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Monday, July 11, 2022

Il est de retour



Le «mot en n» est de retour. Cette fois, son théâtre d’opération n’est pas l’Université d’Ottawa, comme lors de l’affaire Vérushka Lieutenant-Duval, en 2020, l’affrontement s’est déplacé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications cananadiennes (CRTC).  L’organisme fédéral est en guerre avec la Société Radio-Canada et réclame au radiodiffuseur des excuses écrites. Quel est le casus belli? Le casus belli est l’utilisation du «mot en n»dans le cadre de l’émission Le 15-18 sur les ondes de ICI Radio-Canada, le 17 août 2020. 
 
 
«Invité à commenter l’actualité, le chroniqueur Simon Jodoin y partageait son avis sur l’acceptabilité  sociale de nommer le titre du livre de Pierre Vallières, Nègres blancs d’Amérique, après le lancement d’une pétition exigeant le renvoi d’une professeure de l’Université Concordia qui avait cité l’ouvrage en classe. Irrité par l’emploi du «mot en n», l’auditeur à l’origine de cette décision, Ricardo Lamour, a d’abord porté plainte au Conseil et à l’ombudsman des services français de la SRC.» («Mot en n»le CRTC blâme Radio-Canada, Radio-Canada, 29 juin).Ce que se garde d’indiquer l’article de Radio-Canada est que Ricardo Lamour est un professionnel de l’anti racisme, membre en son temps du comité de soutien à la famille de Freddy Villanueva. Ricardo Lamour n’est pas qu’un activiste de l’anti racisme, c’est aussi un homme sensible: «En tant que personne noire , j’ai été heurté, éprouvé du stress et été contrarié par cet échange entre deux personnes caucasiennes n’ayant pas de considération de la charge accompagnant l’usage du mot employé par Simon Jodoin, un collaborateur fréquent de Radio-Canada,» (Ce mot dans la bouche d’un Blanc est-il une grenade ? (Le 15-18), Radio-Canada, 26 octobre 2020).
 

 
 
La demande du CRTC n’est pas passée inaperçue dans la presse québécoise. Pour Guy Fournier:« Jamais le CRTC n’a rendue décision aussi ahurissante que celle demandant à Radio-Canada de s’excuser «publiquement» auprès d’un plaignant. Comme si la décision n’était déjà pas assez ridicule, le CRTC l’avait précéder de cet avertissement:«La présente décision contient des mots ou des propos qui peuvent choquer certaines personnes, particulièrement les membres de la communauté noir et les personnes racisées.» (Une décision ahurissante du CRTC, Journal de Montréal, 5 juillet). Sa collègue, Josée Legault, n’est pas en retrait, sur le même sujet,  elle écrit: «C’est la proverbiale goutte de trop, Le Conseil de la radiodiffusion des télécommunications canadiennes a poussé le délire jusqu’à exiger des excuses publiques de Radio-Canada pour l’utilisation du mot en «n» à son émission d’affaires publiques Le 15-18». Comprenons bien également ceci. Dans sa décision , le CRTC répond à une plainte unique venue d’un seul citoyen s’étant dit «offensé» par la chronique du 15-18. Le CRTC n’est donc pas ici la pauvre victime d’une quelconque  offensive «wokiste» ou «multiculturaliste». Il est la victime dessin propre penchant récent à se prendre pour une police royale de la pensée, dont l’effet toxique serait de multiplier les réflexes de censure et d’autocensure sur moult autres sujets controversés.» (C’est plutôt le CRTC qui devrait s’excuser, Journal de Montréal, 5 juillet). 
Nous n’en avons pas fini avec le «mot en n», tant qu’il y aura au Québec des Ricardo Lamour et des Fabrice Vil et les Bazin de la ligue des Noirs nous reverrons encore et encore des «affaires» le autour du  «mot en n».

Wednesday, March 17, 2021

L'instruction c'est comme la boisson,

 


ils y en a qui porte pas ça. Quelqu'un a l'Université d'Ottawa aurait-il l'obligeance de citer ces fortes paroles de Félix Leclerc au professeur Amir Attaran. L'homme a des idées très arrêtées sur ce qui se passe au Québec: «Après avoir tué Joyce Echaquan, deux autres infirmières québécoises ont trouvé cool de menacer une autre femme autochtone. Lynchage médical dans l'Alabama du Nord»a «tweeté» le professeur Amir Attaran, mardi en réactions aux propos racistes tenus à l'égard de Jocelyne Ottawa dans un CLSC de Joliette.» (Le Québec pratique un «lynchage médical», dit un prof de l'Université d'Ottawa, Journal de Montréal, 17 mars). Visiblement insatisfait de sa sortie, Attaran en rajoute en déclarant: » Un premier ministre non éthique qui a aidé à abattre [helped slay] 10 000 de ses citoyens avec une maladie mortelle trouve soudainement une épiphanie morale dans le mot en N et s'en prend à une université en dehors de sa province », avait-il écrit. « De façon très étonnante, Legault choisit le mot «radical» pour décrire les gens qui s'opposent au racisme, ce qui est remarquable quand la loi, au Québec, rend le racisme illégal. Il y a aussi un terme pour les gens comme Legault:»suprémaciste blanc»avait-il ajouté dans le message suivant.» «Il ne s'agit pas des premiers propos controversés de ce professeur qui enseigne à la fois dans les facultés de droit et de médecine de l'Université d'Ottawa.»
 

 
 
La réaction de l'université s'avère bien timide: »Dans une déclaration écrite transmise mercredi, l'université affirme «que ce genre de propos est offensant » et "ne reflète en aucun cas les valeurs de respect, d'inclusion de diversité auxquelles nous croyons». Propos à rapprocher de la défense plutôt molle de Verushka Lieutenant-Duval, l'enseignante mise en cause dans l'affaire du mot en N, il y a quelques semaines. François Legault devrait sine die poursuivre l'université d'Ottawa et Amir Attaran pour diffamation en raison de l'utilisation des mots «suprémaciste blanc» et pour avoir traité le premier ministre d'assassin, il ne s'agit plus d'une affaire de liberté académique.  l'Université d'Ottawa doit des excuses publiques à François Legault, comme elle se doit de sanctionner Amir Attaran. Sans de telles mesures, il faudra conclure que l'Université d'Ottawa est un bastion woke et pas une institution d'enseignement supérieur.

Saturday, October 24, 2020

Rire

 


Le soir du 31 décembre, aurons-nous le choix de rire? La question se pose car le ByeBye 2020 sera un Bye Bye à la mode du jour «L'Équipe du Bye Bye s'attelle depuis le mot d'août à concocter une cuvée 2020 qui promet d'être riche en actualités. Et pour la première fois dans l'histoire de la revue humoristique de fin d'année, l'équipe d'auteurs sera à la fois sous le signe de la parité, avec quatre autrices à bord, mais aussi de la diversité, grâce à un groupe d'auteurs et de comédiens noirs. (Diversité et parité pour le Bye Bye 2020, La Presse, 22 octobre). Frédéric Pierre a déjà participé trois fois à titre de comédien au Bye Bye, notamment en 2017 pour parodier l'ex-gouverneur générale Michaëlle Jean. «C'est la première fois que je collabore à l'aspect créatif. Je suis bien heureux , j'y vois une coche de plus. Il n'y a pas juste l'envie de traiter de diversité cette année: il y a aussi le souci des gens de la diversité traiter de la diversité», observe le comédien qui a fait appel à Bruno Ly, Eddy King, Garihanna Jean-louis, Preach, Dolino et Richardson Zéphir pour relever le défi.» il y a lieu de s'interroger sur cette logique voulant que les gens de la diversité traite de la diversité », comment concilier cette chasse-gardée et le «vivre ensemble». «Ce choix d'humoristes illustre l'une des difficultés auxquelles les sociétés (ici, Radio-Canada) et les producteurs qui font le choix de la diversité sont confrontées, quelle diversité choisir; Sans surprise, Frédéric Pierre a choisi la diversité afro-descendante. Au-delà de ce choix, quelle sera la suite, un Bye Bye comportant uniquement des scripteurs et des comédiens afro-descendants, un Bye Bye en créole; à moins que nous n'ayons droit à un Bye Bye axé sur la diversité asiatique ou latino.
 
