Thursday, June 4, 2026

Se souvenir!

 


La «manifestation «raciste» s’étant déroulée à Shawinigan au cours du week end nous a permis de constater l’inexcusable ignorance des chefs politiques québécois à l’égard de la nature du nationalisme canadien-français, puis québécois. 

«Une manifestation dont les participants ont été aperçus tenant une banderole en faveur d’un «Québec blanc» en Mauricie est dénoncée par plusieurs politiciens(la banderole portait le slogan «Je me souviens d’un Québec blanc»). Le co-porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, a condamné «une manifestation haineuse, lâche et raciste». «L’identité québécoise serait bien superficielle si elle se résumait si elle était liée à la couleur de la peau. Le suprémacisme blanc n’a pas sa place au Québec» a-t-il écrit. Avec la première partie cette déclaration, Sol Zanetti nous donne la preuve qu’une montre arrêtée peut tout de même donner l’heure juste deux fois par jour. L’heure juste dans ce cas, c’est que l’identité québécoise ne saurait se résumer à la couleur de la peau. Les racines de l’identité québécoise sont bien plus diverses et complexes que la simple couleur de peau. Pour résumer l’identité québécoise avec pertinence: il faut parler de population d’origine européenne, de langue française, de religion catholique, de culture gréco-latine. Ajoutez à ce cocktail déjà riche , l’adaptation de nos ancêtres  aux dures réalités du continent nord-américain et là, et là seulement, vous pouvez commencer à parler d’identité québécoise.  Parler d’un «Québec blanc» apparait donc un peu court et singulièrement réducteur.

 


 

 

 

«Paul St-Pierre Plamondon  a évoqué que les participants pourraient être liés aux «Active clubs», des groupuscules utilisant la mise en forme et les arts martiaux pour promouvoir le suprémacisme blanc.» («Je me souviens  d’un Québec blanc»: Des élus dénoncent une manifestation raciste à Shawinigan, Journal de Montréal, 31mai)

Selon PSPP, l’inspiration derrière cette banderole profondément «réductrice» viendrait des États-Unis à travers ces « Active clubs». Pas besoin de cette «inspiration américaine» pour circonscrire et définir l‘identité canadienne-française puis québécoise. Jamais nos maîtres intellectuels (de Lionel Groulx à Maurice Séguin) ou  politiques ( d’Honoré Mercier à René Lévesque) n’ont défini le Québec comme une société ou une communauté «blanche». Mais ils s’insurgeraient tous aujourd’hui à juste titre contre le tsunami démographique dont vous faisons actuellement les frais au nom de la«diversité» et l’«inclusion». Ils s’interrogeaient aussi sur toute cette agitation autour d’une banderole  tenue par une vingtaine de personnes (Une manifestation suprémaciste à Shawinigan fait réagir, Radio-Canada, 30 mai), Manifestation raciste à Shawinigan: «Inacceptable», selon la première ministre, LCN Nouvelles, 1er juin, La SQ enquête sur une manifestation raciste à Shawinigan, Noovo Info, 1er juin ). Vingt personnes et une banderole, cela fait-il une manifestation? Question que devront trancher nos tribunaux.

Nul besoin d’attendre le verdict de nos tribunaux. Pour tirer certaines conclusions de toute cette histoire. Constatons d’abord,  la belle unanimité de notre classe politique, La condamnation de la banderole «Je me souviens d’un Québec blanc», apparait comme la condamnation par cette classe politique du «Québec blanc». Même réprobation, même indignation, de Christine Fréchette («De tels propos sont inacceptables et n’ont pas leur place dans notre société. Ce n’est pas le Québec que vous sommes.») à Charles Milliard («Je condamne sans retenue ce rassemblement horrible. Honte à celles et ceux qui propagent ce message divisif qui ne représente en rien l’ouverture du peuple québécois.») en passant par Yves-François Blanchet ([La haine n’est pas bienvenue au Québec]) et le Parti conservateur du Québec («Le Parti conservateur condamne la manifestation tenue fin de semaine, à Shawinigan. Une telle intolérance n’a pas sa place au Québec») pour ne pas parler des sous-fifres caquistes comme Christopher Skeette et Ian Lafrenière. À la lecture de ses réactions «politiciennes», force est de conclure que  s’il y a un«racisme systémique»au Québec, c’est un racisme «anti-blanc». Un racisme «anti-blanc»visant la majorité des Québécois encore «blancs», pour leur plus grand malheur. Je ne m’inquiète pas pour un banderole déployée dans un parc. mais je m’interroge sur l’état de santé d’une démocratie dirigée par un te aréopage de moutons de Panurge.

