laïcité, François Legault semble confortablement assis sur ses lauriers et avoir adopté une tranquille vitesse de croisière devant le conduire vers la fin de son mandat. cette vitesse le conduira-t-elle à la réélection?
 

 

Sunday, February 21, 2021

Encore, Toujours et plus que jamais

 



La situation du français au Québec, et notamment à Montréal, inquiète. Alors que nous devrions nous attendre à ce que le premier ministre de la nation française d'Amérique joue un rôle de pointe dans le combat pour la défense, pas seulement la défense, mais surtout la promotion du français.
 

 
 
Ce n'est visiblement pas l'opinion de François Legault, peut-être grisé, par ses points de presse et quelques chroniques de l'obséquieuse Denise Bombardier, François Legault considère que la pandémie passe avant la défense de la langue française. ¨Je pense que l'heure actuelle, nous devons nous concentrer  sur la pandémie, car je suis toujours inquiet [de la situation]et il y a encore un important défi devant nous» a fait valoir jeudi François Legault.» (Déclin du français: la pandémie avant la langue, dit Legault, Journal de Montréal, 18 février). Le temps perdu ne sera pas repris, nous en sommes rendus au temps de l'action. Au Québec, il n'y a pas de cause plus importante que la défense de la langue française. Si François Legault n'est pas en mesure de marcher et de «mâcher de la gomme» en même temps, il faudra conclure qu'il n'est pas l'homme de la situation.
 

 
 
Depuis la Conquête, la défense de notre langue, de notre identité doivent être la priorité des nos autorités politiques et  ne pas souffrir d'être reléguée au second plan, même pour motif de pandémie. Ceux qui ont combattu contre la loi XVII du gouvernement ontarien en 1917, n'ont pas baissé les bras pendant la crise de la grippe espagnole. Ils doivent nous inspirer et inspirer François Legault. Un François Legault qui confirme son statut de nationaliste assez tiède et surtout, de nationaliste qu'apparaît surtout comme un nationaliste à temps partiel, un nationaliste qui préfère s'absorber dans l'insignifiant Popcorngate, à chacun ses priorités. Le fait de reléguer la langue française après la pandémie est déjà en soi inquiétante, non moins inquiétante; la façon dont François Legault aborde la problème. Pandémie ou pas, force est de constater que le projet de réforme de la loi 101 n'est pas encore ficelé. Le premier ministre a admis jeudi que les discussions se poursuivent quant aux moyens qui seront pris pour renforcer la Carte de la langue française. S'il n'est pas question d'étendre la loi 101 aux cégeps, le gouvernement caquiste étudie une autre avenue. «On veut, par exemple, que les francophones qui veulent perfectionner leur anglais puissent aller au cégep en anglais, mais on regarde la possibilité, il n'y a rien de décider encore, de limiter le nombre de places dans les cégeps anglophones» a-t-il précisé. C'est justement là que le bât blesse, pour ces centaines de francophones ou d'allophones «qui veulent perfectionner leur anglais», francophones ou allophones qui n'hésiteront pas par la suite à vouloir «perfectionner leur anglais» à l'université. La tâche de François Legault apparaît simple, refuser d'abord l'agrandissement du cégep Dawson, puis étendre la loi 101 aux cégeps en alternative, ramener le financement des cégeps anglophones au prorata de la population anglophone du Québec. Les idées sont là, il ne manque que le courage. Car aujourd'hui, plus qu'hier, le combat pour la survie et le développement du français, doivent être la priorité du gouvernement, encore, toujours et plus que jamais.

Wednesday, December 23, 2020

Malheureusement

 


