Tuesday, April 28, 2026

Une hiérarchie intouchable!

 



La France s’est abstenue lors dune vote d’une résolution de l’ONU qui proclame la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l’humanité, car elle «refuse de créer une hiérarchisation entre les crimes contre l’humanité» , a déclaré vendredi à l’AFP son chef de la diplomatie[…]» Si nous nous sommes abstenus sur cette résolution, c’est parce que nous refusons de créer une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, de mettre en compétition les souffrances que ces abominations ces crimes continuent de provoquer aujourd’hui» a affirmé Jean-Noël  Barrot. La résolution adoptée fin mars par 123 voix pour 3 contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (dont le Royaume-Uni et les États membres de l’Union européenne), déclare «la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains comme «les plus graves crimes contre l’humanité», condamnant «cette injustice la plus inhumaine et la plus grave commise contre l’humanité». ( Résolution de l’ONU sur l’esclavage: La France « refuse de créer une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, LCN Nouvelles, 24 avril).

 

 


 

En déclarant la traite négrière  et l’esclavage des Africains comme le plus grand crime contre l’humanité, l’ONU relègue surtout au second rang l’Holocauste. Relégation inacceptable, pour Israël et ses amis, c’est l’existence même de la Shoah qui a rendu possible la création de l’État d’Israël et excuse encore aujourd’hui les représailles israéliennes à Gazaet dans le sud-Liban.

Saturday, April 25, 2026

Un crime, st’un crime, point à la ligne!

 



Pour qui veut lire, la presse quotidienne nous fait régulièrement la démonstration des joies du »vivre ensemble»  dans une société multiculturelle. J’en veux pour preuve une information parue récemment dans le Journal de Montréal: l’article en question relate un fait divers survenu il y a quelques jours dans le quartier Sainte-Anne-de Bellevue à Montréal.

 


 

 

«L’attaque au marteau qui a failli coûter la vie à une femme musulmane de 27 ans au début de la semaine dans l’ouest de Montréal aurait été perpétré par son propre père, qui refusait son mariage à venir avec un homme de confession chrétienne. Il s’agirait d’un crime d’honneur ont révélé plusieurs sources policières. Le crime insensé a été commis mardi au petit matin dans une résidence familiale de la rue Vallée à Sainte-Anne-de-Bellevue. selon nos informations, une dispute aurait éclaté la veille entre le père, Medhat Darwish, et sa fille, qui est policière dans la région de Montréal, au sujet du mariage à venir de celle-ci. La jeune femme devait unir sa destinée en juin avec un homme de religion chrétienne, ce que désapprouvait fortement Medath Darwish.» (Crime d’honneur: il aurait tenté de tuer sa fille parce qu’il désapprouvait son mariage imminent, Journal de Montréal, 16 avril)


«Crime d’honneur», je n’ai rien à cirer de cette terminologie qui marque simplement l’irruption chez nous d’une conception du monde, sortie directement du Moyen âge. Ce n’est pas un «crime d’honneur», c’est un crime, point à la ligne, une tentative de meurtre préméditée. Une jeune femme a été grièvement blessée parce que son père adhérait encore à ces fumées moyenâgeuses. L’article ne précise pas la religion de Medath Darwish. Pourquoi? probablement pour ménager une religion qui contribue à la diversité du Canada et du Québec? Je me prend à penser que les racines de la religion de Medath Darwish ne se trouvent pas du côté de Jérusalem et de Rome. Medath Darwish est l’une de ces chances pour le Québec pour lequel dont nous ne remercierons jamais assez le gouvernement Trudeau.

