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Thursday, October 16, 2025

Retour à la case départ

 



Alors que Donald Trump bombe le torse et claironne que Le conflit entre Israël et le Hamas prend fin avec la remise des otages détenus depuis le 7 octobre 2023. Opinion qui ne fait pas l’unanimité. «Ce n’est que le début, pas la fin» rappelle de son côté la journaliste de la BBC, Lyse Doucet. «C’est un cessez-le-feu, pas un accord de paix. D’importantes divergences restent à combler sur des questions allant des armes d’Hamas à la gouvernance de Gaza, en passant par l’ampleur de la présence militaire israélienne»insiste-t-elle, même s’il s’agit d’un «moment à célébrer»(Gaza. Israël et leHamas acceptent la première phase du plan de paix de Trump, Courrier international, 9 octobre). Ce cessez-le-feu et la libération des otages israéliens ne justifient pas le spectacle Sommet pour la paix,Tenu aujourd’hui à Charm el-Cheik devant un «prestigieux» parterre de plantes vertes, des «plantes vertes» qui sont aussi pour la plupart des clients des États-Unis de Donald Trump (ce qui inclut notre premier ministre).

 

 


 

Un Donald Trump visiblement désireux de prendre une option sur le Prix Nobel de la paix 2026, s’empresse de proclamer: «La guerre est terminée. D’accord? Vous comprenez ça?» a déclaré le président américain aux journalistes, en réponse à une question sur le conflit entre Israël et le Hamas.»(Donald Trump estime que la guerre est «terminée», La Presse, 12 octobre). Pour nous, la vraie question au lendemain de ce cessez-le-feu, n’est pas de savoir si la guerre est «terminée», mais de savoir quand elle reprendra? Même un Matthieu Bock-Côté, habituellement plus lucide, s’y est laissé prendre. ( Jour sombre pour les trumpophobes, Journal de Montréal,13 octobre). Le cessez-le-feu intervenu entre Israël et le Hamas ne doit pas être considéré comme un accord de paix, il ramène simplement les parties à la situation qui prévalait le 6 octobre 2023 (les ruines de Gaza en plus:( Gaza est toujours une enclave surpeuplée vivant sous la menace de Tsahal, Le gouvernement Nétanyahahou est toujours l’otage de ces extrémistes religieux rêvant à Eretz Israel).

Friday, August 11, 2023

Jouer au fou

 


Le feuilleton Funguys se poursuit, nous en serons bientôt au troisième épisode. Ce troisième épisode a eu lieu hier (jeudi, le 3 août) «C’est peu avant midi, jeudi, que le SPVM a procédé à la troisième perquisition en quelques semaines dans les locaux Montréalais de Funguy, rue Ontario Est près de l’avevue Papineau .[…] Des stupéfiants et du matériel ont été saisis par les forces de l’ordre.» ( Nouvelles perquisitions chez Funguyz, le SPVM hausse le ton, La Presse, 3 août). Les protagonistes de ce feuilleton semblent prendre plaisir à jouer au fou. Il n’y a pas d’autre terme pour qualifier les atermoiements de l’administration Plante et du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Dans l’histoire de la boutique «Funguys» et de ses «champignons magiques».

Le ridicule ne tue pas. Heureusement, sinon nous devrions «pleurer» la disparition de Valérie Plante et de Fady Dagher. 
 

 

La mairesse de Montréal et le chef du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) se sont couverts de ridicule dans cette histoire. Oubliez Cèpes, shitakes portobellos et pleurotes, l‘heure est désormais aux psilocybines familièrement appelés «champignons magiques». Oubli qui sera corrigé sous peu.«Bien que la production, la ventée la possession champignons soient illégales au Canada, l’entreprise Funguys prévoit ouvrir un magasin vendant ce type de drogue lundi à Montréal. À proximité du pont Jacques-Cartier, un ancien salon de tatouage (situé rue ontario, NDA) affiche clairement ses nouvelle couleurs. «Magasin de champignons magiques», peut-on lire sur la vitrine du commerce à côté de champignons aux couleurs psychédéliques.» (Une boutique illégale de champignons magiques ouvre ses portes à Montréal, Radio-Canada, 8 juillet).Une boutique offrant des champignons magiques à quelques encablures du Village, comme si le Village n’avait pas déjà assez de problèmes avec les toxicomanes et itinérants déjà présents (voir ce blogue, Tellement QS, 22 juin). L’ouverture a eu lieu cette semaine. ouverture de courte durée, car quelques heures après cette ouverture, les limiers du SPVM se précipitaient à l’intérieur de la boutique. L’intervention rapide et soigneusement filmée par les soins de LCN et TVA Nouvelles n’est pas une opération de maintien de l’ordre et d’application de la loi, mais une opération de communication. Ces policiers courant dans toutes les directions comme dans les vieux films de Laurel et Hardy, une scène digne des films muets de Mack Sennett! aide ses Keystone cops (tiens voilà que je joue les Richard Martineau avec une référence cinématographique) 

Deuxième épisode de la mauvaise comédie autour des champignons magiques. «La boutique de champignons magiques «Funguys» à Montréal a reçu la visite des policiers pour une deuxième fois en autant de semaines jeudi en après-midi, 48 heures après sa réouverture.
«Police! Police!» ont crié des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui sont entrés dans la boutique tout juste avant 16h15. Juste à côté, d’autres policiers se sont précipités vers un logement situé au-dessus de la boutique après avoir défoncé une porte donnant sur la rue, à coups de bélier. Le porte-parole du SPVM Jean-Pierre Brabant a confirmé que «trois perquisitions»ont eu lieu dans le cadre de cette opération. 
 
