Saturday, August 15, 2026

Les temps changent

 


et en raison de ces changements nous assistons à des mutations pour dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont surprenantes. « Un nombre important de personnes homosexuelles se tourneraient vers les partis conservateurs en réplique aux dérapages et au courant de victimisation amenés par la gauche extrémiste. Ces électeurs estiment que leur identité sexuelle est davantage protégée para ces formations politiques. Dans une chronique du National Post, Adam Zivo a souligné que ce courant baptisé «homonationaliste» semble particulièrement présent en Europe.

 

 


 

 

Selon un sondage mené par l’application de rencontre homosexuelles Romeo, 28 %des gais allemands appuient le parti nationaliste d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne. (Alternative fur Deutschland, NDA)

En Autriche, 29 %des homosexuels soutiennent le Parti de la liberté d’Autriche (Freihetliche Partei Osterreich, NDA), considéré lui aussi comme un groupe d’extrême droite. En France, le Rassemblement national serait le deuxième parti le plus populaire chez les homosexuels, récoltant 28 %d’appui. 

« Ça ne m’étonne pas qu’il y ait une partie des gais ou des minorités qui veulent revenir à une certaine mesure , un certain on sens et qui trouvent que c’est trop, c’est exagéré», a affirmé le politicologue gai et conservateur Christian Dufour en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal. 

Ce dernier estime que l’idéologisation des enjeu touchant les personnes gaies est allée trop loin, même ici au Québec.

«Il y a une certaine gauche dite progressiste - ce n’est pas toute la gauche - qui s’est appropriée du dossier et qui l’a déformé beaucoup .Moi, je leur en veux, parce que ça se retourne contre les minorités en général», clame M. Dufour.

« Maintenant, je trouve qu’il y a une nouvelle agressivité à l’égard des homosexuels, parce que la population, en général, dit: c’est trop là, ça n’a pas d’allure, il n’y a pas de mesure», ajoute-t-il. » («Homonationalisme»: des homosexuels fatigués des dérapages de la gauche se tournent vers les partis de droite, Journal de Montréal, 11 août)

   


Tout politicologue qu’il soit, Christian Dufour, m’apparaît sur cette question être résolument «à côté de la plaque».  Avec son «idéologisation des enjeux touchant les personnes gaies» et son «appropriation du dossier par la gauche progressiste», Christian Dufour a recours à un jargon assimilable à une forme d’enculage de mouches destiné à fourvoyer ses lecteurs,  L’explication de l’émergence de l’homonationalisme ne réside pas dans les explications oiseuses de Christian Dufour. Pour comprendre l’apparition et le succès de cet homonationalisme, j’invite mes lecteurs à lire le texte d’Adam Zivo publié dans le National Post (il y a d‘ailleurs un lien avec ce texte, dans l’article du Journal de Montréal). Ce texte intitulé The necessary rise of «homonationalism est sous titré: Throughout Europe, The gay community is increasingly supporting populist parties - and that’s a good thing

 Adam Zivo y écrit (je sollicite l’indulgence de mes lecteurs, je ne fais pas suffisamment confiance à mon anglais pour m’improviser traducteur): «The term «homonationalism» was first coined in 2007 by Jasbir Puar, an American gender studies, to describe how during the War on Terrror, the United States positionned gay rights as a symbol of modernity and , in contrats, portrayed Middle Eastern adversaries as homophobic and uncivilized. Queer theorists quickly popularized the term as a péjorative against alignment between gay and nationalist - especially if criticisms of Islam and immigration were involved […]. Ce court extrait du texte d’Adam Zivo a le mérite démontrer la distance qui peut exister entre les théoriciens queer et les homosexuels du rang. Les premiers sont encore en mode « intersectionalité et demeurent attachés à la «convergence des luttes» migrants-gays. Les homosexuels lambda eux, n’écartent pas l’idée que les partis populistes opposés à l’immigration et méfiants à l‘égard de l‘Islam puissent servir de bouclier pour le droits des communautés homosexuelles. Comment réagir face à l’homonationalisme, premier réaction possible, nous ne serons jamais assez nombreux pour résister aux chants des sirènes immigrationnistes des Chambres de commerce et autre Conseil du patronat. Des renforts sont toujours les bienvenus. Renforts qu’ils faut accueillir sans illusions, ces homonationalistes ne sont pas brusquement devenus nationalistes des nationalistes de conviction; c’est la peur d’abord et avant qui les les transforme en nationalistes: une peur justifiée d’une immigration incontrôlée et d’un Islam de plus en plus agressif qui les conduits au nationalisme Que vaudront-ils dans les combats de demain? Accueillons les comme électeurs sans en attendre plus. Pour ma part, je vais m’en tenir à l’hétéronationalisme que je pratique depuis un demi-siècle.

