Wednesday, October 14, 2026

Le Phénix

 


La Coalition avenir Québec (CAQ) tel un phénix, renaîtra-t-elle de ses cendres?

En dépit du caractère implacable du verdict rendu par les urnes au soir du 5 octobre, Il semble que le message n’ait pas été reçu par tous et toutes. Ainsi l’apparatchik en chef de la CAQ, Brigitte Dumont directrice générale et organisatrice en chef de la CAQ semble considérer que la CAQ peut rebondir: «Si le futur de la Coalition avenir Québec (CAQ) ne semble pas reluisant, le parti ne compte pas mettre la clé sous la porte et un chef intérimaire devrait être nommé d’ici le 17 octobre. «C’est le souhait, nous avons 30jours selon la loi électorale afin de pourvoir l’intérim d’un chef en fonction et donc ça se refait assez rapidement pour qu’on puisse après ça basculer vers l’après, vers la préparation, il y a beaucoup de gens qui lèvent la main, donc on veut se structurer pour la relance et aussi vers une course à la direction», mentionne jeudi en entrevue, Brigitte Legault, directrice générale et organisatrice en chef de la CAQ. Les noms de l’ancien ministre de la Sécurité publique Ian Lafrenière et Mathieu Lévesque entre autres circulent.[…] Une réflexion sur une éventuelle course à la chefferie se fera prochainement, mais cela devrait se faire prochainement , mais cela devrait arriver plus tôt que tard, […] Même si la CAQ n’a plus aucun député élu à la suite de l’élection du 5 octobre dernier, il n’a jamais été question de fusionner avec un autre parti ou de tout simplement abandonner. «À l’interne, il y a énormément d’appétit pour reprendre le collier et se relever les manches. Je pense qu’il y a de la place pour un parti comme le notre qui rallie et nationalisme et économie qui a des gens qui viennent d’ascendance libérale, d’ascendance péquiste et autres, de nouvelles personnes.On a 126 candidats qui ont brigué la candidature, plusieurs veulent continuer, donc on a une certaine profondeur et on va l’utiliser. Pour le moment, il n’est aucunement question de fusionner avec personne», souligne Brigitte Legault.» (CAQ: vers un chef intérimaire dès le 17 octobre, TVA Nouvelles, 8 octobre). Brigitte Legault mentionne les noms d’Ian Lafrenière et  Mathieu. (Si j’étais Ian Lafrenière, à titre de ministre de la Sécurité intérieure, je garderais mes mains dans mes poches et je raserais les murs, en sachant que les Québécois ont appris que: «Pas moins de 13 626 mandats d ‘arrestation étaient actifs depuis plus de 365 jours dans la province, selon des données transmises par le ministère de la Justice en début d’année[…]»(Des milliers de Québéois recherchés par les autorités, TVA Nouvelles, 12 octobre). Il appert qu’il n’y pas de Mathieu Lévesque parmi les députés caquistes défaits, mais il y a bien un Sylvain Lévesque parmi ces derniers (obscur député d’arrière ban de la circonscription de Vanier-Les Rivières, S. Lévesque ne est pas représenté en 2026) Si Ian Lafrenière et Sylvain Lévesque sont les cartes dont disposent Brigitte Legault, je ne peux que lui conseiller de laisser les cartes et de se consacrer au tricot.

 

 


 

 

Comme le mythique Phénix, il est à souhaiter pour l’avenir politique du Québec que la «relance» de la CAQ demeure une vue de l’esprit et la Coalition avenir Québec demeure l’amas de cendres qu’elle est actuellement. Les derniers caquistes se sont-ils demandés quel pourrait être le résultats de leurs efforts? Ces efforts conduiront-ils à une «relance» de la Coalition avenir Québec ou à une longue et interminable comme celle de l’Union nationale à la suite de l'élection de 1966?

Friday, October 9, 2026

Québécois, au-delà du nom!

 


Les résultats du scrutin du 5 octobre confirment que le seul parti politique québécois qui peut  actuellement se prévaloir d’un statut national, est le Parti québécois. Non parce qu’il est souverainiste, mais par ce que

lui seul en effet dispose d’élus dans toute les régions du Québec, à l’exception du West Island et de l’Île Jésus (Laval), mais, la question se pose: est-ce que le West Island c’est encore le Québec?





