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Wednesday, January 18, 2023

Déconcertant Québec

 



Le Québec est un très une terre éminnement déconcertante. Il est déconcertant en effet de constater que le Québec officiellement français, accepte l’existence en son sein de municipalités «bilingues». Ce statut découle de l’article 29.1 de la Charte de la langue française . 
Le statut de municipalités bilingues est accessible aux municipalités comptant plus de 50% de résidants anglophones. La Charte de la langue française stipule que le statut de municipalités «bilingues»est accessible aux municipalités qui comptent plus de 50% de résidents dont la langue maternelle est l’anglais. Un certain nombre de ces municipalités «bilingues» ne répondent plus à cette exigence. 




«Près de 90 municipalités sont considérées comme officiellement bilingues. Ce statut leur permet d’offrir des services, de communiquer et d’afficher dans les deux langues officielles du pays. Les villes n’ayant pas ce statut ne peuvent communiquer qu’en français, avec quelques exceptions. Depuis l’entrée en vigueur  de la loi 96, le statut de ville bilingue d’une municipalité peut être révoqué si l’anglais est la langue maternelle de moins de 50% de la population. toutefois , elle peut conserver ce statut si le conseil municipal adopte une résolution dans les 120 jours après avoir reçu un avis au sujet des population de l’Office de la langue française. Pour Scott Pearce, le maire du canton de Gore dans les Laurentides, la décision de demeurer bilingue a été facile à prendre. « Notre ville a été fondée par des Irlandais dans les années 1800. La langue et la culture anglaise font parties de notre histoire», dit-il. Le canton de Gore compte un peu plus de 1700 habitants. Le pourcentage d’anglophones a dégringolé de plus de 50 % à environ 20%. Toutefois, il assure que la décision maintenir le statut bilingue de la municipalité a été aussi populaire dans les communautés anglaise que française. «La langue n’a jamais été un enjeu ici.» lance M.Pearce.» (Des municipalités québécoises veulent garder leur statut de ville bilingue, Le Soleil, 17 janvier). 
 

 
 
« Le projet de loi 96, adopté, en juin dernier par le gouvernement Legault, promettait de faire le ménage parmi les 47 municipalités qui se retrouvent dans cette situation (i.e., moins de 50% de résidents anglophones, NDA), mais la pièce législative contenait une échappatoire. Une simple résolution permettra aux municipalités de conserver le statu quo « même si la population d’expression anglophone est très minoritaire »[…] Le Parti Québécois avait fixé à 33% le seuil minimum pour pouvoir offrir un service dans les deux langues. Pascal Bérubé craint notamment que le maintien de services bilingues n’amène les villes à exiger une maîtrise de l’anglais pour de nouvelles embauches. le projet de loi 96 l’interdit, mais le maire de Kirkland, Michel Gibson a récemment donné raison aux craintes du député péquiste. Sans l’exiger sur les offres d’emploi, la maîtrise de l’anglais sera abordée lors des entrevues d’embauche, a-t-il confié au quotidien Montreal Gazette. «Nous avons besoin de gens bilingues pour notre ville», a-t-il déclaré.
 

 
 
Au bureau du nouveau ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, on rejette les critiques du PQ en insistant sur l’équilibre de la loi qui «permet de renforcer le français au Québec, tout en préservant les droits de la minorité anglophone». (Facile pour les villes demeurer bilingue, malgré le faible nombre d’anglophones, Journal de Montréal,16 janvier). On comparera les propos de Scott Pearce se souvenant que sa municipalité que sa municipalité a des Irlandais comme fondateurs voilà deux siècles et les insignifiances proférées par Jean-François Roberge. Depuis quand, le ministre de la Langue française, doit-il «Préserver les droits de la minorité anglophone»? Depuis que nous avons à Québec, un gouvernement de castrats et un eunuque sur la question linguistique comme premier ministre. 