 
 
 Si nous ne devions pas rire et que le lendemain la critique et l'opinion populaire aient la dent dure pour le Bye Bye; comme cela est habituellement le lot de l'émission (voir ce blogue, Bye Bye BYE BYE, 5 janvier 2020), serons-nous une fois de plus taxés de racisme. Il faut se souvenir ici de l'échec du Bye Bye 2008, confié à Louis Morissette et Jean-François Mercier , Radio-Canada et les auteurs avaient été dans l'obligation de présenter leurs plus plates excuses à la population , notamment pour une parodie d'entrevue entre Denis Lévesque et Barack Obama. Le Bye Bye 2020 navigue-t-il vers les mêmes écueils.

Monday, June 15, 2020

Autre temps, mêmes moeurs



L'une des caractéristiques du progressisme actuel est une volonté assez évidente de faire table rase de l'histoire, pas de l'effacer complètement certes, mais de ne nous en laisser à connaître qu'une version idéalisée , mais édulcorée, le mouvement de retrait des statues de personnages »discutables», personnages «discutables» allant des généraux confédérés à James McGill, John A. McDonald, Winston Churchill, liste non exhautive, grief le plus fréquent avoir possédé des esclaves. Les progressistes conservent nonobstant le passage du temps et les changements de latitudes leur âme d'épurateur. Dernière illustration de cet état de fait, «La disparition d'une photo de premier ministre britannique Winston Churchill d'une recherche Google a suscité des interrogations au Royaume-Uni au moment ou la figure de l'ancien dirigeant conservateur est remise en question, dans la vague des manifestations anti racistes. Lorsque les internautes tapent «premier ministres britanniques «sur Google, les photos des chefs de gouvernement britannique s'affichent dans une frise chronologique appelée «Knowledge graph». Tous les portraits étaient visibles samedi matin, sauf celui de Winston Churchill, ce qui a poussé de nombreux utilisateurs de Twitter à accuser Google de censure.[...] «Nous sommes au courant qu'une image de Sir Winston Churchill manque dans son entrée Knowledge Graph sur Google» a tweeté Google search liaison, organe de communication du moteur de recherche chargé d'expliquer ses rouages . Google s'est excusé pour les «inquiétudes» provoquées par l'incident, dû selon le groupe à une «actualisation automatique», promettant qu'il «sera résolu» rapidement. (La disparition d'une photo de Churchill sur Google interroge au Royaume-Uni, Journal de Montréal, 14 juin).Avant de résoudre rapidement le problème, il serait intéressant de mieux connaître les paramètres de cette « actualisation automatique». Nous ne sommes pas dans le devoir de mémoire si cher aux progressistes, mais dans un véritable devoir d'oubli.




Seul autre exemple connu d'une telle«disparition photographique», celle de Trotski sous le régime stalinien. Staline ayant fait retoucher des photographies montrant Son rival près de Lénine lors de discours de ce dernier. Le petit père des peuples ne pouvait se contenter de faire assassiner Trotski à Mexico, il fallait qu'il le liquide historiquement et en gomme la mémoire dans l'esprit des Soviétiques en réécrivant ainsi les manuels d'histoire. 
Bienvenue dans cette histoire sans histoires, une histoire allant véritablement dans le sens de l'histoire, une histoire réécrite au gré des évènements et des modes et, dès lors réécrivable au bon vouloir des maîtres de l'heure. Proposons dans cette volonté d'aseptiser l'histoire, la disparition du Goulag et du Grand bond en avant, les millions de morts du communisme pourront être mis sur le compte de la foudre. L'histoire progressiste ne conservant pour l'édification des peuples, que le souvenir de l'esclavage des Afro-descendants, de la colonisation, du racisme et du suprémacisme blanc et de l'Holocauste, ils nous laisserons peut-être une histoire des exploits de Malcom X et Nelson Mandela.

Monday, January 20, 2020

Projet endoctrinement



Le service de police de l'agglomération de Longueil (SPAL) est à l'origine d'une curieuse et discutable initiative. Sous le nom de « Projet immersion », il s'agit de faire vivre à des agents du SPAL des situations déstabilisantes en les plongeant dans des contextes inhabituels afin qu'ils  élargissent leurs horizons et qu'ils soient plus sensibles à la différence. »Trente policiers retirés de la patrouille pendant cinq semaines pour plonger dans des réalités qu'ils connaissent peu ou mal. Privés de leur arme et de leur uniforme, ils sont déstabilisés dès le départ. La Presse  a eu un accès exclusif à cette expérience totalement inédite. » (Projet Immersion: le choc du voile pour des policiers pour des policiers de Longueuil, La Presse, 19 janvier), Deux situations déstabilisantes ont été décrites jusqu'ici par La Presse, la visite d'une mosquée (... le choc du voile, op. cité) et celle à un refuge de sans-abri (Projet Immersion: la provocation, La Presse, 20 janvier).  Ou cette expérience conduira-t-elle la journaliste, Caroline Touzin? À suivre, en exclusivité, dans La Presse. Les deux premières visites du Projet Immersion soulèvent déjà des questions, curieux journalisme qui déshumanise les policiers en les réduisant à leur uniforme et à leur arme. Pourquoi accorder l'exclusivité de la couverture du Projet Immersion à La Presse ? Très mauvaise stratégie de communication du SPAL, l'article sur la visite à la mosquée a été descendu en flammes par trois chroniques dans le Journal de Montréal et non des moindres (Mathieu Bock-Côté, « Faut-il vraiment rééduquer les Québécois francophones et les regarder de haut, À propos d'un reportage sermonneur, 19 janvier; Sophie Durocher, La police à genoux devant des homophobes, 19 janvier; Denise Bombardier, Policiers en état de choc, 20 janvier).  Les policiers ont donc visité le Islamic Community Center de Brossard, leur mentor a été l'imam du centre, Foudil Semoule , un imam fort contesté d'ailleurs et pas d'hier (Charia-Des propos qui méritent d'être dénoncés, Le Devoir, 5 décembre 2011)Conséquent avec ses propos de 2011, c'est le portrait d'un Islam somme toute orthodoxe qu'offre l'imam et le Centre Communautaire:»Durant la soirée, quelques 150 enfants - répartis dans des classes non-mixtes - étudient le Coran. Les hommes prient au rez-de-chaussée, alors que les femmes, elles se recueillent sur la mezzanine.»
 