Par l’un de ces mystères dont l’activité politique est friande, le PQ et aussi malheureusement absent de la Capitale nationale. Afin de palier à cette absence de la région de Québec, PSPP jonglerait actuellement avec l’idée de confier la représentation de la région de la Capitale nationale a un ministre non-élu, il semble que le nom de Pascal Paradis (député défait lundi dernier dans Jean-Talon) circule à l’heure actuelle. Les autres formations politiques au Québec sont des formations régionales. 

Malgré les prétentions de Charles Milliard. le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas été en mesure de sortir de ces terres habituelles. Le Parti conservateur du Québec (PCQ) lui semble avoir fait son nid sur la Rive sud de Québec alors que Québec solidaire (QS) ne sort pas des circonscriptions déjà détenues ne réussissant pas à sortir du Plateau Mont-Royal ou de villes disposant d’une population universitaire significative comme Sherbrooke ou Québec. Les partis mentionnés plus haut ne sont pas que des formations régionales, ils apparaissent aussi comme des formations clientélistes: le PLQ ne réussissant pas à être autre chose que le parti des anglos\allos. Alors que QS prend les allures du parti d’une petite coterie woke et vouée aux intérêts d’une clientèle racisée récemment arrivée au Québec (pensons ici à Gisèle Pouce Njall élue, lundi dernier, députée solidaire de la circonscription de Rosemont). Le PCQ d’Éric Duhaime joue aussi la carte clientéliste, en mobilisant lui la «tribu» des croisés d’une révolte populiste\libertarienne contre l’État et le «modèle québécois».

Devant ses formations régionales et clientélistes , seul le Parti québécois apparait, bien au-delà de son seul nom, comme pleinement «québécois»!

Monday, October 5, 2026

Le démiurge et les apprentis sorciers

 


«(Washington) Confrontés à des inquiétudes croissantes sur les dangers de l’intelligence artificielle, les grands patrons secteur ont adopté lundi un code de bonne conduite sur la base du volontariat, sous l’oeil satisfait de Donald Trump, hostile à toute régulation contraignante. Le président américain a ensuite publié sur son réseau Truth Social cette charte, qui tient en une page et comporte cette précision:«Avec le temps, il peut être pertinent de codifier ces étapes sous forme de lois et de régulations.» Après une réunion à la Maison-Blanche , le milliardaire de 80 ans a annoncé devant la presse l’adoption de principes «contraignants sur le plan moral», avec autour de lui une concentration inouïe de pouvoir technologique et économique, «C’est presque comme une Constitution», at-il déclaré, ajoutant avoir lui aussi signé le texte.

Elon Musk (Tesla, X, Grok, Space X), mais aussi Dario Amodei (Anthropic), Sundar Pichai (Google), Mark Zukenberg (Meta) ou Jensen Huang (Nvidia)se sont succédé devant les caméras.[…] Selon le texte publié par Donald Trump, les entreprises s’engagent à mettre en place «quatre niveaux» de contrôle.(Les patrons de l’IA promettent de s’autoréguler, La Presse, 28 septembre). Cette réunion de «patrons» de l’IA à la Maison Blanche n‘a rien de rassurant, elle donne l’impression d’être devant une réunion de loups dans une bergerie. L’autre impression que laisse cette charte non contraignante est surtout celle d’un document donnant aux entrepreneurs mentionnés plus haut la possibilité de jouer à leur aise aux apprentis sorciers avec leur nouveau jouet. 

A l’inconscience du président Donald Trump, on préférera la sapience du pape Léon XIV.

«(Cité du Vatican) 

 


 

Le pape Léon XIV a de nouveau mis en garde mercredi contre la tentation de déléguer aux algorithmes des décisions qui relèvent de la seule responsabilité humaine, dans un contexte d’inquiétude croissante autour des dérives de l’intelligence artificielle (IA). L’inquiétude autour de l’IA est montée en puissance ces dernières semaines, en raison de plusieurs incidents de sécurité et de la propension nouvelle des modèles d’intelligence artificielle à s’améliorer seuls, sans intervention humaine. Le débat porte aujourd’hui sur la capacité du secteur à s’autoréguler. Dans son premier document majeur, l’encyclique «Magifica Humanitas»(Humanité magnifique), publiée en mai, le chef de l’Église catholique avait lancé un puissant appel  à «désarmer» l’IA pour «l’empêcher de dominer l’humain». Le Saint-Siège a également multiplié ces derniers mois les interventions et initiatives en faveur d’une gouvernance internationale de l’IA fondée sur la dignité humaine, notamment dans les domaines du nucléaire, de la culture et de la création artistique.» (Le pape met en garde contre une dépendance croissante aux algorithmes. La Presse, 16 septembre). Entre la «super intelligence»de Donald Trump et l’«Humanité magnifique» de Léon XIV, il n‘y a pas à hésiter longtemps, comptez moi dans le camp de l’«homme en blanc».

