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Wednesday, September 7, 2022

Les voisins gonflables


Les campagnes électorales peuvent s’avérer des exercices périlleux pour les partis politiques en lice.  Emportés par la compétition, ces derniers sont amenés à dévoiler leurs batteries, La campagne électorale actuellement en cours au Québec constitue une illustration de mon propos. Les formations en présence ont ainsi fait connaître à l’électorat leurs positions sur le nombre d’immigrants que le Québec devrait admettre dans le contexte de pénurie de main d’œuvre que connaîtrait le Québec.
Cette pénurie de main-d’oeuvre est-elle la seule explication à la surenchère à laquelle nous assistons actuellement. 




En tête du peloton, Québec solidaire (QS) et Gabriel Nadeau-Dubois (GND): «Le porte-parole de Québec Solidaire a fait cette déclaration lors d’une entrevue à RDI, à l’occasion de l’émission Cinq chefs, une élection, «Moi, je pense qu’entre 60 000 et 80 000 immigrants, immigrantes par année, ça ben du bon sens», a t-il affirmé» (GND ouvre la porte à 80 000 immigrants, Journal de Montréal, 4 septembre). GND prend la tête du peloton, mais de peu; Pour le Parti libéral du Québec, le Québec devrait accueillir 60 000 immigrants par année, pour la Coalition avenir Québec et le Pari conservateur du Québec, le chiffre magique est de 50 000. Dans cette guerre de «voisins gonflables», seul le Parti québécois semble vouloir «raison garder». Le Parti québécois et le chroniqueur Mathieu Bock-Côté (MBC), de ce dernier, il faut lire 35 000, sa chronique du 6 septembre. Il y écrit: « La question de l’immigration est probablement la plus importante pour notre avenir, et elle fut longtemps censurée. (Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre d’ou pouvait venir cette censure; la crainte de passer pour xénophobes ou pire pour racistes suffisait à inhiber la classe politique et journalistes. Il n’est  impossible de passer sous silence le rôle d’aiguillon joué par les organismes représentant le «milieu des affaires» ( Le milieu des affaires veut une  hausse de l’immigration, Le Devoir, 25 août 2022)NDA). Une position dominait politiquement : toujours plus! Les seuils n’étaient jamais assez élevés. C’est d’ailleurs position traité comme un dogme par le Parti libéral et Québec solidaire-sur les questions identitaires, nous ne sommes pas loin de partis jumeaux, de deux partis qui n’en font qu’un. On l’appellera le PLQS. Le PLQ en souhaite 70 000, et QS, entre 60 000 et 80 000. On appelle cela courir à la noyade démographique. La CAQ elle, fait semblant de vouloir baisser les seuils. Dans les faits, elle consent à l’immigration massive. Elle a adopté les seuils d’immigration fixés par le Parti libéral des années Charest et Couillard. Voyons-y de la soumission maquillée en pragmatisme. Le PQ vient de rompre avec ce consensus insensé en demandant de les ramener à 35 000. Bravo au PQ! Car  l’immigration massive est la cause première et principale, de l’anglicisation accélérée de Montréal et Laval.» ( 35 000, Journal de Montréal, 6 septembre).
Nos «voisins gonflables» ne sont pas en compétition pour savoir lequel des deux a le véhicule le plus luxueux ou le plus gros barbecue; ils jouent avec le sort et l’avenir de la nation québécoise.  




Nous les laissons méditer la conclusion de la chronique de MBC: «35 000! C’est encore beaucoup. Beaucoup trop, en fait À la fin des années 1990, quand  nos capacités d’intégration étaient bien plus élevées, nous en recevions moins de 30 000 par année.»

Wednesday, May 18, 2022

Sky is the limit

 



Combien le Québec doit-il accueillir d’immigrants par année?

Chacun a son idée sur la question, partis politiques, groupes de pression, simples citoyens, etc. Le conseil du Patronat du Québec du patronat du Québec (CPQ) considère pour sa part que «Le Québec devrait viser à accueillir 100 000 immigrants par année, formule le Conseil du patronat (CPQ) dans un livre blanc sur l’immigration rendu public lundi. C’est pratiquement deux fois le seuil annuel fixé par le gouvernement Legault, en fonction de la capacité d’intégration du Québec.» (Selon le conseil du patronat Le Québec  devrait viser «idéalement» 100 000 immigrants, La Presse, 16 mai). Chiffre que nos lecteurs prendront avec un grain de sel: «Il y aux peu plus d’une semaine, le Conseil du patronat, au côté d’autres organismes patronaux, avait plutôt recommandé le seuil de 80 000 nouveaux arrivants par année, pour atténuer la rareté de main d’oeuvre.» Le CPQ ne juge pas utile de nous expliquer comment en une semaine les besoins en main-d’oeuvre du Québec sont passés de 80 000 nouveaux arrivants à 100 000 immigrants. Mais le même CPQ avare d’explications sur les fluctuations de ses demandes a le culot d’écrire dans son Livre blanc: » Le gouvernements n’a jamais démontré de quelle source il tirera conclusion que notre capacité d’immigration se limiterait à 50 000 immigrants par année ni sur quel critères il se base pour établir ce seuil», peut-on lire dans le document. Aussi, le CPQ juge que la connaissance du français exigée par le gouvernement est trop élevée et «pas nécessaire pour la plupart des postes». Notre capacité d’immigration repose sur des éléments connus et discutés jusqu’ici; notre capacité à franciser les nouveaux arrivants, la capacité à loger ces derniers, etc.

Nous aimerions y ajouter ,sans trop y croire, l’existence d’un socle civilisationnel commun qui bien va au-delà de la seule langue.
 
