Saturday, February 21, 2026

Absurdistan

 


Force est de le constater, nous n’habitons plus au Québec. Nous sommes actuellement les citoyens d’un étrange pays, l’Absurdistan, un pays que vous ne trouverez sur aucune carte . Nul de besoin de vérifier vos passeports. Nous sommes passés sans référendum du Canada à l’Absurdistan; brûlant ainsi l’étape du Québec indépendant.

Nul brsoin de vérifier vos passeports , La lecture des quotidiens nous en offre à chaque jour la preuve.

 Preuve la plus récente de ce passage en Absurdistan: «Les coiffeurs et commerce du Québec doivent se préparer à de nouveaux accommodements. Le 5 février, le Tribunal des droits de la personne a condamné un salon de coiffure à verser 500$ d’indemnité à une personne non binaire. Cette dernière se plaignait d’avoir subi un grave préjudice, car on l’obligeait à choisir entre une coupe homme et une coupe femme. Un expert craint une nouvelle crise des accommodements raisonnables.

 


 

 

«C’est surréel», réagit le copropriétaire de station10, Alexis Labrecque, qui possède trois salons à Montréal et Longueuil. « On était choqués. On n’en revenait pas de devoir aller en cour pour ça » raconte-t-il en entrevue avec Radio-Canada. 

De son côté. Alexe Frédéric Migneault (Le [la] plaignante NDA) se félicite d’une victoire «symbolique» qui pourra donner du poids aux prochaines demandes de ce genre: «Il va y avoir un chemin qui aura déjà été tracé. » 

«Le tribunal voulait peut-être marquer l’histoire», croit Patrick Taillon, professeur à la faculté de droit de l’Université Laval qui a siégé au comité des sages sur l’identité de genre formé par le gouvernement du Québec. 

«J’ai peur qu’en essayant de frapper un grand coup, il crée une mauvaise compréhension de jusqu’où va l’accommodement raisonnable.» (en caractères gras dans le texte original). 

Patrick Taillon professeur à la faculté de droit de l’Université Laval 

Monsieur le professeur, n’ayez crainte,  les Québécois sont parfaitement à même de distinguer un accommodement raisonnable d’un accommodement déraisonnable, comme dans ce cas ci.


Ajoutons que les tribunaux des droits de la personne ne sont rien d’autre qu'un système de justice parallèle: parallèle et marginal  par rapport à notre système de justice régulier (Cour du Québec, Cour supérieure, Cour d’appel, Cour suprême ). Ce système parallèle a tout pour attirer une faune d’activistes de tout poil sans jeu de mots (trans, LBGTQ+,wokes). Il est à souhaiter que cette décision soit portée  en appel. 



 Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette curieuse histoire, tournons-nous vers le plaignant, «En février 2003, Alexe Frédéric Migneault souhaite prendre rendez-vous pour une coupe de cheveux et opte pour le salon de coiffure Station10, de Longueuil, sur le chemin de son travail. Station 10 compte plusieurs avantages qui plaisent à Alexe. Le salon facture à la minute et il est possible d’avoir un rabais en prenant rendez-vous par Internet. Alexe déchante en arrivant sur la page web. Il faut cocher l’une des options  suivantes: homme, femme, enfant, barbe ou tresses. Alexe écrit au salon pour demander comment prendre une réservation  sans avoir à s’identifier comme un homme ou une femme. L’équipe de Station10 lui répond que c’est «à titre indicatif seulement ». « Choisissez le service avec lequel vous êtes le plus à l’aise,[…] Peu importe le choix que vous ferez. Il va nous faire plaisir de vous couper les cheveux.» Les courriels joint à la décision du Tribunal montrent qu’Alexe Frédéric Mignault n’est pas satisfait. Alexe réplique être mal à l’aise «d’entrer une information fausse» «à son propre sujet et exprime sa crainte de se faire « mégenrer» par l’employé du salon qui l’accueillera, ce qui l’obligerait « faire son coming out». 