Monday, April 20, 2026

La Diva

 



Le lancement de la nouvelle chanson de Céline Dion, Dansons, écrite par Jean-Jacques Goldman nous donne à nouveau l’occasion de constater l’efficacité du rouleau compresseur Céline Dion: un rouleau compresseur d’autant plus efficace que toute une faune journalistique qui se veut «culturelle», s’empresse de chanter les louanges de la Diva sans aucun esprit critique. Mme Dion n’a qu’à se laisser porter par cette vague. «Les Québécois ont évidemment avec elle un rapport privilégié: elle des leurs, disons même , elle est des nôtres, elle vient de notre peuple dans ce qu’il a de plus tricoté serré, avec ses familles nombreuses, son sens du clan et son désir parfois mégalomane de conquérir le monde. Mais ce désir, notamment grâce à René Angélil, Céline Dion l’a concrétisé. "Céline vient de Charlemagne, au Québec. elle n’a jamais perdu son lien vital avec ses origines, elle a même gardé l’accent québécois alors qu’ils sont trop nombreux vouloir s’en débarrasser , comme s’il était trop rustre, ce qu‘il n’est pas soit dit en passant […]»(Le retour de l’impératrice Céline, Journal de Montréal, 31 mars)

 


 

 

Je suis règle générale d’accord avec Mathieu Bock-Côté, pas cette fois pourtant. En choisissant d’annoncer son retour sur scène sur les réseaux sociaux d’abord en anglais, Céline Dion montre le chemin parcouru depuis Charlemagne. Nous ne sommes plus devant la «petite fille de Charlemagne», mais devant un pendant féminin d’Elvis Gratton. Comme lui, il faut conclure que pour Céline Dion, l’horizon se résume désormais à un Think big os**** à la Elvis Gratton. Comme lui, interrogée sur son identité, Céline Dion nous servirait peut-être le fameux monologue d’Elvis Gratton sur les ambiguïtés de l’identité québécoise. Ambiguïtés que Mme Dion semble avoir choisies de résoudre en optant pour le melting pot américain en s’installant à demeure à Las Vegas avec sa progéniture. Pour Céline Dion, ce n’est pas Sky is the limit!, pour elle désormais, Las Vegas is the limit.La «petite fille de Charlemagne n’existe plus, elle est devenue un élément visiblement satisfait d’un Jet-set nécessairement apatride: Le party avant la patrie!

Friday, April 17, 2026

Le choix de Christine

 


Christine Fréchette a du pain sur la planche. Elle doit s’assurer du ralliement de Bernard Drainville et de ses partisans. Elle doit aussi refaire l’unité de son parti et, semble-t-il, faire en sorte que les nationalistes qui sont à la CAQ demeurent dans le giron caquiste, certains pourraient être tentés de céder aux chants des sirènes péquistes (Désignée première ministre: Fréchette veut retenir les nationalistes la CAQ, Journal de Montréal, 13 avril, Après la victoire de Christine Fréchette, le PQ courtise les nationalistes de la CAQ, Le Devoir, 13 avril). Il lui faut de plus constituer son Conseil des ministres. À travers tout cela, il lui faudra encore trouver le temps de  revoir le programme de la Coalition avenir Québec (CAQ) en vue des élections générales d’octobre, un programme devant assurer tout à la fois, continuité et changement avec l’ère Legault. Vaste programme. À travers tout cela, Christine Fréchette trouvera-t-elle le temps et l’énergie de gouverner le Québec et d’assumer le rôle qui lui incombe désormais de gardienne des intérêts de notre nation. Il y a fort à craindre qu’en dépit de toute la bonne volonté de Christine Fréchette, la nouvelle cheffe de la CAQ ne prenne le pas sur la première ministre et que: le parti ne passe avant la patrie.

 


 

Wednesday, April 15, 2026

Exit le mouton noir

 


Les électeurs Hongrois ont choisi de chasser Viktor Orban et le Fidez du pouvoir,ce faisant, c’est bien plus que leur président qu’il ont écarté du pouvoir.Viktor Orban en était venu à être bien plus qu’une simple figure politique hongroise: il était devenu une véritable incarnation du nationalisme populiste; bien avant l’apparition de Donald Trump. Les années «Orban» avaient même mené au développement chez les politologues du concept de «démocratie illibérale». Avec les années, Viktor Orban était devenu une véritable «bête noire» des progressistes des deux côtés de l’Atlantique. «L’ex-chef libéral Michael Ignatieff s’est frotté directement au régime Orban. Lorsqu’il a été nommé recteur de la Central EuropeanUniversity (CEU) en 2015, il ne se doutait pas que l’établissement- fondé par le milliardaire George Soros après la chute du mur de Berlin- serait expulsé de Budapest dans les années suivantes. […]

quelle est la portée de l’élection en dehors de Hongrie?