 
 
« Après la prière ce soir-là, les policiers font la tournée des classes de l'école coranique . Des fillettes de 5 ans, voilées, récitent des versets par coeur. Les bras croisés, la mine renfrognée , le patrouilleur Jonathan Guertin n'a pas posé une question de la soirée. «Écris-le dans le journal, moi l'endoctrinement, je ne suis pas capable. Moi, ma religion, c'est la licorne rose invisible. 
Réaction saine et honnête, le patrouilleurGuertin se rend-il compte qu'avec de tels propos, dans le Québec de 2020, il hypothèque sa carrière et vient peut-être de dire adieu à toutes perspectives de promotion.
Tous n'ont pas cette la nuque raide du patrouilleur Guertin et son attitude courageuse.»Le groupe de patrouilleurs se déplace pour assister à la prière. Policiers et policières restent debout dans le fond de l'immense salle. Seul le lieutenant détective Valiquette s'agenouille derrière les fidèles et fermer les yeux  pour ce recueillir. Contrairement au patrouilleur Guertin, voilà un homme qui a compris le Québec multiculturaliste de 2020.  Avec de tels officiers, il y a de l'espoir pour le SPAL. Il n'est pas le seul qui peut permettre au SPAL d'espérer: «Dans une autre mosquée visitée lors du même stage, une fidèle a demandé à des policière de se couvrir la tête pour la prière. L'une d'elles a simplement enfilé son capuchon. Une autre a mis le voile « J'ai senti que je devais le faire, raconte l'agente Marie-Pier Laverdière. Je me suis dit : « C'est quoi, deux minutes dans ma vie, pour respecter ses croyances? » D'autres ne se seraient jamais voilées et le lui ont fait savoir. L'agente Laverdière est prête pour une promotion au poste de lieutenant-détective.  Les autres policières pourront attendre avec le patrouilleur Guertin. Il ne s'agit pas de lancer la pierre  à l'agente Laverdière, en fait, elle est assez représentative d'une partie de l'opinion québécoise, pourquoi pas une petite concession ici et là pour assurer la paix sociale, c'est là une pente glissante.Question au SPAL, dans le cadre du Projet Immersion à quand une visite dans une église catholique, puisque dans l'état actuel actuel des religions au Québec, il y a lieu de croire qu'il n'y a pas que le patrouilleur Guertin à adhérer à la religion de la licorne rose invisible.  Dépaysement garanti, à moins que comme beaucoup de Québécois, plusieurs agents du SPAL ne soient des catholiques sociologiques, se mariant à l'église (pour le décorum) et faisant baptiser leurs enfants à l'église (pour la famille). Ce qu'il craindre maintenant, c'est que le SPAL ne fasse école et n'inspire d'autres corps de police à travers le Québec.

Tuesday, June 4, 2019

Un « génocide canadien »


Il n'échappera pas aux historiens qu'ironiquement ce soit sous la gouverne de « Monsieur Lunettes roses » que l'Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones assassinées et disparues (Enfadda) considère que le Canada s'est rendu coupable d'un génocide à l'égard des autochtones du pays. Réagissant dans les heures suivant le dépôt du rapport, le Premier ministre a déclaré « C'est honteux ». « Il a parlé d'une « honte », d'une journée charnière pour le pays, mais Justin Trudeau n'a pas employé le terme « génocide» que l'on retrouve plus d'une centaine fois dans le rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones assassinées et disparues (ENFFADA). « Ceci est un jour inconfortable pour le Canada a déclaré le premier ministre (...), a déclaré le premier ministre dans son français très personnel ( Femmes autochtone: « C'est honteux », déplore Trudeau. La Presse, La Presse, 3 juin). 
 
Il y a lieu de se poser des questions sur la notion de génocide, dans le cas qui nous intéresse, l'arbre ne cache-t-il pas la forêt, avant de parler de génocide ne faudrait-il pas parler d'incurie policière, de misère sociale dans le communautés autochtones (alcoolisme, consommation de drogue. violence des hommes autochtones autant à l'égard des conjointes que des enfants), dernière question, l'utilisation du terme « génocide » ne banalise-t-elle, les génocide avérées, holocauste arménien, ukrainien, rwandais (déjà, le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire dénoncait l'utilisation du terme « génocide » (Femmes autochtones: Roméo Dallaire dénonce l'utilisation du terme « génocide », La Presse, 3 juin).

Tableau de la déportation des Acadiens

 Les Canadiens vivaient jusqu'ici assez bien avec l'histoire idéale qu'il se sont donnée, pas de général Sheridan chez nous pour déclarer « Les seuls bons Indiens que j'ai vu étaient morts »,  en lieu et place, une fierté à opposer la mesure des Tuniques rouges de la Police montée du Nord-Ouest (L' ancêtre de la GRC) aux exactions des Tuniques bleues américaines. Le Canada anglais oubliant pudiquement Louis Riel, les Métis du Manitoba, Batoche.

Sur la question du « génocide », on lira avec profit le texte du journaliste Yves Boisvert (Ce n'était pas un »génocide », La Presse, 3 juin).  Il écrit « La commission vérité et réconciliation sur les pensionnats autochtones avait parlé d'un « génocide culturel ».  Certains avaient protesté.  Je trouvais au contraire l'expression juste, c'est la culture des Premières nations que ces pensionnats voulaient éradiquer. Culture au sens anthropologique,: « tuer l'Indien » comme on a dit, et assimiler complètement les autochtones, les occidentaliser »(...).Mais la Commission d'Enquêteur les femmes autochtones, qui rend son rapport public aujourd'hui a décidé d'aller plus loin. Sans doute. On reste tout de même avec l'impression que devant l'impossibilité de faire un état précis et documenté de la situation (combien de femmes et de filles, ont été tuées , sont disparues, ou, quand et comment?) la Commission a fait un rapport coup de poing beaucoup trop général , qui prétend embrasser tout le drame de la réalité autochtone-exposé dans plusieurs commissions précédentes, bien mieux ciblées. Le mandat s'est perdu en chemin, ou peut-être était-il simplement impossible. Mais on n'est pas plus avancé avec cet acte d'accusation général, mal rédigé, contre le Canada actuel et des siècles passés. Malgré l'imprécision du rapport, le premier ministre canadien donnera suite au rapport, (Enquête sur les femmes autochtones disparues: Trudeau s'engage à donner suite au rapport, Journal de Montréal, 3 juin),  Revenons aux déclarations de l'ex-ministre Bernard Valcourt, combien nous ont coûté les travaux de la commission et combien nous coûteront la mise en oeuvre des recommandations que choisira le gouvernement Trudeau. 