Wednesday, September 30, 2026

Un «enfer» pour qui?

 



«(Ottawa) Il est tout à fait dans l’ordre des choses que les grands patrons des Forces armées canadiennes évaluent la possibilité d’une invasion militaire du Canada menée par les États-Unis, même si les deux pays entretiennent «la plus importante relation militaire du monde», affirme le ministre de la Défense David McGuinty. «Tous les militaires du monde entier consacrent du temps à analyser le scénarios qui comportent des risques », a soutenu le ministre McGuinty avant de participer à une réunion du cabinet. Il a ainsi tenté d’expliquer les propos du premier ministre Mark Carney qui, dans une entrevue accordée   au New York Times, mercredi, a confié s’être préparé au cors de la dernière année au «risque extrême» que Donald Trump ordonne une intervention militaire contre le Canada, tout rn décrivant au quotidien américaine relation tendue et en constante évolution avec son homologue américain. Les propos du premier ministre ont rapidement fait le tour des grands médias de la planète. «Ce que le Canada, le militaire, les Forces armées canadiennes ont la responsabilité de faire des analyses approfondies dans tous les domaines », a aussi dit le ministre de la Défense. à l’instar  du premier ministre, M. Mc Guinty a dit juger qu’une invasion militaire du Canada demeure un scénario extrême qui a très peu de chance de se concrétiser.» (Même les scénarios improbables doivent être analysés. soutient le gouvernement, La Presse, 24 septembre)

 


 

 

« Le Canada fait bien de se préparer à une potentielle invasion  des États-Unis, et ce, même si le risque que cela survienne demeure extrêmement faible, selon l’ancien officier des Forces armées canadiennes Éric Sauvé.[…] »Mais à partir du moment ou le président parle de faire de nous un 51e État, le ministère de la Défense nationale doit prendre au sérieux    une telle menace et faire des jeux de guerre pour se préparer à une telle éventualité», a-t-il ajouté.


La «guérilla» privilégiée (en caractère gras dans le texte d’origine)


Pour répondre à une telle attaque, le Canada devrait éviter les confrontations directes et miser sur une attitude rappelant «David contre Goliath», selon l’ancien officier.

«C’est-à-dire qu’on laisse les Américains avoir la suprématie aérienne,(nous n’avons pas à «laisser» la supériorité aérienne aux Américains, ils sauront bien la prendre seuls, NDA), mais ensuite, on se replie profondément, et on attaque de façon asymétrique les Américains dans un style de guérilla», at-il affirmé.» Encore  une fois, tout ça, c’est sur papier, mais le but, c’est de créer un enfer pour les soldats américains, d’avoir des partisans qui sont armés (avec quelles armes? Vous pouvez parier que la première chose que les Américains vont faire, c’est de s’emparer du registre des armes à feu et rendre une visite aux détenteurs d’armes à feu «inscrits» et de les désarmer, au terme de cette opération, ne demeureront armés au Canada que les membres du crime organisé, ce sont ces criminels qu’Éric Sauvé veut voir élever au rangs de résistants et animer «sa» guérilla), d’avoir aussi des Canadiens aux États-Unis qui font des attaques ciblées, du sabotage de la subversion», a-t-il continué.

Le Canada pourrait aussi miser sur l’immensité de son territoire. « Si on sait qu’une invasion s’en vient, on disperserait nos troupes le plus possible. on a un Nord canadien d’une immensité que personne ne peut imaginer.( Monsieur Sauvé, ou les millions de Canadiens que vous appeler  à se réfugier dans le Nord canadien se réfugieront-ils? Lorsque comme le dit, Lafontaine, l’Hiver sera venu? 

