Ils se comportent comme en territoire conquis, Qui donc?
«Novembre 2024, en pleine bombardement de a bande de Gaza, l’école secondaire Herzliah a reçu le Montréalais Noam Oliel-Sabbag, membre actif de l’armée israélienne, pour parler de son «parcours inspirant». C’est l’un des nombreux militaires israéliens reçus par des écoles juives subventionnées de la métropole au cours du sanglant conflit entre Israël et le Hamas. «Nous sommes fiers de mettre en lumière des récits comme celui de Noam, qui inspirent et fortifient notre communauté», louange L’école de de Côte des neiges, dans le résumé de la conférence qu’elle a publié sur Facebook. Dans la vingtaine , Oliel-Sabagh a grandi à Montréal. Il a ensuite fait son alyah-sa migration tant que Juif vers Israël-,puis s’est engagé dans l’armée israélienne en qualité de halal boded (soldat isolé),soit un militaire qui n’a pas de proches en Israël.
En avril dernier, alors quelles organisations internationales multipliaient les alertes sur les risques d’effondrement humanitaire à Gaza, Bialik accueillait un groupe de soldats israéliens . À Herzliah, on recevait Tovia Roness, un «médecin militaire de combat», qui publie des photos de lui souriant devant des bâtiments en feu à Gaza. Deux rencontres « marquantes», selon des messages publiés sur le Facebook par les écoles. Les écoles primaires Talmud Torah (affiliée à Herzliah) et l’Académie Solomon Schechter ont tenu le même genre de rencontres. Ces établissements solaires sont privés et subventionnés par le gouvernement du Québec. Pour l’année scolaire 2023-2024, l’entité qui gère Herzliah et Talmud Torah a reçu 4 439 431$. Celle qui gère Bialik et l’école primaire JPPS a reçu 3 459 334$. « Les écoles privées peuvent déterminer les activités complémentaires qu’elles offrent. Cependant, le financement public […] doit uniquement services éducatifs » précise par courriel le ministère de l’Éducation du Québec. Il rappelle que le code d’éthique institué dans la Loi sur l’enseignement privé «prévoit que l’ensemble des intervenants étant en contact avec les élèves doit faire preuve de neutralité politique, de prudence et d’objectivité».[…]
Dans une déclaration écrite, l’école Bialik affirme que, bien qu’elle soit subventionnée par l’État, les activités décrites par La Presse « ne faisaient […] pas partie des activités couvertes par du financement public
Bialik ajoute que la présence de ces conférenciers s’inscrit dans une volonté de commémorer les victimes des attentats du 7-Octobre et nie avoir reçu des soldats dans le service actif.
«Nous pensons qu’il est normal pour nous de recevoir des individus qui sauront entretenir des liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.»(en caractères gras dans le texte original)
Extrait de la déclaration JPPS-Bialik
«…entretenir les liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.» Suite à de telles conférences combien de ces jeunes écoliers, nés ici, voudront faire leur alyah et prendre du service au sein de Tsahal, dans l’espoir de «casser du terroriste palestinien», dans le plus total mépris de la loi canadienne Loi sur l’enrôlement à l’étranger . L.R.C. (1985), Ch-F-28.
La présence de ses militaires israéliens dans des institutions d’enseignement montréalaises a quelque chose de choquant. Il n’est pas question d’information, ce n’est pas une innocente « activité para-scolaire » mais bien une activité d’endoctrinement, Endoctrinement d’autant plus facile à faire que conférenciers et auditeurs partagent bien plus que la même religion: Ils sont les uns et les autres de la même race. C’est pourquoi la loi québécoise sur la laïcité ne trouvera pas application ici.
Ma conviction que la présence de ces militaires est choquante, n’est pas partagée par tous: «Tous les partis à l’Assemblée national, sauf le Parti libéral du Québec, sont scandalisés que des que des écoles privées subventionnées aient accueillis des soldats israéliens en tant que conférenciers, alors que la guerre se poursuit à Gaza. « C’est une situation qui est extrêmement préoccupante»a déclaré jeudi la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, qui dit avoir été mis au fait de cette situation l’automne dernier. «Depuis ce temps, le ministère de l’éducation est en train de faire les vérifications nécessaires», a indiqué Mme Lebel, en réagissant à un article de La Presse, qui rapportait jeudi que des écoles juives de Montréal ont reçu dans les derniers mois et à plusieurs reprises des soldats israéliens dans le cadre de conférences.[…] (Tous les partis sauf les libéraux, sont scandalisés par les visites de soldats israéliens dans des écoles juives de Montréal. Journal de Montréal, 26 février ).»
«On ne veut pas de ça au Québec, ça n’a pas de bon sens» a réagi pour sa part la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, en point de presse. «C’est inacceptable, des soldats, des militaires d’une armée étrangère qui viennent dans une école subventionnée qui fait partie du réseau scolaire québécois, ça ne fonctionne pas», a commenté le député péquiste Pascal Paradis. .
Du côté du Parti libéral du Québec, personne ne s’en est offusqué. Au plus, «il faut s’en préoccuper», a dit Madwa-Nika Cadet, qui laisse le ministère de Mme LeBel faire son travail. «Moi, je me serais choquée si le ministère de l’Éducation avait décidé de ne pas poursuivre des vérifications », a expliqué la députée de Bourassa-Sauvé Pressés de questions par les journalistes, ni elle, ni son collègue Frédéric Beauchemin n’ont voulu reconnaître l’existence d’un génocide à Gaza, comme l’affirme Québec solidaire et de nombreux experts et acteurs internationaux, dont l’ONU. «Je pense que ce n’est pas au Parti libéral du Québec ou au gouvernement du Québec de définir si c’est un génocide ou pas» a déclaré le député libéral de Marguerite-Bourgeois. Contrairement au péquiste Pascal Paradis, il n’a pas voulu trop s’avancer à savoir s’il s’agit de l’oeuvre d’un lobby pro-israélien. «Il y a des lobbys pro-Allemagne, il y a des lobbys pro-palestinien, il y a toutes sortes de débats au Québec a dit M. Beauchemin. Probablement qu’il y a a un lobby pro-israélien, Puis on est en démocratie, ils ont le droit de s’exprimer.» Alors que tous devraient partager la même indignation, chacun réagit en demeurant «dans ces marques», la caquiste Sonia LeBel «est en train de faire les vérifications nécessaires» comme si ce problème était un nouveau «troisième lien»demandant une étude supplémentaire. Pas de surprise non plus chez Ruba Ghazal, qui nous fait le numéro de la solidaire déchirant sa chemise palestinienne. Pascal Paradis, lui nous fait le numéro péquiste du «nationalisme territorial» lorsqu’il affirme que les écoles subventionnées en cause font partie du réseau scolaire québécois. Le simple fait que les deux écoles en cause se trouvent sur le territoire montréalais n’est qu’un accident géographique, j’ai tendance , pour ma part à penser que ni l’une ni l’autre ne font partie du réseau scolaire québécois. Seule surprise: le libéral Frédéric Beauchemin, reconnaissant l’existence d’un « lobby juif» au Québec. Le reconnaissant, pour immédiatement le noyer parmi d’autres lobby sans rapport avec la question en cause (i.e:«Il y a des lobbys Pro- Allemagne», pour finir par reconnaître l’existence d’un lobby pro-israélien et son droit de s’exprimer. .Ces réactions allant un peu dans tous les sens ne règlerons pas le problème. Il faut immédiatementcouper leurs subventions à Herzliah et Talmud Torah. Sinon il faut dès maintenant prévoir le retour de soldats israéliens des les salles de classe de ces deux institutions.







