Showing posts with label Denise Bombardier. Show all posts
Showing posts with label Denise Bombardier. Show all posts

Tuesday, March 22, 2022

Vivre

 



Denise Bombardier est sur le chemin de la guerre. Tire-t-elle l’épée contre la Russie et son président? Non les malheureux qui font l’objet de sa vindicte sont ,Marcel Boyer, un professeur à la retraite de l’université de Montréal et Alex Tyrrell, chef du parti vert du Québec. De quoi ces deux malheureux se sont-ils rendus coupables? Les deux hommes tiennent pour «réalistes et raisonnables» les demandes russes pour mettre un terme à la guerre Russie-Ukraine. La démilitarisation de l’Ukraine, la dénazification de cette dernière, la reconnaissance de l’annexion de la Crimée et une relative autonomie pour le Donbass russophone leur apparaissent raisonnables dans le contexte actuel. Pas pour Madame B pour qui nos pacifistes actuels: «Tous nos pacifistes actuels ne sont pas très différents de ceux qui avant la guerre 39-45 et face à la montée du nazisme voulaient que les gouvernements européens cèdent à l’agression meurtrière et multiples revendications de Hitler.» (Nos pacifistes bienheureux, Journal de Montréal, 19 mars ). Après un point Goodwin, la femme Bombardier expédie un peu vite les 18 millions de morts de la Première guerre mondiale des millions de morts dont la mémoire était encore fraîche pour les hommes et les femmes de 1939. Elle oublie opportunément que les «multiples revendications de Hitler» de la Sarre aux Sudètes s’inscrivaient parfaitement dans l’esprit des 14 points du président américain Wilson et du principe des nationalités. Il faudrait songer à créer un point Munich à l’instar du point Goodwin, point qui indiquerait un recours inutile, sinon abusif, à l’entente de Munich en 1938. Illustration de ce besoin; la chronique de Richard Martineau en date du 16 mars, chronique intitulée «Ah les cons, s’ils savaient» dénonçant ce qui lui semble être d’un inadmissible appeasement de l’Occident face à Vladimir Poutine.
 

 
 
Contrairement au bellicisme apparent de Madame Bombardier vraisemblablement désireuse d’en découdre avec la Russie quitte à provoquer une troisième guerre mondiale, notre programme est simple, nous voulons vivre et  nous ne tenons pas à «Mourir pour Kï yv», n’en déplaise à la femme Bombardier.

Tuesday, February 16, 2021

Des résistants, mais pas de maquisards

 



Denise Bombardier s'est fendue récemment (lundi 15 février) d'une chronique sur le vent de conformisme woke qui souffle sur nos sociétés. 
Elle écrit: «Ceux qui ont compris que la rectitude politique devant laquelle nos sociétés occidentales se sont lâchement inclinées est une menace à la pensée doivent cesser de se taire» (L'avenir est aux résistants, Journal de Montréal, 15 février).
D'un ton résolu, elle déclare: »Non, le racialisme ne passera pas. Le courant woke qui le portera n'a rien à envier toutes les tyrannies intellectuelles dans sa manière, car il cherche à abattre des esprits libres. C'est pourquoi s'attaque avant tout aux lieux de la pensée, de la culture des médias. Faudra-t-il être héroïque bientôt pour résister aux appels à la censure, à l'exclusion, à la diffamation systémique, ces armes redoutables qu'utilisent les racialistes pour mettre K.-O. leurs ennemis.» 