Donc, on peut se replier là, (tout à ses «jeux de guerre», Éric Sauvé n’a peut-être jamais pris le temps de regarder des photographies de l’exode de 1940, des photographies décillions de civils  jetés sur les routes de France par l’avance fulgurante des Panzers allemands, c’est cela qu’il souhaite pour les civils canadiens, tenter de gagner le Nord canadien sur des routes encombrée par  des voitures chargées les biens de la famille; empilant pêle-mèle en équilibre instable sur le toit du véhicule familial air fryer et console Nintendo. NDA), on peut aussi laisser des poches de résistance» a-t-il avancé au micro de micro de Mario Dumont. «C’est exactement le concept de guerre asymétrique, c’est-à-dire, on ne peut pas frapper une armée comme ça, mais on peut rendre leur vie tellement difficile qu’il ne voudront plus rester sur leur territoire», a-t-il renchéri.» (En cas d’invasion des États-Unis: le Canada tenterait de créer «un enfer pour les soldats américains» selon un ancien officier, Journal de Montréal, 4 septembre).  


À la lecture des propos d’Éric Sauvé, il faut se réjouir qu’Éric Sauvé soit aujourd’hui un ex-officier des Forces armées canadiennes car si ses propos sont représentatifs du niveau du corps des officiers canadiens, les Canadiens sont en droit de s’interroger sur leur défense nationale. 

Intéressons-nous de plus prêt aux propos de l’ancien officier. L’article du Journal de Montréal ne précise pas le grade et les fonctions d’Éric Sauvé (capitaine des cuisines, major des latrines ou saltimbanque échappé de la série télévisée Les armes sur les ondes de TVA) difficile dans ce cas de juger de la pertinence de son intervention. Ce que je peux conclure, à partir de mes lectures historiques: c’est que la guerre asymétrique prônée par Éric Sauvé ne conduira pas à un «enfer pour les soldats américains», mais plutôt à un «enfer pour les civils canadiens» car il y a fort à craindre que la guérilla préconisée par Éric Sauvé ne donne lieu à une contre guérilla féroce. Guérilla et contre guérilla forment depuis l’invasion de l’Espagne par Napoléon (et l’irruption du terme dans la langue française), le couple idéal pour générer des guerres sales, accompagnées habituellement d’un cortège d’horreurs selon un cycle bien connu, de l’Europe occupée entre 1940 et 1944 à l’Algérie et au Vietnam (toujours les mêmes étapes; occupation, résistance, répression et représailles), Dans ces cas, Goliath a, plus souvent qu’autrement, la main très lourde. Pourquoi Éric Sauvé s’arrête-t-il d’ailleurs en si bonne voie avec sa guérilla? Il faut pousser cette logique de guérilla à sa logique ultime: je m’étonne en effet qu’Éric Sauvé ne pense pas à conseiller aux Canadiens désireux de créer «un enfer pour les soldats américains» en recourant à ce«terrorisme du pauvre»que nos ont fait connaitre les islamistes: Canadiens à vos couteaux de cuisine et  à vos camion-béliers

Saturday, September 26, 2026

L’Autre mot en «n»

 


Contrairement au premier mot en «n»qui fait malheureusement consensus. L’usage de l’autre mot en «n» est limité, pour l’instant, à la seule Christine Fréchette. Éric Duhaime a goûté  le premier à la médecine de la première ministre et a une accusation de natalisme lorsqu’il promis de remettre 100$ par semaine aux parents choisissant de les garder la maison, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) a eu droit au même traitement, après une déclaration ou: «Jugeant «alarmants»les chiffres sur la natalité au Québec, Paul St-Pierre Plamondon a promis d’inverser la tendance et e faire d’un gouvernement du Parti québécois un gouvernement «profamille». «Le taux de fécondité, présentement  au Québec, est de 1,33, a affirmé le chef péquiste. c’est le plus bas de notre histoire.» L‘Institut de la Statistique du Québec le place plutôt à 1,36 pour l’année 2025, égalité avec le taux enregistré en 1986. «Mais lorsqu’on demande aux Québécois combien d’enfants sont souhaités, on arrive à1,9», a ajouté M.St-Pierre Plamondon, promettant de s’attaquer  ce «gap». Le PQ promet ainsi une bonification annuelle de l’allocation familiale de 350$ pour un troisième enfant et de 700 $ pour un quatrième. Pourquoi tracer la ligne au troisième? «C’est que le troisième demande énormément de coûts d’investissement; le quatrième également», a répondu le chef du PQ, rappelant qu’il est lui-même père de trois jeunes enfants, 

 


 

 

«Je le sais, quand on est passé de deux à trois, il y bien des choses qui ont changé. Il a été question de passer trois à quatre, mais on se pose la question: dans quel véhicule? Tu les places ou? Comment est-ce qu’on pouvoir faire une vacance?»(en caractères gras dans le tête d’origine) Dans son «plan famille», le PQ promet également de créer 10 000 places supplémentaires en CPE et de bonifier le RPQA.