 

 
 
 
Les policiers du SPVM retourneront sous peu à la boutique «Funguys», «Hector Hernandez, qui s’était présenté au Journal comme l’un des propriétaires de la boutique, avait averti le jour de son ouverture qu’il comptait défier les autorités malgré les descentes policières.» «On va rouvrir tout de suite après leur départ! on est ici pour rester», avait prévenu l’homme qui prêche pour la légalisation des champignons magiques. André Gélinas, ex-enquêteur au SPVM souligne que les responsables de la boutique tentent de «susciter un débat» sur la légalité des champions hallucinogènes. «Je pense qu’ils veulent se poser en martyrs de la loi en se faisant du capital politique. Parce que ça n’a pas de sens . Tu sais que c’est illégal et que les policiers ont intervenir. Jean-François Mary, directeur de l’organisme général de Cactus Montréal, ne croit pas que la boutique a un objectif militant. «Les gens qui font du militantisme , ils réinvestissent dans le milieu, comme dans des services d’injection supervisés. D’après moi, ces gens là sont essentiellement là pour faire de l’argent.» (La boutique illégale «Funguys. perquisitionnée une deuxième fois à Montréal, Journal de Montréal, 20 juillet).je suis d’opinion que les limiers du SPVM retourneront à la boutique «Funguys» trop heureux de crier «Police!» , «Police!»  et de jouer du bélier. Le glas a-t-il sonné por Funguyz à Montréal, peut-être? Il faut le souhaiter. « […]Le corps policier (i.e. Le SPVM, NDA) a obtenu jeudi une «ordonnance de blocage» afin de saisir l’immeuble et de rouvrir une fois de plus. Selon le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Patricia Johnson, un enquêteur a en effet obtenu d’un juge une « ordonnance de blocage» contre l’entreprise en matinée, peu avant la tenue d’une troisième perquisition en quelques semaines. Une telle ordonnance est en fait une injonction qui prescrit le gel des avoirs d’une personne physique ou morale et qui lui interdit par le fait même de «disposer de ses biens afin qu’ils restent à disposition en vue de leur recouvrement, de leur saisie ou de leur vente à la suite de la décision rendue par le tribunal. D’après nos sources, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) souhaite ainsi accentuer la pression sur Funguyz, qui a rouvert sa boutique deux fois à la suite de perquisitions ces dernières semaines. Cette fois, l’objectif serait de saisir non seulement les produits vendus, mais aussi le commerce lui-même, par la voie des tribunaux.» (Nouvelles perquisitions chez Funguyz, op. cité). Pourquoi aura-t-il fallu un mois au SPVM et  au DPCP pour découvrir l’existence de l’«ordonnance de blocage»? pourquoi dès  l’ouverture de Funguyz sur la rue Ontario, SPVM et DPCP, ne se sont pas précipités en cour Supérieure afin d’obtenir le droit d’apposer les séquestres sur la boutique? Cette simple mesure aurait épargné aux Montréalais un bien triste spectacle.

La légèreté avec laquelle La mairie et le SPVM ont jusqu’ici traité cette affaire montre assez que Plante et Dagher ne considèrent pas les champignons magiques comme une menace sérieuse. Cette insouciance annonce peut-être une légalisation prochaine, et rapide, des champignons magiques. Plante et Dagher  espérant probablement qu’Ottawa légalise rapidement les « champignons magiques. Pourquoi continuer à criminaliser une substance que, visiblement, Valérie Plante et Fady Dagher ne considèrent pas comme une menace sérieuse? J’en veut pour preuve cette phrase extraite de l’article cité plus haut: «Le cabinet de la mairesse montréalaise, Valérie Plante, indique toutefois que bien qu’il soit en faveur de la décriminalisation de la possession simple de drogues, la loi devra être appliquée.» (Une boutique illégale de champignons magiques ouvre ses portes à Montréal, Radio-Canada, 8 juillet)
 

 

À quand une SQDCM? Pourquoi laisser une entreprise privée capitaliser sur la vente des champignons magiques? La légalisation n’est probablement qu’une question de mois. Comme pour le cannabis on nous parlera de protéger la population et les consommateurs de champignons magiques (notamment les jeunes) en s’assurant de la qualité du produit.

Wednesday, June 28, 2023

Rouge et or on ice

 



Les amateurs québécois de hockey peuvent-ils espérer voir un jour du hockey universitaire? L’espoir est permis si l’on se fie à une déclaration récente de Jacques Tanguay. «Lors de la conférence de presse qui annonçait son départ des Remparts de Québec, Jacques Tanguay a mentionné qu’il serait heureux de donner un coup de main si le Réseau sports RSEQ et le gouvernement du Québec souhaitaient créer une ligue de hockey universitaire»(Hockey universitaire: Jacques Tanguay aimerait contribuer à la création d’une ligue au Québec, Journal de Montréal, 14 juin). «Il faut directe l’implication de Tanguay serait majeure dans ce dossier puisqu’il a contribué à mettre sur pied le programme de football du Rouge et Or de l’UniversitéLaval, qui a pris naissance en 1995. L’arrivée du Rouge et Or a complètement modifiée visage du football au Québec. Une ligue universitaire entièrement québécoise a vu le jour et le sport s’est grandement développé dans les rangs collégiaux et scolaires. Dans la foulée des initiations dégradantes s’étant déroulées dans le milieu du hockey junior québécois, nous formulions le voeu que le hockey mineur québécois passe dans le giron du sport scolaire (voir ce blogue, Culture et structures, 12 mars). 
 