Le ridicule ne tue pas. S'il tuait, nous devrions déplorer la disparition de François Legault victime consentante de son plus récent point de presse; celui du 20 décembre. Point de presse qui a vu François Legault animé ce point de presse aux côtés du Père Noël. Y a-t-il dans l'entourage du premier ministre un conseiller en communication ayant suffisamment d'influence pour dire à François Legault qu'il se couvre de ridicule en se prêtant à de telles gimmicks et qu'il dévalue à terme l'ensemble de sa communication covidienne et qu'il vérifie l'adage voulant qu'il vaut mieux se taire et paraître idiot que de parler et d'en donner la preuve. Legault a choisi de parler à lui de vivre avec sa décision. Le gouvernement avait annoncé un point de presse devant prendre la forme d'une conversation avec des enfants.
Qu'avons-nous appris au terme de cette exercice: «Le pôle Nord étant toujours en zone verte, le père Noël pourra comme à son habitude distribuer les cadeaux dans la nuit du 24 au 25 décembre, a annoncé dimanche le premier ministre François Legault lors d'une conférence de presse très spéciale aux côtés du mythique personnage à la barbe blanche. Pour l'occasion, les enfants avaient remplacé les journalistes et ils en ont profité pour bombarder de questions le premier ministre et le Père Noël en lien avec la pandémie. «Est-ce que c'est possible de laisser des biscuits et un verre de lait au Père Noël?» a notamment demandé la petite Raphaëlle, 7 ans, lorsqu'elle s'est avancée au micro.» (Distribution des cadeaux: le père Noël est un service essentiel, tranche Legault, Journal de Montréal, 20 décembre) François Legault doit gouverner le Québec à travers une crise gravissime, mais il trouve le temps de :donner une conférence de presse aux enfants et de donner par ce biais, de la substance à un personnage imaginaire qui est surtout une création commerciale et le produit de l'imagination des publicistes de Coca Cola. Ils s'en trouvera pour trouver l'initiative cute, quelle est l'âge mental moyen de la population déjà? Quelqu'un me chuchote 12 ans.
 

 
 
Parlant de cadeaux, François Legault n'a pas jugé bon de rappeler aux enfants de demander et d'offrir des cadeaux tirés du panier bleu, une distraction à mettre probablement sur le compte de la présence du Père Noël à ses côtés.

Thursday, December 17, 2020

Le loup dans la bergerie

 


Politics makes strange bedfellows
Difficile de ne pas penser à cette expression populaire chez les anglophones, lorsque l'on considère les grandes manoeuvres autour de la protection de la langue française: «Ottawa se prépare à offrir de nouvelles protections légales au français comme langue de travail dans les secteurs économiques de compétence fédérale au Québec, a appris Radio- Canada. » (Langue de travail: Ottawa veut agir sans céder de pouvoirs à Québec, Radio-Canada, 15 décembre).[...] Justin Trudeau affirme:»On va continuer de travailler pour travailler pour protéger la langue française au Québec comme partout au pays.»Avec la Charte de la Langue française, le Québec est en mesure de protéger la langue française, nul besoin de l'aide d'Ottawa. Sur la protection de la langue française par le gouvernement canadien, il suffit de voir comment Ottawa protège le français dans la diplomatie canadienne pour mesurer comment cette protection est un leurre et conduit directement à la disparition du français au Canada puis au Québec.  Sur cette question, le lecteur est invité à se reporter à L'article paru dans Le Devoir sous le titre: La place des francophones dans la diplomatie canadienne (La place des francophones dans la diplomatie canadienne, Le Devoir, 15 décembre). Jocelyn Coulon y écrit: » Il y a 42% d'employés francophones au ministère. Trois des 31 postes les plus importants de la haute direction sont occupés par des francophones. Ils devraient être au moins une douzaine, Ce n'est pas un défi, c'est un problème systémique à régler. Il se perpétue depuis des années et le ministre (François-Philippe Champagne, NDA) doit s'y attaquer.» À cette «protection», nous ne saurions y opposer qu'une réponse; celle du Camp du non au référendum de 1980; Non merci.
 

 
 
Une «protection" qui de toute façon a toutes les allures d'un marché de dupes car «Autant il y a un appétit pour une nouvelle approche en matière linguistique parmi plusieurs députés et ministres québécois à Ottawa , autant il y a une volonté de maintenir un rôle fédéral dans la protection des droits des anglophones du Québec» (Radio Canada). Tout est dit cette «protection» du Français ne saurait être que conditionnelle à la protection des droits des anglophones au Québec, et Simon Jolin-Barette, peut déjà conclure qu'il trouvera Ottawa sur sa route s'il entend vraiment renforcer la loi 101, un gouvernement canadien qui fidèle à sa vocation historique et politique préférera toujours écraser quelques French Canadians s'il peut satisfaire la Race des seigneurs baragouinant la langue de Shakespeare. L'intention de Simon Jolin-Barrette de réviser la loi 101 explique peut-être la volontéd'Ottawa de presser le pas dans le dossier de la langue française.
Le débat sur l'avenir de la langue française au Québec prend une curieuse tournure, si l'on songe que; Justin Trudeau semble se  voir  dans le rôle de René Lévesque et Mélanie Joly dans celui de Camille Laurin. Cette intérêt soudain et probablement factice pour la langue française fait penser que nous sommes au coeur de l'expression voulant qu'il s'agisse là d'un cas classique ou l'on confie les clés de la banque de sang à Dracula. La meilleure façon de protéger la langue française au Québec, elle nous a été donné, il y a déjà longtemps par le chanoine Groulx; pour cela, il nous faut notre État français.

