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Tuesday, February 8, 2022

Les deux Québec

 



La pandémie qui se prolonge met au jour l’existence de deux Québec. Un Québec las des mesures sanitaires et qui le fait savoir en prenant la route de Québec en camions et en poids lourds pour faire connaître son insatisfaction et sa volonté de voir lever les mesures sanitaires. À la tête du convoi de la liberté québécois l’ex syndicaliste Bernard «Rambo» Gautier et «Big» Grenier (un autre syndicaliste).  Des personnages qui ne fait visiblement pas parti des idoles de Denise Bombardier. 
 

 
 
Madame B détentrice d’un doctorat de la Sorbonne et familière du plateau de Bernard Pivot n’est certes pas impressionnée par la «langue sacrante et décomplexée» de Rambo Gauthier. «Tous ceux - et ils ne sont pas tous dans la rue à Québec- qui pensent comme «Rambo» et «Big» se définissent comme du monde ordinaire. Or ils sont loin de l’être. Pour dire clairement les choses,  le monde ordinaire, c’est la très grande majorité des citoyens qui se sont pliés aux directives de la Santé publique, qui sont vaccinés , se sont confinés et qui ont atteint un niveau d’écoeurantite aiguë stratosphérique.» (Le Bonhomme Carnaval plutôt que Rambo, Journal de Montréal, 5 février) Difficile de trouver une meilleure définition des «dociles»de Geneviève Guilbault. Difficile aussi de trouver une meilleure définition de ce que les élites attendent du «monde ordinaire». Madame Bombardier est peut-être vaccinée et elle s’est peut-être confinée, mais il est extrêmement douteux qu’elle se considère comme du «monde ordinaire». Libre à elle de préférer le Bonhomme Carnaval à Rambo. Les élites gardent toujours dans leurs manches des Jeux pour faire oublier le pain au «monde ordinaire» Le stratagème date de l’Empire romain avec son panem et circenses. Le Bonhomme Carnaval tenant aujourd’hui le rôle de Pain et de jeux afin de distraire le »monde ordinaire » de ses problèmes, Madame Bombardier à choisi son camp, il ne nous reste qu’à lui dire comme à Justin Trudeau et François Legault, «Fuck Denise Bombardier».

Saturday, January 15, 2022

La chasse aux sorcières

 


La crise pandémique provoque ce qu’il faut bien appeler des dérapages. Dans un premier temps le souci du gouvernement Legault de protéger la population contre la diffusion de la CODID-19 nous a valu le confinement et le premier couvre-feu. Nous en sommes maintenant, toujours au nom de cette volonté de protéger la population, aux constantes exhortations à nous faire tester et à nous faire vacciner, tout cMontréal cela dans un environnement marqué par un deuxième confinement et la menace d’une «contribution santé».  Faut-il voir l’oeuvre des gros sabots de la propagande gouvernementale et des médias dans deux évènements récents qui sont aux antipodes de la protection du public. Loin de la protection du public, mais bien près de la chasse aux sorcières; comment interpréter autrement la récente décision rendue par le juge Jean-Sébastien Vaillancourt, de la Cour supérieure, dans un contexte de garde partagée, la mère semble être une québécoise comme les aime Geneviève Guilbault (i.e., docile), alors que le père tiendrait une discours «complotiste»; en effet, du côté du père» «il y a des publications Facebook ou l’on parle du fait qu’on de devrait pas mettre de masque,  c’est ce qui a préoccupé le juge». « Le juge a tranché en faveur de la mère pour protéger l’enfant de 12 ans qui devait faire face à des mentalités complètement différentes chez ces parents ». L’article note plus loin: «Selon cette spécialiste (i.e., Me Valérie Assouline (avocate en droit de la famille et de la jeunesse (NDA)), ce n’est pas nécessairement le fait qu’il était contre les mesures, mais plutôt le discours qu’il exprimait qui a poussé le juge à rendre cette décision.»(les droits d’accès d’un père suspendus en raison de ses discours complotistes Journal de Montréal, 12 janvier). «C’est sûr que la tendance jurisprudentielle, c’est qu’un parent qui a un discours complotiste va avoir de la difficulté devant un tribunal, donc il faut faire attention  aux messages que l’on envoie à un enfant(…) c’est dans l’intérêt de l’enfant d’être vacciné et de respecter les mesures[…]»




Le même jour, nous apprenions que «la Sûreté du Québec(SQ) a ouvert une enquête disciplinaire sur trois de ces policiers qui ont assisté à un rassemblement de complotistes et critiqué ouvertement les mesures sanitaires décrétées par le gouvernement Legault. » (Sûreté du Québec: trois policiers anti-mesures sanitaires sous enquête Journal de Montréal,12 janvier). Le même quotidien nous annonce aujourd’hui, que ces trois policiers sont affectés à des tâches administratives.
Seul point commun entre ces deux informations: le père sanctionné et les trois policiers sous enquête se sont rendus coupables d’un délit d’opinion, celui de ne pas acquiescer béatement aux affirmations du gouvernement Legault. Cette condamnation d’opinions divergentes qui demeure au niveau de discours est la première manifestation de ce qui pourrait s’avérer à terme une véritable  «chasse aux sorcières» de ceux et celles qui manifestent le moindre scepticisme devant les affirmations des autorités québécoises.