Qu'il nous soient permis de diverger d'avis avec Mme Bombardier autant sur sa perspective que sur sa terminologie; ceux qu'elle dénonce se drapent déjà eux-mêmes dans les plis du drapeau de la Résistance, ne résistent-ils pas au «suprémacisme blanc» et au «Privilège blanc», à l'héritage de siècles d'esclavagisme et de racisme (afin de dissiper toute équivoque venant du vocabulaire auquel elle a recours, nous parlerons d'»esprits libres» plutôt que de résistants. Toute à son apologie de la Résistance et à sa volonté d'assimiler cette dernière a la Résistance française de la dernière guerre mondiale, Mme Bombardier ne peut pas ne pas ne pas avoir compris que dans sa perspective, Les « esprits libres» qui disent non à la vague wokiste, ne peuvent être que cantonnés dans les rôles des occupants allemands et des Français tenants d'une collaboration avec les Allemands, la Collaboration d étant ici une collaboration avec le«privilège blanc» et le «suprémacisme blanc».Ce changement complet de perspective invalide la réflexion de Mme Bombardier.  Autre angle mort dans la réflexion de Mme B, elle ne peut ignorer le fait qu'une partie de la Résistance française en dehors des grands centres, pris le maquis pour poursuivre son combat pour chasser l'occupant. Des maquis quelquefois constitués au début avec la bienveillante complicité des autorités de Vichy. Madame Bombardier ne peut ignorer que les résistants de 1942-1944 se transformèrent sans états d'âme en épurateurs inflexibles en 1944-45. Les évènements qui se déroulent sous nos yeux, nous condamnent à conclure ici que les épurateurs sont déjà dans nos murs. S'il est possible de comprendre le recours de Mme Bombardier au mythe de la Résistance française, toute à sa francophilie on imagine Mme Bombardier nourrie d'image héroïques, quoique un peu faciles et galvaudées (de l'Appel du 18 juin à la Libération de Paris, du sacrifice de Jean Moulin à l'entrée dans Paris de la 2e Division blindée du général Leclerc à la libération de Strasbourg). L'histoire de la Résistance française est encore un sujet rempli de pièges (quel y fut exactement le rôle du Parti communiste français)  Madame Bombardier aurait eu la main plus heureuse en évoquant la situation de l'ex Union soviétique et son totalitarisme et sa chape de plomb intellectuelle, en effet après la censure s'exerçant sur les médias sociaux, il n'y aura plus de maquis disponibles et la Résistance risque de s'éteindre faute d'oxygène. La Résistance devra accepter de n'être tôt ou tard qu'un discret samizdat limité à l'imprimante d'ordinateur et à la photocopieuse. Pour ceux qui disposerons encore du privilège de pouvoir détenir l'un et l'autre. Contrairement à Mme Bombardier , nous ne croyons pas que l'avenir appartienne aux résistants, l'avenir appartiendra plus probablement à quelques «esprits libres» clandestins se donnant de discrets signes de  reconnaissance et se rencontrant occasionnellement pour échanger librement et parler d'homme et de femme et non de parent 1 et de parent 2, pour s'échanger sous le manteau des exemplaires de leurs samizdats personnels peut être quelques livres mis à l'Index de la nouvelle religion wokiste. Il ne restera à ces «esprits libres» que le secret de leurs âmes, ce en quoi je veux croire que les Chrétiens familiers avec la prière intérieure disposeront d'un avantage. Souhaitons que Mme B réalise sa chance de disposer encore d'une tribune jouissant de la diffusion du Journal de Montréal, cela ne saurait durer.

Sunday, January 17, 2021

La vengeance ...


est un plat qui se mange froid. C'est du moins c:e que prétend la sagesse populaire.  Sur cette question la sagesse populaire reçoit du renfort en la personne de Denise Bombardier. Mme B fait partie des journalistes et chroniqueurs qui depuis quelques mois sont partis en croisade contre ceux qui contestent les mesures sanitaires promulguées pr les gouvernements.  Leur heure aurait elle sonnée? il semble bien. «La COVID-19 fait des ravages. Nos hôpitaux sont en train de craquer. Les médecins épuisés crient au secours. Dans La Presse, certains intensivistes parlent à coeur ouvert. Le docteur Michel de Marchie, de l'unité des soins intensifs de l'Hôpital juif, s'épuise à  les covidés. il ose nommer l'innommable: « Ces gens ne devraient pas venir à l'hôpital «dit-il à propos de ceux qui nient l'existence du virus et de ceux qui ne respectent aucune des directives gouvernementales.» (COVID-19: Qui soigner?, Journal de Montréal, 16 janvier).