Les temps changent

et en raison de ces changements nous assistons à des mutations pour dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont surprenantes. « Un nombre important de personnes homosexuelles se tourneraient vers les partis conservateurs en réplique aux dérapages et au courant de victimisation amenés par la gauche extrémiste. Ces électeurs estiment que leur identité sexuelle est davantage protégée para ces formations politiques. Dans une chronique du National Post, Adam Zivo a souligné que ce courant baptisé «homonationaliste» semble particulièrement présent en Europe.

Selon un sondage mené par l’application de rencontre homosexuelles Romeo, 28 %des gais allemands appuient le parti nationaliste d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne. (Alternative fur Deutschland, NDA)

En Autriche, 29 %des homosexuels soutiennent le Parti de la liberté d’Autriche (Freihetliche Partei Osterreich, NDA), considéré lui aussi comme un groupe d’extrême droite. En France, le Rassemblement national serait le deuxième parti le plus populaire chez les homosexuels, récoltant 28 %d’appui. 

« Ça ne m’étonne pas qu’il y ait une partie des gais ou des minorités qui veulent revenir à une certaine mesure , un certain on sens et qui trouvent que c’est trop, c’est exagéré», a affirmé le politicologue gai et conservateur Christian Dufour en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal. 

Ce dernier estime que l’idéologisation des enjeu touchant les personnes gaies est allée trop loin, même ici au Québec.

«Il y a une certaine gauche dite progressiste - ce n’est pas toute la gauche - qui s’est appropriée du dossier et qui l’a déformé beaucoup .Moi, je leur en veux, parce que ça se retourne contre les minorités en général», clame M. Dufour.

« Maintenant, je trouve qu’il y a une nouvelle agressivité à l’égard des homosexuels, parce que la population, en général, dit: c’est trop là, ça n’a pas d’allure, il n’y a pas de mesure», ajoute-t-il. » («Homonationalisme»: des homosexuels fatigués des dérapages de la gauche se tournent vers les partis de droite, Journal de Montréal, 11 août)

   


Tout politicologue qu’il soit, Christian Dufour, m’apparaît sur cette question être résolument «à côté de la plaque».  Avec son «idéologisation des enjeux touchant les personnes gaies» et son «appropriation du dossier par la gauche progressiste», Christian Dufour a recours à un jargon assimilable à une forme d’enculage de mouches destiné à fourvoyer ses lecteurs,  L’explication de l’émergence de l’homonationalisme ne réside pas dans les explications oiseuses de Christian Dufour. Pour comprendre l’apparition et le succès de cet homonationalisme, j’invite mes lecteurs à lire le texte d’Adam Zivo publié dans le National Post (il y a d‘ailleurs un lien avec ce texte, dans l’article du Journal de Montréal). Ce texte intitulé The necessary rise of «homonationalism est sous titré: Throughout Europe, The gay community is increasingly supporting populist parties - and that’s a good thing