Tuesday, January 11, 2022

EUX

 


Alors que le Québec vit à l’heure covidienne et que sa population subi «docilement»(dixit Geneviève Guilbeault) les mesures sanitaires décrétées par le gouvernement. Certains au Québec, préfèrent vivrer en marge des «indigènes» et fonctionner selon leurs propres règles.
Alors que les écoliers «indigènes» retourneront en classe le 17 janvier et qu’il leur faudra s’astreindre à porter le masque dans le transport scolaire multiniveaux, et que le masque sera obligatoire en tout temps à l’intérieur des écoles et lors des déplacements des élèves si la distanciation n’est pas possible. Des règles qui ne semblent pas devoir s’appliquer à tous les écoliers du Québec: «Des membres de la communauté juive hassidique ont envoyé des dizaines d’élèves en classe malgré l’interdiction imposée par le gouvernement Legault.
Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge a qualifié mardi la situation d’inacceptable.» (Des élèves juifs hassidiques en classe illégalement, Journal de Montréal, 4 janvier). Le ministre de l’Éducation peut s’indigner tant qu’il veut de l’attitude des Hassidiques, il en sera quitte pour sa montée de lait et rejoindra les rangs des précédents ministres de l’Éducation qui ont voulu inclure les matières de base des écoles «indigènes» dans le curriculum des écoles hassidiques. Toujours sans succès devant le front de beu des Hassidiques, nous sommes tellement Gentils .




«TVA Nouvelles a d’ailleurs visité l’intérieur de l’école communautaire Belz, une école de filles seulement, dans l’arrondissement d’Outremont. À l’intérieur, des dizaines d’enfants d’âge primaire qui sont en classe, ont été vus avec leur enseignante. Personne ne portait de masque».




Il n’y a pas lieu d’être surpris de ce comportement, les écolières de l’école Belz sont les enfants des Juifs hassidiques qui lors de la première vague de la pandémie au printemps 2020 s’obstinaient à se réunir à la synagogue malgré les avis de la Santé publique.
Il ne s’agit pas de conclure que que cette volonté de vivre en marge des «indigènes» résulte d’un sentiment de supériorité. Les mêmes Juifs hassidiques d’Outremont ne sont pas que délinquants, mais il sont aussi récidivistes, ils persistent à se réunir à la synagogue:»Des membres de la communauté juive hassidique se réunissent dans des synagogues de Montréal malgré l’obligation de fermer les lieux de culte imposée par le gouvernement Legault afin de freiner la flambée de COVID-19.[…]En plus d’enfreindre la règle imposant la fermeture des lieux de culte, TVANouvelles a pu constater que peu de fidèles portaient le masque en entrant dans le lieu de culte, dimanche matin. Selon des voisins de l’établissement religieux d’Outremont, des rassemblements auraient lieu tous les soirs, mais peu d’interventions pour mettre fin à ces derniers seraient seraient réalisées par le Service de police de la Ville de Montréal(SPVM)» (Des synagogues occupées malgré les règles sanitaires Journal de Montréal, 9 janvier). Le SPVM craint-il les accusations d’anti sémitisme qui suivraient de telles interventions.  Il faut donc conclure que ces délinquants jouissent d’une véritable impunité en raison de leur religion (l’égalité de tous devant la loi en prend un coup). Nous ne savons si le judaïsme protège contre la COVID-19, il protège apparemment contre la loi.
 

 

Wednesday, September 8, 2021

Le long tunnel

 


Était-ce prévisible? Les pessimistes et les complotistes diront que le tout était prévisible qu'il fallait s'y attendre. Il semblerait que nous devons nous faire à l'idée de vivre encore avec la COVID-19. C'est du moins l'opinion du ministre de la Santé, Christian Dubé, pour qui: «La pandémie pourrait se poursuivre encore plusieurs années.» (Le Journal de Montréal, 2 septembre), précisant sa pensée: «Les mutations de la COVID-19 repoussent le moment ou le Québec pourra atteindre l'immunité collective grâce à la vaccination, écrit Christian Dubé dans un message publié sur Facebook vendredi après-midi» (Le rêve d'une immunité collective s'éloigne, La Presse, 3 septembre). Agitant à nouveau le spectre des variants, le variant Delta (tenu pour responsable  de la quatrième vague) variant présenté par la «science» comme plus contagieux que la souche des premières vagues. Les média évoquent déjà les variants Epsilon (nous venant du Pérou), Lambda (Californie) et Mu (Colombie). Toute cette crise tourne donc en queue de poisson, tout ce que les Québécois ont «docilement» accepté n'aura servi à rien; confinement, masques, privation de vie sociale, matraquage alarmiste des média, omniprésence ad nauseam dans ces média des médecins, d'immunologiques et d'épidémiologistes ayant leur heure de gloire et ne s'en privant pas, fermeture des frontières, les heures difficiles vécues par plusieurs entreprises québécoises, tergiversations autour du taux de vaccination requis pour reprendre une «vie normale», épée de Damoclès de la vaccination obligatoire. Tout cela s'avère aujourd'hui inutile , Nous y sommes «pour des années». Et nous devrons vivre avec le virus. Difficile de ne pas penser que cette vie avec le virus pour une population majoritairement vaccinée prend toutes les apparences de la vie avec l'influenza saisonnière. Influenza avec la quelle nous avons vécu pendant des générations.  Ce que nous annonce Christian Dubé,  qui pour une fois sortait seul comme un grand; sans l'aval de la science représentée au Québec par Horacio Aruda. Venant en renfort à Christian, la Trinité sanitaire, faisait une apparition le 7 septembre afin de confirmer les dires du replet ministre de la Santé. C'est qu'il n'y aura pas de lumière au bout du tunnel, nous sommes dans  un très long tunnel dont nous ne sortirons pas avant des lunes. Si nous en sortons un jour.
 
