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Thursday, April 29, 2021

Le pissou

 


La crise sanitaire que nous connaissons nous donne l'occasion de lire et d'entendre de bien curieuses déclarations. Dernier en date à se fendre ainsi de l'une de ses déclarations le député solidaire d'Hochelaga-Maisonneuve, il affirme craindre une manifestation contre les mesures sanitaires qui devraient se tenir samedi prochain (le 1er mai) près du Stade Olympique. «Les gens ont le droit de manifester, mais visiblement, ils se trompent de cible», a soutenu le député d'Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, lors d'un point de presse mardi. Il présentera une motion à l'Assemblée nationale pour que l'ensemble des députés invitent les organisateurs à protester à un autre endroit.[...] «Ça ne rend pas sécuritaire les environs pour les travailleuses et les travailleurs, pour les personnes qui veulent aller se faire vacciner, Ils ont droit d'y aller en paix, en santé et en sécurité», a fait valoir le député.» (Une manifestation contre les mesures sanitaires inquiète QS, La Presse, 27 avril). 
 

 
 
Il faut admirer l'imagination et l'art consommé avec lequel Alexandre Leduc manie le sous-entendu. L'imagination car aucune manifestation contre les mesures sanitaires n'a donné lieu à de la violence hormis celle exercée par les policiers interpellant des manifestants non-masqués, l'art consommé du sous-entendu car le député solidaire ne parle pas de violence, mais mentionne uniquement «que les personnes qui veulent se faire vacciner [...] ont le droit d'y aller en paix, en santé et en sécurité». On sent Alexandre Leduc voit déjà le Stade Olympique être le théâtre d'un lynchage de vaccineurs et de candidats à la vaccination. La question à se poser est pourquoi les média attachent-ils de l'importance aux propos du député Leduc, propos manifestement exagérés, il est vrai la multiplication des chroniques présentant les opposants aux mesures sanitaires comme des irresponsables, des covidiots, des turistatas a peut-être eu raison d'Alexandre Leduc au point de le convaincre que ces derniers étaient capables de violences.Pour notre part, Alexandre Leduc n'est qu'un pissou.

Tuesday, March 2, 2021

Dis-moi qui sont tes Dieux?

 


Ceux qui dans quelques années se pencheront sur les réactions du gouvernement du Québec face à la pandémie, seront frappés par les incohérences de cette gestion. Des incohérences qui s'avèrent cependant révélatrices de l'État de la société québécoise. Tous ont en tête les tergiversations sur la nécessité ou non de porter le couvre-visage. La décision de permettre l'ouverture des cinémas , mais pas des salles de spectacles ou les salles de théâtre est à ranger au chapitre de ces incohérences. L'ouverture des cinémas pour la semaine de relâche se justifiait selon le gouvernement par le besoin de permettre des sorties en famille, l'ouverture des cinémas a permis l'ouverture d'un cinéma comme le cinéma L'Amour, caractéristique du cinéma L'Amour à Montréal, c'est un cinéma qui offre uniquement une programmation de films érotiques. (Les cinémas érotiques peuvent également rouvrir leurs salles, Journal de Montréal, 28 février). L'endroit tout indiqué pour des sorties en famille.
 

 
 
Les Chrétiens du Québec apprécieront alors que l'accès aux lieux de culte demeure restreint; comme ils ont probablement apprécié le fait que les succursales de la Société des Alcools de même que celles de la Société  du Cannabis du Québec soient elles demeurées ouvertes.   Choix significatif de la part du gouvernement québécois; il choisit ses dieux et il faut comprendre que Québec préfère Éros et Mammon au Christ.

Thursday, February 11, 2021

Le fond du baril

 


Le Canada a-t-il touché le fond du baril? Certains pourraient le croire en voyant les problèmes que le Canada éprouve à se procurer les doses de vaccin nécessaires pour immuniser les Canadiens contre la COVID-19. Ainsi le Canada a-t-il eu recours au Covax (cette organisme créé pour assurer un approvisionnement en vaccins aux pays du Tiers monde). Nous pouvons nous rassurer, si cette mesure ne devait pas suffire, le Canada sait maintenant q'il peut compter sur l'Inde fera «de son mieux» pour lui faire parvenir des doses de vaccin. « Le premier ministre de L'Inde, Narendra Modi, dit s'être engagé auprès de son homologue canadien Justin Trudeau à faire son possible pour envoyer des doses de vaccins contre la COVID au Canada. « Heureux d'avoir reçu un appel de mon ami Justin Trudeau. Je lui ai assuré que l'Inde  ferait de son mieux pour faciliter l'approvisionnement en vaccins contre la COVID que le Canadatente d'obtenir» a écrit le dirigeant indien fans un message publié sur son compte Twitter, mercredi midi.» (10 février). (L'Inde fera de «de son mieux»pour envoyer des doses au Canada, La Presse, 10 janvier). Si gouverner, c'est prévoir, il faut conclure que Justin Trudeau ne sait ni prévoir, ni gouverner.  En comptant ainsi sur l'Inde et surtout, en la sollicitant, il faut se résoudre à l'idée que le Canada vient de changer de ligue au niveau international, pas encore le Tiers-Monde, mais certainement pas une «puissance moyenne» occidentale, il faudra attendre la fin de cette crise pour voir si d'autres pays du G7 auront sollicités des pays comme l'Inde dans leur quête de vaccins.  Quoiqu'il arrive, Il faut envisager la réélection de Justin Trudeau; pour de nombreuses électeurs (des électrices, surtout), Justin Trudeau est jeune, il est beau (tous le goûts sont malheureusement dans la nature), il est surtout le fils de l'Autre. Ce qui pour un certain électorat est un laisser passer pour le pouvoir.
 

 

Sunday, January 17, 2021

La vengeance ...


est un plat qui se mange froid. C'est du moins c:e que prétend la sagesse populaire.  Sur cette question la sagesse populaire reçoit du renfort en la personne de Denise Bombardier. Mme B fait partie des journalistes et chroniqueurs qui depuis quelques mois sont partis en croisade contre ceux qui contestent les mesures sanitaires promulguées pr les gouvernements.  Leur heure aurait elle sonnée? il semble bien. «La COVID-19 fait des ravages. Nos hôpitaux sont en train de craquer. Les médecins épuisés crient au secours. Dans La Presse, certains intensivistes parlent à coeur ouvert. Le docteur Michel de Marchie, de l'unité des soins intensifs de l'Hôpital juif, s'épuise à  les covidés. il ose nommer l'innommable: « Ces gens ne devraient pas venir à l'hôpital «dit-il à propos de ceux qui nient l'existence du virus et de ceux qui ne respectent aucune des directives gouvernementales.» (COVID-19: Qui soigner?, Journal de Montréal, 16 janvier).


