Wednesday, February 4, 2026

Les babines et les bottines

 


Une campagne à la direction d’un parti politique peut quelquefois agir comme un instructif révélateur. Lançant sa campagne à a succession de François Legault, Bernard Drainville y est allé de déclarations se voulant percutantes: «Je vous le dit aujourd’hui et je ne passerais pas quatre chemins : je ne suis pas entré dans la course pour dire: continuons! Je vais être le candidat du «changement», a-t-il lancé devant ses partisans, «Continuons » était le slogan du parti lors de la campagne électorale de 2022. La Coalition avenir Québec (CAQ) «a perdu la confiance des Québécois» parce qu’elle s’est «éloignée de [ses] valeurs» et a «trop souvent d’idée ou reculé sur [ses] positions», selon lui. «La CAQ devait réinventer l’État. Mais la vérité, c’est qu’on ne l’a jamais assumé pleinement», a-t-il laissé tomber. «Soyons honnêtes et lucides: depuis 2018 qu’est-ce qu’on a fait? 


 

 

On a ajouté de l’argent. On a ajouté des fonctionnaires. Et aujourd’hui, on se retrouve deux mandats plus tardives encore plus d’État, encore plus de bureaucratie et on est en déficit.» (Drainville pourfend Fréchette et rompt avec l’ère Legault, La Presse, 1er février). Voilà pour les babines. Cette information date donc de trois jours. Nous serions en droit de nous attendre à ce que les bottines de Bernard Drainville suivent les babines de ce dernier et qu’il quitte cette CAQ qu’il vient de renier en termes cinglants. Aujourd’hui, 3 février, Bernard Drainville est toujours membre de la CAQ et ministre de l’Environnement et dela Lutte aux changements climatiques du Québec. Plus rapide des babines que des bottines, Bernard Drainville vient de donner sa mesure, il semble satisfait de demeurer dans le Continuons. Après cette sortie du député de Lévis les électeurs québécois sont en droit de se demander lequel des Bernard Drainville est vraiment sincère? Est-ce le Bernard Drainville «ministre» ou le Bernard Drainville «candidat». Petit politicien et petit homme.

Bien plus qu’un mot!

 



 Droite, le mot est actuellement à la mode au Québec. Ainsi, Bernard Drainville prend plaisir à se présenter comme étant de centre-droit: Sans surprise, Éric Duhaime trônant à a tête du Parti conservateur du Québec s’amuse à distribuer des «brevets de droitisme» aux autres figures de la classe politique québécoise. 

Droite, c’est vite dit, mais de quoi parle en fait les Drainville et Duhaime? «Selon Éric Duhaime, les politiciens qui se disent de droite doivent s’engager à «abolir la taxe carbone», «additionner le privé en santé», « exploiter notre gaz naturel», « éliminer rapidement le déficit», notamment.

Les conservateurs sont réunis en congrès en fin de semaine à Québec afin de débattre d ‘une pléthore de résolutions qui serviront à l’élaboration du programme du parti pour les élections d’octobre.[…]

On propose notamment de transformer le Conseil du Trésor en un Conseil du trésor et de l’efficacité gouvernementale. (Elon Musk, sort de ce corps).

 


 

 

Que les parents aient la liberté d’inscrire leur enfant à l’école de leur choix et au parcours de leur choix, sans prépondérance de l’emplacement de l’école dans les critères de sélection.[…] 

Révision complète du programme d’éducation à la sexualité. afin d’en garantir  la neutralité idéologique, la pertinence scientifique le respectes valeurs familiales et de reconnaître un droit de retrait parental.

Réduire la surpopulation carcérale en augmentant le nombre de places dans les prisons du Québec.[…]»(Éric Duhaime est «heureux la montée de la droite, La Presse, 30 janvier». 