Sunday, June 2, 2019

L'échec de la « génération québécoise »


Le Devoir du 29 mai dernier offrait à ses lecteurs un texte signé par le professeur Louis Bhaltazar(professeur de science politique, Université Laval), texte qui mérite d'être lu, relu et médité tellement il est représentatif de l'esprit d'une fraction de la « génération lyrique» (avec évocation de Jacques Couture et Gérald Godin), cette génération qui a présidé à notre passage de « Canadien-français » à Québécois (L' échec d'une nation québécoise, Le Devoir, 29mai). Baignant dans l'esprit de cette génération, Louis Balthazar écrit : »Au cours des années 1960, les francophones québécois ont voulu se désigner comme Québécois plutôt que comme Canadiens français parce qu'ils voulaient, plus ou moins explicitement, s'en remettre à l'État du Québec pour concevoir leur avenir. Cela ne pouvait signifier que leur conception de l'apparence collective et leur vie sociale était liée au territoire québécois et à tous ceux qui y vivaient . Il fallait donc apprendre à vivre avec les anglophones et les immigrants ». Après cette déclaration que pourrait signer à deux mains un Justin Trudeau, Louis Balthazar se reprend et écrit: »Sans doute fallait-il s'imposer comme majorité, mais il fallait reconnaître les droits des minorités. Il fallait surtout apprendre à dialoguer avec des personnes qui nous paraissaient étrangères à notre société les inclure dans notre conception du Québec moderne. Cela ne s'est pas produit instantanément ni facilement. Trop de mauvais souvenirs d'injustices, d'oppressions et trop de vieux préjugés  nous amenaient à nous penser encore comme Canadiens Français, tout en nous disant Québécois,  voire à faire l'équation entre le Québec et sa majorité francophone. Mais nous avons fait peu à peu de grands progrès, nous sommes devenus assez confiants en nous-mêmes pour reconnaître les citoyens minoritaires comme des citoyens à part entière et partager avec eux notre vie commune et concevoir avec eux une nouvelle vie publique commune.



Sous les dehors d'une savant analyse, Louis Balthazar régurgite tristement tout les lieux communs du nationalisme civique, il ne lui vient pas à l 'idée que cette nation québécoise que les nationalistes des années 1960 entendaient constituer ne pouvait naître qu'en rupture avec la nation canadienne-française et que « faire l'équation entre le Québec et sa majorité francophone » n'est peut être qu'un juste et souhaitable retour des choses. Plutôt que de reconnaître la rupture entre la nation canadienne-française et la nation québécoise une nation québécoise qui ne pouvait avoir en dépit des efforts et de la bonne volonté des Chaput, d'Allemagne et Bourgault la substance et la densité du Canada français avec sa langue, ses institutions, sa résilience(avec la  Survivance), notre histoire commune, sa conquête et son occupation du territoire,  il y a quelque chose de la geste dans l'histoire de la Nouvelle-France et du Canada français. C'est une nation artificielle que nous proposait la « génération lyrique » , on songe à l'URSS constituée sur les ruines de la Russie impériale. Pourquoi vouloir l'indépendance de cette nation avec des anglophones descendants de nos conquérants et occupants et des immigrants, corps étrangers imposés par Ottawa. Appartenir à une nation c'est plus qu'habiter le même territoire, que deviennent l'histoire commune, la langue, la religion dans certains cas, la volonté de vivre en commun, volonté de vivre en commun qui semble bien absente chez les citoyens minoritaires de Louis Balthazar, citoyens qui semblent se satisfaire de vivre en parallèle avec Nous sur le même territoire que Nous, l'appartenance territoriale commune est bien le plus petit commun dénominateur que puisse partager des nationaux avec la déclaration de revenus. Balthazar décidément en verve poursuit en écrivant: « Malgré tout l'idée d'un Québec divers et multi ethnique faisait des progrès jusqu'au tournant du siècle.» Après cette apologie des politiques libérales, Louis Balthazar décoche une flèche à l'Action Démocratique du Québec et à son nationalisme identitaire, nationalisme identitaire adopté par le Parti Québécois après sa défaite de 2007: « Cela nous a valu la charte des valeurs de 2013, et par la suite une conception très étroite du « Nous» québécois.» Déjà, des intellectuels se sont mis à définir la nation en d'autres termes. Tout en admettant que l'État québécois doive être respectueux des minorités, ils accordaient un rôle particulier à la majorité francophone en raison de son enracinement historique.  En d'autres termes, la nation ne pouvait être que canadienne-française même si l'État était pluraliste. La Coalition Avenir Québec représente la forme la plus pure de ce recul vers l'appartenance canadienne-française. Rarement a-t-on vu un gouvernement aussi peu représentatif des minorités. Le présent gouvernement est pratiquement absent de la métropole et des autres centres urbains du Québec . il s'en remet exclusivement à la majorité francophone pour faire des lois qui déplaisent aux minorités. Aucun véritable dialogue avec ces minorités. on oublie qu'une démocratie libérale  ne repose pas sur la loi de la majorité, mais aussi sur les droits des minorités ». Ce n'est pas au Devoir que Luis Balthazar devrait écrire, mais il serait plus avisé de se présenter devant la commission parlementaire sur le projet de loi 21.

Louis Balthazar est probablement trop occupé par son enseignement et ses publications pour prendre les quelque minutes nécessaires à la lecture de « Notes sur René Lévesque et le traditionalisme canadien-français »,  texte de l'historien Xavier Gélinas, (paru dans Alexandre Stefanescu (dir. René Lévesque:Mythes et réalité,Montréal, VLB Éditeur. 2008, 249 p.). XavierGélinas écrit: Robert Comeau et Mathieu Bock-Côté font presque cavalier seul en écrivant tout récemment qu'[e]ntre le nationalisme canadien-français et le nationalisme québécois, on retrouve une continuité conceptuelle et historique indéniable. » Tout politicologue qu'il soit Louis Balthazar, oublie un peu commodément que la Coalition Avenir Québec a présenté des candidats dans toute les circonscriptions du Québec et que ce sont ses « minorités » qui ont choisi de mettre leurs oeufs dans le même panier en votant pour le Parti Libéral du Québec. Ce n'est pas avec des colonisés comme Louis Balthazard que le Québec pouvait espérer faire son indépendance.

Sunday, May 19, 2019

Nommer la chose


Il fallait bien en arriver là un jour à force de parler de racisme systémique et de diversité. La proposition vient de la « table sur la diversité (Table dont le nom est en fait la Table sur la diversité, l'inclusion et la lutte contre les discriminations) créée par l'administration Plante: »La Table sur la diversité souhaite prendre le taureau par les cornes pour assurer une meilleure représentation de la diversité montréalaise au sein de l'appareil municipal , réputé très blanc.» (Montréal: des mesures coercitives préconisées pour l'embauche des minorités, Huffpost Québec, 17 mai).Craignant peut-être que le message ne soit pas compris par ledit appareil municipal la Table « préconise des mesures coercitives et une plus grande imputabilité des gestionnaires lors d'embauches et de promotions , sans toutefois préciser des pénalités spécifiques.» Il ne manque que le mot quota dans cette proposition, car c'est bien de cela qu'il s'agit. La Table n'a pas osé le mot probablement parce qu'elle a compris que les Montréalais (et les Québécois) demeurent attachés à l'idée d'embauche sur la base du mérite et de la compétence et qu'ils tiennent aussi à ce que la fonction publique municipale demeure ouverte à la majorité « blanche » et quelle ne devienne pas la chasse gardée des minorités raciale ou sexuelles. Probablement pour éviter que la Ville de Montréal rate ses cibles de diversité et que les cadres municipaux saisissent mal le message, la Table s'assure de préciser de quels groupes il est question: ses groupes cibles sont les «minorités visibles , minorités sexuelles, personnes handicapées, autochtones». « La table soutient que des moyens coercitifs et incitatifs doivent être mis en place pour « éliminer les « blocages administratifs structurels ». 
 