 

Saturday, September 4, 2021

Un sport extrême


Classe politique et gent journalistique se sont inquiétées d'une manifestation contre Justin Trudeau politiques par des opposants au passeport vaccinal. Premier de ces hommes politiques, Justin Trudeau a été conduit à annuler la tenue d'une rassemblement de campagne extérieur à Bolton, dans la grande région de Toronto. Justin Trudeau
La classe politique a rapidement serrée les rangs autour du chef du parti libéral, condamnant la manifestation pour sa «violence». «Tout le monde mérite d'être en sécurité pendant la campagne électorale. Je suis vraiment désolé d'apprendre ce qui est arrivé ce soir à M. Trudeau et l'équipe libérale et j'espère que tout le monde va bien», a écrit sur Tweeter le chef néo-démocrate Jagmeet Singh. «La campagne conservatrice condamne l'utilisation d'un langage obscène et extrême par certaines personnes qui manifestent contre les évènements de M.Trudeau[...] Ça devrait être une expérience positive, quelle que soit leur affiliation politique», a pour sa part écrit le Parti conservateur du Canada, avant l'annulation de l'événement. Les manifestants, il y en avait quelques dizaines , étaient plus nombreux que les sympathisants libéraux. Pour ce qui est de la «violence», il suffit de dire que les manifestants ont crié des obscénités à Justin Trudeau; notamment des «F*ck Trudeau»et lui ont fait des doigts d'honneur.
 

 
 
 
Nouvelle Expérience pour Justin Trudeau, plus familier des bains de foule chaleureux et des selfies.Il a déclaré: «Dans mes années en politique, les douze ans que j'ai faits ici, mais aussi que j'avais vu avec mon père, j'ai souvent vu des manifestants, j'ai souvent vu des gens fâchés, Je n'ai jamais vu ce degré de colère. » Environ 150 manifestants étaient présents autour du stationnement d'un hôtel ou le discours devait avoir lieu à Bolton, vendredi. Ils ont passé deux heures à scander des slogans contre la vaccination à balancer des injures à l'endroit du chef libéral, tout en défiant le périmètre de sécurité qui ne tenait qu'à une corde. Les renforts policiers étaient manifestement insuffisants. La situation était telle que les organisateurs ont décidé de déclarer forfait et d'annuler l'évènement. M. Trudeau a finalement prononcé son discours et a réagi à la situation devant les journalistes et ses candidats de la région, à quelques kilomètres de là dans un parc de Brampton. (Justin Trudeau: «Je n'ai jamais vu ce degré de colère», La Presse, 27 août). 
On pourra admirer les réactions de nos hommes politiques, lorsque la colère du peuple, à tout le moins, d'une partie de celui ci, s'exprime. Le peuple n'a pas le droit d'exprimer sa colère en termes bien sentis. La politique canadienne ne peut être que consensuelle ou pour parler franchement, émasculée et châtrée. La colère du peuple ne saurait si exprimer en terme «obscène et extrême», même lorsqu'elle est justement extrême. Il faut remercier les manifestants de Bolton de nous rappeler que la politique peut être un sport extrême.

Wednesday, May 5, 2021

Local et international


Alors que la vaccination contre la COVID 19 apparaît à certains comme la prémisse d'un retour à la normale. Cette aube possible ne dissipe pas certains nuages planant sur la tête des Canadiens. «Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré en point de presse mardi que que son gouvernement était «en train de regarder si des certificats de vaccination seraient utiles ou nécessaires pour voyager une fois qu'on aura passé à travers cette pandémie. Quand aux preuves de vaccination pour des activités à l'intérieur du pays, le Dr Njoo a expliqué que des discussions étaient toujours en cours et que le Canada gardait les yeux ouverts sur ce qui se faisait ailleurs dans le monde» (La question du passeport vaccinal toujours en l'air, Journal de Montréal, 4 mai). Il faut souhaiter que l'idée du passeport vaccinal n'aille pas plus loin qu'un passeport requis pour les voyageurs. Et qu'il ne soit pas étendu aux Canadiens demeurant au pays.  Que quelques globetrotters acteurs actifs de la mondialisation et de la globalisation ou quelques los tabarnacos amateurs de pina colada se munissent de passeports vaccinaux est largement suffisant, la majorité des Canadiens pourront très bien vivre sans cet accessoire. Il faut éviter que nous passions de l'international (globetrotters et los tarbarnacos) au local (la population canadienne).
 