Saturday, November 13, 2021

Loi 202


Devant le recul du français au Québec et particulièrement dans la région métropolitaine; la modernisation de la loi 101 apparaît essentielle. La réponse du gouvernement Legault est jusqu'ici la faible loi 96, alors que nous aurions besoin d'une vigoureuse loi 202. L'un des problèmes soulevé par les tenants d'un resserrement de la loi 101 est le rôle joué par les Cégeps anglophones dans l'anglicisation des étudiants francophones. Problème grave certes, mais qui n'a pas convaincu le gouvernement Legault d'étendre la loi101 aux cégeps.
S'il ne le fait pas pour les francophones, le gouvernement Legault le fera peut-être pour les allophones? Un nouveau rapport révèle en effet que: Des cégeps anglophones accueillent désormais une majorité d'étudiants allophones. Cette situation préoccupe certains élus caquistes, qui plaident à l'interne pour imposer la loi 101 aux cégeps après avoir entendu les craintes des démographes. [...] Au cégep Vanier, dans le nord de Montréal, 52% de la clientèle était allophone en 2020, selon des données provisoires.Lui aussi dans la métropole, le collège Marianopolis compte 53% d'étudiants qui n'ont ni le français ni l'anglais comme langue maternelle.[...] En fait la part d'étudiants allophones dans le réseau collégial de langue anglaise est en progression depuis l'an 2000, passant de 30% à 38% cette année.
(une majorité d'allophones dans plusieurs cégeps anglos, Journal de Montréal, 10 novembre ) Ce sont les enfants de la «loi 101» qui passent ainsi à l'anglais rendant, dans les faits, inutile la loi 101 à l'école primaire et secondaire. En toute logique, il faudrait supprimer l'application de la loi 101 au primaire et au secondaire. L'édifice n'ayant visiblement aucun sens s'il n'est pas couronné par l'application de la loi 101 au niveau collégial. «Pour le démographe de l'Institut national de la recherche scientifique qui a compilé les données  obtenues par notre Bureau parlementaire, le réseau collégial anglais participe à l'anglicisation des allophones.» «les allophones, c'est un groupe très hétérogène, avec beaucoup de langues communes, souligne Patrick Sabourin. Dans ce sens-là, le cégep anglais est une espèce de lieu de socialisation ou le point commun est la langue anglaise.» 
Plus qu'un lieu de socialisation, le cégep anglais est aujourd'hui un champ de bataille ou se joue l'avenir de la communauté anglophone du Québec; sans le sang neuf que constitue les allophones, la communauté anglo-québécoise ne pouvant compter que sur sa démographie, est condamnée à une lente extinction. Cela, les anglophones l'avait compris dès 1968 en voulant scolariser les italophones de Saint-Léonard. C'est pour cela que les anglophones du Québec ne peuvent accepter l'idée d'un accès limité aux cégeps anglophones aux seuls étudiants anglophones issus de la «minorité historique» anglo-québécoise.
La CAQ osera-t-elle légiférer en sens? «La question d'étendre la loi 101aux cégeps fait d'ailleurs à nouveau l'objet de débats au sein de la Coalition Avenir Québec (CAQ), selon nos informations , au moment ou débutera bientôt l'étude article par article u projet de loi sur la langue du ministre Simon Jolin-Barrette. Le premier ministre avait fermé la porte avant le dépôt du projet de loi96, mais il devra trancher à nouveau sur cette idée d'interdire l'accès aux cégeps en anglais aux jeunes francophones et allophones, souligne une source, Les démographes ont notamment souligné que le projet de loi ne permettra pas de renverser le déclin du français, tandis que le sociologue Guy Rochera mis son poids dans la balance en faveur de la loi 101dans les cégeps. Une «aile économique»est toutefois plus sensible aux arguments du monde des affaires, qui craint un impact du projet de loi 96 sur l'attrait et l'intégration des immigrants selon nos sources.»




Le «nationalisme» de François Legault, si soucieux défendre notre langue et notre culture prévaudra-t-il sur cette «aile économique» ? À moins que François Legault ne fasse lui-même parti de cette «aile économique»? Entre la nation et l'économie, faut-il conclure que François Legault n'ait déjà fait son choix.

Friday, November 5, 2021

Vivre à Montréal

 


Le président d'Air Canada, Michael Rousseau,  a suscité une commotion certaine en prononçant en anglais seulement une allocution dans le cadre d'une activité organisée par la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain. Aggravant son cas, il a déclaré lors d'un point de presse suivant ladite allocution: «J'ai été capable de vivre à Montréal sans parler français. C'est tout à l'honneur de cette ville.» (Le français n'est pas la priorité de Michael Rousseau, Journal de Montréal, 3 novembre) Michael Rousseau a aussi fait savoir qu'il n'avait pas l'intention d'apprendre le français en raison d'un horaire trop chargé, sa priorité étant de relancer Air Canada. Il faut noter que Michael  Rousseau habite Montréal depuis quatorze ans (depuis 2007 en fait) et que son analyse de sa situation est instructive.