 

 


 

 

L’élection est beaucoup plus qu’un fait divers hongrois, c’est une élection avec une importance pour toute l’Europe. Pour Andrej Babis à Prague, pour Marine Le Pen et Jordan Bardella en France, pour toute cette tribu anti libérale en Europe, il est comme on dit en anglais- The Main Man.

Et il a un lien direct avec Trump parce que c’était le premier chef de gouvernement qui a annoncé son soutien à Trump dès 2016. S’il était défait le 11 avril, ce serait une défaite pour tout un courant d’opinion.[…]»( «Beaucoup plus qu’un fait divers», La Presse, 10 avril). 

Une défaite pour toute un courant d’opinion, certes, la démocratie illibérale a perdu une bataille, cela e signifie pas que la gherre soit perdue, Il y aura d’autres batailles contre la montée du wokisme en Occident contre les visées subversives de George Soros et contre les agressions LBGTQ+ contre la famille traditionnelle et les hommes et les femmes biologiques. La Pologne de Droit et Justice et la Russie deRussie Unie tiennent toujours. En France, le Rassemblement national sonne à la porte de l’Elysée alors qu’en Italie, Georgia Melloni est toujours bien selle et que les Occidentaux s’avèrent chaque jour plus nombreux à ne pas baisser les bras devant les fumées wokistes et LBGTQ+.

Les restants de Valérie

 


Bien qu’elle ait quitté la mairie de Montréal depuis octobre 2025,.  Les relents du passage de Valérie Plante à l’hôtel de Montréal persistent dans l’environnement montréalais.  Au contraire, loin de disparaître, ils apparaissent bien incrustés dans le paysage administratif montréalais. Pour de nombreux Montréalais, l’idéologie de Valerie Plante se limitait à un Wokisme survitaminée aux pistes cyclables et aux cônes oranges. Un incident récent largement médiatisé montre pourtant qu’il y avait plus que ce Wokisme survitaminé aux pistes cyclables et aux cônes oranges chez Valérie Plante.





En fournit malheureusement la preuve. L’incident, un fait-divers survenu à Montréal en juin 2025, met en scène une jeune policière du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). la représentante des forces de l’ordre intercepte un automobiliste. La réaction de l’automobiliste est particulièrement violente: « dans une vidéo ayant circulé sur les réseaux sociaux au cours des derniers jours et qui a été authentifié par le SPVM, on peut voir la policière interagir avec un conducteur qui l’insulte grossièrement pendant plus d’une minute. Lhomme qui est celui qui a filmé l’interaction, traite notamment la représentante des forces de l’ordre de «sale p*te » à13 reprises et de «chi*nne» à six occasions». Il lui ordonne aussi de fermer sa «gu**le» six fois ». La policière qui a interpellé l’automobiliste en raisonne ses vitres teintées demeure impassible malgré la violence des propos de l’homme. Ce dernier accuse d’ailleurs l’agence du SPVM de faire du profilage racial.». (EN VIDÉO\ « sale p*te! Ferme ta gu**le »: une agence du SPVM violemment insultée par un automobiliste , TVA Nouvelles, 30 mars).

