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Sunday, February 19, 2023

La porte entrouverte

 



Alors que le Québec francophone  s’insurge, avec force et raison, contre les accusations  de racisme systémique. François Legault refuse depuis son accession au pouvoir d’accepter cette thèse d’un Québec pratiquant un racisme systémique. Une position partagée par la majorité du personnel politique québécois. à l’exception de Québec solidaire (QS) et du Parti libéral du Québec (PLQ), les réserves de QS et du PLQ avaient trouvé à exprimer à l’occasion du décès du Joyce Échaquan. Il s’agissait alors d’un cas près particulier, l’ensemble de la société n’était pas mise en cause. La belle unanimité a vécu! En effet, la mairesse de Montréal, Valérie Plante a rompu les rangs en déclarant «Le racisme ou la discrimination systémiques, ça existe. Ni moi , ni la Ville , ni le SPVM ne remettons ça en question.Il y a des cas et il ne faut pas le nier.[…] (Profilage racial à Montréal: «Il y a des cas et il ne faut le nier», dit la mairesse Valérie Plante, Journal de Montréal, 15 février). 
 
 

 
«La mairesse a témoigné mercredi devant la Cour supérieure dans l’action collective de 170 millions qui oppose la Ligue des Noirs du Québec et la ville de Montréal au sujet du profilage racial par la police.[…]«Après avoir prêté serment devant la juge Dominique Poulin, Mme Plante a affirmé qu’elle n’avait aucun problème à reconnaître l’existence du racisme systémique et du profilage racial au sein de la police.» (Pas de «baguette magique» contre le racisme, dit Plante, La Presse, 16 février) la mairesse de Montréal ne se contente pas de rompre les rangs, elle ouvre toute grande la porte aux poursuites pour profilage racial qui ne manqueront pas de suivre une telle déclaration sous serment. il ne faut pas être Nostradamus pour conclure que Valérie Plante ne sera plus mairesse de Montréal depuis des lunes pour comprendre que les Montréalais paieront encore pour des poursuites initiées par des organismes comme la Ligue des Noirs du Québec. Valérie Plante vient d’enterrer la présomption d’innocence des policiers du SPVM. Alors que journalistes, chroniqueurs et classe politique s’accordaient pour tenir bien fermée la porte de cette épineuse question. La déclaration de Mme Plante entrouvre cette porte, la défense des intérêts du Québec français est manifestement le cadet des soucis de Valérie Plante
 

 
 
La déclaration de Valérie Plante me fait penser à une réplique tirée du film de Marcel Pagnol, Le Spountz (film qui date de 1938). L’un des personnages lance au Spountz (interprété par Fernandel), «tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout». Cette réplique-phare du Spountz s’applique parfaitement à Valérie Plante; elle n’est pas bonne à rien, elle est mauvaise à tout.

Friday, August 26, 2022

Bottines et babines

 La violence armée que connaît Montréal depuis quelques mois ne connaît pas d’accalmie, après les trois meurtres en 48 heures attribués à Abdulla Shaïk (voir ce blogue, Éxécuté, 9 août)et les deux meurtres des dernières heures (Un homme abattu au centre commercial Rockland et un autre sur la rue Saint-Denis à trente minutes d’intervalle). Nos hommes et femmes politiques ont été prompts à se fendre de déclarations viriles et se voulant rassurantes. Pour François Legault, il n’est pas question queMontréal devienne un «champ de tir», (Deux meurtres en 30 minutes: pas question que Montréal devienne un « champ de tir, dit Legault, Journal de Montréal, 24 août), renchérissant quelques heures plus tard, Valérie Plante affirmait pour sa part que «Montréal ne va pas devenir le terrain de jeu des criminels», assure la mairesse deMontréal […]. (En pleine «période trouble», Valérie Plante tente de rassurer, Le Devoir, 25 août). Malheureusement, les citoyens de Montréal, sont à même de constater que François Legault et Valérie Plante errent, Montréal est déjà un «champ de tir» et la ville est déjà un «terrain de jeu des criminels».

 

 

À ces propos lénifiants, les Montréalais préféreront ceux de la criminologue et chroniqueuse au Journal de Montréal,  Maria Mourani qui écrit: «Alors quand je vois les tergiversations de l’administration Plante et de sa gestion de la sécurité des Montréalais, je ne peux m’empêcher de demander: «Avez-vous une vision ?» En réalité, cette équipe est déchirée entre son idéologie antipolice, son désir de gagner des élections et son obligation de gouverner pour tous les Montréalais. ils avancent et reculent sans cesse. L’un de leurs rêves, outre le définancement de la police , est le désarmement total des policiers.»(Quand le jupon de l’idéologie retrousse, Journal de Montréal, 24 août). Idéologie anti police, ils s’en trouvera pour dire que Maria Mourani exagère.  À ces sceptiques, il faut rappeler que Projet Montréal et Valérie Plante comptaient présenter Will Prosper à la mairie de l’arrondissement de Montréal-nord, l’an dernier lors des élections municipales: «Fondateur de l’organisme Hoodstock, qui vise à lutter contre les inégalités systémiques, le travailleur communautaire[…] a déjà pris position en faveur d’une réallocation d’une partie du budget du Service de police de la Ville de Montréal à des fins communautaires.» (Un candidat pro-définancement de la police pour la mairie de Montréal-Nord, Journal de Montréal, 11 août 2021).  Pour sortir de cette crise, il faudra aussi que l’administration Plante et les élus de Projet Montréal sorte de cette logique voulant que toute intervention policière effectuée sur le territoire de la Ville deMontréal soit nécessairement faite pour des raisons de  du «profilage racial». Il faut que l’administration Plante renonce à ce mantra avant de s’attaquer à la violence armée que connaît Montréal. 


