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Monday, January 16, 2023

Finalement …

 


Après moult tergiversations, le Canada a choisi de moderniser son aviation militaire. Pour refaire, le Canada se port acquéreur  de 88 avions F-35, pour la modeste somme de 19 millions de dollars. «C’est officiel: les CF-18 vieillissants de l’Aviation royale canadienne (ARC) seront remplacés par des F-35 et  non par des Gripen du constructeur aéronautique Saab» (Ottawa signe avec Lockheed Martin pour 88 chasseurs F-35, Radio-Canada, 9 janvier) Les signataires de ce contrat pour le Canada n’ont visiblement pas lu la réflexion du professeur David Bensoussan, publiée dans La Presse du 13 janvier, sous le titre «L’aviation militaire, une arme révolue?».Le professeur Benssoussan écrit: «À l’heure ou le Canada compte moderniser son aviation militaire, il est utile de se pencher sur le rôle de l’aviation la lumière du conflit actuel en Ukraine. Comment expliquer l’absence relative de l’aviation russe dans la guerre qui se tient en Ukraine? Signifie-t-elle que l’arme aérienne - qui est des plus coûteuses - est révolue et qu’il faut repenser les stratégies? Que le champ de bataille du futur sera essentiellement celui de l’affrontement de missiles de drones, de drones et de fusées antimissiles?
 
 

 
Si le professeur Bensoussan a raison, le Canada jette son argent par les fenêtres et la sécurité aérienne du Canada n’est pas assurée en cas de conflit futur à moins que notre pays se dote d’armes personnelles antiaériennes de type Stinger, le même type que celui généreusement  fourni à l’Ukraine par les Occidentaux. Nous jetons notre argent par la fenêtre car: «Le gouvernementTrudeau prévoit une pleine capacité opérationnelle pour 2032». Ce qui signifie une fenêtre de 10 ans pendant laquelle l’espace aérien canadien demeurera défendu par les vieillissants F-18. Compte tenu de ce que nous savons actuellement, il faut conclure qu’une fois encore, nous serons défendus par nos alliés américains. Il faut aussi conclure que  le gouvernement Trudeau ne prévoit pas de conflit majeur au cours de cette période de 10 ans, voilà qui devrait calmer les Canadiens alarmistes qui voit les Russes attaquer le Grand nord canadien et débarquer à Frobisher Bay. Si le contraire devait se produire, il nous faudra compter sur les Stingers et les F-35 américains. En se dotant de F-35, faut-il conclure que le Canada est déjà «en retard d’une guerre».
 

 

Saturday, August 14, 2021

Montréal direction diversité

 


La campagne pour la mairie de Montréal est bel et bien engagée. Le recrutement de candidats et de çandidates bat son plein. À ce chapitre, Projet Montréal de Valérie Plante, est déjà en bonne voie afin de présenter une équipe. Cette équipe sensée représenter la diversité de Montréal (L'équipe de Valérie Plante s'agrandit, La Presse, 9 août ) comprendra ainsi au moins huit femmes issues de la diversité; la seule énumération des noms de ces femmes suffit à faire réaliser que Valérie Plante a de Montréal, une image aux antipodes de la notre; parmi les recrues de Projet Montréal, il faut désormais compter Gracia Kasoki Katahwa, Tan Shan Li, Alia Hassan-Coursol, Martine Musau Muele, Bricka Alneus. Ces recrues représentent certainement aux yeux de Valérie Plante, le visage du Montréal de 2021. Une Valérie Plante qui ne s'est jamais distinguée par sa ferveur nationale. L'importance du recrutement de candidates issues de la diversité semble plutôt indiquer que pour Valérie Plante comme pour les fédéralistes à la Trudeau(père et fils), les Québécois de souche ne constituent plus qu'un groupe parmi d'autres, et pas le plus important. Ceux qui seraient tentés de voir dans le recrutement ces candidates issues de la diversité la manifestation d'une simple intérêt électoral pour la diversité et l'inclusion devrait s'interroger sur le sens à donner au recrutement de Will Prosper comme candidat à la mairie de l'arrondissement de Montréal-Nord (Will Prosper candidat dans Montréal-Nord, La Presse, 11 août).  L'homme présenté comme travailleur communautaire et documentariste est surtout un militant blanchi sous le harnais et qui s'est plus récemment illustré en se faisant le défenseur montréalais de defund the police. Prise de position qui n'a pas échappé à sa concurrente, Christine Black, l'actuelle mairesse de Montréal-Nord; ainsi l'élue déclare : »Alors que la violence armée se multiplie à Montréal. l'administration Plante est celle du désarmement et du définancement de la police. M. Prosper en est le plus fervent militant», a répliqué Mme Black par communiqué. reproche à l'administration Plante mouvement dont il s'est empressé de prendre ses distances dans les interviews suivant l'annonce de sa candidature. Effectuant un virage à 180 degrés; Le candidat Prosper ne parle plus de définancement de la police, mais préfère plutôt parler: « D'investissements dans le réseau communautaire, les infrastructures sportives , le logement social, les espaces verts, la mobilité durable les artères commerciales Intellectuellement proche de Black lives matter, on voit mal ce que cet homme peut apporter à Montréal sinon que de nous prouver le progressisme profond de Valérie Plante.
 