«L’incident survenu en juin 2025 est malheureusement loin d’être un évènement isolé, souligne le président du FPPM(la Fraternité des policiers et policières de Montréal, NDA). Leprésident de la FPPM dénonce l’absence de pouvoirs de coercition  chex les policiers du SPVM. contrairement à d’autres municipalités québécoises, dont Laval, Québec, Sherbrooke, Saguenay et saint-Hyacinthe. «Même si on a toutes les informations sur le fait d’insulter, d’injurier la policière, tant qu’il n’y a ps de menaces, il n’y a rien à faire », a-t-il précisé. Yves Prudhomme soutient avoir tenté à plusieurs reprises de faire changer la loi pour mieux protéger les agents de police contre les agressions verbales. «J’avais proposé à l’administration Tremblay- c’est Claude Dauphin  qui s’occupait  de la sécurité publique à ce moment là-un règlement municipal qui permettrait de remettre une contravention lorsqu’une personne insulte ou injure (sic) un policier ou une policière»,explique-t-il. Celui-ci mentionne aussi avoir discuté de cet enjeu avec l’administration Plante, mais estime qu’un tel règlement  «n’entrait pas dans l’idéologie» de la prédécesseur de Soraya Martine Ferrada. «Disons qu’on a patiné. C’était clair qu’ils n’étaient pas intéressés, mais pas du tout à aller là» souligne M. Francoeur. LaCoalition avenir québec aurait aussi rejeté la proposition dela FPPM.[…](Agente du SPVM traitée de « sale p*te, : le règlement municipal ne protège pas les policiers dénonce le syndicat, Journal de Montréal, 30 mars)

Faut-il conclure que la timidité des administration municipale et provinciale à légiférer sur la question s’expliquerait par le fait que l’«homme du monde» qui a si copieusement insulté la policière du SPVM réponde au nom de Mohammed Bekkali et soit une«chance» pour le Québec. Combien de temps les Montréalais devront-ils encore supporter les « restants » idéologiques deValérie Plante?  Qui les débarrassera un jour de ces  «restants »? 

Sunday, April 12, 2026

Justice: tous égaux, vraiment?



L’égalité de tous devant la justice est l’un des piliers de l’État de droit. Il semble qu’au Québec, ce pilier soit ébranlé par ceux-là même qui devraient en être les gardiens. «Un juge de la Cour du Québec reproche aux procureurs de la Couronne de Montréal de réduire «régulièrement» les peines suggérées aux délinquants afin de leur éviter l’expulsion des pays. Une pratique «malavisée», qui vient créer un régime distinct pour les non-citoyens, dénonce le magistrat. «Le Tribunal ne peut s’empêcher d’appréhender que la création artificielle d’un régime de détermination de la peine pour les non-citoyens et le détournement de l’intention du législateur exacerbent des tensions sociales préexistantes et puissent être récupérées à mauvais escient», s’inquiète le juge Antoine Piché dans une décision rendue mercredi au palais de justice de Montréal[…]. Sur une dizaine de pages, le juge Piché écorche le DPCP sur sa pratique «répandue» dans le district de Montréal réduire de «façon répétée» les peines pour «contourner» l’esprit de la loi en matière d’immigration. L’effet de cette pratique est limpide : contrecarrer l’intention du législateur fédéral en créant un régime de peine qui «n’a pas lieu d’être»affirme le magistrat. Le juge Piché convient ue le DPCP n’a pas élaboré cette pratique avec une intention «malveillante » dans le but de contourner «délibérément» l’intention des élus. Il s’agit vraisemblablement  d’une «mauvaise interprétation de la jurisprudence ou [d’]

une pratique développée «sur le tas», analyse le juge, d’ailleurs un ancien procureur du DPCP à Montréal. Il rappelle que le risque d’expulsion n’est pas un facteur atténuant, selon les tribunaux supérieurs. Il doit être considéré par le juge comme une simple « considération indirecte » et ne doit pas mener à un régime  distinct à celui applicable aux citoyens canadiens.



«C’est toutefois ce qui se produit actuellement dans le district judiciaire de Montréal. Le poursuivant suggère régulièrement, de façon conjointe, le prononcé d’absolution qui, de son propre aveu , ne serait pas suggéré si l’accusé était un citoyen canadien.»(en caractères gras dans le texte d’origine)

Le juge Antoine Piché dans, sa décision.

(Un juge écorche le DPCP, La Presse, 10 avril) 


Cette pratique n’a pas pour seul effet de créer deux classes de citoyens: les citoyens canadiens et les délinquants non-citoyens canadiens. Elle a l’effet paradoxal de faire des seconds des citoyens privilégiés par rapports aux citoyens canadiens.


Les Canadiens et les Québécois, qui un peu naïvement se considèrent égaux devant la loi, doivent aujourd’hui déchanter. 