 

Friday, February 26, 2021

Sus à nos libertés

 


Pour certains, la pandémie semble être un utile prétexte à s'attaquer à nos libertés. Nous avons eu droit au confinement, aux masques, au couvre-feu. N'étant visiblement pas en panne d'imagination, les adorateurs de la Santé publique semblent plancher sur un projet de «passeport vaccination». «Le ministre de la Santé publique Christian Dubé a confirmé jeudi en point de presse que le gouvernement évaluait cette possibilité, à l'instar de plusieurs autres pays du monde. «Pour moi, un passeport vaccination digital, c'est tout à fait normal. On a des équipes qui sont en train de regarder ça» a-t-il laissé entendre.[...] Un «passeport vaccinal» permettrait aux Québécois qui ont reçu le vaccin contre la COVID-19 d'assister à certains évènements ou d'accéder à certains lieux.» (COVID-19 : Québec envisage l'implantation d'un «passeport vaccination» » ( Journal de Montréal, 25 février)  Ce passeport vaccinal apparaît surtout comme une première étape vers la vaccination obligatoire. Ce passeport vaccinal permettrait de marquer et de stigmatiser définitivement les anti vaccins et au-delà de la fin du confinement et de la levée du couvre-feu, de s'assurer de leur condamnation à une forme subtile de confinement. Les interdire de séjour à certains évènements et dans certains lieux, n'est-ce pas les reléguer à la maison. Le ¨passeport vaccinal» pourrait porter d'autres mentions de nature sociale, ledit passeport pourrait faire mention que le «mauvais sujet» a aussi été vu dans des manifestations anti masques et qu'il a été actifs sur des forums anti masques. Sans compter un jour des mentions indépendantes de la crise sanitaire(ville ou région d'origine, opinions politiques, etc.) nous serions alors en présence d'un passeport intérieur  comme en connaissait l'Union soviétique et comme le passbook sud-africain. Une attitude à rapprocher des maires jouant aux potentats locaux (un comportement qui fait penser à Valérie Plante appelant les Montréalais à dénoncer leurs voisins en cas de rassemblements privés) et appelant de leurs voeux, l'établissement de barrages routiers. 
 

 
 
C'est ceux là mêmes qui doivent défendre nos libertés qui sont les premiers à les menacer et à courir sus à nos libertés.

Wednesday, December 23, 2020

Malheureusement

 


Le ridicule ne tue pas. S'il tuait, nous devrions déplorer la disparition de François Legault victime consentante de son plus récent point de presse; celui du 20 décembre. Point de presse qui a vu François Legault animé ce point de presse aux côtés du Père Noël. Y a-t-il dans l'entourage du premier ministre un conseiller en communication ayant suffisamment d'influence pour dire à François Legault qu'il se couvre de ridicule en se prêtant à de telles gimmicks et qu'il dévalue à terme l'ensemble de sa communication covidienne et qu'il vérifie l'adage voulant qu'il vaut mieux se taire et paraître idiot que de parler et d'en donner la preuve. Legault a choisi de parler à lui de vivre avec sa décision. Le gouvernement avait annoncé un point de presse devant prendre la forme d'une conversation avec des enfants.
Qu'avons-nous appris au terme de cette exercice: «Le pôle Nord étant toujours en zone verte, le père Noël pourra comme à son habitude distribuer les cadeaux dans la nuit du 24 au 25 décembre, a annoncé dimanche le premier ministre François Legault lors d'une conférence de presse très spéciale aux côtés du mythique personnage à la barbe blanche. Pour l'occasion, les enfants avaient remplacé les journalistes et ils en ont profité pour bombarder de questions le premier ministre et le Père Noël en lien avec la pandémie. «Est-ce que c'est possible de laisser des biscuits et un verre de lait au Père Noël?» a notamment demandé la petite Raphaëlle, 7 ans, lorsqu'elle s'est avancée au micro.» (Distribution des cadeaux: le père Noël est un service essentiel, tranche Legault, Journal de Montréal, 20 décembre) François Legault doit gouverner le Québec à travers une crise gravissime, mais il trouve le temps de :donner une conférence de presse aux enfants et de donner par ce biais, de la substance à un personnage imaginaire qui est surtout une création commerciale et le produit de l'imagination des publicistes de Coca Cola. Ils s'en trouvera pour trouver l'initiative cute, quelle est l'âge mental moyen de la population déjà? Quelqu'un me chuchote 12 ans.
 

 
 
Parlant de cadeaux, François Legault n'a pas jugé bon de rappeler aux enfants de demander et d'offrir des cadeaux tirés du panier bleu, une distraction à mettre probablement sur le compte de la présence du Père Noël à ses côtés.

Saturday, December 5, 2020

Comme s'il ne le savait pas


Les Québécois s'en doutaient et il ne doit pas s'en trouver beaucoup pour être surpris. Le couperet est tombé, François Legault retire ses billes de son «pacte moral» et annule les deux rassemblements de Noël qu'il nous avait généreusement accordé. François Legault voit bien les chiffres des infections à la COVID-19 depuis le début du mois de novembre, il devait nous faire connaître sa décision sur les «rassemblements de Noël», le 11 décembre. Il frappe  le grand coup, une semaine à l'avance en annulant lesdits rassemblements. Comme s'il ne savait pas que dans la perspective qui est celle de son gouvernement, les données de la Direction de la Santé publique s'avéraient inquiétantes. François Legault n'a jamais joué honnêtement le jeu de son «pacte moral», (voir sur ce blogue Le tricheur 30 novembre),  Il ne se trouvait d'ailleurs pas dans la position du joueur, mais ans celle du croupier, brassant et distribuant les cartes et contrôlant les mises.
 

