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Sunday, February 19, 2023

La porte entrouverte

 



Alors que le Québec francophone  s’insurge, avec force et raison, contre les accusations  de racisme systémique. François Legault refuse depuis son accession au pouvoir d’accepter cette thèse d’un Québec pratiquant un racisme systémique. Une position partagée par la majorité du personnel politique québécois. à l’exception de Québec solidaire (QS) et du Parti libéral du Québec (PLQ), les réserves de QS et du PLQ avaient trouvé à exprimer à l’occasion du décès du Joyce Échaquan. Il s’agissait alors d’un cas près particulier, l’ensemble de la société n’était pas mise en cause. La belle unanimité a vécu! En effet, la mairesse de Montréal, Valérie Plante a rompu les rangs en déclarant «Le racisme ou la discrimination systémiques, ça existe. Ni moi , ni la Ville , ni le SPVM ne remettons ça en question.Il y a des cas et il ne faut pas le nier.[…] (Profilage racial à Montréal: «Il y a des cas et il ne faut le nier», dit la mairesse Valérie Plante, Journal de Montréal, 15 février). 
 
 

 
«La mairesse a témoigné mercredi devant la Cour supérieure dans l’action collective de 170 millions qui oppose la Ligue des Noirs du Québec et la ville de Montréal au sujet du profilage racial par la police.[…]«Après avoir prêté serment devant la juge Dominique Poulin, Mme Plante a affirmé qu’elle n’avait aucun problème à reconnaître l’existence du racisme systémique et du profilage racial au sein de la police.» (Pas de «baguette magique» contre le racisme, dit Plante, La Presse, 16 février) la mairesse de Montréal ne se contente pas de rompre les rangs, elle ouvre toute grande la porte aux poursuites pour profilage racial qui ne manqueront pas de suivre une telle déclaration sous serment. il ne faut pas être Nostradamus pour conclure que Valérie Plante ne sera plus mairesse de Montréal depuis des lunes pour comprendre que les Montréalais paieront encore pour des poursuites initiées par des organismes comme la Ligue des Noirs du Québec. Valérie Plante vient d’enterrer la présomption d’innocence des policiers du SPVM. Alors que journalistes, chroniqueurs et classe politique s’accordaient pour tenir bien fermée la porte de cette épineuse question. La déclaration de Mme Plante entrouvre cette porte, la défense des intérêts du Québec français est manifestement le cadet des soucis de Valérie Plante
 

 
 
La déclaration de Valérie Plante me fait penser à une réplique tirée du film de Marcel Pagnol, Le Spountz (film qui date de 1938). L’un des personnages lance au Spountz (interprété par Fernandel), «tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout». Cette réplique-phare du Spountz s’applique parfaitement à Valérie Plante; elle n’est pas bonne à rien, elle est mauvaise à tout.

Sunday, November 27, 2022

Avantage woke 

 



Il n’y a pas d’autre façon de présenter la décision de  ne pas réinstaller la statue de John A. Macdonald sur son socle du Square Dominion à Montréal. «La statue de John A. Macdonald ne devrait pas être réinstallée sur son socle de granit du Square Dominion, a récemment conclu un comité d’experts et de fonctionnaires municipaux.» (Pas de retour de John A. Macdonald sur son socle, propre un comité, La Presse, 21 novembre). «Les membres du comité croient qu’il faudrait plutôt conserver les éléments restants du monument et y ajouter une plaque commémorative. ils voudraient aussi «favoriser une réinterprétation pluridisciplinaire utilisant notamment des marqueurs physiques et virtuels» pour reconnaître les groupes discriminés par sa politique. Cet avis préliminaire fera l’objet de consultations auprès des élus et du public dans les prochaines semaines. […] La figure de Macdonald (1815-1891) - premier ministre du Canada et fondateur du Parti conservateur du Canada - est devenue controversée  dans es dernières années. « Son rôle central dans la mise en place de politiques discriminatoires envers plusieurs peuples , notamment les Autochtones, les Métis, les Canadiens français et les travailleurs chinois, en fait un personnage controversé de l’histoire canadienne», indique le comité. «Le comité chargé d’étudier le dossier était composé de sept membres externes-  dont la sénatrice Michèle Audette et trois universitaires- et de quatre fonctionnaires de la ville de Montréal.»  La réinterprétation pluridisciplinaire et les marqueurs physiques et virtuels proposés par le comité nous vaudront probablement des marqueurs parfaitement compatibles avec l’air du temps et la rectitude politique dominante. Puisque le socle de granit et le baldaquin seront conservés; le comité ne devrait-il pas plancher sur une proposition allant dans le sens d’installer sur le socle, la statue d’une figure incarnant l’un des groupes visés par les politiques discriminatoires de John A. Macdonald, ce serait la plus beau pied de nez à l’ancien premier ministre. «On ne détruit réellement que ce que l’on remplace», affirmait Napoléon III. En réfléchissant bien, le comité devrait bien être en mesure de trouver un figure représentative et significative parmi les Autochtones, les Métis, les Canadiens français, sans chercher bien longtemps, le personnage de Louis Riel me vient à l’esprit. Une statue de Kondiaronk (L’un des principaux signataires autochtones de la Grande paix de Montréal) pourrait être installée sur le socle de granit du Square Dominion. En cherchant bien, il doit bien être possible trouver un personnage de l’histoire montréalaise ou québécoise digne de remplacer John A. Macdonald. Le fait de ne pas restaurer et de ne pas remplacer la statue du chef Tory sur son socle est une indéniable victoire de l’esprit woke qui triomphe pour l’heure. 
 

