Saturday, March 14, 2026

Bienvenu au Franc-renard

 



Vous êtes un lecteur régulier de ce blogue? Vous êtes nationaliste, identitaire et indépendantiste? Alors la nouvelle revue Le Franc-renard revue séparatiste lancée par Nouvelle Alliance, le 7 février dernier, est pour vous Comme Nouvelle alliance Le Franc-renard se veut nationaliste, identitaire et unitaire. Vous vous demandez probablement, ce qu’est un franc renard? Un franc renard est cet instrument de travail qui servait aux draveurs à débloquer les embâcles qui pouvaient se former lors du flottage de la pitoune au printemps. C’est donc un objet profondément associé à notre culture et et au mode de vie de nos ancêtres). C’était l’outil de travail d’hommes libres, courageux et audacieux. J’ai sous les yeux, le Numéro 1 du Franc renard. Physiquement, c’est une revue qui se présente très bien, une réalisation vraiment professionnelle. Le No 1 offre 74 pages, format 81\2 X 11pouces, reliure à l’allemande (dos carré), la revue est d’une lecture agréable, chaque page bien aérée se présente sur deux colonnes, la police choisie est agréable de lecture. Dans ce premier numéro du Franc-renard, il faut lire le mot du président. François Gervais, président de Nouvelle Alliance y écrit: «Cette revue en est une de combat. Nous sommes les serviteurs de notre patrie, nous avons fait le choix conscient de porter sur nos épaules l’avenir d’une nation que nous estimons sacrée.[p. 5] À lire aussi, le mot du Rédacteur en chef, Jean-François Carrier y forme un voeu que nous ne pouvons que partager entièrement avec lui:  «Nous espérons qu’un lectorat fidèle et affamé sera au rendez-vous et qu’en trouvant dans les pages du Franc-renard des propos qu’il ne saurait trouver ailleurs, il sentira le devoir de nous soutenir et de nous accompagner sur le sentier que nous débroussaillons [p.6]

Le lecteur trouvera dans le Franc-Renard, la plus récente mouture du Manifeste de nouvelle Alliance, sous-titré: De l’anomie à la Restauration Nationale. "face à cette minorisation, il serait aisé de céder à la colère et à l’angoisse, ce n’est pas notre cas. Malgré nos tripes nouées[…] Nous mettons nos énergies dans la camaraderie et dans l’action, dans l’rengagement  et dans la confiance.[…] [p. 8]

S’il y a un texte incontournable à lire, un texte dont la lecture ne saurait être trop recommandée, c’est le texte Bleu véritable: le conservatisme national québécois, signé Jean-Philippe D. Warren[pp. 19-31]. Alors que Mark Carney nous lanterne avec sa diversification, Francois Dumas explore une avenue que pourrait emprunter un jour un Québec indépendant:Les BRICS? Pourquoi pas?[p. 43-46]          

 


 

                                                  

Si vous êtes nationaliste, identitaire et unitaire ou si vous êtes simplement nationaliste, vous devez vous faire un devoir de vous procurez votre exemplaire du Franc renard. C’est d’ailleurs là, mon seul regret, cette première livraison du Franc-renard ne prévoit pas de mécanisme d’abonnement. Je me suis procuré mon exemplaire au lancement du Franc-renard pour la somme de 20,00$, Compte tenu de la qualité de la revue; ce n’est pas une dépense, mais un investissement dans nos idées et notre Cause.

 

Le Franc-renard, Case postale 62 Saint-Eustache PO Bureau-Chef. QC. J7R 4K5


Cher lecteur, Conséquent avec ce que je viens d’écrire, j’entends collaborer, dans la mesure de mes moyens au Franc-renard  

Cela ne signifie pas pour autant que je veuille abandonner le blogue de Jeune nation. Parlons de «division du travail», L’aspect théorique et intellectuel du développement de notre camp est désormais entre bonne mains avec la naissance du Franc-renard

Le blogue de Jeune nation va conserver sa vocation, qui est celle d’offrir un commentaire d’actualité dans une perspective nationaliste. Je pense que les nationalistes francophones du Québec comprendront l’intérêt d’avoir deux fers au feu.