Tuesday, June 2, 2026

La générale

 


Les nationalistes québécois qui se préparent à vivre un éventuel troisième référendum devraient s’intéresser, s’intéresser pour ne pas dire se passionner, pour ce qui se déroule actuellement en Alberta. Ce qui se  déroule actuellement au pied des Rocheuses est une véritable «générale» de ce que nous pourrions être appelés à vivre dans quelques années. 

Tout y est, il y a quelques jours: le gouvernement fédéral, par la bouche de Mark Carney, a annoncé vouloir s’immiscer dans la rédaction de la question que le gouvernement de Danielle Smith entend soumettre à la population albertaine. «Le gouvernement fédéral est en train de réviser la question référendaire que veut soumettre la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith aux électeurs sa province en octobre, a confirmé le premier ministre Mark Carney. Cette révision est obligatoire en vertu de la Loi sur la clarté a tenu à souligner le premier ministre durant une conférence de presse à Ottawa visant à faire le point sur les mesures que son gouvernement a prises pour favoriser l construction de logement. Le libellé de la question dévoilé par la première Smith est loin d’être limpide et pourrait porter à confusion selon certains analystes. « L’Alberta doit-elle rester une province du Canada ou le gouvernement de l’Alberta doit-il entamer le processus prévu dans la Constitution canadienne pour tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer du Canada?» «La première ministre a proposé cette question, ainsi que d’autres questions connexes. Comme je l’ai dit précédemment, nous allons examiner la question et assumer nos responsabilités. Nous allons vérifier la conformité de cette question au sujet de la question, si je puis dire, sur la séparation avec la Loi sur la clarté. C’est ainsi que cela fonctionne. La question est posée, et nous devons assumer nos responsabilités» a affirmé M. Carney»(«Un bluff très dangereux», selon Mark Carney, La Presse, 25 mai). Il y a plus au programme de Mark Carney: « Je vais certainement faire campagne pour l‘unité canadienne», a-t-il lancé. Vendredi, il disait que le Canada était en «grande rénovation» et qu’il comptait favoriser l’adhésion au Canada en usant de ce qu’il appelle le «fédéralisme coopératif» (Référendum en Alberta: «Je vais certainement faire campagne» , dit Mark Carney, Journal de Montréal, 25 mai).  Il n’y a pas à s’y tromper. Nous sommes bien devant une générale. Dans l’esprit de la chanson, le gouvernement fédérat vise le noir, mais c’est bien le blanc qu’il compte tuer.  

 


 

 

Révision de la question (intuition personnelle: Je suis prêt prendre les paris à l’effet que la question québécoise devra inclure le mot séparation pour satisfaire Ottawa), visite annoncée du Premier ministre, évocation d’un «fédéralisme coopératif», aurons-nous droit dans cet esprit à un premier ministre s’engageant à «remettre son siège en jeu», comme en 1995.

Tuesday, May 26, 2026

Batailles d’hier, grilles d’aujourd’hui et boîte de Pandore

 



Réinterpréter l’histoire peut s’avérer un exercice périlleux et propice à l’ouverture de boîtes de Pandore. Illustration de ce phénomène, La réaction de la Société-Sean-Jean-Baptiste de Montréal (SSJM-M)à la Journée des Patriotes 2026. La SSJB-M choisissant de mettre l’accent sur le rôle des femmes dans La Rébellion des Patriotes. «Ces femmes n‘avaient ni le droit de vote ni de véritable place dans l’espace politique officiel. Malgré cela, elles ont joué un rôle fondamental dans le mouvement patriote. Elles organisaient des réunions secrètes, fabriquaient des drapeaux, cousaient des vêtements, préparaient des munitions, cachaient des Patriotes recherchés et coordonnaient la logistique des exils aux États-Unis, transmettaient des messages soutenaient les familles frappées par la répression britannique. Elles risquaient leur vie pour protégeriez combattants et nourrissaient même lesprisonniers.» (Les femme patriotes oubliées, Journal de Montréal,16 mai). Loin de moi l’idée de vouloir minimiser  de le rôle des femmes Patriotes, mais il faut résister à  cette idée de  «fragmenter » ce moment important de notre histoire profit d’intérêts particuliers  . Une seule attitude convient face à la Rébellion des Patriotes. Pour la Rébellion des Patriotes, il faut s’inspirer de la position de Georges Clémenceau sur la Révolution française. Pour Georges Clemenceau: «la Révolution française est un bloc».