 Adam Zivo y écrit (je sollicite l’indulgence de mes lecteurs, je ne fais pas suffisamment confiance à mon anglais pour m’improviser traducteur): «The term «homonationalism» was first coined in 2007 by Jasbir Puar, an American gender studies, to describe how during the War on Terrror, the United States positionned gay rights as a symbol of modernity and , in contrats, portrayed Middle Eastern adversaries as homophobic and uncivilized. Queer theorists quickly popularized the term as a péjorative against alignment between gay and nationalist - especially if criticisms of Islam and immigration were involved […]. Ce court extrait du texte d’Adam Zivo a le mérite démontrer la distance qui peut exister entre les théoriciens queer et les homosexuels du rang. Les premiers sont encore en mode « intersectionalité et demeurent attachés à la «convergence des luttes» migrants-gays. Les homosexuels lambda eux, n’écartent pas l’idée que les partis populistes opposés à l’immigration et méfiants à l‘égard de l‘Islam puissent servir de bouclier pour le droits des communautés homosexuelles. Comment réagir face à l’homonationalisme, premier réaction possible, nous ne serons jamais assez nombreux pour résister aux chants des sirènes immigrationnistes des Chambres de commerce et autre Conseil du patronat. Des renforts sont toujours les bienvenus. Renforts qu’ils faut accueillir sans illusions, ces homonationalistes ne sont pas brusquement devenus nationalistes des nationalistes de conviction; c’est la peur d’abord et avant qui les les transforme en nationalistes: une peur justifiée d’une immigration incontrôlée et d’un Islam de plus en plus agressif qui les conduits au nationalisme Que vaudront-ils dans les combats de demain? Accueillons les comme électeurs sans en attendre plus. Pour ma part, je vais m’en tenir à l’hétéronationalisme que je pratique depuis un demi-siècle.

Tuesday, August 11, 2026

Y être ou ne pas y être

 



Dimanche, 9 août, 16h24  sur les ondes de LCN, l’animateur Ludovick Bourdages reçoit en entrevue Chantal Rouleau il interroge cette dernière sur l’absence de Christine Fréchette au Défilé de la Fierté. une entrevue menée avec une lourde insistance, une insistance à la limite de la courtoisie , une insistance qui pouvait laisser croire que Ludovick Bourdages en faisait une affaire personnelle.

 

 


 

 

Cette insistance soulève la question même de la présence des élus à ce défilé. Au fil des ans, la présence de ces élus est progressivement passée de facultative à obligatoire. La question se pose, les élus se doivent-ils nécessairement d’y être (précision, j’ai bien écrit, d’y être et non d’en être). le défilé de la Fierté est fondamentalement un événement communautaire. L’absence de Christine ne Fréchette doit pas faire oublier que la classe politique était néanmoins bien représentée au défilé. «Plusieurs personnalités publiques et politiques ont participé au défilé, dont la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferraya, qui était accompagnée de la députée libérale fédérale Marie-Gabrielle Ménard. Cette dernière a réitéré le soutien d’Ottawa pour que «les droits de la communauté ne reculent pas auCanada». (Montréal brille pour les 20 ans de sa Fierté, Radio-Canada, 9 août). Mesdames Martinez et Ménard n’étaient pas seules de la classe politique. «Le chef du Parti libéral, Charles Milliard, et la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal étaient présents au début du cortège. Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, devait participer au défilé, mais il est resté coincé aux Îles-de-la Madeleine raison d’un fort brouillard. La députée péquiste de Terrebonne. Catherine Gentilcore, y était. Une absente de marque: la première ministre Christine Fréchette quia préféré passer la journée au Grand Prix de Trois-Rivières, dans la circonscription ou elles présentera aux prochaines élections. Toutefois, au moins deux ministres, Chantal Rouleau et Ian Lafrenière, s’étaient déplacés pour représenter le gouvernement. Le cabinet de Mme Fréchette ne s’est pas expliqué sur ce choix de la première ministre.»(Le défilé de la Fiertés’empare bruyamment du centre-ville de Montréal, L’Actualité, ). Ces discussions autour de l’absence de Christine Fréchette au défilé de la Fierté, me rappellent un vers De Lamartine: Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.