Source: La Presse

 

Tuesday, May 11, 2021

Le ver dans le fruit

 

Le ver dans le fruit

Faut-il conclure à un réveil au Service de police de la ville de Montréal(SPVM)?
Les policiers de la ville de Montréal ont peut-être fini de ployer le genou devant ceux qui s'efforcent de les culbabiliser et de leur donner des leçons 
« Le commissaire à la lutte contre le racisme et la discrimination systémique à la ville de Montréal, Bochra Manaï, a nommé l'ancien policier de la GRC, Alain Babineau  au poste de conseiller au Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Cette nomination fait sourciller la Fraternité des policiers de Montréal, qui lui reproche son militantisme et ses propos critiques envers le policiers. 
 

 
 
Dans un message envoyé à ses membres mercredi, le président de la Fraternité , Yves Francoeur , reproche à Bochra Manaï d'avoir arrêté son choix sur M. Babineau . M.Francoeur souligne que M. Babineau est un «militant» et qu'il a travaillé pour le Centre de recherche -action sur les relations raciales (CRARR), «un organisme dont l'une des spécialités est d'accuser les policiers et policières de profilage racial dans les médias.» (L'embauche d'Alain Babineau dénoncée par la Fraternité des policiers de Montréal, Le Devoir, 6 mai).Réaction bienvenue en souhaitant qu'elle marque la fin des temps ou des militants sortis d'obscures officines anti racistes (Ligue des noirs du Québec, Montréal nord Républik, Hoodstock) prétendaient dire aux corps policiers du Québec comment faire leur travail. Espoir déçu, si la Fraternité a bien fait de dénoncer le militantisme anti raciste d'Alain Babineau, il faut malheureusement conclure que le poids politique de la Fraternité n'est pas suffisant pour réellement changer le cours de choses, Alain Babineau s'incrustera car: «M. Babineau, qui devient fonctionnaire de la Ville, devra travailler en accompagnement avec le SPVM. Il se penchera sur les dossiers de racisme et de discrimination, mais sur ceux de la diversité au sein des effectifs également.»(Bochra Mana défend l'embauche contestée d'Alain Babineau, Le Devoir, 7 mai). Avec l'administration Plante, force est de constater que; le ver est dans le fruit.

Wednesday, April 21, 2021

Une notion dépassée


Pour certains élus de Montréal, La notion de citoyens apparaît comme une notion sans valeur. En effet: « Des élus de Montréal veulent donner le droit de vote à des non-citoyens, «composée tant de conseillers venant du parti de la mairesse Valérie Plante que de celui de son opposant Denis Coderre, la Commission sur le développement social et la diversité montréalaise va même jusqu'à suggérer qu'un non citoyen puisse briguer un poste à l'hôtel de ville. «L'octroi du droit de vote et d'éligibilité pour les personnes résidentes permanentes marquerait un pas en avant vers l'atteinte d'une représentativité proportionnelle [de la diversité]», peut-on lire dans un rapport qui sera déposé cette semaine au Conseil municipal .Ce statut concerne à l'heure actuelle environ 170 000 personnes de la métropole, soit plus de 9% de la population»ce sont des gens qui payent des taxes «de toute façon», défend Me Guillaume Cliche-Rivard, avocat en droit de l'immigration, curieux avocat visiblement indifférent ,ou ignorant, à l'égard de la notion de citoyenneté. Ces payeurs de taxes ne peuvent que réjouir ceux qui voient en l'homme un être exclusivement économique; Payeur de taxes, mais aussi et surtout producteur et consommateur. Dans une ville que Valérie Plante souhaite visiblement de plus en plus woke, il est aussi évident que les Montréalais ne peuvent compter sur Denis Coderre et ses troupes pour retrouver le chemin de la raison. Si Coderre ne joue pas la carte woke, il joue pour sa part la carte «Inclusion et diversité» (se souvenir du pin blanc ajouté au drapeau de la ville de Montréal). En novembre prochain, les Montréalais auront le choix entre Bonnet blanc Plante et blanc bonnet Coderre.  
 