 
 
 
Dans cette histoire des rassemblements à Noël, François Legault ne se contente pas de se comporter en tricheur; il se comporte carrément en Cross***. Comment qualifier autrement un homme qui nous propose un Pacte dont nous découvrons aujourd'hui  que c'était fondamentalement un «pacte immoral» pacte permettant de donner puis de retirer de la même main, quelques heures de répit pour nos parents et grands-parents. À noter, dans cette dérobade, le premier ministre affirme: «C'est une décision gouvernementale, ce n'est pas une demande de la Santé Publique » at-il précisé.(COVID-19: Québec renonce aux rassemblements durant les fêtes, Journal de Montréal, 3 décembre) François Legault craint-il les réponses que le docteur Arruda pourraient donner aux parlementaires s'il devait témoigner devant ses derniers de sa gestion de la crise. Suprême ironie d'un gouvernement se dirigeant «au doigt mouillé»; «Les Québécois vivant seuls pourront recevoir la visite d'une personne à la fois durant les Fêtes, comme c'est actuellement le cas. Le premier ministre a même encouragé les Québécois à le faire.
« C'est encore plus dur dans le temps des Fêtes d'être seul. Allez-une personne à la fois- visiter une personne seule et faites attention. Portez un masque, restez à deux mètres et , idéalement, ne restez pas trop longtemps » at-il demandé. » À quelle heure faut-il arriver, Monsieur Legault?

Monday, November 30, 2020

Le tricheur

 



La moindre personne familière avec le droit des contrats sait que les parties contractantes ne peuvent unilatéralement modifier les dispositions d'un contrat. C'est pourtant ce qu'à fait François Legault en changeant les termes du «contrat moral » qu'il considère avoir conclu avec les Québécois. Son «contrat moral» n'aura pas tenu une semaine et François Legault a rapidement assorti ce contrat de dispositions en restreignant beaucoup l'intérêt et la portée de ce «contrat»; Les quatre jours initiaux n'ont pas tenu longtemps, nous disposeront pour Noël de deux rassemblements pouvant compter dix personnes maximum:»Je comprends que ce n'est pas noir ou blanc», a-t-il affirmé en conférence de presse. Il a ajouté que la Santé publique avait d'abord recommandé au gouvernement de permettre des rassemblements sur une période de quatre jours, puis a récemment précisé qu'il était préférable que les familles québécoises se rassemblent seulement deux jours entre le 24 et le 27 décembre. «Au début de la semaine dernière, la Santé publique m'a dit quatre jours ; à la fin de la semaine dernière, ils m'ont dit deux jours», s'est-il défendu.» [...] Lorsque Le Devoir a demandé au Premier sur quoi s'appuyaient les modifications à son «contrat moral», il a répondu qu'il n'était «pas le spécialiste» et a relayé la question au directeur national de santé publique, Le Dr Horacio Arruda.» (Le «contrat moral» des fêtes a changé , reconnaît Legault Le Devoir, 27 novembre). À qui François Legault fera-t-il croire qu'il ne connaissait pas les réticences du Dr Arruda sur ces quatre jours; les deux hommes se côtoient quotidiennement depuis des semaines. Ce changement de cap confirme la sujétion complète du premier ministre à la direction de la Santé publique. Avant de s'engager auprès des Québécois, François Legault devrait vérifier auprès du Dr Arruda ce qu'il peut proposer aux Québécois comme «contrat  moral», en se souvenant du dicton voulant que: «Si tu me trompes une fois, honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi». 



Wednesday, November 25, 2020

Avantage :Cerfs


À mesure que nous avançons en ces temps pandémiques nous faisons des découvertes dont certaines s'avèrent inquiétantes. Le Devoir a levé l'un de ces lapins inquiétants récemment.
Le quotidien nous apprenait ainsi qu'au cours de l'été 2020, certains personnes en arrêt cardiorespiratoire n'ont pas été réanimés par les ambulanciers. «Pendant 5 mois certaines personnes en arrêt cardiorespiratoire n'ont pu être réanimés par les ambulanciers en raison d'une directive instaurée à Montréal et Laval pour éviter une surcharge des unités de soins intensifs. Or la directive a été maintenu jusqu'au 21 septembre, malgré un retour à la normale dans les hôpitaux cet été [...] «Les patients ayant les plus faibles chances de survie et demandante plus de soins seront «délaissés» pour permettre traiter le plus grand nombre possible . Dans ces conditions, le bien commun prime sur les soins individuels» peut-on lire dans le protocole ministériel destiné à Urgences -Santé entériné le 24 avril dernier par le Collège des médecins. Seuls les enfants, les femmes enceintes et les cas d'hypothermie ont échappé à l'application de ces mesures extrêmes, destinées à protéger la capacité de «soins intensifs à Montréal Laval au plus fort de la pandémie. Le maintien de cette directive jusqu'en septembre a causé certains remous au sein des des para médicaux, sommés de ne plus intervenir auprès de certaines victimes. «Le plus difficile , ça été la détresse et la colère des familles et des proches, surtout lorsque la personne avait 30 ou 40 ans», raconte un technicien ambulancier qui a demandé l'anonymat. Ce n'est qu'à la fin de l'été, après des pressions répétées du syndicat auprès d'Urgences-santé et du ministère de la Santé, que le protocole a été abandonné.» (Certains patients n'ont pas pu être réanimés par les ambulanciers cet été, Le Devoir, 23 novembre). L'information naguère suscité de réactions, Le ministre de la Santé, Christian Dubé, visiblement peu intéressé par la nouvelle a réagi en bon technocrate, d'abord soucieux, de ne pas monter au front: «par la voix de son attaché de presse, le ministre de la Santé, Christian Dubé, s'est défendu en faisant valoir que la directive controversée avait été soumise à l'attention de sa prédécesseur, l'ex-ministre de la Santé, Danielle McCann, avant son entrée en poste . « nous tenons à rassurer la population: cette directive n'existe plus dans le réseau» a souligné l'attaché de presse du ministre, Marjorie côté-Boileau. «La pandémie a engendré des décisions administratives qui sont crève-coeur, a-t-elle ajouté par écrit. La Dre Élyse Berger, la directrice médicale nationale qui a établi cette directive, a pour sa part défendu bec et ongles en entrevue au Devoir cette mesure, adoptée après discussion avec les directeurs médicaux régionaux et le Collège des médecins pour préserver la contamination des ambulanciers et une surcharge des unités de soins intensifs. Seule la région de Montréal la toutefois mise en vigueur , d'avril à septembre, ciblant les patients en arrêt cardiorespiratoire en asystolie (absence de pouls) depuis deux minutes. La Dre Berger qui concède ne pas disposer de chiffres à ce sujet. Cet «arrêt de manoeuvres intensifiées» n'aurait touché qu'un nombre infime de patients selon la Dre Berger.» ( Tollé contre la directive de non-réanimation, Le Devoir, 24 novembre). Alors que la Chambre des Communes débat de la question de l' »aide médicale à mourir», le ministère québécois de la Santé a réglé le problème, on euthanasie dans les ambulances pour «sauver» le système de santé. Que meure le patient pour que vive le système et probablement le gouvernement. Pas de « contrat moral » dans les ambulances d'Urgences -santé dans la région de Montréal.