 
 
Contactée par le Huffpost Québec, Mme Pierre précise qu'elle souhaite que l'atteinte des objectifs soit comprise dans l'évaluation annuelle des cadres. « Ça pourrait être une condition aux promotions», souligne-t-elle (Myrlande Pierre, , NDA). Placés sous un tel joug, les cadres municipaux devront bien comprendre qu'ils ont le choix entre demeurer au bas de l'échelle ou «faire dans la diversité». L'appétit venant en mangeant la Table aimerait jouer les Moïse conduisant le peuple élu vers la Terre promise, en effet: »La Table aimerait aussi que la Ville étende le bras en dehors de la fonction publique en demandant que les entreprises qui obtiennent des contrats se dotent de politiques favorisant la diversité. » Nous ne somme heureusement pas dans une économie centralisée ou une telle proposition trouveraient probablement preneur auprès des décideurs politiques. Ce que nous pouvons craindre toutefois c'est que certaines entreprises pour être bien vues plient le genou et fasse valoir qu'elles ont spontanément adhéré aux propositions de la Table. 
 
 
 
On peut aussi craindre que, par contagion, les mesures proposées par la Table ne gagnent la Communauté municipalité de Montréal (CMM) cet organisme de gestion régionale des services à la population de la région urbaine (aménagement du territoire, développement artistique et culturel, équipements, infrastructures, services et activités à caractère métropolitain). La CMM compte 82 municipalités et plus de 4 millions d'habitants, dont la patronne en est la très diversitaire et inclusive mairesse de la Ville de Montréal. La CMM étendant ses ailes bien au-delà de l'Île de Montréal, elle pousse ses tentacules vers la Montérégie (Boucherville, Brossard, Beloeil), les Basses-Laurentides (Mascouche, Lachenaie , Rosemère) et Lanaudière (Repentigny, Charlemagne, l'Assomption). Si un jour cela devait être acquis, il faut redouter un effet d'entrainement pour Laval et Longueuil déjà membres de la CMM, aussi bien dire que la majorité du Québec vivrait sous l'empire des mesures proposées par la Table. Il faudra avoir Mesdames Plante et Pierre à l'Oeil, alors que les travaux de la Consultation  montréalaise sur le racisme systématique se sont mis en branle, le 15 mai.     
 
 

Wednesday, May 15, 2019

Date de péremption?


Faudra-t-il envisager l'adoption d'une date de péremption pour les intellectuels après le passage en commission parlementaire de Charles Taylor, Gérard Bouchard et Guy Rocher (Laïcité: Guy Rocher appréhende une reconfessionalisation de l'école publique, Le Devoir, 14 mai). Le sociologue bien connu appuie de toute façon le Projet de loi 21 (P.L. 21), ce sont ses motifs qui surprennent. Si le projet de loi sur la laïcité de l'État n'est pas adopté, Guy Rocher craint une« reconfessionnalisation tranquille de l'école publique québécoise ». il déclare : » Moi, mon inquiétude , c'est plutôt que, si on adoptait parce projet de loi, on reste dans une dynamique très inquiétante pour l'avenir , c'est à dire qu'on reconfessionalise tranquillement l'école publique les institutions publiques (...) Si on permet que des signes ostentatoires soient portée par des personnes, on pourrait aussi bien permettre que des crucifix s'installent.  Le sociologue voudra bien nous expliquer dans quel segment de la population québécoise , il voit se regrouper les «réinstallateurs» de crucifix et dans quels antres se réunissent ces dévots surgis de la Grande Noirceur. Rien dans l'église catholique du Québec, n'annonce une telle Réaction, et ce ne sont pas des prélats comme Mgr Christian Lépine à Montréal et Mgr Cyprien Lacroix à Québec qui amorceront une telle réaction , trop occupés de toute façon qu'il sont à courir les commémorations oecuméniques suite aux événements de la Mosquée de Québec. il n'y a pas de Revival Catholique en marche. C'est moins le retour en force du catholicisme que craint Guy Rocher que la montée en puissance de l'Islam. La seule religion au Québec actuellement susceptible de « reconfessionaliser » l'école publique, l'islam à mesure  qu'il imposera sa présence par le nombre se fera de plus en plus arrogant dans ses demandes (menus des cafétéria scolaires, stricte séparation des garçons et des filles dans les cours d'éducation physique, black out possible pour l'enseignement de la musique, fin peut-être de la mixité dans les écoles). Aurions-nous eu les débats sur la Charte des valeurs, sur le Projet de loi des libéraux (P.L. 62) Projet de loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l'Eté et visant notamment les demandes d'accommodements pour un motif religieux dans certains organismes (reconnaissons au moins au gouvernement caquiste le mérite de la concision), si nous n'avions au Québec que des chrétiens, quelques bouddhistes et disciples de Khrisna? Poser la question , c'est y répondre.





Guy Rocher ajoute: » Si une religion se veut plus visible , les autres ne sont pas obligées d'accepter cela. C'est le problème de la religion d'être visible» Pour Guy Rocher, le projet de loi « n' est pas une loi anti-islamique ou contre l'Islam. Il se trouve que la religion qui est visible , c'est l'Islam. Il y a 40 ans , la religion qui était visible, c'était le catholicisme  [...] par les soutanes, par les cornettes , par les crucifix, par tout! Nous avons évolué vers un système d'institutions publiques neutres ou, justement nous préconiserons l'égalité entre toutes les religions, l'égalité de traitement«. On regrettera que par de tels propos, un homme intelligent comme Guy Rocher place sur le même pied toutes les religions et celle qui est constitutive de notre identité nationale (celle des soutanes, des cornettes et des crucifix, justement).
 
 

Le journaliste du Devoir note un fait curieux, « La semaine dernière, Gérard Bouchard avait mis au défi l'auteur du projet de loi 21, Simon Jolin-Barrette, et par ricochet son ami Guy Rocher de lui présenter au moins une preuve que le port de signes religieux par un enseignant a des effets négatifs sur les élèves de sa classe. M. Rocher a admis mardi avant-midi ne pas disposer de telles preuves. « Parce qu'on ne sait pas , il faut pratiquer ce qu'on appelle le principe de précaution », a-t-il fait valoir. » Il fut un temps ou, un intellectuel dans une telle situation aurait fait sien, le « principe de silence. À bien y penser, la date de péremption devrait aussi s'appliquer à toutes nos « donneuses de leçons » comme Jeannette Bertrand qui comme Guy Rocher est en piste depuis trop longtemps.

Saturday, May 11, 2019

Mieux vaut commencer tôt, il n'y a pas de temps à perdre


À ceux qui pouvaient se demander pourquoi ramener à l'antenne une émission comme Passe-Partout, un épisode récent de l'émission apporte une réponse. Le personnage de Madame Coucou, la voisine racisée de Cannelle et pruneau a accouché, la voisine a présenté le poupon à Cannelle et Pruneau, Huffington Post Québec présente ainsi la chose:» Elle leur a montré comment bien tenir le nouveau-né tout en glissant quelques mots sur le long processus d'accouchement, déclarant alors sa gratitude envers Dorine, son amoureuse, qui avait été là pour l'accompagner. 
¨Dorine, c'est son papa? » a aussitôt demandé Pruneau.