La question est pourquoi s'indigner des propos de Michael Rousseau. Rousseau n'est pas le seul Montréalais capable de vivre à Montréal sans parler le français. Combien d'Anglo-québécois nés ici passeront toute leur vie à Montréal sans avoir à parler le français. Combien de «chances pour le Québec» habitant Parc Extension ou Côte-des-Neiges pourront vivre en hindi ou en ourdou sans parler français.  Michael Rousseau vit dans le Québec  de la loi 101 depuis quatorze ans et il se montre incapable de parler français.  Preuve que la loi 101n'est pas cette loi synonyme d'»épuration ethnique» si on se fie aux propos de certains membres de la communauté anglophone, de même la «police de la langue» soit-disant instaurée par la loi 101 et «bras armé» de l'Office de la langue française n'est guère plus efficace et redoutable que l'UPAC.





Les vagues provoquées par l'attitude de Rousseau tiennent plus à sa notoriété et à sa position (Air Canada est une société d'état indépendante astreinte à la Loi sur les langues officielles), À bien y penser, Rousseau nous rappelle un peu brutalement que Montréal n'est pas une ville française et que la situation ne devrait pas substantiellement s'y améliorer avec la défense mollassonne de la langue française du gouvernement Legault. Pour éveiller les Michael Rousseau de ce monde, il faut que la loi 96 applique la loi 101 aux Cégeps et aux entreprises de juridiction fédérale opérant en sol québécois.

Saturday, April 10, 2021

Le baiser de Judas

 

L'auteur Marco Micone se demande dans Le Devoir Qu'est-ce qu'un francophone? «Beaucoup de Québécois d'héritage canadien-français croient qu'un(e) francophones une personne qui a le français comme langue maternelle le français. Le directeur du Devoirexprimait une inquiétude très répandue en ces termes :» Le poids de la population dont la langue maternelle est le français tombera de 78,9% à 70,1% (d'ici 2036). Ce déclin et la perte des rapports de force compliqueront davantage les efforts pour protéger le français et les attributs de la nation québécoise. Le Québec accueille  des immigrants depuis des générations. Contrairement à ce qu'on pense, beaucoup d'entre eux ont appris le français même avant la loi 101. Depuis 1977, cette loi a obligé des dizaines de millier de jeunes immigrants à fréquentables écoles françaises pendant onze ans. En outre, bon nombre de nos immigrants sont originaires  d'anciennes colonies françaises. Ils se chiffrent eux aussi par dizaine de milliers. Comme peu d'entre eux déclarent le français comme langue maternelle, ils sont disqualifiés comme francophones, même si parmi eux des professeurs de français, des écrivains et tant d'autres citoyens venus d'ailleurs, profondément attachés au Québec, pour qui Québec français est un pléonasme.» (Qu'est-ce qu'un francophone? Le Devoir, 7 avril). Ces propos aux accents plutôt francophiles devraient nous rassurer sur les sentiments de Marco Micone à l'égard des Québécois. Non justement, il y a un ver dans le fruit et Marco Micone s'empresse de nous donner le baiser de Judas.
 

 
 