C'est quelques lignes plus bas que Denise Bombardier développe sa pensée: «Doit-on soigner un patient atteint de la COVID-19 qui nie son existence et a contaminé tous ceux qu'il a croisés ? Doit-on soigner les anti-masques alors qu'ils n'ont de cesse de s'exposer publiquement sans égards pour les autres écriant à la violation demeure «libaarté» personnelle? En insultant aussi les « caves » et les dictateurs qui nous gouvernent, Cela jusqu'à ce qu'ils aient le souffle court, des migraines à leur arracher ce qui leur reste de cerveau et qu'ils débarquent dans une salle d'urgence. [...] À quoi sert la Charte des droits est libertés en ce temps de peur et d'angoisse? Les porteurs de mort que sont les anti-vaccins, les anti-masques et les chantres d'un cataclysme universel ne doivent-ils pas rendre des comptes en assumant les conséquences de leurs croyances délirantes? Doit-on les soigner s'ils attrapent la COVID-19? Doit-on restreindre leur liberté actuelle de circuler? Doit-on plutôt censurer leurs écrits?» La Charte des droits et libertés bien comprise sert justement à protéger notre système universel de soins de santé contre les inquisitrices comme Denise Bombardier , s'auto-proclamant juge et bourreau afin de décider qui sera traité ou non. Peut-être Denise bombardier souhaite-t-elle ainsi être débarrassée des covidiots, des récalcitrants et des complotistes qu'elle n'aurait pas convaincue par ses écrits.  La sagesse populaire a raison, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Saturday, December 5, 2020

Comme s'il ne le savait pas


Les Québécois s'en doutaient et il ne doit pas s'en trouver beaucoup pour être surpris. Le couperet est tombé, François Legault retire ses billes de son «pacte moral» et annule les deux rassemblements de Noël qu'il nous avait généreusement accordé. François Legault voit bien les chiffres des infections à la COVID-19 depuis le début du mois de novembre, il devait nous faire connaître sa décision sur les «rassemblements de Noël», le 11 décembre. Il frappe  le grand coup, une semaine à l'avance en annulant lesdits rassemblements. Comme s'il ne savait pas que dans la perspective qui est celle de son gouvernement, les données de la Direction de la Santé publique s'avéraient inquiétantes. François Legault n'a jamais joué honnêtement le jeu de son «pacte moral», (voir sur ce blogue Le tricheur 30 novembre),  Il ne se trouvait d'ailleurs pas dans la position du joueur, mais ans celle du croupier, brassant et distribuant les cartes et contrôlant les mises.
 

 
 
 
Dans cette histoire des rassemblements à Noël, François Legault ne se contente pas de se comporter en tricheur; il se comporte carrément en Cross***. Comment qualifier autrement un homme qui nous propose un Pacte dont nous découvrons aujourd'hui  que c'était fondamentalement un «pacte immoral» pacte permettant de donner puis de retirer de la même main, quelques heures de répit pour nos parents et grands-parents. À noter, dans cette dérobade, le premier ministre affirme: «C'est une décision gouvernementale, ce n'est pas une demande de la Santé Publique » at-il précisé.(COVID-19: Québec renonce aux rassemblements durant les fêtes, Journal de Montréal, 3 décembre) François Legault craint-il les réponses que le docteur Arruda pourraient donner aux parlementaires s'il devait témoigner devant ses derniers de sa gestion de la crise. Suprême ironie d'un gouvernement se dirigeant «au doigt mouillé»; «Les Québécois vivant seuls pourront recevoir la visite d'une personne à la fois durant les Fêtes, comme c'est actuellement le cas. Le premier ministre a même encouragé les Québécois à le faire.
« C'est encore plus dur dans le temps des Fêtes d'être seul. Allez-une personne à la fois- visiter une personne seule et faites attention. Portez un masque, restez à deux mètres et , idéalement, ne restez pas trop longtemps » at-il demandé. » À quelle heure faut-il arriver, Monsieur Legault?

Monday, November 30, 2020

Le tricheur

 



La moindre personne familière avec le droit des contrats sait que les parties contractantes ne peuvent unilatéralement modifier les dispositions d'un contrat. C'est pourtant ce qu'à fait François Legault en changeant les termes du «contrat moral » qu'il considère avoir conclu avec les Québécois. Son «contrat moral» n'aura pas tenu une semaine et François Legault a rapidement assorti ce contrat de dispositions en restreignant beaucoup l'intérêt et la portée de ce «contrat»; Les quatre jours initiaux n'ont pas tenu longtemps, nous disposeront pour Noël de deux rassemblements pouvant compter dix personnes maximum:»Je comprends que ce n'est pas noir ou blanc», a-t-il affirmé en conférence de presse. Il a ajouté que la Santé publique avait d'abord recommandé au gouvernement de permettre des rassemblements sur une période de quatre jours, puis a récemment précisé qu'il était préférable que les familles québécoises se rassemblent seulement deux jours entre le 24 et le 27 décembre. «Au début de la semaine dernière, la Santé publique m'a dit quatre jours ; à la fin de la semaine dernière, ils m'ont dit deux jours», s'est-il défendu.» [...] Lorsque Le Devoir a demandé au Premier sur quoi s'appuyaient les modifications à son «contrat moral», il a répondu qu'il n'était «pas le spécialiste» et a relayé la question au directeur national de santé publique, Le Dr Horacio Arruda.» (Le «contrat moral» des fêtes a changé , reconnaît Legault Le Devoir, 27 novembre). À qui François Legault fera-t-il croire qu'il ne connaissait pas les réticences du Dr Arruda sur ces quatre jours; les deux hommes se côtoient quotidiennement depuis des semaines. Ce changement de cap confirme la sujétion complète du premier ministre à la direction de la Santé publique. Avant de s'engager auprès des Québécois, François Legault devrait vérifier auprès du Dr Arruda ce qu'il peut proposer aux Québécois comme «contrat  moral», en se souvenant du dicton voulant que: «Si tu me trompes une fois, honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi». 



Saturday, November 21, 2020

Sauver quoi?


La chroniqueuse Josée Boileau se fend d'un texte qui devrait inspirer une réflexion sur Noël. Dans une chronique intitulée «Faut-il vraiment « sauver Noël»?» elle s'interroge sur les mesures que prennent les gouvernements pour encadrer les festivités de Noël. Elle écrit:«Faut-il vraiment «sauver Noël»? Nous voilà à la mi-novembre. La question, inévitablement, se pose déjà. Le premier à le faire depuis des semaines est François Legault. «Ce ne sera pas un Noël habituel»lance à son tour Justin Trudeau. L'euphémisme de la saison. Le Québec étant lui aussi frappé durement par la deuxième vague de la COVID-19, il est vrai que le contexte se prête fort peu aux festivités.» (Faut-il vraiment «sauver Noël» ?, Journal de Montréal, 18 novembre). La chronique de Josée Legault est toute imprégnée de l'air du temps et le Noël qu'elle évoque pour ces lecteurs est lu à la seule lumière de cette pandémie: «Les décès dus au virus continuent. Le nombre d'hospitalisations grimpe. Chaque jour apporte son lot de plus ou moins 1000 cas d'infection. La transmission communautaire est partout.[...]. Mme Legault achète inconsidérément la propagande gouvernementale: »Les musées et les restaurants sont fermés, mais les centres commerciaux, tous ouverts, sont des lieux clos ou les gens, même masqués, se voient souvent incapables de respecter la distanciation.[...] Bref, faut-il vraiment ajouter au portrait les risques évidents de fêter Noël à deux ou trois ménages dans des lieux clos?[...] Dans une fête, on ne porte pas le masque. on se rapproche. On prend un verre ou plus. On oublie les consignes sanitaires. On jase, parfois fort. Les gouttelettes contagieuses, s'il y en a, se promènent allègrement, on partage les mêmes mets. On partage la ou les mêmes salles de bains. S'il se trouve une seule personne contagieuse, même asymptomatique selon tous les experts, les rassemblements privés intérieurs sont la recette parfaite pour une propagation du virus. Auprès des proches et au delà, dans la communauté. Oui, mais, mais, mais... après neuf mois d'une pandémie qui se prolonge, la morosité et la solitude nous rentrent dedans. Nous sommes nombreux à être arrivés au bout du rouleau. Noël, on se dit, offrirait une belle «pause». Fêter chez soi pour un Noël seulement de notre vie, ne serait-il pas l'ultime cadeau de solidarité à offrir. Au lieu de «sauver Noël», sauver des vies.»