«Le fait de forcer une personne non binaire à choisir entre homme ou femme est une forme d’effacement .» (en gras dans le texte original)

Alexe Frédéric Mignault, dans un courriel adressé  à Station10, en février 2023


Alexe Frédéric Mignault finit par porter plainte à la Commission des droits de la personne et des droits e la jeunesse (CDPDJ). Entretemps. Station 10 lui offre trois coupe gratuites et modifie son site web pour ajouter une option de rendez-vous «non genré», mais Alexe maintient sa plainte.»(un salon de coiffure condamné à payer 500$ à une personne binaire, Radio Canada, 18 février). Foin de «L’effacement», Alexe Frédéric Mignault  a tout de l’activiste en campagne cherchant un prétexte pour «faire avancer»la cause.» Quelle sera la prochaine étape « pour la cause»? Des ciseaux, des séchoirs des fauteuils « non genrés », tout est possible en Absurdistan.

Toute vérité…

 

…n’est pas bonne à dire. «Depuis jeudi soir, M. Bouazzi est vivement critiqué par ses adversaires pour avoir formulé cette déclaration dans un journal local de sa circonscription de Maurice-Richard à Montréal : « L’Assemblée nationale est un espace toxique où tout ce que je dis à mon fils de six ans de ne pas faire — mentir, manipuler, intimider — fait partie du quotidien. » Des propos « partagés par beaucoup de monde », dit Sol Zanetti (La Presse, 20 février). Le gouvernement caquiste demande depuis jeudi soir l’expulsion de M. Bouazzi du groupe parlementaire de QS, l’accusant de mépriser les élus de l’Assemblée et, par conséquent, le peuple québécois. Le Parti québécois (PQ) a également demandé son expulsion.

Vendredi, M. Bouazzi a publié un message sur le réseau social Bluesky pour préciser que ses propos ne « visaient ni l’Assemblée comme institution ni mes collègues personnellement, mais faisaient référence au climat politique ambiant ». La direction de QS estime qu’il n’y a pas lieu de présenter des excuses.

« Les propos de Haroun sur le climat politique sont partagés par beaucoup de monde dans la population », a argué M. Zanetti en point de presse à l’Assemblée nationale.

 


 

« Haroun a exprimé avec franchise son ressenti personnel sur la dureté du travail parlementaire », a commenté la cheffe parlementaire de QS, Ruba Ghazal. Selon elle, les propos du député de Maurice-Richard « ne visaient ni l’Assemblée nationale comme institution ni ses membres », mais portaient « plutôt un regard critique sur le climat politique ».

Je ne sais pas si les propos de Haroun Bouazzi portaient sur l’Assemblée nationale ou sur le climat de travail, pas plus que je ne sais si ses excuses sont sincères ou seulement de convenance. J’ai tendance à croire que le sujet de ses propos concernait bien l’Assemblée nationale et que Sol Zanetti et Ruba Ghazal, solidarité partisane oblige, ont choisi de serrer les rangs autour du député et de faire dévier les critiques inévitables d’une charge contre le climat régnant à l’Assemblée vers une dénonciation plus générale du « climat politique ».

Je suis donc d’avis que c’est de l’Assemblée nationale dont Haroun Bouazzi parlait.

Opinion partagée par le Journal de Montréal. Le journaliste Patrick Bellerose y écrit : « Son co-porte-parole, Sol Zanetti, a fait une déclaration en point de presse. « Il émet un commentaire sur la politique en général », a-t-il assuré. En conséquence, « ce n’est pas une chose qui nécessite des excuses ». Pourtant, la déclaration d’Haroun Bouazzi était sans équivoque et ne visait pas le « climat politique » en général : « L’Assemblée nationale est un espace toxique, où tout ce que je dis à mon fils de 6 ans de ne pas faire — mentir, manipuler, intimider — fait partie du quotidien », confiait-il au journal local » (QS défend les propos de son député Haroun Bouazzi selon qui l’Assemblée nationale est un espace toxique, Journal de Montréal, 20 février).

Déclaration qui donne toute sa saveur à la défense de M. Bouazzi proposée par Sol Zanetti. La sortie d’Haroun Bouazzi, venant d’un homme du sérail, est révélatrice et édifiante sur la qualité d’une classe politique « menteuse, manipulatrice et intimidatrice ». Dans ce contexte, « comme beaucoup dans la population », je crois moi aussi que les élus de l’Assemblée nationale carburent au mensonge, à la manipulation et à l’intimidation. Collectivement, nous méritons mieux. J’ajoute que le tout est souvent un triste et bien peu inspirant spectacle, notamment à la période des questions.

