C’est aux historiens que reviendra la tâche de nous livrer la clé l’ «épisode Rodriguez» qui a secoué le Parti libéral du Québec (PLQ).
Pour l’heure, nous en sommes réduits à formuler des hypothèses.
Pablo Rodriguez considère pour sa part qu’il a été victime d’un putsch (dans cette hypothèse, Pablo Rodriguez nous demande de croire que l’agent principal de ce putsch serait Marwah Rizky. «Pablo Rodriguez ne cherche pas longtemps ses mots, en ce lundi neigeux de janvier, un mois après sa démission fracassante du PLQ pour expliquer ce qui lui est arrivé avant Noël: il a été victime, à l’échelle du PLQ, d’un coup d’État, rien de moins, assure-t-il au bout de l’ilot qui domine sa cuisine, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal. «Le congédiement de Geneviève Hinse était un putsch contre moi. c’était un geste grave.»
Quelques minutes avant de commettre ce geste grave, celle qui a allumé l’incendie qui allait conduire la chute du chef s’apprêtait pourtant à dire à L’actualité tout le bien qu’elle pensait de celui-ci. Marwah Rizqy avait été le soutien le plus prestigieux de Pablo Rodrigue lors de la campagne au leadership du Part libéral du Québec, quelques mois plus tôt. Il l’avait récompensée la nommant cheffe parlementaire. »(L’ascension et la chute de Pablo Rodriguez, L’actualité, mars 2026)
Plaise à Pablo Rodriguez de penser qu’il est victime d’un putsch. Cette hypothèse a l’avantage d’éviter Pablo Rodriguez de s’interroger sur sa part de responsabilité dans sa chute. Cette hypothèse soulève immédiatement une question: s’il y « coup d ‘état» à qui profite ce «coup d’état»?
Sans constituer une réponse à cette question, un article paru dans le Journal de Montréal, soulève une question intéressante. Le PLQ aurait-t-il fait l’objet d’une OPA? C’est du moins ce que l’on pourrait croire à la lecture de: «La «petite armée» de Pablo Rodriguez a déserté le PLQ », «Les proches collaborateurs de Pablo Rodriguez qui auraient obtenu des emplois stratégiques à l’Assemblée nationale au Parti libéral du Québec (PLQ) ont tous quitté le navire depuis le départ du capitaine. Parmi eux se trouvent d’anciens employés des cabinets de M. Rodriguez à Ottawa qui avaient laissé leur emploi afin de militer pour leur patron à titre de bénévoles dans sa course à titre de bénévoles. Le grand frère dans la course à la direction du PLQ.[suit l’énumération nominale d’un certain nombre de ces bénévoles: « C’est le cas de Marie-Laurence Lapointe, une ex-employée du cabinet du lieutenant Québec sous M. Rodriguez qui avait été nommée organisatrice en chef du PLQ pour le élections de 2026.]»(La «petit armée » de Pablo Rodriguez a déserté le PLQ, Journal de Montréal, 5 février). Pourquoi Ottawa lancerait une OPA sur le PLQ? Pourquoi une telle manoeuvre au sein de la «grande famille libérale»? Pour ramener sous les jupes du PLC, un PLQ proprement domestiqué?
Une manoeuvre destinée, dans la perspective d’un troisième référendum, à éviter la répétition du référendum de 1995 avec un Daniel Johnson, alors chef du PLQ, ruant dans les brancards sous la tutelle des Trudeau et Chrétien. Si nous
À moins qu’il ne s’agisse de militants plus prosaïquement attirés à Québec par la perspective de juteux fling-flang.
Faut-il considérer cette OPA comme un message que passerait les instances du Parti libéral du Canada aux responsables du PLQ en raison du référendum à venir? Dans ce cas,Charles Millard devra se considérer comme un homme averti et oublier toute velléité de nationalisme « robert-bourassien» (lire sous la plume d’Antoine Robillard, Charles Milliard aura du mal être un Bourassa contemporain, Journal de Québec, 13 janvier) le grand frère fédéral ne tolèrera pas de velléités de nationalisme québécois de la part des libéraux québécois. Ces derniers devront se tenir bien droits, le doigts sur la couture du pantalon, devant les responsables fédéraux du futur Comité du Non.