 

Longue vie au Franc-renard!

Longue vie au Blogue de Jeune nation!



Wednesday, March 11, 2026

Hiver démographique vs printemps démographique

 



Le Québec est entré en «hiver démographique»: «Les décès dépassent les naissances au Québec pour une deuxième année de suite, et l’écart continue de se creuser. Une évolution qui ne surprend pas les experts, mais qui les inquiète. Des jeunes femmes rencontrées par La Presse disent vouloir des enfants, mais préfèrent attendre d’être plus stables financièrement. En 2025, 78 200 bébés sont nés, tandis que 80450 personnes sont décédées, selon les données rendues publiques jeudi. L’année précédente, on comptait 77 400 naissance 78 800 décès . Le nombre de bébés a légèrement augmenté, mais les décès ont progressé davantage. Pendant des décennies, les naissances ont largement dépassé les décès. Ce n’est désormais plus le cas.» (données de l’Institut de la statistiques) Les décès dépassant les naissances au Québec, La Presse, 11 mars)   


Cette réalité menace l’existence même de notre nation, elle appelle un train de mesures novatrices. Menace à deux titres: celui d’abord de la dénatalité elle-même, mais aussi, la «nature ayant horreur du vide», celle de l’immigration. Petits entrepreneurs, maires craignant la «dévitalisation» de leurs patelins, Chambres de commerce, ils sont déjà aux créneaux afin d’exiger une hausse des taux d’immigration 

Troquant pour une journée son chapeau de chroniqueuse pour celui de lanceuse d’alerte,Emmanuelle Latraverse s’attaque à un sujet essentiel pour la survie de notre nation et de notre peuple: celui de notre taux de natalité. (Le tabou de notre faible taux de natalité, Journal de Montréal, 19 février)


«On disait que le «Québec est fou de ses enfants.» Le slogan est réconfortant, rassurant, mensonger surtout. Et je ne parle pas ici de ce jeune homme qui assume pleinement de s’être fait vasectomiser à 22 ans (voir, Ce Québécois a été vasectomisé à 22 ans pour éviter le fardeau fardeau de la pilule à sa blonde, Journal de Montréal, 17 février, sur la même question, voir de Mathieu Bock-Côté, Vasectomie, le désir de mourir, Journal de Montréal, 18 février ). a R.AM.Q, ne devrait-elle pas envisager d’exiger de ce «prématuré de la vasectomie» de rembourser  au gouvernement québécois les coûts de son opération. Dans son cas le mal est fait, mais afin de dissuader ceux qui seraient tentés de faire de même (Je pense que ceux qui tiennent absolument une telle vasectomie « prématurée », devrait se voir facturé les coûts de l’opération, médecin, infirmières, salle d’opération, salle d’opération parce que ces «prématurés» du bistouri, retirent une salle d’opération du circuit pour une opération inutile. Si la RAMQ envisageait jour d’appliquer unetelle politique; devrait aussi considérer d’appliquer la même politique à certaines jeunes femmes. Nous avons tous vu passer au fil des ans des articles sur des jeunes femmes qui ne veulent pas d’enfants. Si afin de satisfaire cette volonté, ces jeunes femmes ont recours à la ligure des trompes. il faut envisager de les asteindre aux mêmes sanctions Si on parle de ligature des trompes: payez l’équipe médicale et la salle d’opération pour une opération «inutile»

