Sunday, March 8, 2026

Préférence nationale



L’Idée commence-t-elle à faire son chemin et à prendre racine dans le paysage politique québécois? Il faut le souhaiter!

Comment faut-il appréhender la réaction de Christine Fréchette au jugement de la Cour suprême du Canada sur les places en garderies subventionnées pour les demandeurs: «Ce qui est primordial pour moi, c’est que les enfants des Québécois et Québécoises aient accès en priorité au réseau des services de garde éducatifs. Je prendrais tous les moyens nécessaires pour défendre ce principe», affirme-t-elle dans une déclaration écrite.»(Places en garderies subventionnées pour les demandeurs d’asile: Québec perd sa cause devant la Cour suprême , Journal de Montréal, 6 mars).

Publication de Bernard Drainville



Sans dire son nom, le principe énoncé par Mme Fréchette (c’est que les enfants des Québécois et Québécoises aient accès en priorité au réseau des services de garde éducatifs. Je prendrais tous les moyens nécessaires pour défendre ce principe…), c’est très exactement celui de la préférence nationale. Une déclaration à rapprocher de celle de Bernard Drainville sur l’aide sociale aux demandeurs d’asile (Bernard Drainville veut couper l’aide sociale aux demandeurs d’asile, Journal de Québec, 4 mars). Il y a loin de la coupe aux lèvres, les deux candidats  à la direction de la Coalition avenir Québec tiendront-ils le même discours une fois premier ministre? 

Changement de paradigme ou simple politicaillerie?

SOS historiens

 



Pour le bien des peuples iranien et américain, un historien pourrait-il ouvrir un livre d’histoire de la deuxième guerre mondiale sous les yeux du président Trump (notamment les pages portant sur la situation de l’Allemagne en 1944-1945)? Il y constaterais que le pilonnage constant que les Américains et les Israéliens imposent à l’Iran ne conduiront jamais à un changement de régime, l’Allemagne hitlérienne a connu des années de bombardement jour et nuit par la Royal Air force (la nuit) et la US air force (le jour), n’ont pas réussi entamer la volonté de résister des Allemands.  la défaite de l’Allemagne et la chute du régime nazi sont le résultat de l’entrée en Allemagne des armées alliées,  même que la chute du régime des mollahs exigera probablement qu’il y aient des boots on the ground, des bottes qui ne pourront être qu’américaines,des boots on the ground, cela signifie le retour en sol américain, de centaines, sinon de milliers, de Full metal jackets, la dernière chose que souhaite Donald J. Trump  La tentative d’assassinat d’Hitler per Claus Von Stauffenberg n’avait rien d’un mouvement populaire (la tentative de prendre le pouvoir dans a foulée de cet attentat venait d’une coterie de généraux et non du peuple) de même sa menace de ne pas négocier avec l’Iran et sa volonté à exiger une «capitulation sans conditions» pourrait s’avérer contre productive.

 


 

 

 L’exigence d’une «capitulation sans conditions» de l’Allemagne hitlérienne n’a servi qu’à galvaniser la résistance des Allemands en 1944-1945, Goebbels se plaisant à répéter Nich capitulieren à la radio allemande et dans tous les meetings pouvant encore se tenir dans les villes allemandes sous les bombes alliées. Le Nich  capitulieren débouchant logiquement  sur l’idée de guerre totale (Totale krieg) qui faisait aussi partie intégrante de l’arsenal de Goebbels depuis1943. La « capitulation sans conditions «de Donald J. Trump conduira -t-elle à une «guerre totale iranienne», avec les Gardiens la révolution je n’écarterais pas trop rapidement l’hypothèse, une hypothèse qui pourrait comporter un volet se déroulant en sol américain. Si cette hypothèse devait se matérialiser, nos voisins se trouveraient plongés dans un bourbier comparable à l’Afghanistan.

Saturday, March 7, 2026

Docteur Jekill et Monsieur Hyde

 