Une approche «nataliste», dit Fréchette (en caractères gras dans le texte d’origine)

 Appelée à réagir la cheffe caquiste , Christine Fréchette, a vertement critiqué ces proposition péquistes, jugeant qu’elles s’inscri[vent] clairement dans une politique nataliste. 

«Je pense que ça ne reflète pas ce que souhaitent les Québécoises.»(en gras dans le texte d’origine)

 Christine Fréchette, cheffe caquiste 

(libre à Christine Fréchette d’interpréter les souhaits de l’ensemble des Québécoises à la lumière de son féminisme étriqué.


Elle a aussi associé le Parti conservateur d’Éric Duhaime à une approche «nataliste», lui qui a promis une allocation de 100$ par semaine pour les parents qui gardent leurs enfants à la maison,» La cheffe caquiste a plutôt mis en valeur ses promesses «progressistes» pour les familles, y compris une bonification des places en CPE, prolongement du congé de paternité, ou encore le remboursement des frais de garde à l’école primaire.» (Radio-Canada, Déclin de la natalité: Le PQ verserait une prime aux familles nombreuses, 20 septembre). il n’y a pas des millions de solutions à la dénatalité au Québec: La première et la plus évidente, celle qui s’impose quasi naturellement si j’ose dire; c’est une hausse de la natalité. La seconde, c’est l’immigration dont nous en vivons  au quotidien les fruits amers (crise du logement, prières de rue, foulard islamique, kirpan, École Bedford, etc.)

En s’insurgeant contre les propositions d’Éric Duhaime et Paul St-Pierre-Plamondon, Christine Fréchette se range résolument dans le second camp. Ce n’est pas le nôtre. finalement, le message de Christine est simple: Que disparaisse, à coup de mots en «n», le Québec français (lui-même héritier du vieux Canada français) pourvu que prospère son féminisme idéologique. 

Thursday, September 24, 2026

Canexit

 


Les Canadiens doivent-ils  se faire à l’idée qu’ils vivront peut-être un Canexit dans les années à venir? Le flou artistique persistant entourant le projet de Mark Carney de faire du Canada un membre associé de l’Union européenne soulève à lui seul suffisamment de questions pour alimenter la méfiance des Canadiens à l’égard des ambitions de leur premier ministre. Personne pour l’instant, autant à Strasbourg qu’à Ottawa n’est en mesure de définir ce que pourrait être ce statut de «membre associé». Devant ce fait, la prudence ne s’impose-t-elle pas? Les Canadiens ne devrait-il pas se demander pourquoi les Britanniques ont choisi, avec le Brexit de quitter l’Union européenne et les Islandais ont choisi, eux, de ne pas y entrer s’évitant probablement un Isexit dans quelques années (Pourquoi les Islandais ont-ils dit non l’Union européenne,Radio-Canada, 30 août). Ne sommes-nous pas passés en quelques semaines de la «diversification de nos partenaires commerciaux»à «membre associé»de l’Union européenne?Quelle sera la prochaine étape pour Mark Carney? Cette précipitation devrait faire réfléchir les Canadiens (Le Canada voudrait être «membre associé» de l’UE: des experts sceptiques devant ce statut inédit,Journal de Montréal, 14 septembre. «Membre associé» de l’Union européenne: une coquille vide; Journal de Montréal, 18 septembre) Mark Carney a t-il vraiment les intérêts du Canada à coeur ou se préoccupe-t-il plutôt des intérêts de Mark Carney?