Je parle de la tendance bien plus profonde, celle dont on n’ose pas parler de peur de se faire traiter d’être réactionnaire.[…] Et donc pendant qu’on s’entredéchire sur la question de l’immigration, on n’ose pas débattre de l’éléphant dans la pièce: les Québécois ne font plus d’enfants. La population vieillit, les régions manquent de main-d ‘oeuvre. L’économie a besoin des immigrants, mais leur intégration n’étant pas toujours réussie , on nous les présente comme une menace à la survie du français. Or, c’est l’un ou l’autre. Soit on ouvre les portes, soit on se met à faire des bébés, Mais voilà, en 2026, encourager la natalité, c’est s’aventurer en terrain miné. Pire encore , dans l’imaginaire collectif contemporain, valoriser les familles nombreuses est devenu synonyme d’une droite religieuse réactionnaire. alors nos politiciens se taisent, prisonniers de ce tabou autoproclamé. Et pendant ce temps , à force de plaider qu’il faut réduire le nombre d’immigrants, sans aborder la question du poids du Québec dans le Canada ne cesse de baisser, Celui-ci passera sous la barre des 20 %dans moins de 15 ans.[Mme Latraverse assume visiblement que nous serons encore dans le Canada dans 15 ans.]

Pour cela il faut aller au-delà des incantations sur la crise du logement et les places en garderies. Pourquoi tant de couples s’arrêtent-ils à un enfant? Pourquoi les femmes reportent-elles l’âge de la maternité? Une chose est claire: le congé parental et les garderies subventionnées ne suffisent plus à alléger l’anxiété qui vient avec les enfants. En refusant d’aborder la natalité par peur d’être mal jugés, nous laissons nos problèmes démographiques s’aggraver, Ça va pour le PQ, qui veut préserver la nation québécoise. Ça vaut aussi pour les fédéralistes, qui devraient se préoccuper du poids du Québec dans le Canada.[…] (Emmanuelle Latraverse, Le tabou de notre faible taux de natalité , Journal de Montréal,19 février). 

C’est un véritable hiver démographique que le Québec vit, en attendant malheureusement d’en mourir. 

Il faut dès maintenant réfléchir avec courage et lucidité aux conditions d‘un printemps démographique. 

Première initiative: Les bébé-bonus, mesure, adoptée par le gouvernement Bourassa en 1988. Cette mesure adoptée par le tandem Bourassa-Gérard D. Lévesque était responsable non d’un printemps démographique, mais, tout le moins d’un trop court redoux démographique. En attendant Le nécessaire printemps démographique dont notre pays a besoin:Le Canada et le Québec tournent en rond: refusant de être de l’avant la politique nataliste dont nous avons besoin; ils se rabattent sur une politique immigrationniste qui nous mène dans un cercle vicieux. L’immigration de masse fait augmenter le prix des logements, ce qui a pour effet de dissuader les jeunes couples d’avoir des enfants, ce qui cause une baisse des naissance, cette baisse du taux de natalité est ensuite utilisée pour justifier l’immigration de masse que nous subissons! 

Il faut sortir de ce cercle vicieux non seulement en favorisant  les naissances, mais mais aussi en venant en aide aux familles de ces nouveaux-nés. Pensons par exemple simplement à détaxer dès maintenant ce que nous appelons familièrement les « fournitures pour bébé» (couches, vêtements, landaus, nourriture, eh oui, purées et le Pablum, etc.). Les bébés et les enfants ont besoin d’un toit. Le gouvernement québécois et les municipalités devraient faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes familles. Certains parlent déjà d’abolir les droits de mutation immobilière (la fameuse «taxe de bienvenue») pour les premiers acheteurs. Pourquoi ne pas l‘abolir, dès qu’une famille avec enfants fait l’acquisition d ‘une nouvelle propriété  afin de favoriser l’accès à la propriété.D’un trait de plume Éric Girard pourrait régler le problème. (les jeunes familles comptant déjà un enfant devraient bénéficier d’une subvention significative afin d’acquérir cette première propriété), le même principe pourraient s’appliquer l’acquisition d’un véhicule automobile, ceux qui ont des enfants savent   

que les voitures sous-compactes et les sièges de bébés ne font pas nécessairement bon ménage, surtout lorsqu’il y en a plus qu’un et ce ne sontpas toutes les jeunes familles qui peuvent passer à l’achat d’une mini fourgonnette. 