 


Cette proposition du CPQ de voir le Québec accueillir 100 000 nouveaux arrivants nous apparaît irréaliste et confine à la trahison, ou iront ces nouveaux arrivants? ils ne s’installeront pas à Matane ou à Saguenay. Ils s’installeront plus probablement à Montréal, augmentant la population des quartiers de Notre-Dame-de-Grâce, Saint-Michel et Rivière des Prairies. S’installant dans des quartiers se distinguant déjà par la faible assimilation de leurs habitants, ils demeureront inassimilés et réfractaires à tout apprentissage du français, trop heureux de vivre entre eux dans leur langue dans ces corps étrangers que sont les ghettos que sont ces quartiers. Cheap labor à la merci d’un patronat qui ne veut comprendre que le seul langue des «affaires» et des marges bénéficiaires. Cheap labor, mais aussi clientèle à la disposition des partis comme le PLQ et le PLC dont le multiculturalisme s’accommodera très bien des «étrangers» installés dans nos murs sans se sentir citoyens.

Monday, September 20, 2021

Un homme averti



En vaut deux. Mais, lorsque 'avertissement sera compris, il sera probablement trop tard pour réagir. C'est maintenant qu'il faut réagir. Selon la Banque mondiale, il faut s'attendre à ce que les changements climatiques poussent 216 millions personnes à quitter leur région d'ici 2050 (Le changement climatique pourrait pousser 216 millions de personnes à migrer d'ici 2050, le Journal de Montréal, 13 septembre). Ils ne sont pas encore là que déjà, ils portent un nom, il faut nous faire une raison; les «migrants climatiques» seront bientôt parmi nous. Parmi nous et nombreux. 

Certes il se trouvera parmi nous pour douter de la réalité de ces «changement climatique», mais nous ne serons pas nombreux. On nous seriné tout l'été que les feux de forêt en Colombie-britannique étaient attribuable à ce réchauffement climatique. Si les hypercapitalistes de la Banque mondiale joignent leur voix à celle de Greta Thunberg, c'est que cela doit être vrai.

«Le changement climatique est un moteur de migration plus en plus puissant», notent les experts de l'institution dans un rapport publié lundi, relevant «l'urgence d'agir» alors que «les moyens de subsistance et le bien-être humain sont de plus en plus mis rude épreuve». Ce rapport complète le premier du genre, dévoilé en 2018, et focalisé sur trois régions du monde: l'Afrique subsaharienne, l'Asie du sud et l'Amérique latine. Le problème est que que l'Afrique subsaharienne et l'Amérique latine n'ont pas attendu le réchauffement climatique pour se mettre en marche la première vers l'Europe occidentale et la seconde vers les États-Unis. Le réchauffement climatique n'étant que le plus récent prétexte pour nous faire accepter sans mot dire quelques millions de réfugiés de plus




Mauvaise nouvelle alors même que toutes les données démographiques indiquent que les populations blanches d'Europe occidentale et des État-Unis seront minoritaires chez elles au milieu de ce siècle en vertu des effets combinés de l'immigration et de la natalité de cette immigration. Le Grand remplacement est évidemment une théorie fumeuse issue du cerveau dérangé de quelques complotistes.

Au-delà du mouvement migratoire de ces «migrants climatiques» , ce qu'il faut craindre c'est l'agitation des cercles immigrationnistes qui voudront nous convaincre d'ouvrir nos frontières, nos bras et nos coeurs à ces «migrants climatiques». J'entend déjà les violons, tout y passera, famines, désertification, érosion des côtes,etc.. Nous devrons nous faire à l'idée que l'on nous fera encore une fois porter «le fardeau de l'homme blanc». défaut de freiner le mouvement des «migrants climatiques», nous pouvons contester les prétentions du lobby immigrationniste et tout faire en oeuvre pour mettre un terme aux pompes aspirantes en Occident.
 

 


 

Tuesday, November 3, 2020

De quel Canada s'agit-il?

 



«Les Canadiens se sentent à l'aise avec l'immigration. « à des niveaux jamais enregistrés» en quarante ans indique un récent rapport de l'Institut Environics. Le sondage effectué début septembre auprès de 2000 Canadiens révèle que 27% des citoyens considèrent qu'il y a trop d'immigration au Canada, une statistique en baisse de 7 points de pourcentage depuis l'an dernier. pas moins de 84% des Canadiens S'accordent aussi pour dire que l'immigration contribue à l'économie , un sommet jamais égalé dans l'histoire de l'Institut Environics. Dans la même veine, le nombre de Canadiens qui croient qu'il y a trop qu'»il y a trop d'immigrants qui viennent dans ce pays qui n'adoptent pas les valeurs canadiennes»des cent sous la barre des 50%, une première en quarante ans de sondage. [...]
 

 
 
Luc Turgeon, professeur spécialisé dans l'analyse de l'opinion  publique envers l'immigration, ne se surprend pas de ces données, lui qui parle « d'»exceptionnalisme canadien». »Le muticulturalisme est devenu un élément fondateur de l'identité canadienne » rappelle ce professeur à l'Université d'Ottawa. Puis, « la réalité, c'est que le discours autour de l'immigration un Canada est axé sur l'apport économique des immigrants . Le discours des élites[...] a des effets positifs en terme d'opinions publique. Il n'y a pas le discours qu'on trouve dans certains pays européens qui veut que les immigrants soient un fardeau sur les dépenses publiques. » (L'immigration toujours plus acceptée par les Canadiens, Le Devoir, 29 octobre)