 

 

Il est inutile d’envisager l’embauche de dizaines ou de centaines de nouveaux policiers, si Valérie Plante et Projet Montréal ne réussisse pas cette mutation, les policiers du Service de Police de la Ville de Montréal ne seront pas en mesure de lutter efficacement contre cette violence, l’embauche de nouveaux policiers ne débouchera que sur l’ajout de policiers littéralement menottés intellectuellement et psychologiquement. C’est à ce prix que les bottines suivront les babines

Tuesday, August 9, 2022

Exécuté

 

Je m’efforce habituellement de peser mes mot, dans les circonstances il m’apparaît difficile de trouver d’autres mots qu’«exécuté» pour décrire la mort d’Abdulla Shaïkh , sous les balles des policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), les août dernier dans un motel de l’arrondissement Saint-Laurent.  policiers et gent journalistique concluant que Shaïk était le responsable des trois meurtres ayant eu lieu à Montréal et Laval, les 2 et 3 août. Jouant volontiers de l’hyperbole, les journalistes ont tour à tour parlé de «tueur en série»et de «tireur fou». Il n’en fallait pas plus pour que le responsable de ces trois meurtres ne devienne un homme «marqué». Au terme d’une enquête d’une étonnante rapidité, Les forces policières identifiait l’homme et le localisait: «Au cours de la nuit, l’établissement a été entouré par une trentaine de policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Un large périmètre de sécurité a été établi, le temps de planifier une opération Groupe tactique d’intervention(GTI).»(Trois meurtres en 24 heures: le suspect de 26 ans abattu était encerclé dans un motel, Journal de Montréal, 4 août). La mort d’Abdulla Shaïkh a réjoui la classe politique, Valérie Plante saluant pour sa part  le courage des policiers du SPVM. François Legault de son côté lançait: «Je suis content qu’on se soit «débarrassé» de cet individu-là »a lâché le premier ministre à sa sortie d’une clinique de vaccination de l’est de l’ île  Montréal […]» (Des propos «inacceptables de François Legault à l’endroit du suspect d’un triple meurtre, Le Devoir, 6 août). Propos inacceptables aux yeux de l’avocat de la victime, lui-même nommé François Legault:«. C’est inacceptable», réplique l’ancien avocat de M. Shaikh, qui rappelle que son ancien client, même s’il est décédé, demeure innocent jusqu’à preuve du contraire. «On ne peut pas profiter du fait qu’une personne soit décédée en disant:«bon , bien final bâton et bon débarras», Ça ne se dit pas, surtout de la part d’un représentant de l’État», fustige Me François Legault Legault.

L'avocat du présumé meurtrier choqué par les propos de Legault | TVA  Nouvelles
 
Abdulla Shaïk constituait un coupable idéal, souffrant de maladie mentale et usager de cannabis, les policiers du SPVM ont finalement rendu service à la société en exécutant Abdulla Shaïk. Rendu service à la société, mais surtout aux politiciens provinciaux et municipaux qui depuis le début de l’épisode de violence armée que connaît Montréal ont surtout démontré leur inefficacité.  Tout cela est oublié, une enquête rapidement conclue, un cadavre sur le «hood du char», Montréal peut respirer jusqu’au prochain incident.

Thursday, June 30, 2022

Farewell

 


Farewell, c’est là le seul mot que doivent garder en mémoire, Les Canadiens. C’est le dernier mot qu’entendront les Américaines traversant la frontière canada-américaine pour obtenir une interruption volontaire de grossesse au Canada suite au renversement de Roe v. Wade par la Cour Suprême des États-Unis.
 

 
 
«Les Américaines pourront obtenir des servies d’interruption volontaire de grossesse (IVG) au Canada si la Cour suprême desÉtats-Unis annule l’arrêt Roe c. Wade et redonne aux États le droit d’interdire l’avortement, a déclaré la ministre fédérale de la Famille , des Enfants et du Développement social, Karina Gould. «Si des femmes viennent ici et qu’elles en ont besoin, C’est certainement un service qui pourrait leur être offert », a-t-elle assuré en entrevue à l’émission Power & Politics, sur le réseau CBC News Network. «Je ne vois pas pourquoi nous ne le ferions pas.»(Les Américaines pourront se faire avorter au Canada, assure la ministre Gould, Radio-Canada, 3 mai). Le Canada deviendrait ainsi par la grâce de Justin Trudeau et Karina Gould, un sanctuaire permettant aux Américaines de contourner les lois de leur pays et d’obtenir un avortement au Canada. «Des cliniques d’avortement au Canada se préparent à accueillir des Américaines, dans l’éventualité ou des États frontaliers restreindraient l’accès de celles qui se trouvent sur leurs territoires, […]»(Le Canada, refuge pour les Américaines en quête d’avortement?, La Presse, 4 mai). 
«Des cliniques québécoises se disent prêtes à accueillir des Américaines qui voudraient interrompre une grossesse. «Nous avons décidé d’être solidaires . si des femmes des États-Unis nous appellent, nous les accueillerons à bras ouverts», lance Patricia La Rue, directrice de la Clinique des femmes de l’Outaouais. C’est possible [que des Américaines se tournent vers le Québec] croit Jessica Legault de la Fédération québécoise pour le planning des naissances (FQPN).Elle raconte avoir discuté avec une militante américaine basée à Montréal, qui aimerait créer un couloir de services pour les Américaines, mai rien de concret n’a encore été réalisé.» (Des cliniques d’ici prêtes à les accueillir, Journal de Montréal, 27 juin) Un «couloir de services», verra-t-on renaître un Underground Railway, le «couloir de service» qui, avant l’abolition de l’esclavage aux États-Unis permettait à des esclaves noirs américains en fuite de gagner la liberté et le Canada? 

Est-ce à cela que peut rêver la mairesse de Montréal, comme les Justin Trudeau et Karina Gould de ce monde, prenant le train en marche: » S’il y des Américaines qui veulent venir ici, elles seront toujours les bienvenues» a-t-elle enchaîné ( Droit à l’avortement: Les Américaines «toujours les bienvenues» dit Valérie Plante, Journal de Montréal, 27 juin). Verrons-nous se développer à Montréal un «tourisme de niche» pour les Américaines désireuses de se débarrasser du « Polichinelle qu’elles auraient dans le tiroir»? À moins que Valérie Plante y voit cyniquement, une façon de relancer le tourisme à Montréal.
 
 
 
Les militantes pro avortement sont certes motivées, cela ne veut pas dire qu’elles soient réalistes; Il serait bon qu’elles réfléchissent quelques minutes aux propos de Diane Francoeur, directrice générale de la Société des obstétriciens gynécologues du Canada. Diane Francoeur garde les pieds bien sur terre lorsqu’elle déclare:«Cela dit, vous savez ce n’est pas facile de venir au Canada pour avoir des soins. Au niveau des obstétriciens gynécologues, L’assurance qui nous protège en terme de responsabilité  habituellement ne couvre pas les traitements des personnes qui ne sont pas canadiennes» (Droit à l’avortement: Les Américaines «toujours les bienvenues» dit Valérie Plante, op cité)

Friday, April 1, 2022

Plus séparatiste, tu meurs


Plus séparatiste, tu meurs. Valérie Plante accentue sa campagne visant à «séparer» Montréal du reste du Québec: «La ville de Montréal a dévoilé mardi une série de mesures pour combattre le racisme et les discrimination systémiques au sein de ses institutions» (La ville de Montréal intensifie sa lutte contre le racisme systémique, Radio-Canada, 29 mars).  Confrontant ainsi le gouvernement Legault pour lequel la notion de racisme systémique ne peut s’appliquer au Québec. 