Dans cette politique nataliste, l’État a un rôle à jouer. J’entend déjà les libertariens à la Éric Duhaime s’époumoner à dénoncer ces interventions de l’État. j’ai tendance, pour ma part, a y voir des investissements ont terme et la manifestation concrète de votre volonté à pérenniser l’existence de notre nation.

L’objectif ultime est que la venue d’un enfant ne constitue pas un fardeau. Au-delà des aspects économiques, il faudra s’intéresser à certes aspects plus « psychologiques» de la crise dela natalité , question, «j‘ai pensé à «idéologiques», mais je vous écoute). Il faudrait étudier l’effet anxiogène de certaines idées comme celle. Il ne s’agit pas nécessairement pas de nier le réchauffement climatique, mais de mettre l’accent sur les mesures pouvant le ralentir. Les «véhicules familiaux» subventionnés évoqués plus haut pourraient êtres des véhicules électriques … «L’arrivée d’un enfant ne doit pas être remise ou reportée pour des motifs économiques» (la plupart des études en Occident, montrent que les femmes et les couples ont moins d’enfants qu’ils ne souhaitent réellement en avoir, selon les données disponibles: le «désir d’enfant» serait de deux enfants au Canada, Le nombre de grossesse par femme est de 1,33 au Québec). Les mesures proposées plus haut, permettraient peut-être de briser ce «plafond de verre», et d’atteindre un taux de natalité permettant le renouvellement des générations et de donner tort à Isabelle Maréchal. 

 

 


 

 

Parmi les mesures novatrices, pouvant être mises de l’avant, il faudrait penser à « l’après» éducation des enfants. Chez plusieurs jeunes femmes en âge d’avoir des enfants: le désir de poursuivre leurs études est présenté comme un motif de repousser d’éventuelles grossesses. Si nous proposions à ces mères encore jeunes que lorsqu‘elles auront complété l’éducation de leurs enfants elles pourraient accéder à des études collégiales ou universitaires avec frais de scolarité défrayés par l’État. Ces pourrait peut-être avoir pour effet de valoriser la phase de maternité active que sont les années consacrées l’éducation des jeunes enfants..

Une politique nataliste conséquente ne peut uniquement être économique ou «sociologique»(Même question que plus haut), elle devrait encourager l’adoption: une nation qui comme la notre qui cherche à garder sa «tête hors de l’eau» démographiquement parlant ne peut demeurer indifférente devant les milliers d’enfants perdus annuellement par avortement.

Sunday, March 8, 2026

Préférence nationale



L’Idée commence-t-elle à faire son chemin et à prendre racine dans le paysage politique québécois? Il faut le souhaiter!

Comment faut-il appréhender la réaction de Christine Fréchette au jugement de la Cour suprême du Canada sur les places en garderies subventionnées pour les demandeurs: «Ce qui est primordial pour moi, c’est que les enfants des Québécois et Québécoises aient accès en priorité au réseau des services de garde éducatifs. Je prendrais tous les moyens nécessaires pour défendre ce principe», affirme-t-elle dans une déclaration écrite.»(Places en garderies subventionnées pour les demandeurs d’asile: Québec perd sa cause devant la Cour suprême , Journal de Montréal, 6 mars).

Publication de Bernard Drainville



Sans dire son nom, le principe énoncé par Mme Fréchette (c’est que les enfants des Québécois et Québécoises aient accès en priorité au réseau des services de garde éducatifs. Je prendrais tous les moyens nécessaires pour défendre ce principe…), c’est très exactement celui de la préférence nationale. Une déclaration à rapprocher de celle de Bernard Drainville sur l’aide sociale aux demandeurs d’asile (Bernard Drainville veut couper l’aide sociale aux demandeurs d’asile, Journal de Québec, 4 mars). Il y a loin de la coupe aux lèvres, les deux candidats  à la direction de la Coalition avenir Québec tiendront-ils le même discours une fois premier ministre? 

Changement de paradigme ou simple politicaillerie?