Des résultats qui n'ont rien pour surprendre dans un Canada post-multicultariste.  et dont la démographie a bien changée depuis les années 1950, 1960.  À noter dans cet article, pas un mot sur la région du pays ou ce sondage a été mené, élément susceptible d'influencer les résultats de ce sondage. Retour sur les chiffres de ces sondages,  27 % des Canadiens considèrent encore qu'il y a trop d'immigration, ce qui constitue une bonne minorité(une minorité à laquelle personne n'accordera la moindre attention à une époque ou la moindre minorité voit se dérouler le tapis rouge devant elle, mieux vaut appartenir à une minorité allant dans le «sens de l'histoire» , si l'on tient compte du fait qu'aucun média canadien ne se fait l'écho de cette perception des choses et qu'aucun parti politique canadien n'intègre cet élément dans son programme à l'exception du petit Parti populaire de Maxime Bernier. Luc Turgeon a raison de souligner le rôle du multiculturalisme dans l'identité canadienne. Y en a-t-il encore une d'ailleurs dans le Canada post-national de Justin Trudeau? Une identité canadienne probablement jetée à la poubelle parce que trop européenne et trop blanche. Avant de conclure que les Canadiens acceptent plus l'immigration, il conviendrait de savoir, quel Canada parle, celui de Toronto, Vancouver et Montréal ou celui de Saguenay et Drummondville. Nous en sommes à l'heure non pas d'un Canada strong and free, comme dans leur hymne national, mais dans un Canada multiple et diversifié. Diversité chantée et exaltée sauf lorsque s'agit de celle du Québec francophone

Sunday, August 16, 2020

Écrit dans le ciel


«Après plusieurs semaines de négociations , Québec et Ottawa se sont finalement entendus sur les critères qui permettraient à certains «anges gardiens» d'obtenir cette passerelle vers la résidence permanente. De passage à Montréal, vendredi , le ministre fédéral de l'Immigration, des réfugiés et le la Citoyenneté, Marco E.L. Mendicino , a dévoilé les détails de ce programme temporaire qu'il a qualifié «d'historique»» (Demandeurs d'asile: Ottawa régularisera le statut des anges gardiens, La Presse, 14 août).  La nouvelle ne surprend pas, ce qui étonne, est qu'il ait fallu des négociations tellement une entente sur cette question va dans le sens des intérêts des deux gouvernements; Québec y gagne quelques «anges gardiens» (dans l'attente de la «deuxième vague de COVID-19») et Ottawa a l'occasion d'accueillir quelque miséreux de plus et démontrer à la face du monde son ouverture et sa générosité.  Deuxième motif d'étonnement, il aura fallu beaucoup de temps (j'ai traité du sujet en mai dernier, voir ce blogue «Du front tout le tour de la tête», 9 mai) pour s'entendre alors qu'il apparaît assez évident que les deux gouvernements étaient essentiellement sur la même longueur.  Pourquoi fermer le chemin Roxham si c'est pour ouvrir ailleurs la porte (il faut lire les critères d'admissibilité au programme, notons que l'un de ces critères est d'avoir travaillé dans une profession désignée, voir plus bas pendant au moins 120 heures entre le 13 mars et le 14 août 2020).  Preuve que nous avons sous les yeux un programme gouvernemental: «Les professions visées dans le cadre de ce programme sont les préposés aux bénéficiaires, les infirmières, les aides-infirmières, les aides-soignants, les aides de maintien à domicile et les superviseurs de soins infirmiers. La plupart d'entre eux vivent au Québec, mais le ministre Mendicino était incapable e chiffrer à l'heure actuelle, le nombre de personnes qui pourraient bénéficier de ce programme.» Merci M. Mendicino pour cette «incapacité à chiffrer» le nombre de personnes qui pourraient bénéficier ce programme, merci aussi pour ce programme «temporaire», en souhaitant, sans y croire, que le séjour chez nous des bénéficiaires de ce programme soit lui aussi «temporaire». le principe même du contrôle des  frontières du Canada est de toute évidence une idée honnie dans «le pluss meilleur du monde»par les sous-fifres de Justin Trudeau, sans compter que cette régularisation s'effectue dans le plus total mépris de ceux qui ont suivi la filée légale. Vivement des frontières québécoises encore qu'avec un Nadine Girault, nous ne gagnerions probablement pas au change, échangeant quatre trente sous pour une gourde. Le point final toute cette histoire nous est fourni par le député solidaire Andrés Fontecilla:»Le député solidaire de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, trouve profondément injuste que seulement les préposés aux bénéficiaires ou infirmiers aient été ciblés. M. Fontecilla a notamment mentionné les gardiens de sécurité et les préposés à l'entretien ménager dans les hôpitaux, ainsi que les travailleurs agricoles (nous voilà bien loin des CHSLD, NDA).[...]»
 
 
 
Le groupe Solidarité sans frontières a également dénoncé vendredi les critères restrictifs du programme. «Dans cette période de pandémie mondiale, nous voyons une nouvelle opportunité de mettre en place un programme de régularisation complet pour tout le monde , quel que soit leur pays de naissance, la couleur de leur peau, leur religion, leur sexe, leur âge, leur passé juridique, sans aucune exception, et avec un plein respect de la réunification des familles » a déclaré Francis Simard, l'un des membres de l'organisation.» M. Fontecilla s'en est d'ailleurs pris au gouvernement Legault, qui selon les informations de Radio- Canada, aurait milité pour que le programme soit beaucoup plus restrictif. Selon le diffuseur public, le gouvernement fédéral envisageait au départ un programme plus large, mais il a dû revoir ses plans car Québec s'y opposait. «Ou est l'intérêt de restreindre l'accès à la résidence permanente pour ce gens là ? Ces gens contribuent de façon aussi fondamentale a l'économie canadienne » a-t-il soutenu.» (QS veut régulariser le statut de tous les travailleurs essentiels migrants , LaPresse, 15 août ).  Andrés Fontecilla est parfait dans le rôle du traître de service tout en excellant dans celui de faire-valoir de Solidarité sans frontières, le programme de l'un et de l'autre est simple, faire du Québec une auberge ouverte à touts vents.  La déclaration de Fontecilla sur la «contribution fondamentale de ces gens à l'économie canadienne» ne peut que conforter dans leur opinion ceux qui doutent de la ferveur nationaliste de Québec solidaire et sa volonté de défendre l'identité québécoise.  