Charles Milliard, si la tendance se maintient

 



Charles Milliard, nouveau chef du Parti libéral du Québec (PLQ) est un inconnu pour la majorité des Québécois. Dans ce contexte, ses premières initiatives doivent être considérées comme révélatrices afin de le découvrir et, pour cette raison scrutées attentivement. Initiative révélatrice, la constitution de sa garde rapprochée. André Fortin (député de Pontiac) accède au poste de chef parlementaire du parti, Marc Tanguay (Lafontaine) sera leader parlementaire, Jennifer Maccarone  (Westmount St-Louis) devient whip en chef de l’opposition officielle. Michelle Setlakew (Outremont Mont-Royal) sera elle, présidente du caucus libéral.

Intéressons-nous plus particulièrement aux nominations d’André Fortin et Jennifer Maccarone. 

 


 

 

André Fortin, on s’en souviendra, a joué le rôle de sparring partner  pour Justin Trudeau, lorsque ce dernier s’est préparé pour le débat télévisé des chefs de 2021.(Le député du PLQ André Fortin a conseillé Justin Trudeau, La Presse, 14 septembre 2021). Voilà, à n’en pas douter un homme bien introduit dans les cercles dirigeants du Parti libéral du Canada.

Jennifer Maccarone n’est pas non plus une inconnue. «L’association des commissions scolaires anglophones du Québec songe à contester la réforme scolaire devant les tribunaux, L’ACSAQ a fait appel à l’avocat constitutionnaliste Michael Bergman pour préparer un éventuel recours. «Il nous a avisé que le projet de loi 86 ne contient rien pour les droits de la minorité anglophone. Personne ne veut aller devant les tribunaux, mais si le projet de loi est adopté, ce sera la prochaine étape pour nous», a confié la présidente de l’ACSAQ, Jennifer Maccarone (Réforme en éducation: les anglophones songent aux tribunaux, Journal de Québec, 22 février 2016).

Le chef parlementaire du PLQ de Charles Milliard sera donc un homme bien en grâce à Ottawa.

Jennifer Maccarone  a visiblement à coeur les intérêts de nos [de ses] concitoyens Anglo québécois, la nominations par Charles Milliard de ces deux «fédéralistes de choc», fait craindre que M. Milliard si la tendance se maintient, ne s’avère un chef libéral aussi fédéraliste que l’était Philippe Couillard. Le futur camp du Non fourbit visiblement ses armes pour le référendum à venir (voir ce blogue, OPA sur le PLQ, 12 février)

Friday, February 20, 2026

Après Tumbler Ridge, que faire ?

 




Dans la foulée de la tuerie de Tumbler Ridge en Colombie-Britannique, faut-il craindre l’émergence d’une nouvelle forme de criminalité. 

«Avant de se rendre à l’écoles secondaire, Jesse Van Rootselaar, 18 ans, a tué sa mère de 30 ans, Jennifer Strang et son demi-frère de 11 ans. Elle s’est suicidée. Plus tôt mercredi, Jesse Van Rootsellar a été présentée par la police comme une personne transgenre, garçon à la naissance, Van Rooselaar avait amorcé une transition il y a six ans et s’identifiait «personnellement et publiquement» comme une femme. 

Sur ses réseaux sociaux, sa mère Jesse Strang dénonçait la transphobie: «Je sais que je ne peux tout contrôler ni protéger mes enfants de tout, mais bon sang, pouvez-vous vous ressaisir pour qu’on ait pas à élever nos enfants dans un monde plein de haine, avez-vous une idée du nombre d’enfants qui se suicident à cause de ça?» a-t-elle notamment écrit dans une publication Instagram, en juillet 2024. La résidence familiale de Jesse van Rootselaar a été liée ces dernières années à «un historique d’appels à la police pour des enjeux de santé mentale». a indiqué Dwayne McDonald, commandant de la GRC pour la Colombie -Britannique. La dernière intervention de la police à son domicile remonte au printemps dernier.»(« Une «grande famille» touchée en plein coeur, La Presse, 12 février).






Les quelques lignes qui précèdent méritent d’être lues attentivement. Anticipant peut-être sur les évènements, sa mère, Jennifer Strang, dénonçait la transphobie et «un monde plein de haine». Si Mme Strang était encore de ce monde; il n‘y a pas lieu de croire qu’elle tiendrait aujourd’hui des propos fondamentalement différents. Pour la mère de Jesse Van Roostelaar les choses apparaissent simples : pour elle, nous serions ultimement et collectivement, responsables du drame de Tumbler Ridge en raison de notre transphobie et de notre haine. Si Mme Strang était encore vivante, je serais prêt à faire l’effort de tenter de comprendre son désarroi de mère, mais pas au point d’accepter la culpabilité collective qu’elle dépose sur nos épaules. 