 
 
Mais il y pire, à cette première victoire, il faut ajouter une deuxième victoire: «Le déboulonnement de la statue de John A. Macdonald , qu’un comité de la Ville de Montréal recommande de ne pas réinstaller , est un crime qui demeurera selon toute vraisemblance  impuni, puisque l’enquête policière a été abandonnée.» Deux ans plus tard, Aucune arrestation ni accusation n’a été portée contre les auteurs du geste de vandalisme , a indiqué au Journal le service de police de la Ville de Montréal. «L’enquête est désormais close» nous répondu la division des communications du corps policier qui justifie cette décision par un «manque de preuves»( Aucune conséquence pour avoir décapité la statue de John A. Macdonald. Journal de Montréal, 23 novembre).
 

 

Friday, August 26, 2022

Bottines et babines

 La violence armée que connaît Montréal depuis quelques mois ne connaît pas d’accalmie, après les trois meurtres en 48 heures attribués à Abdulla Shaïk (voir ce blogue, Éxécuté, 9 août)et les deux meurtres des dernières heures (Un homme abattu au centre commercial Rockland et un autre sur la rue Saint-Denis à trente minutes d’intervalle). Nos hommes et femmes politiques ont été prompts à se fendre de déclarations viriles et se voulant rassurantes. Pour François Legault, il n’est pas question queMontréal devienne un «champ de tir», (Deux meurtres en 30 minutes: pas question que Montréal devienne un « champ de tir, dit Legault, Journal de Montréal, 24 août), renchérissant quelques heures plus tard, Valérie Plante affirmait pour sa part que «Montréal ne va pas devenir le terrain de jeu des criminels», assure la mairesse deMontréal […]. (En pleine «période trouble», Valérie Plante tente de rassurer, Le Devoir, 25 août). Malheureusement, les citoyens de Montréal, sont à même de constater que François Legault et Valérie Plante errent, Montréal est déjà un «champ de tir» et la ville est déjà un «terrain de jeu des criminels».

 

 

À ces propos lénifiants, les Montréalais préféreront ceux de la criminologue et chroniqueuse au Journal de Montréal,  Maria Mourani qui écrit: «Alors quand je vois les tergiversations de l’administration Plante et de sa gestion de la sécurité des Montréalais, je ne peux m’empêcher de demander: «Avez-vous une vision ?» En réalité, cette équipe est déchirée entre son idéologie antipolice, son désir de gagner des élections et son obligation de gouverner pour tous les Montréalais. ils avancent et reculent sans cesse. L’un de leurs rêves, outre le définancement de la police , est le désarmement total des policiers.»(Quand le jupon de l’idéologie retrousse, Journal de Montréal, 24 août). Idéologie anti police, ils s’en trouvera pour dire que Maria Mourani exagère.  À ces sceptiques, il faut rappeler que Projet Montréal et Valérie Plante comptaient présenter Will Prosper à la mairie de l’arrondissement de Montréal-nord, l’an dernier lors des élections municipales: «Fondateur de l’organisme Hoodstock, qui vise à lutter contre les inégalités systémiques, le travailleur communautaire[…] a déjà pris position en faveur d’une réallocation d’une partie du budget du Service de police de la Ville de Montréal à des fins communautaires.» (Un candidat pro-définancement de la police pour la mairie de Montréal-Nord, Journal de Montréal, 11 août 2021).  Pour sortir de cette crise, il faudra aussi que l’administration Plante et les élus de Projet Montréal sorte de cette logique voulant que toute intervention policière effectuée sur le territoire de la Ville deMontréal soit nécessairement faite pour des raisons de  du «profilage racial». Il faut que l’administration Plante renonce à ce mantra avant de s’attaquer à la violence armée que connaît Montréal. 


 

 

Il est inutile d’envisager l’embauche de dizaines ou de centaines de nouveaux policiers, si Valérie Plante et Projet Montréal ne réussisse pas cette mutation, les policiers du Service de Police de la Ville de Montréal ne seront pas en mesure de lutter efficacement contre cette violence, l’embauche de nouveaux policiers ne débouchera que sur l’ajout de policiers littéralement menottés intellectuellement et psychologiquement. C’est à ce prix que les bottines suivront les babines

Tuesday, August 9, 2022

Exécuté

 

Je m’efforce habituellement de peser mes mot, dans les circonstances il m’apparaît difficile de trouver d’autres mots qu’«exécuté» pour décrire la mort d’Abdulla Shaïkh , sous les balles des policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), les août dernier dans un motel de l’arrondissement Saint-Laurent.  policiers et gent journalistique concluant que Shaïk était le responsable des trois meurtres ayant eu lieu à Montréal et Laval, les 2 et 3 août. Jouant volontiers de l’hyperbole, les journalistes ont tour à tour parlé de «tueur en série»et de «tireur fou». Il n’en fallait pas plus pour que le responsable de ces trois meurtres ne devienne un homme «marqué». Au terme d’une enquête d’une étonnante rapidité, Les forces policières identifiait l’homme et le localisait: «Au cours de la nuit, l’établissement a été entouré par une trentaine de policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Un large périmètre de sécurité a été établi, le temps de planifier une opération Groupe tactique d’intervention(GTI).»(Trois meurtres en 24 heures: le suspect de 26 ans abattu était encerclé dans un motel, Journal de Montréal, 4 août). La mort d’Abdulla Shaïkh a réjoui la classe politique, Valérie Plante saluant pour sa part  le courage des policiers du SPVM. François Legault de son côté lançait: «Je suis content qu’on se soit «débarrassé» de cet individu-là »a lâché le premier ministre à sa sortie d’une clinique de vaccination de l’est de l’ île  Montréal […]» (Des propos «inacceptables de François Legault à l’endroit du suspect d’un triple meurtre, Le Devoir, 6 août). Propos inacceptables aux yeux de l’avocat de la victime, lui-même nommé François Legault:«. C’est inacceptable», réplique l’ancien avocat de M. Shaikh, qui rappelle que son ancien client, même s’il est décédé, demeure innocent jusqu’à preuve du contraire. «On ne peut pas profiter du fait qu’une personne soit décédée en disant:«bon , bien final bâton et bon débarras», Ça ne se dit pas, surtout de la part d’un représentant de l’État», fustige Me François Legault Legault.

