«Le gouvernement fédéral a aménagé pas moins de 1200 locaux de prière ou de «recueillement» dans ses bureaux à travers le pays, dont plus d’une centaine dans ses édifices au Québec malgré la Loi sur la laïcité de l’État qui ne s’applique qu’au niveau provincial. Ces données «sont quand même assez impressionnantes»,
lance Martin Champoux, porte-parole du Bloc Québécois (sic) en matière de laïcité qui a obtenu l’information par le biais d’un question au feuilleton. Le nombre réel est certainement plus grand car il n’inclut pas les sociétés de la Couronne ni deux des plus gros ministères, soit la Défense nationale et Affaires mondiales Canada, qui n’ont pas répondu à a demande du Bloc.
De nouvelles directives(en caractères gras dans le texte d’origine)
Les locaux de prière et de recueillement nt des espaces adaptées à toutes les confessions «pour le recueillement, la prière, la méditation, l’autorégulation, ou des conversations privées», affirme le porte-parole du Conseil du Trésor du Canada, Martin Potvin. La création de ces espaces se fait la discrétion des gestionnaires de la fonction publique pour se conformer à la Loi canadienne sur les droits de la personne. Sous Justin Trudeau, le nombre de locaux a explosé depuis l’adoption de directives en 2021, qui obligent les gestionnaires à «prendre des mesures d’adaptation» pour les employés issus de minorités. Ces politiques ont depuis été inscrites dans des conventions collectives des syndicats et garantissent le droit au port de signes religieux, à des pause-prières et à des congés fériés spéciaux. «Le gouvernement du Canada s’est engagé à créer une fonction publique représentative , diversifiée et exempte d’obstacles, et à favoriser une culture qui valorise l’inclusion, qui suscite un profond sentiment d’appartenance et qui considère la différence comme une source de force» expliqueM. Potvin.»(en caractères gras dans le texte d’origine)(Plus de 1200 locaux de prière dans les bureaux du gouvernement fédéral. Journal de Montréal, 24 octobre).Bien naïf, celui qui se satisfera de la déclaration lénifiante de Martin Potvin, La vérité est toute autre: «Il y des locaux de pause qui existent dans la plupart des bureaux d’entreprise depuis toujours mais ces locaux-là ont réellement été aménagés à la suite de démarches qui ont été faites au fil du temps par différents groupes», argumente M. Champoux. «En pratique , je n’entends pas dire qu’ils sont utilisés de façon considérable par toutes sortes de confessions, justement. Je pense que c’est assez orienté vers une demande précise qui venait des groupes en particulier », ajoute-t-il. […] Le député du Bloc attribue l’aménagement de ces locaux à un groupe restreint qui fait pression sur Ottawa pour ce type d’accommodements. «Je pense que la très vaste majorité des gens de confession musulmane s’accommodent très bien des valeurs québécoises[…]et ne recherchent pas nécessairement un lieu de prière sur ses heures de travail», affirme l’élu.
« Il y a des groupes qui sont beaucoup plus militants et qui ont demandé qu’on installe des locaux comme ça dans les édifices fédéraux. Ils ont trouvé une bonne oreille dans le précédent gouvernement», ajoute-t-il.» (Locaux de prière dans les bureaux fédéraux: «L’État et la religion doivent faire chambre à part», réclame le Bloc, Journal de Montréal, 25 octobre)