Plutôt que de chercher à courtiser servilement le vote LBGTQ+, ces élus ne trouveraient pas mieux à occuper leur temps à jardiner, à lire un bon livre ou passer quelques heures en famille (combien de ces politiciens se plaignent à la première occasion des difficultés qu’ils éprouvent à concilier famille et travail) . J’excepte évidemment de cette considération, Charles Milliard qui est un «naturel»pour une telle démonstration de Fierté.

Le temps est peut-être venu pour la classe politique de se demander s’il est toujours souhaitable de s’associer à une activité aussi manifestement communautaire. En souhaitant vivement, que nos élus choisissent de "ne pas y être «  à compter de l’an prochain.

Sunday, August 9, 2026

Osez pour vrai, vraiment?

 



Le Parti conservateur du Québec a dévoilé son slogan électoral en vue des élections du 15 octobre prochain. Les conservateurs iront à la bataille avec le slogan «Oser pour vrai». 

Puisque qu’Éric Duhaime entend mener ses troupes sous ce slogan, les électeurs québécois sont en droit de se demander si ce slogan, n’est que cela, à savoir  un slogan. 

S’il faut se fier à Éric Duhaime: «Pourquoi « oser»? Parce que la CAQ, le Parti Québécois et le Parti libéral du Québec proposent des variantes toujours du même vieux modèle bureaucratique », a expliqué Éric Duhaime en conférence de presse devant l’Assemblée nationale. À l’inverse, son parti compte bousculer «les vaches sacrées» at-il ajouté.[…] Le chef conservateur a ensuite décliné les grands pans de son programme, qui sera détaillé durant la campagne électorale. Sa formation souhaite notamment baisser les taxes et les impôts, faire une plus grande place au privé en santé et «libéraliser» la construction de nouveaux logements au Québec.» (Voici le slogan de campagne Parti conservateur du Québec, Journal de Montréal, 6 août). Pour un homme qui veut «Osez pour vrai», avec de tel programme, Éric Duhaime ne sort guère de son habituelle ornière libertarienne, pour l’audace on repassera. N‘est pas Danton, qui veut. Si Éric Duhaime est sérieux et compte vraiment «Osez pour vrai», je lui suggère de revenir sur l’une de ses déclarations récentes et de nous prouver qu’il entend vraiment «bousculer les vaches sacrées».Au Québec, depuis le jugement de la Cour suprême dans la cause Morgentaler  l’une de ces vaches sacrées est le droit à l’avortement. Si Éric Duhaime est sérieux, dans son intention d’"oser pour vrai", je lui propose de prendre par les cornes, une vraie vache sacrée, le droit à l’avortement . Le Parti conservateur du Québec est un parti «pro-choix», selon son chef Éric Duhaime, qui ferme la porte à ouvrir un débat sur avortement au sein de sa formation après que des propos d’un candidat ont (sic) r surface. «On a toujours été un parti pro-choix et cette politique ne changera absolument pas», a indiqué le chef Éric Duhaime , précisant au passage que cette question relève du fédéral. «Je peux vous dire qu’il n’y aura de débat à l’intérieur de nos rangs sur cet enjeu.»

 

 


 

Le candidat du Parti dans Chute-de-la-Chaudière et ex-animateur de CHOI Radio X, Dominique Dumas, a été questionné sur des propos qu’il aurait tenus dans le passé sur les réseaux sociaux, indiquant qu’il était ouvert à limiter le droit d’avorter au Canada. Il aurait notamment exprimé un malaise en lien avec les avortements tardifs […]» («Pas de débat» sur l’avortement au sein du PCQ, dit Duhaime, Radio-Canada, 4 août).