Thursday, May 28, 2020

Enfumage 101



Assistons-nous à une opération d'enfumage montée par le gouvernement Legault dans le dossier des préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD. Devant les besoins criants en personnel dans nos CHSLD, le gouvernement Legault a lancé en grandes pompes, une vaste opération de recrutement de proposés aux bénéficiaires.  François Legault entend recruter 10 000 préposés aux bénéficiaires en augmentant significativement les salaires et la formation de ces préposés aux bénéficiaires. Sachons raison garder, le problème ne sera pas réglé par une annonce de François Legault. Ses appels infructueux à des «volontaires» et l'insuccès de la ligne «je contribue.ca» devrait nous suffire à conclure à l'inutilité de son appel. Il faudra que la tâche de préposés aux bénéficiaires soit revalorisée au-delà d'une augmentation salariale (bien qu'il s'agisse là, d'un pas dans la bonne direction), mais honnêtement qui voudra se lancer dans ces fournaises que sont les CHSLD après les informations sur les conditions de travail des préposés aux bénéficiaires présents sur le plancher au cours de la crise de la Covid-19. À moins que cette annonce ne serve d'écran de fumée à une autre annonce, du même souffle nous apprenons que  le gouvernement Legault compte sur 550 immigrants pour régler en partie le problème». La pénurie criante de préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD incite le gouvernement Legault à avoir recours à l'immigration pour régler ce problème. Le projet-pilote, annoncé jeudi par le ministre de l'immigration, Simon Jolin-Barrette, vise à recruter à l'étranger 550 préposés aux bénéficiaires qui viendront prêter main forte au au personnel soignant des centres des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Le ministre veut procéder rapidement et a déjà entrepris des missions de recrutement virtuelles à l'étranger pour identifier les candidats potentiels à court terme» (CHSLD: 550 immigrants attendus en renfort, La Presse, 28 mai).
 
 
L'article précise: »Idéalement , les recrues devront avoir deux années d'expérience équivalente à celle d'un préposé, acquise dans leur pays d'origine et elles devront s'engager à travailler pendant au moins deux ans dans un CHSLD (avant qu'Immigration Canada ne perde leur trace, NDA).
D'autres sans expérience, pourront s'engager à suivre une formation de préposé au Québec et s'engager à oeuvrer pendant moins un an en CHSLD.»
Voilà indéniablement le type de main-d'oeuvre dont le Québec a besoin à l'heure de «l'économie du savoir», «avançons vers l'arrière» dans le XXIe siècle.
 Le déroulement des évènements et le contenu des annonces font craindre que le recours aux immigrants n'ait précédé, dans l'esprit des François Legault et Simon Jolin-Barrette, l'appel aux 10 000 futurs préposés aux bénéficiaires, comment expliquer autrement que le ministère de l'Immigration ait déjà entrepris des missions de recrutement virtuelle à l'étranger.
Ce type de programme est l'exemple même du programme pour lequel nous n'aurons pas de nouvelles, combien de préposés aux bénéficiaires seront ainsi recrutés et gagneront leur droit d'entrer légalement au pays (à moins que le programme ne serve à régulariser subrepticement des illégaux entrés par le chemin Roxham?).  550, plus de 550, combien exactement de ces recrues profiteront exactement de ces programmes. Au-delà du nombre de «recrues» de ce programme, il y a lieu de se demander ou ira cet argent, Nous n'errons probablement pas beaucoup en pensant que plusieurs de ces nouveaux «anges gardiens»  enverront une partie appréciable de leur pécule québécois au «pays».  Un ami me fait justement remarquer que l'utilisation de ce terme surprend dans une société qui se veut allergique à la religion, surtout lorsqu'il s'agit du catholicisme. Le même ami se demande d'ailleurs si cette utilisation sécularisée de l'expression n'est pas à la limite blasphématoire.

Friday, March 27, 2020

L'État croupion d'Andrés Fontecilla




«Le ministère de la Santé et des Service Sociaux a ignoré les appels à collaboration d'un regroupement de 130 organismes d'aide aux immigrants qui lui offrait ses services dans la crise de la Covid-19. a appris le Devoir. L'Alliance des communautés culturelles pour l'égalité dans la santé et les Services Sociaux (ACCESSS) (admirons au passage cet acronyme anglophone) tirait la sonnette d'alarme depuis la fin janvier au cabinet de la ministre de la Santé, Danielle McCann, qui n'a pas donné suite à cet appel pendant tout ce temps. «On vit aujourd'hui la même chose que pendant l'épidémie de H1N1» a déploré Jérôme di Giovanni, le directeur général d'ACCESS. Il constate qu'à l'heure actuelle , l'information ne se rend pas partout dans le communautés culturelles , car beaucoup de gens ne parlent ni français ni anglais et n'écopent pas le médias nationaux Le gouvernement dit que les mesures de la Santé publique incluent tout le monde , mais il ne développe pas une stratégie avec des organismes communautaires sur le terrain.
 Le député de Québec solidaire et critique de son parti en matière d'immigration, Andrés Fontecilla se dit attristé que dans tout le brouhaha entourant la crise, le gouvernement semble avoir «oublié les gens des communautés culturelles» on sait que le ministère de la Santé est excessivement occupé et sous tension, mais on semble avoir laissé passer ce secteur a-t-il déclaré au Devoir. Selon lui, il est plus que temps pour le ministère de s'adjoindre les forces des organismes du milieu dans le combat contre le virus et lui suggère carrément déléguer une certaine partie de ses communications à ACCESSS.»