Pour Mme Legault, Noël semble se limiter à une fête très civile, très laïque et plutôt mondaine, rien de plus en définitive qu'une «belle pause». Mme Legault tient vraisemblablement à ignorer la dimension spirituelle de Noël, il est vrai qu'entre magasinage, repas et réceptions, il est facile d'oublier la Nativité, en cela elle n'est pas seule, le gouvernement Legault considère visiblement Noël avec les mêmes yeux que Josée Legault, ne voulant voir dans la Nativité qu 'un prétexte à rassemblements, partys et rencontres sociales, c'est le sens de ses directives du 19 novembre, rien sur les lieux de culte et la possibilité de célébrer la messe de Noël, il est facile d'oublier la raison d'être de Noël. La raison d'être de Noël, c'est la célébration de la naissance du Christ, le reste n'est qu'accessoire. La «belle pause» est surtout devenue un utile prétexte à consommation, une mutation appréciée par le monde capitaliste qui ne redoute rien tant que l'esprit de sacrifice et de dénuement du message chrétien.
 


 
 
Revenons à la conclusion de Mme Legault est-elle capable de se rendre compte que le Christ bien avant qu'elle n'écrive sa chronique; a choisi de nous faire «l'ultime cadeau de solidarité» en offrant sa vie sur la Croix et en «sauvant des (nos) vies» au prix de la sienne.  La vraie question que se pose Josée Legault est de savoir, s'il faut «sauver» le Noël des réveillons, des réceptions et des rassemblements, le gouvernement Legault a répondu à la question; Les rassemblements limités à 10 personnes seront possibles pendant une fenêtre de quatre jours. Par ailleurs, pour le Noël commercial que nous connaissons, il n'est pas nécessaire de le sauver, les grands centres commerciaux demeurant ouverts et le commerce en ligne florissant. Walmart, Costco et Amazon sauront bien s'en charger. Le Noël des chrétiens semble être condamné à passer à la moulinette; les chrétiens ont déjà sacrifié Pâques sur l'autel des mesures sanitaires et ils sont aujourd'hui en route vers un Noël «sacrifié» avec des lieux de culte fermés aux fidèles. Il nous faut conclure que le gouvernement Legault n'est pas nécessairement hostile au christianisme, mais force est de conclure qu'il lui est définitivement indifférent. Le gouvernement Legault veut de toute évidence ignorer que le catholicisme est aussi un élément significatif de l'identité canadienne-française, élément malheureusement bien oublié depuis la Révolution tranquille.

Monday, November 9, 2020

Un conte de Noël

 


N'est pas Charles Dickens qui veut. François Legault en donne aujourd'hui la navrante preuve en faisant publier dans les journaux du Québec une lettre ouverte.





Lettre qui commence par les mots suivants: » La première neige est tombée et il fait noir de bonne heure. C'est novembre. On regarde jouer les enfants. mais au fond de nous-mêmes, on le sait, l'hiver ne sera pas pareil.» (La vie est plus forte que tout. Journal de Montréal, 7 novembre ).  «C'est ce que j'avais en tête, quand  on m'a demandé pourquoi je voulais qu'on fête l'Halloween. Les traditions sont importantes. Les enfants ont besoin comme nousd'une certaine normalité mêlée de magie. Pour la même raison, je veux qu'on fête Noël au Québec. Ce ne sera pas un gros Noël avec toute la parenté, (à qui la faute, NDA) mais si les grands-parents pouvaient enfin voir leurs petit-enfants, ce seraient une grande victoire.»  Propos savoureux sous la plume de l'homme qui, il y a quelques jours , refusaient les allégements suggérés par la Dre Mylène Drouin, de la Direction de la Santé publique de Montréal (Demandes d'allègements à Montréal:le ministre Dubé craint la confusion, Journal de Montréal, 5 novembre). 
«J'ai tellement hâte de nous voir enfin tous délivrés de ce fardeau. Retrouver les soupers entre amis et les partys de famille.[...] Et si vous vous fatigués ou découragés par moments, faites comme moi et pensez aux enfants . Gardez espoir, parce qu'on sait qu'après l'hiver, les beaux jours reviennent. Même au beau milieu de l'hiver, quand le froid nous transperce, on sait que les beaux jours reviennent toujours. Vous et moi , on sait  Vous et moi , on sait que malgré les épreuves, la vie continue. On regarde rire les enfants et on sait que la vie est plus forte que tout.» Quel esprit a donc visité François Legault? Celui du futur pour nous laisser quelque espoir que nous pouvons rêver à un Noël presque normal.  Cette prose affligeante, digne d'un mauvais motivateur,  nous ne la devons pas au citoyen Legault, mais au premier ministre du Québec car François Legault s'est assuré de signer cette missive à titre de Premier ministre du Québec (il signe en effet «votre premier ministre»).  François Legault, encore une fois, démontre à quel point, il tombe volontiers dans un populisme racoleur (cette fois, il abuse du recours aux enfants et  du retour des beaux jours).  Difficile d'imaginer un Jacques Parizeau se fendre d'une telle lettre, il manque définitivement quelque chose à François Legault. Nous n'avons que faire de ses épanchements de comptable et de son empathie de politicien.  Rendez-nous nos restaurants, cinémas et salles de spectacle, et nous verrons bien pour l'hiver.

Thursday, November 5, 2020

L'arroseur arrosé


Nouvel épisode dans l'interminable saga de la COVID-19.  Après avoir décidé de passer La Communauté Montréalaise de Montréal (CCM)au rouge. Le temps est-il venu d'alléger ce traitement.  C'est du moins l'opinion de la direction de la santé régionale de santé publique de Montréal (DSPM) opinion exprimée dans un rapport par la directrice de la DSPM, La Dre Mylène Drouin. Un avis que ne partage pas le ministre de la Santé et des services sociaux du Québec, Christian Dubé, qui en bon bureaucrate: ««Ce n'est aucunement une recommandation qui a été faites au gouvernement », a commenté le ministre de la Santé,Christian Dubé. «Il n'y a pas eu d'avis formel qui a été fait par le Dr Arruda concernant des discussions qu'il y a eu lieu entre la Santé publique nationale et ce qu'on appelle la Santé publique Montréal», a-t-il ajouté. «Je demanderais d'arrêter de faire de la confusion avec de la documentation qui n'est qu'un échange entre experts» a déclaré le ministre de la Santé. » (Demandes d'allègements à Montréal:le ministre Dubé craint la confusion, Journal de Montréal, 5 novembre) Avec ses quelques mots, Christian Dubé confirme le rôle central que joue le docteur Arruda dans la gestion de la crise de la COVID-19 et la sujétion de son gouvernement à la Santé publique  Ces quelques mots confirme aussi que les mots proximité et subsidiarité sont aux antipodes de l'univers intellectuel de Christian Dubé,
 

 
 
Pourquoi entretenir des directions régionales de santé publique si c'est pour ignorer leur avis et balayer ces avis du revers de la main. Rationalisons et supprimons immédiatement ces «corps morts», puisqu'une direction nationale semble suffire. Ainsi les hommes qui ont entretenu la confusion sur le port ou non du masque lors des premières éclosions de COVID-19, craignent maintenant la confusion qui pourrait résulter d'un avis sur des allègements à Montréal.  La confusion sur le port ou non des masques est bien opportunément oubliée. Belle illustration de l'arroseur arrosé!