 

 

 De même afin d’éviter la «fragmentation» de la Rébellion auquel nous conduit la position de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, il faut se convaincre que la Ré bellion est «un bloc». Dans l’ actuel état intellectuel de nos sociétés, faut-il craindre que cet intérêt pour les femmes patriotes ne se transforme demain en intérêt pour d’éventuels Patriotes LBGTQ+, il n’y a pas pour l’heure de tel patriote, Je suis pourtant convaincu qu’en épluchant la correspondance des Patriotes, il serait possible trouver un mot ou une phrase prêtant à interprétation et que dans quelques années d’ici, la Fondation Émergence ne se fende d’un papier intitulé, «Les LBGTQ+ patriotes oubliés».

Monday, May 25, 2026

La folle et le conservateur

 


Les chefs du  Parti libéral du Québec (PLQ) et du Parti conservateur du Québec (PCQ) sont homosexuels. Cela joue visiblement sur leurs préoccupations.

Pour un, Charles Milliard s’est récemment insurgé contre le traitement qu’il reçoit sur les médias sociaux. Il a ainsi déploré le fait qu’il fasse l’objet d’attaques homophobes sur  ces médias sociaux: «Le chef est gay et ça parait», «Milliard est gay et le Québec n’est pas prêt pour un premier ministre homo», «ostie de discours de tapette, qui croit ses conneries»,sont là quelques exemples de commentaires diffusés par le chef du PLQ afin que les Québécois «prennent conscience de ce qui se passe». Selon M. Milliard, ces commentaires « existent plus que jamais», «ensemble dans toutes nos différences, avançons tête haute aujourd’hui vers un avenir rempli d’espoir a-t-il ajouté.» («Avançons la tête haute vers l’avenir»: Charles Milliard dénonce l’homophobie sur les réseaux sociaux, Journal de Montréal, 17 mai). 

 


 

 

 

Plaise à Charles Milliard de jouer la carte de la victime. Il y a plus que de la victimisation dans cette dénonciation. C’est aussi un commode  écran de fumée pour faire oublier les tergiversations  de Charles Milliard avec la Loi 96 et la clause dérogatoire et ses troupes anglophones du West Island. Charles Milliard est seul à vouloir jouer la carte de la victimisation homosexuelle; heureusement, il n’est pas suivi sur ce terrain par le chef du PCQ, Éric Duhaime a une toute autre façon d’appréhender la question. «Contrairement à Charles Milliard, Éric Duhaime préfère s’abstenir de dénoncer les propos haineux qu’il reçoit en raison de son orientation sexuelle pour éviter d’alimenter les trolls d’internet.» «On a une approche différente», M. Milliard et moi, a commenté M. Duhaime en entrevue avec notre Bureau parlementaire «La dernière chose que je veux leur donner, c’est de l’importance a continué M. Duhaime. «Les trolls, qu’est-ce qu’ils veulent? Ils veulent justement que ç’a de l’impact sur nous»a-t-il expliqué.Il est convaincu que ceux qui publient des commentaires haineux sur les réseaux sociaux doivent «savourer secrètement» en voyant les captures d’écran «ça ne va pas les arrêter, ça pourrait même les alimenter», croit le chef conservateur,» (Éric Duhaime juge inutile de dénoncer les insultes homophobes qu’il reçoit, Journal de Montréal, 21 mai). Entre la victimisation de Charles Milliard et l’indifférence d’Éric Duhaime, le choix s’impose facilement: sans pour autant aller jusqu’à songer à voter pour le libertarien Éric Duhaime et son Parti «conservateur».

Tuesday, May 19, 2026

L’armée qu’ils méritent!

 



«Des recrues plus vieilles, moins en forme, qui comprennent mal l’anglais ou le français et qui s’intègrent difficilement à la culture militaire et canadienne: tel est l’envers de la médaille de la hausse du recrutement historique de nos Forces armées». «Le taux de réussite est en chute libre l’école libre de leadership et de recrues des  Forces canadiennes de St-Jean, alors qu’il est passé à 77% selon un rapport interne confidentiel. Historiquement 85% des recrues réussissaient le cours de base. Le rapport rédigé par le colonel Marc Kieley, a été réalisé dans la foulée d’énormes changements apportés aux méthodes de recrutement afin de gonfler les rangs des Forces. Dans les dernières années, Ottawa ouvert la porte aux ressortissants étrangers, au recrues souffrant de certaines conditions médicales; ont a abandonné de tests d’aptitudes, ces changements ont entraîné d’importantes transformations quant aux capacités de base des candidats et une pression croissante sur les instructeurs et le personnel» du collège St. Jean, lit-on dans le rapport[…]. »certains pelotons étaient composés de candidats ayant parfois aussi peu que trois mois de résidence au Canada, ce qui a entraîné un important choc culturel, puisque les candidats ne s’étaient pas encore acclimatés à la société canadienne, encore moins la culture militaire canadienne « ,Écrit M. Kieley. 