L'avocat du présumé meurtrier choqué par les propos de Legault | TVA  Nouvelles
 
Abdulla Shaïk constituait un coupable idéal, souffrant de maladie mentale et usager de cannabis, les policiers du SPVM ont finalement rendu service à la société en exécutant Abdulla Shaïk. Rendu service à la société, mais surtout aux politiciens provinciaux et municipaux qui depuis le début de l’épisode de violence armée que connaît Montréal ont surtout démontré leur inefficacité.  Tout cela est oublié, une enquête rapidement conclue, un cadavre sur le «hood du char», Montréal peut respirer jusqu’au prochain incident.

Friday, August 5, 2022

Cage aux folles, monde de fous

 


Certains considéreront l’affaire comme insignifiante, elle nous apparaît plutôt comme représentative de l’état des moeurs contemporaines. La drag queen Bardada pourra donner l’heure du compte prévue à des enfants à la bibliothèque de l’arrondissement de Saint-Laurent à Montréal. l’événement avait fait polémique, le conseil de l’arrondissement ayant envisagé l’annulation de l’activité. Le dit conseil s’est plutôt livré à une capitulation en rase campagne: «La drag queen Barbada, qui pourra finalement donner l’heure du conte à la bibliothèque de l’arrondissement de Saint-Laurent,  à Montréal, s’est dite ravie de la volte-face du conseil municipal . «Je suis très contente de la rencontre de 75 minutes que j’ai eue, On a vraiment échangé avec les élus municipaux . La rencontre s’est conclue de manière positive. On a hissé le drapeau inclusif de la fierté devant la mairie de Saint-Laurent» a raconté  Bardada à TVA Nouvelles, mardi, au lendemain de l’annonce du maintien de l’activité. Sébastien Potvin, de son vrai nom, a aussi une formation en enseignement . Il aborde très bien les questions des jeunes enfants par rapport à sa profession. «C’est certain que les enfants me posent des questions. Dans les dix premières minutes , je leur mentionne ou ils peuvent découvrir de l’information à propos de mon univers .(Merci à l’arrondissement de Saint-Laurent pour ces dix minutes de propagande drag NDA) Ensuite on commence l’heure du conte et on lit des histoires. Une drag, ce n’est pas dangereux», a confié Bardada.»( Une drag ce n‘est pas dangereux: Bardada revient sur la controverse, Journal de Montréal, 2 août ). Sébastien «Bardada» Potvin aurait-il l’obligeance de nous expliquer si la « drag» est une profession ou un univers?

Les élus de l’Arrondissement de Saint-Laurent, pour leur part, voudraient-ils nous expliquer quelle est la valeur ajoutée de faire lire un conte par une drag queen? il n’y a pas parmi ses élus des parents s’interrogeant sur la pertinence d’exposer les enfants de leur arrondissement à la différence de Bardada.  Faut-il considérer le tout comme une nouvelle manifestation la guerre culturelle menée contre les valeurs traditionnelles et la famille traditionnelle. « Après cette décision, l’artiste Sébastien Potvin, de son vrai nom […]
 

 
 
L’objectif premier est de donner le goût de lire aux enfants, tout en découvrant la richesse des différences.» (L’heure du conte de Bardada aura bel et bien lieu à Saint-Laurent, TVA Nouvelles, 1er août).De son côté, l’équipe de la mairesse Valérie Plante s’est dite soulagée de la décision qui a été prise permettant à Bardada de continuer ses activités « pour le bonheur des tout petits»». Foin du bonheur des tout petits, ce qui importe c’est l’étalage de ces sexualités déviantes, les drag queens rejoignant les trans de tout poil.
 


 
 
Je suis assez âgé pour me souvenir que le seul «artiste» de ma jeunesse pouvant être assimilé à une drag queen était Guilda, Guilda était un travesti qui se contentait de s’exhiber dans les cabarets, pas dans les bibliothèques.  Autres temps, autres moeurs, se trouvera-t-il un sociologue ou un anthropologue pour nous expliquer la popularité des Ruta baga et des Bardada, popularité annoncée il y a quelques années par celle de Mado Lamothe. Il ya quelques années triomphait sur nos écrans une comédie légère intitulée La cage aux folles, comédie suberbement interprétée par Michel Serreault et Hugo Tognazzi se déroulant dans le monde des travestis, les folles se sont échappées et il faut aujourd’hui parler d’un monde de fous.

Saturday, April 23, 2022

Révolution culturelle bis

 



Les belles heures du maoïsme son bien loin derrière nous, ce qui ne signifie pas pour autant que les moeurs des «Gardes rouges» soient, elles, devenues choses du passé.
«Menaces, intimidation, local vandalisé: des étudiants en science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) disent être la cible de harcèlement de la part de militants extrémistes. Ébranlés, une demi-douzaine d’étudiants ont décidé de quitter l’UQAM pour continuer leurs études dans une ambiance plus paisible. Selon ce que Le Devoir a appris des tensions entre une association étudiante de l’UQAM et des militants qui se qualifient de «woke» ont dégénéré au cours des derniers jours. Le local de l’Association étudiante du module de science politique (AEMSP) a été vandalisé durant la nuit de mardi à mercredi, la semaine dernière. Une enquête interne est en cours pour trouver les auteurs du saccage. La police a aussi été avisée.» (Je ne me sens pas en sécurité à l’UQAM, Le Devoir, 19 avril). «Je suis stressé. J’ai peur pour mon intégrité physique et personnelle. Je n’ai plus envie de mettre les pieds à l’UQAM parce que je ne me sens plus en sécurité» dit Jérôme Dufour, qui a démissionné de son poste de coordonnateur général de l’AEMSP.»
 

 
 
«Tout comme une demi-douzaine de ses collègues, il a décidé de quitter l’UQAM après avoir été la cible de harcèlement au cours des derniers mois. Le saccage du local de l’AEMSP, la semaine dernière, a été la goutte de trop: porte défoncée, ordinateur et imprimante jetés par terre, meubles renversés, graffitis sur les murs. «Fuck la CAQ», «Fuck QS», «vive les woke», «fuck toute», «vandalisme», «ACAB» (All cops are bastards) ont notamment écrit les visiteurs non invités.
 

 
 
 Ces «étudiants» se montrent les dignes héritiers des Sans-culottes et des Gardes rouges. Faisant passer le wokisme à la vitesse supérieure. Jusqu’ici, le wokisme pouvait à la rigueur passer pour un aimable passe-temps d’étudiants universitaires «éveillés» censurant un de leurs enseignants. Les agissements de ces modernes «Gardes Rouges» s’inscrivent dans le cadre d’une véritable «Révolution culturelle» contre «l’homme blanc» et l’Occident. Il faudra songer rapidement à la résistance à constituer contre le fléau wokiste; les propositions de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, sur la liberté académique dans le milieu universitaire  québécois, apparaissent bien légères. Elles ne sont d’ailleurs pas concues pour protéger les étudiants contre les violences des étudiants woke.

Friday, April 1, 2022

Plus séparatiste, tu meurs


Plus séparatiste, tu meurs. Valérie Plante accentue sa campagne visant à «séparer» Montréal du reste du Québec: «La ville de Montréal a dévoilé mardi une série de mesures pour combattre le racisme et les discrimination systémiques au sein de ses institutions» (La ville de Montréal intensifie sa lutte contre le racisme systémique, Radio-Canada, 29 mars).  Confrontant ainsi le gouvernement Legault pour lequel la notion de racisme systémique ne peut s’appliquer au Québec. 




«À la suite du dépôt du rapport en juin 2020, «La Ville de Montréal avait reconnu par la voix de sa mairesse, l’existence de racisme et de discrimination systémiques» a appelé la présidente du comité exécutif, Dominique Ollivier. Depuis la Ville a embauché une commissaire à la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques, Bochra Manaï.»

«Nous aspirons à bâtir une ville au sein de laquelle toutes et tous sont égaux, peuvent s’épanouir pleinement et vivre dignement. L’administration Plante rappelle que la métropole est de plus en plus diversifiée et que cette tendance démographique n’ira qu’en s’accentuant au cours des prochaines années. En effet, selon les projections de Statistique Canada, la population montréalaise sera composée de près de 56% de personnes nées à l’étranger ou descendants d’immigrants.» Ainsi sans surprise, Valérie Plante joue la carte de la diversité et prend ses distances avec le Québec profond blanc et francophone. Dans la perspective de la prochaine élection municipale, nous lui proposons d’abandonner le nom de Projet Montréal pour son parti  et de lancer Le RIM, le Rassemblement pour l’indépendance municipale.

Monday, February 7, 2022

Le Bonhomme sept heures



La classe politique canadienne s’est depuis deux semaines amusée à se payer un grand frisson; prétexte de ce grand frisson; Le Freedom convoy. qui, originaire de l’Ouest canadien n’a jamais eu de nom français en dépit des efforts des médias canadiens et québécois pour nous faire croire à l’existence d’un Convoi de la Liberté.




L’utilisation de ce «convoi des camionneurs» est exemplaire, dans la mesure ou elle permettait de s’en pendre aux opposants aux mesures sanitaires et  puisqu’il n’y a pas de petits bénéfices; à l’extrême droite canadienne. « Le convoi est arrivé mercredi dans le secteur de Thunder Bay. À sa tête se trouve le militant albertain Patrick King, cofondateur du mouvement Wexit Canada (devenu le Maverick Party), une organisation qui milite pour la séparation des provinces de l’Ouest du reste du Canada. Il a aussi été impliqué dans le mouvement Yellow Vest Canada (Gillets jaunes du Canada) et défend ouvertement la thèse du «grand remplacement» et du «génocide des Blancs», Théorie du complot selon laquelle les Blancs sont remplacés secrètement partout en Occident par des musulmans.» (Le «convoi de la liberté»s’organise au Québec, La Presse, 27 janvier)

Les commentaires journalistiques sur le «Convoi» ont surtout permis de constater que les démonstrations d’expression de la liberté sont sévèrement considérées au Québec.
 

 

En un beau «tir groupé», Les deux harpies de service du Journal de Montréal se sont fendues de textes d’une inspiration similaire.

Ouvrant le ban, Josée Legault, s’inquiète d’un convoi aux allures trumpistes et écrit: « Ce convoi sonne l’alarme. À travers l’Occident, la vitesse à laquelle se fédèrent les adeptes d’une extrême droite réservent, trumpienne ou d’autre eau comme celle d’un Éric zemmour, est inquiétante.» (Un convoi aux allures trumpistes, Journal de Montréal, 29 janvier). Lui faisant écho, Denise Bombardier écrit, elle: «Il y a un an, nous avons tous regardé avec horreur l’attaque du Capitole  à Washington. À l’évidence, des participants à cet évènements dont on n’ose imaginer les dérives, bien qu’on les ait en tête , ont aussi la gueule de l’emploi pourraient rêver d’envahir le parlement canadien.» (Une révolution venue de la Transcanadienne, Journal de Montréal, 29 janvier )
 

 

Cette crainte infondée de voir se répéter l’attaque du Capitole a aussi été l’un des arguments agités par Mélanie Joly qui a répété ad nauseam sa crainte de voir l’édifice du Parlement transformé en Capitole par les cowboys de l’Ouest canadien montés sur leurs camions faisant irruption dans les rues d’Ottawa: «On est tous conscients de ce qui s’est passé le 6 janvier 2021 aux États-Unis. Ce n’est pas vrai qu’on va voir ça ici» a affirmé Mélanie Joly en faisant allusion aux nombreux militants pro-Trump qui avaient envahi le Capitole de Washington.» (Convoi de camionneurs: Mélanie Joly ne veut pas d’un « 6 janvier», TVA Nouvelles, 26 janvier  ). Heureusement que les deux chroniqueuses du Journal de Montréal pouvaient nous servir l’argument du Capitole de Washington, autrement elles nous auraient peut être parlé sans rire de la «marche sur Rome», mais pour cela, il faut de la culture.
Horreur des horreurs, alors que les camionneurs prolongent leur séjour dans la capitale, des journalistes ont aperçu un drapeau confédéré sur l’un des camions constituant le convoi. («convoi de la liberté: faussetés , vulgarités et l’extrême droite à l’honneur, Journal de Montréal , 29 janvier) Certains affirment même avoir vu un drapeau nazi, preuve s’il en est que l’extrême droite noyaute le convoi. Certains camions arboraient même des drapeaux et des banderoles clamant de virils FuckTrudeau.
 

 
 
Le Bonhomme sept heures finira par retourner à la maison, lessive oblige et la classe politique en sera  quitte pour retrouver le sommeil et cesser de se cacher sous son lit.

Sunday, January 16, 2022

White flight

 



Ainsi Montréal se vide de sa population:«Montréal a perdu plus de 45 000 habitants en 2020-2021 au profit d’autres régions comme les Laurentides et la Gaspésie. ce qui n’inquiète pas la mairesse. Valérie Plante, qui estime que la pandémie exacerbé les facteurs de migration.» c’est ce que révèle le plus récent Bulletin sociodémographique de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) dévoilé jeudi. » (Montréal perd ses habitants au profit des régions, Journal de Montréal, 13 janvier)Le phénomène n’est pas nouveau
Tentant une explication: »La mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’est cependant pas découragée de la situation.  Elle estime que la pandémie a contribué à cet état de faites qu’il s’agit d’une nouvelle donnée. »Les gens qui en avaient envie, maintenant qu’on peut travailler à distance, peut être que l’idée d’être à la campagne, c’est maintenant que ça se passe, a-t-elle donnée en exemple. Je crois qu’on est en période de transformation.»
«Professeure à l ‘UQAM et spécialiste du monde municipal, Danielle Piette estime que le contexte pandémique ne fait qu’accélérer une tendance observable depuis le deux dernières années. […].
«Les pertes de population sont plus importantes en situation pandémique étaient en partie compensées par l’arrivée d’immigrants», analysé la professeure qui rappelle que la situation actuelle limite l’immigration.»




Situation pandémique ou non et n’en déplaise à Mmes Plante et Pilette, est-ce que nous n’assisterions pas plutôt à un white flight vers les régions? Un exode de Montréalais blancs s’éloignant de la capitale québécoise de la «diversité» et de l’»inclusion». Si la tendance se maintient, Montréal ne devra compter que sur l’immigration pour maintenir son poids démographique, politique et économique

Thursday, November 18, 2021

Et de deux

 



Balarama Holness nous a fait savoir qu'il comptait continuer à être actif sur la scène politique québécoise et qu'il n'a pas l'intention de se retirer sous sa tente (voir ce blogue, Là pour rester, 2 novembre).
Un malheur n'arrivant jamais seul: : «Si la porte de la mairie de Montréal-Nord s'est fermée dimanche dernier pour Will Prosper, le militant et documentariste demeure intéressé par la politique. Il ne cache d'ailleurs pas son intérêt pour les prochaines élections provinciales, qui auront lieu en 2022.» (Will Prosper toujours intéressé par la politique, Le Devoir, 14 novembre). «En 2012, Will Prosper avait tenté sa chance en politique provinciale à titre de candidat pour Québec solidaire dans le district de Bourassa-Sauvé, en vain.»
La circonscription de Bourassa-Sauvé recouvre le territoire de l'arrondissement de Montréal-Nord. la circonscription est actuellement représentée par la très blanche, députée libérale  Paule Robitaille.
 

 
 
Will Prosper voudra-t-il défendre à nouveau les couleurs de Québec solidaire? Québec solidaire dont le caucus, malgré ses prétentions progressistes, est finalement peu diversifié (seule la députée de Mercier), Ruba Ghazal, d'origine libanaise, est issue de la diversité. Certains Solidaires seront-ils séduits par le passé de militant anti-raciste de Prosper et voudront-ils «diversifier» leur caucus?

Thursday, November 11, 2021

Le début d'un temps nouveau



Les élections municipales du 7 novembre dernier auraient permis au Québec d'entrer dans une ère nouvelle. 
«Au lendemain des élections municipales, cinq des dix plus grandes villes du québec ont élu une femme à la tête de leur municipalité. Mais peut-on vraiment parler de vague rose?[...] toutefois, les victoires féminines dans les villes clés de la province ont un poids considérable, croit croit Daniel Côté, président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).» C'est inspirant pour les femmes qui voudraient faire de la politique municipale de voir Valérie Plante et Catherine Fournier à la tête de grandes villes québécoises», estime-t-il. À elles seules, ces mairesses gèrent 31% de la population de la province. «
 

 
 
C'est une bonne nouvelle pour la parité. On fait des pas en avant à chaque élection.» (Des élections municipales qui font place aux femmes et à la jeunesse, Le Devoir, 9 novembre). Daniel Côté oublie un peu vite que le rôle des élues du 7 novembre n'est pas «d'inspirer les femmes qui voudraient faire de la politique municipale», mais plus prosaïquement d'administrer les municipalités dont elles sont devenues mairesses.  Et que c'est la compétence dont elles feront preuve au cours des quatre prochaines qui feront oublier les mâles blancs quadragénaires et quinquagénaires qu'elles remplacent. Et que c'est au jour le jour et pendant quatre ans qu'elles seront jugées. Il est significatif que le discours dominant au soir et au lendemain de ces élections fasse l'économie du terme compétence. C'est cela aussi qui donnera du sens aux victoires féminines du 7 novembre. Chacun interprète ce changement travers son prisme personnel pour une féministe comme Francine Pelletier: «Pourtant cette année, malgré un absentéisme élevé, on a senti le vent se lever: plus de diversité , plus de jeunes et beaucoup plus de femmes font désormais partie du paysage municipal. Signe d'un énorme bond en avant, 5 des 10 plus grandes villes du Québec seront dirigées par des femmes.» (Le dieu des petits riens,Le Devoir , 10 novembre)
Énorme bond en avant les électeurs québécois déciderons  dans quatre ans, si comme le chantait Renée Claude, le 7 novembre était «le début d'un temps nouveau» ou un simple feu de paille. l'histoire jugera.

Tuesday, November 2, 2021

Là pour rester


Il faut s'habituer à voir Balarama Holness dans le paysage politique québécois. L'homme qui est destiné à finir troisième à l'élection municipale montréalaise du 7 novembre ne se contentera pas de ce galop d'essai.  Même élu, La mairie de Montréal ne suffira pas à satisfaire l'ambition de Balarama Holness, l'homme ambitionne d'être le Obama Canadien (The man striving to be the «Canadian Obama», New York Times, 10 juillet 2020. Holness est là pour rester. 
2020). Ses ambitions dépassent le simple cadre de la métropole; son idée d'un référendum sur le statut linguistique de Montréal, montre que qu'il n'hésite pas à avoir une vision pour l'ensemble du Québec. «Celui qui se voit en Obama canadien acceptera peut-être de n'être qu'un Obama québécois». 





Il serait surprenant qu'Holness rentre sous sa tente le 7 novembre au soir, il mettra probablement sa défaite sur le compte du «racisme systémique» qui règne au Québec; avec son idée de référendum Holness a montré vers quelles clientèles électorales il pourra orienter ses efforts, anglophones et allophones n'acceptant pas la nature francophone du Québec et constatant les progrès quotidiens de la langue de Shakespeare à Montréal et Laval, Mathieu bock-Côté en prend note lorsqu'il écrit: «Les présentes élections montréalaises sont révélatrices. Très révélatrices. Elles illustrent en direct, à travers ce qu'on présente comme la délicate question du français, les conséquences politiques du grand basculement démographique des dernières décennies.» (Holness ne gagnera pas. mais ses idées progressent, Journal de Montréal, 30 octobre). Avec ses clientèles, Holness pourrait vouloir revivre l'aventure du Equality party de 1989, et y exprimer non plus la grogne des anglophones et des allophones, mais leur ambition d'en finir avec la loi 96 et à plus long terme de charcuter encore l'irritante loi 101.  L'homme saura-t-il se contenter de diriger un tiers part condamné à l'oppositioni, avec son idée de Montréal bilingue, il peut légitimement ambitionner la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), Holness pouvant tout à la fois attirer à lui les électeurs «rodhésiens» et ceux issus de la «diversité»; parti déjà habitué à la diversité avec Dominique Anglade, Le PLQ pourrait alors sans scrupules s'aligner sur le multiculturalisme du Parti libéral du Canada. 
L'homme est ambitieux et il est probablement en mesure de réaliser comme Mathieu Bock-Côté, que ses idées ont un véritable potentiel de progression, capital de progression accru par l'intention du gouvernement Legault d'accueillir plus de 70 000 migrants en 2022.

Saturday, October 23, 2021

Don Corleone


Les Montréalais ont appris probablement avec surprise sinon avec stupéfaction que les autorités de leur ville ont demandé son aide à la mafia italienne afin de solutionner l'actuelle éruption de violence qui touche la métropole: «Davide Barberio, considéré comme le «boss de la rue» au sein de la mafia italienne, s'est fait passer le message qu'il devait mettre de l'ordre dans le monde interlope du secteur Rivière-des-Prairies a appris le Bureau d'enquête. Selon nos sources, leur message à Barberio vaut également pour son principal partenaire d'affaires, le mafioso notoire, Marco Pizzi.» (Vague de fusillades à Montréal: la police demande à la mafia de calmer le jeu, TVA Nouvelles, 21 octobre) 


Les Montréalais en viendront à la conclusion qu'ils vivent dans un univers parallèle dans lequel c'est à une organisation criminelle qu'est ultimement confiée la loi et l'ordre dans la ville. Alors que candidats à la mairie et vice-première ministre du Québec ont multipliées les effets de manche et les conférences de presse pour créer des escouades spécialisées dans la lutte contre cette violence commise par armes à feu, nous voilà condamnés à faire appel à la mafia pour que la ville espère retrouver sa quiétude. 
Un rebondissement que même un Luc Dionne (l'auteur de District 31) aurait probablement balayé du revers de la main comme impossible. Lorsque cette vague de fusillades sera une affaire du passé, les Montréalais pourront se demander ce que les sieurs Barberio et Pizzi attendent , faudra-t-il sur organiser un triomphe et leur remettre les clés de la ville attendent en contrepartie de leur intervention, leur faire signer. le Livre d'or de la ville Une intervention qui ne semble pas troubler beaucoup André Fortin, député libéral de Pontiac: «Le parti libéral du Québec appuie l'initiative des policiers montréalais de faire appel à la mafia pour calmer les fusillades dans  la métropole [...] »Tout le monde a un devoir, car il y a des Montréalais qui ne se sentent pas en sécurité chez eux ces temps-ci. » a résumé le leader parlementaire parti, André Fortin.» ( Lutte aux fusillades à Montréal : tout le monde doit s'impliquer, même la mafia, dit le PLQ, Journal de Montréal, 21 octobre). S'il ne faut pas compter sur le sens de l'État des libéraux, il faut constater qu'avec cette demande nous sommes à des années-lumière d'un Pacifique Plante et de Jean Drapeau. 
 

 
 
La mafia fera-t-elle aux auteurs des fusillades, une «offre qu'ils ne pourront refuser» comme Don Corleone dans Le Parrain. Quel sera le sort des membres de gangs de rue qui ne voudront pas se rendre aux arguments des sieurs Barberio et Pizzi?








Thursday, October 21, 2021

Lignes de parti


Faut-il considérer le Centre Bell comme se trouvant en territoire mohawk non-cédé? Est-ce qu'il faut comprendre du texte qui sera dorénavant lu avant les matchs à domicile du Canadien de Montréal?
Un texte qui a suscité quelques vagues à Québec des vagues épousant les lignes de parti.

Quel est ce texte suscitant des réactions autant de Dominique Anglade, de Gabriel Nadeau-Dubois que de Pierre Saint-Paul Plamondon?

«Les Canadiens deMontréal souhaitent reconnaître les Kanien'kaha, également connus sous le nom de nation mokawk pour leur hospitalité sur le territoire traditionnel et non cédé ou nous sommes réunis aujourd'hui. Tiohtia :ke\Montréal est historiquement connu commun lieu de rassemblement pour les Premiers Peuples. 
 
 

 
«Aujourd'hui, Montréal accueille une population diversifiée d'Autochtones et d'autres peuples c'est dans le respect des liens avec le passé , le présent et l'avenir que nous reconnaissons les relations actuelles que nous entretenons avec les autochtones et autres peuples de la communauté que nous avons le privilège de jouer depuis plus de cent ans.»
 

 
 
 
Insignifiant dans sa rectitude politique, ce texte a fait réagir à Québec, insignifiant dans la mesure ou il reprend la thèse du «territoire non-cédé» par les Mohawks, insignifiant par son coup de chapeau à la diversité de Montréal. Des réactions qui ne surprendront pas tant elles épousent les lignes de parti. Les partis représentés à l'Assemblée nationale nous montrant leur ADN dans cette histoire. 
«La chef du Parti libéral, Dominique Anglade, juge que le message qui est lu par l'annonceur officiel Michel Lacroix au début de chaque match à domicile est «la bonne chose à faire dans le contexte actuel. » «C'est une initiative qui va dans le sens d'une réconciliation [avec les] peuples autochtones. Je la salue en ce sens.» a-t-elle déclaré mardi.» (l'initiative du Canadien divise à Québec, La Presse, 19 octobre).  une initiative qui va peut-être dans le sens d'une réconciliation avec les peuples autochtones, mais une initiative qui va surtout dans le sens de soustraire la ville de Montréal au territoire du Québec français et fait peu de cas des sacrifices des fondateurs de Ville-Marie. 

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois (GND), répond «qu'il faut laisser le débat d'historiens aux historiens.» Probablement lui-même étonné par sa lucidité; GND revient rapidement à des propos plus familiers en déclarant: «Tant et aussi longtemps qu'on aura pas cette conversation de nation à nation pour reconnaître les droits ancestraux découlant des terres ancestrales, on va être pris dans des controverses comme celle-là.» a-t-il déploré.»

« Si ce n'est pas vrai, si c'est erroné sur le plan historique que d'affirmer que c'est un territoire mohawk non cédé, la vérité est importante. La rigueur et les faits comptent.» a pour sa part affirmé le chef péquiste Paul Saint-Pierre Plamondon.» Laissons les historiens nous éclairer et non les organisations sportives.» 
 

 
 
 
Il serait extrêmement surprenant que les Canadiens de Montréal aient fait appel à un ou des historiens pour déterminer si Montréal était en «territoire mohawk non-cédé», nous croyons plutôt que les Canadiens se sont laissé inspirer par les Valérie Plante et Denis Coderre de ce monde, les vrais responsables de toute cette triste histoire ce sont eux. Pourquoi l'organisation des Canadiens a-t-elle ouvert cette boîte de Pandore si ce n'est parce que certains représentants de la classe politique s'entêtent à qualifier Montréal de «territoire mohawk non-cédé».  Un mensonge répété assez souvent peut finir par apparaître comme une vérité.

Chacun des partis de l'Assemblée est demeuré fidèle à son ADN, les libéraux jouant la carte de la diversité, Québec solidaire ramenant son idée de dialogue de nation à nation. Il faut saluer l'intelligence de Paul Saint-Pierre Plamondon nous rappelant de nous en tenir aux faits. Dans ce concert des chefs ou leaders parlementaires, il faut noter l'absence de François Legault. Manifestant une nouvelle fois son indifférence à ce qui peut apparaître comme symbolique en politique, le chef de la CAQ est demeuré coi. C'est Ian Lafrenière ci-devant ministre responsable des affaires autochtones, qui a exprimé la position du gouvernement: c'est avec une banalité comme: «C'est important de reconnaître que les Premières nations étaient ici avant nous.» a-t-il déclaré en mêlée de presse mercredi. [...] (Le Canadien a probablement fait une erreur, selon Lafrenière, La Presse, 20 octobre). Heureusement le ridicule ne tue pas. 
Nous devrons encore nous résoudre à entendre cette fable de «Montréal, territoire mohawk non-cédé» dans la bouche de Valérie Plante et Denis Coderre.à eux de méditer les paroles suivantes: «Mais certains historiens, comme Denys Delage, soutiennent que le territoire de Montréal était plutôt occupé par les Algonquins lors de la colonisation française, et non par les Mohawks.» 










Monday, August 23, 2021

«L'erreur»

 



Les révélations du Journal de Montréal sur le passé de Will Prosper ont suscité des réactions. Pour résumer, ce dernier alors qu'il était à l'emploi de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) aurait consulté sans autorisation le Centre d'information la police canadienne (CIPC) soit-disant pour y prendre des informations sur des amis d'enfance actifs dans les gangs de rue à Montréal, suite à cette consultation, il aurait contacté un de ses amis Pour «couler» de l'information relative à un enquête pour meurtre. Première intéressée, Valérie Plante, qui a recruté Prosper pour porter les couleurs de Projet Montréal afin de briguer la mairie de l'arrondissement de Montréal-Nord (voir ce blogue, Montréal direction diversité, 14 août). Dans sa curieuse défense de Will Prosper, Valérie Plante a plaidé «l'erreur», une erreur»vieille de vingt-deux ans, une «erreur» que Prosper payée par son congédiement de la GRC, ce qui semble aux yeux de Valérie Plante suffire à l'absoudre; la mairesse est visiblement indifférente  aux questions d'éthique que soulèvent le comportement de Will Prosper, question d'éthique, mais aussi question des fréquentations passées et présentes de Prosper. autant lors de sa consultation du CIPC que lorsqu'il a discuté avec Projet Montréal pour poser sa candidature en ne révélant pas aux recruteurs de Projet Montréal qu'il n'avait pas quitté de son plein gré la GRC, mais qu'il avait été poussé vers la porte. Valérie Plante se refuse à résumer le parcours de Will Prosper a cette «erreur» commise il y a vingt-deux ans, préférant mettre dans la balance le "bien" fait par l'ex-gendarme auprès des jeunes de Montréal-Nord. Interrogé sur le fait que Prosper avait gardé le silence sur son congédiement la GRC, Valérie Plante s'est prudemment retranchée derrière l'entente de confidentialité liant la GRC et Prosper et par un curieux légalisme derrière le fait que la consultation du CIPC n'a donné lieu a aucun dossier criminel pour Prosper. En gardant Will Prosper sur les rangs, Valérie Plante confirme son image de marque, un progressisme à tendance woke. Alors que Montréal vit à l'heure des fusillades et que la prochaine campagne électorale municipale pourrait se jouer sur le thème de la «loi et de l'ordre», Valérie Plante a choisi son camp.
 

 
 
 Les électeurs de l'arrondissement Montréal-Nord montreront-ils la même indulgence pour « l'erreur » de Will Prosper le 1er novembre prochain?

Friday, August 13, 2021

La diversité a un nom !

 Depuis le début le blogue de Jeune nation est le fait d’un seul et unique rédacteur, il semble que ce rédacteur unique suscite des émules, voici le premier texte d’André Sainte-Marie, un camarade et vieille connaissance du rédacteur du blogue.

 La diversité a un nom !


   Candidat à la mairie de l’Arrondissement de Montréal-Nord, Will Prosper sera-t-il un “fidèle” candidat, et futur élu, tel que le souhaite la mairesse Valérie Plante ? Ou plutôt un loose canon qui profitera de chaque événement pour se démarquer de la mairie (centralisée) de Montréal ? La Mairesse Plante cherche à tout prix à renouveler son équipe (on peut penser au maire de l’Arrondissement Rosemont-La Petite Patrie François Croteau qui serait partit de son propre chef !!).
 

 
 
 
 Une chose est certaine, madame la Mairesse pensait réaliser une grosse prise !! Mais qu’en est-il réellement de la réflexion de monsieur Prosper, plus près du mouvement Defund the police ? Actuellement, le territoire montréalais connait de nombreuses fusillades avec quelques débordements sur ses rives sud et nord. La population a besoin que le niveau de sécurité soit rehaussé. Elle a aussi la nécessité de vivre en toute quiétude sans être victime de dommages collatéraux par ces regroupements criminalisés. Oui, des solutions sociales et communautaires peuvent et doivent être considérées. mais il faut faire attention et prendre garde. Un agenda caché est toujours possible. En ce sens monsieur Prosper ne sera la solution.
André Ste-Marie

 

Tuesday, May 11, 2021

Le ver dans le fruit

 

Le ver dans le fruit

Faut-il conclure à un réveil au Service de police de la ville de Montréal(SPVM)?
Les policiers de la ville de Montréal ont peut-être fini de ployer le genou devant ceux qui s'efforcent de les culbabiliser et de leur donner des leçons 
« Le commissaire à la lutte contre le racisme et la discrimination systémique à la ville de Montréal, Bochra Manaï, a nommé l'ancien policier de la GRC, Alain Babineau  au poste de conseiller au Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Cette nomination fait sourciller la Fraternité des policiers de Montréal, qui lui reproche son militantisme et ses propos critiques envers le policiers. 
 

 
 
Dans un message envoyé à ses membres mercredi, le président de la Fraternité , Yves Francoeur , reproche à Bochra Manaï d'avoir arrêté son choix sur M. Babineau . M.Francoeur souligne que M. Babineau est un «militant» et qu'il a travaillé pour le Centre de recherche -action sur les relations raciales (CRARR), «un organisme dont l'une des spécialités est d'accuser les policiers et policières de profilage racial dans les médias.» (L'embauche d'Alain Babineau dénoncée par la Fraternité des policiers de Montréal, Le Devoir, 6 mai).Réaction bienvenue en souhaitant qu'elle marque la fin des temps ou des militants sortis d'obscures officines anti racistes (Ligue des noirs du Québec, Montréal nord Républik, Hoodstock) prétendaient dire aux corps policiers du Québec comment faire leur travail. Espoir déçu, si la Fraternité a bien fait de dénoncer le militantisme anti raciste d'Alain Babineau, il faut malheureusement conclure que le poids politique de la Fraternité n'est pas suffisant pour réellement changer le cours de choses, Alain Babineau s'incrustera car: «M. Babineau, qui devient fonctionnaire de la Ville, devra travailler en accompagnement avec le SPVM. Il se penchera sur les dossiers de racisme et de discrimination, mais sur ceux de la diversité au sein des effectifs également.»(Bochra Mana défend l'embauche contestée d'Alain Babineau, Le Devoir, 7 mai). Avec l'administration Plante, force est de constater que; le ver est dans le fruit.