Rien de bien nouveau sous le soleil dans la «Droite» d’Éric Duhaime. Il fait écho sans imagination et probablement sans le savoir à un texte qui date presque jour pour jour de seize ans. Texte qui au vu des déclarations des Duhaime, Drainville et Fréchette, n’a pas pris une ride. Le chroniqueur du Journal de Montréal y écrivait: «Hier, je déplorais l‘absence d’un véritable courant de droite au PQ. Chaque fois que j’écrit sur la «droite», je reçois des courriels de lecteurs me traitant de noms: facho, égoïste. Primo: contrairement à ce que répètent certains militants alarmistes, qui entendent des bruits de bottes dès que quelqu’un ose dire du bout des lèvres qu’il est de droite, il n’y a pas de véritable droite morale au Québec. Certes il y a quelques masculinistes extrémistes et une poigne de cathos homophobes et anti-avortement , mais ce sont des «cas» isolés et leurs propos trouvent peu d’écho dans la population. Quand on parle de droite, au Québec, il s’agit d’abord et tant tout de droite économique. On pourrait même dire: de centre droite économique.» (Droite 101, Journal de Montréal, 2 février 2010). Martineau, sans s’en rendre compte prophétisait, voilà seize ans jour pour jour, l’apparition des Éric Duhaime, Bernard Duhaime et Christine Fréchette. Le «centre-droite économique» de Richard Martineau a un nom: c’est du libertarianisme, le libertarianisme n’est pas de la Droite. c’est même, l’antithèse la Droite traditionnelle. Notre Droite est attachée à la Patrie et elle ne prend pas plaisir à renier les valeurs qui sont celles de l’Occident chrétien. Notre Droite tire sa substance de la synthèse entre les apports de trois civilisations:celles nées à Jérusalem, Athènes et à Rome. Si Richard Martineau et son «centre-droite économique» ont mieux à nous proposer, qu’ils s’avancent.


Saturday, January 31, 2026

Le Canada de demain

 



Le Canada de demain est à nos portes pour ceux qui veulent voir.

«La population du Québec pèsera de moins en moins lourd dans le Canada. Et plus l’immigration augmentera ailleurs au pays, plus ce poids diminuera. C’est ce que montrent les nouvelles projections démographiques publiées mardi par Statistiques Canada. Aujourd’hui, le Québec acceuille environ 22 % de  la population canadienne. D’ici 2050, sa part reculerait pour se situer entre 18,1 % et 19,1 % selon divers scénarios qui peuvent varier selon les naissances, les décès et l’immigration.[…] Ce mouvement s’inscrit dans une tendance de longue durée. Au début des années 1970, le Québec comptait près de 28 %de la population canadienne. En 1995, sa part avoisinait encore 25 %. Si les projections actuelles se confirment, moins d’un Canadien sur cinq sera Québécois d’ici un quart de siècle « peu importe le scénario, les projections montrent qu’il y une poursuite des tendances» explique Laurent Martel, directeur du centre de la démographie de Statistique Canada. Une croissance liée à l’immigration (intertitre, en gras dans le texte d’origine) La raison en est simple: «Presque 100%de la croissance démographique au Canada et au Québec est basée sur l’immigration», explique Laurent Martel. Or, cette immigration se répartit de façon inégale entre les provinces. Le Québec continue d’en accueillir moins que d’autres régions du Canada. «Le Québec, depuis de nombreuses années, recroît moins que son poids démographique matière d’immigration relativement à l’ensemble du Canada » observe Jean-Pierre Corbeil, professeur département de sociologie de l’Université Laval. « Le Québec a fait e choix d’accueillir un peu moins d’immigrants, rappelle, M. Martel. Ca fait en sorte que la population des autres provinces augmente plus rapidement que celle du Québec. Et donc ça crée cette continuité de la baisse du poids démographique du Québec. À cette dynamique migratoire s’ajoute un autre facteur: le vieillissement rapide de la population, Depuis 2024, le Québec enregistre plus de décès que de naissances. Ce déficit naturel devrait s’accentuer au fil des décennies. Sans immigrants, la population québécoise, diminuerait déjà. Avec l’immigration, le Québec pourrait atteindre jusqu’à 9,9 millions d’habitants vers 2050, mais cette croissance ne suffirait pas à maintenir son poids relatif dans le pays. » (Le Québec aura de moins en moins de poids dans le Canada, La Presse, XXjanvier). 

 

 

 

Cette diminution du poids démographique du Québec au sein du Canada aura d’évidentes conséquences politiques: le québec verra diminuer son poids politiques et diminuer aussi le nombre de ses députés aux Communes. Probablement aussitôt que seront connues les données du prochain recensement canadien, recensement prévu en203, le temps nous est donc compté. . Dans le Canada, Le Québec sera confronté à une alternative impossible: voir diminuer son poids démographique et son poids politique ou accepter l’immigration au risque de perdre son identité. La solution existe et elle est connue. Pour continuer d’être, le Québec doit se résoudre à sortir de la Fédération canadienne.

Sans surprise le Canada de demain pourrait bien être la matérialisation du Canada rêvé par ses fondateurs en 1867; un Canadenfin débarrassé de ces Frogs, (devenus une espèce disparue) et peuplé presque exclusivement de locuteurs anglophones A mari Busque ad mare. Qu’importe que ce Canada so English at last le soit au prix de quelques dizaines de milliers de compatriotes Sihks, ce Canada de demain finalement anglophone s’accordera probablement très bien du fait d’être post national; John A. Macdonald, Justin Trudeau, même combat. 