 

 


 

Une cohorte francophone a obtenu un taux de réussite famélique de 45% a été minée par des allégations de racisme et de conflits entre groupes culturels, notamment entre personnes du Cameroun et de la Côte d’Ivoire. «Pour certains , c’était aussi la première fois qu’on s’attendait à ce qu’ils traitent les femmes comme leurs égales», souligne lieutenant colonel Marc Kieley.»( (Une hausse de recrues mal préparées inquiète l’armé canadienne, TVA Nouvelles, 7 mai). Il faudra visiblement nous faire à l’idée de cette armée ou la quantité prime sur la qualité. Il faudra aussi nous faire à l’idée que l’armée canadienne, s’il est encore possible de parler d’ «armée»? Bien peu «armée», mais définitivement canadienne tant cette armée post nationale est bien la seule que le Canada mérite!

Thursday, May 14, 2026

Gouin, vaux bien une messe!

 


Alexandre Boulerice passe du NPD à QS. Le dernier survivant de la vague orange de 2011. S’apprête à Passer du Nouveau Parti démocratique (NPD) à Québec solidaire (QS). Passage amplement télégraphié, tant la perspective de ce passage avait causé des vagues à QS, le parti entendant initialement réserver la circonscription de Gouin (considérée comme une circonscription sûre pour les solidaires) à une candidature féminine ou à un homme binaire. (voir à ce sujet, «Québec solidaire prêt à contourner ses propres règles pour avoir un homme dans Gouin»,Radio-Canada, 18 février). À Québec Solidaire, le traditionnel plat de lentilles prend la forme d’un siège à l’Assemblée nationale. Un passage qui, s’il ne surprend pas, soulève néanmoins des questions sérieuses

 


 

 

Première question: Alexandre est-il fédéraliste ou souverainiste? Question à laquelle Alexandre devra répondre, s’il ne le fait pas, la réponse reviendra aux électeurs de Gouin qui devront trancher le 6octobre prochain.

Deuxième question: en passant du NPD à QS, Alexandre Boulerice demeure à «gauche», mais s’agit-il toujours de la même «gauche», Alexandre Boulerice semble ne pas éprouver de difficultés à passer de la gauche modérée et pragmatique du NPD à une gauche prête, il y a quelques semaines, à accueillir Rima El Hassan, députée de La France insoumise à l’Assemblée nationale française, cela devrait signifier qu’Alexandre Boulerice ne répugne pas à avaler quelques couleuvres et ne répugne pas devant le fait d’en faire avaler aux électeurs de Gouin. La question demeure donc posée. 

Sans réponses claires à ces deux questions: force est de constater que nous sommes confrontés à une troisième question. Qui est le véritable Alexandre Boulerice? Un carriériste, un progressiste plus radical que son épisode néo-démocrate ne le laisse supposer, (un «loup en peau de mouton»), un solidaire rongeant son frein au NPD depuis 2011? Tentant de croire qu’Alexandre Boulerice coche toutes ses cases? 

À la première question: Alexandre Boulerice fournit une réponse tout le moins ambiguë, semblant se plaire à mêler cartes et électeurs: «il ne croit pas trahir ses électeurs qui ont donné une confortable majorité, il y a pratiquement un an jour pour jour. «J’ai reçu un mandat clair des gens de Rosemont-La Petite Patrie pour les représenter le plus longtemps possible et c’est possible de le faire comme député indépendant.»Le jour de ma première élection le 2 mai 2011, a-t-il rappelé. « J’avais ma carte de Québec solidaire dans mon portefeuille» (Passage confirmé à Québec solidaire Alexandre Boulerice «rentre à la maison», La Presse, 27avril). La question de la sincérité des convictions d’Alexandre Boulerice se pose donc. Les électeurs de Gouin ont-ils élu le 2 mai 2011: un solidaire cachant son jeu dans son portefeuille ou un véritable néo démocrate. C’est aux électeurs de Gouin qu’il reviendra en octobre prochain de trancher la question de  la sincérité des convictions d’Alexandre Boulerice, à eux et à eux seuls de trancher.  Sont-ils prêts à avaler les couleuvres qu’Alexandre Boulerice semble prêt à leur faire avaler. 