Le même Marco Micone écrit dans le son texte: «La hiérarchie ainsi créée, entre le français de langue maternelle et le français de langue seconde, ne doit pas être prise à la légère. Elle crée des catégories de citoyens n'ayant pas la même valeur dans la société Nous savons comment, dans d'autres lieux, mais encore aujourd'hui, la hiérarchisation des cultures s'est substituée à celle fondée sur la race - lorsque celle-ci est devenue une hérésie scientifique - avec des conséquences politiques et sociales peu enviables. Au Québec, ou langue et culture sont souvent interchangeables, il est temps de remiser cette aberration avant que des esprits moins inoffensifs que les déclinistes ne s'en emparent. Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour conclure que les accusations de racisme systémique ne sont pas loin.  Toujours pou Marco Micone, l'objectif de la loi 101 était de faire du français langue maternelle une langue fraternelle. Dans une société pluriethnique comme la nôtre , l'utilisation de la langue maternelle, dans les enquêtes sur l'état du français, fait le jeu des alarmistes et perpétue l'image de l'immigrant comme une menace . C'est ethniquement inacceptable.» Marco Micone serait probablement bien en peine de nous dire d'ou lui vient cette idée d'un français langue maternelle et d'un français langue  seconde, elle apparaît comme une idée sortie de la seule imagination féconde du sieur Micone. Les cyniques pourraient d'ailleurs conclure que sa seule utilité et de diviser les francophones et d'opposer entre eux «maternels» et «langue seconde», pour ceux du moins qui ont le temps de couper les cheveux en quatre. Fruit de l'imagination féconde de M. Micone; cette idée voulant que la loi 101, ait voulu faire du français langue maternelle une langue fraternelle, Il suffisait et il suffit toujours à la loi 101 que le français devienne la langue d'usage au Québec.Afin de garder les choses simple, qu'il nous suffise de dire pour répondre à M.Micone, qu'au Québec, un francophone est quelqu'un parlant français («maternel»ou «langue seconde», certes l'usage du français ne doit être considéré que comme une première étape, idéalement, c'est à la rencontre de la culture française du Québec ou de France que le francophone du Québec doit aller.En ce sens et jusqu'à preuve du contraire, les « enfants de la loi 101 » ne sont pas encore tout à fait francophones

Thursday, December 17, 2020

Le loup dans la bergerie

 


Politics makes strange bedfellows
Difficile de ne pas penser à cette expression populaire chez les anglophones, lorsque l'on considère les grandes manoeuvres autour de la protection de la langue française: «Ottawa se prépare à offrir de nouvelles protections légales au français comme langue de travail dans les secteurs économiques de compétence fédérale au Québec, a appris Radio- Canada. » (Langue de travail: Ottawa veut agir sans céder de pouvoirs à Québec, Radio-Canada, 15 décembre).[...] Justin Trudeau affirme:»On va continuer de travailler pour travailler pour protéger la langue française au Québec comme partout au pays.»Avec la Charte de la Langue française, le Québec est en mesure de protéger la langue française, nul besoin de l'aide d'Ottawa. Sur la protection de la langue française par le gouvernement canadien, il suffit de voir comment Ottawa protège le français dans la diplomatie canadienne pour mesurer comment cette protection est un leurre et conduit directement à la disparition du français au Canada puis au Québec.  Sur cette question, le lecteur est invité à se reporter à L'article paru dans Le Devoir sous le titre: La place des francophones dans la diplomatie canadienne (La place des francophones dans la diplomatie canadienne, Le Devoir, 15 décembre). Jocelyn Coulon y écrit: » Il y a 42% d'employés francophones au ministère. Trois des 31 postes les plus importants de la haute direction sont occupés par des francophones. Ils devraient être au moins une douzaine, Ce n'est pas un défi, c'est un problème systémique à régler. Il se perpétue depuis des années et le ministre (François-Philippe Champagne, NDA) doit s'y attaquer.» À cette «protection», nous ne saurions y opposer qu'une réponse; celle du Camp du non au référendum de 1980; Non merci.
 

 
 
Une «protection" qui de toute façon a toutes les allures d'un marché de dupes car «Autant il y a un appétit pour une nouvelle approche en matière linguistique parmi plusieurs députés et ministres québécois à Ottawa , autant il y a une volonté de maintenir un rôle fédéral dans la protection des droits des anglophones du Québec» (Radio Canada). Tout est dit cette «protection» du Français ne saurait être que conditionnelle à la protection des droits des anglophones au Québec, et Simon Jolin-Barette, peut déjà conclure qu'il trouvera Ottawa sur sa route s'il entend vraiment renforcer la loi 101, un gouvernement canadien qui fidèle à sa vocation historique et politique préférera toujours écraser quelques French Canadians s'il peut satisfaire la Race des seigneurs baragouinant la langue de Shakespeare. L'intention de Simon Jolin-Barrette de réviser la loi 101 explique peut-être la volontéd'Ottawa de presser le pas dans le dossier de la langue française.
Le débat sur l'avenir de la langue française au Québec prend une curieuse tournure, si l'on songe que; Justin Trudeau semble se  voir  dans le rôle de René Lévesque et Mélanie Joly dans celui de Camille Laurin. Cette intérêt soudain et probablement factice pour la langue française fait penser que nous sommes au coeur de l'expression voulant qu'il s'agisse là d'un cas classique ou l'on confie les clés de la banque de sang à Dracula. La meilleure façon de protéger la langue française au Québec, elle nous a été donné, il y a déjà longtemps par le chanoine Groulx; pour cela, il nous faut notre État français.

