Dimanche, 9 août, 16h24 sur les ondes de LCN, l’animateur Ludovick Bourdages reçoit en entrevue Chantal Rouleau il interroge cette dernière sur l’absence de Christine Fréchette au Défilé de la Fierté. une entrevue menée avec une lourde insistance, une insistance à la limite de la courtoisie , une insistance qui pouvait laisser croire que Ludovick Bourdages en faisait une affaire personnelle.
Cette insistance soulève la question même de la présence des élus à ce défilé. Au fil des ans, la présence de ces élus est progressivement passée de facultative à obligatoire. La question se pose, les élus se doivent-ils nécessairement d’y être (précision, j’ai bien écrit, d’y être et non d’en être). le défilé de la Fierté est fondamentalement un événement communautaire. L’absence de Christine ne Fréchette doit pas faire oublier que la classe politique était néanmoins bien représentée au défilé. «Plusieurs personnalités publiques et politiques ont participé au défilé, dont la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferraya, qui était accompagnée de la députée libérale fédérale Marie-Gabrielle Ménard. Cette dernière a réitéré le soutien d’Ottawa pour que «les droits de la communauté ne reculent pas auCanada». (Montréal brille pour les 20 ans de sa Fierté, Radio-Canada, 9 août). Mesdames Martinez et Ménard n’étaient pas seules de la classe politique. «Le chef du Parti libéral, Charles Milliard, et la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal étaient présents au début du cortège. Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, devait participer au défilé, mais il est resté coincé aux Îles-de-la Madeleine raison d’un fort brouillard. La députée péquiste de Terrebonne. Catherine Gentilcore, y était. Une absente de marque: la première ministre Christine Fréchette quia préféré passer la journée au Grand Prix de Trois-Rivières, dans la circonscription ou elles présentera aux prochaines élections. Toutefois, au moins deux ministres, Chantal Rouleau et Ian Lafrenière, s’étaient déplacés pour représenter le gouvernement. Le cabinet de Mme Fréchette ne s’est pas expliqué sur ce choix de la première ministre.»(Le défilé de la Fiertés’empare bruyamment du centre-ville de Montréal, L’Actualité, ). Ces discussions autour de l’absence de Christine Fréchette au défilé de la Fierté, me rappellent un vers De Lamartine: Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Plutôt que de chercher à courtiser servilement le vote LBGTQ+, ces élus ne trouveraient pas mieux à occuper leur temps à jardiner, à lire un bon livre ou passer quelques heures en famille (combien de ces politiciens se plaignent à la première occasion des difficultés qu’ils éprouvent à concilier famille et travail) . J’excepte évidemment de cette considération, Charles Milliard qui est un «naturel»pour une telle démonstration de Fierté.
Le temps est peut-être venu pour la classe politique de se demander s’il est toujours souhaitable de s’associer à une activité aussi manifestement communautaire. En souhaitant vivement, que nos élus choisissent de "ne pas y être « à compter de l’an prochain.






