Friday, August 7, 2026

Tous égaux…

 



L’égalité de tous devant la loi est l’un des piliers de l’État de droit. C’est ainsi que la majorité des Québécois, et moi, entendent les choses. La majorité des Québécois, mais pas Hydro-Québec: «Hydro-Québec devrait renoncer à plus de 250 millions de dollars de factures d’électricité impayées par des membres des communautés autochtones, selon un rapport qu’elle a commandé. La société d’État dit étudier les propositions du rapport, qui lui a été remis vendredi. Hydro-Québec souhaite se réconcilier avec les Premières Nations et les Inuit, mais elle tient aussi à assurer l’équité avec ses autres clients.» En 2024, une enquête de Radio-Canada avait chiffré pour la première fois ces arriérés de paiement qui réent un malaise depuis des années au sein de la société d’État, qui n’ose pas réclamer l’argent ni couper le courant. À Matimekush-Lac John, à la frontière du Labrador. les clients résidentiels avaient en moyenne 65 000$ de factures en souffrance, en 2024. Et à Chisasibi, près dela Baie James, la moyenne était d’environ 39 000$. Plusieurs chefs de communautés se sont publiquement déclarés en faveur d’une électricité gratuite pour leurs membres puisqu’elle provient de l’exploitation de leur territoire traditionnel (ceux qui veulent voir dans l’évocation de ces territoires traditionnels, un écho des «territoires non cédés» chers à certains de nos élus, sont bien évidemment invités à le faire, NDA). Il n’existe ni entente ni traité qui reconnaît aux membres des Premières Nations et aux Inuit le droit de ne pas payer leurs factures d’électricité.[…] En novembre 2024, à la suite de l’enquête de Radio-Canada, Hydro-Québec avait mandaté le juge à la retraite François Rolland pour lui faire des recommandations indépendantes pour régler cet enjeu. 





Remettre la gestion des dettes aux conseils de bande. (Intertitre, en caractères gras, dans le texte d’origine)  La recommandation la plus significative de François Rolland stipule qu’«Hydro-Québec devrait céder aux Premières Nations et aux Inuit les arriérés non prescrits des factures d’électricité afin qu’ils décident eux-mêmes s’ils souhaitent les recouvrer». En d’autres termes, cela signifie que la société d’État renoncerait à récupérer l’argent et transférerait la gestion de ces dettes au conseils de bande. Chaque autorité aurait à décider elle-même si leurs membres doivent lui payer leurs dettes ou si elle préfère les effacer. 

« Cette recommandation s’inscrit dans un contexte de réconciliation économique afin de bâtir de nouvelles relations fondées sur le respect, la confiance et la reconnaissance des réalités historiques et contemporaines vécues parles Premières Nations et les Inuit.» (en caractères gras dans le texte d’origine)

François Rolland, dans son rapport remis à Hydro-Québec


L’ex-juge Rolland suggère aussi à Hydro-Québec d’offrir aux communautés «la possibilité d’une facturation unique par l’entremise du conseil de bande». Le conseil de bande se chargerait de percevoir auprès des consommateurs et payerait ensuite Hydro-Québec.»

(Hydro-Québec pourrait effacer les dettes dans les communautés autochtones», Radio-Canada, 28 juillet) 

Je suis convaincu qu’il n’est pas un lecteur de ce blogue qui ne souhaiterait se «réconcilier» avec Hydro-Québec, aux conditions proposées par le juge à la retraite François Rolland.Ce modus operandi, à défaut de permettre l’égalité de tous devant la loi, permettrait peut-être l’égalité de tous devant cet État dans l’État qu'est l’Hydro.

Thursday, August 6, 2026

Tissu social et climat social!