Saturday, November 14, 2020

Speak white

 



« Le controversé «Bonjour-Hi» dans les commerces du centre-ville de Montréal est-il en train de devenir  simplement «Hi»? Près d'un établissement sur deux nous a accueillis uniquement en anglais lors d'une série de visites avec des caméras cachées menées par notre bureau d'enquête.  Sur 31 boutiques et restaurants visités au cours des dernières semaines, 16 proposaient un accueil unilingue en anglais. Dans certains cas, il a même été impossible de se faire servir en français, après avoir insisté sur notre préférence pour utiliser cette langue. « Sorry, I don't speak French » nous a par exemple répondu une employée du nouveau magasin Uniqlo, qui a ouvert ses portes le 23 octobre rue Sainte Catherine Ouest.» (Incapable d'être servi en français, Journal de Montréal, 13 novembre)





Difficile de ne pas penser au poème de Michelle Lalonde , Speak White, qu'il faut relire de toute urgence, citons simplement: «Speak white il est si beau de vous entendre parler de Paradise Lost ou du profil gracieux et anonyme qui tremble dans les sonnets de Shakespeare nous sommes un peuple inculte et bègue nous ne sommes pas sourd au génie d'une langue[...] Parlez avec l'accent de Milton et Byron et Shelley et Keats speak whippet pardonnez-nous d'avoir pour réponse que les chants rauques de nos ancêtres et le chagrin de Nelligan
Speak white and loud qu'on vous entende de Saint-Henri à Saint-Domingue oui quelle admirable langue pour embaucher donner des ordres fixer l'heure dela mort à l'ouvrage et de la pause qui rafraîchit et ravigote le dollar.» 
 

 
 
La situation a-t-elle changé depuis la première lecture de ce poème, le 27 mars 1970, lors de La nuit de la poésie. Le passage du temps n'a que peu changé le comportement de certains anglophones de Montréal,  Les années passent, les Rhodésiens restent. Il ne faut pas s'y tromper, les jeunes commis et caissières qui accueillent en anglais leurs clients sur la rue Sainte-Catherine Ouest ne sont pas des Martiens, mais les (in)dignes descendants des «grosses madames de chez Eaton», leur francophobie inscrite. dans leur ADN

Le plan que développe Simon Jolin-Barrette, saura-t-il être le nouveau Camille Laurin qu'exige la situation pour donner des dents et des muscles à la Loi 101 devra être comme promis. costaud, sinon plus que costaud. Première étape ; Defund Dawson et tout de suite après Defund Mcgill.