Ce à quoi madame Coucou a répondu qu'elle et Dorine étaient toutes les deux les mamans de Cachou. Depuis son retour en ondes, Passe-Partout fait un excellent usage des segments consacrés à l'univers de Canelle et Pruneau pour aborder certains sujets de la manière la plus simple et efficace qui soit.


L'idée étant évidemment ici de rendre naturel aux yeux de l'enfant ce qui pouvait considéré marginal il y a quelques décennies , voire quelques années. C'est ce que les scénaristes ont su faire de belle façon avec cette caractéristique de madame Coucou, résumée et expliquée en l'espace de seulement trois répliques », tout va bien dans le monde imaginaire des Calinours, pas un mot sur l'éducation et le développement de cet enfant sans père, surtout dans la communauté de madame Coucou, communauté que l'on suppose être la communauté haïtienne.

Quelque lignes plus haut, le journaliste note: «La nouvelle mouture de Passe-Partout a franchi une autre étape dans sa représentation du Québec d'aujourd'hui en révélant dans l'épisode diffusé ce lundi 6 mai, sur les ondes de Télé-Québec que madame Coucou est lesbienne.» («Passe-Partout» aborde simplement l'homosexualité de madame Coucou, 7 mai). Il faudrait prévenir Télé-Québec que nous sommes en 2018 et que la chaîne traîne un peu la patte,  faudra-t-il attendre la troisième mouture de Passe-Partout pour apprendre aux petits auditeurs de l'émission que madame Coucou est trans genre ou qu'elle a ses enfants grâce à la GPA. 
(paradoxalement, à travers toute cette volonté de rééduquer les enfants, c'est la réaction de Pruneau qui apparaît normale lorsqu'il s'informe si Dorine est le « papa », mais, Pruneau est probablement un fieffé réactionnaire qui a besoin d'être rééduqué, mission laquelle s'est heureusement attaqué Télé-Québec, le lendemains chantent pour les enfants et les familles LGBT du Québec.


Même légèreté au Journal de Montréal, le journaliste y écrit : «Madame Coucou a alors expliqué au jeune garçon et à sa soeur que Cachou avait deux mamans , une information qui a très bien reçue par les deux enfants. En présentant ainsi un personnage issu de la communauté LBGT, Passe-Partout donne la Chance aux enfants d'être exposés à plusieurs modèles de situations familiales. » ( un personnage célèbre de Passe-partout est gai, Le Journal de Montréal, 7 mai)
 
 

Sunday, March 31, 2019

Les crépusculaires


Les problèmes du Parti Québécois (PQ) sont une source d'inspiration pour les chroniqueurs, chroniqueuses et blogueurs, pas nécessairement pour le mieux, malheureusement, je m'inclus dans le nombre. À trop travailler sur le même sujet, ils et elles finissent pas donner l'impression de se plagier.  Josée Legault se penche ainsi sur les conséquences du départ de Catherine Fournier de PQ. Nous avons déjà parlé dans ce blogue du texte de Francine Pelletier (La lente agonie dans Le Devoir (voir, À gauche toute avec Francine Pelletier.).  Toujours sur un ton crépusculaire, Josée Legault préfère elle parler de traversée du désert, Journal de Montréal, 19 mars) Elle débute sa chronique en parlant certes de Catherine Fournier, mais aussi de Jean-Martin Aussant, autre réformateur ayant lui aussi quitté la Vieille maison. Après une flèche à Jean-François Lisée, elle poursuit en parlant de l'implosion du PQ. et écrit : » Ma conclusion : au fil des ans , la confiance de nombreux souverainistes envers le PQ s'est effritée. Elle s'est effritée parce qu'à de rares exceptions près et au gré des sondages , il a miné sa propre crédibilité en mettant de côté ses trois principaux piliers : souveraineté, défense de la langue française et sociale-démocratie.  (...) Son refus de renforcer la loi 101 lorsque nécessaire a beaucoup déçu. Son appui à l'obsession du déficit zéro a fait fuir ses alliés traditionnels, dont de puissants syndicats. Pourtant en dépit du fait de ce qu'elle vient d'écrire, ce n'est pas là que le bât blesse vraiment pour elle.  « Puis vint la division déchirante au sein même du mouvement souverainiste par la charte des valeurs, un énième substitut occupationnel d'une indépendance oubliée. Alors que faire? » Il est amusant de constater que Josée Legault pose le même diagnostic que Francine Pelletier, mais cette fois pour un lectorat populaire. Alors que faire? «À neuf députés seulement et un parti en déclin, les voies de passage s'annoncent rarissimes. 
 
 

 
 Pour survivre à leur hécatombe, les progressistes-conservateurs ont dû se fondre dans l'Alliance canadienne et les adéquistes dans la nouvelle CAQ. Ni les conservateurs ni les adéquistes n'ont pu s'en sortir seuls.» Faut-il rappeler ici à Josée Legault que les progressistes-conservateurs et les adéquistes ne s'en sont pas sortis, les deux ayant purement et simplement disparus de la scène politique suite à ces étreintes fatales. La solution à laquelle pense Josée Legault a des airs de déjà vu, elle écrit en effet: « Pour le PQ, c'est une leçon à méditer. Peut-être bien que l'idée de bâtir une nouvelle « tente » souverainiste, si tant est que ce soit possible, mérite au moins réflexion. L' idée d'indépendance mérite qu'aucune pierre ne soit laissée non retournée.» Madame Legault oublie un peu rapidement qu'il y a déjà un autre occupant dans sa « tente souverainiste » et que cet occupant a déjà opposé une fin de non-recevoir assez sèche au Parti Québécois. Lu avec son évocation des destins des progressistes-conservateurs et des adéquistes, il faut comprendre que le salut du PQ passerait par un véritable rapprochement avec Québec solidaire (QS), sous la nouvelle « tente » souverainiste. Nous sommes encore dans le « à gauche toute » de Francine Pelletier. Dans son souci de ne laisser aucune pierre non retournée, Josée Legault aux fins de son analyse pourrait retourner la pierre des électeurs « moins à gauche » ce qui n'est pas la même chose que des électeurs de droite. Ces électeurs « moins à gauche »sont peut-être aujourd'hui les gros bataillons de la Coalition Avenir Québec? comme les nationalistes mous, clientèle toujours ignorée lorsqu'elle n'est pas carrément méprisée par les analystes,  ce sont eux qui décident du résultats des élections au Québec et non les « purs et les durs » de chacun des camps. C'est pour avoir su les comprendre que Maurice Duplessis a gouverné le Québec pendant trois décennies. Ces nationalistes mous ne sont pas nécessairement réfractaires à la souveraineté, mais ils sont peut-être réfractaires aux projets de société post-souveraineté. Refuser de considérer leur existence comme le fond Mesdames Legault et Pelletier trahit un préjugé grave à l'égard de tout ce qui n'est pas gauche solidaire. Laissés ces électeurs dans un angle mort de l'analyse politique marque moins la volonté de ces deux chroniqueuses de ne pas participez à la refondation ou à la renaissance du PQ que de voir sa disparition au profit de Québec solidaire. Pour ces deux dames, le PQ semble surtout coupable de faire de l'ombre à QS.

Wednesday, February 27, 2019

Repasse-Partout


La nouvelle mouture de Passe-partout a pris l'antenne de Télé-Québec, le 25 février dernier.
 