Seront-ils  tentés d’élire un Alexandre Boulerice visiblement prêt à paraphraser Henri IV et dire comme ce dernier que Gouin vaut bien une messe! Si les députés transfuges comme Matt Generoux, Marilyn Gladu et Michael Wa alimentent le cynisme des électeurs, quel terme convient à un individu comme Alexandre Boulerice, solidaire au Québec et néo démocrate à Ottawa, Dégoût et écoeurement viennent à l’esprit, viendront-ils à l’esprit des électeurs de Gouin en octobre prochain? Donc, pas de réponse claire à la première question. Pour ce qui est de la deuxième question, il faudra attendre les premières déclarations d’Alexandre Boulerice comme solidaire afin de trancher à quelle «gauche», il appartient. Encore là, le verdict final reviendra aux électeurs de Gouin.En traitant ainsi, sans états d’âme apparents du NPD à QS, Alexandre Boulerice nous donne une belle illustration du principe de la vase communicante. 


Tuesday, May 12, 2026

Une vieille chanson!

 


Réunis en congrès afin de définir Leur plateforme pour l’élection à venir, les délégués de Québec solidaire (QS) ont fourbi leurs armes pour les élections législatives d’octobre. Temps fort de la vie d’un parti, ces congrès permettent aux militants de discuter entre eux de sujets qui leurs apparaissent fondamentaux dans la définition de l’ADN du parti. Étaient notamment inscrites au menu des résolutions voulant que QS mette de l’avant une réforme significative de la fiscalité afin d’amener les «riches» du Québec à contribuer plus largement à l’assiette fiscale de l’État Québécois et favorise la création d’épiceries collectives. 


Pour ce qui est de l’ADN de QS. Je crois entendre un vieille chanson! Une chanson entendue voilà bien longtemps. L’intention de Québec solidaire (QS) de taxer plus lourdement les «riches» (Québec veut aller chercher l’«argent de poche»des multi millionnaires, La Presse, 9 mai) fait écho au Faisons payer les riches! scandés ad nauseam par les militants ML (Marxistes-léninistes) des années 1970. Tentant de croire que certain de ces ML ayant sévi au Parti communiste du Québec après avoir fait leurs premiers de militants marxistes à la Ligue communiste du Québec. Faut-il croire que certains de ces pro-Chinois «blanchi sous le harnais» n’ait trouvé refuge à QS. Faire payer les riches est un vieux slogan qui a autant de barbe que les camarades Marx et Engels. Après s’être fait plaisir avec cette charge contre les «riches», QS est revenu à la raison en écartant de son futur programme cette idée d’imposer les «riches». «Québec solidaire (QS) fera bel et bien campagne cet automne en proposant que les familles possédant une fortune de 25M $ ou plus soient assujettis à une taxe annuelle sur le capital accumulé. Une proposition visant à réduire le seuil à 5 M $ a été rejetée in extremis, samedi matin, par les délégués réunis en congrès au centre-ville de Montréal. »(QS rejette l’idée de taxer le capital à partir de 5M $, Radio-Canada, 9 mai) Préférant oublier le 25 M$ et conserver la cible des 5M $. Les sommes en cause varient, mais l’obsession demeure.





L’idée d’épiceries collectives elle n’a pas de barbe.

«Cette propositions de QS s’inscrit dans un courant de partis de gauche qui veulent trouver une solution à l’inflation du panier d’épicerie qui touche tout le monde, mais frappe encore plus durement les plus démunis. C’était une promesse phare du maire de New-York, Zohran Mamdani, et du nouveau chef du NPD à Ottawa, Avi Lewis, dans le cas de Québec solidaire, on envisage plutôt des grossistes alimentaires.» (Québec solidaire veux des «Costco québécois» publics, La Presse, 7 mai). Avec cette proposition d’apparence généreuse formulée autant pour les plus démunis que pour les classes moyennes. Québec solidaire n’entend peut être pas Faire payer les Riches, mais il est certain que cette mesure si elle devait être appliquée sonnerait le glas pour de nombreuses petites épiceries du Québec, des commerce de proximité qui sont aussi souvent des entreprises familiales.