Saturday, December 5, 2020

Comme s'il ne le savait pas


Les Québécois s'en doutaient et il ne doit pas s'en trouver beaucoup pour être surpris. Le couperet est tombé, François Legault retire ses billes de son «pacte moral» et annule les deux rassemblements de Noël qu'il nous avait généreusement accordé. François Legault voit bien les chiffres des infections à la COVID-19 depuis le début du mois de novembre, il devait nous faire connaître sa décision sur les «rassemblements de Noël», le 11 décembre. Il frappe  le grand coup, une semaine à l'avance en annulant lesdits rassemblements. Comme s'il ne savait pas que dans la perspective qui est celle de son gouvernement, les données de la Direction de la Santé publique s'avéraient inquiétantes. François Legault n'a jamais joué honnêtement le jeu de son «pacte moral», (voir sur ce blogue Le tricheur 30 novembre),  Il ne se trouvait d'ailleurs pas dans la position du joueur, mais ans celle du croupier, brassant et distribuant les cartes et contrôlant les mises.
 

 
 
 
Dans cette histoire des rassemblements à Noël, François Legault ne se contente pas de se comporter en tricheur; il se comporte carrément en Cross***. Comment qualifier autrement un homme qui nous propose un Pacte dont nous découvrons aujourd'hui  que c'était fondamentalement un «pacte immoral» pacte permettant de donner puis de retirer de la même main, quelques heures de répit pour nos parents et grands-parents. À noter, dans cette dérobade, le premier ministre affirme: «C'est une décision gouvernementale, ce n'est pas une demande de la Santé Publique » at-il précisé.(COVID-19: Québec renonce aux rassemblements durant les fêtes, Journal de Montréal, 3 décembre) François Legault craint-il les réponses que le docteur Arruda pourraient donner aux parlementaires s'il devait témoigner devant ses derniers de sa gestion de la crise. Suprême ironie d'un gouvernement se dirigeant «au doigt mouillé»; «Les Québécois vivant seuls pourront recevoir la visite d'une personne à la fois durant les Fêtes, comme c'est actuellement le cas. Le premier ministre a même encouragé les Québécois à le faire.
« C'est encore plus dur dans le temps des Fêtes d'être seul. Allez-une personne à la fois- visiter une personne seule et faites attention. Portez un masque, restez à deux mètres et , idéalement, ne restez pas trop longtemps » at-il demandé. » À quelle heure faut-il arriver, Monsieur Legault?

Tuesday, December 1, 2020

La courtisane

 


La disparition des monarchies absolues de droit divin à visiblement laissé derrière elle des orphelines. À ranger parmi, ces orphelines , Denise Bombardier qui dans une chronique récente se répand en admiration pour le premier ministre. 
 

 
 
Elle écrit: «L'homme n'a rien d'un ténébreux. Il n'est ni sombre ni mystérieux. Cela n'exclut pas que le premier ministre ne soit pas un homme tourmenté par les temps qui courent. Aucun de ces prédécesseurs à la tête du Québec n'a eu affronter une pandémie(c'est oublier un peu vite Lomer Gouin, et la grippe espagnole en 1918). Aucun n'a eu à jouer le rôle de protecteur du peuple comme lui. Et aucun n'a été confronté aux graves difficultés qui consistent à gouverner dans la tempête de la COVID-19, un microbe invisible, imprévisible et ultimement mortel. François Legault à ce jour commande le respect et la reconnaissance. D'ailleurs , il a la confiance d'une majorité de Québécois. Le défi qu'il doit relever exige une capacité à s'ajuster à la réalité sanitaire du moment, une empathie à saisir la détérioration du moral des Québécois et une disposition personnelle à susciter l'espoir de nous en sortir collectivement.» (Les pensées secrètes de François Legault, Journal de Montréal, 28 novembre). Il ne manque à cette chronique de Madame B. qu'une affirmation voulant que François Legault sache nous mener à la victoire dans cette «Grande guerre pandémique», Souhaitons pour la crédibilité de Mme Bombardier que ces lignes aient été écrites avant les errements sur le «pacte moral» pour les festivités de Noël (voir sur ce blogue, Le tricheur, 30 novembre). Difficile d'aller plus loin dans la flagornerie. D'autant plus que ce n'est pas la première fois que Denise Bombardier canonise ainsi François Legault. Le 14 novembre, elle déjà:«Malgré cela, il demeure digne et garde le moral en dépit de l'épuisement. Il maintient son autorité et trouve encore les mots pour réconforter les Québécois » (À boulets rouges sur le gouvernement Legault, Journal de Montréal, 14 novembre). Libre à Madame Bombardier de vouloir considérer François Legault comme un «ange gardien» Pour nous en tenir à un vocabulaire familier à François Legault, libre à nous de considérer que Denise Bombardier n'est pas autre chose qu'une courtisane. Le choix du terme s'impose Car une question demeure en dépit des couronnes de laurier que Denise Bombardier tresse à François Legault, l'homme est-il si digne de ce concert d'éloges? Face au pouvoir, il faut savoir «raison garder».
 