 
 
Que penser de cette nouvelle mouture, la prudence est de mise, mais il faut constater que cette série « pédagogique », il ne faut jamais oublier que la première version avait été conçue en collaboration avec des fonctionnaires du ministère de l'Éducation et des représentants de Radio-Québec à l'époque, .Cette collaboration marquait la fin de l'imaginaire débridé et la folie douce qui marquaient les réalisations de Radio-Canada, telles que Bobino, La boîte à surprises, Sol et Gobelet, la Ribouldingue.En 1977, Passe-Partout inspiré du succès de Sesame Street outre-frontière était «destiné à l'éducation des enfants d'âge préscolaire avec une attention particulière au milieu défavorisé». La «nouvelle » mouture reprend les éléments les plus importants de la série initiale, Ainsi Passe-Partout, Passe-Carreau et Passe-Montagne sont de retour,  mais curieusement les costumes eux n'ont pas changé leurs interprètes ayant changé, les marionnettes, elles ont fait l'objet de changements cosmétiques, aussi sont de retour (Cannelle, Pruneau et leurs parents, etc). L'émission n'a pas échappé à une volonté de faire plus 2019 que les émissions de la première série, émissions ayant tout de même plus de quarante ans, Le critique du Devoir (« Passe-Partout »,»vintage» modernisé, Le Devoir, , 26 février) note : » Dire que le tout est moderne serait mentir.  (...) on sent que Passe-Partout s'est au moins modernisé.  Par exemple, De nouvelles marionnettes de Canelle et Pruneau (...) présentent des photos d'eux sur une tablette, balayage d'écran compris. Les enfants modernes swipent c'est bien connu(émission probablement conçue avant sans les mises en garde sur les temps d'utilisation des écrans par les jeunes Canadiens et les jeunes Québécois, lancées par les optométristes et pédiatres) . Biscuit , le jouet que Canelle croit avoir égaré, est en peluche et non pas en fourrure. Passe-Montagne , lui, fait semblant de conduire à travers les cônes orange une petite voiture électrique qui ne fait pas « forum vroum » mais « bzz bzz ».  Dans son souci de s'adresser à des « enfants modernes », combien de temps avant que l'un des personnages locavore ne passe à l'alimentation végane et sans gluten et n'abandonne la consommation de viande rouge afin de sauver la planète? Combien d'émissions faudra-t-il pour que l'on présente un personnage transgenre, humain ou marionnette, aux « enfants modernes », les paris sont ouverts. Passe-Genre s'intégrerait sans difficultés parmi les amis de Passe-Partout. Les vêtements des personnages sont déjà non-genrés, une difficulté est donc déjà réglée. 
 
Selon La Presse du lendemain, il y a eu plus de 700 000 auditeurs pour cette première diffusion de Passe -Partout, effet de nouveauté certes, combien seront-ils dans quelques semaines. Il y avait probablement plus de «Poussinots» trentenaires ou quadragénaires devant le petit écran au soir du 25 février que d'enfants d'âge préscolaire. Enfants pour qui Passe-Partout relève de la préhistoire de la télévision. Il faut noter que cinq minutes ne se s'était pas écoulées dans la première émission que Perline, la mère de Canelle, nous présente sa voisine,Madame Coucou visiblement issue de la diversité avec sa peau café au lait et ses cheveux frisés. Les «enfants modernes» de Passe-Partout doivent nécessairement apprendre à être inclusifs dès le plus jeune âge.Il convient de noter ici que la dans la première version, il y avait déjà un personnage eurasien, Passe -Midi.
 
 
La nouvelle mouture sent aussi le « pédagogisme » avec son insistance sur les apprentissages . Une insistance que le ministre de l'éducation, Jean-François Roberge ne peut qu'approuver, maternelles quatre ans, Passe-Partout, même combat?

Wednesday, January 23, 2019

Une Assiette à la fois

Une Assiette à la fois
Publication et débats autour du nouveau Guide alimentaire canadien, controverses autour du gaspillage alimentaire. Le magazine l'Actualité titre en page frontispice de son édition de Février 2019, La révolution végane et en sous titre "Le procès de la viande ne fait que commencer". Au programme, réduction de notre consommation de viande rouge (Peut-on manger sainement sans détruire la planète, La Presse, 20 janvier). La journaliste Daphné Cameron écrit: « Un groupe mandaté par la prestigieuse revue médicale The Lancet, un groupe formé par une trentaine de sommités tente depuis trois ans , d'établir comment nourrir 2,2 milliards d'humains de plus tout en préservant les écosystèmes et en freinant les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Ce n'est pas en Occident que ces campagnes doivent être menées, ce n'est pas l'Occident avec ces taux de natalités anémiques qui contribuera de façon significative à ces milliards d'humains supplémentaires. Après une série de calculs complexes, Les sommités de The Lancet ont accouché d'un guide concret qui recommande au gramme près les portions à consommer quotidiennement. Ils ont accouché d'un guide concret qui recommande au gramme près les portions à consommer quotidiennement pour chaque type d'aliments. Nous pouvons rire aujourd'hui des récits et des films de science-fiction des années 1950 qui annonçaient une ère de repas de pilules. Nous en sommes peut-être plus près que l'on pense: " ce guide concret qui calcule au gramme près les portions à consommer quotidiennement pour chaque type d'éléments », n'annonce-t-il pas la fin des gastronomies nationales et des terroirs, les artisans du ragoût de pattes et du cassoulet devront-ils envisager le passage dans un éventuel dans un maquis culinaire.
 Essentiellement, la consommation mondiale de fruits, de légumes, de légumineuses et de noix devra être haussée, tandis que la consommation de viande rouge et de sucre ajouté devra diminuer radicalement. En entrevue à La Presse, la nutritionniste Hélène Laurendeau, cette dernière déclare: «que c'est la première fois que la question environnementale est intégrée dans les recommandations nutritionnelles. » Ça va être une révolution alimentaire qu'il va falloir mettre de l'avant ici et certainement ailleurs en Amérique du Nord. ». Difficile de ne pas voir dans cette remarque une pointe contre le monde blanc grand consommateur de viande rouge. Cette croisade, Menace clairement nos libertés. Dans ces contributions calculées au gramme près afin de respecter environnement et nutrition, difficile de ne pas voir Big Brother aux fourneaux. La rencontre de ces deux vaches sacrées contemporaines, Les préoccupations environnementales et l'alimentation. Il est clair que nous ne sommes pas confrontés à un débat simplement nutritionnel ou diététique, mais à un vrai conflit idéologique, L'Actualité écrit: »Le véganisme n'est pas un simple régime alimentaire. C'est un mouvement social et politique. » un chercheur consciencieux y trouverait probablement aussi des aspects spirituels.
Bien que relativement jeune le véganisme (à ne pas confondre avec le végétarianisme) n'est pas dépourvu de fondements philosophiques cohérents. Ce fondement, c'est l'antispécisme (abordé rapidement dans le numéro d'octobre 2018 du Harfang sous le titre « avant le spécisme ». Ce courant de pensée voulant qu'il faille ne pas considérer l'espèce auquel appartient un animal (incluant l'homme) pour justifier une hiérarchie ou des différences de traitements, moral ou juridique. Apparu  aux États-Unis en 1975 avec la publication de La libération animale de Peter Singer. Pour Singer, les choses sont simples, puisque les animaux souffrent, ils ont des droits. Nous aurions tort le tout pour une aimable plaisanterie et ne pas tenir compte des progrès éventuels de l'antispécisme et de l'influence qu'il pourrait acquérir. La théorie du genre, née des gender studies développées dans certaines  universités américaines sans les années 1960 et 1970, s'est répandue par la suite comme un feu de broussailles, on peut en mesurer l'influence aujourd'hui, on peut aussi constater sa malheureuse diffusion. Certains lecteurs pourront nos objecter que les animaux n'ont pas de conscience que dès lors, la supériorité de l'homme est établie. Les antispécistes contournent le problème et évoque plutôt , la « sentience » c'est à dire la capacité pour un animal à ressentir une douleur physique ou un émotion psychique. La page d'accueil de l'une des associations antispécistes françaises (269 Life France, 269 Life est une association internationale) est explicite. Il y est écrit :» Les autres espèces ne sont pas des numéros sans visage, ils existent à la première personne. Ils ne sont pas « du poulet », « du cochon » ou « du poisson », mais chacun d'entre eux est un être unique ayant des intérêts propres. (la suite est encore plus intéressante): «Le rejet de la discrimination par l'espèce (spécisme) est un impératif même titre que le rejet du racisme ou du sexisme. » Pour demeurer dans cette logique, certains militants végans assimilent la production de viande à un crime de masse comme la Shoah. «Sur le plateau de Thierry Ardisson, Solveig Halloin, la porte-parole du collectif Boucherie Abolition, compare la consommation de viande à l'Holocauste - et même un « holocauste »: programmé dès la naissance. («Derrière le militantisme végan, la puissante idéologie antispéciste», Le Figaro, 1er décembre)