 
 
La création de cette ligue universitaire mettrait la charrue devant les boeufs, c’est autour du hockey mineur (per wee, bantam, widget, etc. ) que doit partir cette mutation majeure du sport québécois; c’est autour de l’école primaire, puis secondaire et du cegep que doivent s’organiser hockey, baseball et football. La ligue universitaire ne peut être que le sommet de cette pyramide que nous appelons de nos voeux.  Conscients que l’exemple vient de haut, souhaitons que l’implication de Jacques Tanguay favorise la mutation évoquée plus haut et que nous ayons l’occasion d’assister dans un avenir rapproché à des matchs entre le Rouge et Or on ice et les Carabins on ice. Ces affrontements permettront peut-être de faire oublier aux amateurs de hockey québécois, les «aventures» du circuit Bettman sous le cieux de l’Arizona et du Nevada.

Wednesday, April 19, 2023

Chez nous aussi

 


«Éric Duhaime nous propose une pétition, qui ne gagnerait pas un concours de nuances, s’intitulant «Protéger les enfants des drag queens». Voyez-vous, un danger aurait infiltré nos écoles. On serait en voie de faire entrer des drags dans nos classes. […].
 

 
 
C’est une tentative à peine cachée d’«importer ici une hystérie américaine, portée par les républicains et Fox News, qui ont monté en épingle des anecdotes. Et d’importer du même coup un des principaux enjeux actuels de ce qu’on appelle la guerre culturelle américaine.»(La guerre culturelle gagne le Québec, Journal de Montréal, 14 avril).
 

 
 
Libre à Philippe Léger (dernier maillon de la famille des sondeurs) de croire que cette guerre culturelle n’est qu’américaine. A contrario de Philippe Léger, nous croyons plutôt que cette guerre culturelle embrase tout l’Occident. Nous en voulons pour preuve la diffusion de la peste Woke et de celle de l’idéologie du genre. Si Philippe Léger croit sincèrement que cette guerre culturelle est une importation et ne fait rage que chez nos voisins du Sud, il faudrait qu’il s’assoit rapidement avec ses collègues ès chroniques au Journal de Montréal, Richard Martineau et Sophie Durocher, qui eux semblent acquis à la thèse contraire et presque quotidiennement sont au front pour dénoncer une absurdité woke ou un dérapage transgériste.
Contrairement à ce que pense Philippe Léger, la «guerre culturelle ne gagne pas le Québec», le Québec y est plutôt déjà immergée. Qu’il suffise de rappeler  à Monsieur Léger que l’université d’Ottawa n’est pas située aux États-Unis. Dans cette guerre, il serait plus juste de parler de guerilla tant les fronts apparaissent mobiles, les conservateurs et traditionalistes occidentaux doivent se considérer immédiatement mobilisés.

Saturday, October 29, 2022

Mon pays , ce n’est pas un pays,

 



c’est l’immigration, pourrait chanter un moderne et non conformiste Gilles Vigneault, il lui faudrait aussi pour cela des couilles en acier trempé. Le Canada change, il suffit d’arpenter les rues du pays pour s’en rendre compte, certaines mutations sont plus discrètes, toutefois.
«Plus du tiers des résidents du pays n’ont aucune appartenance religieuse, soit la proportion la plus élevée mais enregistrée, selon Statistique Canada. La dernière tranche de données du recensement 2021 montre également que la majorité de la population, soit 53,3% s’identifie encore comme chrétienne, mais que la part que représente les chrétiens est en baisse par rapport à 67.3% en 2011.
Selon Statistique Canada, l’enquête l’an dernier présente le plus complet des affiliations religieuses des Canadiens à ce jour. Il explique que le questionnaire a lié une liste de 200 exemples de dénominations que les répondants devaient regarder avant d’inscrire leur religion, ce qui les a encouragés à être plus précis dans leur réponse. 
 
 
Le Grand remplacement passera d'abord par la Belgique | A droite ...
Par exemple, 12 625 Personnes ont déclaré être druidiques lors du recensement 2021, tandis que 4 475 ont indiqué être néopaïens, dans des enquêtes précédentes , ils n’auraient été identifiés que comme païens. Le parapluie païen, qui comprend également 12 625 wiccans englobe 44 352 personnes (le Wicca, mouvement religieux fondé sur l’ancienne religion païenne, NDA). Le Wicca comprend des éléments et croyances empruntés au chamanisme, au druidisme  et aux mythologies gréco-romaine, slave, celtique nordique. «La catégorie des personnes sans affiliation religieuse comprend celles qui s’identifient comme athées agnostiques, ainsi que les humanistes et celles qui ont d’autres perspectives laïques. La vie a beaucoup changé depuis, l’apogée du christianisme au Canada au XIXe siècle, mentionne Sarah Wilkins-Laflamme, professeure agrégée de sociologie l’Université de Waterloo. «L’Église était souvent le centre des vie sociale, politique, communautaire , en plus d’être un centre religieux» a déclaré Sarah Wilkins-Laflamme. L’Islam est la 2e religion le plus souvent déclarée au Canada en 2021, soit 5% de la population s’identifiant comme musulmane. Une promotion qui a plus que doublé depuis 2001, alors que la part n’était que de 2%. Pendant ce temps 2,3% de la population s’identifie désormais comme hindoue contre 1% en 2001. »(Resencement 2021 Plus du tiers des Canadiens sans appartenance religieuse, La Presse, 26 octobre)
 
 
Antonin Campana : Grand Remplacement, il faut choisir son camp ...
 
Si l’on tient compte de l’immigration et de la natalité dans la communauté musulmane canadienne, il faut craindre le pire, d’autant plus que nous apprenions le même jour que près d’un Canadien sur quatre est un immigrant. «Il s’agit de la plus forte proportion depuis la Confédération et la part la plus élevée parmi les pays de G7» (Près d’un Canadien sur quatre est un immigrant, La Presse, 26 octobre). L’Asie , incluant le Moyen-Orient, est le continent de naissance de 62% des nouveaux arrivants. L’Inde avec 18,6% est en tête de classement. La part des nouveaux arrivants d’Europe a diminué de 61,6% en 1971 à 10,1% en 2021» Ce Canada qui vit à chaque jour au rythme du Grand Remplacement, devient de plus en plus postnational ainsi que le souhaite notre premier ministre. À ce rythme, quel sera la proportion de musulmans au Canada lors du recensement de 2031?

Friday, October 14, 2022

Maudits intellectuels

 



C’est ce que doit grommeler François Legault dans la barbe qu’il n’a pas. «François Legault a sous estimé le nombre d’«intellectuels» au Québec. «N’en déplaise au premier ministre une majorité de citoyens est en faveur d’une réforme mode de scrutin. Pas moins de 53% des Québécois souhaitent que le système électoral actuel soit revu, révèle un sondage Léger Le Journal réalisé quelques jours après le scrutin.» ([Sondage] les Québécois en faveur d’une réforme du mode de scrutin, Journal de Montréal, 13 octobre).  François Legault dont on sait qu’il ne gouverne pas par sondages n’a pas tardé à fermer la porte a toute éventuelle réforme du mode de scrutin. «François Legault reste de marbre devant la volonté d’une majorité de Québécois de réformer le mode de scrutin,» (Pas une priorité pour nous, Journal de Montréal, 13 octobre). 
 
 La réforme du mode de scrutin au Québec | Souhait réel ou manœuvre ...
 
Confortablement assis sur sa majorité, François Legault peut ignorer la majorité d’«intellectuels» qui souhaitent une réforme du mode de scrutin; au-delà de cette majorité, il y a peut-être plus, à savoir, ce qui pourrait être un véritable mépris des «intellectuels» chez ce comptable. Est-ce que les « intellectuels » se souviendront de ce mépris dans quatre ans?

Wednesday, September 7, 2022

Les voisins gonflables


Les campagnes électorales peuvent s’avérer des exercices périlleux pour les partis politiques en lice.  Emportés par la compétition, ces derniers sont amenés à dévoiler leurs batteries, La campagne électorale actuellement en cours au Québec constitue une illustration de mon propos. Les formations en présence ont ainsi fait connaître à l’électorat leurs positions sur le nombre d’immigrants que le Québec devrait admettre dans le contexte de pénurie de main d’œuvre que connaîtrait le Québec.
Cette pénurie de main-d’oeuvre est-elle la seule explication à la surenchère à laquelle nous assistons actuellement. 




En tête du peloton, Québec solidaire (QS) et Gabriel Nadeau-Dubois (GND): «Le porte-parole de Québec Solidaire a fait cette déclaration lors d’une entrevue à RDI, à l’occasion de l’émission Cinq chefs, une élection, «Moi, je pense qu’entre 60 000 et 80 000 immigrants, immigrantes par année, ça ben du bon sens», a t-il affirmé» (GND ouvre la porte à 80 000 immigrants, Journal de Montréal, 4 septembre). GND prend la tête du peloton, mais de peu; Pour le Parti libéral du Québec, le Québec devrait accueillir 60 000 immigrants par année, pour la Coalition avenir Québec et le Pari conservateur du Québec, le chiffre magique est de 50 000. Dans cette guerre de «voisins gonflables», seul le Parti québécois semble vouloir «raison garder». Le Parti québécois et le chroniqueur Mathieu Bock-Côté (MBC), de ce dernier, il faut lire 35 000, sa chronique du 6 septembre. Il y écrit: « La question de l’immigration est probablement la plus importante pour notre avenir, et elle fut longtemps censurée. (Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre d’ou pouvait venir cette censure; la crainte de passer pour xénophobes ou pire pour racistes suffisait à inhiber la classe politique et journalistes. Il n’est  impossible de passer sous silence le rôle d’aiguillon joué par les organismes représentant le «milieu des affaires» ( Le milieu des affaires veut une  hausse de l’immigration, Le Devoir, 25 août 2022)NDA). Une position dominait politiquement : toujours plus! Les seuils n’étaient jamais assez élevés. C’est d’ailleurs position traité comme un dogme par le Parti libéral et Québec solidaire-sur les questions identitaires, nous ne sommes pas loin de partis jumeaux, de deux partis qui n’en font qu’un. On l’appellera le PLQS. Le PLQ en souhaite 70 000, et QS, entre 60 000 et 80 000. On appelle cela courir à la noyade démographique. La CAQ elle, fait semblant de vouloir baisser les seuils. Dans les faits, elle consent à l’immigration massive. Elle a adopté les seuils d’immigration fixés par le Parti libéral des années Charest et Couillard. Voyons-y de la soumission maquillée en pragmatisme. Le PQ vient de rompre avec ce consensus insensé en demandant de les ramener à 35 000. Bravo au PQ! Car  l’immigration massive est la cause première et principale, de l’anglicisation accélérée de Montréal et Laval.» ( 35 000, Journal de Montréal, 6 septembre).
Nos «voisins gonflables» ne sont pas en compétition pour savoir lequel des deux a le véhicule le plus luxueux ou le plus gros barbecue; ils jouent avec le sort et l’avenir de la nation québécoise.  




Nous les laissons méditer la conclusion de la chronique de MBC: «35 000! C’est encore beaucoup. Beaucoup trop, en fait À la fin des années 1990, quand  nos capacités d’intégration étaient bien plus élevées, nous en recevions moins de 30 000 par année.»

Monday, June 27, 2022

Temps nouveaux et vieilles rengaines

 

L’invalidation par la Cour suprême des États-Unis de la décision Roe vs Wade marque le début d’un temps nouveaux en ce qui a trait à l’avortement. Elle va drastiquement réduire le nombre d’avortements chez nos voisins du Sud en laissant les États définir les politiques qu’ils choisiront de mettre en vigueur, ce qui est une position véritablement démocratique en reconnaissant la primauté des droits des États sur le droit fédéral, il en résulte un fédéralisme plus sain que le fédéralisme centralisateur du Canada. Certains États ont déjà mis en vigueur, en accord avec les voeux de leurs population des politiques restrictives en matière d’avortement. Les militants pro vie galvanisés par la décision de la Cour suprême seront attentifs aux lois adoptées dans les États devant légiférer dans le «vide juridique»créé par la décision de la Cour suprême. Galvanisés, mais aussi mobilisés dans la perspective des élections de mi-mandat de l’automne, les conservateurs américains ne s’y trompent pas, Sous la plume de Philipp Klein, La National Review écrit dans son édition en ligne:«Mark your calendar, June 24 2022 - the day of the greatest victory of the conservative movement». La décision bien qu’américaine, n’est pas passée inaperçue ici: «C’est avec une joie profonde que Campagne Québec Vie salue la décision Women Health Organization de la Cour suprême des États-Unis annulant Roe v. Wade et Casey v. Planed Parenthood[…]. Par ce jugement, l’avortement n’est plus défini comme un droit au niveau fédéral américain, il revient aux États de légiférer cette pratique.



Les temps nouveaux dans lesquels nous entrons n’ont pas encore «tordus le cou» à quelques vieilles rengaines: « Après le retour en arrière aux États-Unis avec le renversement de la décision Roe v. Wade par a Cour suprême , des politiciens québécois et canadiens se sont dit de tout coeur

avec les femmes qui ont perdu le droit fondamental à l’avortement. Pour Justin Trudeau, il s’agit d’une nouvelle «horrible».«Aucun gouvernement, aucun politicien, ni aucun homme ne devrait dicter à une femme ce qu’elle peut faire ou ne pas faire avec son corps» a déclaré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dans une publication sur Twitter.»(Droit l’avortement bafoué aux États-Unis: Trudeau et Legault réagissent, Le Journal de Montréal, 24 juin)
 

 
 
«De son côté, le premier ministre du Québec, François Legault a évoqué un «triste recul pour les droits et libertés des femmes» après que sa collègue et ministre responsable de la condition féminine, isabelle Charest, ait offert son soutien aux femmes «qui voient leur droit à l’avortement menacé». François Legault n’est malheureusement pas seul à tenir ce discours; en fait, Avec un bel ensemble la majorité de la classe politique québécoise reprend ce discours. Dans un tweet, Dominique Anglade écrit:«Recul sans nom. Jour sombre pour les femmes et leurs droits et libertés[…]. Pour sa part , la co-porte-parole  de Québec solidaire . Manon Massé, y est allé d’une vidéo éloquente pour partager son opinion . «On vient de reculer 50 ans sur le droit des femmes de contrôler leur corps, le droit à l’avortement . C’est terrible d’autant plus que l’on sait que ce n’est pas juste les femmes qui vont goûter, a-t-elle dit qualifiant la situation «d’inacceptable» » Triste et inquiétant recul pour les droits fondamentaux des femmes. Un rappel de la fragilité des acquis, que nous devons toujours chercher à protéger» a pour sa part écrit le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon dans un tweet. 
À ranger au rayon des vieilles rengaines, «le droit fondamental à l’avortement à l’avortement, un tel droit n’ayant jamais existé en Occident (l’un des mérites de la décision de la Cour suprême est d’ailleurs de rappeler que ce «droit»n’avait aucun fondement constitutionnel dans le droit américain). 
 
 
 

Autre vieille rengaine, «aucun homme ne devrait dicter à une femme ce qu’elle peut faire avec son corps». Personne n’a jamais parlé de l’ADN à Justin Trudeau? Il ne s’agit pas du «corps des femmes», le foetus étant dès sa conception, un être différent de la mère, un être à part entière avec un bagage génétique qui lui est propre. Aucune femme ne devrait dicter à son foetus ce qu’elle peut faire avec ce dernier.


Saturday, June 4, 2022

La fin des illusions

 


si tant est qu’il en restaient. Les débats autour du contrôle de l’immigration par Québec, notamment la question du regroupement familial, ont permis de placer au centre du débat politique québécois, la question fondamentale de la démographie et celle vitale de la «survie de la nation» pour reprendre les termes mêmes de François Legault. Le débat a aussi eu une autre conséquence inattendue celle-là, il a «relancé le débat sur la souveraineté du Québec». « Dans une brève mêlée de presse jeudi, le premier ministre-qui estime que «c’est une question de survie pour la nation» que le gouvernement fédéral lui cède le contrôle des regroupements familiaux en matière d’immigration- n’a pas expliqué ce qu’il ferait si Justin Trudeau refuse sa demande, ce qu’il a déjà fait d’ailleurs . Face à cette impasse, M. Legault ravivera-t-il l’option de faire la souveraineté du Québec? C’est à toute moins ce que l’implore le chef du parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon. «Moi, je [suis] nationaliste à l’intérieur du Canada », a tranché une fois de plus le premier ministre du Québec. Cette réponse a également été répété par plusieurs ministres et membres du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). par exemple, le député caquiste Sylvain Lévesque a réitéré ce qui semble pour lui une évidence: .on fait partie du Canada».« présentement, je vous dirait qu’on fait partie du Canada anglais et du Canada français, ensemble, et notre objectif, c’est de faire avancer le Québec. Pour l’instant, on fait partie du Canada et il n’y a pas d’enjeux à se séparer. Nous sommes un parti nationaliste » a-t-il dit. » (Legault forcé de s’expliquer sur la souveraineté, La Presse, 2 juin)
 

 
 
Sa collègue Lucie Lecours, ministre déléguée à l’Économie, a ensuite affirmé que son parti «va faire respecter le Québec, mais dans le Canada»C’est un beau pays le Canada. J’adore le Canada, Je voyage au Canada » a-t-elle dit.» pour un peu Mme Lecours nous reservirait les montagnes Rocheuses de Solange Chaput-Rolland en 1980.
« Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe,[…] a également défendu les valeurs qui unissent le Québec et le Canada.  Avec Mathieu Lacombe, nous passons à un niveau supérieur, celui des valeurs, Pour M.Lacombe: «Au Canada, on peut être fier du fait que contrairement aux États-Unis, on n’a pas une culture militariste . On ne va pas ailleurs dans le monde pour jouer à la police. [Mais] il ne faut pas pratiquer un nationalisme gêné ou un nationalisme timide [au Québec ] parce qu’on ne fera pas de gain»a-t-il dit.»  pour le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, on ne doit «absolument pas» voir les actions actuelles de François Legault comme un chemin possible vers la souveraineté. «Il n’y a pas lieu de s’inquiéter», a dit l’ancien député péquiste. la souveraineté, «pour ma part, c’est terminé».
 

 

On ne voit pas ce que le Québec obtiendra en pratiquant ce nationalisme qui quoique qu’en dise Mathieu Lacombe est bien un nationalisme gêné et timide. Le «nationalisme à l’intérieur du Canada de François Legault est un cul de sac. Il n’y aura pas de rapport d’impôt unique et le gouvernement fédéral a déjà fait fait savoir qu’il n’y aura pas de transfert au Québec des pouvoirs en matière de regroupement familial. S’il n’y avait que des «nationalistes à l’intérieur du Canada» au sein de la CAQ nous aurions déjà raison de nous inquiéter; ils ne sont pas seuls au sein de la CAQ; François Legault doit aussi composer avec une fraction fédéraliste; cette fraction compterait dans ses rangs: Geneviève Guilbault, Sonia Lebel, Éric Girard et Christian Dubé, tous par hasard, des ministres seniors.  
François Legault vogue allègrement vers une réélection; nous devons donc nous faire à l’idée d’un autre quatre ans de «nationalisme à l’intérieur du Canada». Il n’y a plus d’illusions à entretenir sur le nationalisme de la CAQ. Un nationalisme que François Legault définit d’une façon bien réductrice: D’abord il faut faire une distinction . On est un parti nationaliste, à l’intérieur du Canada. Nationaliste, ça veut dire quoi? Entre autres, promouvoir et protéger le français.» («Pas d’appétit » pour l’indépendance, rétorque Legault au PQ, Le Devoir, juin ). Cette défense du français François Legault l’assimile probablement à la loi 96, combien de temps tiendra-t-elle lorsque Justin Trudeau entreprendra de satisfaire la minorité anglo-québécoise dans sa contestation de ladite loi 96. Combien de temps avant que le « nationaliste à l’intérieur duCanada", nous serve un «Égalité ou indépendance», sans être capable d’atteindre l’une ou l’autre.

Tuesday, May 24, 2022

Loi21+

 


Faut-il souhaiter que le législateur québécois commence à plancher sur une loi 21+. Si gouverner, c’est prévoir, les Francois Legault et Simon Jolin-Barrette doivent-ils s’inquiéter de ce qui se passe à Grenoble. La Municipalité (chef-lieu du département de l’Isère) a autorisé le 16 mai dernier l’usage du Burkini dans les piscines municipales:«le conseil municipal de Grenoble a validé une modification du règlement intérieures piscines de Grenoble se traduisant par l’autorisation du port du Burkina sous la pression. La modification durablement des piscines municipales introduisant, notamment, l’autorisation du port du burkini, […] La délibération a été adoptée lundi 16 mai avec une courte majorité 29 voix pour, 27 voix contre et deux abstentions, au terme de 2h 30  de débats parfois tendus.,Grenoble autorise le Burkini dans les piscines municipales, Le Point, 16 mai) 

Le chroniqueur Mathieu Bock-Côté a commenté la décision. Il écrit:«Certains accusent Éric Piolle de faire preuve de naïveté. Il ne se rendrait pas compte que l’islam le plus radical, celui qui milite pour la burkinisation des femmes, instrumentalise les droits et libertés proposés par la civilisation occidentale pour imposer certaines pratiques culturelles qui, à terme, les aboliront et les videront de leur sens. en gros, un quartier ou le Burkini s’impose peu à peu se transformera tôt ou tard en quartier ou le Burkina règnera. Car les femmes qui refuseront de le porter  seront intimidées, condamnées aux marges de la société , jugées impudiques, de mauvaise vie.» (La bataille du Burkini est de retour, Journal de Montréal, 22 mai).
 
 

Avant que la question ne se pose au québec, ne serait-il pas prudent de légiférer sur ce vêtement emblématique de l’islamisme radical? Il ne faut pas attendre une telle législation. Le gouvernement Legault doit déjà défendre la loi 21, il serait douteux qu’il veuille compliquer sa tâche en ajoutant le Burkini à son appareil législatif.

Saturday, April 23, 2022

Révolution culturelle bis

 



Les belles heures du maoïsme son bien loin derrière nous, ce qui ne signifie pas pour autant que les moeurs des «Gardes rouges» soient, elles, devenues choses du passé.
«Menaces, intimidation, local vandalisé: des étudiants en science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) disent être la cible de harcèlement de la part de militants extrémistes. Ébranlés, une demi-douzaine d’étudiants ont décidé de quitter l’UQAM pour continuer leurs études dans une ambiance plus paisible. Selon ce que Le Devoir a appris des tensions entre une association étudiante de l’UQAM et des militants qui se qualifient de «woke» ont dégénéré au cours des derniers jours. Le local de l’Association étudiante du module de science politique (AEMSP) a été vandalisé durant la nuit de mardi à mercredi, la semaine dernière. Une enquête interne est en cours pour trouver les auteurs du saccage. La police a aussi été avisée.» (Je ne me sens pas en sécurité à l’UQAM, Le Devoir, 19 avril). «Je suis stressé. J’ai peur pour mon intégrité physique et personnelle. Je n’ai plus envie de mettre les pieds à l’UQAM parce que je ne me sens plus en sécurité» dit Jérôme Dufour, qui a démissionné de son poste de coordonnateur général de l’AEMSP.»
 

 
 
«Tout comme une demi-douzaine de ses collègues, il a décidé de quitter l’UQAM après avoir été la cible de harcèlement au cours des derniers mois. Le saccage du local de l’AEMSP, la semaine dernière, a été la goutte de trop: porte défoncée, ordinateur et imprimante jetés par terre, meubles renversés, graffitis sur les murs. «Fuck la CAQ», «Fuck QS», «vive les woke», «fuck toute», «vandalisme», «ACAB» (All cops are bastards) ont notamment écrit les visiteurs non invités.
 

 
 
 Ces «étudiants» se montrent les dignes héritiers des Sans-culottes et des Gardes rouges. Faisant passer le wokisme à la vitesse supérieure. Jusqu’ici, le wokisme pouvait à la rigueur passer pour un aimable passe-temps d’étudiants universitaires «éveillés» censurant un de leurs enseignants. Les agissements de ces modernes «Gardes Rouges» s’inscrivent dans le cadre d’une véritable «Révolution culturelle» contre «l’homme blanc» et l’Occident. Il faudra songer rapidement à la résistance à constituer contre le fléau wokiste; les propositions de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, sur la liberté académique dans le milieu universitaire  québécois, apparaissent bien légères. Elles ne sont d’ailleurs pas concues pour protéger les étudiants contre les violences des étudiants woke.

Friday, April 15, 2022

Marine, visionnaire

 



Les électeurs français feront-ils le 24 avril prochain, de Marine Le Pen leur présidente.  Ceux qui se souviendront que; gouverner, c‘est prévoir, seraient bien avisés de le faire. Bien avisés car la présidente du Rassemblement national est, de toute évidence,
capable d’articuler une réflexion géopolitique d’intérêt.
 

 

«La candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle française Marine Le Pen a plaidé mercredi pour un rapprochement stratégique entre l’OTAN et la Russie», «dès que la guerre russo-ukrainienne sera achevée et aura été réglée par un traité de paix». «C’est l’intérêt de la France et de l’Europe, mais aussi je crois des États-Unis qui n’ont […] aucun intérêt à voir émerger une étroite union sino-russe» a estimé la candidate du Rassemblement national (RN), lors d’un point de presse sur la diplomatie à Paris.» (Le Pen prône un «rapprochement stratégique» avec Moscou après la guerre, Radio-Canada, 14 avril).

la proposition de ce rapprochement avec la Russie afin d’éloigner le spectre d’une «étroite union sino-russe» montre que Marine Le Pen est capable de «voir loin» et de «penser haut», ils s’en trouvera probablement plusieurs pour y voir la proposition d’une femme inféodée au président Vladimir Poutine, il est significatif que l’article de Radio-Canada soit illustré par une photographie datant de 2017 et montrant Marine Le Pen serrant la main de Vladimir Poutine au Kremlin, article qui ne manque d’ailleurs pas non plus de rappeler le prêt de neuf millions d’euros consentis par une banque russe au RN en 2014 .
 

 

Il faut saluer chez une femme qui serait ainsi «tenue», la capacité à développer une telle vision géostratégique. Voir et souhaiter répondre à la montée en puissance de la Chine au-delà de la guerre russo-ukrainienne, cela démontre que Marine Le Pen est capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.

Tuesday, April 12, 2022

Les jeux ne sont pas faits.



Tenter de prédire le résultat des élections quelles qu’elles soient est toujours un exercice périlleux. Périlleux, mais passionnant. Suite au second tour des élections françaises, qui sera au soir du 24 avril prochain, président ou présidente de la France.

Le premier tour a laissé, comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen face à face. Plusieurs journalistes et analystes jouent les «Bernard Derome» et lorsqu’ils mentionnent l’élection de 20017, ils semblent surtout nous susurrer un insistant «deromien» «Si la tendance maintient» qui devrait faire en sorte que le résultat de l‘élection présidentielle de 2022 devrait reprendre celui de 2017 et retourner Emmanuel Macron à l’Élysée.
 

 

L’élection présidentielle de cette année est quoiqu’ils en pensent et souhaitent bien différente de celle de 20017; les jeux ne sont pas faits. Contrairement à 2017, Marine Le Pen dispose cette année, d’un réservoir de voix dont elle ne disposait pas en 2017. Les voix d’Éric Zemmour devrait se porter sur elle (Éric Zemmour a déjà invité ses électeurs à voter Marine Le Pen «malgré les désaccords», elle pourrait aussi bénéficier d’une parti des voix de Valérie Pécresse et profiter de l’effondrement des Républicains. Dans ce réservoir de voix, il faut probablement compter une partie des voix (2, 06% - s’étant portés sur le candidat souverainiste de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Réaction à prévoir d’Emanuel Macron, l’appel au «Front Républicain», mais cet appel sera-t-il en tendu par une gauche bien mal en point. Les électeurs de Jean-Luc Mélanchon voudront-ils mêler leurs voix à celles des électeurs d’Emmanuel Macron? rien n’est moins sûr, et que compteront les électeurs socialistes(Anne Hidalgo, 1,75%), communistes (Fabien Roussel, 2,3%), Verts (Yannick Jadot, 4,63 %) et d’extrême gauche (Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), 0,56% et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste, 0.77%). Les jeux ne sont donc pas faits et bien audacieux ceux qui se satisferont de croire que la «tendance se maintiendra», il faudra attendre au soir du 24 avril pour connaître le prochain président, la prochaine présidente de la République. Au-delà du report des votes, il faudra prendre en compte, la proximité des élections législatives, en juin, et de l’occasion quelles donnent aux partis de négocier un ou des ministères. par exemple combien Éric Zemmour et sa formation Reconquête souhaiteront-ils avoir au sein d’un éventuel gouvernement Le Pen. Dernier élément à considérer en raison du rôle qu’il a joué en 2017, Le débat entre les deux candidats pourraient peser d’un poids disproportionné dans le choix final des Français.

Tuesday, April 5, 2022

L’Université en folie

 



Il fut un temps ou les principales raisons de voir le nom d’une université québécoise mentionnées dans les journaux étaient la construction d’un nouveau pavillon ou le fait de décerner un doctorat honoris causa à une personnalité publique.
Ce temps semble aujourd’hui bien loin, le nom des des universités québécoises apparaît aujourd’hui dans les médias pour des raisons à tout le moins discutables discutables. Nous avons en tête, l’affaire Vérushka Lieutenant-Duval (Le fameux «mot en N» à l’Université d’Ottawa et plus récemment l’affaire michael J.Carley à l’Université de Montréal (voir ce blogue, Liberté d’expression service minimum, 25 mars).  Après les Universités d’Ottawa et de Montréal, voilà que l’Université Laval fait à son tour les manchettes.
 

 
 
«Un appel de candidatures de l’Université Laval pour une chaire de recherche du Canada en biologie a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux, à la suite d’une publication de l’humoriste Guy Nantel à ce sujet. Seules les candidatures de femmes, d’Autochtones, de personnes en situation de handicap et celles appartenant aux minorités visibles seront retenues afin d’accroître la représentativité de ces groupes parmi les titulaires des CRC l’université Laval indique t-on dans ce document.»(Des hommes blancs exclus s’appels de candidatures l’UL, Journal de Montréal, 29 mars). Journalistes et chroniqueurs ont peut-être rapidement conclu que les hommes blancs étaient exclues des CRC, si nous lisons bien l’article de Daphnée Dion-Viens qu’en est-il des hommes blancs en situation de handicap? Les hommes blancs qui ne seraient pas en situation de handicap ont peut-être cru être en mesure de trouver des cieux plus accueillants dans des universités québécoises épargnées par les délires racistes  et wokistes imposées pour l’accès aux chaire de recherche du Canada; ces hommes blancs doivent oublier cette possibilité; «La situation est la même dans d’autres universités québécoises, qui sont aussi soumises aux cibles en matière dÉquité , diversité et inclusion de ce programme fédéral. Un appel de candidatures semblable a été publié cet automne par l’UQAM. l’Université de Sherbrooke est même présentement à la recherche d’une femme pour pourvoir un poste de «professeure» en changement climatique, puisque seules les candidatures féminines seront retenues, peut-online sur son site Internet.» Devant le mutisme de l’article, devons-nous conclure que les chercheurs blancs devront se tourner vers les université anglophones du Québec (McGill, Concordia et Bishop), augmentant les chances de ces dernières de puiser dans un bassin élargi de chercheurs?






Il faut noter que les réactions de la classe politique québécoise se sont avérées empreintes de bon sens. «Québec juge «exagéré» l’exclusion des hommes blancs d’un appel de candidatures l’Université Laval en vertu des critères fixés par le fédéral qui vont « beaucoup trop loin » selon la vice première ministre Geneviève Guilbault,(Université Laval: l’exclusion des hommes blancs est «exagérée», dit Québec, Journal de Montréal, 30 mars). 
Les partis d’opposition sont également montés aux barricades . Selon Paul St-Pierre Plamondon, il s’agit d’une «idéologie qui nous vient du financement fédéral » qui risque de créer des tensions dans les universités tout en étant «inacceptable». Celui-ci plaide plutôt pour choisir les candidats en fonction de leur mérite. La cheffe du parti libéral du Québec, Dominique Anglade, juge également que cette méthode «va trop loin».
« tout en refusant de condamner la façon de faire de l’UniversitéLaval, le co-porte-parole de Québec solidaire. Gabriel Nadeau-Dubois, a plaidé qu’une approche «plus progressive»est préférable. 

Seul a faire bande à part, Gabriel Nadeau-Dubois songe-t-il à une approche «plus progressive» ou à une «approche plus progressiste», difficile à dire avec le personnage.

Les universités québécoises peuvent-elles se priver e des sommes venant des chaires de recherche du Canada? le gouvernement du Québec peut-il offrir des sommes équivalentes sans imposer les mêmes contraintes que les CRC?
Dernière pièce à verser à ce dossier «l’Université en folie», «L’université d’Ottawa a créé cinq postes réservés aux candidats racisés ou autochtones en 2021-2022, dans le but de «remédier à la sous-représentation de certains groupes au sein du corps professoral» a appris La Presse.Par courriel, L’Université d’Ottawa indique avoir créé cinq postes réservés aux candidats racisés ou autochtones 2021-2022. »[L’objectif est que] le corps professoral reflète la population étudiante qu’il est appelé à desservir et à qui sert de modèles» explique la porte-parole de l’établissement, isabelle Mailloux. (Université d’Ottawa Cinq postes réservés à des candidats racisés ou autochtones, La Presse, 2 avril). Quelle sera la qualité de la formation dispensée par ces professeurs recrutés au nom de la rectitude politique de leur origine ethnique ou raciale? La réponse visiblement n’intéresse pas les universités mentionnées plus haut.