 


L’incident en soi peut apparaître mineur. Il n’illustre pas moins la dégradation du climat social au Québec et plus particulièrement à Montréal. « À peine un mois après le meurtre insensé d’un policier du PDQ 26, à Montréal, deux policières du même secteur ont été désarmées et tabassées lors d’une intervention de routine. Dans la nuit de dimanche à lundi , un peu avant 2h du matin, deux policières SPVM ont intercepté des individus pour une banale infraction au code de la route. Selon nos informations, les contrevenants circulaient sans casque sur une seule et même trottinette électrique sur la rue Mistral, dans le quartier Villeray. Dans la foulée de cette intervention, les deux hommes auraient résisté et auraient frappé les deux policières. L’un aurait même réussi à désarmer l’une des agentes, en s’emparant de son bâton télescopique. On ignore s’il s’en est servi pour frapper les policières. Les deux jeunes femmes qui accompagnaient les deux suspects auraient elles aussi participé à l’échauffourée, mais de façon plus modérée. Moins nombreuses et en fâcheuse position, les deux policières sont parvenues à demander des renforts, qui sont arrivés rapidement sur les lieux





Accusations (en caractère gras dans le texte d’origine)

Au total, quatre suspects ont été arrêtés. Mohammed Mountassir, 25 ans, fait face aux accusations les plus graves, soit avoir désarmé un agent de la paix, voies de fait sur un agent de la paix et d’entrave au travail des policiers. Le juge lui a accordé sa remise en liberté d’ici son procès, moyennant quelques conditions à respecter. Mohammed Mountassir Samir Ben Zerraouia, 25 ans, a quant à lui été accusé de voies de fait et d’entrave à un agent de la paix. Il a aussi pu retrouver sa liberté en attendant son procès. Les deux femmes, Imane Chemouri, 25 ans, et Doha Sakri, 23 ans, ont été libérées, mais pourraient être accusées prochainement de voies de fait sur les policiers et d’entrave à leur travail.[…]»(Deux policières tabassées par quatre suspects à Montréal, Journal de Montréal, 30 juillet).

L’incident a suscité une réaction, qui se voulait probablement définitive, chez l’ancien ministre de la Sécurité publique du Québec, Stéphane Bergeron, réaction intéressante, moins par ce qu’elle dit que par ce qu’elle ne dit pas. «Le passage à tabac de deux policières du Service de police la Ville de Montréal (SPVM), lors d’une simple intervention de routine dans la nuit de dimanche à lundi, est non seulement écoeurant, mais inacceptable, selon Stéphane Bergeron, ancien ministre la Sécurité publique du Québec.»

(Policières tabassées Montréal: «[…] Interrogé sur la situation jeudi, StéphaneBergeron n’a pas mâché ses mots en entrevue sur LCN: «J’ai un sentiment de profond dégoût à l’égard d’un comportement aussi peu civique, pour ne pas dire criminel, de la part de citoyennes et de citoyens qui devraient normalement manifester le plus grand des respects à l’égard de nos forces policières », a-t-il déclaré.». […] Au-delà de cet incident , M. Bergeron pointe la montée de la violence dans les rues. […] «On est en train d’instituer une espèce de culture de la violence et il faut absolument intervenir pour mettre un terme à cela. […]»(Policières tabassées àMontréal: «J’ai un sentiment de profond dégout», lâche un ancien ministre de la Sécurité publique, Journal de Montréal, 30 juillet). Nous connaissons maintenant l’opinion du citoyen Bergeron. Qu’en est-il de celle de l’actuel ministre de la Sécurité publique du Québec, l’ancien «gardien de la paix», Ian Lafrenière et de celle du patron des deux policières agressées et tabassées, le habituellement  très médiatique Fady Dagher, silence radio jusqu’ici, craignent-ils de prendre à rebrousse-poil les nombreux amis de la diversité montréalaise égratignant les « chances pour le Québec que sont Mohammed Mountassir, Samir Ben Zerraouia, Imane Chemouri et Doha Sakri. Parler de «culture de la violence» comme le fait Stéphane Bergeron sans aborder la question du changement du tissu social de Montréal depuis quelques années, c’est parler pour ne rien dire. 