C'est quelques lignes plus bas que Denise Bombardier développe sa pensée: «Doit-on soigner un patient atteint de la COVID-19 qui nie son existence et a contaminé tous ceux qu'il a croisés ? Doit-on soigner les anti-masques alors qu'ils n'ont de cesse de s'exposer publiquement sans égards pour les autres écriant à la violation demeure «libaarté» personnelle? En insultant aussi les « caves » et les dictateurs qui nous gouvernent, Cela jusqu'à ce qu'ils aient le souffle court, des migraines à leur arracher ce qui leur reste de cerveau et qu'ils débarquent dans une salle d'urgence. [...] À quoi sert la Charte des droits est libertés en ce temps de peur et d'angoisse? Les porteurs de mort que sont les anti-vaccins, les anti-masques et les chantres d'un cataclysme universel ne doivent-ils pas rendre des comptes en assumant les conséquences de leurs croyances délirantes? Doit-on les soigner s'ils attrapent la COVID-19? Doit-on restreindre leur liberté actuelle de circuler? Doit-on plutôt censurer leurs écrits?» La Charte des droits et libertés bien comprise sert justement à protéger notre système universel de soins de santé contre les inquisitrices comme Denise Bombardier , s'auto-proclamant juge et bourreau afin de décider qui sera traité ou non. Peut-être Denise bombardier souhaite-t-elle ainsi être débarrassée des covidiots, des récalcitrants et des complotistes qu'elle n'aurait pas convaincue par ses écrits.  La sagesse populaire a raison, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Tuesday, December 1, 2020

La courtisane

 


La disparition des monarchies absolues de droit divin à visiblement laissé derrière elle des orphelines. À ranger parmi, ces orphelines , Denise Bombardier qui dans une chronique récente se répand en admiration pour le premier ministre. 
 

 
 
Elle écrit: «L'homme n'a rien d'un ténébreux. Il n'est ni sombre ni mystérieux. Cela n'exclut pas que le premier ministre ne soit pas un homme tourmenté par les temps qui courent. Aucun de ces prédécesseurs à la tête du Québec n'a eu affronter une pandémie(c'est oublier un peu vite Lomer Gouin, et la grippe espagnole en 1918). Aucun n'a eu à jouer le rôle de protecteur du peuple comme lui. Et aucun n'a été confronté aux graves difficultés qui consistent à gouverner dans la tempête de la COVID-19, un microbe invisible, imprévisible et ultimement mortel. François Legault à ce jour commande le respect et la reconnaissance. D'ailleurs , il a la confiance d'une majorité de Québécois. Le défi qu'il doit relever exige une capacité à s'ajuster à la réalité sanitaire du moment, une empathie à saisir la détérioration du moral des Québécois et une disposition personnelle à susciter l'espoir de nous en sortir collectivement.» (Les pensées secrètes de François Legault, Journal de Montréal, 28 novembre). Il ne manque à cette chronique de Madame B. qu'une affirmation voulant que François Legault sache nous mener à la victoire dans cette «Grande guerre pandémique», Souhaitons pour la crédibilité de Mme Bombardier que ces lignes aient été écrites avant les errements sur le «pacte moral» pour les festivités de Noël (voir sur ce blogue, Le tricheur, 30 novembre). Difficile d'aller plus loin dans la flagornerie. D'autant plus que ce n'est pas la première fois que Denise Bombardier canonise ainsi François Legault. Le 14 novembre, elle déjà:«Malgré cela, il demeure digne et garde le moral en dépit de l'épuisement. Il maintient son autorité et trouve encore les mots pour réconforter les Québécois » (À boulets rouges sur le gouvernement Legault, Journal de Montréal, 14 novembre). Libre à Madame Bombardier de vouloir considérer François Legault comme un «ange gardien» Pour nous en tenir à un vocabulaire familier à François Legault, libre à nous de considérer que Denise Bombardier n'est pas autre chose qu'une courtisane. Le choix du terme s'impose Car une question demeure en dépit des couronnes de laurier que Denise Bombardier tresse à François Legault, l'homme est-il si digne de ce concert d'éloges? Face au pouvoir, il faut savoir «raison garder».
 

 

Tuesday, November 17, 2020

Hériter et mériter

 


Dans une chronique récente, Denise Bombardier commet une erreur fréquente et n'en a visiblement pas conscience. Elle écrit: «En France selon le Conseil d'État, la plus haute juridiction en matière administrative, une personne au mode de vie ne correspondant pas aux valeurs de la société ne peut acquérir la nationalité française. Dans le magazine Le Point de la semaine dernière, on apprend par exemple, qu'un Marocain scolarisé, résidant en France depuis six ans, s'est vu refusé la nationalité parce qu'il avait été condamné pour violence volontaires sur ses deux épouses.Un Malgache marié à une Française s'est vu refuser la nationalité quand le Conseil d'État eut appris qu'il était déjà marié à une Malgache depuis 1984. «L'état de polygamie révèle un défaut d'assimilation», a affirmé le Conseil.» (La nationalité se mérite, Journal de Montréal, 16 novembre)Erreur de Denise Bombardier, confondre nationalité et citoyenneté. Le Larousse définit la nationalité comme un groupe d'individus ayant une même origine tout au moins une histoire et des traditions communes, alors que la citoyenneté elle est la situation positive créée par la pleine reconnaissance aux personnes de leur statut de citoyen (le citoyen dispose dans une communauté politique donnée de tous ces droits civils et politiques), Les cas mentionnés par Denise Bombardier se sont vus refuser la citoyenneté française, il est d'ailleurs douteux qu'il accède jamais à la nationalité française, autrement que comme des «Français de papier». 
 

 
 
La nationalité parce qu'elle sous-entend une même origine ne peut donc se mériter, elle a aussi une connotation ethno-culturelle. Elle peut s'acquérir, pour demeurer dans le contexte français, les Français reconnaissent une exception rare celle-là, celle des Français par le «sang versé» applicable aux Hommes de la Légion étrangère morts au service de la France. Nationalité et citoyenneté des notions bien étrangères à la réalité canadienne; La nationalité canadienne n'existant pas, sauf peut-être chez les descendants des deux peuples fondateurs, statistiquement de moins en moins nombreux au sein de la population canadienne. La citoyenneté canadienne apparaît comme une notion frelatée trop facilement acquise lors des peu exigeantes cérémonies d'assermentation. régulièrement tenues par le Ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la citoyenneté, une citoyenneté à rabais qui pendant la pandémie, peut même être acquise dans le cadre d'une cérémonie d'assermentation tenue par vidéoconférence.

Thursday, October 22, 2020

La fin du début

 

Après la victoire britannique à El-Alamein, Churchill déclare aux Communes:» Ce n'est peut-être pas le début de la fin, mais c'est peut-être la fin du début».  Au vu des réactions à l'affaire de l'université d'Ottawa dans le dossier de l'enseignante Verushka Lieutenant-Duval, on peut espérer que nous vivions à notre tour, une « fin du début". De quoi Mme Lieutenant-Duval s'est-elle rendue coupable; «Une professeure à temps partielle l'Université d'Ottawa a été suspendue Le 23 septembre à la suite d'une plainte déposée par une étudiante. Pour avoir prononcé le «mot en n» lors d'un cours en anglais sur la représentation des identités sexuelles. Dans le cadre de son cours Mme Lieutenant-Duval aurait dit que le mot queers initialement péjoratif avait acquis après sa récupération par les queers, un sens plus neutre et plus socialement acceptable, un terme qui aurait acquis pour les queers , un véritable sens identitaire, suggérant que le mot en n pourrait connaître une rédemption similaire. Le problème c'est que pour réhabiliter le mot, il faut l'utiliser: »Le «mot en n» a été prononcé pour donner l'exemple d'un mot qui a été réapproprié par une communauté. Selon les informations confirmées par l'associations professeur.e.s à temps partiels de l'Université d'Ottawa (APTPUO), une étudiante a mentionné que ce mot ne pouvait pas être utilisé par une personne à la peau blanche. (Cette affirmation curieusement raciste ne sera pas relevée par l'APTPUO),  L'étudiante a ensuite formulé une plainte au doyen de la Faculté des arts. La professeure Lieutenant-Duval a aussitôt été suspendue par la direction de l'université d'Ottawa.[...](suspension temporaire d'une professeure de l'université d'Ottawa. Radio-Canada, 15 octobre). 
 

 
 
L'Université d'Ottawa n'est pas sortie du bois avec des étudiantes qui considèrent que ce mot, le mot qui commence par n, ne pouvait être utilisé par par une personne à la peau blanche.  Pour ce qui est de l'ouverture d'esprit et la chasse aux préjugés que l'on doit acquérir à l'université, cette étudiante est loin du compte.  Elle n'est pas la seule à l'Université d'Ottawa à avoir besoin d'une sérieuse mise à niveau. « Le recteur de l'établissement, Jacques Frémont, a brisé son silence des derniers jours. lundi, en expliquant le fil des évènements. Il a fait valoir que l'enseignante, qui fait partie du groupe majoritaire (qu'en termes choisis, on parle d'une enseignante blanche, NDA), a commis un impair envers une minorité en mentionnant le mot honni. «Les membres des groupes dominants n'ont tout simplement pas la légitimité pour décider ce qui constitue une micro-agression. «  a écrit  M. Frémont. (Le milieu universitaire dénonce une «attaque» contre la «liberté académique», Le Devoir, 20 octobre) Admirons ici le glissement sémantique qui nous fait passer de «groupe majoritaire» à «groupes dominants», il ne manque qu'une mention des taies d'oreillers pour que le portrait soit complet. 
Cette suspension a agi comme signal d'alarme sur l'état des libertés académiques dans nos universités;  des élus québécois sont montés en ligne pour dénoncer cette situation: « Plusieurs élus québécois dénoncent des «dérapages» dans les débats, Le Devoir, 20 octobre), «La vice-première ministre, Geneviève Guilbault, se désole « des dérapages inacceptables auxquels l'Université d'Ottawa et des «étudiants militants» se sont livrés après que Mme Lieutenant-Duval a employé en classe »un mot dans un contexte académique, qui dans dans autre contexte peut-être très insultant et agressant pour les personnes noires.» Il faut garder en mémoire cette réaction en lisant celle de Denise Bombardier qui,  elle écrit: :»C'est peu dire que les revendications de la majorité encore blanche et dans le cas du Québec francophone sont malvenues. Elles n'ont pas en fait l'oreille des militants minoritaires radicaux qui, eux, en mènent parfois large dans les classes. À l'université d'Ottawa , la professeure Verushka Lieutenant-Duval l'a appris à son corps défendant en tentant en anglais de mettre contexte l'usage du mot «nigger» dans son cours sur la représentation des identités sexuelles. la professeure, accusée de racisme , a été suspendue sous la pression d'étudiants scandalisés. Une quarantaine de ses collègues, très majoritairement francophones, se sont portés à sa défense, déclenchant immédiatement sur les réseaux sociaux de injures du genre «fucking frogs», une expression utilisée historiquement contre les francophones, «maudits mangeurs de grenouilles» (La décapitation de la pensée, Journal de Montréal, 20 octobre)(Au Canada, mieux vaut être racisé que Canadien-français)
Une hirondelle ne fait pas le printemps; une déclaration de Geneviève Guilbault et une chronique de Denise Bombardier ne feront pas non plus le printemps. mais elles montrent que les «dérapages » de la culture woke indisposent et apparaissent de plus clairement comme des entraves à la la liberté d'expression.
 Nous n'en sommes pas au début de la fin, mais nous pouvons espérer en être à la fin du début.

Tuesday, October 15, 2019

95%

Nous pensions que les média étaient passé à autre chose ramenant l'évènement à une insignifiance dont il n'aurait pas dû sortir. C'était sans compter sur Denise Bombardier qui jouant la Sage de la Cité et la philosophe de service, nous offre son opinion sur l'évènement. Elle vole plus haut que François Legault , mais puise finalement dans le même fond de commerce.»Ces écolos radicaux adorateurs de la désobéissance civile se réclament sans complexe aucun de Gandhi, de Martin Luther King, et aujourd'hui des manifestants à Hong-kong qui se battent contre la Chine, cet eldorado  de dictature du capitalisme d'État. Au Québec, trois commandos qui ont escaladé le pont Jacques-Cartier ne sont pas des « nobodies ». La chef du trio, qui n'a rien de lyrique, est une enseignante, amie du député d'Hochelaga-Maisonneuve de Québec solidaire.» (Extinction Rebellion: L'antidémocratie, Journal de Montréal , 12 octobre). Une lecture attentive de la prose bombardienne montre bien que les « grimpeurs » sont bien des « nobodies», n'en déplaise à Madame Bombardier le fait de nous donner en pâture le nom de Chantal Poulin, militante  de Québec solidaire (QS) et réputée proche du député QS d'Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc ne transforme pas cette dernière en figure connue et en personnage incontournable de la vie politique québécois.



Après cette entrée en matière, Denise Bombardier sonne la charge contre Extinction Rebellion (XR, pour la suite des choses). Elle s'efforce de volatiliser intellectuellement le groupe, pas de gants blancs avec elle dans les circonstances. , Ne faisant pas dans la dentelle, elle assimile XR à l'antidémocratie (Extinction Rebellion: l'antidémocratie, Journal de Montréal, 12 octobre).
Pour la chroniqueuse, «Ce mouvement, lancé en 2018 au Royaume-Uni , est les dernier né, manière de dire, de mouvement de désorganisation sociale comme on les fabrique dans nos démocraties molles.»Intuition juste que Madame Bombardier s'efforce d'étoffer en la faisant suivre par des lignes comme:» le blocage du centre-ville des ponts qui y donnent accès est une déclaration de guerre à la classe moyenne. Or, cette classe moyenne est remarquablement sensible et attentive à la dégradation de l'environnement.»
Madame Bombardier oublie un peu rapidement que c'est cette même classe moyenne qui dans sa course au pavillon de banlieue en Europe et au bungalow en Amérique du nord et à l'origine de l'étalement urbain et de l'importance prise par la voiture individuelle dans les sociétés occidentales. pour cette indulgence pour la classe moyenne nous lui retirons les points qui lui manquent pour la note parfaite. Madame Bombardier nous semble approcher la vérité lorsqu'elle écrit: » Ces écologistes radicaux ont des intentions cachées. Leur mouvement à dimension occidentale est avant tout une tentative de renverser les systèmes démocratiques capitalistes. Ils investissent nos capitales se concentrent des millions d'habitants pour y semer le chaos».Certains considérerons que Denise Bombardier a sorti le marteau pilon pour écraser un mouvement écologiste. Nous avons plutôt tendance à faire nôtre l'analyse de Madame Bombardier, cette structure en poupées russes propice à toutes les manipulations et récupérations peut être inquiétante. Un fonctionnement qui rappelle la fameuse question de Jean-François Lisée sur le ou les véritables dirigeants de QS lors du débat des chefs sur les ondes deTVA et LCN au soir du 20 septembre 2018. Avec son internationalisme, son apparent, mais visiblement très organisé spontanéisme, son absence de chef connu et de hiérarchie apparente, la défense de l'environnement peut permettre à XR de s'avancer au coeur de nos société et de recruter parmi les insatisfaits de la marche du 23 septembre et avides d'en découdre avec «l'inaction criminelle » des gouvernements (argument proche par l'esprit de ceux d'un Gabriel Nadeau-Dubois, refusant de condamner les actions coups de poing d'XR et accusant déjà le gouvernement Legault d'immobilisme, légitimant les initiatives d'XR). Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé feraient mieux d'y regarder à deux fois avant de monter aux barricades pour défendre et »comprendre" les initiatives d'XR, car:» Aux États-Unis , ou au sein même des branches locales de XR au Royaume-Uni, des voix s'élèvent pour critiquer un mouvement «manquant de diversité», dont les actions ne seraient conçues que pour et par des blancs.» (Extinction Rebellion,: une seul mouvement mais des stratégie différentes selon les pays, Marianne, 14 octobre).

La méfiance justifiée de Madame Bombardier à l'égard de XR ne nous convainc pas pour autant que les «systèmes démocratiques capitalistes»soient des alliés convaincants dans la lutte pour la sauvegarde de l'environnement, peu convaincu que les « systèmesdémocratiques capitalistes » soient vraiment démocratiques et qu'il ne s'agit pas en fait de régimes soumis au »règne de l'argent ».  Nous attendons une Troisième voie encore à définir pour sauvegarder l'environnement et le niveau de vie des classes moyennes occidentales

Sunday, March 31, 2019

Concubinage multicultiraliste


Le changement de cap de Québec solidaire (QS) sur la question du port de signes religieux par les employés de l'état, n'est pas vraiment une surprise.  QS avait montré pendant la dernière campagne électorale sa curieuse conception de la défense de  l'identité québécoise, ainsi QS avait demandé au gouvernement Trudeau de s'opposer à la volonté du futur gouvernement Legault de réduire le niveau de l'immigration au Québec(QS demeurant favorable aux 52000 immigrants défendus par le Parti libéral du Québec(PLQ) contre le 40 000 nouveaux arrivants proposés par François Legault et la Coalition Avenir Québec (CAQ)), position qualifiée de honteuse par Denise Bombardier (QS, l'allié de Justin Trudeau, Journal de Montréal, 17 novembre ). C'est aussi QS qui avait présenté une candidate voilée, Ève Torrès, dans la circonscription de Mont-Royal Outremont.  La graine était semée, le temps de la moisson est venue avec l'abandon de l'adhésion de QS à la position du rapport Bouchard-Taylor sur l'interdiction du port des signes religieux. Changement de cap prévisible après les déclaration d'un Charles Taylor désavouant son rapport en février dernier.