Andrès Fontecilla se rend-t-il compte de la gravité de son insinuation (en affirmant que le gouvernement à «oublié» les immigrants) ne laisse-t-il pas sous-entendre que le gouvernement Legault pourrait être ultimement responsable de décès chez certaines communautés immigrantes. François Legault, Danielle McCann et Horacio Arruda tiennent un point de presse par jour et répondent aux questions des journalistes autant en français qu'en anglais. Ils ne sont pas responsables du fait que les immigrants ne parlent ni anglais ni français. Leur faudraient-ils comme ACCESSS tenir ce point de presse en 24 langues (dont les principales langues européennes incluant le croate bosniaque - mais aussi en Arabe, en Turc, en Urdu, en Bengali, en Tamoul, en chinois) comme le propose le site d'ACCESSS quitte à perdre francophones et anglophones qui constituent encore la majorité de la population québécoise et à endormir les représentants des médias nationaux. 
S'il était au pouvoir, comment Andrés Fontecilla recevrait-il cette demande de «déléguer une certaine partie de ses communications à ACCESSS»?  Curieux sens de l'État que cette intention d'abdiquer une parti des responsabilités de l'état à un lobby qui ne sera jamais imputable à la population québécoise, à moins que l'objectif ultime d'Andrés Fontecilla ne soit justement d'intégrer ACCESSS à l'appareil d'État québécois, transformant le groupe de pression en cheval de Troie immigrationniste au sein du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Intégration. Y a-t-il d'autres responsabilités de l'État que québécois que Québec Solidaire entend ainsi «déléguer» à des lobbies minoritaires. Que restera-t-il de l'État québécois après les «délégations» d'Andrés Fontecilla? Le député de Laurier-Dorion est prétendument souverainiste comme son parti, c'est un État bien diminué qu'il nous annonce, l'idéologie avant la patrie. Non merci M. Fontecilla! 

Friday, November 15, 2019

Les nouvelles vaches sacrées



Le renvoi de Don Cherry a fait les manchettes des quotidiens francophones québécois(Don Cherry congédié par Sportsnet, LeDevoir, 11 novembre, Don Cherry congédié par Sportsnet, La Presse, 11 novembre, Don Cherry renvoyé après des propos controversés sur les immigrants, Journal de Montréal, 11 novembre) . Mis sur les lignes de touche pour des propos tenus samedi soir dernier (7 novembre) dans le cadre de sa chronique Coach's corner dans l'émission Hockey Night in Canada, quel crime a commis Don Cherry pour encourir cette «mort professionnelle», Don Cherry a eu le malheur d'interpeller les immigrants de la région de Toronto en leur disant: »Vous venez ici , vous aimez notre manière de vivre, notre lait, notre miel [...] vous pourriez au moins payer quelques dollars pour acheter des coquelicots ou quelques chose du genre. Ces hommes ont payé pour le mode de vie que vous appréciez au Canada. »( Journal de Montréal, 11 novembre) 
La réplique est rapidement venue de la bouche même du président de Sportsnet, le diffuseur de Hockey Night in Canada, Bart Yabsley qui a déclaré:»Le sport rassemble les gens, il nous unit plutôt que de nous diviser . Après discussion avec, Don Cherry suivant l'émission de samedi, il a été décidé que le moment était venu pour lui de laisser sa place. Sur nos ondes, il a fait des remarques qui divisent et qui ne représentent pas nos valeurs ainsi que ce que nous défendons .» Parions que Bart Yabsley a craint plus pour les revenus de son entreprise que pour «les valeurs qu'elle défend ».  Les réactions québécoises au congédiement de Don Cherry étaient prévisibles, L'homme sévissait depuis des années à Coach's corner manquant rarement une occasion de répandre son fiel sur les joueurs québécois et européens (suédois et russes notamment).
L'affaire a débordé des milieux sportifs et attiré l'attention de chroniqueurs oeuvrant habituellement dans les domaines politique et culturel, ainsi la chroniqueuse Emmanuelle Latraverse (Merci Don Cherry, Journal de Montréal, 12 novembre), Sophie Durocher consacre aussi une chronique à l'affaire(Don Cherry, la cerise sur le sundae, Journal de Montréal, 11 novembre.

L'homme de 85 ans n'a visiblement pas été en mesure de prendre la mesure des changements que le Canada a connu depuis un demi siècle et que le Canada était passé du «boeuf de l'ouest»pour reprendre une expression chère aux journalistes sportifs à de nouvelles vaches sacrées; les immigrants, pour lui, son intervention n'était ni partisane, ni raciste, mais, «patriotique et respectueuse de nos troupes». Des commentateurs ont souligné que Don Cherry faisait régulièrement l'apologie d'un hockey violent et brutal, pour Don Cherry, le hockey demeurait un sport de contact, et des joueurs comme Gordie Howe et Ted Lindsay , déjà réputés joueurs durs, sinon salauds à leur époque doivent encore figurer à son panthéon des grands joueurs de hockey. C'est ce défaut d'avoir pris en compte l' »évolution » du Canada qui a coûté son emploi à Don Cherry. En d'autres termes, le chroniqueur Réjean Tremblay constate le même phénomène:»
 
 
 
 Mais cette fois, Don Cherry a tenu des propos sacrilèges contre la nouvelle religion du Canada. Le ROC. Le multiculturalisme . La religion d'une société que Justin Trudeau a qualifiée de post nationale. »(C'était plus facile de vomir sur les Québécois, Journal de Montréal, 12 novembre).Le patriotisme de Don Cherry n'est pas le notre, mais il nous faut bien constater que les changements qu'a connu le Canada depuis Pierre Elliott Trudeau se sont aussi faits sentir au Québec, les débats autour de la Loi 21 montrent que les « vaches sacrées » ne sont pas installées uniquement dans la région de Toronto-Mississauga.