Saturday, August 1, 2026

Collision dans la diversité

 


L’attaque à la voiture bélier survenue dans le cadre de la Gay Pride de Berlin vendredi dernier, devrait constituer un utile rappel que certains phénomènes se marient mal et que diversité n’est pas nécessairement synonyme de bonne entente. Le suspect de  cette attaque à la voiture bélier est en effet un ressortissant allemand d’origine libanaise âgé de 21 ans, Abdul Ballot serait semble-t-il un sympathisant de l’État islamique (Fierté de Berlin: le suspect de l’attaque tué par la police, Radio Canada, 26 juillet). 

 


 

 

Il faut beaucoup de naïveté pour croire que les tenants d’un Islam «pur et dur» se feront jamais accueillants aux LBGTQ+ de ce monde au nom de la diversité. Au mieux, les premiers cohabiteront les dents serrées avec les seconds. Au pire, il faut probablement se faire à l’idée que nous assisterons à d’autres de ces attaques à la voitures bélier conduites par des fidèles du Prophète contre des fidèles du drapeau arc-en ciel. Une guerre que nous devrons suivre des lignes de côtés entre éléments inconciliables comme l’eau et le feu. C’est écrit dans le ciel, tant que nous continuerons de croire que des composantes de la «diversité» peuvent cohabiter harmonieusement du simple fait qu’il appartiennent à cette diversité, nous devons nous préparer à assister à d’autres de ces «collisions dans la diversité».

Thursday, July 30, 2026

curieux voisins de lit

 



Les anglophones ont un dicton d’une pertinence que l’actualité nous permet quelquefois de vérifier. Politics make strange bedfellows, plus récente occasion de vérifier la pertinence du dicton, la récente tournée gaspésienne de Sol Zanetti, «Le porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, était de passage en Gaspésie afin d’entendre les acteurs de la scéne régionale sur les enjeux prioritaires à l’aube de la campagne électorale. Lors de ses rencontres avec les élus locaux, il a été question de pêche communautaire et de la façon de faire circuler plus facilement les produits de la mer, autant dans la région que dans le reste de la province.[…] L’élu est aussi revenu sur les seuils d’immigration. «Nous avons été au front pour maintenir le programme d’expérience québécoise. C’est un discours que les gens voient positivement, car l’immigration est bénéfique pour répondre aux besoins des régions du Québec.» (Sol Zanetti en tournée gaspésienne, La voix gaspésienne, 28 juillet). Le vaisseau amiral du progressisme québécois se retrouve ainsi sur des positions qui ne sont pas très éloignées de celles d’organismes comme la Fédération des chambres de commerce du Québec. Cette régionalisation de l’immigration correspond aux souhaits solidaires d’un Québec plus inclusif et plus diversifié. Cette régionalisation de l’indignation est aussi souhaitée par les chambres de commerce à travers le Québec afin de répondre aux entrepreneurs, notoirement indifférents en matière d’identité, affirmant manquer de main d’oeuvre.

 


 

 

Voilà de bien de curieux voisins de lit. Le très socialiste Québec solidaire et l’un des bastion du capitalisme au Québec. J’espère qu’ils penseront à changer les draps. 

Wednesday, July 29, 2026

Indépendance solidaire!

 