«Dominique «Doom» Dumas croit qu’il faudrait un débat pour encadrer l’avortement au Canada. Son chef , Éric Duhaime, prévient toutefois qu’il devra suivre aligne du parti, résolument pro-choix. Par le passé, l’ex-animateur de radio à CHOI Radio-X a plaidé en faveur de «balises» les  avortements tardifs  et «sexo-sélectifs» (Propos de Dominique «Doom»  Dumas sur l’avortement: Éric Duhaime imposera la ligne de parti, TVA Nouvelles, 4 août). Dominique Dumas ne  propose pas d’abolir le droit à l’avortement, mais de «baliser» deux formes particulièrement odieuses d’avortement; les avortements tardifs et les avortements sexo-sélectifs. Si Éric Duhaime veut vraiment «bousculer des vaches sacrées», il pourrait laisser son parti débattre de la question de l’avortement, je ne m‘attend même pas à ce qu’il se prononce personnellement contre l’avortement, mais qu’il «ose pour vrai» en laissant ses militants débattre de la question. Éric Duhaime n’osera pas oser jusque là, validant le mot de Thierry Maulnier voulant que: Conservateur, voilà un mot qui commence bien mal!

Friday, August 7, 2026

Tous égaux…

 



L’égalité de tous devant la loi est l’un des piliers de l’État de droit. C’est ainsi que la majorité des Québécois, et moi, entendent les choses. La majorité des Québécois, mais pas Hydro-Québec: «Hydro-Québec devrait renoncer à plus de 250 millions de dollars de factures d’électricité impayées par des membres des communautés autochtones, selon un rapport qu’elle a commandé. La société d’État dit étudier les propositions du rapport, qui lui a été remis vendredi. Hydro-Québec souhaite se réconcilier avec les Premières Nations et les Inuit, mais elle tient aussi à assurer l’équité avec ses autres clients.» En 2024, une enquête de Radio-Canada avait chiffré pour la première fois ces arriérés de paiement qui réent un malaise depuis des années au sein de la société d’État, qui n’ose pas réclamer l’argent ni couper le courant. À Matimekush-Lac John, à la frontière du Labrador. les clients résidentiels avaient en moyenne 65 000$ de factures en souffrance, en 2024. Et à Chisasibi, près dela Baie James, la moyenne était d’environ 39 000$. Plusieurs chefs de communautés se sont publiquement déclarés en faveur d’une électricité gratuite pour leurs membres puisqu’elle provient de l’exploitation de leur territoire traditionnel (ceux qui veulent voir dans l’évocation de ces territoires traditionnels, un écho des «territoires non cédés» chers à certains de nos élus, sont bien évidemment invités à le faire, NDA). Il n’existe ni entente ni traité qui reconnaît aux membres des Premières Nations et aux Inuit le droit de ne pas payer leurs factures d’électricité.[…] En novembre 2024, à la suite de l’enquête de Radio-Canada, Hydro-Québec avait mandaté le juge à la retraite François Rolland pour lui faire des recommandations indépendantes pour régler cet enjeu. 





Remettre la gestion des dettes aux conseils de bande. (Intertitre, en caractères gras, dans le texte d’origine)  La recommandation la plus significative de François Rolland stipule qu’«Hydro-Québec devrait céder aux Premières Nations et aux Inuit les arriérés non prescrits des factures d’électricité afin qu’ils décident eux-mêmes s’ils souhaitent les recouvrer». En d’autres termes, cela signifie que la société d’État renoncerait à récupérer l’argent et transférerait la gestion de ces dettes au conseils de bande. Chaque autorité aurait à décider elle-même si leurs membres doivent lui payer leurs dettes ou si elle préfère les effacer. 

« Cette recommandation s’inscrit dans un contexte de réconciliation économique afin de bâtir de nouvelles relations fondées sur le respect, la confiance et la reconnaissance des réalités historiques et contemporaines vécues parles Premières Nations et les Inuit.» (en caractères gras dans le texte d’origine)

François Rolland, dans son rapport remis à Hydro-Québec


L’ex-juge Rolland suggère aussi à Hydro-Québec d’offrir aux communautés «la possibilité d’une facturation unique par l’entremise du conseil de bande». Le conseil de bande se chargerait de percevoir auprès des consommateurs et payerait ensuite Hydro-Québec.»