Foin du Canada de demain, cap sur le Québec de demain.

Thursday, January 29, 2026

La Dauphine


Faut-il voir en Christine Fréchette, la «Dauphine» de François Legault à la tête de la Coalition avenir québec (CAQ)? C’est à tout le moins l’impression que pourrait donner lecture d’une information parue dans le Journal de Montréal: «Contrairement à Bernard Drainville, la ministre Christine Fréchette a été mise au parfum de la réflexion de François Legault et a pu recueillir des appuis en coulisse avant même la démission du premier ministre.[…]. Entourée de cinq ministres et d’une dizaine de députés à Trois-Rivières, Christine Fréchette a confirmé dimanche qu’elle se lançait officiellement dans la course à la chefferie de la CAQ pour devenir première ministre. Samedi, dans une courte vidéo, le ministre Bernard Drainville l’avait devancée, en expliquant qu’il se lançait à la chefferie afin de représenter le «vrai monde». Par contre, Fréchette était à l’oeuvre depuis plusieurs semaines, a-t-on appris. Pas Drainville. Elle a eu une rencontre avec le directeur de cabinet du premier ministre, Martin Koskinen, une semaine avant l’annonce, a confié Mme Fréchette. «Il m’a dit que c’était pertinent que j’y pense», a admis la ministre de l’Économie et de l’Énergie.(Succession de François Legault: la ministre Frenette mise au parfum une semaine avant la démission du premier ministre, Journal de Montréal, 25 janvier). 

 


 

 

Depuis la création de la CAQ, François Legault et Martin Koskinen sont comme cul et chemise. Difficile de croire que le second ait pris l’initiative d’entrer en contact avec Christine Fréchette sans l’assentiment du premier. Si Koskinen a laissé entendre à Christine Fréchette que François Legault avait l’intention de quitter ses fonctions de chef de la CAQ. Il faut conclure que François Legault «pipe les dés» en faveur de la députée de Sanguinet, en lui permettant de prendre une appréciable longueur d’avance sur ses éventuels adversaires (recrutement  d’appuis dans le caucus et le Cabinet, mobilisation en sa faveur d’organisateurs, levée de fonds, etc.). En jouant ainsi la «carte Fréchette», il est tentant de conclure que François Legault, qui a fait savoir depuis sa démission, qu’il souhaite la survie de la CAQ, entend d’abord favoriser la survie de la CAQ «économique», plutôt que celle de la CAQ «identitaire», si tel avait le cas, il aurait joué la «carte Jolin-Barette». Le ralliement de Jean-François Roberge , «le Monsieur Identité de la CAQ» a Christine Fréchette suffira-t-il à corriger cette impression? Si François Legault tient à voir une CAQ «économique», se perpétuer. nous n’aurons pas le choix de conclure que toute l’aventure «nationaliste-autonomiste» de la CAQ n’aura été qu’une supercherie

. Les électeurs québécois, sincèrement nationalistes, tireront les conclusions qui s’imposent, si ce n’est déjà fait.

Monday, January 26, 2026

Chassez le naturel...

…il revient au galop ou Business as usual Revenant à peine de Davos, Mark Carney, tel un Antée moderne rapidement retrouvé toute sa vigueur fédéraliste aussitôt qu’il a retrouvé le sol canadien. avec cette vigueur fédéraliste, il a rapidement retrouvé ses marques de gardiens et de défenseurs de l ‘unité canadienne, il a choisi pour ce faire, un lieu hautement symbolique. «Fort d‘une allocution très remarquée au forum économique mondial de Davos, Mark Carney a livré jeudi un plaidoyer pour l’unité canadienne en empruntant les chemins sinueux de l’Histoire

 dans un discours sur les Plaines d’Abraham à Québec, «un lieu chargé d’histoire» «En septembre 1759, deux armées se sont affrontées ici dans une bataille qui a changé à jamais le cours de l’histoire de ce continent. Lorsque la fumée, s’est dissipé, les deux commandants, Wolfe et Montcalm, gisaient mourants leurs destins liés dans la même mort». «La Nouvelle-France était tombée, l’Amérique du Nord britannique était née»: ainsi a-t-il donné le ton en français.»