«Quelques jours après la présentation du Livre bleu duParti québécois (PQ), au tour de Québec solidaire (QS) de tracer les contours de sa vision d’un pays indépendant. La formation politique s’apprête à publier un manifeste intitulé Nouveau Québec libre dans lequel elle expose sa vision «inclusive» et «décoloniale» de l’accession à l’indépendance. Le document dont Radio-Canada a obtenu copie, ne fait qu’une vingtaine de pages. Dans celui-ci, QS explique les raisons pour lesquelles il est « urgent de faire du Québec un pays « En 2026, l’indépendance du Québec est plus nécessaire que jamais» écrit-t-on d’entrée de jeu. «Pour Québec solidaire, la crise écologique et la renégociation imminente des accords de libre-échange sous l’ère Trump démontrent l’urgence que le Québec défende lui-même ses intérêts sur la scène internationale.» «Le Canada est irréformable sur le fond: toutes les tentatives de réforme du fédéralisme ont échoué.» Parmi ses arguments en faveur de l’accession à l’indépendance, le parti la présente comme «la seule voie qui offre une réelle émancipation aux Premières Nations et aux Inuit «Le Pays du Québec sera un État plurinational composé des 11 premiers peuples», est-il écrit dans ce manifeste, dont la préface a été rédigée par la Commission nationale autochtone de Québec solidaire. Dans cette Société des nations à quel rang se retrouveront les Canadiens français parmi les 11 premiers peuples du «Pays du Québec» de Québec solidaire? Il y a fort à craindre que les Canadiens français n’aient droit qu’au 11e rang en raison de leur origine européenne! Les «sages» de la Commission nationale autochtone  de QS se sont-il interrogés une seule minute sur le risque de partition du territoire québécois que fait peser sur le «Pays du Québec» cette idée échevelée de 11 Premiers peuples. À moins justement que cette idée de charcuter le territoire du futur«Pays du Québec» au bénéfice exclusif des Premières Nations et des Inuits ne soit la véritable raison d’être de la proposition, laissant aux « de souche» d’origine européenne un État au territoire morcelé et ingouvernable. Avec sa vision «inclusive» et «décoloniale», Nouveau Québec libre est l’exemple même d’une indépendance conditionnelle à un «projet de société». 





Il y a une autre vision de l’indépendance» (intertitre en gras dans le texte d’origine) 

La comparaison avec le Livre bleu du PQ est inévitable. Ce document de plus de 500 pages publié la semaine dernière répond à une foule de questions liées à l’indépendance de la monnaie à l’armée, en passant par les frontières, la citoyenneté et les relations internationales. Le silence de QS sur ces questions, doit-il nous conduire à penser que ces questions sont trop triviales pour les Solidaires  […] «Ce sont des ouvrages qui n’ont pas le même but», explique le co-porte-parole solidaire. Sol Zanetti, en entrevue à Radio-Canada. Selon lui le Manifeste vise entre autres à opérer un virage dans le mouvement indépendantiste vers une vision qui est plus susceptible de gagner.» «Il y a une autre vision de l’indépendance», dit-il qui soit à la fois inclusive de tous les Québécois de toutes origines» et «décoloniale».(Québec solidaire propose dans un manifeste un «virage»au mouvement indépendantiste, Radio-Canada, 3 juillet)


 Avec sa vision «inclusive» et «décoloniale», Nouveau Québec libre est l’exemple même d’une indépendance soumise à un «projet de société». Un projet de société qui entend visiblement «tasser» la majorité canadienne-française avant de la «gommer» définitivement afin de faire la part belle à ces  Québécois de «toutes origines» chers à QS. , à terme, avec QS, nous ne serons jamais maîtres chez nous, mais nous finirons plutôt étrangers chez-nous.

Quel indépendantiste conséquent voudrait souscrire à ce «pays du Québec», vivant sous l’épée de Damoclès d’un éventuel morcellement, d’un «pays du Québec» reléguant au 11e rang sa majorité historique et véritable auberge espagnole ouverte aux Québécois de «toutes origines? 

Thursday, July 23, 2026

Ontariens vraiment?

 


Le gouvernement québécois semble décidé à prendre à bras le corps le problème des «chauffeurs à rabais»: «Le gouvernement va annoncer jeudi de nouvelles mesures visant à empêcher les conducteurs inexpérimentés récemment arrivés au Québec de conduire des poids lourds sur les routes du Québec. L’industrie du camionnage salue l’initiative, mais en attend davantage pour contrer ce phénomène inquiétant. Dès jeudi, tout conducteur ontarien souhaitant s’établir au Québec et possédant moins de deux ans d’expérience devra passer un examen pratique avant de pouvoir se procurer un permis auprès de la Société de l’assurance  automobile du Québec (SAAQ). «Année après années, des gens nous[] arrivent de l’Ontario avec une formation dont on n’a aucune idée de la qualité» déplore le ministre des Transports et de la mobilité durable, Benoît Charette, en entrevue à La Presse […]. Une forte proportion des entreprises de camionnage l’Ontario ont recours au modèle des chauffeurs au rabais ou «chauffeurs inc.» ou des conducteurs inexpérimentés sont embauchés à moindre coût et sans formation adéquate[…] (Québec adopte de nouvelles mesures contre les chauffeurs à rabais, La Presse, 9 juillet). 

