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Saturday, December 5, 2020

Comme s'il ne le savait pas


Les Québécois s'en doutaient et il ne doit pas s'en trouver beaucoup pour être surpris. Le couperet est tombé, François Legault retire ses billes de son «pacte moral» et annule les deux rassemblements de Noël qu'il nous avait généreusement accordé. François Legault voit bien les chiffres des infections à la COVID-19 depuis le début du mois de novembre, il devait nous faire connaître sa décision sur les «rassemblements de Noël», le 11 décembre. Il frappe  le grand coup, une semaine à l'avance en annulant lesdits rassemblements. Comme s'il ne savait pas que dans la perspective qui est celle de son gouvernement, les données de la Direction de la Santé publique s'avéraient inquiétantes. François Legault n'a jamais joué honnêtement le jeu de son «pacte moral», (voir sur ce blogue Le tricheur 30 novembre),  Il ne se trouvait d'ailleurs pas dans la position du joueur, mais ans celle du croupier, brassant et distribuant les cartes et contrôlant les mises.
 

 
 
 
Dans cette histoire des rassemblements à Noël, François Legault ne se contente pas de se comporter en tricheur; il se comporte carrément en Cross***. Comment qualifier autrement un homme qui nous propose un Pacte dont nous découvrons aujourd'hui  que c'était fondamentalement un «pacte immoral» pacte permettant de donner puis de retirer de la même main, quelques heures de répit pour nos parents et grands-parents. À noter, dans cette dérobade, le premier ministre affirme: «C'est une décision gouvernementale, ce n'est pas une demande de la Santé Publique » at-il précisé.(COVID-19: Québec renonce aux rassemblements durant les fêtes, Journal de Montréal, 3 décembre) François Legault craint-il les réponses que le docteur Arruda pourraient donner aux parlementaires s'il devait témoigner devant ses derniers de sa gestion de la crise. Suprême ironie d'un gouvernement se dirigeant «au doigt mouillé»; «Les Québécois vivant seuls pourront recevoir la visite d'une personne à la fois durant les Fêtes, comme c'est actuellement le cas. Le premier ministre a même encouragé les Québécois à le faire.
« C'est encore plus dur dans le temps des Fêtes d'être seul. Allez-une personne à la fois- visiter une personne seule et faites attention. Portez un masque, restez à deux mètres et , idéalement, ne restez pas trop longtemps » at-il demandé. » À quelle heure faut-il arriver, Monsieur Legault?

Monday, November 30, 2020

Le tricheur

 



La moindre personne familière avec le droit des contrats sait que les parties contractantes ne peuvent unilatéralement modifier les dispositions d'un contrat. C'est pourtant ce qu'à fait François Legault en changeant les termes du «contrat moral » qu'il considère avoir conclu avec les Québécois. Son «contrat moral» n'aura pas tenu une semaine et François Legault a rapidement assorti ce contrat de dispositions en restreignant beaucoup l'intérêt et la portée de ce «contrat»; Les quatre jours initiaux n'ont pas tenu longtemps, nous disposeront pour Noël de deux rassemblements pouvant compter dix personnes maximum:»Je comprends que ce n'est pas noir ou blanc», a-t-il affirmé en conférence de presse. Il a ajouté que la Santé publique avait d'abord recommandé au gouvernement de permettre des rassemblements sur une période de quatre jours, puis a récemment précisé qu'il était préférable que les familles québécoises se rassemblent seulement deux jours entre le 24 et le 27 décembre. «Au début de la semaine dernière, la Santé publique m'a dit quatre jours ; à la fin de la semaine dernière, ils m'ont dit deux jours», s'est-il défendu.» [...] Lorsque Le Devoir a demandé au Premier sur quoi s'appuyaient les modifications à son «contrat moral», il a répondu qu'il n'était «pas le spécialiste» et a relayé la question au directeur national de santé publique, Le Dr Horacio Arruda.» (Le «contrat moral» des fêtes a changé , reconnaît Legault Le Devoir, 27 novembre). À qui François Legault fera-t-il croire qu'il ne connaissait pas les réticences du Dr Arruda sur ces quatre jours; les deux hommes se côtoient quotidiennement depuis des semaines. Ce changement de cap confirme la sujétion complète du premier ministre à la direction de la Santé publique. Avant de s'engager auprès des Québécois, François Legault devrait vérifier auprès du Dr Arruda ce qu'il peut proposer aux Québécois comme «contrat  moral», en se souvenant du dicton voulant que: «Si tu me trompes une fois, honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi». 