Deux courants s'affrontaient, le « plan A » regroupant les partisans de Bouchard-Taylor et le « plan B » regroupant les opposants à toutes restrictions, ce qui a été à l'origine d'une curieuse polémique, dans les heures suivant la fin du Conseil national, polémique portant sur le fait que le port de la burka et du niqab devenait ainsi possible , convoquant rapidement un point de presse, Gabriel Nadeau-Dubois précisait cependant que certains services devraient être fournis à visage découvert comme ceux offerts par une enseignante à ces élèves. Le conseil national de QS a opté majoritairement pour le plan B., ancrant résolument QS dans le camp multiculturaliste avec le PLQ et le Parti libéral du Canada, jusqu'au prochain conseil national, serions nous tentés de penser. Ce changement de cap soulève la question déjà posée par Jean-Francois Lisée, «qui dirige véritablement QS?» les habitués de la politique québécoise savent tous qu'un conseil national ou un congrès, cela peut se « paqueter »qui a décidé de « paqueter" le Conseil national de QS. Ceux qui doutent des convictions indépendantistes de QS y verront la confirmation de leurs doutes, doutes confortés par les propos de Catherine Dorion, députée de Taschereau, lançant un vigoureux « Lâchez-nous avec l'islam » avec explication : «ce qui menace notre culture , ce n'est pas l'islam. » «  ce n'est pas les musulmans qui sont partout dans les couloirs à mettre du gros cash pour influencer nos gouvernements , c'est le capitalisme qui couche dans le lit de nos gouvernements! » tirade suivie d'applaudissements nourris. Décidément en verve, la députée de Taschereau, déclare « Québec solidaire est en train de redessiner un indépendantisme qui assume profondément son antiracisme » («Lâchez-nous avec l'islam! » lance Catherine Dorion, La Presse, 30 mars). Cet indépendantisme redessiné n'a pas besoin d'indépendance, il peut très bien vivre son antiracisme à l'intérieur du Canada post-national actuel actuel. Si c'est sous « la tente de » cet indépendantisme redessiné qu'il faut refaire l'unité du mouvement indépendantiste (Josée Legault, La traversée du désert, Journal de Montréal, 19 mars), nous ne sommes pas partants. L'indépendance pour avoir un finalité cohérente et un sens historique doit être celle du peuple et de la nation canadienne-française, contrairement à ce qu'affirmait goguenard, Jean Chrétien: » Il ne s'agit pas simplement de faire l'indépendance pour « mettre un flag su'l hood.» Madame Dorion, encore un effort et vous pourriez joindre votre voix à celle de Christian Freeland, dénoncant à l'ONU, les suprémacistes blancs, les nativistes, les anti mondialistes radicaux qui posent des actions violentes et l'Homophobie comme les « pires menaces» auxquelles doit faire face le monde (Radio-Canada nouvelles, 28 mars). Christian Freeland n'a pas attendu l'exhortation de Catherine Dorion pour « lâchez l'islam ». Ce que c'est tout de même que d'être sur la même longueur d'ondes. L'affirmation multiculturaliste faite par QS à son conseil national montre le danger de tout rapprochement avec les solidaires, contrairement aux prétentions des Josée Legault et Francine Pelletier. Le Parti Québécois et le mouvement souverainiste y perdraient le peu d'âme qui peuvent leur rester. L'appui majoritaire de la population au projet de loi sur la laïcité, certes un sondage ne fait pas un «ligne» politique , montre tout de même ou incline le coeur des Québécois francophones. Nos amis anglo-saxons affirment que Politics make strange bedfellows, voilà QS et le PLQ et le Parti libéral du Canada concubins.