 

Monday, November 30, 2020

Le tricheur

 



La moindre personne familière avec le droit des contrats sait que les parties contractantes ne peuvent unilatéralement modifier les dispositions d'un contrat. C'est pourtant ce qu'à fait François Legault en changeant les termes du «contrat moral » qu'il considère avoir conclu avec les Québécois. Son «contrat moral» n'aura pas tenu une semaine et François Legault a rapidement assorti ce contrat de dispositions en restreignant beaucoup l'intérêt et la portée de ce «contrat»; Les quatre jours initiaux n'ont pas tenu longtemps, nous disposeront pour Noël de deux rassemblements pouvant compter dix personnes maximum:»Je comprends que ce n'est pas noir ou blanc», a-t-il affirmé en conférence de presse. Il a ajouté que la Santé publique avait d'abord recommandé au gouvernement de permettre des rassemblements sur une période de quatre jours, puis a récemment précisé qu'il était préférable que les familles québécoises se rassemblent seulement deux jours entre le 24 et le 27 décembre. «Au début de la semaine dernière, la Santé publique m'a dit quatre jours ; à la fin de la semaine dernière, ils m'ont dit deux jours», s'est-il défendu.» [...] Lorsque Le Devoir a demandé au Premier sur quoi s'appuyaient les modifications à son «contrat moral», il a répondu qu'il n'était «pas le spécialiste» et a relayé la question au directeur national de santé publique, Le Dr Horacio Arruda.» (Le «contrat moral» des fêtes a changé , reconnaît Legault Le Devoir, 27 novembre). À qui François Legault fera-t-il croire qu'il ne connaissait pas les réticences du Dr Arruda sur ces quatre jours; les deux hommes se côtoient quotidiennement depuis des semaines. Ce changement de cap confirme la sujétion complète du premier ministre à la direction de la Santé publique. Avant de s'engager auprès des Québécois, François Legault devrait vérifier auprès du Dr Arruda ce qu'il peut proposer aux Québécois comme «contrat  moral», en se souvenant du dicton voulant que: «Si tu me trompes une fois, honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi». 



Monday, November 9, 2020

Un conte de Noël

 


N'est pas Charles Dickens qui veut. François Legault en donne aujourd'hui la navrante preuve en faisant publier dans les journaux du Québec une lettre ouverte.





Lettre qui commence par les mots suivants: » La première neige est tombée et il fait noir de bonne heure. C'est novembre. On regarde jouer les enfants. mais au fond de nous-mêmes, on le sait, l'hiver ne sera pas pareil.» (La vie est plus forte que tout. Journal de Montréal, 7 novembre ).  «C'est ce que j'avais en tête, quand  on m'a demandé pourquoi je voulais qu'on fête l'Halloween. Les traditions sont importantes. Les enfants ont besoin comme nousd'une certaine normalité mêlée de magie. Pour la même raison, je veux qu'on fête Noël au Québec. Ce ne sera pas un gros Noël avec toute la parenté, (à qui la faute, NDA) mais si les grands-parents pouvaient enfin voir leurs petit-enfants, ce seraient une grande victoire.»  Propos savoureux sous la plume de l'homme qui, il y a quelques jours , refusaient les allégements suggérés par la Dre Mylène Drouin, de la Direction de la Santé publique de Montréal (Demandes d'allègements à Montréal:le ministre Dubé craint la confusion, Journal de Montréal, 5 novembre). 
«J'ai tellement hâte de nous voir enfin tous délivrés de ce fardeau. Retrouver les soupers entre amis et les partys de famille.[...] Et si vous vous fatigués ou découragés par moments, faites comme moi et pensez aux enfants . Gardez espoir, parce qu'on sait qu'après l'hiver, les beaux jours reviennent. Même au beau milieu de l'hiver, quand le froid nous transperce, on sait que les beaux jours reviennent toujours. Vous et moi , on sait  Vous et moi , on sait que malgré les épreuves, la vie continue. On regarde rire les enfants et on sait que la vie est plus forte que tout.» Quel esprit a donc visité François Legault? Celui du futur pour nous laisser quelque espoir que nous pouvons rêver à un Noël presque normal.  Cette prose affligeante, digne d'un mauvais motivateur,  nous ne la devons pas au citoyen Legault, mais au premier ministre du Québec car François Legault s'est assuré de signer cette missive à titre de Premier ministre du Québec (il signe en effet «votre premier ministre»).  François Legault, encore une fois, démontre à quel point, il tombe volontiers dans un populisme racoleur (cette fois, il abuse du recours aux enfants et  du retour des beaux jours).  Difficile d'imaginer un Jacques Parizeau se fendre d'une telle lettre, il manque définitivement quelque chose à François Legault. Nous n'avons que faire de ses épanchements de comptable et de son empathie de politicien.  Rendez-nous nos restaurants, cinémas et salles de spectacle, et nous verrons bien pour l'hiver.