Les uns et les autres doivent craindre l’avènement d’un « gouvernement des juges »(voir ce blogue, Ombre sur la démocratie québécoise, avril). Devons commencer à nous préoccuper  de l’avènement d‘un «gouvernement des procureurs». 



Friday, April 10, 2026

«Troisième voie » 2.0

 



Les Québécois ont déjà donné et les «années Legault» constituent la démonstration que l’autonomisme ne fonctionne pas. Un Québécois, un seul, ne semble pas se Résoudre à  comprendre. Alors que «Monsieur Autonomie» lui-même manifeste les doutes qui l’assaillent sur sa démarche autonomiste après huit ans au pouvoir: «Paul [St-Pierre Plamondon] dit «vous n’avez pas réussi». On a réussi certaines choses, comme mettre des conditions sur la connaissance du français, mais il a quand même un peu raison», a reconnu le premier ministre sortant.» (Absence de gains auprès d’Ottawa: PSPP a «un peu raison» admet Legault, Journal de Montréal, 7 avril). Un Québécois, un seul, semble ne pas vouloir se résoudre à comprendre. Cet homme, prêt à enfourcher le cheval autonomiste, c’est Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ): «Le chef conservateur Éric Duhaime propose d’incarner la troisième voie autonomiste après le départ de François Legault  et la disparition potentielle de la Coalition avenir Québec. Cette troisième voie - quelque part entre le fédéralisme et l’indépendantisme  - va survivre à la CAQ et même prospérer, car elle demeure l’option préférée des Québécois, selon lui. Pour appuyer ses dires, M. Duhaime a présenté mercredi, lors d’un point de presse à Québec, un sondage qu’il commande à la firme Pallas Data. Ce sondage suggère que les québécois dans une proportion de 43 %   souhaitent plus d’autonomie à l’intérieur du Canada, contre 20  % sont pou le statu quo et 16 % pour l’indépendance. » (Éric Duhaime veut occuper la «troisième voie» à la place de la CAQ, Radio-Canada, 31 mars). 

 

 


 

Plaise à Éric Duhaime, comme au 43 % de Québécois qui souhaitent plus d’autonomie à l’intérieur du Canada, de demeurer le c** entre deux chaises. Pour nous, la cause est entendue, «troisième voie ne peut-être qu’un cul de sac (voir ce blogue, L’homme qui y a cru, avril)

Wednesday, April 8, 2026

L’homme qui y a cru

 



N’ayant jamais fait parti du fan-club de François Legault. Je n’aurais pas l’indécence m’apporter mon écot d’éloges à ce qu’il faut bien appeler la «journée François Legault» à l’occasion de la dernière période des questions à laquelle participait le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ). Puisant dans l’héritage de François Legault les éléments leur apparaissant les plus significatifs, les parlementaires ont multiplié les couronnes de laurier: «Pour sa part, le leader parlementaire du gouvernement Legault, Simon Jolin-Barrette, a rappelé la création d’une troisième voie en politique, avec la création de la CAQ en 2011, «Vous avez marqué l’histoire politique du québec en mettant un terme à l’immobilisme […]» entre les options du Oui et du Non, a déclaré Simon Jolin-Barrette , en devant interrompre son discours à l’occasion, la voix brisée par l’émotion. Au-delà de l’émotion, Simon Jolin-Barrette résume en quelques mots, le principal legs politique de François Legault. 

 


 

 

La «troisième voix» caquiste, cette «Troisième voix» est un échec, alors que les options du Oui et du Non sont semble-t-il nez à nez dans les intentions de vote des Québécois (Le PQ rattrapé par le PLQ dans les intentions de vote, La Presse, 31mars) (voir aussi ce blogue, En attendant Charles Milliard, 7 avril) alors que la CAQ stagne à 9 % des intentions de vote. La prochaine campagne électorale se jouera vraisemblablement sur l’axe souverainisme fédéralisme. Sur ce thème, il faut conclure à l’échec de l’épisode Legault dans l’histoire québécoise. En voulant «mettre un terme à l’immobilisme[…]» entre les options du Oui et du Non. Dans les faits, cette «troisième voie», était d’abord une tentative de «mettre sur pause» la question nationale au Québec. Comme nationalistes, cette tentative de François Legault de mettre sous le boisseau la question nationale est le principal reproche que nous pouvons lui adresser. Nous sommes aujourd’hui en mesure de le constater La «troisième voie» de François Legault et de la CAQ s’est avérée un cul de sac dans lequel il a entraîné les Québécois, François Legault y a cru, y entraînant les Québécois pendant deux mandats. Pour cela, l’histoire jugera sévèrement François Legault.