«À la suite du dépôt du rapport en juin 2020, «La Ville de Montréal avait reconnu par la voix de sa mairesse, l’existence de racisme et de discrimination systémiques» a appelé la présidente du comité exécutif, Dominique Ollivier. Depuis la Ville a embauché une commissaire à la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques, Bochra Manaï.»

«Nous aspirons à bâtir une ville au sein de laquelle toutes et tous sont égaux, peuvent s’épanouir pleinement et vivre dignement. L’administration Plante rappelle que la métropole est de plus en plus diversifiée et que cette tendance démographique n’ira qu’en s’accentuant au cours des prochaines années. En effet, selon les projections de Statistique Canada, la population montréalaise sera composée de près de 56% de personnes nées à l’étranger ou descendants d’immigrants.» Ainsi sans surprise, Valérie Plante joue la carte de la diversité et prend ses distances avec le Québec profond blanc et francophone. Dans la perspective de la prochaine élection municipale, nous lui proposons d’abandonner le nom de Projet Montréal pour son parti  et de lancer Le RIM, le Rassemblement pour l’indépendance municipale.

Sunday, January 16, 2022

White flight

 



Ainsi Montréal se vide de sa population:«Montréal a perdu plus de 45 000 habitants en 2020-2021 au profit d’autres régions comme les Laurentides et la Gaspésie. ce qui n’inquiète pas la mairesse. Valérie Plante, qui estime que la pandémie exacerbé les facteurs de migration.» c’est ce que révèle le plus récent Bulletin sociodémographique de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) dévoilé jeudi. » (Montréal perd ses habitants au profit des régions, Journal de Montréal, 13 janvier)Le phénomène n’est pas nouveau
Tentant une explication: »La mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’est cependant pas découragée de la situation.  Elle estime que la pandémie a contribué à cet état de faites qu’il s’agit d’une nouvelle donnée. »Les gens qui en avaient envie, maintenant qu’on peut travailler à distance, peut être que l’idée d’être à la campagne, c’est maintenant que ça se passe, a-t-elle donnée en exemple. Je crois qu’on est en période de transformation.»
«Professeure à l ‘UQAM et spécialiste du monde municipal, Danielle Piette estime que le contexte pandémique ne fait qu’accélérer une tendance observable depuis le deux dernières années. […].
«Les pertes de population sont plus importantes en situation pandémique étaient en partie compensées par l’arrivée d’immigrants», analysé la professeure qui rappelle que la situation actuelle limite l’immigration.»




Situation pandémique ou non et n’en déplaise à Mmes Plante et Pilette, est-ce que nous n’assisterions pas plutôt à un white flight vers les régions? Un exode de Montréalais blancs s’éloignant de la capitale québécoise de la «diversité» et de l’»inclusion». Si la tendance se maintient, Montréal ne devra compter que sur l’immigration pour maintenir son poids démographique, politique et économique

Wednesday, December 8, 2021

Une année faste


Le début du mois de décembre, nous ramène depuis des générations, les premières neiges, il nous ramène aussi, depuis quelques années, la commémoration de la tuerie de Polytechnique en 1989. Nous en étions cette année à la 32e commémoration, commémoration très courue par les représentants de la classe politique et des média. Une commémoration qui ne suscite aucun mouvement de masse, le tout se déroulant avec les familles et les proches des victimes de Marc Lépine, les survivantes et les Justin Trudeau, François Legault et Valérie Plante de ce monde. Ceux et celles qui entretiennent opiniâtrement la flamme méritent notre admiration si nous voulons bien oublier que l'activisme de Poly se souvient et d'Heidi Rathjen nous a coûté des centaines de millions de dollars «investis» dans un registre des armes à feu qui a surtout servis à emm... embêter les chasseurs et les tireurs sportifs du Canada.  
Alors que le temps passe et que nous nous éloignions de la tuerie du 6 décembre 1989, nous pourrions croire que l'évènement va finalement entrer dans l'histoire. Cette «entrée dans l'histoire» ne se fera pas cette année. Pour les Nathalie Provost de ce monde, 2021 aura été une année faste  Faisant flèche de tout bois, les «gardiennes de la flamme» tablent sur l'épidémie de fusillades ayant lieu à Montréal depuis quelques semaines pour remettre à l'ordre du jour leur croisade.




Mêlant allègrement pommes et oranges,Nathalie Provost, le nouveau visage des survivantes de Polytechnique déclare: » En entrevue à ICI RDI, elle a souligné la «violence armée à Montréal» et le «nombre importante «féminicides». (32 ans après Polytechnique, les armes à feu suscitent toujours le débat, Radio-Canada, 6 novembre). Nathalie Provost passe ainsi allègrement des armes longues aux armes de poing. Sans vouloir réaliser qu'il s'agit de deux clientèles de deux réalités tout à fait différentes. Il y a un monde entre les chasseurs et les tireurs sportifs et les membres de gangs de rue baignant dans une culture du gun) qui sont à l'origine des fusillades à Montréal.
Demeurant dans le registre, «je fais flèche de tout bois», Nathalie Provost déclare: «Au 30e anniversaire, ce mot est entré dans mon vocabulaire (il s'agit du terme féminicide, NDA), tout comme des milliers de Québécois, dit Mme Provost. La société était mûre et c'était le temps qu'on appelle un chat un chat.» Poursuivant sa réflexion,: «Je me demande pourquoi 18 pris à l'unité  sont moins que 14 en même temps, s'indigne Mme Provost. Pourquoi on ne se scandalise pas autant? C'est moins symbolique, mais c'est 18 vies, 18 espoirs quand même.» («Encore du travail à faire» 32 ans après Polytechnique, Journal de Montréal, 6 décembre). Il fallait le faire, associer, à 32 ans de distance, Polytechnique et féminicides, nonobstant le fait que nous sommes d'une part devant un évènement et d'autres part, devant 18 événements n'ayant pas de rapport entre eux. Tout à sa croisade, Nathalie Provost se rend-elle compte qu'en exploitant ainsi les 18 la mémoire des victimes des féminicides, elle manque de respect aux victimes de ces féminicides.

Thursday, November 25, 2021

Dépassée la parité

 



La parité hommes\femmes serait-il désormais un idéal dépassé  un idéal dans les Cabinets des ministres et les comités exécutifs des municipalité du Québec.  Valérie Plante vient-elle de déterminer la nouvelle norme en présentant un comité exécutif majoritairement féminin. ««On pense que c'est la première fois dans l'histoire de Montréal que le comité exécutif est majoritairement féminin. En fait, je ne le pense pas, c'est la première fois!», a souligné Mme Plante dans un éclat de rire. » (Un comité exécutif dominé par les femmes è Montréal, Journal de Montréal, 24 novembre).
 