Il y aurait beaucoup à dire sur cette décision administrative et le courage de Danielle McCann et Christian Dubé, sans même parler de courage politique, force est de constater l'absence de courage personnel de l'une et de l'autre, peu soucieux de faire face à la musique et pour Christian Dubé plus prompt à se cacher dans les jupes de son attaché de presse. Comme il y aurait beaucoup à dire sur l'humanité du Collège des médecins, véritables p*****s du ministère de la Santé.
Pendant ce temps, une partie de la population québécoise s'émeut pour le sort de seize cerfs du parc Michel-Chartrand à Longueuil, question rapidement réglée, les cerfs en question seront relocalisés et non euthanasiés comme le prévoyait la Ville de Longueuil.  Heureux cerfs et, avantage cerfs.  Alors que la Chambre des communes débat encore du projet de loi C-7, sur l'aide médicale à mourir, le Québec, grâce soit rendue à Véronique Hivon, vit apparemment très à l'aise avec l'idée de l'euthanasie. Une idée visiblement entrée dans les moeurs au Québec.

Monday, November 9, 2020

Un conte de Noël

 


N'est pas Charles Dickens qui veut. François Legault en donne aujourd'hui la navrante preuve en faisant publier dans les journaux du Québec une lettre ouverte.





Lettre qui commence par les mots suivants: » La première neige est tombée et il fait noir de bonne heure. C'est novembre. On regarde jouer les enfants. mais au fond de nous-mêmes, on le sait, l'hiver ne sera pas pareil.» (La vie est plus forte que tout. Journal de Montréal, 7 novembre ).  «C'est ce que j'avais en tête, quand  on m'a demandé pourquoi je voulais qu'on fête l'Halloween. Les traditions sont importantes. Les enfants ont besoin comme nousd'une certaine normalité mêlée de magie. Pour la même raison, je veux qu'on fête Noël au Québec. Ce ne sera pas un gros Noël avec toute la parenté, (à qui la faute, NDA) mais si les grands-parents pouvaient enfin voir leurs petit-enfants, ce seraient une grande victoire.»  Propos savoureux sous la plume de l'homme qui, il y a quelques jours , refusaient les allégements suggérés par la Dre Mylène Drouin, de la Direction de la Santé publique de Montréal (Demandes d'allègements à Montréal:le ministre Dubé craint la confusion, Journal de Montréal, 5 novembre). 
«J'ai tellement hâte de nous voir enfin tous délivrés de ce fardeau. Retrouver les soupers entre amis et les partys de famille.[...] Et si vous vous fatigués ou découragés par moments, faites comme moi et pensez aux enfants . Gardez espoir, parce qu'on sait qu'après l'hiver, les beaux jours reviennent. Même au beau milieu de l'hiver, quand le froid nous transperce, on sait que les beaux jours reviennent toujours. Vous et moi , on sait  Vous et moi , on sait que malgré les épreuves, la vie continue. On regarde rire les enfants et on sait que la vie est plus forte que tout.» Quel esprit a donc visité François Legault? Celui du futur pour nous laisser quelque espoir que nous pouvons rêver à un Noël presque normal.  Cette prose affligeante, digne d'un mauvais motivateur,  nous ne la devons pas au citoyen Legault, mais au premier ministre du Québec car François Legault s'est assuré de signer cette missive à titre de Premier ministre du Québec (il signe en effet «votre premier ministre»).  François Legault, encore une fois, démontre à quel point, il tombe volontiers dans un populisme racoleur (cette fois, il abuse du recours aux enfants et  du retour des beaux jours).  Difficile d'imaginer un Jacques Parizeau se fendre d'une telle lettre, il manque définitivement quelque chose à François Legault. Nous n'avons que faire de ses épanchements de comptable et de son empathie de politicien.  Rendez-nous nos restaurants, cinémas et salles de spectacle, et nous verrons bien pour l'hiver.