SOS historiens

 



Pour le bien des peuples iranien et américain, un historien pourrait-il ouvrir un livre d’histoire de la deuxième guerre mondiale sous les yeux du président Trump (notamment les pages portant sur la situation de l’Allemagne en 1944-1945)? Il y constaterais que le pilonnage constant que les Américains et les Israéliens imposent à l’Iran ne conduiront jamais à un changement de régime, l’Allemagne hitlérienne a connu des années de bombardement jour et nuit par la Royal Air force (la nuit) et la US air force (le jour), n’ont pas réussi entamer la volonté de résister des Allemands.  la défaite de l’Allemagne et la chute du régime nazi sont le résultat de l’entrée en Allemagne des armées alliées,  même que la chute du régime des mollahs exigera probablement qu’il y aient des boots on the ground, des bottes qui ne pourront être qu’américaines,des boots on the ground, cela signifie le retour en sol américain, de centaines, sinon de milliers, de Full metal jackets, la dernière chose que souhaite Donald J. Trump  La tentative d’assassinat d’Hitler per Claus Von Stauffenberg n’avait rien d’un mouvement populaire (la tentative de prendre le pouvoir dans a foulée de cet attentat venait d’une coterie de généraux et non du peuple) de même sa menace de ne pas négocier avec l’Iran et sa volonté à exiger une «capitulation sans conditions» pourrait s’avérer contre productive.

 


 

 

 L’exigence d’une «capitulation sans conditions» de l’Allemagne hitlérienne n’a servi qu’à galvaniser la résistance des Allemands en 1944-1945, Goebbels se plaisant à répéter Nich capitulieren à la radio allemande et dans tous les meetings pouvant encore se tenir dans les villes allemandes sous les bombes alliées. Le Nich  capitulieren débouchant logiquement  sur l’idée de guerre totale (Totale krieg) qui faisait aussi partie intégrante de l’arsenal de Goebbels depuis1943. La « capitulation sans conditions «de Donald J. Trump conduira -t-elle à une «guerre totale iranienne», avec les Gardiens la révolution je n’écarterais pas trop rapidement l’hypothèse, une hypothèse qui pourrait comporter un volet se déroulant en sol américain. Si cette hypothèse devait se matérialiser, nos voisins se trouveraient plongés dans un bourbier comparable à l’Afghanistan.

Saturday, March 7, 2026

Docteur Jekill et Monsieur Hyde

 


Le discours de Mark Carney à Davos a fait une forte impression sur la gent journalistique québécoise. Pour les pisse-copie du Québec, le discours de Davos (devant le Forum économique mondial) dans lequel le premier ministre brossait les contours d’un nouvel ordre international et se faisait le chantre des «puissances intermédiaires  invitées à résister à l’intimidation des «puissances hégémoniques ». Sous la plume de nos pisse -copies locaux, Mark Carney a acquis (le temps d’un discours) la stature d’un homme d’état international et devenait l’«homme de Davos». Il n’a pas fallu beaucoup de temps avant que les Québécois réalisent que le discours de Davos n’était que «paroles, les paroles…»(merci à Dalida et Alain Delon). Oubliant ses propos devant le Forum économique mondial 2026 et reprenant rapidement le chemin de la niche, Mark Carney apportait son appui et le notre à l’agression américano-israélienne contre la République islamiques d’Iran. En voyage officiel en Inde, Mark Carney déclarait: «Le Canada appuie les mesures prises par les États-Unis», at-il déclaré à Mumbai, en Inde, quelques heures après les premières frappes menées conjointement par Washington et Israël. » (L’appui inconditionnel de Mark Carney aux frappes en Iran: un pari risqué?, Radio-Canada, 2 mars). Se rendant peut-être compte de ce que cet appui inconditionnel à «la» puissance hégémonique de l’heure pouvait avoir de contradictoire et d’absurde après  sa déclaration de Davos, Mark Carney s’empressait de rétro pédaler et déclarait à Sidney, Australie: «De prime abord, cela semble ne pas être conforme, ou être contraire au droit international[…]» (Mark Carney juge les frappes sur l’Iran « contraires au droit international », Journal de Montréal, 4 mars).