(Hydro-Québec pourrait effacer les dettes dans les communautés autochtones», Radio-Canada, 28 juillet) 

Je suis convaincu qu’il n’est pas un lecteur de ce blogue qui ne souhaiterait se «réconcilier» avec Hydro-Québec, aux conditions proposées par le juge à la retraite François Rolland.Ce modus operandi, à défaut de permettre l’égalité de tous devant la loi, permettrait peut-être l’égalité de tous devant cet État dans l’État qu'est l’Hydro.

Thursday, August 6, 2026

Tissu social et climat social!

 


L’incident en soi peut apparaître mineur. Il n’illustre pas moins la dégradation du climat social au Québec et plus particulièrement à Montréal. « À peine un mois après le meurtre insensé d’un policier du PDQ 26, à Montréal, deux policières du même secteur ont été désarmées et tabassées lors d’une intervention de routine. Dans la nuit de dimanche à lundi , un peu avant 2h du matin, deux policières SPVM ont intercepté des individus pour une banale infraction au code de la route. Selon nos informations, les contrevenants circulaient sans casque sur une seule et même trottinette électrique sur la rue Mistral, dans le quartier Villeray. Dans la foulée de cette intervention, les deux hommes auraient résisté et auraient frappé les deux policières. L’un aurait même réussi à désarmer l’une des agentes, en s’emparant de son bâton télescopique. On ignore s’il s’en est servi pour frapper les policières. Les deux jeunes femmes qui accompagnaient les deux suspects auraient elles aussi participé à l’échauffourée, mais de façon plus modérée. Moins nombreuses et en fâcheuse position, les deux policières sont parvenues à demander des renforts, qui sont arrivés rapidement sur les lieux





Accusations (en caractère gras dans le texte d’origine)

Au total, quatre suspects ont été arrêtés. Mohammed Mountassir, 25 ans, fait face aux accusations les plus graves, soit avoir désarmé un agent de la paix, voies de fait sur un agent de la paix et d’entrave au travail des policiers. Le juge lui a accordé sa remise en liberté d’ici son procès, moyennant quelques conditions à respecter. Mohammed Mountassir Samir Ben Zerraouia, 25 ans, a quant à lui été accusé de voies de fait et d’entrave à un agent de la paix. Il a aussi pu retrouver sa liberté en attendant son procès. Les deux femmes, Imane Chemouri, 25 ans, et Doha Sakri, 23 ans, ont été libérées, mais pourraient être accusées prochainement de voies de fait sur les policiers et d’entrave à leur travail.[…]»(Deux policières tabassées par quatre suspects à Montréal, Journal de Montréal, 30 juillet).

L’incident a suscité une réaction, qui se voulait probablement définitive, chez l’ancien ministre de la Sécurité publique du Québec, Stéphane Bergeron, réaction intéressante, moins par ce qu’elle dit que par ce qu’elle ne dit pas. «Le passage à tabac de deux policières du Service de police la Ville de Montréal (SPVM), lors d’une simple intervention de routine dans la nuit de dimanche à lundi, est non seulement écoeurant, mais inacceptable, selon Stéphane Bergeron, ancien ministre la Sécurité publique du Québec.»