Sunday, November 10, 2019

Et la lumière fut


Le combat pour la défense et la promotion de notre identité nationale sera populaire ou ne sera pas, certains groupes de la population québécoises y demeureront irréductiblement réfractaires. Certains de ces groupes sont désormais connus (il serait plus juste de parler de »communautés ethniques ou confessionnelles). Sans parler des « traîtres d'habitude», comme un Justin Trudeau,  comme il y avait autrefois des « criminels d'habitude ». François Legault a découvert un autre groupe sur lequel il ne peut compter, sur lequel nous ne pouvons non plus compter dans cette lutte, ce groupe dont tout nationaliste identitaire, se méfiera d'instinct, est celui des groupes économiques. Celui que certains dans nos rangs tiennent pour un nationaliste de coeur vient de faire connaître sa sympathie pour cette méfiance: « François Legault accuse les groupes économique et particulièrement Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce de Montréal, de vouloir plus d'immigrants afin de bénéficier d'une main d'oeuvre à bon marché» (Immigration: Legault s'en prend à la Chambre de commerce de Montréal, La Presse, 7 novembre). »C'est un jeu d'offre et de la demande . Plus il y a de main d'oeuvre au Québec, plus on peut garder les salaires bas. Plus on est capables de trouver des employés à 12-15$ de l'heure. Il faut être prudent . Ma responsabilité, c'est de défendre les intérêts des Québécois.[...] Je ne travaille pas pour Michel Leblanc »
 
 
 
« Par voie de communiqué, mercredi, la Fédération des chambres de commerce du Québec, le Conseil du patronat , Manufacturiers et Exportateurs du Québec, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et la Chambre de commerce et d'industrie de Québec ont joint leurs voix pour demander à nouveau que le gouvernement Legault hausse les seuils d'immigration au Québec.  Difficile devant un tel aréopage et une telle levée de boucliers de ne pas penser, la « poche avant la patrie ». Confirmant cette désaffection l'égard du combat engagé à l'égard de notre identité national:»M, Fitzgibbon , qui n'a pu nommer un seul groupe patronal ou une seule entreprise appuyant la décision de Simon Jolin-Barrette de restreindre l''accès au PEQ (Programme de l'expérience québécoise, NDA), en toute honnêteté, le PEQ n'est pas toute la politique de la CAQ en matière d'immigration),estime plutôt que se sont les Québécois qui sont derrière la CAQ.»(Fitzgibbon incapable de nommer un seul acteur économique qui appuie la réforme de l'immigration, Journal de Montréal, 7 novembre). Il faut souhaiter que la résolution de François Legault ne faiblisse pas, certains de ces ministres clés semblent déjà « branler dans le manche », ainsi:»M»Fitzgibbon a également affirmé que les programmes d'immigration temporaire pourraient prendre le relais aux programmes d'immigration permanente afin de combler les besoins en main d'oeuvre.» De tels propos nous rappellent que Judas était près du Christ et qu'il faisait part du cercle des apôtres. Souhaitons que François Legault ayant vu la lumière , éloigne de son Conseil des ministres cet homme de «peu de foi», et que dans la même charrette, il trouve une place pour Christian Dubé, Éric Girard et Jean Boulet.

Saturday, August 17, 2019

La voix de ses maîtres


« Le représentant du commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Canada invite le gouvernement de François Legault à changer de discours et à considérer les réfugiés comme une solution à la pénurie de main d'oeuvre qui sévit au Québec. [...] Les réfugiés sont aussi prêts à travailler dans le domaine de l'hôtellerie et des services a-t-il ajouté.»Une douzaine d'élus (en commission parlementaire, NDA) étudient depuis lundi les nouveaux seuils d'immigration du gouvernement pour les trois prochaines années. »(Les réfugiés peuvent pallier la pénurie de travailleurs, dit l'ONU, Le Devoir, 15 août). goûtons cet appel à la porte ouverte à un cheap labor à la demande de l'UNHCR probablement plus soucieuse de « vider ses camps de réfugiés que de prendre en charge les intérêts du Québec. une main d'oeuvre à bon marché qui serait accueillie à bras ouverts par le Conseil du patronat. De toute façon, de quel droit un fonctionnaire de l'ONU vient-il faite la leçon au gouvernement élu du Québec, décidément le «Machin » ne change pas de nature (il faut lire Mathieu Bock-côté sur le sujet il  épingle efficacement le « Machin », dans sa chronique, L'ONU, machine à sermonner, Le Journal de Montréal, 10 août).  Ajoutons que ce passage en commission parlementaire de Jean-Nicolas Beuze a tout de la non-nouvelle
 
 
 
 Le fonctionnaire international avait fait connaître ses couleurs il y a quelques jours (Le Québec peut accueillir plus de réfugiés, selon l'ONU (Le Devoir, 9 août). Au-delà du devoir de réserve, quel est l'intérêt de la déclaration de Jean-Nicolas Beuze, présent au Canada par la bonne grâce du gouvernement canadien, il peut difficilement contredire les politiques immigrationnistes mises de l'avant par ce dernier et faire la promotion d'une autre politique que celle du pays hôte, politiques qui de toute façon sont aussi celles de l'organisme qui l'emploie. Dans le contexte, Beuze a compris qu'il n'était que la voix de ses maîtres. Tenons la déclaration de Jean-Nicolas Beuze pour ce qu'elle est, une déclaration de circonstances. Dans les semaines à venir , il faudra surveiller l'utilisation qui pourrait en être faite par l'opposition libérale à Québec, par le gouvernement Trudeau et par les diverses tables de concertation d'immigrants et de réfugiés. Il faut souhaiter que le gouvernement Legault garde le cap.