Wednesday, October 28, 2020

Mondialiste un jour...


mondialiste toujours. Le directeur de l'organisation mondiale de la santé(OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus fait des siennes: «dans une discours vidéo à l'ouverture d'un Sommet mondial de la santé de trois jours à Berlin, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que le seul moyen de surmonter la pandémie était de le faire ensemble de s'assurer que les pays les plus pauvres aient un accès équitable à un vaccin. [...] »Permettez-moi d'être clair : le nationalisme vaccinal prolongera la pandémie, ne la raccourcira pas.» a-t-il ajouté.» (Le chef de l'OMS met en garde contre le «nationalisme vaccinal», la Presse, 25 octobre). 

 
 
 
Le directeur de l'OMS a peut-être passé les derniers mois soigneusement chambré par ses amis chinois car visiblement il n'a rien vu des réactions à la COVID-19 a travers le monde. Partout, ce sont les gouvernements nationaux (et comme au Québec et dans les États américains, locaux et régionaux) qui ont été en première ligne pour protéger leurs citoyens; fermeture des frontières, confinement à l'intérieur des frontières nationales, utilisation des ressources hospitalières locales, personne n'a vu un fonctionnaire de l'OMS à la peine sur le terrain. Tedros Adhanom Ghebreyesus est le dernier qui a le droit de parler de la réponse au COVID-19, c'est la bonne vieille nation qui a encaissé le choc pandémique, Tedros Adhanom Ghebreyesus n'est pas que mondialiste, il flirte visiblement avec des formes abâtardies de socialisme: «Des scientifiques du monde entier travaillent à mettre au point un vaccin contre COVID-19, qui a tué plus de 1,1 million de personnes. Des dizaines de vaccins sont actuellement testés dans des essais cliniques, dont dix sont au stade le plus avancée phase 3, impliquant des dizaines de  milliers de volontaires, L'union européenne, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et un grand nombre d'autres pays ont déjà passé d'importantes commandes aux entreprises qui créent les vaccins les plus prometteurs. Ce passage appelle deux commentaires, premièrement, visiblement et contrairement à ce que pense Ghebreyesus, la «réponse vaccinale» sera nationale; deuxièmement ce sont des entreprises qui développent les vaccins les plus prometteurs, des entreprises, probablement une hérésie aux yeux de Ghebreyesus.
À moins que dans les officines de l'OMS on parle du mot en e. Mais les inquiétudes grandissent quant au fait que les pays les moins riches pourraient être négligés. L'OMS a lancé un programme international, baptisé Covax, pour aider à assurer un accès équitable aux futurs vaccins, mais elle a du mal à réunir les fonds nécessaires.» Devant les inquiétudes financières de l'OMS; on songe que l'OMS s'inquiète sans raison, Justin Trudeau doit déjà se balader avec un chèque pour l'OMS dans sa poche.
 

 

Saturday, October 17, 2020

Un vieux débat


Joseph Facal est un chroniqueur habituellement informé et pondéré pour ces raisons, sa plus récente chronique surprend par son sujet et son ton; cette chronique s'intitule «tous les costumes de la religion». Le ton est donné , lorsque le chroniqueur écrit: «Je savais qu'il y avait beaucoup d'imbéciles et d'irresponsables, mais pas autant. [...] Le plus grand enseignement que je tire , c'est cependant l'increvable persistance de la pensée religieuse. J'ai longtemps pensé que les progrès de la science et de l'éducation la marginaliseraient, Monumentale erreur.»  (Tous les costumes de la religion, Journal de Montréal, 15 octobre).




Joseph Facal apporte sa pierre au vieux débat entre science et la foi. Vieux débat insoluble, foi et science ne répondant pas aux mêmes finalités et n'apportant pas les mêmes réponses à l'homme. À partir de sa position de principe opposant science et pensée religieuse, Joseph Facal dérape rapidement et revient sur le plancher des vaches du Québec de 2020 en écrivant:»Prenez ces gens convaincus que la pandémie est un complot pour nous transformer en un troupeau de moutons . Ils ont toutes les caractéristiques d'une secte.» Après avoir réglé le cas des «récalcitrants» à la foi pandémique, Joseph Facal saute du coq à l'âne  et poursuit, en écrivant:» Prenez certains militants de l'anti racisme . Leur attitude a aussi, très souvent, tous les traits d 'une foi.[...] Dans cette nouvelle religion, il y a un clergé et une doctrine indiscutables, mais aussi un péché originel. Le Blanc a le «privilège» de sa couleur et doit se repentir de bénéficier de l'oppression perpétrée pendant des siècles par ses ancêtres.»
 Qui trop embrasse, mal étreint. Joseph Facal a visiblement trop voulu embrasser en passant ainsi de la pandémie à l'antiracisme.
Retour à la case départ, ce qui frappe dans la position de Joseph Facal, c'est qu'elle n'est au fond, qu'un vieux plat maintes fois réchauffé, celui d'un marxo-voltairisme fondant ensemble le «Écrasez l'infâme» de Voltaire et «la religion opium du peuple» du marxisme. Ce n'est pas prendre le parti de la science que de marier les deux, c'est prendre le parti d'un rationalisme plutôt stérilisant et finalement matérialiste. Joseph Facal devrait méditer la phrase suivante de Louis Pasteur: «un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène». La contribution de Joseph Facal n'apporte rien de neuf au débat.

Saturday, October 10, 2020

À court d'arguments, diabolisez...


Visiblement dépassé par l'ampleur que prend le mouvement de résistance aux mesures sanitaires édictées par le gouvernement, un gouvernement dont la gestion de la crise du COVID-19 apparaît de plus en plus incohérente (exemple, la gestion de la question des écoleset celle des couleurs attribuées auxrégions). Le gouvernement cherche visiblement à «casser» le mouvement.  Première mesure, l'obligation de porter le masque lors des manifestations qu'ils organiseront. Mesure qui pourrait dissuader les adhérents du mouvement de tenir de telles manifestations, quelle image donnera une manifestation anti-masques réunissant quelques centaines d'anti-masques docilement masqués; le ridicule ne tue pas mais, il peut s'avérer funeste pour un mouvement socio-politique. L'effet n'est pas garanti et il faut faire preuve d'imagination pour vaincre un tel mouvement, il faut notamment s'attaquer à ces fondements intellectuels; manoeuvre délicate car les opposants aux mesures imposées par la santé publique ont pour eux le principe de la liberté d'expression et le droit de questionner les initiatives gouvernementales. Ne diabolise qui veut, il faut pour pour cela des motifs valables dans une société de droit. À ce chapitre, les ressources financières gouvernementales permettront toujours de trouver des laquais et des p****** intellectuelles prêts à se prêter au jeu pour faire ce sale boulot. 
 

 
 
À ranger parmi ces mercenaires intellectuels, le Centre d'expertise et de formations les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) associé au Cégep Édouard-Montpetit. » Le ministère de la Sécurité publique du Québec a accordé une subvention de 40 000$ à un centre de recherche pour étudier le mouvement conspirationniste qui prend de l'ampleur depuis le début de la pandémie de COVID-19. Le Centre d'expertise et de formations les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) aura le mandat d'«étudier les processus de constructions des différents discours conspirationnistes autour de la COVID-19 et leur incidence chez les cégépiens».[...] Le directeur du CEFIR (Martin Geoffroy, NDA) souligne que la population et les médias ont le droit de critiquer les décisions du gouvernement. Mais les conspirationnistes rejettent en bloc les consensus scientifiques, un mouvement inquiétant pour la santé publique. « «Ce n'est pas la même chose quand tu crois que les décisions gouvernement sont guidées par une conspiration mondiale pédosatanique. M. Geoffroy affirme que l'adhésion aux théories du complot peut carrément mener à la radicalisation de l'individu. Il cite l'exemple de Mario Roy, un des leaders des mouvements anti masque et conspirationniste, qui a récemment appelé à «l'arrestation citoyenne»de l'ensemble des 125 députés siégeant à l'Assemblée nationale. Quand tu dis que l'Assemblée nationale est illégale, c'est parce que tu veux renverser le gouvernement. Le chercheur estime d'ailleurs que ce n'est pas un hasard si Mario Roy, ex-figure de proue du groupe ultranationaliste Storm Alliance, est aujourd'hui un leader de cette mouvance, «Il y a du conspirationnisme aussi à l'extrême gauche.Mais au Québec, ça adonne que c'est surtout à l'extrême droite, note-il. La caractéristiques des mouvements extrémistes , c'est de ne pas accepter la société telle qu'elle est et de vouloir la renverser par la force.» (COVID -19: Québec finance une étude sur les conspirationnistes, Journal de Montréal, 7 octobre). Avant d'aller plus loin, interrogeons-nous sur le processus en cours ; remarquons d'abord que l'enveloppe de 40 000$ ne vient pas du ministère de la Santé et des services sociaux ce qui devrait être le cas dans le contexte de la pandémie, mais du ministère de la Sécurité publique, ce qui ne peut qu'accréditer l'idée d'une menace non pas à la santé publique, mais à l'ordre public. Notons aussi que Martin Geoffroy va vite en affaires en citant l'une des ficelles les plus excessives du mouvement conspirationniste, celle de la «conspiration mondiale pédosatanique» et en concluant à partir des propos d'un des leaders des mouvements anti masque et conspirationniste que ces mouvements veulent «renverser le gouvernement», un leader qui fort opportunément a un passé d'activisme dans mouvement ultranationaliste. Il faut penser que nous avons ici le coupable quasi idéal. Le genre d'homme pour »renverser le gouvernement» et «vouloir renverser la société par la force ».  Geneviève Guilbault devra être vigilante, avec un tel homme, La prochaine manifestation antimasques pourraient se transformer en «marche sur Rome»et voir Mario Roy conduire ses sans masques vers Québec comme autant de Chemises noires. La cause est entendue, les conspirationnistes sont des extrémistes, à la rigueur des putschistes sur le point de renverser le gouvernement, dans ce contexte, tous les coups seront éventuellement permis. Au-delà, des masques obligatoires et des constats d'infraction, il y a fort à parier que certains Québécois ne reculeraient pas devant l'idée d'une rafle des participants à la prochaine manifestation anti masques avec photographies de face et de profil des manifestants et prise des empreintes digitales. On ne transige pas et on ne tergiverse pas avec le diable. Dans le même ordre d'idées, à court d'arguments, censurez, ainsi que Facebook l'a fait avec les comptes d'Alexis-Cossette-Trudelle. À court d'arguments, sanctionnez et affectez à des tâches administratives, comme l'a fait le service de police de ville de Laval à l'égard d'un policier «complotiste» (un policier de Laval complotiste, Journal de Montréal, 7 octobre). L'hiver sera long pour la liberté d'expression.

Sunday, September 20, 2020

La vraie deuxième vague

 

Ils nous l'annonçaient depuis des semaines, guettant avec avidité la moindre recrudescence de cas de COVID-19, à croire qu'elle était souhaité. Nous étourdissant de reconfinements aux quatre coins du monde, nous assourdissant d'un véritable chantage à la solidarité, il ne s'agit pas de se protéger, mais de protéger les autres.  

La deuxième vague n'est pas celle attendue et annoncée par le gouvernement Legault-Arruda.  La deuxième vague est sur nous, elle n'est pas le fait de la COVID-19 Elle est sur nous par le seul et unique fait du gouvernement du Québec; elle prend la forme de sévères amendes en cas d'infractions aux règles édictées par la Santé publique. La chasse est ouverte aux «partys privés» réunissant des hordes de jeunes irresponsables amalgamés les uns aux autres, chasse aussi aux bars pratiquant le karaoké, codes de couleurs stigmatisant certaines régions. et menaces de reconfinement régionaux. Dans sa première vague, le gouvernement nous a d'abord imposé de «mettre le Québec à pause», la nécessité du confinement, a restreint l'accès aux CHSLD et aux résidences pour personnes âgées (condamnant ces dernières à l'isolement et à la solitude), recommandant le port du masque. Le slogan du gouvernement Legault-Arruda choisi pour inciter les Québécois à la solidarité; «est tous contre un, tous contre le COVID», Le slogan pour cette deuxième phase devra-t-il être «tous contre tous». Le gouvernement Legault-Arruda tout à sa solidarité semble surtout chercher à convaincre les Québécois de se méfier les uns des autres le slogan de cette deuxième phase devra-t-il être «tous contre tous», contre les jeunes d'abord et contre les malheureux qui habitent dans les zones jaunes et peut-être demain dans ces zones devenues rouges, ces derniers devront-ils porter éventuellement un carré rouge ou une rouelle rouge, afin de les identifier et d'éviter tous contacts avec eux. Dernière tentation écartée pour l'instant, semble-t-il, celles d'intervenir dans les résidences ou se tiendraient ces fameux «partys privés» foyers de propagation de le COVID-19. Idée abandonnée non par principe, mais parce qu'elle serait difficile à mettre en oeuvre. Cette idée viole clairement un principe clairement établi en common law; principe résumé dans les cours de droit par la laconique phrase voulant que pour an Englishman's home is is castle.
 

 
 
Principe repris dans la charte québécoise des droits et liberté qui elle veut à que: article 7 La demeure est inviolable. et 
article 8 Nul ne peut pénétrer chez autrui ni y prendre quoi que ce soit sans son consentement exprès ou tacite.
Abandonnant pour l'instant cette idée dangereuse pour un droit fondamental, le gouvernement Legault-Arruda a plutôt choisi de viser bars et restaurants, préférant annoncer par la bouche de Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique, une opération de surveillance d'envergure (le ministre a parlé d'opération «massive») pour le samedi 19 septembre, un millier d'entre eux feront en effet l'objet de cette surveillance exceptionnelle. 
Tout à son obsession pandémique, le gouvernement québécois en est maintenant rendu à une curieuse forme de «solidarité policière». Il finira par donner raison aux anti-masques les plus exaltés qui depuis des semaines évoquent une «dictature sanitaire».

Sunday, August 16, 2020

Écrit dans le ciel


«Après plusieurs semaines de négociations , Québec et Ottawa se sont finalement entendus sur les critères qui permettraient à certains «anges gardiens» d'obtenir cette passerelle vers la résidence permanente. De passage à Montréal, vendredi , le ministre fédéral de l'Immigration, des réfugiés et le la Citoyenneté, Marco E.L. Mendicino , a dévoilé les détails de ce programme temporaire qu'il a qualifié «d'historique»» (Demandeurs d'asile: Ottawa régularisera le statut des anges gardiens, La Presse, 14 août).  La nouvelle ne surprend pas, ce qui étonne, est qu'il ait fallu des négociations tellement une entente sur cette question va dans le sens des intérêts des deux gouvernements; Québec y gagne quelques «anges gardiens» (dans l'attente de la «deuxième vague de COVID-19») et Ottawa a l'occasion d'accueillir quelque miséreux de plus et démontrer à la face du monde son ouverture et sa générosité.  Deuxième motif d'étonnement, il aura fallu beaucoup de temps (j'ai traité du sujet en mai dernier, voir ce blogue «Du front tout le tour de la tête», 9 mai) pour s'entendre alors qu'il apparaît assez évident que les deux gouvernements étaient essentiellement sur la même longueur.  Pourquoi fermer le chemin Roxham si c'est pour ouvrir ailleurs la porte (il faut lire les critères d'admissibilité au programme, notons que l'un de ces critères est d'avoir travaillé dans une profession désignée, voir plus bas pendant au moins 120 heures entre le 13 mars et le 14 août 2020).  Preuve que nous avons sous les yeux un programme gouvernemental: «Les professions visées dans le cadre de ce programme sont les préposés aux bénéficiaires, les infirmières, les aides-infirmières, les aides-soignants, les aides de maintien à domicile et les superviseurs de soins infirmiers. La plupart d'entre eux vivent au Québec, mais le ministre Mendicino était incapable e chiffrer à l'heure actuelle, le nombre de personnes qui pourraient bénéficier de ce programme.» Merci M. Mendicino pour cette «incapacité à chiffrer» le nombre de personnes qui pourraient bénéficier ce programme, merci aussi pour ce programme «temporaire», en souhaitant, sans y croire, que le séjour chez nous des bénéficiaires de ce programme soit lui aussi «temporaire». le principe même du contrôle des  frontières du Canada est de toute évidence une idée honnie dans «le pluss meilleur du monde»par les sous-fifres de Justin Trudeau, sans compter que cette régularisation s'effectue dans le plus total mépris de ceux qui ont suivi la filée légale. Vivement des frontières québécoises encore qu'avec un Nadine Girault, nous ne gagnerions probablement pas au change, échangeant quatre trente sous pour une gourde. Le point final toute cette histoire nous est fourni par le député solidaire Andrés Fontecilla:»Le député solidaire de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, trouve profondément injuste que seulement les préposés aux bénéficiaires ou infirmiers aient été ciblés. M. Fontecilla a notamment mentionné les gardiens de sécurité et les préposés à l'entretien ménager dans les hôpitaux, ainsi que les travailleurs agricoles (nous voilà bien loin des CHSLD, NDA).[...]»
 
 
 
Le groupe Solidarité sans frontières a également dénoncé vendredi les critères restrictifs du programme. «Dans cette période de pandémie mondiale, nous voyons une nouvelle opportunité de mettre en place un programme de régularisation complet pour tout le monde , quel que soit leur pays de naissance, la couleur de leur peau, leur religion, leur sexe, leur âge, leur passé juridique, sans aucune exception, et avec un plein respect de la réunification des familles » a déclaré Francis Simard, l'un des membres de l'organisation.» M. Fontecilla s'en est d'ailleurs pris au gouvernement Legault, qui selon les informations de Radio- Canada, aurait milité pour que le programme soit beaucoup plus restrictif. Selon le diffuseur public, le gouvernement fédéral envisageait au départ un programme plus large, mais il a dû revoir ses plans car Québec s'y opposait. «Ou est l'intérêt de restreindre l'accès à la résidence permanente pour ce gens là ? Ces gens contribuent de façon aussi fondamentale a l'économie canadienne » a-t-il soutenu.» (QS veut régulariser le statut de tous les travailleurs essentiels migrants , LaPresse, 15 août ).  Andrés Fontecilla est parfait dans le rôle du traître de service tout en excellant dans celui de faire-valoir de Solidarité sans frontières, le programme de l'un et de l'autre est simple, faire du Québec une auberge ouverte à touts vents.  La déclaration de Fontecilla sur la «contribution fondamentale de ces gens à l'économie canadienne» ne peut que conforter dans leur opinion ceux qui doutent de la ferveur nationaliste de Québec solidaire et sa volonté de défendre l'identité québécoise.  

Thursday, July 16, 2020

Sous nos yeux... en direct


Se trouvera-t-il un journaliste ou un essayiste pour étudier cet inquiétant phénomène d'une population abdiquant sa liberté avec une telle rapidité, nous parlons de quelques semaines. Les Québécois ont accepté le confinement, ils subiront maintenant le port obligatoire du masque et les rares récalcitrants rentreront rapidement dans le rang. François Legault annonçant des amendes pour ceux qui ne porteraient pas le masque dans les lieux intérieurs fermés, déléguant aux commerçants la responsabilité de faire respecter cette consigne avec conseil de faire appel aux policiers si les récalcitrants ne veulent pas entendre raison. Des récalcitrants déjà jugés et condamnés avant même que la mesure ne soit promulguée. Pour une Denise Bombardier , ces récalcitrants ne peuvent être que des écervelés, Josée Legault les considèrent comme des irresponsables.  Le port obligatoire du masque n'est qu'une première étape, nous voyons déjà apparaître à l'horizon, le traçage électronique et cette curieuse proposition de noter les noms et nos de téléphones des clients de bars, après avoir significativement réduit les heures d'ouverture de ces derniers, afin de retracer éventuellement les victimes ayant pu être en contact avec des porteurs du virus et de disposer ainsi d'un registre de victimes potentielles, mais surtout de «covidiots» s'étant laissés tentés par un dernier verre.  Le contrôle est une drogue puissante, ceux qui y sont accro au contrôle n'abandonnerons pas ce contrôle facilement et il nous faudra probablement des semaines sans un nouveau cas de contamination avant de respirer , sans compter que dans l'éventuelle ère après-Covid, il suffira probablement de l'avis d'un médecin ou d'un épidémiologiste, un seul ou une seule suffira,   pour relancer la machine des contrôles ,dans ce rôle,  j'imagine sans peine un Amir Khadir ou son épouse Nina Mâchouf lever la main pour raviver la menace d'une nouvelle vague de COVID-19, -20 ou -21 ou simplement évoquer une sixième ou septième vague.. 
 
 
 
Cet assujettissement aux règles est attristant, ce n'est pas en se soumettant ainsi aux consignes de la Santé publique que nous vivrons libres un jour; la crise de la Covid-19 risquant en effet de se prolonger au gré des humeurs des médecins et des épidémiologistes invités à se prononcer ne peuvent fournir de date et nous retournent à la découverte et à la mise en marché d'un vaccin, perspective qui n'a rien pour rassurer car il n'y a même pas à l'heure actuelle de vaccin vraiment efficace contre l'influenza commune et annuelle. Faire ainsi confiance au Big Pharma, c'est faire un acte de foi et espérer qu'une juteuse affaire commerciale soit une source de motivation pour ce Big Pharma. Nul besoin d'être complotiste ou conspirationniste pour s'inquiéter devant nos libertés qui s'effilochent.

Sunday, May 24, 2020

Quelle liberté


Je me fais vieux, Geneviève Guilbault  m'en a donné  la preuve aujourd'hui (20 mai) remplaçant François Legault au sein de la trinité sanitaire, la vice première ministre et ministre de la Sécurité publique a fait savoir au Québécois qu'ils pourraient désormais reprendre les rassemblements extérieurs de 10 personnes ou moins. Ces rassemblements sont désormais assortis de conditions, ainsi ces rassemblements devront regrouper moins de 10 personnes provenant de trois ménages différents (Faudra-t-il que les Québécois gardent dans leurs poches pièces d'identité et certificat de mariage afin de prouver qu'ils forment un seul ménage) Tout ce babillage gouvernemental bascule maintenant la trivialité, généreuse la vice première ministre nous annonce du même souffle que nous pourrons aller au petit coin à l'intérieur. Au petit coin, ce sont les termes même de Mme Gilbault nouvel étape dans l'infantilisation des Québécois après leur avoir répété ad nauseam depuis des semaines de se laver et de tousser dans leurs coudes. 



J'écris que je me fais vieux car j'ai connu l'époque ou la liberté consistait à pouvoir faire tout ce que la loi n'interdisait pas, me voilà à l'ère de la liberté parcimonieusement concédée par l'État. L'État nous permet maintenant de tenir des rassemblements extérieurs, mais avec des conditions. Que vaut cette liberté sous surveillance? Quelles libertés nos jeunes contemporains connaîtront-ils, quelques miettes tombées des tables gouvernementales?

Thursday, May 21, 2020

Covidifiée



Il est à souhaiter que nous retrouvions demain une presse libre. Je ne parle pas des débats sur le sort du groupe Capital médias et de l'intervention du gouvernement du Québec, ni de la guéguerre entre Québécor et l'ancien groupe Gesca. Affaires qui nous semblent aujourd'hui appartenir à un lointain passé. Ils s'en trouvera pour regretter les informations que nous fournissait la presse mainstream toute absorbée pas la « crise climatique, les pérégrinations de Mlle Thunberg, la promotion de l'inclusion et les apports des migrants à notre diversité, Islam inclus. Toute cette agitation journalistique est passée sous la faux de la couverture médiatique de la crise de la Covid-19, 
 La pandémie résultant de la Covid-19 fait peser une véritable chape de plomb sur nos médias écrits et électroniques. L'actualité n'existant plus qu'à travers le prisme des informations sur la Covid-19.  Cette uniformité   qui règne depuis quelques semaines n'est pas sans rappeler celle qui régnait dans la presse soviétique. 



Couverture qui devra faire l'objet d'une analyse et d'une auto-critique de la part des rédacteurs en chef de nos journaux et des patrons de nos réseaux de télévision. Cette «couverture» se résumant en fait à un quotidien et pénible rappel du nombre de nouveaux décès et d'hospitalisations, dans le plus grand manque de respect pour ces défunts rapidement transformés en froides statistiques pour les articles et les bulletins de nouvelles du lendemain. À ranger à ce chapitre, les interventions quotidiennes de notre trinité sanitaire et de Justin Trudeau. Variante sur le sujet, l'éclosion du Covid-19 dans un nouveau CHSLD, les mêmes journalistes flairant probablement de nouveaux décès à transformer en statistiques. Autre aspect de la couverture sur la Covid-19, ces entrevues à chaud avec des proches des victimes, les épanchements (il faut idéalement qu'ils versent quelques larmes sur le micro du journaliste, l'émotion fait vendre) de ces derniers ne nous apprenant rien, certains étant visiblement en quête de leurs «5 minutes de gloire». L'information internationale se résumant pour certains à présenter des tableaux du nombre de décès dans les pays étrangers , avec choix probablement délibéré des pays souffrant le plus de la pandémie (France, puis Italie et Espagne, les projecteurs sont aujourd'hui braqués sur la Russie). Rien pour dissiper un peu le climat de morosité dans le quel nous baignons depuis des semaines. On notera que la presse internationale (l'Agence France Presse, pour ne pas chercher midi à quatorze heures) s'intéresse de façon particulière à un pays comme le Brésil, trop heureuse de souligner à grands traits qu'il est dirigé par un président tenu pour être d'extrême-droite. Cette invasion a non seulement balayée le monde de l'information, mais elle occupe aussi celui du divertissement, combien d'émissions (Tout le monde en parle, Dans l'univers de, Bonsoir Bonsoir se déroule maintenant sans public en studio les animateurs de ces émissions (Guy A. Lepage, France Beaudoin et Jean-Philippe Wauthier) claironnant à qui veut les entendre qu'il se sont volontiers soumis aux règles de distanciation sociale et du refus des rassemblements. 

C'est un ami qui dans un courriel m'écrivait que nos société étaient covidifiées. Les artisans de notre télévision devraient faire leurs mea culpa avant de déplorer la fuite de leurs auditoires vers les Netflix et Youtube de se monde. Ils ne fuient pas, ils sont chassés.

Wednesday, May 20, 2020

Le politique sur pause



Au nombre des victimes de la Covid-19, il faudra compter le politique, pas la politique qui reprendra bien assez vite ses droits, mais le politique, de quoi voulons nous parler en semblant ainsi opposer le politique et la politique, Le sociologue et philosophe français, Julien Freund (très inspiré par le juriste allemand Carl Schmitt) en a donné une définition classique dans son maître livre L'Essence du politique(1965):«Elle est l'activité sociale qui se propose d'assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d'une unité politiques particulière en garantissant l'ordre au milieu de luttes qui naissent de la diversité de la divergence des opinions et des intérêts.» Définition que certains ont synthétisé dans la formule «Le politique, c'est désigner l'ennemi».Ici, il n'était pas nécessaire désigner l'ennemi, il se désignait suffisamment lui-même. A contrario, la politique relève plus de la gestion administrative, proche du management d'une grande entreprise avec des stratégies comme les stratégies électorales avec sa conquêtes de part de marchés et la gestion des différents ministères qui peuvent apparaître comme autant de services. Ceux qui parlent de «faire de la politique» parlent généralement de cet aspect du politique. La politique et sa quincaillerie, c'est la cuisine du politique! En défense de François Legault, il faut dire que cette définition est utilisable pour les  États souverains,  elle n'est pas nécessairement opérationnelle pour les États fédérés.
 