(Policières tabassées Montréal: «[…] Interrogé sur la situation jeudi, StéphaneBergeron n’a pas mâché ses mots en entrevue sur LCN: «J’ai un sentiment de profond dégoût à l’égard d’un comportement aussi peu civique, pour ne pas dire criminel, de la part de citoyennes et de citoyens qui devraient normalement manifester le plus grand des respects à l’égard de nos forces policières », a-t-il déclaré.». […] Au-delà de cet incident , M. Bergeron pointe la montée de la violence dans les rues. […] «On est en train d’instituer une espèce de culture de la violence et il faut absolument intervenir pour mettre un terme à cela. […]»(Policières tabassées àMontréal: «J’ai un sentiment de profond dégout», lâche un ancien ministre de la Sécurité publique, Journal de Montréal, 30 juillet). Nous connaissons maintenant l’opinion du citoyen Bergeron. Qu’en est-il de celle de l’actuel ministre de la Sécurité publique du Québec, l’ancien «gardien de la paix», Ian Lafrenière et de celle du patron des deux policières agressées et tabassées, le habituellement  très médiatique Fady Dagher, silence radio jusqu’ici, craignent-ils de prendre à rebrousse-poil les nombreux amis de la diversité montréalaise égratignant les « chances pour le Québec que sont Mohammed Mountassir, Samir Ben Zerraouia, Imane Chemouri et Doha Sakri. Parler de «culture de la violence» comme le fait Stéphane Bergeron sans aborder la question du changement du tissu social de Montréal depuis quelques années, c’est parler pour ne rien dire. 

Saturday, August 1, 2026

Collision dans la diversité

 


L’attaque à la voiture bélier survenue dans le cadre de la Gay Pride de Berlin vendredi dernier, devrait constituer un utile rappel que certains phénomènes se marient mal et que diversité n’est pas nécessairement synonyme de bonne entente. Le suspect de  cette attaque à la voiture bélier est en effet un ressortissant allemand d’origine libanaise âgé de 21 ans, Abdul Ballot serait semble-t-il un sympathisant de l’État islamique (Fierté de Berlin: le suspect de l’attaque tué par la police, Radio Canada, 26 juillet). 

 


 

 

Il faut beaucoup de naïveté pour croire que les tenants d’un Islam «pur et dur» se feront jamais accueillants aux LBGTQ+ de ce monde au nom de la diversité. Au mieux, les premiers cohabiteront les dents serrées avec les seconds. Au pire, il faut probablement se faire à l’idée que nous assisterons à d’autres de ces attaques à la voitures bélier conduites par des fidèles du Prophète contre des fidèles du drapeau arc-en ciel. Une guerre que nous devrons suivre des lignes de côtés entre éléments inconciliables comme l’eau et le feu. C’est écrit dans le ciel, tant que nous continuerons de croire que des composantes de la «diversité» peuvent cohabiter harmonieusement du simple fait qu’il appartiennent à cette diversité, nous devons nous préparer à assister à d’autres de ces «collisions dans la diversité».

Thursday, July 30, 2026

curieux voisins de lit

 



Les anglophones ont un dicton d’une pertinence que l’actualité nous permet quelquefois de vérifier. Politics make strange bedfellows, plus récente occasion de vérifier la pertinence du dicton, la récente tournée gaspésienne de Sol Zanetti, «Le porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, était de passage en Gaspésie afin d’entendre les acteurs de la scéne régionale sur les enjeux prioritaires à l’aube de la campagne électorale. Lors de ses rencontres avec les élus locaux, il a été question de pêche communautaire et de la façon de faire circuler plus facilement les produits de la mer, autant dans la région que dans le reste de la province.[…] L’élu est aussi revenu sur les seuils d’immigration. «Nous avons été au front pour maintenir le programme d’expérience québécoise. C’est un discours que les gens voient positivement, car l’immigration est bénéfique pour répondre aux besoins des régions du Québec.» (Sol Zanetti en tournée gaspésienne, La voix gaspésienne, 28 juillet). Le vaisseau amiral du progressisme québécois se retrouve ainsi sur des positions qui ne sont pas très éloignées de celles d’organismes comme la Fédération des chambres de commerce du Québec. Cette régionalisation de l’immigration correspond aux souhaits solidaires d’un Québec plus inclusif et plus diversifié. Cette régionalisation de l’indignation est aussi souhaitée par les chambres de commerce à travers le Québec afin de répondre aux entrepreneurs, notoirement indifférents en matière d’identité, affirmant manquer de main d’oeuvre.

 


 

 

Voilà de bien de curieux voisins de lit. Le très socialiste Québec solidaire et l’un des bastion du capitalisme au Québec. J’espère qu’ils penseront à changer les draps.