 
 
Dans un précédent texte sur le nombre de mairesses élues au soir du 7 novembre (voir ce blogue, «Le début d'un temps nouveau», au-delà de l'enthousiasme médiatique devant le nombre de mairesses élues, nous posions la question essentielle à nos yeux de de la compétence de cette cohorte d'élues; le simple fait d'être femmes ne garantit pas la compétence des Catherine Fournier (Longueuil), France Bélisle (Gatineau, Évelyne Beaudin (Sherbrooke), etc.. Qu'importe la compétence , «ce comité exécutif sera d'»une incroyable force», de l'avis de la mairesse Plante «allie expérience et renouveau» Dès jeudi, il sera à pied d'oeuvre «pour faire avancer Montréal» et doter Montréal «de quartiers sécuritaires, vibrants et abordables», a ajouté Mme Plante. (Un comité exécutif majoritairement féminin à la Ville de Montréal, Radio-Canada, 24 novembre) Message à de futurs candidats aux élections municipales, pas nécessaire d'être  compétents, pourvu que vous soyez «vibrants». Ce plafond de verre une fois brisé, y aura-t-il un retour en arrière, peut-être pas; un organisme comme le groupe Femmes Politique Démocratie y veillera. quelle pourrait être la prochaine étape sur cette «route de la parité»? Peut-être L'obligation de présenter un nombre égal d'homme et de femmes lors des prochains scrutins. En dépit de cette entorse à la règle de la parité, il faut souhaiter que les prochaines administrations municipales s'en tiennent à une véritable parité hommes\femmes, une parité qui commence au conseil municipal.

Thursday, November 11, 2021

Le début d'un temps nouveau



Les élections municipales du 7 novembre dernier auraient permis au Québec d'entrer dans une ère nouvelle. 
«Au lendemain des élections municipales, cinq des dix plus grandes villes du québec ont élu une femme à la tête de leur municipalité. Mais peut-on vraiment parler de vague rose?[...] toutefois, les victoires féminines dans les villes clés de la province ont un poids considérable, croit croit Daniel Côté, président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).» C'est inspirant pour les femmes qui voudraient faire de la politique municipale de voir Valérie Plante et Catherine Fournier à la tête de grandes villes québécoises», estime-t-il. À elles seules, ces mairesses gèrent 31% de la population de la province. «
 

 
 
C'est une bonne nouvelle pour la parité. On fait des pas en avant à chaque élection.» (Des élections municipales qui font place aux femmes et à la jeunesse, Le Devoir, 9 novembre). Daniel Côté oublie un peu vite que le rôle des élues du 7 novembre n'est pas «d'inspirer les femmes qui voudraient faire de la politique municipale», mais plus prosaïquement d'administrer les municipalités dont elles sont devenues mairesses.  Et que c'est la compétence dont elles feront preuve au cours des quatre prochaines qui feront oublier les mâles blancs quadragénaires et quinquagénaires qu'elles remplacent. Et que c'est au jour le jour et pendant quatre ans qu'elles seront jugées. Il est significatif que le discours dominant au soir et au lendemain de ces élections fasse l'économie du terme compétence. C'est cela aussi qui donnera du sens aux victoires féminines du 7 novembre. Chacun interprète ce changement travers son prisme personnel pour une féministe comme Francine Pelletier: «Pourtant cette année, malgré un absentéisme élevé, on a senti le vent se lever: plus de diversité , plus de jeunes et beaucoup plus de femmes font désormais partie du paysage municipal. Signe d'un énorme bond en avant, 5 des 10 plus grandes villes du Québec seront dirigées par des femmes.» (Le dieu des petits riens,Le Devoir , 10 novembre)
Énorme bond en avant les électeurs québécois déciderons  dans quatre ans, si comme le chantait Renée Claude, le 7 novembre était «le début d'un temps nouveau» ou un simple feu de paille. l'histoire jugera.

Tuesday, November 2, 2021

Là pour rester


Il faut s'habituer à voir Balarama Holness dans le paysage politique québécois. L'homme qui est destiné à finir troisième à l'élection municipale montréalaise du 7 novembre ne se contentera pas de ce galop d'essai.  Même élu, La mairie de Montréal ne suffira pas à satisfaire l'ambition de Balarama Holness, l'homme ambitionne d'être le Obama Canadien (The man striving to be the «Canadian Obama», New York Times, 10 juillet 2020. Holness est là pour rester. 
2020). Ses ambitions dépassent le simple cadre de la métropole; son idée d'un référendum sur le statut linguistique de Montréal, montre que qu'il n'hésite pas à avoir une vision pour l'ensemble du Québec. «Celui qui se voit en Obama canadien acceptera peut-être de n'être qu'un Obama québécois». 





Il serait surprenant qu'Holness rentre sous sa tente le 7 novembre au soir, il mettra probablement sa défaite sur le compte du «racisme systémique» qui règne au Québec; avec son idée de référendum Holness a montré vers quelles clientèles électorales il pourra orienter ses efforts, anglophones et allophones n'acceptant pas la nature francophone du Québec et constatant les progrès quotidiens de la langue de Shakespeare à Montréal et Laval, Mathieu bock-Côté en prend note lorsqu'il écrit: «Les présentes élections montréalaises sont révélatrices. Très révélatrices. Elles illustrent en direct, à travers ce qu'on présente comme la délicate question du français, les conséquences politiques du grand basculement démographique des dernières décennies.» (Holness ne gagnera pas. mais ses idées progressent, Journal de Montréal, 30 octobre). Avec ses clientèles, Holness pourrait vouloir revivre l'aventure du Equality party de 1989, et y exprimer non plus la grogne des anglophones et des allophones, mais leur ambition d'en finir avec la loi 96 et à plus long terme de charcuter encore l'irritante loi 101.  L'homme saura-t-il se contenter de diriger un tiers part condamné à l'oppositioni, avec son idée de Montréal bilingue, il peut légitimement ambitionner la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), Holness pouvant tout à la fois attirer à lui les électeurs «rodhésiens» et ceux issus de la «diversité»; parti déjà habitué à la diversité avec Dominique Anglade, Le PLQ pourrait alors sans scrupules s'aligner sur le multiculturalisme du Parti libéral du Canada. 
L'homme est ambitieux et il est probablement en mesure de réaliser comme Mathieu Bock-Côté, que ses idées ont un véritable potentiel de progression, capital de progression accru par l'intention du gouvernement Legault d'accueillir plus de 70 000 migrants en 2022.