Saturday, October 10, 2020

À court d'arguments, diabolisez...


Visiblement dépassé par l'ampleur que prend le mouvement de résistance aux mesures sanitaires édictées par le gouvernement, un gouvernement dont la gestion de la crise du COVID-19 apparaît de plus en plus incohérente (exemple, la gestion de la question des écoleset celle des couleurs attribuées auxrégions). Le gouvernement cherche visiblement à «casser» le mouvement.  Première mesure, l'obligation de porter le masque lors des manifestations qu'ils organiseront. Mesure qui pourrait dissuader les adhérents du mouvement de tenir de telles manifestations, quelle image donnera une manifestation anti-masques réunissant quelques centaines d'anti-masques docilement masqués; le ridicule ne tue pas mais, il peut s'avérer funeste pour un mouvement socio-politique. L'effet n'est pas garanti et il faut faire preuve d'imagination pour vaincre un tel mouvement, il faut notamment s'attaquer à ces fondements intellectuels; manoeuvre délicate car les opposants aux mesures imposées par la santé publique ont pour eux le principe de la liberté d'expression et le droit de questionner les initiatives gouvernementales. Ne diabolise qui veut, il faut pour pour cela des motifs valables dans une société de droit. À ce chapitre, les ressources financières gouvernementales permettront toujours de trouver des laquais et des p****** intellectuelles prêts à se prêter au jeu pour faire ce sale boulot. 
 

 
 
À ranger parmi ces mercenaires intellectuels, le Centre d'expertise et de formations les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) associé au Cégep Édouard-Montpetit. » Le ministère de la Sécurité publique du Québec a accordé une subvention de 40 000$ à un centre de recherche pour étudier le mouvement conspirationniste qui prend de l'ampleur depuis le début de la pandémie de COVID-19. Le Centre d'expertise et de formations les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) aura le mandat d'«étudier les processus de constructions des différents discours conspirationnistes autour de la COVID-19 et leur incidence chez les cégépiens».[...] Le directeur du CEFIR (Martin Geoffroy, NDA) souligne que la population et les médias ont le droit de critiquer les décisions du gouvernement. Mais les conspirationnistes rejettent en bloc les consensus scientifiques, un mouvement inquiétant pour la santé publique. « «Ce n'est pas la même chose quand tu crois que les décisions gouvernement sont guidées par une conspiration mondiale pédosatanique. M. Geoffroy affirme que l'adhésion aux théories du complot peut carrément mener à la radicalisation de l'individu. Il cite l'exemple de Mario Roy, un des leaders des mouvements anti masque et conspirationniste, qui a récemment appelé à «l'arrestation citoyenne»de l'ensemble des 125 députés siégeant à l'Assemblée nationale. Quand tu dis que l'Assemblée nationale est illégale, c'est parce que tu veux renverser le gouvernement. Le chercheur estime d'ailleurs que ce n'est pas un hasard si Mario Roy, ex-figure de proue du groupe ultranationaliste Storm Alliance, est aujourd'hui un leader de cette mouvance, «Il y a du conspirationnisme aussi à l'extrême gauche.Mais au Québec, ça adonne que c'est surtout à l'extrême droite, note-il. La caractéristiques des mouvements extrémistes , c'est de ne pas accepter la société telle qu'elle est et de vouloir la renverser par la force.» (COVID -19: Québec finance une étude sur les conspirationnistes, Journal de Montréal, 7 octobre). Avant d'aller plus loin, interrogeons-nous sur le processus en cours ; remarquons d'abord que l'enveloppe de 40 000$ ne vient pas du ministère de la Santé et des services sociaux ce qui devrait être le cas dans le contexte de la pandémie, mais du ministère de la Sécurité publique, ce qui ne peut qu'accréditer l'idée d'une menace non pas à la santé publique, mais à l'ordre public. Notons aussi que Martin Geoffroy va vite en affaires en citant l'une des ficelles les plus excessives du mouvement conspirationniste, celle de la «conspiration mondiale pédosatanique» et en concluant à partir des propos d'un des leaders des mouvements anti masque et conspirationniste que ces mouvements veulent «renverser le gouvernement», un leader qui fort opportunément a un passé d'activisme dans mouvement ultranationaliste. Il faut penser que nous avons ici le coupable quasi idéal. Le genre d'homme pour »renverser le gouvernement» et «vouloir renverser la société par la force ».  Geneviève Guilbault devra être vigilante, avec un tel homme, La prochaine manifestation antimasques pourraient se transformer en «marche sur Rome»et voir Mario Roy conduire ses sans masques vers Québec comme autant de Chemises noires. La cause est entendue, les conspirationnistes sont des extrémistes, à la rigueur des putschistes sur le point de renverser le gouvernement, dans ce contexte, tous les coups seront éventuellement permis. Au-delà, des masques obligatoires et des constats d'infraction, il y a fort à parier que certains Québécois ne reculeraient pas devant l'idée d'une rafle des participants à la prochaine manifestation anti masques avec photographies de face et de profil des manifestants et prise des empreintes digitales. On ne transige pas et on ne tergiverse pas avec le diable. Dans le même ordre d'idées, à court d'arguments, censurez, ainsi que Facebook l'a fait avec les comptes d'Alexis-Cossette-Trudelle. À court d'arguments, sanctionnez et affectez à des tâches administratives, comme l'a fait le service de police de ville de Laval à l'égard d'un policier «complotiste» (un policier de Laval complotiste, Journal de Montréal, 7 octobre). L'hiver sera long pour la liberté d'expression.

