L’éventualité d’un nouveau référendum, que ce référendum se déroule sous les cieux albertain, importe peu ici, a conduit le gouvernement Carney à «sortir du placard» la Loi sur la clarté référendaire (voir ce blogue, La générale, 2 juin). Mais surprise, la Loi sur la clarté référendaire par Mark Carney est différente de la version adoptée par le Parlement canadien en 2000. La loi de la Clarté, façon Carney est on ne peut plus claire. Alors que la «version» Chrétien tolérait encore que le Québec accède à la souveraineté avec une majorité simple (50% des voix plus 1). Mark Carney au mépris de toute les règles démocratiques généralement admises, nous prévient que cette majorité simple ne sera pas suffisante.» Au sortir de la période des questions mercredi, le premier ministre s’est fait demander si le traditionnel 50% + 1, pour la reconnaissance d’une victoire du camp du Oui serait suffisante. « Non, ce n’est pas le cas, et en vertu de la Loi sur la Clarté, ce n’est absolument pas le cas. Je voua recommande simplement de lire cette loi, elle est très claire » a-t-il dit en mêlée de presse. Carney répondait la même chose au Bloc québécois en Chambre quelques instants plus tôt, mais de manière moins évidente. «La Chambre des Communes doit tenir compte des facteurs suivants pour établir cette détermination et un vote clair: l’ampleur de la majorité des suffrages valides exprimés en faveur de l’option sécessionniste, et le pourcentage des électeurs admissibles ayant participé au référendum. Ce n’est 50% +1 a-t-il dit..»( Le seuil de 50%+1 n’est «absolument pas suffisant» pour l’indépendance, dit Mark Carney, Journal de Montréal, 26 mai). Les choses sont maintenant claires, Oubliez la loi sur la Clarté et les règles universelles de la démocratie: Ottawa entend établir les règles des référendums albertain et …québécois. Peu importe les résultats de ces deux référendums: Une conclusion s’impose: Ottawa entend bien demeurer maître du jeu et garder la main haute sur le sort politique de l’Alberta et du Québec, qu’importe la volonté des électeurs Albertains et Québécois.
J’ai parlé plus haut de la Loi sur la clarté « façon»Carney et de la «version» Chrétien. Façon de parler, car dans la réalité, Jean Chrétien et Mark Carney sont de la même race de petits «magouilleurs», j’écris «magouilleurs», mais j’ai en tête «petits crosseurs» des milliers de migrants naturalisés par le premier en 1995 au savants «calculs» du second sur l’«ampleur de la majorité des suffrages valides en faveur de l’option sécessionniste et le pourcentage des électeurs admissibles». Ici, chaque mot a son importance: quel sens donnera Ottawa aux mots «suffrages valides en faveur de l’option sécessionniste», quel sens Ottawa attribuera-t-il aux mots «électeurs admissibles ayant participé au référendum»? Comment greffiers et scrutateurs de ces référendums seront-ils briefés par Ottawa?
Le Bloc québécois compte proposer l’abrogation de la Loi sur la clarté référendaire, Si le Bloc obtenait l’abrogation de la Loi sur la Clarté, ce dont je doute beaucoup avec l’actuelle majorité libérale, il n’obtiendrait que l’abrogation de la lettre de la loi. l’esprit de la loi survivrait. La demande du Bloc relève de la pensée magique tant il appert que la pensée d’Ottawa est arrêtée sur la question, afin d’empêcher l’indépendance du Québec, tous les coups sont permis. L’ombre des Jean Chrétien et Stéphane Dion veuille sur le Canada!