Wednesday, September 2, 2020

Le ver dans le fruit


Le ministre responsable de la Langue française n'a pas encore déposé son projet de loi visant à réouvrir la loi 101 n'est pas déposé que déjà le débat luis est ouvert. À noter un texte du chroniqueur du Devoir, Jean-Benoît Nadeau intitulé «La charte bis»(LeDevoir, 31 août).  
Le chroniqueur ouvre en écrivant:»Comme vous, j'ai bien hâte de savoir à quelle sauce le ministre Simon Jolin-Barrette apprêtera la nouvelle mouture de la charte de la langue française. S'attaquera-t-il à la fréquentation des cégeps anglophones ? Élargira-t-il sa portée aux organismes fédéraux ou aux entreprises de moins de 50 employés ? Se bornera-t-il à quelques tours de vis administratifs pour en favoriser une application plus sévère. Rien de neuf ici sous la plume du chroniqueur, il reprend en substance ce que les journalistes nous ont donné à savoir de la réforme que prépare Simon Jolin-Barrette. Le reste est plus intéressant:»Avant vous exprimer mes deux souhaits, permettez-moi de faire un détour personnel. Car je dois admettre que je reviens de loin sur cette question. Si vous m'aviez demandé il y a 30 ans ce que je pensais de la loi 101, je vous aurais répondu qu'une langue est certainement malade s'il lui faut une politique de défense (il s'agissait moins en 1977, d'une langue malade que d'une langue menacée ce qu'avait bien compris un Camille Laurin) s'il lui faut une politique de défense ça ne peut pas marcher. Toujours est-il que mes recherches personnelles m'ont amené à penser exactement le contraire aujourd'hui. En réalité, toutes les langues et toutes les cultures ( ajoutons que tous les organismes vivants, ce que sont une langue et une culture ne peuvent survivre sans de telles politiques de protection, NDA) ont des politiques de protection il n'y a aucune raison que le Québec n'en ait pas une. Même l'anglais a ses politiques - en Amérique, elles visaient d'abord à assimiler les francophones (politique couronnée de succès avec les Franco-américains de la Nouvelle-Angleterre et les francophones de la Louisiane. Politique recyclée aujourd'hui à l'endroit des Hispano-américains.», par des groupes comme Official English movement, visiblement inspiré par les propos d'un Théodore Roosevelt déclarant, en 1914: «l n'y a de place que pour une seule langue, dans notre pays, et cette langue est l'anglais, car nous comptons bien que le creuset fera de notre peuple, des Américains ,de nationalité américain, et non des sortes de locataires dans une pension de famille polyglotte». «Les politiques linguistiques ne sont d'ailleurs pas le seul fait des gouvernements les entreprises en ont, les universités aussi, les médias évidemment[...] Au ras des pâquerettes , il existe des milliers de micropolitiques linguistiques familiales et individuelles Une commerçante qui accueille sa clientèle en disant un «Bonjour -Hi», c'est une politique (c'est de ces micropolitiques que se mourraient le français au Québec avant la Loi 101, micropolitique en effet que celle voulant que les parents allophones envoient leurs enfants à l'école anglaise. NDA)" Personnellement, je continue de croire que le civisme est la meilleure des politiques et que s'il y a eu un affaiblissement du français au Québec, ce dont je doute personnellement, c'est bien davantage par manque de sens civique des Québécois que par la faiblesse des politiques". (Avec de tels propos, Jean-Benoît Nadeau se rend-il compte qu'il nous ramène à l'ère des « microlitiques dont il constate l'existence quelques lignes plus haut. L'incivisme des commerçants qui accueillent leurs clients avec un «Bonjour-Hi» fait penser que ces commerçants paraphrasent le «tirez les premiers,  Messieurs les Français de la bataille de Fontenoy en 1745, en saluant en premiers.
 

 
 
Jean-Benoît Nadeau s'égare encore lorsque: qu'il écrit: «Jolin-Barrette, donc. Je souhaite de tout coeur que le ministre n'essaie pas de se projeter dans l'avenir en regardant dans le rétroviseur. Le Québec de 2020 n'est pas le Québec de 1977. Le français n'est plus une langue ethnique, mais une langue mondialisée, qui n'a jamais été autant enseignée dans le monde, monde ou les entreprises québécoises sont sorties des vieux schèmes pour devenir des exportatrices parfois agressives. Quel est le rapport entre entreprises québécoises exportatrices agressives et le sort du français au Québec?  Nous sommes ici en présence d'un véritable tissu d'inepties. Le français n'a jamais été une langue ethnique, le français est depuis fort longtemps, depuis le «Grand siècle», une langue de culture. Qu'importe au sort du Français au Québec et à l'avenir de la Loi 101 que le français n'ait jamais été autant enseigné? Ce n'est pas l'enseignement du français à travers le monde qui compte, c'est son usage. Tout n'est pas à balayer du revers de la main dans cette chronique de Jean-Benoît Nadeau , il distingue les deux aspects du travail de l'Office québécois de la langue française (le travail de terminologie d'une part) et celui de la surveillance des entreprises. Ces deux aspects sont méritoires et nécessaires, mais incompatibles, même si elles partagent une volonté une volonté d'ingénierie sociale. [...] La francisation est un travail politique qui demande qui demande de la conviction et du doigté.» (au doigté, nous préférerions de la volonté NDA). M. Jean-Benoît-Nadeau a déjà baissé les bras, il n'y a qu'un terme pour le qualifier; c'est un munichois. 
 

 
 
Il est facile de prévoir l'opposition des groupes communautaires anglophones et allophones à toute Lo 101 «renforcée ». Il est inquiétant de voir que dans le camp francophone, le ver est déjà dans les fruit. Henri Bourassa doit se retourner dans sa tombe.