Tuesday, April 7, 2026

Les «bons» terroristes

 



Les terroristes ne sont pas tous égaux aux yeux de la bonne conscience publique internationale.Il y  eux qui comme le Hamas et le Hezbollah sont d’emblée inscrits dans la catégorie des «mauvais» terroristes, mauvais par essence parce qu’ils défendent les droits à l’existence des Palestiniens contre les agressions répétées de Tsahal (l’armée israélienne).

 

 


 

 Nous savons depuis plusieurs années déjà qu’il n’y a pas que Tsahal qui s’en prend aux Palestiniens, les colons israéliens sont aussi capables de se charger de ce sale boulot: «Les violences de colons contre des Palestiniens en Cisjordanie, qualifiées de «terrorisme juif» par des hommes politiques et d’ex-responsables sécuritaires en Israël , atteignent un pic depuis le début de la guerre en Iran. Et leurs auteurs continuent d’agir en toute impunité , selon des institutions et ONG. Des attaques de colons contre des Palestiniens en Cisjordanie occupée sont perpétrées depuis des années, souvent dans l’indifférence. Toutefois, leur brutale augmentation a entraîné les critiques d’influents rabbins, de dirigeants des colons ,et même un chef de l’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, qui les a qualifiées de «moralement et ethniquement inacceptables». (Des Israéliens dénoncent le «terrorisme des colons en Cisjordanie, Radio-Canada, 2 avril) Ces agressions de colons contre des Palestiniens «sont perpétrées depuis des années, souvent dans l’indifférence, Pourquoi? Parce ce que ce «terrorisme juif» est visiblement un «bon terrorisme» aux yeux de la bonne conscience internationale. Probablement parce que, Si Israël a le droit de se défendre, les colons juifs de Cisjordanie n’ont pas moins le droit de se défendre! Et nous savons que la meilleure défense est l’attaque!

En attendant Charles Milliard

 



«Le Parti Québécois (PQ) et le Parti libéral du québec (PLQ) seraient désormais à égalité «selon le plus récent coup de sonde de la firme Léger, avec 33% des intentions de vote. La Coalition avenir Québec (CAQ) retrouve, quant à elle, dans les bas-fonds.» (Le PQ rattrapé par le PLQ dans les intentions de vote, La Presse, 31 mars).

Alors que les sondages nous montraient depuis des mois, un PQ caracolant en tête desdits sondages. Il semblerait plutôt que nous aurons droit à une campagne électorale et que celle-ci sera chaudement disputée au vu des chiffres révélés par Léger. Avec de tels chiffres, le Québec pourrait se retrouver au soir du 5 octobre avec un gouvernement minoritaire. Un gouvernement qui pourrait bien être dirigé par Charles Milliard. Pourquoi Charles Milliard plutôt que Paul St-Pierre Plamondon si les deux formations sont données à égalité à 33% des intentions de vote. 

 


 

 

Pour une raison simple, contrairement au PLQ, le PQ ne dispose pas d ‘une «réserve» de votes comparable à celle du PLQ. Au cours de la prochaine campagne électorale, le PLQ pourra faire appel aux électeurs fédéralistes encore inscrits à la CAQ ou au Parti conservateur du Québec. Le PLQ fera des pieds et des mains pour récupérer ces électeurs et agitera à n’en pas douter le spectre du référendum pour rallier ces électeurs à sa bannière. Rien de tel pour le PQ, au-delà de sa base, quels électeurs PSPP peut-il espérer rallier? Quelques électeurs «nationalistes mous» encore piégés dans les filets de la CAQ? Des «nationalistes mous» plus mous que nationalistes, après huit ans de régime Legault.