 


 

 

 Cette volte-face, lui a-t-il fait perdre le nord? Peut-être, car au terme de ces déclarations: pourrions-nous trouver engagés militairement au Moyen-Orient: «On ne peut jamais exclure catégoriquement une participation» a statué le premier ministre , en anglais. «Les États-Unis et Israël ont décidé de mener des actions offensives sans consultation avec le Canada ou aucun autre allié, et ça, nous ne le soutenons pas. Mais nous défendrons toujours les Canadiens et soutiendrons nos alliés lorsqu’ils feront appel à nous», a-t-il poursuivi.»(Mark Carney n’exclut pas d’impliquer le Canada, La Presse, 4 mars). 

L’«homme de Davos» aura fait illusion huit courtes semaines. La queue entre les jambes, Mark Carney nous a ramené dans le giron américain. 

Mark Carney espérait peut-être que cette déclaration tenue de l’autre côté de la planète passerait inaperçue. Mal lui en pris, Grâce aux moyens de communication modernes, les journalistes affectés à la couverture de la tournée asiatique de Mark Carney  peuvent demeurer en contact avec leurs salles de rédaction et relayer l’information au public canadien.  

Mark Carney parle peut-être un français laborieux, mais il ne peut ignorer que Les paroles s’envolent et que les écrits restent. Si notre premier ministre ignore l’expression en français, il ne peut ignorer qu’elle existe aussi dans la langue de Shakespeare: dans ce cas, elle devient : Spoken word vanish written word last. Dans les deux langues, il s’agit de la traduction de la formule latine: Verba volant Scripta manent.  Il est heureux pour les Canadiens que les écrits restent car sans cela les déclarations de Mark Carney se seraient peut-être perdues entre deux escales de sa tournée asiatique ou dans les calepins de journalistes «sonnés» par le décalage horaire. Il faut d’ailleurs remercier ces scribes; sans eux, aurions nous pris conscience que notre premier ministre est un véritable Docteur Jekill et monsieur Hyde. Monsieur Davos à Ottawa et laquais de Donald J. Trump à Washington.

Thursday, March 5, 2026

Comme en territoire conquis

 



Ils se comportent comme en territoire conquis, Qui donc? 

«Novembre 2024, en pleine bombardement de a bande de Gaza, l’école secondaire Herzliah a reçu le Montréalais Noam Oliel-Sabbag, membre actif de l’armée israélienne, pour parler de son «parcours inspirant». C’est l’un des nombreux militaires israéliens reçus par des écoles juives subventionnées de la métropole au cours du sanglant conflit entre Israël et le Hamas. «Nous sommes fiers de mettre en lumière des récits comme celui de Noam, qui inspirent et fortifient notre communauté», louange L’école de de Côte des neiges, dans le résumé de la conférence qu’elle a publié sur Facebook. Dans la vingtaine , Oliel-Sabagh a grandi à Montréal. Il a ensuite fait son alyah-sa migration tant que Juif vers Israël-,puis s’est engagé dans l’armée israélienne en qualité de halal boded (soldat isolé),soit un militaire qui n’a pas de proches en Israël.

 


 

 

En avril dernier, alors quelles organisations internationales multipliaient les alertes sur les risques d’effondrement humanitaire à Gaza, Bialik accueillait un groupe de soldats israéliens . À Herzliah, on recevait Tovia Roness, un «médecin militaire de combat», qui publie des photos de lui souriant devant des bâtiments en feu à Gaza. Deux rencontres « marquantes», selon des messages publiés sur le Facebook par les écoles. Les écoles primaires Talmud Torah (affiliée à Herzliah)  et l’Académie Solomon Schechter ont tenu le même genre de rencontres. Ces établissements solaires sont privés et subventionnés par le gouvernement du Québec. Pour l’année scolaire 2023-2024, l’entité qui gère Herzliah et Talmud Torah a reçu 4 439 431$. Celle qui gère Bialik et l’école primaire JPPS a reçu 3 459 334$. « Les écoles privées peuvent déterminer les activités complémentaires qu’elles offrent. Cependant, le financement public […] doit uniquement services éducatifs » précise par courriel le ministère de l’Éducation du Québec. Il rappelle que le code d’éthique institué dans la Loi sur l’enseignement privé «prévoit que l’ensemble des intervenants étant en contact avec les élèves doit faire preuve  de neutralité politique, de prudence et d’objectivité».[…]

Dans une déclaration écrite, l’école Bialik affirme que, bien qu’elle soit subventionnée par l’État, les activités décrites par La Presse « ne faisaient […] pas partie des activités couvertes par du financement public 

Bialik ajoute que la présence de ces conférenciers s’inscrit dans une volonté de commémorer les victimes des attentats du 7-Octobre  et nie  avoir reçu des soldats dans le service actif. 

 


 


«Nous pensons qu’il est normal pour nous de recevoir des individus qui sauront entretenir des liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.»(en caractères gras dans le texte original)

Extrait de la déclaration JPPS-Bialik


«…entretenir les liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.» Suite à de telles conférences combien de ces jeunes écoliers, nés ici, voudront faire leur alyah et prendre du service au sein de Tsahal, dans l’espoir de «casser du terroriste palestinien», dans le plus total mépris de la loi canadienne Loi sur l’enrôlement à l’étranger . L.R.C. (1985), Ch-F-28.

La présence de ses militaires israéliens dans des institutions d’enseignement montréalaises a quelque chose de choquant. Il n’est pas question d’information, ce n’est pas une innocente « activité para-scolaire » mais bien une activité d’endoctrinement, Endoctrinement d’autant plus facile à faire que conférenciers et auditeurs partagent bien plus que la même religion: Ils sont les uns et les autres de la même race. C’est pourquoi la loi québécoise sur la laïcité ne trouvera pas application ici. 

Ma conviction que la présence de ces militaires est choquante, n’est pas partagée par tous: «Tous les partis à l’Assemblée national, sauf le Parti libéral du Québec, sont scandalisés que des que des écoles privées subventionnées aient accueillis des soldats israéliens en tant que conférenciers, alors que la guerre se poursuit à Gaza. « C’est une situation qui est extrêmement préoccupante»a déclaré jeudi la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, qui dit avoir été mis au fait de cette situation l’automne dernier. «Depuis ce temps, le ministère de l’éducation est en train de faire les vérifications nécessaires», a indiqué Mme Lebel, en réagissant à un article de La Presse, qui rapportait jeudi que des écoles juives de Montréal ont reçu dans les derniers mois et à plusieurs reprises des soldats israéliens dans le cadre de conférences.[…] (Tous les partis sauf les libéraux, sont scandalisés par les visites de soldats israéliens dans des écoles juives de Montréal. Journal de Montréal, 26 février ).»

«On ne veut pas de ça au Québec, ça n’a pas de bon sens» a réagi pour sa part la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, en point de presse. «C’est inacceptable, des soldats, des militaires d’une armée étrangère qui viennent dans une école subventionnée qui fait  partie du réseau scolaire québécois, ça ne fonctionne pas», a commenté le député péquiste Pascal Paradis. .