Sunday, September 20, 2020

La vraie deuxième vague

 

Ils nous l'annonçaient depuis des semaines, guettant avec avidité la moindre recrudescence de cas de COVID-19, à croire qu'elle était souhaité. Nous étourdissant de reconfinements aux quatre coins du monde, nous assourdissant d'un véritable chantage à la solidarité, il ne s'agit pas de se protéger, mais de protéger les autres.  

La deuxième vague n'est pas celle attendue et annoncée par le gouvernement Legault-Arruda.  La deuxième vague est sur nous, elle n'est pas le fait de la COVID-19 Elle est sur nous par le seul et unique fait du gouvernement du Québec; elle prend la forme de sévères amendes en cas d'infractions aux règles édictées par la Santé publique. La chasse est ouverte aux «partys privés» réunissant des hordes de jeunes irresponsables amalgamés les uns aux autres, chasse aussi aux bars pratiquant le karaoké, codes de couleurs stigmatisant certaines régions. et menaces de reconfinement régionaux. Dans sa première vague, le gouvernement nous a d'abord imposé de «mettre le Québec à pause», la nécessité du confinement, a restreint l'accès aux CHSLD et aux résidences pour personnes âgées (condamnant ces dernières à l'isolement et à la solitude), recommandant le port du masque. Le slogan du gouvernement Legault-Arruda choisi pour inciter les Québécois à la solidarité; «est tous contre un, tous contre le COVID», Le slogan pour cette deuxième phase devra-t-il être «tous contre tous». Le gouvernement Legault-Arruda tout à sa solidarité semble surtout chercher à convaincre les Québécois de se méfier les uns des autres le slogan de cette deuxième phase devra-t-il être «tous contre tous», contre les jeunes d'abord et contre les malheureux qui habitent dans les zones jaunes et peut-être demain dans ces zones devenues rouges, ces derniers devront-ils porter éventuellement un carré rouge ou une rouelle rouge, afin de les identifier et d'éviter tous contacts avec eux. Dernière tentation écartée pour l'instant, semble-t-il, celles d'intervenir dans les résidences ou se tiendraient ces fameux «partys privés» foyers de propagation de le COVID-19. Idée abandonnée non par principe, mais parce qu'elle serait difficile à mettre en oeuvre. Cette idée viole clairement un principe clairement établi en common law; principe résumé dans les cours de droit par la laconique phrase voulant que pour an Englishman's home is is castle.
 

 
 
Principe repris dans la charte québécoise des droits et liberté qui elle veut à que: article 7 La demeure est inviolable. et 
article 8 Nul ne peut pénétrer chez autrui ni y prendre quoi que ce soit sans son consentement exprès ou tacite.
Abandonnant pour l'instant cette idée dangereuse pour un droit fondamental, le gouvernement Legault-Arruda a plutôt choisi de viser bars et restaurants, préférant annoncer par la bouche de Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique, une opération de surveillance d'envergure (le ministre a parlé d'opération «massive») pour le samedi 19 septembre, un millier d'entre eux feront en effet l'objet de cette surveillance exceptionnelle. 
Tout à son obsession pandémique, le gouvernement québécois en est maintenant rendu à une curieuse forme de «solidarité policière». Il finira par donner raison aux anti-masques les plus exaltés qui depuis des semaines évoquent une «dictature sanitaire».

Wednesday, May 20, 2020

Le politique sur pause



Au nombre des victimes de la Covid-19, il faudra compter le politique, pas la politique qui reprendra bien assez vite ses droits, mais le politique, de quoi voulons nous parler en semblant ainsi opposer le politique et la politique, Le sociologue et philosophe français, Julien Freund (très inspiré par le juriste allemand Carl Schmitt) en a donné une définition classique dans son maître livre L'Essence du politique(1965):«Elle est l'activité sociale qui se propose d'assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d'une unité politiques particulière en garantissant l'ordre au milieu de luttes qui naissent de la diversité de la divergence des opinions et des intérêts.» Définition que certains ont synthétisé dans la formule «Le politique, c'est désigner l'ennemi».Ici, il n'était pas nécessaire désigner l'ennemi, il se désignait suffisamment lui-même. A contrario, la politique relève plus de la gestion administrative, proche du management d'une grande entreprise avec des stratégies comme les stratégies électorales avec sa conquêtes de part de marchés et la gestion des différents ministères qui peuvent apparaître comme autant de services. Ceux qui parlent de «faire de la politique» parlent généralement de cet aspect du politique. La politique et sa quincaillerie, c'est la cuisine du politique! En défense de François Legault, il faut dire que cette définition est utilisable pour les  États souverains,  elle n'est pas nécessairement opérationnelle pour les États fédérés.
 