Sunday, August 11, 2019

Le traître persiste et signe


Le parti pris immigrationniste du pape François est désormais bien connu (voir sur ce blogue Le trêtre, 11 juillet).  Il a franchi un nouveau pas sur cette voie pavée de mauvaises intentions. Allant au-delà de la déclaration de principes, Jorge Mario Bergoglio a maintenant des prétentions politiques et s'essaie à l'influence indue sur le processus électoral italien. Il se dit préoccupé par le souverainisme et le populisme (Le Pape préoccupé par le « souverainisme » et le « populisme », Le Figaro, 9 août), Le pape préoccupé par le « souverainisme » et le « populisme », Le journal de Montréal, 9 août ).  Les catholiques européens seraient en droit de s 'attendre à plus de prudence de la part du Souverain pontife, Se métamorphosant en analyste politique, Bergoglio déclare « Le souverainisme est une attitude d'isolement. Je suis préoccupé parce qu'on entend des discours qui ressemblent à ceux d'Hitler en 1934. » Bergoglio peut dormir en paix, il a donné tous le gages aux immigrationnistes du monde avec cette référence inutile à Hitler. Pourquoi ce point Goodwin dans la dialectique papale?  Bergoglio souhaite-t-il à faire oublier des sympathies de jeunesse pour le justicialisme péroniste ou les sympathies qu'il aurait eu pour la junte militaire argentine? Précisant sa pensée, le souverain pontife déclare: « Nous d'abord. Nous...nous: ce sont des  pensées qui font Peur » a souligné le souverain pontife dans l'interview au quotidien turinois sans évoquer d'homme politique ou de pays en particulier. »  L'occupant du Saint siège ne peux manquer d'ignorer les liens entre Matteo Salvini, Viktor Orban et Marine Le Pen.  Bergoglio serait-il rassuré par une classe politique clamant, "Eux, Eux, Eux...." C'est du moins ce qu'il semble souhaiter.  Se rend-il compte qu'a ce jeu , il risque fort de laisser aux successeurs de Saint Pierre, un Italie et une Europe islamisée qui elles seront indifférentes aux préoccupations des successeurs du pape François, il est vrai que Bergoglio est un pape non-européen, il y a du « après moi le déluge dans son attitude », que Dieu nous garde du mauvais berger et qu'il le rappelle à lui rapidement.
 
 

Tuesday, June 18, 2019

Une réaction révélatrice


« Le ministre fédéral de l'immigration, Ahmed Hussen, se dit inquiet par les résultats d'un sondage semblant indiquer qu'une majorité de Canadiens souhaitent que le gouvernement fédéral réduise le nombre d'immigrants entrant au Canada. Selon un sondage Léger, 63% des répondants disent que le gouvernement devrait « prioriser de réduire le nombre d'immigrants qui entrent au Canada ». Seulement 37% croient au contraire que le gouvernement devrait l'augmenter. »(Les résultats d'un sondages sur l'immigration inquiètent le ministre Hussen, Le Devoir, 16 juin). Curieuse réaction pourquoi un ministre devrait-il manifester de l'inquiétude devant les réactions de ses commettants.  Ne faudrait-il pas plutôt qu'il apprécie l'information et considère qu'elle pourra utilement servir à orienter l'action de son ministère. Nous n'en sommes pas là.  Les Canadiens qui se soucient du nombre d'immigrants admis au pays ne font pas qu'exprimer une opinion, ils s'en prennent aux colonnes du Temple de la religion du Parti libéral du Canada de Justin Trudeau.  Ce n'est pas une opinion, mais un crime de lèse-majesté. Ce sondage est aussi intéressant car il révèle que 64% des répondants québécois soutiennent la réduction du nombre d'immigrants à accueillir au Canada (preuve que le gouvernement Legault avec les projet de loi 9 est en phase avec la majorité des Québécois, le pourcentage des Ontariens est lui de 63%, ainsi les Québécois régulièrement traités de racistes considèrent une réduction des seuils d'immigration avec le même regard que les Ontariens, s'il faut chercher des « racistes «  au Canada, c'est dans les Prairies qu'il faut les chercher avec un taux d'approbation de 72% à une réduction de l'immigration.  


 
Nous ne commencerons pas attendre un changement de cap du ministère de l'immigration et du ministre Ahmed Hussen, sachant qu'il ne viendra pas tant que le Canada vivra sous la gouverne de Justin Trudeau, mais nous savons maintenant que le Québec ne fait pas fausse route.