Saturday, October 23, 2021

Don Corleone


Les Montréalais ont appris probablement avec surprise sinon avec stupéfaction que les autorités de leur ville ont demandé son aide à la mafia italienne afin de solutionner l'actuelle éruption de violence qui touche la métropole: «Davide Barberio, considéré comme le «boss de la rue» au sein de la mafia italienne, s'est fait passer le message qu'il devait mettre de l'ordre dans le monde interlope du secteur Rivière-des-Prairies a appris le Bureau d'enquête. Selon nos sources, leur message à Barberio vaut également pour son principal partenaire d'affaires, le mafioso notoire, Marco Pizzi.» (Vague de fusillades à Montréal: la police demande à la mafia de calmer le jeu, TVA Nouvelles, 21 octobre) 


Les Montréalais en viendront à la conclusion qu'ils vivent dans un univers parallèle dans lequel c'est à une organisation criminelle qu'est ultimement confiée la loi et l'ordre dans la ville. Alors que candidats à la mairie et vice-première ministre du Québec ont multipliées les effets de manche et les conférences de presse pour créer des escouades spécialisées dans la lutte contre cette violence commise par armes à feu, nous voilà condamnés à faire appel à la mafia pour que la ville espère retrouver sa quiétude. 
Un rebondissement que même un Luc Dionne (l'auteur de District 31) aurait probablement balayé du revers de la main comme impossible. Lorsque cette vague de fusillades sera une affaire du passé, les Montréalais pourront se demander ce que les sieurs Barberio et Pizzi attendent , faudra-t-il sur organiser un triomphe et leur remettre les clés de la ville attendent en contrepartie de leur intervention, leur faire signer. le Livre d'or de la ville Une intervention qui ne semble pas troubler beaucoup André Fortin, député libéral de Pontiac: «Le parti libéral du Québec appuie l'initiative des policiers montréalais de faire appel à la mafia pour calmer les fusillades dans  la métropole [...] »Tout le monde a un devoir, car il y a des Montréalais qui ne se sentent pas en sécurité chez eux ces temps-ci. » a résumé le leader parlementaire parti, André Fortin.» ( Lutte aux fusillades à Montréal : tout le monde doit s'impliquer, même la mafia, dit le PLQ, Journal de Montréal, 21 octobre). S'il ne faut pas compter sur le sens de l'État des libéraux, il faut constater qu'avec cette demande nous sommes à des années-lumière d'un Pacifique Plante et de Jean Drapeau. 
 

 
 
La mafia fera-t-elle aux auteurs des fusillades, une «offre qu'ils ne pourront refuser» comme Don Corleone dans Le Parrain. Quel sera le sort des membres de gangs de rue qui ne voudront pas se rendre aux arguments des sieurs Barberio et Pizzi?








Thursday, October 21, 2021

Lignes de parti


Faut-il considérer le Centre Bell comme se trouvant en territoire mohawk non-cédé? Est-ce qu'il faut comprendre du texte qui sera dorénavant lu avant les matchs à domicile du Canadien de Montréal?
Un texte qui a suscité quelques vagues à Québec des vagues épousant les lignes de parti.

Quel est ce texte suscitant des réactions autant de Dominique Anglade, de Gabriel Nadeau-Dubois que de Pierre Saint-Paul Plamondon?

«Les Canadiens deMontréal souhaitent reconnaître les Kanien'kaha, également connus sous le nom de nation mokawk pour leur hospitalité sur le territoire traditionnel et non cédé ou nous sommes réunis aujourd'hui. Tiohtia :ke\Montréal est historiquement connu commun lieu de rassemblement pour les Premiers Peuples. 
 
 

 
«Aujourd'hui, Montréal accueille une population diversifiée d'Autochtones et d'autres peuples c'est dans le respect des liens avec le passé , le présent et l'avenir que nous reconnaissons les relations actuelles que nous entretenons avec les autochtones et autres peuples de la communauté que nous avons le privilège de jouer depuis plus de cent ans.»
 

 
 
 
Insignifiant dans sa rectitude politique, ce texte a fait réagir à Québec, insignifiant dans la mesure ou il reprend la thèse du «territoire non-cédé» par les Mohawks, insignifiant par son coup de chapeau à la diversité de Montréal. Des réactions qui ne surprendront pas tant elles épousent les lignes de parti. Les partis représentés à l'Assemblée nationale nous montrant leur ADN dans cette histoire. 
«La chef du Parti libéral, Dominique Anglade, juge que le message qui est lu par l'annonceur officiel Michel Lacroix au début de chaque match à domicile est «la bonne chose à faire dans le contexte actuel. » «C'est une initiative qui va dans le sens d'une réconciliation [avec les] peuples autochtones. Je la salue en ce sens.» a-t-elle déclaré mardi.» (l'initiative du Canadien divise à Québec, La Presse, 19 octobre).  une initiative qui va peut-être dans le sens d'une réconciliation avec les peuples autochtones, mais une initiative qui va surtout dans le sens de soustraire la ville de Montréal au territoire du Québec français et fait peu de cas des sacrifices des fondateurs de Ville-Marie. 

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois (GND), répond «qu'il faut laisser le débat d'historiens aux historiens.» Probablement lui-même étonné par sa lucidité; GND revient rapidement à des propos plus familiers en déclarant: «Tant et aussi longtemps qu'on aura pas cette conversation de nation à nation pour reconnaître les droits ancestraux découlant des terres ancestrales, on va être pris dans des controverses comme celle-là.» a-t-il déploré.»

« Si ce n'est pas vrai, si c'est erroné sur le plan historique que d'affirmer que c'est un territoire mohawk non cédé, la vérité est importante. La rigueur et les faits comptent.» a pour sa part affirmé le chef péquiste Paul Saint-Pierre Plamondon.» Laissons les historiens nous éclairer et non les organisations sportives.» 
 

 
 
 
Il serait extrêmement surprenant que les Canadiens de Montréal aient fait appel à un ou des historiens pour déterminer si Montréal était en «territoire mohawk non-cédé», nous croyons plutôt que les Canadiens se sont laissé inspirer par les Valérie Plante et Denis Coderre de ce monde, les vrais responsables de toute cette triste histoire ce sont eux. Pourquoi l'organisation des Canadiens a-t-elle ouvert cette boîte de Pandore si ce n'est parce que certains représentants de la classe politique s'entêtent à qualifier Montréal de «territoire mohawk non-cédé».  Un mensonge répété assez souvent peut finir par apparaître comme une vérité.