«Le «pacte canadien», selon lui, a été « renouvelé» à plusieurs reprises dans l’histoire dans l’histoire, notamment lorsque «les Québécois ont choisi, à deux reprises, de rester au sein du Canada, estimant que ce partenariat, malgré toutes ses frustrations méritait non seulement d’être préservé, mais aussi d’être renforcé », a-t-il ajouté, en référence aux deux référendums sur la souveraineté du Québec.» (Sur les plaines d’Abraham, Mark Carney livre un plaidoyer pour l’unité canadienne et parle de Conquête, Journal de Québec, 22 janvier). C’est Christine Normandin, leader parlementaire du Bloc québécois, qui dans une formule heureuse a le mieux mis en perspective les deux discours: «Il a livré à Davos un discours qui a vraisemblablement fait l’histoire, mais ici à Québec, il a livré un discours qui a refait l’histoire», a-t-elle ajouté» » (Discours sur les Plaines d’Abraham: le Bloc accuse Mark Carney de réécrire l’histoire, op. cité). Puisque c’est Mark Carney qui nous parle des frustrations inhérentes au «pacte canadien» N’attendons pas la réplique promise par Paul Saint-Pierre Plamondon, nos lecteurs sont en mesure de dresser leur propre liste de «frustrations» nées du « pacte canadien » pour ne parler que de la phase proprement canadienne de votre histoire (ce qui nous conduit à exclure la pendaison des Patriotes de 1837-38 et le rapport Durham, survenu pendant l’ère coloniale britannique de notre histoire). Revenons à ces «frustrations», ouvrons le ban pour l’ère canadienne de notre histoire: avec l’exécution de Louis Riel, n’oublions pas les deux crises de la conscriptions (celle de 1917 et celle de 1942), l’application de la Loi sur les mesures de guerre d’Octobre 1970, le vol du référendum de 1995). 

 


 

 

Ce qu’il faut dès maintenant appeler le « discours des Plaines d’Abraham», c’est probablement sous ce nom qu’il passera à l’histoire. Le «discours des Plaines d’Abraham» N’est pas qu’une relecture très biaisée et très personnelle de l’histoire; Mark Carney injecte de nouveaux éléments dans le «pacte canadien». «Les plaines d’Abraham symbolisent un champ de bataille oui, mais elles symbolisent aussi le lieu ou le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division. Intéressant ce recours au terme «collaboration» par un anglophone, je ne crois pas qu’il ait la même portée historique en anglais qu’en français.» Dans le monde francophone, la Collaboration c’est cette période correspondant à l’occupation militaire allemande de la France entre 1940 et 1944, période qui englobent la constitution d’un gouvernement satellite à Vichy (L’État français) afin d’administrer la France au nom des Allemands ( finalement le mot décrit assez bien la situation historico-politique du Québec: à bien y penser nous aussi, nous avons été conquis en 1760 et nous sommes occupés militairement depuis. Ottawa a installé, en1867, un gouvernement fantoche Québec. Dans cette perspective, nous sommes toujours dans l’attente de notre Libération. (Mark Carney  accusé de déformer l’histoire des plaines d’Abraham, Radio-Canada, 22 janvier) Faut-il voir dans cette déclaration un avant-goût de la réthorique qu’utilisera Mark Carney lors de la prochaine campagne référendaire. le camp du Non, mettant lourdement l’accent sur la «division» versus la «collaboration» que représenterait l’accession du Québec à l’indépendance. 

Finalement, le retour au Canada de Mark Carney  aura pris la forme d’une petite journée ordinaire au bureau: business as usual

Friday, January 23, 2026

Amalgame, sauce Richard Martineau

 



Richard Martineau nous offre ce matin (21 janvier) d’une chronique ou il étale une fois de plus son athéisme rabique. Pour ce faire, il ne recule pas devant la mauvaise foi la plus éhontée. 

S’inspirant d’un article paru le même jour dans le Journal de Montréal, (un livre controversé qui prône l’exécution des homosexuels vendu à Montréal, Journal de Montréal, 21 janvier): «Dans le texte écrit par mon collègue Jean-Francois Cloutier, un livre appelant au meurtre des homosexuels, des juifs et des chrétiens est disponible dans trois magasins vendant «une grande variété de livres islamiques pour adultes comme pour enfants», à partir de cette information, finalement anecdotique, anecdotique car il s’agit d’«un» livre, disponible dans «trois magasins», des magasins s’adressant de toute évidence à une clientèle arabo-musulmane: «La version en français de l’ouvrage Péchés et guérison était disponible sur une étagère de la boutique Takwa , rue Jean-Talon, dans le quartier Saint-Michel, lors du passage de notre Bureau d’enquête la semaine dernière[…]. Je ne perdrais pas une minute de mon temps à vérifier: mais je suis prêt à parier que la boutique Takwa, rue Jean-Talon est sise au coeur du Petit Maghgreb. Alarmé par cette découverte, Martineau se fend d’une charge à fond de train contre les religions. 

