Thursday, March 5, 2026

Comme en territoire conquis

 



Ils se comportent comme en territoire conquis, Qui donc? 

«Novembre 2024, en pleine bombardement de a bande de Gaza, l’école secondaire Herzliah a reçu le Montréalais Noam Oliel-Sabbag, membre actif de l’armée israélienne, pour parler de son «parcours inspirant». C’est l’un des nombreux militaires israéliens reçus par des écoles juives subventionnées de la métropole au cours du sanglant conflit entre Israël et le Hamas. «Nous sommes fiers de mettre en lumière des récits comme celui de Noam, qui inspirent et fortifient notre communauté», louange L’école de de Côte des neiges, dans le résumé de la conférence qu’elle a publié sur Facebook. Dans la vingtaine , Oliel-Sabagh a grandi à Montréal. Il a ensuite fait son alyah-sa migration tant que Juif vers Israël-,puis s’est engagé dans l’armée israélienne en qualité de halal boded (soldat isolé),soit un militaire qui n’a pas de proches en Israël.

 


 

 

En avril dernier, alors quelles organisations internationales multipliaient les alertes sur les risques d’effondrement humanitaire à Gaza, Bialik accueillait un groupe de soldats israéliens . À Herzliah, on recevait Tovia Roness, un «médecin militaire de combat», qui publie des photos de lui souriant devant des bâtiments en feu à Gaza. Deux rencontres « marquantes», selon des messages publiés sur le Facebook par les écoles. Les écoles primaires Talmud Torah (affiliée à Herzliah)  et l’Académie Solomon Schechter ont tenu le même genre de rencontres. Ces établissements solaires sont privés et subventionnés par le gouvernement du Québec. Pour l’année scolaire 2023-2024, l’entité qui gère Herzliah et Talmud Torah a reçu 4 439 431$. Celle qui gère Bialik et l’école primaire JPPS a reçu 3 459 334$. « Les écoles privées peuvent déterminer les activités complémentaires qu’elles offrent. Cependant, le financement public […] doit uniquement services éducatifs » précise par courriel le ministère de l’Éducation du Québec. Il rappelle que le code d’éthique institué dans la Loi sur l’enseignement privé «prévoit que l’ensemble des intervenants étant en contact avec les élèves doit faire preuve  de neutralité politique, de prudence et d’objectivité».[…]

Dans une déclaration écrite, l’école Bialik affirme que, bien qu’elle soit subventionnée par l’État, les activités décrites par La Presse « ne faisaient […] pas partie des activités couvertes par du financement public 

Bialik ajoute que la présence de ces conférenciers s’inscrit dans une volonté de commémorer les victimes des attentats du 7-Octobre  et nie  avoir reçu des soldats dans le service actif. 

 


 


«Nous pensons qu’il est normal pour nous de recevoir des individus qui sauront entretenir des liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.»(en caractères gras dans le texte original)

Extrait de la déclaration JPPS-Bialik


«…entretenir les liens entre notre terre ancestrale et nos jeunes.» Suite à de telles conférences combien de ces jeunes écoliers, nés ici, voudront faire leur alyah et prendre du service au sein de Tsahal, dans l’espoir de «casser du terroriste palestinien», dans le plus total mépris de la loi canadienne Loi sur l’enrôlement à l’étranger . L.R.C. (1985), Ch-F-28.

La présence de ses militaires israéliens dans des institutions d’enseignement montréalaises a quelque chose de choquant. Il n’est pas question d’information, ce n’est pas une innocente « activité para-scolaire » mais bien une activité d’endoctrinement, Endoctrinement d’autant plus facile à faire que conférenciers et auditeurs partagent bien plus que la même religion: Ils sont les uns et les autres de la même race. C’est pourquoi la loi québécoise sur la laïcité ne trouvera pas application ici. 

Ma conviction que la présence de ces militaires est choquante, n’est pas partagée par tous: «Tous les partis à l’Assemblée national, sauf le Parti libéral du Québec, sont scandalisés que des que des écoles privées subventionnées aient accueillis des soldats israéliens en tant que conférenciers, alors que la guerre se poursuit à Gaza. « C’est une situation qui est extrêmement préoccupante»a déclaré jeudi la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, qui dit avoir été mis au fait de cette situation l’automne dernier. «Depuis ce temps, le ministère de l’éducation est en train de faire les vérifications nécessaires», a indiqué Mme Lebel, en réagissant à un article de La Presse, qui rapportait jeudi que des écoles juives de Montréal ont reçu dans les derniers mois et à plusieurs reprises des soldats israéliens dans le cadre de conférences.[…] (Tous les partis sauf les libéraux, sont scandalisés par les visites de soldats israéliens dans des écoles juives de Montréal. Journal de Montréal, 26 février ).»

«On ne veut pas de ça au Québec, ça n’a pas de bon sens» a réagi pour sa part la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, en point de presse. «C’est inacceptable, des soldats, des militaires d’une armée étrangère qui viennent dans une école subventionnée qui fait  partie du réseau scolaire québécois, ça ne fonctionne pas», a commenté le député péquiste Pascal Paradis. .

Du côté du Parti libéral du Québec, personne ne s’en est offusqué. Au plus, «il faut s’en préoccuper», a dit Madwa-Nika Cadet, qui laisse le ministère de Mme LeBel faire son travail. «Moi, je me serais choquée si le ministère de l’Éducation avait décidé de ne pas poursuivre des vérifications », a expliqué la députée de Bourassa-Sauvé  Pressés de questions par les journalistes, ni elle, ni son collègue  Frédéric Beauchemin n’ont voulu reconnaître l’existence d’un génocide  à Gaza, comme l’affirme Québec solidaire et de nombreux experts et acteurs internationaux, dont l’ONU. «Je pense que ce n’est pas au Parti libéral du Québec ou au gouvernement du Québec de définir si c’est un génocide ou pas» a déclaré le député libéral de Marguerite-Bourgeois. Contrairement au péquiste Pascal Paradis, il n’a pas voulu trop s’avancer à savoir s’il s’agit de l’oeuvre d’un lobby pro-israélien. «Il y a des lobbys pro-Allemagne, il y a des lobbys pro-palestinien, il y a toutes sortes de débats au Québec a dit M. Beauchemin. Probablement qu’il y a a un lobby pro-israélien, Puis on est en démocratie, ils ont le droit de s’exprimer.» Alors que tous devraient partager la même indignation, chacun réagit en demeurant «dans ces marques», la caquiste Sonia LeBel «est en train de faire les vérifications nécessaires» comme si ce problème était un nouveau «troisième lien»demandant une étude supplémentaire. Pas de surprise non plus chez Ruba Ghazal, qui nous fait le numéro de la solidaire déchirant sa chemise palestinienne. Pascal Paradis, lui nous fait le numéro péquiste du «nationalisme territorial» lorsqu’il affirme que les écoles subventionnées en cause font partie du réseau scolaire québécois. Le simple fait que les deux écoles en cause se trouvent sur le territoire montréalais  n’est qu’un accident géographique, j’ai tendance , pour ma part à penser que ni l’une ni l’autre ne font partie du réseau scolaire québécois. Seule surprise: le libéral Frédéric Beauchemin, reconnaissant l’existence d’un « lobby juif» au Québec. Le reconnaissant, pour immédiatement le noyer parmi d’autres lobby sans rapport avec la question en cause (i.e:«Il y a des lobbys Pro- Allemagne», pour finir par reconnaître l’existence d’un lobby pro-israélien et son droit de s’exprimer. .Ces réactions allant un peu dans tous les sens ne règlerons pas le problème. Il faut immédiatementcouper leurs subventions à Herzliah et Talmud Torah. Sinon il faut dès maintenant prévoir le retour de soldats israéliens des les salles de classe de ces deux institutions.

Friday, February 27, 2026

Régions, de quoi est-il question?

 


Fort de deux secondes places lors des récentes élections partielles (Arthabaska et Chicoutimi), Éric Duhaime se voit déjà luttant avec le Parti québécois pour le vote des «régions»: «Les prochaines élections pourraient se jouer entre le Parti québécois et les conservateurs dans les régions à l’extérieur de Montréal, à la lumière du résultat de la partielle dans Chicoutimi lundi soir, estime Éric Duhaime.» (Élections provinciales: Éric Duhaime anticipe un duel PQ-conservateurs dans les régions, Journal de Montréal, 24 février)

Cette «petite séduction» dont les régions feront visiblement les frais en octobre 2026; appelle des commentaires. De quoi est-il question en fait?

Premier niveau de compréhension

Les régions seraient ces parties du Québec qu’ils faut considérer comme péri-urbaines, des secteurs  situés en dehors des grands centres que seraient la grande région de Montréal (grosso modo, le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal) et celui de la Capitale nationale. Une grande région de Montréal qui, trop souvent, malheureusement semble déjà séparée affectivement du reste du Québec. Nos amis français parleraient  de «la province», mais parler de la province de la Province», n’a rien pour contribuer la clarté du débat. Gardons donc ce terme des «régions».





Deuxième niveau de compréhension:

Se peut-il qu’il y ait un second niveau de compréhension à ce terme de «région»? Je suis d’avis que ce second niveau de compréhension fait que parler de »régions » dans le contexte québécois n’est qu’une façon condescendante de parler du Québec profond et de son substrat canadien-français, une façon hypocrite et stigmatisante de qualifier un Québec encore malheureusement trop blanc et insensible aux chants de sirène de la diversité et de l’inclusion. En souhaitant que les Montréalais éclairés et inclusifs que je décris plus haut n’en viennent jamais à nous considérer  comme des régionaux

Thursday, February 26, 2026

Les fédéralistes à la manoeuvre

 




Le Parti libéral du Québec (PLQ) s’agite.  Étrennant un nouveau chef, les libéraux provinciaux sont sous les feux des projecteurs: cette couverture médiatique nous vaut de curieux résultats. 

Ainsi Radio-Canada y allait il y a quelques jours  d’une analyse pour le moins surprenante par la journaliste Véronique Prince: pour Mme Prince le défi de Charles Milliard serait de bien tenir en mains son parti: (Tenir la bride du Parti libéral du Québec: le défi de Charles Milliard, Radio-Canada, 16 février): «En 158 ans d’existence , le Parti libéral du Québec a été dirigé par 16 chefs avant Charles Milliard. En moyenne , leur règne a duré une dizaine d’années. Les militants pressés du Parti québécois ont souvent eu la réputation d’engloutir leurs chefs. Mais ceux du Parti libéral du Québec rivalisent maintenant d’intransigeance. Si Pablo Rodriguez n’était pas parti de lui-même à la suite des allégations au sujet de sa course à la direction, ces derniers s’en seraient fort probablement chargés. Un cheval qui n’a pas de cavalier pendant trop longtemps devient indépendant et difficile à monter. Pour être bien en selle, Charles Milliard ne doit pas avoir avoir pour priorité de rétablir la confiance des Québécois envers le Parti libéral du Québec, il lui faudra plutôt reprendre véritablement les rênes du parti. Le parti s’est habitué à fonctionner sans chef. Et c’est probablement le plus grand défi de Charles Milliard…bien avant les élections. Premièrement, des clans se sont formés parmi les membres: ceux qui souhaitent reproduire les années de Jean Charest en maintenant une position centriste, fermement fédéraliste et axée sur le développement économique, tandis que d’autres pensent au contraire que reparti doit se renouveler en adoptant des politiques plus nationalistes. Ce manque de consensus a provoqué des départs de militants de la première heure et les orientations du parti n’ont jamais été aussi floues. L’unité ne reviendra pas automatiquement avec l’arrivée d’un nouveau visage.» 

Propos surprenants sous la plume d’une journaliste d’expérience. Le PLQ retrouvera son unité dès qu’aura lieu la délivrance des brefs pour l’élection du 26 octobre. Comme si l’unité du PLQ était menacée, le PLQ est une «Machine» à prendre le pouvoir», il n’a pas de temps à perdre en débats oiseux. 

Unité menacée: Mme Prince oublie que le PLQ est tenu par un ciment particulièrement solide: sa dévotion à l’unité canadienne et son opposition à l’accession du Québec à la souveraineté politique.  

Sur cette question, les fédéralistes «québécois»sont d’ailleurs à la manoeuvre afin de présenter un front uni en vue du prochain référendum. «C’en est fini de l’aventure de Balarama Holness sur la scène provinciale québécoise. Le Bloc Montréal était né un peu avant les élections de 2022 en réaction à la collaboration offerte par le Parti libéral du Québec (PLQ), lors dirigé par Dominique Anglade , au gouvernement Legault, dans le but d’améliorer le projet de loi 96 et de renforcer la Charte de la langue française . Outre l’abrogation de ce texte, la formation plaidait pour que l’agglomération de Montréal obtienne un statut de «cité-État» afin de gagner en autonomie financière. Il militait aussi

pour que la métropole puisse se séparer du Québec advenant l’indépendance de celui-ci.

 


 

 

Joint par Radio-Canada, M.Holness a expliqué que la décision de démanteler le Bloc Montréal avait été prise l’automne dernier, pour ne pas diviser le vote fédéraliste face à la montée  du Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon. Il invite ses symphatisants à se rallier derrière le PLQ de Charles Milliard.


«C’était important pour nous de rassembler des gens autour d’une voix qui serait le Parti libéral du Québec.» (en caractères gras dans le texte original)


Balarama Holness


Le Bloc Montréal avait présenté 13 candidats en 2022. Dans la métropole, mais aussi, bien sûr, mais aussi à Laval (dans Chomedey) et sur la Rive-Sud (dans Vaudreuil).[…]Le principal intéressé , de toute façon, n’habite plus au québec. Balarama Holness a quitté la province avec sa province il y a deux ans pour pratiquer le droit du travail àToronto. Il insiste néanmoins pour dire qu’il garde un lien étroit avec Montréal et qu’il y revient régulièrement.» (Montréal-«cité-État», merci pour cette référence à la Grèce antique, M. Holnesss. Tenant à demeurer dans la Grèce antique, M. Holness, je pense pour ma part que vous avez tout du métèque.) Je ne sais ce que Charles Milliard pense de ce ralliement et comment il accueillera les partitionnistes de Bloc Montréal. Pressentiment, tout le monde est bienvenu dans la grande tente du PLQ incluant les métèques et les partitionnistes comme Balarama Holness.

Monday, February 23, 2026

Paul, ou est-tu?



Nous avons quatre ans pour digérer cette défaite et accepter l’idée que  ce sont les Zaméricains (prononcer à la Elvis Gratton) qui vont se balader avec une médaille d’or au cou. Tout au long de la prolongation ayant suivi le match final du tournoi olympique jen’ai cessé de me demander et surtout, de souhaiter, l‘irruption sur la glace de Paul Henderson, l’ailier gauche canadien ayant marqué in extremis le but vainqueur pour le Canada lors de la Série du siècle en 1972. 

Ou étais tu Paul? lorsque nous avions tant besoin de toi. Je regrette aussi l’absence d‘un Yvan Cournoyer. Les deux ensemble nous aurait-il permis d’espérer un Miracle on Ice et un Lake Placid canadien. Rien ne m’empêche de rêver. 

 


 

 

 

Saturday, February 21, 2026

Absurdistan

 


Force est de le constater, nous n’habitons plus au Québec. Nous sommes actuellement les citoyens d’un étrange pays, l’Absurdistan, un pays que vous ne trouverez sur aucune carte . Nul de besoin de vérifier vos passeports. Nous sommes passés sans référendum du Canada à l’Absurdistan; brûlant ainsi l’étape du Québec indépendant.

Nul brsoin de vérifier vos passeports , La lecture des quotidiens nous en offre à chaque jour la preuve.

 Preuve la plus récente de ce passage en Absurdistan: «Les coiffeurs et commerce du Québec doivent se préparer à de nouveaux accommodements. Le 5 février, le Tribunal des droits de la personne a condamné un salon de coiffure à verser 500$ d’indemnité à une personne non binaire. Cette dernière se plaignait d’avoir subi un grave préjudice, car on l’obligeait à choisir entre une coupe homme et une coupe femme. Un expert craint une nouvelle crise des accommodements raisonnables.

 


 

 

«C’est surréel», réagit le copropriétaire de station10, Alexis Labrecque, qui possède trois salons à Montréal et Longueuil. « On était choqués. On n’en revenait pas de devoir aller en cour pour ça » raconte-t-il en entrevue avec Radio-Canada. 

De son côté. Alexe Frédéric Migneault (Le [la] plaignante NDA) se félicite d’une victoire «symbolique» qui pourra donner du poids aux prochaines demandes de ce genre: «Il va y avoir un chemin qui aura déjà été tracé. » 

«Le tribunal voulait peut-être marquer l’histoire», croit Patrick Taillon, professeur à la faculté de droit de l’Université Laval qui a siégé au comité des sages sur l’identité de genre formé par le gouvernement du Québec. 

«J’ai peur qu’en essayant de frapper un grand coup, il crée une mauvaise compréhension de jusqu’où va l’accommodement raisonnable.» (en caractères gras dans le texte original). 

Patrick Taillon professeur à la faculté de droit de l’Université Laval 

Monsieur le professeur, n’ayez crainte,  les Québécois sont parfaitement à même de distinguer un accommodement raisonnable d’un accommodement déraisonnable, comme dans ce cas ci.


Ajoutons que les tribunaux des droits de la personne ne sont rien d’autre qu'un système de justice parallèle: parallèle et marginal  par rapport à notre système de justice régulier (Cour du Québec, Cour supérieure, Cour d’appel, Cour suprême ). Ce système parallèle a tout pour attirer une faune d’activistes de tout poil sans jeu de mots (trans, LBGTQ+,wokes). Il est à souhaiter que cette décision soit portée  en appel. 



 Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette curieuse histoire, tournons-nous vers le plaignant, «En février 2003, Alexe Frédéric Migneault souhaite prendre rendez-vous pour une coupe de cheveux et opte pour le salon de coiffure Station10, de Longueuil, sur le chemin de son travail. Station 10 compte plusieurs avantages qui plaisent à Alexe. Le salon facture à la minute et il est possible d’avoir un rabais en prenant rendez-vous par Internet. Alexe déchante en arrivant sur la page web. Il faut cocher l’une des options  suivantes: homme, femme, enfant, barbe ou tresses. Alexe écrit au salon pour demander comment prendre une réservation  sans avoir à s’identifier comme un homme ou une femme. L’équipe de Station10 lui répond que c’est «à titre indicatif seulement ». « Choisissez le service avec lequel vous êtes le plus à l’aise,[…] Peu importe le choix que vous ferez. Il va nous faire plaisir de vous couper les cheveux.» Les courriels joint à la décision du Tribunal montrent qu’Alexe Frédéric Mignault n’est pas satisfait. Alexe réplique être mal à l’aise «d’entrer une information fausse» «à son propre sujet et exprime sa crainte de se faire « mégenrer» par l’employé du salon qui l’accueillera, ce qui l’obligerait « faire son coming out». 

«Le fait de forcer une personne non binaire à choisir entre homme ou femme est une forme d’effacement .» (en gras dans le texte original)

Alexe Frédéric Mignault, dans un courriel adressé  à Station10, en février 2023


Alexe Frédéric Mignault finit par porter plainte à la Commission des droits de la personne et des droits e la jeunesse (CDPDJ). Entretemps. Station 10 lui offre trois coupe gratuites et modifie son site web pour ajouter une option de rendez-vous «non genré», mais Alexe maintient sa plainte.»(un salon de coiffure condamné à payer 500$ à une personne binaire, Radio Canada, 18 février). Foin de «L’effacement», Alexe Frédéric Mignault  a tout de l’activiste en campagne cherchant un prétexte pour «faire avancer»la cause.» Quelle sera la prochaine étape « pour la cause»? Des ciseaux, des séchoirs des fauteuils « non genrés », tout est possible en Absurdistan.

Toute vérité…

 

…n’est pas bonne à dire. «Depuis jeudi soir, M. Bouazzi est vivement critiqué par ses adversaires pour avoir formulé cette déclaration dans un journal local de sa circonscription de Maurice-Richard à Montréal : « L’Assemblée nationale est un espace toxique où tout ce que je dis à mon fils de six ans de ne pas faire — mentir, manipuler, intimider — fait partie du quotidien. » Des propos « partagés par beaucoup de monde », dit Sol Zanetti (La Presse, 20 février). Le gouvernement caquiste demande depuis jeudi soir l’expulsion de M. Bouazzi du groupe parlementaire de QS, l’accusant de mépriser les élus de l’Assemblée et, par conséquent, le peuple québécois. Le Parti québécois (PQ) a également demandé son expulsion.

Vendredi, M. Bouazzi a publié un message sur le réseau social Bluesky pour préciser que ses propos ne « visaient ni l’Assemblée comme institution ni mes collègues personnellement, mais faisaient référence au climat politique ambiant ». La direction de QS estime qu’il n’y a pas lieu de présenter des excuses.

« Les propos de Haroun sur le climat politique sont partagés par beaucoup de monde dans la population », a argué M. Zanetti en point de presse à l’Assemblée nationale.

 


 

« Haroun a exprimé avec franchise son ressenti personnel sur la dureté du travail parlementaire », a commenté la cheffe parlementaire de QS, Ruba Ghazal. Selon elle, les propos du député de Maurice-Richard « ne visaient ni l’Assemblée nationale comme institution ni ses membres », mais portaient « plutôt un regard critique sur le climat politique ».

Je ne sais pas si les propos de Haroun Bouazzi portaient sur l’Assemblée nationale ou sur le climat de travail, pas plus que je ne sais si ses excuses sont sincères ou seulement de convenance. J’ai tendance à croire que le sujet de ses propos concernait bien l’Assemblée nationale et que Sol Zanetti et Ruba Ghazal, solidarité partisane oblige, ont choisi de serrer les rangs autour du député et de faire dévier les critiques inévitables d’une charge contre le climat régnant à l’Assemblée vers une dénonciation plus générale du « climat politique ».

Je suis donc d’avis que c’est de l’Assemblée nationale dont Haroun Bouazzi parlait.

Opinion partagée par le Journal de Montréal. Le journaliste Patrick Bellerose y écrit : « Son co-porte-parole, Sol Zanetti, a fait une déclaration en point de presse. « Il émet un commentaire sur la politique en général », a-t-il assuré. En conséquence, « ce n’est pas une chose qui nécessite des excuses ». Pourtant, la déclaration d’Haroun Bouazzi était sans équivoque et ne visait pas le « climat politique » en général : « L’Assemblée nationale est un espace toxique, où tout ce que je dis à mon fils de 6 ans de ne pas faire — mentir, manipuler, intimider — fait partie du quotidien », confiait-il au journal local » (QS défend les propos de son député Haroun Bouazzi selon qui l’Assemblée nationale est un espace toxique, Journal de Montréal, 20 février).

Déclaration qui donne toute sa saveur à la défense de M. Bouazzi proposée par Sol Zanetti. La sortie d’Haroun Bouazzi, venant d’un homme du sérail, est révélatrice et édifiante sur la qualité d’une classe politique « menteuse, manipulatrice et intimidatrice ». Dans ce contexte, « comme beaucoup dans la population », je crois moi aussi que les élus de l’Assemblée nationale carburent au mensonge, à la manipulation et à l’intimidation. Collectivement, nous méritons mieux. J’ajoute que le tout est souvent un triste et bien peu inspirant spectacle, notamment à la période des questions.

Charles Milliard, si la tendance se maintient

 



Charles Milliard, nouveau chef du Parti libéral du Québec (PLQ) est un inconnu pour la majorité des Québécois. Dans ce contexte, ses premières initiatives doivent être considérées comme révélatrices afin de le découvrir et, pour cette raison scrutées attentivement. Initiative révélatrice, la constitution de sa garde rapprochée. André Fortin (député de Pontiac) accède au poste de chef parlementaire du parti, Marc Tanguay (Lafontaine) sera leader parlementaire, Jennifer Maccarone  (Westmount St-Louis) devient whip en chef de l’opposition officielle. Michelle Setlakew (Outremont Mont-Royal) sera elle, présidente du caucus libéral.

Intéressons-nous plus particulièrement aux nominations d’André Fortin et Jennifer Maccarone. 

 


 

 

André Fortin, on s’en souviendra, a joué le rôle de sparring partner  pour Justin Trudeau, lorsque ce dernier s’est préparé pour le débat télévisé des chefs de 2021.(Le député du PLQ André Fortin a conseillé Justin Trudeau, La Presse, 14 septembre 2021). Voilà, à n’en pas douter un homme bien introduit dans les cercles dirigeants du Parti libéral du Canada.

Jennifer Maccarone n’est pas non plus une inconnue. «L’association des commissions scolaires anglophones du Québec songe à contester la réforme scolaire devant les tribunaux, L’ACSAQ a fait appel à l’avocat constitutionnaliste Michael Bergman pour préparer un éventuel recours. «Il nous a avisé que le projet de loi 86 ne contient rien pour les droits de la minorité anglophone. Personne ne veut aller devant les tribunaux, mais si le projet de loi est adopté, ce sera la prochaine étape pour nous», a confié la présidente de l’ACSAQ, Jennifer Maccarone (Réforme en éducation: les anglophones songent aux tribunaux, Journal de Québec, 22 février 2016).

Le chef parlementaire du PLQ de Charles Milliard sera donc un homme bien en grâce à Ottawa.

Jennifer Maccarone  a visiblement à coeur les intérêts de nos [de ses] concitoyens Anglo québécois, la nominations par Charles Milliard de ces deux «fédéralistes de choc», fait craindre que M. Milliard si la tendance se maintient, ne s’avère un chef libéral aussi fédéraliste que l’était Philippe Couillard. Le futur camp du Non fourbit visiblement ses armes pour le référendum à venir (voir ce blogue, OPA sur le PLQ, 12 février)