Avec cette «réserve» d’électeurs fédéralistes qui lui permet de partir avec une longueur d’avance, avantage donc à Charles Milliard qui pourrait devenir notre prochain premier ministre.

Sunday, April 5, 2026

Ombre sur la démocratie québécoise

 



La Cour suprême du Canada entend actuellement la cause de la loi 21 au Québec, plus exactement la Cour suprême se penche sur l’emploi de la cause de dérogation utilisée par le gouvernement du Québec afin de «protéger» la loi 21. À bien y regarder, il y a cependant bien plus en jeu que la seule protection de la loi 21.

Si les neuf juges de la Cour suprême décident que le recours préalable à la clause dérogation est inconstitutionnel, il s’agira de la fin de la démocratie telle que nous la connaissons actuellement au Québec et au Canada.

 

 


 

Le Canada et le Québec ne se métamorphoserons pas en dictatures avec des militaires à tous les coins de rues, le Canada, le Québec et les autres provinces canadiennes conserveront leurs institutions nous pourrons même être encore convoqués à tous les quatre ans pour élire nos députés. Ce qui disparaîtra, c’est le «gouvernement du peuple, par le peuple», remplacé par «le gouvernement du peuple, par les juges»: «Le gouvernement des juges doit être combattu, enfin, et la clause nonobstant permet cette bataille. Elle est venue le symbole de la démocratie.»  (La Cour suprême contre la démocratie québécoise, Journal de Montréal, 23 mars). Devant ce «gouvernement des juges»,  les députés s’agitant à la Chambre des communes ou à l’Assemblée nationale, ne seront plus que les pantins des juges de la Cour suprême, nouvel hydre à neuf têtes. Pourquoi redouter ce gouvernement des juges? Mathieu Bock-Côté résume succinctement la raison devant nous mener à nous méfier du gouvernement des juges: il écrit: «Il est dominé par une constitution avec en son coeur une charte des droits traitée comme un texte sacré, interprété par des juges grands prêtres, qui se permettent de commander la société, de la reconstruire, sans en avoir reçu le mandat. Ils maquillent cette structure autoritaire derrière la référence à l’État de droit, un concept qui n’a plus rien à voir aujourd’hui avec  la défense des libertés publiques, et tout à voir  avec une forme nouvelle d’autoritarisme.» (La Cour suprême contre la démocratie québécoise, op. cité). Laisser la défense de la démocratie québécoise aux juges de la Cour suprême canadienne, c’est laisser la garde de la bergerie aux loups et marcher à grandes enjambés vers une véritable confiscation de la souveraineté populaire . Une Cour suprême canadiennes dont nous savons que comme la Tour de Pise

Wednesday, April 1, 2026

Trop facile


C’est trop facile, Michael Rousseau, le président d’air Canada, incapable d’apprendre le français annonce qu’il prendra bientôt sa retraite: «Le départ prochain de M. Rousseau a été annoncé en début de journée par voie de communiqué. Le PDG y apprend-on aurait lui-même »décidé de prendre sa retraite d’ici la fin du troisième trimestre de 2026», soit au plus tard le 30 septembre prochain.» (Le grand patron d’air Canada, Michel Rousseau, annonce son départ, Radio-Canada, mars). 

 


 

 

Il quittera donc la scène par la grande porte en honorable retraité, finissant probablement ses jours aux frais de la princesse, en rentier aisé. Je proposais dans un autre texte paru sur ce blogue (voir Le Rodhésien, 28 mars) que Michael Rousseau soit démis de ses fonctions avec sanctions financières conséquentes. Ce départ sur la pointe des pieds est trop facile. Ne nous étonnons pas si dans les années à venir nous croisons un autre cadre de société de la Couronne aussi bilingue que Michael Rousseau, sa sortie est une véritable invitation à poser leur candidature pour tous les émules de Michael Rousseau. Si tu me trompes une fois, honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi.