«(Ottawa) Il est tout à fait dans l’ordre des choses que les grands patrons des Forces armées canadiennes évaluent la possibilité d’une invasion militaire du Canada menée par les États-Unis, même si les deux pays entretiennent «la plus importante relation militaire du monde», affirme le ministre de la Défense David McGuinty. «Tous les militaires du monde entier consacrent du temps à analyser le scénarios qui comportent des risques », a soutenu le ministre McGuinty avant de participer à une réunion du cabinet. Il a ainsi tenté d’expliquer les propos du premier ministre Mark Carney qui, dans une entrevue accordée au New York Times, mercredi, a confié s’être préparé au cors de la dernière année au «risque extrême» que Donald Trump ordonne une intervention militaire contre le Canada, tout rn décrivant au quotidien américaine relation tendue et en constante évolution avec son homologue américain. Les propos du premier ministre ont rapidement fait le tour des grands médias de la planète. «Ce que le Canada, le militaire, les Forces armées canadiennes ont la responsabilité de faire des analyses approfondies dans tous les domaines », a aussi dit le ministre de la Défense. à l’instar du premier ministre, M. Mc Guinty a dit juger qu’une invasion militaire du Canada demeure un scénario extrême qui a très peu de chance de se concrétiser.» (Même les scénarios improbables doivent être analysés. soutient le gouvernement, La Presse, 24 septembre)
« Le Canada fait bien de se préparer à une potentielle invasion des États-Unis, et ce, même si le risque que cela survienne demeure extrêmement faible, selon l’ancien officier des Forces armées canadiennes Éric Sauvé.[…] »Mais à partir du moment ou le président parle de faire de nous un 51e État, le ministère de la Défense nationale doit prendre au sérieux une telle menace et faire des jeux de guerre pour se préparer à une telle éventualité», a-t-il ajouté.
La «guérilla» privilégiée (en caractère gras dans le texte d’origine)
Pour répondre à une telle attaque, le Canada devrait éviter les confrontations directes et miser sur une attitude rappelant «David contre Goliath», selon l’ancien officier.
«C’est-à-dire qu’on laisse les Américains avoir la suprématie aérienne,(nous n’avons pas à «laisser» la supériorité aérienne aux Américains, ils sauront bien la prendre seuls, NDA), mais ensuite, on se replie profondément, et on attaque de façon asymétrique les Américains dans un style de guérilla», at-il affirmé.» Encore une fois, tout ça, c’est sur papier, mais le but, c’est de créer un enfer pour les soldats américains, d’avoir des partisans qui sont armés (avec quelles armes? Vous pouvez parier que la première chose que les Américains vont faire, c’est de s’emparer du registre des armes à feu et rendre une visite aux détenteurs d’armes à feu «inscrits» et de les désarmer, au terme de cette opération, ne demeureront armés au Canada que les membres du crime organisé, ce sont ces criminels qu’Éric Sauvé veut voir élever au rangs de résistants et animer «sa» guérilla), d’avoir aussi des Canadiens aux États-Unis qui font des attaques ciblées, du sabotage de la subversion», a-t-il continué.
Le Canada pourrait aussi miser sur l’immensité de son territoire. « Si on sait qu’une invasion s’en vient, on disperserait nos troupes le plus possible. on a un Nord canadien d’une immensité que personne ne peut imaginer.( Monsieur Sauvé, ou les millions de Canadiens que vous appeler à se réfugier dans le Nord canadien se réfugieront-ils? Lorsque comme le dit, Lafontaine, l’Hiver sera venu?
Donc, on peut se replier là, (tout à ses «jeux de guerre», Éric Sauvé n’a peut-être jamais pris le temps de regarder des photographies de l’exode de 1940, des photographies décillions de civils jetés sur les routes de France par l’avance fulgurante des Panzers allemands, c’est cela qu’il souhaite pour les civils canadiens, tenter de gagner le Nord canadien sur des routes encombrée par des voitures chargées les biens de la famille; empilant pêle-mèle en équilibre instable sur le toit du véhicule familial air fryer et console Nintendo. NDA), on peut aussi laisser des poches de résistance» a-t-il avancé au micro de micro de Mario Dumont. «C’est exactement le concept de guerre asymétrique, c’est-à-dire, on ne peut pas frapper une armée comme ça, mais on peut rendre leur vie tellement difficile qu’il ne voudront plus rester sur leur territoire», a-t-il renchéri.» (En cas d’invasion des États-Unis: le Canada tenterait de créer «un enfer pour les soldats américains» selon un ancien officier, Journal de Montréal, 4 septembre).
À la lecture des propos d’Éric Sauvé, il faut se réjouir qu’Éric Sauvé soit aujourd’hui un ex-officier des Forces armées canadiennes car si ses propos sont représentatifs du niveau du corps des officiers canadiens, les Canadiens sont en droit de s’interroger sur leur défense nationale.
Intéressons-nous de plus prêt aux propos de l’ancien officier. L’article du Journal de Montréal ne précise pas le grade et les fonctions d’Éric Sauvé (capitaine des cuisines, major des latrines ou saltimbanque échappé de la série télévisée Les armes sur les ondes de TVA) difficile dans ce cas de juger de la pertinence de son intervention. Ce que je peux conclure, à partir de mes lectures historiques: c’est que la guerre asymétrique prônée par Éric Sauvé ne conduira pas à un «enfer pour les soldats américains», mais plutôt à un «enfer pour les civils canadiens» car il y a fort à craindre que la guérilla préconisée par Éric Sauvé ne donne lieu à une contre guérilla féroce. Guérilla et contre guérilla forment depuis l’invasion de l’Espagne par Napoléon (et l’irruption du terme dans la langue française), le couple idéal pour générer des guerres sales, accompagnées habituellement d’un cortège d’horreurs selon un cycle bien connu, de l’Europe occupée entre 1940 et 1944 à l’Algérie et au Vietnam (toujours les mêmes étapes; occupation, résistance, répression et représailles), Dans ces cas, Goliath a, plus souvent qu’autrement, la main très lourde. Pourquoi Éric Sauvé s’arrête-t-il d’ailleurs en si bonne voie avec sa guérilla? Il faut pousser cette logique de guérilla à sa logique ultime: je m’étonne en effet qu’Éric Sauvé ne pense pas à conseiller aux Canadiens désireux de créer «un enfer pour les soldats américains» en recourant à ce«terrorisme du pauvre»que nos ont fait connaitre les islamistes: Canadiens à vos couteaux de cuisine et à vos camion-béliers