Sa chronique ouvre fort en portant le titre de La religion n’excuse pas la haine, «La» religion, pas une religion: ne cherchez pas la nuance, vous chercheriez en vain.

 


 


«Un discours haineux est un discours haineux 

«Qu’il soit prononcé au nom de Jésus, de Yahvé ou d’Allah. (Et en avant l’amalgame, Richard) Toutes les études l’affirment: on note une hausse des discours homophobes dans les écoles. Qui tient ce genre de discours? Je serais curieux de le savoir. De même, je serais curieux de savoir ce qu’on enseigne dans certaines écoles religieuses du Québec. Ce qui se dit dans certains lieux de culte. Et ce qu’on transmet comme valeurs dans certaines activités religieuses «parascolaires». 

Rappelez-vous l’affaire de l’école Bedford ou des profs refusaient d’enseigner certaines matières aux jeunes , sous prétexte que celles-ci contrevenaient à leurs croyances.[…](La religion n’excuse pas la haine, Journal de Montréal,21 janvier). Pas plus que l’athéisme n’excuse la bêtise. Tout à son amalgame, Richard Martineau oublie opportunément  de rappeler que «La» religion contre laquelle il veut nous mettre en garde et à laquelle il amalgame volontiers les autres religions (notamment le christianisme et le judaïsme), Martineau oublie opportunément pour son propos de nous rappeler que «La» religion qui était à l’oeuvre à l’école Bedford et que les fidèles de cette religion ne vénère pas Jésus ou Yahvé et ne sont pas non plus des lecteurs de la Bible ou du Talmud. Mais qu’importe pour Martineau, il s’est fait plaisir. 

Wednesday, January 21, 2026

Le pragmatique

 


Ancien banquier, l’homme se veut pragmatique. Ces interlocuteurs Chinois semblent eux aussi le tenir pour un homme pragmatique. Pragmatisme concrétisé par la signature d’un partenariat stratégique entre le Canada et la Chine: «[Mark Carney s’est réjoui] de la conclusion d’un nouveau partenariat stratégique avec la Chine qui s’appuie sur cinq piliers: l’énergie, les technologies durables et la compétitivité climatique ; l’augmentation des échanges commerciaux, le multilatéralisme, la sécurité et le développement d’échanges culturels.»(Ottawa et Pékin s’entendent sur les véhicules électriques et le canola, La Presse, 16 janvier)

 


 

 

«Le premier ministre Mark Carney s’est d’ailleurs félicité de ce nouveau partenariat avec la Chine, un partenariat qui intervient alors que pour le premier ministre: «le système mondial a été chamboulé. Le Canada doit tracer une nouvelle voie en navigant dans le monde tel qu’il est, et non comme nous aimerions qu’il soit. Nous traçons cette voie avec confiance, pragmatisme et ambition» a assuré le premier ministre lors d’une conférence de presse à Pékin.» (Carney conclut un accord avec la Chine sur les véhicules électriques et le canola, Radio-Canada, 16 janvier).


Dans le «monde tel qu’il est», «Il y a tout juste un an, lors des élections tenues au printemps. M. Carney avait décrit la Chine comme la plus grande menace pour son pays. Lors de sa conférence de vendredi, sa réponse était moins catégorique. »Il y a des puissances perturbatrices qui existent dans émonde, plus qu’une. Et ça, c’est le monde comme il est. C’est la vérité, c’est la réalité 

«Dans ce monde tel qu’il est », M. Carney devrait se souvenir qu’il a moins d’un an , la commissaire Marie-Josée Hogue concluait à de manifestes ingérences chinoises dans notre processus électoral, lors des élections de 2019 et 2021.

«Dans le monde tel qu’il est» les mêmes autorités chinoises se sont rendues coupables de l’installation en sol canadien de postes de polices clandestins (notamment à Montréal et Brossard) destinés à influencer par intimidation nos compatriotes d’origine chinoise. 

«Dans le monde» tel qu’il est de Mark Carney des dizaines milliers de Ouïghours croupissent toujours dans les geôles Chinoises. 

Afin de diversifier l’économie canadienne et de réduire notre dépendance à l’économie américaine. Était-il nécessaire pour autant de nous jeter dans les bras du géant chinois. Le Canada devait-il «passer de Charybde en Scylla» «Dans ce monde tel qu’il est», j’en viens à croire que Mark Carney est le genre de capitaliste décrit par Lénine lorsque celui-ci a déclaré: Les capitalistes sont tellement bêtes, qu’ils nous vendront la corde pour les pendre.