 
 
Les conférences de presse quotidiennes de François Legault et Justin  Trudeau auront servi de rubrique nécrologique au politique. Mise sur pause assez évidente à Québec ou le véritable maître du jeu de ces conférences de presses quotidiennes a été le directeur de la Santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda, il ne nous apparaît pas exagéré de dire que François Legault a semblé à la remorque du bon docteur tout au long de ces journées. À Ottawa, probablement peu désireux de partager les feux de la rampe avec quelqu'un d'autre, Justin Trudeau n'a pas voulu partager le lutrin avec la peu charismatique et contestée Theresa Tam. L'abdication de Justin s'est effectuée plus discrètement, il a abdiqué en plaçant à chaque fois ses initiatives sous le signe de la «science». La cité en crise était en droit d'attendre plus de ces dirigeants. Les présences répétées de l'un et de l'autre ne doivent pas faire illusion. Motif supplémentaire de conclure a cette pause du politique. Gardons en mémoire que les décisions de François Legault et Justin Trudeau se sont prises sans débats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des communes. Cette discrétion du politique a été constaté par d'autres: « Des données compilées par Le Devoir à partir des transcriptions du rendez-vous de 13h montrent ainsi clairement que plus la crise dure, moins M Arruda prend de place par rapport au Premier ministre Legault ou à la ministre de la Santé, Danielle McCann. «En filigrane, les données permettent de voir que la crise s'est déplacée, et que le politique a pris le pas sur la santé publique. «C'est sûr que le débat a dévié», reconnaît d'ailleurs une source dans l'entourage proche du premier ministre Legault, qui a demandé de rester anonyme pour pouvoir parler plus librement.»(L'effacement d'Horacio Arruda, Le Devoir, 29 avril Explication de l'entourage de François Legault, l'importance du rôle joué par le docteur Arruda s'expliquerait par le fait que les sujets dominants étaient le confinement, les problèmes de pénurie de personnel et d'équipement, puis dans les semaines suivantes les problèmes des CHSLD. Nous sommes maintenant confrontés aux problèmes du déconfinement et du redémarrage l'économie , mais surtout de la société québécoise. François Legault devrait reprendre la main et nous voyons surtout Pierre Fitzgibbon refaire surface. Retour «à la normale» n'est pas pour demain, après la science, place à l'économie. Bientôt la politique reprendra ses droits.

Saturday, April 25, 2020

Étrangers et touristes


Jusqu'à quel point nos nouveaux arrivants tiennent-ils à s'intégrer à la société québécoise, Nous faisons parti des sceptiques et l'information suivante ne nous donne guère de raisons de changer d'idée. Les partisans d'un Québec géologique constitué de groupes ethniques ou religieux superposés les uns sur les autres comme autant de couches géologiques se sont manifestés récemment, ils ne parlent pas d'un»Québec géologique, mais préfèrent parler de multiculturalisme. Nous avons évoqué le mois dernier, l'intervention du délégué solidaire Andrès Fontecilla, accusant le gouvernement Legault de ne pas en faire assez pour informer les populations issues de l'immigration au sujet du coronavirus puis de la Covid-19.  Fontecilla  reprenait en substance les propos de Jérôme di Giovanni, le directeur général d'ACCESS (Alliance des communautés pour la santé et les services sociaux). Selon DiGiovanni; l'information ne se rend pas partout dans le communautés culturelles , car beaucoup de gens ne parlent ni français ni anglais et n'écoutent  pas le médias nationaux.  Faisant fi des interventions télévisées quotidiennes de François Legault, Danielle McCann et Horacio Arruda, Fontecilla et Di Giovanni continuent de croire que le gouvernement du Québec n'en fait pas assez. Faisant passer la responsabilité de l'intégration des nouveaux arrivants au gouvernement. Démarche foncièrement malhonnête. «À Rome, fait comme les Romains» dit l'adage et non pas « À Rome, vit dans ton quartier comme dans ton pays d'origine, au mépris de ta société d'accueil». Les propagandistes du multiculturalisme n'entendent pas inciter ces «mauvais Romains» apprendre le français ou, à la rigueur l'anglais, mais agissent de telle façon à les convaincre de demeure en marge. Dernière initiative en ce sens:»Depuis hier, un camion sillonne les rues de Côte-des neiges pour informer la population sur la Covid-19 en 14 langues. «on veut briser l'isolement des nouveaux arrivants qui ne parlent ni français, ni anglais, des familles qui ont ni ordinateur, ni télévision ni accès internet» explique Dina Husseini, de la Corporation de développement communautaire de Côte-des Neiges, c'est presque mot pour mot l'intervention Jérôme Di Giovanni quelques jours auparavant. (voir ce blogue; L'État croupion d'Andrès Fontecilla,27 mars)
 «L'idée est née à Montréal-Nord , ou depuis deux semaines un camion similaire diffuse des messages français, anglais. espagnol et créole. «On a trouvé que c'était une bonne nouvelle pour Côte-desNeiges.»dit Mme Husseini. Outre ces quatre langues, le camion de Côte-des-neiges, prêté par le Syndicat canadien de la fonction publique, diffuse en talalog(Philippines), yiddish, arabe, russe, mandarin, vietnamien, tamoul, hindi, wolof (Afrique de l'ouest), farsi (Iran) et ourdou (Inde etPakistan)» (Un camion multilingue contre la COVID-19, La Presse, 23 avril). Ces Montréalais d'adoption se comportent comme des étrangers, mieux comme des touristes n'ayant pas et n'ayant eu l'intention de devenir des citoyens, assis entre deux chaises, leur pays d'origine (pour plusieurs, il s'agit probablement de leur seul vrai pays et le Québec). Souhaitons que comme des touristes, ils ne soient que de passage. L'énumération des langues utilisées par la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges est une véritable ode à la diversité du quartier Côte-des-neiges, mais Côte-des-neiges est-ce encore le Québec?