Le discours de Mark Carney à Davos a fait une forte impression sur la gent journalistique québécoise. Pour les pisse-copie du Québec, le discours de Davos (devant le Forum économique mondial) dans lequel le premier ministre brossait les contours d’un nouvel ordre international et se faisait le chantre des «puissances intermédiaires  invitées à résister à l’intimidation des «puissances hégémoniques ». Sous la plume de nos pisse -copies locaux, Mark Carney a acquis (le temps d’un discours) la stature d’un homme d’état international et devenait l’«homme de Davos». Il n’a pas fallu beaucoup de temps avant que les Québécois réalisent que le discours de Davos n’était que «paroles, les paroles…»(merci à Dalida et Alain Delon). Oubliant ses propos devant le Forum économique mondial 2026 et reprenant rapidement le chemin de la niche, Mark Carney apportait son appui et le notre à l’agression américano-israélienne contre la République islamiques d’Iran. En voyage officiel en Inde, Mark Carney déclarait: «Le Canada appuie les mesures prises par les États-Unis», at-il déclaré à Mumbai, en Inde, quelques heures après les premières frappes menées conjointement par Washington et Israël. » (L’appui inconditionnel de Mark Carney aux frappes en Iran: un pari risqué?, Radio-Canada, 2 mars). Se rendant peut-être compte de ce que cet appui inconditionnel à «la» puissance hégémonique de l’heure pouvait avoir de contradictoire et d’absurde après  sa déclaration de Davos, Mark Carney s’empressait de rétro pédaler et déclarait à Sidney, Australie: «De prime abord, cela semble ne pas être conforme, ou être contraire au droit international[…]» (Mark Carney juge les frappes sur l’Iran « contraires au droit international », Journal de Montréal, 4 mars).

 


 

 

 Cette volte-face, lui a-t-il fait perdre le nord? Peut-être, car au terme de ces déclarations: pourrions-nous trouver engagés militairement au Moyen-Orient: «On ne peut jamais exclure catégoriquement une participation» a statué le premier ministre , en anglais. «Les États-Unis et Israël ont décidé de mener des actions offensives sans consultation avec le Canada ou aucun autre allié, et ça, nous ne le soutenons pas. Mais nous défendrons toujours les Canadiens et soutiendrons nos alliés lorsqu’ils feront appel à nous», a-t-il poursuivi.»(Mark Carney n’exclut pas d’impliquer le Canada, La Presse, 4 mars). 

L’«homme de Davos» aura fait illusion huit courtes semaines. La queue entre les jambes, Mark Carney nous a ramené dans le giron américain. 

Mark Carney espérait peut-être que cette déclaration tenue de l’autre côté de la planète passerait inaperçue. Mal lui en pris, Grâce aux moyens de communication modernes, les journalistes affectés à la couverture de la tournée asiatique de Mark Carney  peuvent demeurer en contact avec leurs salles de rédaction et relayer l’information au public canadien.  

Mark Carney parle peut-être un français laborieux, mais il ne peut ignorer que Les paroles s’envolent et que les écrits restent. Si notre premier ministre ignore l’expression en français, il ne peut ignorer qu’elle existe aussi dans la langue de Shakespeare: dans ce cas, elle devient : Spoken word vanish written word last. Dans les deux langues, il s’agit de la traduction de la formule latine: Verba volant Scripta manent.  Il est heureux pour les Canadiens que les écrits restent car sans cela les déclarations de Mark Carney se seraient peut-être perdues entre deux escales de sa tournée asiatique ou dans les calepins de journalistes «sonnés» par le décalage horaire. Il faut d’ailleurs remercier ces scribes; sans eux, aurions nous pris conscience que notre premier ministre est un véritable Docteur Jekill et monsieur Hyde. Monsieur Davos à Ottawa et laquais de Donald J. Trump à Washington.

Thursday, March 5, 2026

Comme en territoire conquis

 



Ils se comportent comme en territoire conquis, Qui donc? 

«Novembre 2024, en pleine bombardement de a bande de Gaza, l’école secondaire Herzliah a reçu le Montréalais Noam Oliel-Sabbag, membre actif de l’armée israélienne, pour parler de son «parcours inspirant». C’est l’un des nombreux militaires israéliens reçus par des écoles juives subventionnées de la métropole au cours du sanglant conflit entre Israël et le Hamas. «Nous sommes fiers de mettre en lumière des récits comme celui de Noam, qui inspirent et fortifient notre communauté», louange L’école de de Côte des neiges, dans le résumé de la conférence qu’elle a publié sur Facebook. Dans la vingtaine , Oliel-Sabagh a grandi à Montréal. Il a ensuite fait son alyah-sa migration tant que Juif vers Israël-,puis s’est engagé dans l’armée israélienne en qualité de halal boded (soldat isolé),soit un militaire qui n’a pas de proches en Israël.