Du côté du Parti libéral du Québec, personne ne s’en est offusqué. Au plus, «il faut s’en préoccuper», a dit Madwa-Nika Cadet, qui laisse le ministère de Mme LeBel faire son travail. «Moi, je me serais choquée si le ministère de l’Éducation avait décidé de ne pas poursuivre des vérifications », a expliqué la députée de Bourassa-Sauvé  Pressés de questions par les journalistes, ni elle, ni son collègue  Frédéric Beauchemin n’ont voulu reconnaître l’existence d’un génocide  à Gaza, comme l’affirme Québec solidaire et de nombreux experts et acteurs internationaux, dont l’ONU. «Je pense que ce n’est pas au Parti libéral du Québec ou au gouvernement du Québec de définir si c’est un génocide ou pas» a déclaré le député libéral de Marguerite-Bourgeois. Contrairement au péquiste Pascal Paradis, il n’a pas voulu trop s’avancer à savoir s’il s’agit de l’oeuvre d’un lobby pro-israélien. «Il y a des lobbys pro-Allemagne, il y a des lobbys pro-palestinien, il y a toutes sortes de débats au Québec a dit M. Beauchemin. Probablement qu’il y a a un lobby pro-israélien, Puis on est en démocratie, ils ont le droit de s’exprimer.» Alors que tous devraient partager la même indignation, chacun réagit en demeurant «dans ces marques», la caquiste Sonia LeBel «est en train de faire les vérifications nécessaires» comme si ce problème était un nouveau «troisième lien»demandant une étude supplémentaire. Pas de surprise non plus chez Ruba Ghazal, qui nous fait le numéro de la solidaire déchirant sa chemise palestinienne. Pascal Paradis, lui nous fait le numéro péquiste du «nationalisme territorial» lorsqu’il affirme que les écoles subventionnées en cause font partie du réseau scolaire québécois. Le simple fait que les deux écoles en cause se trouvent sur le territoire montréalais  n’est qu’un accident géographique, j’ai tendance , pour ma part à penser que ni l’une ni l’autre ne font partie du réseau scolaire québécois. Seule surprise: le libéral Frédéric Beauchemin, reconnaissant l’existence d’un « lobby juif» au Québec. Le reconnaissant, pour immédiatement le noyer parmi d’autres lobby sans rapport avec la question en cause (i.e:«Il y a des lobbys Pro- Allemagne», pour finir par reconnaître l’existence d’un lobby pro-israélien et son droit de s’exprimer. .Ces réactions allant un peu dans tous les sens ne règlerons pas le problème. Il faut immédiatementcouper leurs subventions à Herzliah et Talmud Torah. Sinon il faut dès maintenant prévoir le retour de soldats israéliens des les salles de classe de ces deux institutions.

Friday, February 27, 2026

Régions, de quoi est-il question?

 


Fort de deux secondes places lors des récentes élections partielles (Arthabaska et Chicoutimi), Éric Duhaime se voit déjà luttant avec le Parti québécois pour le vote des «régions»: «Les prochaines élections pourraient se jouer entre le Parti québécois et les conservateurs dans les régions à l’extérieur de Montréal, à la lumière du résultat de la partielle dans Chicoutimi lundi soir, estime Éric Duhaime.» (Élections provinciales: Éric Duhaime anticipe un duel PQ-conservateurs dans les régions, Journal de Montréal, 24 février)

Cette «petite séduction» dont les régions feront visiblement les frais en octobre 2026; appelle des commentaires. De quoi est-il question en fait?

Premier niveau de compréhension

Les régions seraient ces parties du Québec qu’ils faut considérer comme péri-urbaines, des secteurs  situés en dehors des grands centres que seraient la grande région de Montréal (grosso modo, le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal) et celui de la Capitale nationale. Une grande région de Montréal qui, trop souvent, malheureusement semble déjà séparée affectivement du reste du Québec. Nos amis français parleraient  de «la province», mais parler de la province de la Province», n’a rien pour contribuer la clarté du débat. Gardons donc ce terme des «régions».





Deuxième niveau de compréhension:

Se peut-il qu’il y ait un second niveau de compréhension à ce terme de «région»? Je suis d’avis que ce second niveau de compréhension fait que parler de »régions » dans le contexte québécois n’est qu’une façon condescendante de parler du Québec profond et de son substrat canadien-français, une façon hypocrite et stigmatisante de qualifier un Québec encore malheureusement trop blanc et insensible aux chants de sirène de la diversité et de l’inclusion. En souhaitant que les Montréalais éclairés et inclusifs que je décris plus haut n’en viennent jamais à nous considérer  comme des régionaux