Friday, March 27, 2020

L'État croupion d'Andrés Fontecilla




«Le ministère de la Santé et des Service Sociaux a ignoré les appels à collaboration d'un regroupement de 130 organismes d'aide aux immigrants qui lui offrait ses services dans la crise de la Covid-19. a appris le Devoir. L'Alliance des communautés culturelles pour l'égalité dans la santé et les Services Sociaux (ACCESSS) (admirons au passage cet acronyme anglophone) tirait la sonnette d'alarme depuis la fin janvier au cabinet de la ministre de la Santé, Danielle McCann, qui n'a pas donné suite à cet appel pendant tout ce temps. «On vit aujourd'hui la même chose que pendant l'épidémie de H1N1» a déploré Jérôme di Giovanni, le directeur général d'ACCESS. Il constate qu'à l'heure actuelle , l'information ne se rend pas partout dans le communautés culturelles , car beaucoup de gens ne parlent ni français ni anglais et n'écopent pas le médias nationaux Le gouvernement dit que les mesures de la Santé publique incluent tout le monde , mais il ne développe pas une stratégie avec des organismes communautaires sur le terrain.
 Le député de Québec solidaire et critique de son parti en matière d'immigration, Andrés Fontecilla se dit attristé que dans tout le brouhaha entourant la crise, le gouvernement semble avoir «oublié les gens des communautés culturelles» on sait que le ministère de la Santé est excessivement occupé et sous tension, mais on semble avoir laissé passer ce secteur a-t-il déclaré au Devoir. Selon lui, il est plus que temps pour le ministère de s'adjoindre les forces des organismes du milieu dans le combat contre le virus et lui suggère carrément déléguer une certaine partie de ses communications à ACCESSS.»



Andrès Fontecilla se rend-t-il compte de la gravité de son insinuation (en affirmant que le gouvernement à «oublié» les immigrants) ne laisse-t-il pas sous-entendre que le gouvernement Legault pourrait être ultimement responsable de décès chez certaines communautés immigrantes. François Legault, Danielle McCann et Horacio Arruda tiennent un point de presse par jour et répondent aux questions des journalistes autant en français qu'en anglais. Ils ne sont pas responsables du fait que les immigrants ne parlent ni anglais ni français. Leur faudraient-ils comme ACCESSS tenir ce point de presse en 24 langues (dont les principales langues européennes incluant le croate bosniaque - mais aussi en Arabe, en Turc, en Urdu, en Bengali, en Tamoul, en chinois) comme le propose le site d'ACCESSS quitte à perdre francophones et anglophones qui constituent encore la majorité de la population québécoise et à endormir les représentants des médias nationaux. 
S'il était au pouvoir, comment Andrés Fontecilla recevrait-il cette demande de «déléguer une certaine partie de ses communications à ACCESSS»?  Curieux sens de l'État que cette intention d'abdiquer une parti des responsabilités de l'état à un lobby qui ne sera jamais imputable à la population québécoise, à moins que l'objectif ultime d'Andrés Fontecilla ne soit justement d'intégrer ACCESSS à l'appareil d'État québécois, transformant le groupe de pression en cheval de Troie immigrationniste au sein du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Intégration. Y a-t-il d'autres responsabilités de l'État que québécois que Québec Solidaire entend ainsi «déléguer» à des lobbies minoritaires. Que restera-t-il de l'État québécois après les «délégations» d'Andrés Fontecilla? Le député de Laurier-Dorion est prétendument souverainiste comme son parti, c'est un État bien diminué qu'il nous annonce, l'idéologie avant la patrie. Non merci M. Fontecilla!