Comment appréhender le geste de Jesse VanRoostelaar?  Le moins serait d’appréhender ce phénomène avec la plus grande prudence: «Peu de détails ont filtré jusqu’ici sur Jesse Van Rooselaar. Mais quelques éléments laissent penser qu’elle pourrait avoir été isolée, en détresse, voire intimidée. Un cocktail explosif qui pourrait l’avoir poussé à l’acte. «Je ne peux pas vous faire une autopsie psychologique , ce serait long et compliqué», souligne Cécile Rousseau, titulaire de la haire de recherche du Canada en prévention de la radicalisation violente, en entrevue avec La Presse. Mais plusieurs éléments du profil de Jesse Van Rootselaar montrent qu’elle pourrait avoir été dans une position de grande vulnérabilité, ce qui pourrait l’avoir fait tomber dans des discours de glorification de la violence l’ayant poussée à passer à l’acte. «Selon Stéphane Wall, superviseur retraité du Service de police de Montréal (SPVM), il est «exceptionnel» qu’une femme ou une personne trans commette une tuerie. Selon les donnés du Violence Prevention Project, 98% des tueries commises entre les années 1970 et 2024 ont été perpétrées par des hommes. La base de données recense seulement 4 femmes qui ont pris part à des tueries, contre 196 commises par des hommes. 

Pour les personnes trans, c’est encore plus rare. C’est arrivé le 27 mars 2023 dans une école primaire de Nashville, la Covenant School, et le 27 août 2025 dans une église de Minneapolis. Rare, mais pas impossible(NDA) quoiqu’il en soit, «ces personnes vivent plus de discrimination, de violence, d’intimidation, comparativement aux autres jeunes du même âge » indique Cécile Rousseau. « Cela peut créer de la détresse psychologique, mais également de la ajoute colère» ajoute MmeRousseau. Contacté par La Presse, un membre de la famille de celle qu’on soupçonne d’avoir perpétré la tuerie appréciés que « sa mère a essayé pendant des années de lui faire obtenir une aide psychologique, en l’emmenant à plusieurs reprises dans des services psychiatriques». (Une détresse potentiellement explosive, LaPresse,12 février) Peut-être pas si rare que cela finalement, si l’on se fie à une information nous provenant aujourd’hui (17 février) des États-Unis: «La personne qui serait responsable de la fusillade survenue lundi dans un aréna du Rhode Island, aux États-unis, lors de laquelle trois personnes sont mortes et trois autres blessées, a été identifiées par les policiers. La cheffe de la police de Pawtucket, Tina Goncalves, a révélé que la personne suspecte serait Robert Durgan, âgé de 56 ans, qui aurait transition et serait aussi connue sous le nom de Roberta Esposito, selon plusieurs médias américains.[…]Les archives indiquent également que la personne suspectée avait subi une chirurgie de réassignation sexuelle et présentantes caractéristiques de personnalité «narcissique» ainsi qu’un «trouble de la personnalité». […]Une source de Fox News rapporte qu’elle  aurait abattu sa femme et ouvert le feu sur deux de ses enfants avant de se donner la mort. Elle aurait également tiré sur son troisième enfant, toujours hospitalisé au moment d’écrire ses lignes.» (Fusillade mortelle dans un aréna au Rhode Island: ce que l’on sait de la personne suspectée d’avoir ouvert le feu, Journal de Montréal, 17 février)

Devant l’instabilité potentielle de certains transgenres, la sagesse ne devrait-elle pas nous inciter à considérer chaque transgenre comme une «bombe en puissance» potentielle?

N’avons-nous pas comme société le devoir de nous protéger? Pourrions-nous, par exemple envisager la possibilité d’interner certains trans en institutions psychiatriques afin de protéger la société et de les protéger contre eux mêmes. Cet internement ne pourrait avoir lieu que suite à un examen judiciaire de chaque cas et l’internement aurait lieu uniquement si une tribunal statue que le trans entendu représente une menace pour lui ou pour la société. Avec un tel mécanisme, Jesse Van Rootsellar, sa mère, son demi-frère, huit écoliers et une aide-éducatrice seraient peut-être encore de ce monde. 

Tuesday, February 17, 2026

Selon que vous étudierez à Montréal, ou en région!

 



Le Journal de Montréal et le Journal de québec nous révèlent aujourd’hui (13 février) des chiffres qui devraient inquiéter ceux qui se préoccupent de la condition de la langue française au Québec.

«Le taux de réussite des cégépiens à l’épreuve uniforme de français est en baisse, révèle la toute nouvelle édition du Palmarès des cégep du Journal. […]La proportion d’étudiants qui ont réussi cet examen, obligatoire pour l’obtention du diplôme d’études collégiales, est passée de 87,9 % à 82, 9% depuis 2019. […]Cette tendance peut s’expliquer par la pandémie, qui a bousculé les apprentissages, et par l’augmentation du nombre de cégepiens dont le français n’est pas la langue maternelle, indique ministère de l’Enseignement supérieur.»(Des cégépiens en arrachent en français: le taux de réussite est en baisse révèle la nouvelle édition du Palmarès des cégep du «Journal», Journal de Montréal, 13 février) Révélation intéressante: Ces «cégepiens dont la langue maternelle n’est pas le français» ne se fracisent pas au Cégep, pire ils contribuent , si l’on veut me permettre le néologisme; ils participent à la « défrancisation » des cégépiens francophones. 


 

 

Ces «cégepiens dont la langue maternelle n’est pas le français» doivent donc être tenus pour un élément nuisible à la pérennité du français au Québec. L’explication fournie par le ministère de l’Enseignement supérieur présente un intérêt certain, mais elle mérite d’être complétée pour prendre tout son sens. Pour cela, il faut se reporter à un  autre article du Journal de Québec sur la même question. Cet article paru sous le titre«Palmarès 2026: voici le top 5 des cégeps les plus performants en français »(Journal de Québec, 13 février), nous y apprenons que le cégep de Sorel-Tracy termine bon gagnant de ce palmarès. Suivi, dans cet ordre, par les cégeps de Granby, de Beauce-Appalaches, de Saint-Hyacinthe et le cégep de Lanaudière à Terrebonne. Première constatation , ces institutions d’enseignement sont toutes situées hors de ce véritable «triangle des Bermudes» pour le français qu’est la région Montréal-Laval. À la lumière de ces données. nul besoin d’être grand clerc pour conclure que la perennité d’un français digne de ce nom chez nous (ce qui exclut les formules bâtardes du style Bonjour-Hi) passe par la survie du «Québec profond». Malgré cette évidence, il s’en trouvera encore pour nous servir cette dangereuse fadaise de la régionalisation de l’immigration. Il faudra un jour leur clouer le bec avec la proclamation d’un Québec indépendant et son indispensable corollaire, celle d’un Québec unilingue français.

Sunday, February 15, 2026

Nauséabond

 



L’affaire Epstein nous apporte chaque jour de nouvelles révélations et c’est quotidiennement que l’on voit de nouvelles têtes rouler. Ceux qui tombent ne sont pas, loin s’en faut, des Pierre, Jean, Jacques pas pour reprendre l’expression populaire québécoise. 

 


 

 

Depuis les débuts de l’«affaire», le nom du président américain en exercice est apparu dans les Epstein Files, le nom du prince Andrew a été offert à la foule, Même la paisible Norvège, n’est pas épargnée par l’affaire, la princesse héritière Mette-Marit est sous enquête, de même que l’ex-premier ministre Thorbjorn Jagland. Retour au Royaume-Uni l’ex-ambassadeur britannique à Washington, Peter Madelson, a remis sa démission au gouvernement Karmer, ébranlant au passage ce dernier. La France n’est pas épargnée. l’ancien ministre socialiste de la Culture, Jack Lang a quitté la direction de l’Institut du monde arabe  qu’il occupait depuis 2013.  Nous sommes indiscutablement en présence de « beau monde », ma mère dirait, une « belle classe » de gens .

Que du «beau monde» en définitive. Cette hécatombe de têtes couronnées et de dignitaires dégage un parfum qui lève le coeur. Ce «beau monde», et ses effluves nauséabondes, apparaît bien faisandé et les politiciens et les formations populistes qui font progressivement  leur apparition un peu partout apparaissent  comme une réaction saine populaire du «vrai monde» et de la « majorité silencieuse » contre des élites décadentes, comme le dit l’expression populaire: le poisson pourrit par la tête. L’affaire Epstein nous permet de réaliser ce que cette expression à de vrai.

Thursday, February 12, 2026

OPA sur le PLQ

 



C’est aux historiens que reviendra la tâche de nous livrer la clé l’ «épisode Rodriguez» qui a secoué le Parti libéral du Québec (PLQ).

Pour l’heure, nous en sommes réduits à formuler des hypothèses. 

Pablo Rodriguez considère pour sa part qu’il a été victime d’un putsch (dans cette hypothèse, Pablo Rodriguez nous demande de croire que l’agent principal de ce putsch  serait Marwah Rizky. «Pablo Rodriguez ne cherche pas longtemps ses mots, en ce lundi neigeux de janvier, un mois après sa démission fracassante du PLQ pour expliquer ce qui lui est arrivé avant Noël: il a été victime, à l’échelle du PLQ, d’un coup d’État, rien de moins, assure-t-il au bout de l’ilot qui domine sa cuisine, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal. «Le congédiement de Geneviève Hinse était un putsch contre moi. c’était un geste grave.»

 


 

 

Quelques minutes avant de commettre ce geste grave, celle qui a allumé l’incendie qui allait conduire la chute du chef s’apprêtait pourtant à dire à L’actualité tout le bien qu’elle pensait de celui-ci. Marwah Rizqy avait été le soutien le plus prestigieux de Pablo Rodrigue lors de la campagne au leadership du Part libéral du Québec, quelques mois plus tôt. Il l’avait récompensée la nommant cheffe parlementaire. »(L’ascension et la chute de Pablo Rodriguez, L’actualité, mars 2026)

Plaise à Pablo Rodriguez de penser qu’il est victime d’un putsch. Cette hypothèse a l’avantage d’éviter Pablo Rodriguez de s’interroger sur sa part de responsabilité dans sa chute. Cette hypothèse soulève immédiatement une question: s’il y « coup d ‘état» à qui profite ce «coup d’état»? 

Sans constituer une réponse à cette question, un article paru dans le Journal de Montréal,  soulève une question intéressante. Le PLQ aurait-t-il fait l’objet d’une OPA? C’est du moins ce que l’on pourrait croire à la lecture de: «La «petite armée» de Pablo Rodriguez a déserté le PLQ », «Les proches collaborateurs de Pablo Rodriguez qui auraient obtenu des emplois stratégiques à l’Assemblée nationale au Parti libéral du Québec (PLQ) ont tous quitté le navire depuis le départ du capitaine. Parmi eux se trouvent d’anciens employés des cabinets de M. Rodriguez à Ottawa qui avaient laissé leur emploi afin de militer pour leur patron à titre de bénévoles dans sa course à titre de bénévoles. Le grand frère dans la course à la direction du PLQ.[suit l’énumération nominale d’un certain nombre de ces bénévoles: « C’est le cas de Marie-Laurence Lapointe, une ex-employée du cabinet du lieutenant Québec sous M. Rodriguez qui avait été nommée organisatrice en chef du PLQ pour le élections de 2026.]»(La «petit armée » de Pablo Rodriguez a déserté le PLQ,  Journal de Montréal, 5 février). Pourquoi Ottawa lancerait une OPA sur le PLQ? Pourquoi une telle manoeuvre au sein de la «grande famille libérale»?  Pour ramener sous les jupes du PLC, un PLQ proprement domestiqué?

Une manoeuvre destinée, dans la perspective d’un troisième référendum, à éviter la répétition du référendum de 1995 avec un Daniel Johnson, alors chef du PLQ, ruant dans les brancards sous la tutelle des Trudeau et Chrétien. Si nous 

À moins qu’il ne s’agisse de militants plus prosaïquement attirés à Québec par la perspective de juteux fling-flang.

Faut-il considérer cette OPA comme un message que passerait les instances du Parti libéral du Canada aux responsables du PLQ  en raison du référendum à venir? Dans ce cas,Charles Millard devra se considérer comme un homme averti et oublier toute velléité de nationalisme « robert-bourassien» (lire sous la plume d’Antoine Robillard, Charles Milliard aura du mal être un Bourassa contemporain, Journal de Québec, 13 janvier) le grand frère fédéral ne tolèrera pas de velléités de nationalisme québécois de la part des libéraux québécois. Ces derniers devront se tenir bien droits, le doigts sur la couture du pantalon, devant les responsables fédéraux du futur Comité du Non.