 
 
Les conférences de presse quotidiennes de François Legault et Justin  Trudeau auront servi de rubrique nécrologique au politique. Mise sur pause assez évidente à Québec ou le véritable maître du jeu de ces conférences de presses quotidiennes a été le directeur de la Santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda, il ne nous apparaît pas exagéré de dire que François Legault a semblé à la remorque du bon docteur tout au long de ces journées. À Ottawa, probablement peu désireux de partager les feux de la rampe avec quelqu'un d'autre, Justin Trudeau n'a pas voulu partager le lutrin avec la peu charismatique et contestée Theresa Tam. L'abdication de Justin s'est effectuée plus discrètement, il a abdiqué en plaçant à chaque fois ses initiatives sous le signe de la «science». La cité en crise était en droit d'attendre plus de ces dirigeants. Les présences répétées de l'un et de l'autre ne doivent pas faire illusion. Motif supplémentaire de conclure a cette pause du politique. Gardons en mémoire que les décisions de François Legault et Justin Trudeau se sont prises sans débats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des communes. Cette discrétion du politique a été constaté par d'autres: « Des données compilées par Le Devoir à partir des transcriptions du rendez-vous de 13h montrent ainsi clairement que plus la crise dure, moins M Arruda prend de place par rapport au Premier ministre Legault ou à la ministre de la Santé, Danielle McCann. «En filigrane, les données permettent de voir que la crise s'est déplacée, et que le politique a pris le pas sur la santé publique. «C'est sûr que le débat a dévié», reconnaît d'ailleurs une source dans l'entourage proche du premier ministre Legault, qui a demandé de rester anonyme pour pouvoir parler plus librement.»(L'effacement d'Horacio Arruda, Le Devoir, 29 avril Explication de l'entourage de François Legault, l'importance du rôle joué par le docteur Arruda s'expliquerait par le fait que les sujets dominants étaient le confinement, les problèmes de pénurie de personnel et d'équipement, puis dans les semaines suivantes les problèmes des CHSLD. Nous sommes maintenant confrontés aux problèmes du déconfinement et du redémarrage l'économie , mais surtout de la société québécoise. François Legault devrait reprendre la main et nous voyons surtout Pierre Fitzgibbon refaire surface. Retour «à la normale» n'est pas pour demain, après la science, place à l'économie. Bientôt la politique reprendra ses droits.

Tuesday, May 12, 2020

Quebec Bashing



Le Quebec bashing est l'un des passe-temps préférés du Canada anglais. ceux qui pouvaient croire que la crise du Covid-19 nous donnerait un répit doivent être tenus pour des naïfs. Radio Canada  n'est pas à ranger dans le camp des naïfs, mais dans celui des propagandistes des beautés du Canada, en d'autres temps nous aurions comparé Radio-Canada à la Pravda et aux Izvetsia. 
 
 
 
Dernière manifestation en date de cette campagne de dénigrement du Québec, un reportage de Radio Canada (dont le contenu se retrouve en substance sur Radio Canada nouvelles, 10 mai).»»Trop tôt» et «trop vite», voilà les réactions que suscite le déconfinement au Québec parmi les experts de l'extérieur du Québec. Ils citent en particulier la reprise des visites dans les CHSLD et la réouverture des écoles primaires à partir de lundi. Ces experts soulignent que le Québec est la province ayant le plus de cas de coronavirus et de décès liés à la COVID-19 au pays. Et des centaines de cas s'ajoutent chaque jour au bilan, note le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses à l'Institut de recherche l'Hôpital général de Toronto[...].Même son de cloche de la professeure de mathématiques de l'Université Simon Fraser Caroline Colijn, À la lumière des statistiques, il n'y a «pas de signes»d'une réduction dela transmission communautaire au Québec, particulièrement dans la région deMontréal, conclut-elle.» 
Sur la question de l'ouverture des écoles et des services de garde, Radio Canada a sollicité l'opinion du Dr Raywat Deonandan (épidémiologiste et professeur l'Université d'Ottawa, NDA), « Toutefois, selon le professeur Deonandan, de nouvelles données d'Allemagne laissent entendre que les enfants risquent autant que les adultes de transmettre le coronavirus, contrairement à ce que pensaient les chercheurs auparavant.»
La professeure de pédiatrie Anna Banerji de l'Université de Toronto , pense que le Québec rouvre les écoles et les garderies «trop rapidement », soulignant elle aussi que des enfants infectés pourraient transmettre la maladie à des aînés. À cette brochette, il faut ajouter un collaborateur québécois: «Le Dr Yves Longtin, professeur de médecine à l'Université McGill et spécialiste en contrôle des infections à l'Hôpital juif de Montréal, s'inquiète pour les hôpitaux de la région montréalaise. Il affirme que le réseau est plus «fragile» qu'en janvier.» 

Il est vrai que l'exemple vient de haut et que ces «spécialistes» en mathématiques et en pédiatrie ne font guère que faire écho à Justin Trudeau  qui aime bien se prétendre inquiet pour les Montréalais (Déconfinement: Justin Trudeau se dit inquiet pour les Montréalais, La Presse, 9 mai). Toujours inspiré par le fédéralisme dominateur de son père, Justin Trudeau encore une fois marche dans les plate-bandes du provincial (la santé et les services sociaux). Cette «inquiétude» n'est qu'une nouvelle manifestation d'ingérence. Le dénigrement du Québec s'avance drapé dans les oripeaux de la santé et de la médecine, le prétexte humanitaire ne doit pas faire illusion.

Saturday, May 9, 2020

Du front tout le tour de la tête


Le sans-gène de certains ne connaît pas de limites. Dernière manifestation de ce sans-gène, des organismes d'aide aux migrants demandent au premier ministre Justin Trudeau  de régulariser le statut des Haïtiens qui font front pour lutter contre la pandémie. Selon eux, le Canada devrait récompenser les efforts de tous ces demandeurs d'asile qui portent à bout de bras les CHSLD et les résidences pour ainés.» Beaucoup d'entre eux ont frôlé la mort et ont perdu des collègues. Nous peinons à imaginer que nos anges gardiens puissent être expulsés du pays sitôt la bataille gagnée», lit -on dans la lettre consignée par une dizaine d'organismes formant la Concertation haïtienne pour les migrants. Ces derniers:»font appel à la «sensibilité» du premier ministre et lui rappellent que, dans la foulée de la levée d'un moratoire en 2014 empêchant les expulsions vers Haïti, il avait permis à près de 3 000 Haïtiens de régulariser leur situation par l'entremise d'un programme spécial. «Je pense que c'est le bon moment de demander un autre programme spécial»dit Marjorie Villefranche, directrice de la Maison d'Haïti «Là , il s'agit de retrouver les personnes qui sont dans les services essentiels. Ça ferait pas une tonne de personnes, peut-être quelques milliers» (Trudeau sommé de régulariser les «anges gardiens» haïtiens, Le Devoir, 8 mai). Cela commence à faire plusieurs milliers nouveaux arrivants car il ne faut pas oublier les 8 000 Haïtiens entrés illégalement au Québec par le chemin Roxham (ce que l'article a l'honnêteté de rappeler, NDA). Pourquoi se casser la tête à passer la frontière au chemin Roxham, s'y faire cueillir par la police et vivre ensuite dans l'attente et l'incertitude d'un statut alors qu'il suffirait d'entrer au pays, de déposer son CV au CHSLD le plus proche et y travailler quelques heures pour voir régulariser sa situation. Il semble que le sans-gène comme le Canada n'ait pas de frontières.Cet article soulève certaines questions. Je ne suis pas convaincu comme les animateurs de la Concentration haïtienne pour les migrants que ces nouveaux arrivants se soient précipités dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées, je les imagine plutôt confortablement installés dans certains appartements du quartier St-Michel et de Montréal Nord contribuant aux problèmes de ces derniers lieux avec la Covid-19. Le sans-gène pourrait s'avérer payant, l'auteur de l'article (Lisa-Marie Gervais) écrit en conclusion à son article:»Le cabinet du premier ministre Trudeau a renvoyé notre demande d'entrevue à celui du ministre de l'Immigration. Ce dernier s'est contenté de saluer leur »courage », sans se prononcer sur leur possible régularisation.» Le ver est dans le fruit. Difficile ici de ne pas penser à Churchill qui considérait qu'il ne fallait jamais gaspiller une bonne crise.