 


 

 

En avril dernier, alors quelles organisations internationales multipliaient les alertes sur les risques d’effondrement humanitaire à Gaza, Bialik accueillait un groupe de soldats israéliens . À Herzliah, on recevait Tovia Roness, un «médecin militaire de combat», qui publie des photos de lui souriant devant des bâtiments en feu à Gaza. Deux rencontres « marquantes», selon des messages publiés sur le Facebook par les écoles. Les écoles primaires Talmud Torah (affiliée à Herzliah)  et l’Académie Solomon Schechter ont tenu le même genre de rencontres. Ces établissements solaires sont privés et subventionnés par le gouvernement du Québec. Pour l’année scolaire 2023-2024, l’entité qui gère Herzliah et Talmud Torah a reçu 4 439 431$. Celle qui gère Bialik et l’école primaire JPPS a reçu 3 459 334$. « Les écoles privées peuvent déterminer les activités complémentaires qu’elles offrent. Cependant, le financement public […] doit uniquement services éducatifs » précise par courriel le ministère de l’Éducation du Québec. Il rappelle que le code d’éthique institué dans la Loi sur l’enseignement privé «prévoit que l’ensemble des intervenants étant en contact avec les élèves doit faire preuve  de neutralité politique, de prudence et d’objectivité».[…]

Dans une déclaration écrite, l’école Bialik affirme que, bien qu’elle soit subventionnée par l’État, les activités décrites par La Presse « ne faisaient […] pas partie des activités couvertes par du financement public 

Bialik ajoute que la présence de ces conférenciers s’inscrit dans une volonté de commémorer les victimes des attentats du 7-Octobre  et nie  avoir reçu des soldats dans le service actif. 

 


 


«Nous pensons qu’il est normal pour nous de recevoir des individus qui sauront entretenir des liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.»(en caractères gras dans le texte original)

Extrait de la déclaration JPPS-Bialik


«…entretenir les liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.» Suite à de telles conférences combien de ces jeunes écoliers, nés ici, voudront faire leur alyah et prendre du service au sein de Tsahal, dans l’espoir de «casser du terroriste palestinien», dans le plus total mépris de la loi canadienne Loi sur l’enrôlement à l’étranger . L.R.C. (1985), Ch-F-28.

La présence de ses militaires israéliens dans des institutions d’enseignement montréalaises a quelque chose de choquant. Il n’est pas question d’information, ce n’est pas une innocente « activité para-scolaire » mais bien une activité d’endoctrinement, Endoctrinement d’autant plus facile à faire que conférenciers et auditeurs partagent bien plus que la même religion: Ils sont les uns et les autres de la même race. C’est pourquoi la loi québécoise sur la laïcité ne trouvera pas application ici. 

Ma conviction que la présence de ces militaires est choquante, n’est pas partagée par tous: «Tous les partis à l’Assemblée national, sauf le Parti libéral du Québec, sont scandalisés que des que des écoles privées subventionnées aient accueillis des soldats israéliens en tant que conférenciers, alors que la guerre se poursuit à Gaza. « C’est une situation qui est extrêmement préoccupante»a déclaré jeudi la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, qui dit avoir été mis au fait de cette situation l’automne dernier. «Depuis ce temps, le ministère de l’éducation est en train de faire les vérifications nécessaires», a indiqué Mme Lebel, en réagissant à un article de La Presse, qui rapportait jeudi que des écoles juives de Montréal ont reçu dans les derniers mois et à plusieurs reprises des soldats israéliens dans le cadre de conférences.[…] (Tous les partis sauf les libéraux, sont scandalisés par les visites de soldats israéliens dans des écoles juives de Montréal. Journal de Montréal, 26 février ).»

«On ne veut pas de ça au Québec, ça n’a pas de bon sens» a réagi pour sa part la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, en point de presse. «C’est inacceptable, des soldats, des militaires d’une armée étrangère qui viennent dans une école subventionnée qui fait  partie du réseau scolaire québécois, ça ne fonctionne pas», a commenté le député péquiste Pascal Paradis. .