Wednesday, May 27, 2020

Les sabotrices



À moins qu'il ne faille parler de «saboteures», on ne sait plus trop. De qui parlons-nous? De Valérie Plante, qui voulant peut-être profiter du fait que l'attention des Montréalais est détournée pas la crise de la Covid-19 par, pour reprendre l'expression québécoise bien connue, elle tente d'en «passer une petite vite» à ces mêmes Montréalais.
Nos ancêtres se sont battus depuis plus de trois siècle pour préserver  cet héritage inestimable qu'est la langue française, quelques égéries féministes tiennent visiblement à saboterait la lutte et l'héritage.  Que compte faire Valérie Plante?Le comité exécutif de la Ville de Montréal recomendera à la ville de passer à l'écriture épicène. Quid de l'écriture épicène, c'esten fait une écriture non genrée, ainsi la Ville de Montréal plutôt que de parler de policiers  et de policières sera invité à parler de «la police». «Enfant est un mot épicène (neutre) pour désigner un garçon ou une fille(L'écriture épicène permettra peut-être à l'administration Plante de remplacer les père et mère par le »neutre » parent)  «L'administration de Valérie Plante compte faire adopter un règlement pour former élus et relationnistes à la communication épicène», le plus rapidement possible. À l'ordre du jour du conseil municipal lundi: régler le cas de la prédominance du masculin sur le féminin dans la langue de Molière . Le comité exécutif recommandera, en effet, que la Ville adopte désormais un mode de communication «épicène».»  (Montréal veut s'attaquer «à la suprématie» du masculin sur le féminin en français,  Radio Canada, 22 mai). Volonté qui inquiète Demise Bombardier, elle écrit:» Le français est une langue universelle. «Qu'au Québec, on décide de ne pas respecter sa grammaire nous tribalise. Il y a une différence entre user de québécismes et déconstruire la grammaire dans une interprétation hystérique de l'égalité des sexes.» (Montréal et le français , Journal de Montréal, 25 mai)  Cette réflexion de Madame Bombardier nous rappelle que cette volonté de féminiser le français du Québec, ne date pas de l'élection de Valérie Plante, mais de la féminisation linguistique voulue par l'Office québécois de la langue française depuis 1979. Volonté qui n'avait pas été sans susciter quelques flammèches avec les linguistes français.
Il est facile de penser que dans l'esprit d'une Valérie Plante et dans celui d'Émilie Thuillier, mairesse d'Ahuntsic-Cartierville qui a porté ce dossier depuis le début l'écriture épicène n'est qu'une étape vers une langue d'abord neutre, puis complètement féminisée. Nous rejoindrions la proposition d'une autre progressiste; celle du «matrimoine» de Manon Massé. Projet Montréal, Québec solidaire, même combat.
 

 
Valérie Plante s'inspire-t-elle de la féministe français Thyphaine D., c'est du moins l'impression acquise par la chroniqueuse Sophie Durocher qui écrit au sujet de cette dernière: «Je lisais ça en fin de semaine, et je me suis dit que rendu là, rendu à ce niveau de sottise, la Ville devrait donner un coup de fil à l'artiste française Typhaine D.:
«Cette féministe végane (c'est elle qui le précise, pas moi) qui est aussi « professeuse », se bat pour que le féminin l'emporte sur le masculin. En fait, elle ne dit plus « le féminin », elle dit « la féminine ». 
Selon Typhaine D, il faudrait dire « Elle était une fois » et rajouter des « e » partout. 
Elle écrit donc « moie », « noues », « voues », elle dit « jamaise » et « toujoures », « c'est belle » au lieu de « C'est beau ! », parle de « commatriotes » au lieu de « compatriotes » (Femmage aux femme, Journal de Montréal,25 mai). Sur son site web; Typhaine D. se présente entre autres comme une autrice, une comédienne, une metteuse en scène, un coach et une formatrice. 
Au regard de l'histoire de la langue française en Amérique du nord, nous ne parlons plus de sabotage mais de traîtrise. Lançons vite un appel à Le résistance, il nous «faut dès maintenant et dresser un ligne de défense.