Chacun des partis de l'Assemblée est demeuré fidèle à son ADN, les libéraux jouant la carte de la diversité, Québec solidaire ramenant son idée de dialogue de nation à nation. Il faut saluer l'intelligence de Paul Saint-Pierre Plamondon nous rappelant de nous en tenir aux faits. Dans ce concert des chefs ou leaders parlementaires, il faut noter l'absence de François Legault. Manifestant une nouvelle fois son indifférence à ce qui peut apparaître comme symbolique en politique, le chef de la CAQ est demeuré coi. C'est Ian Lafrenière ci-devant ministre responsable des affaires autochtones, qui a exprimé la position du gouvernement: c'est avec une banalité comme: «C'est important de reconnaître que les Premières nations étaient ici avant nous.» a-t-il déclaré en mêlée de presse mercredi. [...] (Le Canadien a probablement fait une erreur, selon Lafrenière, La Presse, 20 octobre). Heureusement le ridicule ne tue pas. 
Nous devrons encore nous résoudre à entendre cette fable de «Montréal, territoire mohawk non-cédé» dans la bouche de Valérie Plante et Denis Coderre.à eux de méditer les paroles suivantes: «Mais certains historiens, comme Denys Delage, soutiennent que le territoire de Montréal était plutôt occupé par les Algonquins lors de la colonisation française, et non par les Mohawks.» 










Monday, August 23, 2021

«L'erreur»

 



Les révélations du Journal de Montréal sur le passé de Will Prosper ont suscité des réactions. Pour résumer, ce dernier alors qu'il était à l'emploi de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) aurait consulté sans autorisation le Centre d'information la police canadienne (CIPC) soit-disant pour y prendre des informations sur des amis d'enfance actifs dans les gangs de rue à Montréal, suite à cette consultation, il aurait contacté un de ses amis Pour «couler» de l'information relative à un enquête pour meurtre. Première intéressée, Valérie Plante, qui a recruté Prosper pour porter les couleurs de Projet Montréal afin de briguer la mairie de l'arrondissement de Montréal-Nord (voir ce blogue, Montréal direction diversité, 14 août). Dans sa curieuse défense de Will Prosper, Valérie Plante a plaidé «l'erreur», une erreur»vieille de vingt-deux ans, une «erreur» que Prosper payée par son congédiement de la GRC, ce qui semble aux yeux de Valérie Plante suffire à l'absoudre; la mairesse est visiblement indifférente  aux questions d'éthique que soulèvent le comportement de Will Prosper, question d'éthique, mais aussi question des fréquentations passées et présentes de Prosper. autant lors de sa consultation du CIPC que lorsqu'il a discuté avec Projet Montréal pour poser sa candidature en ne révélant pas aux recruteurs de Projet Montréal qu'il n'avait pas quitté de son plein gré la GRC, mais qu'il avait été poussé vers la porte. Valérie Plante se refuse à résumer le parcours de Will Prosper a cette «erreur» commise il y a vingt-deux ans, préférant mettre dans la balance le "bien" fait par l'ex-gendarme auprès des jeunes de Montréal-Nord. Interrogé sur le fait que Prosper avait gardé le silence sur son congédiement la GRC, Valérie Plante s'est prudemment retranchée derrière l'entente de confidentialité liant la GRC et Prosper et par un curieux légalisme derrière le fait que la consultation du CIPC n'a donné lieu a aucun dossier criminel pour Prosper. En gardant Will Prosper sur les rangs, Valérie Plante confirme son image de marque, un progressisme à tendance woke. Alors que Montréal vit à l'heure des fusillades et que la prochaine campagne électorale municipale pourrait se jouer sur le thème de la «loi et de l'ordre», Valérie Plante a choisi son camp.
 

 
 
 Les électeurs de l'arrondissement Montréal-Nord montreront-ils la même indulgence pour « l'erreur » de Will Prosper le 1er novembre prochain?

Saturday, August 14, 2021

Montréal direction diversité

 


La campagne pour la mairie de Montréal est bel et bien engagée. Le recrutement de candidats et de çandidates bat son plein. À ce chapitre, Projet Montréal de Valérie Plante, est déjà en bonne voie afin de présenter une équipe. Cette équipe sensée représenter la diversité de Montréal (L'équipe de Valérie Plante s'agrandit, La Presse, 9 août ) comprendra ainsi au moins huit femmes issues de la diversité; la seule énumération des noms de ces femmes suffit à faire réaliser que Valérie Plante a de Montréal, une image aux antipodes de la notre; parmi les recrues de Projet Montréal, il faut désormais compter Gracia Kasoki Katahwa, Tan Shan Li, Alia Hassan-Coursol, Martine Musau Muele, Bricka Alneus. Ces recrues représentent certainement aux yeux de Valérie Plante, le visage du Montréal de 2021. Une Valérie Plante qui ne s'est jamais distinguée par sa ferveur nationale. L'importance du recrutement de candidates issues de la diversité semble plutôt indiquer que pour Valérie Plante comme pour les fédéralistes à la Trudeau(père et fils), les Québécois de souche ne constituent plus qu'un groupe parmi d'autres, et pas le plus important. Ceux qui seraient tentés de voir dans le recrutement ces candidates issues de la diversité la manifestation d'une simple intérêt électoral pour la diversité et l'inclusion devrait s'interroger sur le sens à donner au recrutement de Will Prosper comme candidat à la mairie de l'arrondissement de Montréal-Nord (Will Prosper candidat dans Montréal-Nord, La Presse, 11 août).  L'homme présenté comme travailleur communautaire et documentariste est surtout un militant blanchi sous le harnais et qui s'est plus récemment illustré en se faisant le défenseur montréalais de defund the police. Prise de position qui n'a pas échappé à sa concurrente, Christine Black, l'actuelle mairesse de Montréal-Nord; ainsi l'élue déclare : »Alors que la violence armée se multiplie à Montréal. l'administration Plante est celle du désarmement et du définancement de la police. M. Prosper en est le plus fervent militant», a répliqué Mme Black par communiqué. reproche à l'administration Plante mouvement dont il s'est empressé de prendre ses distances dans les interviews suivant l'annonce de sa candidature. Effectuant un virage à 180 degrés; Le candidat Prosper ne parle plus de définancement de la police, mais préfère plutôt parler: « D'investissements dans le réseau communautaire, les infrastructures sportives , le logement social, les espaces verts, la mobilité durable les artères commerciales Intellectuellement proche de Black lives matter, on voit mal ce que cet homme peut apporter à Montréal sinon que de nous prouver le progressisme profond de Valérie Plante.
 
Source: La Presse

 

Saturday, May 15, 2021

Ali Nestor K.O.

 

La campagne électorale pour la mairie de Montréal est ouverte et bien ouverte. La course aux candidats  bat son plein non sans donner lieu à des couacs intéressants; ainsi en est-il du recrutement d'Ali Nestor par l'équipe Coderre; équipe Coderre qui dans sa précipitation à recruter un candidat racisé, n'avait  visiblement pas jugé bon de faire le plus élémentaire travail d'enquêtes sur les antécédents d'Ali Nestor. Il s'avère que ce dernier fait face à des allégations de voies de fait et d'agression sexuelle par son ex-conjointe, (Graves allégations: Denis Coderre exclut Ali Nestor de son parti, Journal de Montréal, 14 mai) voilà qui aurait fait une belle jambe au conseiller spécial en matière de sécurité publique, de jeunesse et de diversité, le poste que Denis Coderre comptait semblait-il offrir à Ali Nestor. L'équipe Coderre a ainsi recruté la photographe de réputation internationale,  Heidi Hollinger. «Mme Holliger tentera de devenir conseillère municipale dans le Sud-Ouest , alors que M. Nestor devient conseiller spécial.»(Heidi Hollinger et Ali Nestor avec Denis Coderre, La Presse, 14 mai) Conseiller spécial, mais encore? Le Journal de Montréal est plus explicite: «Ali Nestor a annoncé vendredi qu'il rejoindrait l'équipe de Denis Coderre en tant que conseiller publique (sic) en matière de sécurité publique, jeunesse et diversité.» ( Ali Nestor  rejoint Coderre, Journal de Montréal, 14 mai). «C'est pour moi une source de grande fierté» a dit M. Coderre. «Il y en a qui étudient la diversité, nous sommes la diversité.» (La Presse), parlant de diversité: «Denis Coderre a présenté vendredi trois nouvelles candidatures. Outre Heidi Hollinger, la cofondatrice et directrice de l'Université dans la nature , Emilia Temko, briguera le poste de conseillère dans le district Maisonneuve-Longue-Pointe.
 

 
 
 Pour sa part. Alba Stella Zuniga Ramos tentera de se faire élire au poste de conseillère de ville du district Louis-Riel.» (La photographe Heidi Hollinger sera candidate pour le parti de Denis Coderre, Le Devoir, 14 mai). Libre à Denis Coderre de vouloir nommer son entraîneur personnel à titre de conseiller spécial (présenté par ailleurs par Denis Coderre comme un «frère» et un «coach de vie», l'empereur romain Caligula voulait bien faire nommer son cheval, consul. Nul doute qu'Ali Nestor soit aussi qualifié pour occuper les fonctions de conseiller spécial que le cheval de Caligula pour occuper celle de consul. Pour l'instant Ali Nestor apparaît K.O

Monday, May 3, 2021

Destination essentielle?



Il n'y a pas lieu de se réjouir du décès tragique de deux touristes canadiens dans une bousculade en Israël. Dovi Steinmetz et Shraga Gesterner ont péri dans la bousculade ayant été fatale à 45 pèlerins juifs. 
 

 
 
Sans surprise, le chef de l'opposition officielle à la ville de Montréal, Lionel Perez, qui connaissait l'une des victimes, a offert ses condoléances aux proches.[...] La mairesse de Montréal, Valérie Plante a également offert ses condoléances dans un message sur Twitter: »nous apprenons avec tristesse le décès de deux Montréalais au mont Méron , en Israël . Nous sommes de tout coeur avec la communauté juive de Montréal.»  Période électorale oblige-Grâce, probablement et aussi  la volonté de conquérir Notre-Dame de Grâce-Côte-des-neiges.: «Le principal opposant à Mme Plante aux élections municipales, Denis Coderre, a aussi apporté son soutien à la communauté juive: «je suis sans mots face à la tragédie du mont Méron. J'offre mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et particulièrement à celles de Shraga Gesterner et Dovi Steimetz z'l de Montréal. Je suis de tout coeur avec la communauté juive.» (Deux Montréalais sont au nombre des victimes en Israël, Journal de Montréal, 30 avril). Les autorités israéliennes vont procéder à l'enquête sur les circonstances ayant menées au drame. Une enquête canadienne s'avérerait peut-être nécessaire afin d'éclaicir comment Gesterner et Steinmetz on pu rejoindre Israël alors que les voyages non essentiels son fortement déconseillés aux Canadiens. Pour quels motifs, Affaires mondiales Canada a considéré un pèlerinage sur la tombe d'un rabbi  talmudiste du IIe siècle, Shimon Bar Yohaï, comme un motif suffisant pour quitter le Canada et gagner Israël. Les Canadiens d'origine juive jouissent-ils d'un statut particulier? Un exemple du principe «Deux poids, deux mesures»

Thursday, April 22, 2021

La livre de chair

 


Le tribunal devant juger le policier de Minneapolis, Derek Chauvin, accusé du meurtre de George Floyd a rendu son verdict, Derek Chauvin est jugé coupable de meurtre.




Les foules qui attendaient impatiemment le verdict se sont réjouies telles de modernes Shylock, ces foules avaient enfin leur livre de chair. Personne n'osera écrire que ce jugement est impartial, depuis le premier jour, tous ou presque attendaient, en fait ils espéraient, la condamnation de Derek Chauvin. Ce dernier n'aura pas bénéficié une minute de la présomption d'innocence. La décision était attendue par la communauté afro-américaine, mais aussi à Washington: »Joe Biden a dénoncé le racisme qui entache l'âme de l'Amérique. «Le verdict de culpabilité ne fera pas revenir George», mais cette décision est peut-être le moment d'un «changement significatif» a-t-il ajouté.» (Derek Chauvin déclaré coupable du meurtre de George Floyd, La Presse, 20 avril). En parlant du racisme qui entache l'âme de l'Amérique, Joe Biden accrédite les thèses de Black lives matters sur le fait quel'Amérique blanche est profondément raciste. Que l'Amérique blanche a été construite sur le racisme depuis le premier jour, comme elle l'est toujours aujourd'hui. Le verdict aura probablement épargné quelques nuits d'émeute et de destruction aux villes américaines. 
Il a aussi été, sans surprise, accueilli favorablement au Canada par les habitués du racisme anti-blanc, les Justin Trudeau, Benoît Charrette, l'activiste Fabrice Vil et Denis Coderre. Benoît Charrette, Geneviève Guilbault et Denis Coderre à la recherche d'une solution à un problème n'existant pas au Québec se sont empressés de faire l'apologie des caméras corporelles pour les policiers.