Du côté du Parti libéral du Québec, personne ne s’en est offusqué. Au plus, «il faut s’en préoccuper», a dit Madwa-Nika Cadet, qui laisse le ministère de Mme LeBel faire son travail. «Moi, je me serais choquée si le ministère de l’Éducation avait décidé de ne pas poursuivre des vérifications », a expliqué la députée de Bourassa-Sauvé  Pressés de questions par les journalistes, ni elle, ni son collègue  Frédéric Beauchemin n’ont voulu reconnaître l’existence d’un génocide  à Gaza, comme l’affirme Québec solidaire et de nombreux experts et acteurs internationaux, dont l’ONU. «Je pense que ce n’est pas au Parti libéral du Québec ou au gouvernement du Québec de définir si c’est un génocide ou pas» a déclaré le député libéral de Marguerite-Bourgeois. Contrairement au péquiste Pascal Paradis, il n’a pas voulu trop s’avancer à savoir s’il s’agit de l’oeuvre d’un lobby pro-israélien. «Il y a des lobbys pro-Allemagne, il y a des lobbys pro-palestinien, il y a toutes sortes de débats au Québec a dit M. Beauchemin. Probablement qu’il y a a un lobby pro-israélien, Puis on est en démocratie, ils ont le droit de s’exprimer.» Alors que tous devraient partager la même indignation, chacun réagit en demeurant «dans ces marques», la caquiste Sonia LeBel «est en train de faire les vérifications nécessaires» comme si ce problème était un nouveau «troisième lien»demandant une étude supplémentaire. Pas de surprise non plus chez Ruba Ghazal, qui nous fait le numéro de la solidaire déchirant sa chemise palestinienne. Pascal Paradis, lui nous fait le numéro péquiste du «nationalisme territorial» lorsqu’il affirme que les écoles subventionnées en cause font partie du réseau scolaire québécois. Le simple fait que les deux écoles en cause se trouvent sur le territoire montréalais  n’est qu’un accident géographique, j’ai tendance , pour ma part à penser que ni l’une ni l’autre ne font partie du réseau scolaire québécois. Seule surprise: le libéral Frédéric Beauchemin, reconnaissant l’existence d’un « lobby juif» au Québec. Le reconnaissant, pour immédiatement le noyer parmi d’autres lobby sans rapport avec la question en cause (i.e:«Il y a des lobbys Pro- Allemagne», pour finir par reconnaître l’existence d’un lobby pro-israélien et son droit de s’exprimer. .Ces réactions allant un peu dans tous les sens ne règlerons pas le problème. Il faut immédiatementcouper leurs subventions à Herzliah et Talmud Torah. Sinon il faut dès maintenant prévoir le retour de soldats israéliens des les salles de classe de ces deux institutions.

Friday, February 27, 2026

Régions, de quoi est-il question?

 


Fort de deux secondes places lors des récentes élections partielles (Arthabaska et Chicoutimi), Éric Duhaime se voit déjà luttant avec le Parti québécois pour le vote des «régions»: «Les prochaines élections pourraient se jouer entre le Parti québécois et les conservateurs dans les régions à l’extérieur de Montréal, à la lumière du résultat de la partielle dans Chicoutimi lundi soir, estime Éric Duhaime.» (Élections provinciales: Éric Duhaime anticipe un duel PQ-conservateurs dans les régions, Journal de Montréal, 24 février)

Cette «petite séduction» dont les régions feront visiblement les frais en octobre 2026; appelle des commentaires. De quoi est-il question en fait?

Premier niveau de compréhension

Les régions seraient ces parties du Québec qu’ils faut considérer comme péri-urbaines, des secteurs  situés en dehors des grands centres que seraient la grande région de Montréal (grosso modo, le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal) et celui de la Capitale nationale. Une grande région de Montréal qui, trop souvent, malheureusement semble déjà séparée affectivement du reste du Québec. Nos amis français parleraient  de «la province», mais parler de la province de la Province», n’a rien pour contribuer la clarté du débat. Gardons donc ce terme des «régions».





Deuxième niveau de compréhension:

Se peut-il qu’il y ait un second niveau de compréhension à ce terme de «région»? Je suis d’avis que ce second niveau de compréhension fait que parler de »régions » dans le contexte québécois n’est qu’une façon condescendante de parler du Québec profond et de son substrat canadien-français, une façon hypocrite et stigmatisante de qualifier un Québec encore malheureusement trop blanc et insensible aux chants de sirène de la diversité et de l’inclusion. En souhaitant que les Montréalais éclairés et inclusifs que je décris plus haut n’en viennent jamais à nous considérer  comme des régionaux

Thursday, February 26, 2026

Les fédéralistes à la manoeuvre

 




Le Parti libéral du Québec (PLQ) s’agite.  Étrennant un nouveau chef, les libéraux provinciaux sont sous les feux des projecteurs: cette couverture médiatique nous vaut de curieux résultats. 

Ainsi Radio-Canada y allait il y a quelques jours  d’une analyse pour le moins surprenante par la journaliste Véronique Prince: pour Mme Prince le défi de Charles Milliard serait de bien tenir en mains son parti: (Tenir la bride du Parti libéral du Québec: le défi de Charles Milliard, Radio-Canada, 16 février): «En 158 ans d’existence , le Parti libéral du Québec a été dirigé par 16 chefs avant Charles Milliard. En moyenne , leur règne a duré une dizaine d’années. Les militants pressés du Parti québécois ont souvent eu la réputation d’engloutir leurs chefs. Mais ceux du Parti libéral du Québec rivalisent maintenant d’intransigeance. Si Pablo Rodriguez n’était pas parti de lui-même à la suite des allégations au sujet de sa course à la direction, ces derniers s’en seraient fort probablement chargés. Un cheval qui n’a pas de cavalier pendant trop longtemps devient indépendant et difficile à monter. Pour être bien en selle, Charles Milliard ne doit pas avoir avoir pour priorité de rétablir la confiance des Québécois envers le Parti libéral du Québec, il lui faudra plutôt reprendre véritablement les rênes du parti. Le parti s’est habitué à fonctionner sans chef. Et c’est probablement le plus grand défi de Charles Milliard…bien avant les élections. Premièrement, des clans se sont formés parmi les membres: ceux qui souhaitent reproduire les années de Jean Charest en maintenant une position centriste, fermement fédéraliste et axée sur le développement économique, tandis que d’autres pensent au contraire que reparti doit se renouveler en adoptant des politiques plus nationalistes. Ce manque de consensus a provoqué des départs de militants de la première heure et les orientations du parti n’ont jamais été aussi floues. L’unité ne reviendra pas automatiquement avec l’arrivée d’un nouveau visage.» 

Propos surprenants sous la plume d’une journaliste d’expérience. Le PLQ retrouvera son unité dès qu’aura lieu la délivrance des brefs pour l’élection du 26 octobre. Comme si l’unité du PLQ était menacée, le PLQ est une «Machine» à prendre le pouvoir», il n’a pas de temps à perdre en débats oiseux. 

Unité menacée: Mme Prince oublie que le PLQ est tenu par un ciment particulièrement solide: sa dévotion à l’unité canadienne et son opposition à l’accession du Québec à la souveraineté politique.  

Sur cette question, les fédéralistes «québécois»sont d’ailleurs à la manoeuvre afin de présenter un front uni en vue du prochain référendum. «C’en est fini de l’aventure de Balarama Holness sur la scène provinciale québécoise. Le Bloc Montréal était né un peu avant les élections de 2022 en réaction à la collaboration offerte par le Parti libéral du Québec (PLQ), lors dirigé par Dominique Anglade , au gouvernement Legault, dans le but d’améliorer le projet de loi 96 et de renforcer la Charte de la langue française . Outre l’abrogation de ce texte, la formation plaidait pour que l’agglomération de Montréal obtienne un statut de «cité-État» afin de gagner en autonomie financière. Il militait aussi

pour que la métropole puisse se séparer du Québec advenant l’indépendance de celui-ci.

 


 

 

Joint par Radio-Canada, M.Holness a expliqué que la décision de démanteler le Bloc Montréal avait été prise l’automne dernier, pour ne pas diviser le vote fédéraliste face à la montée  du Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon. Il invite ses symphatisants à se rallier derrière le PLQ de Charles Milliard.


«C’était important pour nous de rassembler des gens autour d’une voix qui serait le Parti libéral du Québec.» (en caractères gras dans le texte original)


Balarama Holness


Le Bloc Montréal avait présenté 13 candidats en 2022. Dans la métropole, mais aussi, bien sûr, mais aussi à Laval (dans Chomedey) et sur la Rive-Sud (dans Vaudreuil).[…]Le principal intéressé , de toute façon, n’habite plus au québec. Balarama Holness a quitté la province avec sa province il y a deux ans pour pratiquer le droit du travail àToronto. Il insiste néanmoins pour dire qu’il garde un lien étroit avec Montréal et qu’il y revient régulièrement.» (Montréal-«cité-État», merci pour cette référence à la Grèce antique, M. Holnesss. Tenant à demeurer dans la Grèce antique, M. Holness, je pense pour ma part que vous avez tout du métèque.) Je ne sais ce que Charles Milliard pense de ce ralliement et comment il accueillera les partitionnistes de Bloc Montréal. Pressentiment, tout le monde est bienvenu dans la grande tente du PLQ incluant les métèques et les partitionnistes comme Balarama Holness.

Monday, February 23, 2026

Paul, ou est-tu?



Nous avons quatre ans pour digérer cette défaite et accepter l’idée que  ce sont les Zaméricains (prononcer à la Elvis Gratton) qui vont se balader avec une médaille d’or au cou. Tout au long de la prolongation ayant suivi le match final du tournoi olympique jen’ai cessé de me demander et surtout, de souhaiter, l‘irruption sur la glace de Paul Henderson, l’ailier gauche canadien ayant marqué in extremis le but vainqueur pour le Canada lors de la Série du siècle en 1972. 

Ou étais tu Paul? lorsque nous avions tant besoin de toi. Je regrette aussi l’absence d‘un Yvan Cournoyer. Les deux ensemble nous aurait-il permis d’espérer un Miracle on Ice et un Lake Placid canadien. Rien ne m’empêche de rêver.