Thursday, July 4, 2019

De l'importance de De Gaulle


Les nationalistes québécois et les passionnés d'histoire devraient toutes affaires cessantes lire un texte paru dans Le Devoir du 29 juin dernier sous le titre « De Gaulle et l'esprit de résistance ».  L'historien Martin Lavallée a complété à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) une maîtrise en histoire sur la pensée politique de Denis-Benjamin Viger durant la première décennie de l'Union des Canadas (1840-1850).  Son article devrait rassurer ceux qui sont convaincus de l'inutilité de l'UQAM et de son orientation à gauche. Le prétexte du texte est l'appel lancé par une centaine de personnalités de partout sur la planète - dont Zachary Richard, Tahar Ben Jelloun et Jean Ziegler -s'inquiétant «de l'effacement de la langue française « étouffée par l'anglo-américain »(Un manifeste contre le colonialisme « anglo-américain », Le Devoir, 17 juin). Ces personnalités s'indignaient du fait que l'école française française s'anglicise , que l'anglais prolifère et que le président Emmanuel Macron prononce souvent des discours en anglais (fait nouveau pour un président français), [difficile icide ne pas penser à une certaine mairesse]. Elles regrettaient aussi de voir une « majorité capitulatrice » plaider pour un certain « réalisme » face à la langue anglo-américaine et appelaient le président à renouer avec ce qu'elles nomment « l'esprit de résistance de la France ». 
 
 
 
Martin Lavallée écrit: «Lors de la libération de Paris , un quiproquo annonciateur des années à venir a lieu entre de Gaulle et les dirigeants américains. Les Américains veulent entrer en libérateurs dans Paris alors que de Gaulle insiste pour que ce soit la deuxième division blindée française du général Leclerc qui entre en premier dans la capitale. C'est de Gaulle qui aura gain de cause...» tout à son admiration à de Gaulle, Martin Lavallée oublie un peu rapidement de mentionner que la ville de Paris s'était soulevée le 17 août 1944 à l'appel du communiste Rol-Tanguy . De Gaulle se préoccupait probablement plus de voir les communistes tenir Paris libérée que d'y voir entrer d'abord les Américains. La libération des territoires normands et bretons lui avait montré l'efficacité de l'appareil politique des Francs-tireurs et partisans (FTP). De Gaulle devra batailler sur deux fronts , instaurer l'ordre républicain en assoyant la légitimité du gouvernement provisoire de la République française dans les territoires libérés et l'ordre français en contrant les prétentions anglo-américaines qui avaient prévu la mise en place d'un AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories) afin d'administrer les territoires libérés, initiative américaines que de Gaulle balaiera du revers de la main, l'historien comme la majorité des historiens de l'époque oublie de mentionner que le général de Gaulle trouvait une administration civile en parfait état de marche grâce au travail de l'État Français du Maréchal Pétain. « Le général avait compris que la liberté, pour la France (et pour tous les pays d'Europe ), ce n'était pas uniquement d'être libre physiquement de l'occupation militaire , mais aussi d'être libre d'agir d'agir, de penser dans sa propre logique et par elle-même. (De Gaulle aura oublié une fois ce devoir de résistance en « lâchant l'Algérie française », ses dizaines milliers de Pied noirs et quelques milliers de Harkis et le pétrole du Sahara algérien, grâce à ce pétrole la France serait une puissance européenne capable de tenir la dragée haute à l'Allemagne, ultime et heureuse manifestation de ce « devoir de résistance » le discours du ministre français des affaires étrangères Jacques Chirac. Dominique de Villepin, au Conseil de sécurité des Nations pour faire connaître l'opposition de son pays à l'intervention en Irak, voulue par le président américain George W. Bush). Il avait compris que les intérêts des État-Unis n'étaient pas ceux de la France, que les intérêts d'un empire ne pouvaient qu'être contraires aux intérêts nationaux l'Hexagone. Depuis lors, les présidents français, de Sarkozy à Macron en passant par Hollande, font davantage preuve d'une fidélité à l'égard des intérêts américains que d'une pugnacité à défendre les intérêts de la France.  Il faut dire que les deux derniers présidents sont issus du programme Young Leaders de la French-American Foundation. »Martin Lavallée fait une inutile concession à l'air du temps en écrivant: « S'il était président de nos jours, Charles de Gaulle serait présenté comme un dictateur et un populiste comme le sont la plupart des dirigeants qui veulent préserver leurs pays de l'hégémonie américaine et qui pensent la société différemment de ce que prônent les État-Unis. » souhaitons donc plus de chefs d'État comme De Gaulle.