Wednesday, April 21, 2021

Une notion dépassée


Pour certains élus de Montréal, La notion de citoyens apparaît comme une notion sans valeur. En effet: « Des élus de Montréal veulent donner le droit de vote à des non-citoyens, «composée tant de conseillers venant du parti de la mairesse Valérie Plante que de celui de son opposant Denis Coderre, la Commission sur le développement social et la diversité montréalaise va même jusqu'à suggérer qu'un non citoyen puisse briguer un poste à l'hôtel de ville. «L'octroi du droit de vote et d'éligibilité pour les personnes résidentes permanentes marquerait un pas en avant vers l'atteinte d'une représentativité proportionnelle [de la diversité]», peut-on lire dans un rapport qui sera déposé cette semaine au Conseil municipal .Ce statut concerne à l'heure actuelle environ 170 000 personnes de la métropole, soit plus de 9% de la population»ce sont des gens qui payent des taxes «de toute façon», défend Me Guillaume Cliche-Rivard, avocat en droit de l'immigration, curieux avocat visiblement indifférent ,ou ignorant, à l'égard de la notion de citoyenneté. Ces payeurs de taxes ne peuvent que réjouir ceux qui voient en l'homme un être exclusivement économique; Payeur de taxes, mais aussi et surtout producteur et consommateur. Dans une ville que Valérie Plante souhaite visiblement de plus en plus woke, il est aussi évident que les Montréalais ne peuvent compter sur Denis Coderre et ses troupes pour retrouver le chemin de la raison. Si Coderre ne joue pas la carte woke, il joue pour sa part la carte «Inclusion et diversité» (se souvenir du pin blanc ajouté au drapeau de la ville de Montréal). En novembre prochain, les Montréalais auront le choix entre Bonnet blanc Plante et blanc bonnet Coderre.  
 

 
 
Poser la question de la citoyenneté en ce qui a trait au droit de vote des Montréalais, c'est poser la question de l'immigration. Pourquoi devant le nombre croissant d'immigrants exiger que ces derniers accèdent à la citoyenneté; parce que ce geste traduit la volonté de ces derniers d'intégrer le corps politique qui les accueille.Sans cette intégration; ces immigrants seront chez nous autant de citoyens du monde  Intégration sur laquelle nous sommes sans illusions, nous ne pouvons rien attendre de ces nouveaux venus débarqués au Canada, et à qui le Canada offre sa citoyenneté après  quelques mois de séjour au pays. Ce droit de vote aux non-citoyens apparaît cohérent avec le Canada post national de Justin Trudeau; les Plante, Coderre et Trudeau doivent rêver du jour ou Montréal et le Canada seront peuplés d'une majorité de citoyens du monde et de «payeurs de taxes» pour reprendre l'expression de Me Cliche-Rivard.  Comme ils doivent rêver d'un corps électoral qui reflète proportionnellement la diversité de la population canadienne ou montréalaise.

Tuesday, April 13, 2021

Montréal Minneapolis


Rien de plus amusant à observer que ceux et celles qui affirment s'identifier à la vie et au destin d'un collectivité et finissent par s'identifier à celui d'une autre collectivité, lointaine et surtout différente.
Valérie Plante et certains militants de Projet Montréal nous font le coup.
Il est vrai que l'une et les autres se veulent «éveillés».  Ce souci d'être «éveillés» se traduit en cette année électorale par une très curieuse proposition faite par le récent congrès de Projet Montréal; croyant peut-être briguer la mairie de Minneapolis, le parti de la mairesse: «[...] Projet Montréal «compte revoir la nécessité que tous les agents du corps policier portent une arme à feu. Une autre proposition adoptée touche au financement du SPVM, qui serait revu afin de favoriser d'autres types de service de proximité.»





« Ces propositions ont été adoptées lors de débats à huis-clos nécessaires selon certains membres afin de « créer un espace de discussion sécuritaire». Voilà Projet Montréal  qui plonge dans l'univers et la logique de Black lives Matters et son exigence-phare Defund The Police. Le conseiller de ville à Montréal-Nord Abdelhaq Sari (du parti Ensemble Montréal) a bien résumé la situation: »Nous avons affaire à un parti qui préfère suivre une idéologie très radicale plutôt que d'oeuvrer à la sécurité et à la quiétude des Montréalais» (Élections municipales:Projet Montréal prêt à désarmer une partie de la police, Journal de Montréal, 11 avril). Avec de telles propositions, Valérie Plante offre sur un plateau d'argent la mairie de Montréal à Denis Coderre. Moins de pistes cyclables, mais autant de diversité et d'intégration. 
Libre à Valérie Plante et aux militants de Projet Montréal de s'offrir un moment Minneapolis et de le faire bien à l'abri dans un «espace de discussion sécuritaire» (un safe space). Avec de tels propositions, Projet Montréal se rendra rapidement compte qu'une campagne électorale n'est pas un safe space. Tout à son moment Minneapolis, Projet Montréal a oublié de pousser son idée à sa conclusion logique; pourquoi dans la foulée ne pas supprimer le SPVM et le remplacer par un corps d'intervenants sociaux s'occupant des cas de violence conjugale, d'overdoses et d'itinérance. Jusqu'au jour ou un itinérant  en manque et violent agressera l'une des travailleuses sociales envoyées à son aide.

Friday, February 26, 2021

Sus à nos libertés

 


Pour certains, la pandémie semble être un utile prétexte à s'attaquer à nos libertés. Nous avons eu droit au confinement, aux masques, au couvre-feu. N'étant visiblement pas en panne d'imagination, les adorateurs de la Santé publique semblent plancher sur un projet de «passeport vaccination». «Le ministre de la Santé publique Christian Dubé a confirmé jeudi en point de presse que le gouvernement évaluait cette possibilité, à l'instar de plusieurs autres pays du monde. «Pour moi, un passeport vaccination digital, c'est tout à fait normal. On a des équipes qui sont en train de regarder ça» a-t-il laissé entendre.[...] Un «passeport vaccinal» permettrait aux Québécois qui ont reçu le vaccin contre la COVID-19 d'assister à certains évènements ou d'accéder à certains lieux.» (COVID-19 : Québec envisage l'implantation d'un «passeport vaccination» » ( Journal de Montréal, 25 février)  Ce passeport vaccinal apparaît surtout comme une première étape vers la vaccination obligatoire. Ce passeport vaccinal permettrait de marquer et de stigmatiser définitivement les anti vaccins et au-delà de la fin du confinement et de la levée du couvre-feu, de s'assurer de leur condamnation à une forme subtile de confinement. Les interdire de séjour à certains évènements et dans certains lieux, n'est-ce pas les reléguer à la maison. Le ¨passeport vaccinal» pourrait porter d'autres mentions de nature sociale, ledit passeport pourrait faire mention que le «mauvais sujet» a aussi été vu dans des manifestations anti masques et qu'il a été actifs sur des forums anti masques. Sans compter un jour des mentions indépendantes de la crise sanitaire(ville ou région d'origine, opinions politiques, etc.) nous serions alors en présence d'un passeport intérieur  comme en connaissait l'Union soviétique et comme le passbook sud-africain. Une attitude à rapprocher des maires jouant aux potentats locaux (un comportement qui fait penser à Valérie Plante appelant les Montréalais à dénoncer leurs voisins en cas de rassemblements privés) et appelant de leurs voeux, l'établissement de barrages routiers. 
 

 
 
C'est ceux là mêmes qui doivent défendre nos libertés qui sont les premiers à les menacer et à courir sus à nos libertés.