Sunday, November 18, 2018

Recrutement tous azimuts


Nous sommes assaillis depuis quelques mois d' articles ou de reportages sur la pénurie de main d'oeuvre. Surtout utilisée pour nous faire accepter l'idée d'un recours à une main d'oeuvre immigrée, La campagne en question ne néglige aucune avenue pour trouver « bras et cerveaux ». Première clientèle visée, Les travailleurs âgés, «Pénurie de main d'oeuvre: travailleurs âgés recherchés » (Ici-Canada, 27 novembre). Les travailleurs âgés étant réputés fiables et rassurants pot la clientèle en raison de leur expérience.  Dans leur monde, jusqu'à quel âge faudra travailler, avant d'aspirer à une retraite méritée.  Dans de telle conditions, c'est un grand Retour du XIXe siècle que nous voyons à l'horizon La pénurie touche des secteurs d'activités inattendu, aux antipodes des secteurs primaire ou tertiaire. L'industrie de l'aviation est semble-t-il visée: » Une pénurie mondiale de pilotes de ligne à l'horizon » (Ici-Canada, 10 octobre).  
Dans ce cas, certains mentionnent le fait que l'industrie doit s'ouvrir aux femmes. Après les travailleurs âgées et les femmes, ou les industries tous secteurs confondus sont-telles susceptibles de recruter. Il ne reste que le bassin de travailleurs qui a fait la fortune du capitalisme du XIXe siècle, les enfants et les adolescents, si ces derniers peuvent flipper des burgers et tenir la caisse chez MacDonald's, il n'y a rien à leur épreuve dans l'industrie de la restauration, dans l'agro-alimentaire ou dans le commerce de détail après une bonne formation. Ils ont déjà travaillé dans les mines et la forêt, ils pourraient y retourner. Certains évoquent déjà l'idée: « À l'heure actuelle, il y a une politique interne de la Ville qui dit que ça prend au moins un Secondaire 5, mais on sait que certains métiers pourraient être exercés  avec moins de formation a affirmé le président de la commission des ressources humaines de Saguenay, Marc Bouchard» (« un secondaire 3 suffisant pour travailler à la Ville de Saguenay », Journal de Québec, 13 novembre).  
Monsieur Bouchard, en plus d'être un véritable ver dans le fruit, c'est aussi un incompétent. Il  mentionne les cols bleus,  les opérateurs de machinerie (pour ces derniers, un Diplôme d'études professionnelles,D. E.P. est requis et le titre de compagnon requiert 2 000 heures de travail à titre d'apprenti), les journaliers, les employés affectés aux usines de filtration ou aux stations d'épuration (eux aussi doivent détenir un D.E.P. acquis au terme de 2000 heures de cours sur 2 ans). Nous sommes loin du Secondaire 3 de monsieur Bouchard.  Ce dernier exprime bien le rêve de certains employeurs-patrons en revenant à une main d'oeuvre non-spécialisée et sans formation générale, constamment à la merci d'employeurs pouvant choisir entre des travailleurs prêts à se soumettre à leurs caprices et à se disputer férocement les postes disponibles. Après la main-d'oeuvre immigrée, est-ce aux patrons que nous devrons une politique nataliste. Il faut que la Droite nationale et sociale s'arcboute sur la défense de l'État social et son filet social.  À moins que nous ne commencions à réfléchir à la décroissance et à la sortie d'un capitalisme qui n'est plus en mesure de gérer son hypertrophie.

Idiots utiles


L'élection de la Coalition avenir Québec (CAQ) au soir du 1er octobre dernier a lancé le débat sur les seuils d'immigration que le Québec devraient adoptés.  Au 55 000 immigrants proposés par les libéraux, la CAQ répondait que 40 000 immigrants suffisaient.  Comme l'immigration est un champ de compétence partagé, il faut que Québec s'entende avec Ottawa sur un seuil annuel d'immigration, il est évidemment illusoire de penser à une fermeture de nos frontières, Ottawa jongle plutôt avec l'idée de hausser de façon significative ses seuils d'immigration au cours des années à venir.  Les Québécois et les partis politiques sont donc appelés à se déterminer et à prendre position sur la question.  Personnellement , je fais mien le sentiment du Général de Gaulle qui affirmait en mars 1959, dans le cadre de la guerre d'Algérie: «  C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs et des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte toutes les races et qu'elle a une vocation universelle . 
Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. non la France ne serait plus la France  ne serait plus la France. Nous sommes quand même un pays européen, de race blanche , de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » es propos se trouvent dans l'ouvrage C'était de Gaulle d'Alain Peyrefitte, recueillis par ce dernier, il ne figurent pas dans les Mémoires du général du dans ces notes. Une immigration francophone (France, Suisse, Belgique-Wallonie) et une politique nataliste devraient être les voies empruntées pour maintenir notre population, l'occupation du territoire et les besoins en main d'oeuvre. La dernière campagne électorale nous a permise de mieux connaître la position des formations politiques, le Parti libéral du Québec (PLQ) inclinait pour 55 000 immigrants annuellement, la CAQ proposait de ramener le plafond à 40 000 immigrants et le Parti Québécois(PQ) jonglait avec  de 24 000 immigrants.annuellement. Québec Solidaire (QS) était à l'aise avec les taux en vigueur en septembre 2018,  Ce qui faisait de QS un allié objectif du PLQ sur cette question.  
Les indépendantistes convaincus ont toujours mis en doute les convictions souverainistes de QS.  la dernière prise e position de QS ne les rassurera pas sur cette question, QS approuve les positions de Justin Trudeau sur la question de l'immigration (« QS en phase avec Justin Trudeau », Journal de Montréal, 13 novembre, « Québec Solidaire, s'aligne sur Ottawa sur le nombre d'immigrants, Le Devoir, 15 novembre), « Le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois (GND) a réitéré mercredi son opposition au projet au projet du gouvernement de réduire de 52 000 à 40 000 le nombre d'immigrants reçus à chaque année. Diminuer les seuils d'immigration , c'est une mauvaise solution et on est rarement d'accord avec Justin Trudeau (sauf sur les questions fondamentales- immigration, multiculturalisme, recul récent sur la laïcité et les signes religieux), mais de garder un nombre de réfugiés qui nous permet  de jouer notre rôle de solidarité envers les plus mal pris de la terre, c'est une bonne chose.  
À GND affectant des positions socialistes, nous lui rappellerons ces paroles de Michel Rocard, premier ministre socialiste de François Mitterand et premier secrétaire du Parti socialiste français qui affirmait le 6 juin 1989 à la tribune de l'Assemblée nationale: » La France ne peut accueillir la misère du monde », le Québec encore moins serions nous tentés de renchérir.
Selon GND, Le Québec et le Canada ont une responsabilité envers les gens qui cherchent à améliorer leur sort (charité bien ordonnée commence par soi, les sans-abri et les personnes âgées du Québec cherchent aussi à améliorer leur sort), fuir la guerre (alors pourquoi cette intransigeance à accueillir les Chrétiens du Moyen-Orient lors de la crise suscité par l'émergence de l'État islamique) ou les dérèglements climatiques (ce seul argument suffirait à rendre climatosceptique).  Avec de telles positions, QS et son porte-parole se comportent en parfaits « compagnons de route «des libéraux fédéraux, tenons les pour les « idiots utiles » de Justin Trudeau.