Saturday, October 31, 2020

Éthique à géométrie très variable

 



L'attitude de François Legault a l'égard de Pierre Fitzgibbon est à tout le moins curieuse. Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie et de l'innovation, a fait l'objet d'une réprimande de la part de la commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale, Me Ariane Mignolet:«À la demande des péquistes . Me Mignolet avait amorcé en 2019 une enquête sur un possible conflit d'intérêt au dossier Move Protéine en relation avec la nomination de l'actuel président et chef de la direction d'Investissement Québec, Guy Leblanc. M. Legault a affirmé jeudi que M. Fitzgibbon aurait dû être plus prudent dans ses rencontres avec un ami lobbyiste» Difficile ici de ne pas penser que le vrai message de M. Legault avait pas en tête était, la prochaine fois ne te fais pas prendre plutôt que «il aurait dû être plus prudent»(Legault croit que son ministre doit être réprimandé» Journal de Montréal, 29 octobre).  Tout étonne dans cette histoire, en effet: » Le premier ministre François Legault suggère à ses députés de voter en faveur d'une réprimande recommandée par le commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale contre le ministre l'Économie Pierre Fiztgibbon. Qui peut croire à une réprimande votée par les députés caquistes à l'égard d'un collègue et d'un ministre senior, ce qui est habituellement le cas du ministre de l'Économie. Plutôt que je jouer à Ponce Pilate, Francois Legault devrait se souvenir que c'est au premier ministre à démettre un ministre, pour compléter le travail, M. Legault pourrait aussi expulser pierre Fitzgibbon du caucus caquiste et le contraindre à siéger comme indépendant, son actuelle majorité lui permet de poser ce geste sans crainte, à moins qu'il ne redoute le départ de Pierre Fitzgibbon et son retour au secteur privé dont il a visiblement conservé les moeurs, une démission qui signifierait une élection partielle; perspective peu menacante, compte tenu de la majorité de la Coalition Avenir Québec. Il est peu probable François Legault: pousse l'affaire plus loin, à ses yeux , en effet: » Il a eu sa leçon. Qu'on en parle dans les médias , c'est la pire réprimande qu'on peut pas souhaiter avoir» a conclut M. Legault.» pire réprimande ou non, Pierre Fitzgibbon demeure ministre de l'Économie en profitera-t-il pour démontrer son intérêt pour de «beaux projets» pour le Québec. Ce que constate aussi François Legault lorsqu'il affirme: «Il n'aurait pas dû rencontrer son ami. même si son ami avait de beaux projets pour le Québec, c'est assez évident que c'est plus facile de rencontrer un ministre que pour quelqu'un qui n'est pas un ami. Il y a un problème d'équité.» Tout à sa très variable éthique: «M.Legault est près à passer l'éponge et croit que cette erreur n'empêche pas M. Fizgibbon d'exercer ses fonctions. Selon le premier ministre, cette situation, survenue alors que plusieurs feux rouges avaient pourtant été déjà été allumés quant aux relations personnelles de M. Fitzgibbon, est due à son manque d'expérience en politique.» Dans cette histoire de copinage de Chambre de commerce,  François Legault se rend-il compte qu'il vient de donner la définition même du favoritisme? à