En France, les manifestations antispécistes ont d'abord pris la forme de manifestations symboliques avec militants couverts de sang mimant des animaux conduits à l'abattoir, certains antispécistes radicaux se sont même faits marqués au fer rouge (vidéos disponibles sur Youtube). L'activisme antispéciste a grimpé d'un cran au cours de l'été 2018 avec dégradations et vandalisme contre des boucheries, poissonneries, charcuteries, rôtisseries (déversement de sang contre les façades et pavés lancés dans les vitrines de ces commerces, « Antispécisme à Lille, les actes de vandalisme de commerces de viande se multiplient », Le Monde , 29 juin 2018). Au Québec, nous en sommes encore à des manifestations somme toute bénignes, Affiches du spectacle équestre Cavalia couvertes de graffiti disant « Spécistes cessons d'opprimer » et manifestations à Granby fin juillet 2018 avec des manifestants portant des pancartes représentants des animaux avec « prisonniers à vie » comme message.


Pour paraphraser une formule bien connue, nous pourrions dire: »tout le véganisme n'est pas spéciste, mais tout le spécisme est véganiste. »

Sunday, January 6, 2019

Le meilleur des mondes...

Il faudra, au Québec, se faire à l'idée que nous sommes entrés dans l'ère post-Slav ou post-Kanata à chacun de choisir. 
Le monde de la création artistique n'est plus régi par le talent ou l'imagination des créateurs ou le goût des spectateurs, mais par les diktats de minorités culturelles, mais surtout ethniques ou raciales.  Dernière manifestation de cette ère post-Kanata, des réactions au Bye Bye 2018,(Trudeau à Bollywood scinde l'opinion, Le Devoir, 5 janvier ), objet de cette manifestation un sketch de la dernière édition du Bye Bye, sketch revenant sur le voyage en Inde de Justin Trudeau et qui «montre, le premier ministre fumant de la marijuana pour se détendre pour se détendre avec ses conseillers  sur des enjeux tendus , Trudeau est transporté sur un plancher de danse du type Bollywood sur une musique indienne, ou l'on montre ensuite deux vaches - double symbole de la vache sacrée indienne et du conflit du lait avec les États-unis. » Sketch Facile et prévisible après l'abus de costumes nationaux par Justin Trudeau et sa famille lors de ce voyage. 
Le mouvement n'aura pas le retentissement des manifestations devant le Théâtre du Nouveau-monde, mais la voie est tracée. Il se limite pour l'instant à une entrevue au Devoir. « Interrogé par le Devoir, le directeur artistique du théâtre Teesri Duniya, Rahul Varma s'est dit en colère et a jugé le sketch hautement offensant. « Je ne dirais pas que c'est du racisme en soi, mais est-ce que ça ne vient pas d'une façon raciste de penser? Oui statue le créateur né en Inde. «Comme auteur ou comme concepteur , on attend de toi que tu sois meilleur. Particulièrement si tu ne parles pas de ta communauté. Il faut faire un meilleur travail pour mieux les représenter, tu ne peux pas juste utiliser les clichés visuels et dire que c'est une blague. » Anecdotique, la déclaration de Rahul Varma n'en contient pas moins tout l'esprit de la logique post-Kanata. Prudent, l'homme ne taxe pas Radio-Canada de racisme, pourquoi accuser lorsqu'il suffit de sous-entendre et de parler « d'une façon raciste de penser». Toute la logique post-Kanata est contenue dans son «Particulièrement si tu ne parles pas de ta communauté.» 
Alors, Pas d'Illiade, Homère n'étant pas Troyen et pas de Shylock, Shakespeare n'étant pas juif.  Rahul Varma se fait ici le chantre de cultures vivant en silo, culture s'ignorant superbement les unes les autres au nom d'un soit-disant respect qui est surtout une indifférence ne disant pas son nom. Une vision multiculturelle avec des cultures et des communautés superposées. Il n'est inintéressant de savoir que Teesri Duniya signifie Tiers Monde en Hindi. Pour le périodique de gauche Alternatives: «Aujourd'hui à la fois par son travail de création  et d'administration, la compagnie promeut une vision multiculturelle et multiraciale du Canada » on comprendra donc mieux la générosité des organismes subventionnaires, en effet, Teesri Duniya est « proudly supported by » (dixit le site de la troupe)  par Le Conseil des arts de Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, Patrimoine Canada, Emploi Québec et la Brian Bronfman Family Foundation.  Il faudrait peut-être un jour que les organismes subventionnaires commencent à s'interroger sur cette générosité à l'égard d'organismes tentés par la censure. Il faudra peut-être un jour priver certains organismes et leurs animateurs de subventions au nom de la liberté de création artistique.  
L'esprit post-Kanata n'a pas encore gagné tous les intervenants communautaires, ainsi sur le même sketch, le président du Centre culturel Kabir, T.K. Raghunathan qui organise à Montréal plusieurs évènements liés à la culture indienne et de l'Asie du Sud considère que le clip du Bye Bye n'est pas choquant: « je pense que c'est quelque chose dont on peut rire , Ce n'est peut-être la meilleure vidéo du point de vue , comment dirais-je, du goût, mais ça n'a rien à voir avec les sensibilités des Indiens ou de la diaspora . Je pense qu'on perd son sens de l'humour en critiquant si rapidement. » Deux points de vue diamétralement opposés sur le même sujet.  T.k. Raghunathan a le sens de la mesure et le sens de l'humour, ce qui fait visiblement défaut à Rahul Varma. Nous devrons aussi réaliser qu'il deviendra de plus en plus difficile de rire et faire rire dans une société multiculturelle.