Chauffeurs ontariens, allons y voir. «Un instructeur de conduite qui a amplifié le fléau des «chauffeurs à rabais» ontariens en fabriquant de faux permis des camionneurs inexpérimentés veut s’en sortir sans ses casier judiciaire […] «Avec une absolution, je pourrais travailler comme camionneur et voir ma mère de 80 ans aux états -Unis, alors que si j’aient casier judiciaire, je ne pourrais voyager nulle part», s’est plaint Gurpal Singh, ce jeudi au Palais de justice de Montréal. Le camionneur de 54 ans implorait ainsi la clémence de la juge pour  avoir fabriqué ces faux permis de conduire indiens et pakistanais cela permettait à des ressortissants de mentir sur leur expérience  de conduite et d’obtenir plus vite leur droit de chauffer un poids lourd en Ontario malgré l‘absence de prérequis obligatoires[…] Dans le cas de Singh, les policiers de la Sureté du Québec l’avait dans sa mire depuis 2021. Et lors des perquisitions chez lui, les limiers ont saisi de faux permis d’Asie du Sud, comme  des estampes pour des documents officiels et même des certificats d’authenticité»[…] Singh avait tenté de se faire passer pour un ignare informatique, mais cela n’avait pas convaincu la juge Mary Springate, qui l’a déclaré coupable de fabrication de faux,»(Pendant que Québec serre la vis: ce Montréalais aidait des «chauffeurs au rabais», Journal de Montréal, 9 juillet). 

 


 

 

Grâce aux manoeuvres de Gurpal Singh, combien de ces «chauffeurs à rabais», tueurs en puissance encombrent les routes du Québec? Qu’attendons-nous pour retourner chez eux, ces Ontariens de Mumbai, Delhi, Calcutta et Amritsar?

Sunday, July 19, 2026

Un air de déjà vu!

 



Pourquoi cette impression de déjà vu devant l‘annonce dela nomination du nouveau PDG d’air Canada?

 «Air Canada s’est tourné vers l’Europe pour trouver un PDG capable de parler en français.[…] Il s’agit du Néerlandais Anko an der Werff qui dirige le transporteur scandinave SAS depuis 2021 […] (Air Canada a trouvé un PDG qui parle français, Journal de Montréal, 8 juillet). Ainsi, il ne se trouve personne au Canada, pour prendre la direction d’Air Canada. Pas un Canadien (il est vrai, qu’après l’épisode Michael Rousseau, il est facile de comprendre les hésitations du Conseil d’administration d’Air Canada.

 


 

 

Ce Conseil d’administration a-t-il seulement regardé du côté des cadres québécois afin de sélectionner la perle rare capable d’administrer Air Canada et de parler français.Les figures de proue du Québec Inc. ne sont pas des gérants  de dépanneurs. Le C.A. d’Air Canada rend-il compte qu’en se tournant ainsi vers l’Europe, il tourne le dos au Québec. Ilse  comporte exactement comme Donald Gordon en 1962 

La décision d’Air Canada rappelle en effet 1962 et «l’affaire Gordon». Bref rappel des faits. En 1962, le président du Canadien National (alors société d’État), Donald Gordon interrogé en commission parlementaire se voit demandé pourquoi aucun des vice-présidents de l’entreprise n’est Canadien-français, répond qu’à ses yeux, seuls «le mérite et l’expérience importent», des propos qui à l’époque suscitèrent un tollé dans la presse québécoise et alimentèrent le mouvement indépendantiste québécois.

La nomination d »Anko van der Werff n’a pas la franche brutalité de la déclaration de Donald Gordon, mais il s’agit tout de même d’un camouflet, car ce que cette nomination sous-entend, 64 ans après l’«affaire Gordon», c’est qu’il ne se trouve toujours pas actuellement de cadres Québécois francophones détenant «le mérite et l’expérience» nécessaires  pour administrer Air Canada.