Wednesday, September 30, 2020

Les parias

 


Nous avons appris hier (28 septembre), que des annonceurs avaient décidé de ne plus acheter de publicité à la station de radio CHOI-FM. Le mouvement à été initié par la ville de Québec:» Rappelons que l'administration Labeaume reproche à la station mieux connue sous le nom de Radio X de «faire la promotion de l'opposition aux mesures sanitaires» dans ses émissions alors qu'elle-même(i.e.: la Ville) «investit des millions de dollars depuis des mois pour contrer les effets dévastateurs de cette pandémie».(Discours conspirationnistes: plusieurs annonceurs quittent CHOI Radio X, Le Devoir, 29 septembre ). Déjà discutable, cette prise position politique, car il ne s'agit que de cela, pourquoi l'administration Labeaume instaurerait-elle un régime de censure à l'endroit des «conspirationnistes» et, il faut probablement, le déduire de cette prise de position, les anti masques. Politicien éminemment populiste, Régis Labeaume, a probablement sondé ses urines du matin pour en conclure ainsi à l'unanimité de la population de Québec en faveur des mesures préconisées par la Santé publique; Le reste relève de la méthode Labeaume, Que ceux qui ne pensent pas comme moi, se taisent.

Si la décision de la ville est discutable, elle a rapidement fait école car Hydro-Québec, Desjardins, l'assureur Industrielle Assurance, Pizza royale et le groupe Restos Plaisirs (qui regroupe 7 bannières à Québec, dont les restaurants Cochon dingue, Ciel! et LapinSauté) comptent faire de même. Pour Hydro-Québec la question se pose dans les mêmes termes, de quel droit une société d'état peut-elle juger une partie de la population et censurer ce qu'elle peut entendre et ne doit pas entendre Le mandat premier d'Hydro-Québec est de fournir de l'hydroélectricité aux Québécois, pas de leur fournir ou de les priver d'informations. Faut-il craindre le jour ou un administrateur d'Hydro-Québec décidera qu'il en a assez des «conspirationnistes» et des covidiots et que pour les «dompter» définitivement, il pourrait s'avérer utile de les priver d'électricité l'hiver.




Cet exercice de censure est dans le droit fil de ce que nous vivons au Québec depuis le printemps; après avoir diabolisé les covidiots, les irresponsables, les récalcitrants, depuis des mois, voilà venu le temps de les ostraciser et de les condamner au silence. pour ce faire, il faut isoler les «covidiots» et les transformer définitivement en parias, en véritables intouchables.
Cette mise à l'écart sociale réalisée, le gouvernement pourra conclure que ce silence témoigne de l'adhésion de la population aux mesures édictées  par la Santé publique et que  nous sommes unanimement derrière le gouvernement Arruda-Legault. Ne délaissant pas le tout répressif qui semble être la politique choisie par le gouvernement Legault, nous en sommes maintenant à l'imposition éventuelle d'amendes de 1 000$ pour ceux qui participeraient à des manifestations sans porter le masque, Geneviève Guilbault n'oubliant pas de rappeler qu'avec les frais, ces amendes pourraient grimper jusqu'à 1 500 ou 1600$ et devrait faire réfléchir les éventuels contrevenants( on peut ici, apprécier la profondeur des arguments de Madame Guilbault). Toujours dans le registre du tout répressif , François Legault et Geneviève Guilbault qui avaient écarté l'irruption sans mandat dans les résidences ou se tiendraient des «partys privés»contrevenant aux règles édictées par la Santé publique, reviennent avec le concept de télé-mandats pour procéder à des descentes dans ses résidences, descentes qui, il faut le prévoir seront «couverts» par les médias préalablement prévenus afin de disposer d'images pour les bulletins de nouvelles télévisés du soir ou du lendemain dans un effort médiatique pour illustrer l'efficacité de la méthode et de donner quelques contrevenants en pâture aux bons Québécois «dociles» 
François Legault peut bien affirmer qu'il ne veut pas faire de «martyrs», mais il agit comme un homme qui souhaite en avoir quelques uns à se mettre sous la dent, rien ne nous assure qu'une partie de la population québécoise ne souhaite pas d'ailleurs voir quelques irresponsables et récalcitrants dûment menottés et conduits à Parthenais afin de réfléchir derrière les barreaux. Ceux qui se réjouiront alors se trouveront peut-être bien seuls lorsqu'ils diront «Liberté» dans quelques mois.
Ceux qui pouvaient encore douter de la nocivité des « conspirationnistes» auront reçu une preuve irréfutable en apprenant que Régis Labeaume avait fait l'objet de menaces sur les médias sociaux suite à sa décision de retirer les publicités de la ville de Québec à CHOI Radio X.



Dernier clou dans ce qui devrait être le cercueil des covidiots. Car en définitive qui voudra encore fréquenter des personnages capables de recourir à de telles méthodes.
Après la diabolisation et la censure, la stratégie gouvernementale apparaît claire. Il faut isoler les covidiots et les transformer définitivement en parias, en véritables intouchables.