Mark Carney fait actuellement le jars, à Strasbourg, sous les applaudissements des députés du Parlement européen, jouant volontiers de son image de héraut des petits et des puissances moyennes résultant de son discours de Davos. Mais voilà, Le véritable coeur de l’Union européenne ne bat pas à Strasbourg, il bat à Bruxelles. la cuisine de l’Union européenne se trouve à Bruxelles. C’est à Bruxelles, bien plus qu’à Strasbourg, que se cuisinent les normes et règlements qui se superposent aux législations nationales. Normes et règlements cuisinés par les technocrates et les fonctionnaires de L’UE, technocrates et fonctionnaires, non élus et non imputables devant les populations européennes. Au fil d’arrivée, l’UE s’est avérée une nouvelle structure bureaucratique se superposant aux législations nationale existantes, sa réputation de carcan n’est pas usurpée! 

 


 

 

 

Une structure techno bureaucratique à laquelle, les Britanniques ont tourné le dos à l’occasion du Brexit. C’est à ces technocrates et fonctionnaires de Bruxelles que les Britanniques ont dit adieu le 31 janvier 2020.

Et nous devrions à l’appel de Mark Carney, nous comporter en autant de moutons de Panurge et nous précipiter les yeux fermés dans cette structure bureaucratique.

Ni 51e État américain, ni 28e État  membre de l’UE, le Canada devrait s'efforcer de demeurer ce qu’il est avec succès, et sans prétention, depuis 1867, à savoir: Le True North Strong and Free.

Friday, September 18, 2026

Vigilantes

 



Devons-nous craindre que la crise de l’itinérance ne prenne un nouveau visage. 

La cohabitation difficile autour de la Maison Benoît Labre à Montréal nous incite à le croire.





«Un voisin de la Maison Benoît Labre, située dans le quartier Saint-Henri à Montréal, n’en peut plus de la cohabitation difficile avec les itinérants dans le secteur et dénonce des confrontations auxquelles il a dû faire face au cours des derniers mois. « J’habite en face du McDo et j’ai ça dans la face, je n’ai même pas besoin d’allumer la télévision», a lancé d’entrée de jeu Réal Rémillard au micro de Mario Dumont à QUB radio et télé, diffusé au 99,5 FM Montréal, mercredi. «Je vois ça tous les jours, a-t-il ajouté. Bagarre, vente de stupéfiants, prostitution, c’en vient écoeurant. C’est jour et nuit, 24 heures sur 24. M. Rémillard raconte que sa belle-fille travaille au restaurant McDonald’s situé tout près de chez lui, et qu’il se fait un devoir de veiller à ce que les itinérants laissent les employés du commerce tranquilles.»[…] «On est rendu que pour se protéger, il faut en venir quasiment aux coups, parce que ça ne comprend rien, c’est rendu dangereux, a renchéri M. Rémillard. On parle de déménager, de changer de quartier.»(Cohabitation près de la Maison Benoît Labre: Pour se protéger, il faut quasiment tenir aux coups déplore un voisin, Journal de Montréal, 16 septembre). Pour l’instant, ces accrochages sont limités, à des rixes entre individus. Rien ne nous assure, qu’ils vont le demeurer. Il n’est pas impossible de penser qu’un jour des groupes de citoyens excédés décideront de prendre entre leurs mains une justice que les autorités constituées n’exercent pas, et se transformeront en vigilantes. Ce jour-là ces citoyens excédés s’attaquerons à un campement d’itinérants et le démantèleront manu militari, en venant aux coups avec les itinérants habitant alors le campement.  Ce jour-là, les bonnes âmes, déchireront leurs chemises et crieront à des initiatives suscitées par l’extrême droite. Les plus radicaux parleront peut-être même de fascisme. Les bonnes âmes sont déjà à l’oeuvre: «Alors que des voisins dénonçaient «la crise du quartier Saint-Henri devant la Maison Benoît Labre, des Montréalais se sont rassemblés mardi pour une contre-manifestation pour soutenir les ressources en itinérance. Organisée par le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), cette «chaîne de solidarité» a rassemblé une centaine de personnes qui refusent de voir fermer la Maison Benoît Labre»(«On ne peut pas les mettre sur la Lune»: des manifestants demandent plus de ressources plutôt que la fermeture de la Maison Benoît Labre, Journal de Montréal, 16 septembre) Des bonnes âmes promptes à stigmatiser ces citoyens excédés laissés à eux-mêmes devant l’anarchie rampante que représente l’itinérance. Ce sont des militants comme ceux du RAPSIM qui assurent la marche en avant de la chienlit dans nos sociétés.