 
 
Poser la question de la citoyenneté en ce qui a trait au droit de vote des Montréalais, c'est poser la question de l'immigration. Pourquoi devant le nombre croissant d'immigrants exiger que ces derniers accèdent à la citoyenneté; parce que ce geste traduit la volonté de ces derniers d'intégrer le corps politique qui les accueille.Sans cette intégration; ces immigrants seront chez nous autant de citoyens du monde  Intégration sur laquelle nous sommes sans illusions, nous ne pouvons rien attendre de ces nouveaux venus débarqués au Canada, et à qui le Canada offre sa citoyenneté après  quelques mois de séjour au pays. Ce droit de vote aux non-citoyens apparaît cohérent avec le Canada post national de Justin Trudeau; les Plante, Coderre et Trudeau doivent rêver du jour ou Montréal et le Canada seront peuplés d'une majorité de citoyens du monde et de «payeurs de taxes» pour reprendre l'expression de Me Cliche-Rivard.  Comme ils doivent rêver d'un corps électoral qui reflète proportionnellement la diversité de la population canadienne ou montréalaise.

Tuesday, April 13, 2021

Montréal Minneapolis


Rien de plus amusant à observer que ceux et celles qui affirment s'identifier à la vie et au destin d'un collectivité et finissent par s'identifier à celui d'une autre collectivité, lointaine et surtout différente.
Valérie Plante et certains militants de Projet Montréal nous font le coup.
Il est vrai que l'une et les autres se veulent «éveillés».  Ce souci d'être «éveillés» se traduit en cette année électorale par une très curieuse proposition faite par le récent congrès de Projet Montréal; croyant peut-être briguer la mairie de Minneapolis, le parti de la mairesse: «[...] Projet Montréal «compte revoir la nécessité que tous les agents du corps policier portent une arme à feu. Une autre proposition adoptée touche au financement du SPVM, qui serait revu afin de favoriser d'autres types de service de proximité.»





« Ces propositions ont été adoptées lors de débats à huis-clos nécessaires selon certains membres afin de « créer un espace de discussion sécuritaire». Voilà Projet Montréal  qui plonge dans l'univers et la logique de Black lives Matters et son exigence-phare Defund The Police. Le conseiller de ville à Montréal-Nord Abdelhaq Sari (du parti Ensemble Montréal) a bien résumé la situation: »Nous avons affaire à un parti qui préfère suivre une idéologie très radicale plutôt que d'oeuvrer à la sécurité et à la quiétude des Montréalais» (Élections municipales:Projet Montréal prêt à désarmer une partie de la police, Journal de Montréal, 11 avril). Avec de telles propositions, Valérie Plante offre sur un plateau d'argent la mairie de Montréal à Denis Coderre. Moins de pistes cyclables, mais autant de diversité et d'intégration. 
Libre à Valérie Plante et aux militants de Projet Montréal de s'offrir un moment Minneapolis et de le faire bien à l'abri dans un «espace de discussion sécuritaire» (un safe space). Avec de tels propositions, Projet Montréal se rendra rapidement compte qu'une campagne électorale n'est pas un safe space. Tout à son moment Minneapolis, Projet Montréal a oublié de pousser son idée à sa conclusion logique; pourquoi dans la foulée ne pas supprimer le SPVM et le remplacer par un corps d'intervenants sociaux s'occupant des cas de violence conjugale, d'overdoses et d'itinérance. Jusqu'au jour ou un itinérant  en manque et violent agressera l'une des travailleuses sociales envoyées à son aide.

Tuesday, April 6, 2021

Laissez-nous Sophie et Pascale!


Le monde de la télévision montréalaise s'efforce d'offrir un visage diversitaire et de s'inspirer de l'air du temps. Ainsi: «[...]Le mois dernier, la journaliste de 36 ans est devenue la première chef d'antenne noire de CTV Montréal. [...] (Maya Johnson, première chef d'antenne noire à CTV Montréal, La Presse, 3 avril). Ce n'est pas une première pour CTV, cette chaîne ayant eu comme chef d'antenne, pendant plusieurs années, la Nippo Canadienne, Mutsumi Takahashi.
La télévision anglophone de Montréal est probablement le cadet des soucis des lecteurs de ce blogue et c'est sans véritable surprise qu'ils apprendront la nouvelle en songeant que la télévision anglophone n'est en cela que le reflet de son auditoire.
Ces lecteurs devraient cependant réfléchir au fait que Noovo télévision (l'ancien TQS, puis V) a il y a quelques jours jours relancé une salle des nouvelles et un bulletin de nouvelles de fin d'après-midi, confiant la barre de ce bulletin de nouvelles à la journaliste Noémi Mercier, animatrice de Dans les médias et Kebec à Télé-Québec, mais aussi chroniqueuse au mensuel L'Actualité.
 

 
 
Il n'est pas inutile de savoir qu'au vu de ces photos Mme Mercier apparaît comme racisée. ce qui n'enlève rien à son talent. Maya Johnson, Noémie Mercier prémisses d'une tendance voulant démontrer le visage diversitaire de Montréal. SophieThibault et Pascale Nadeau résisteront-elles à cette tendance?Combien de temps avant que Radio-Canada et TVA ne sacrifie à cette tendance diversitaire et n'offre Sophie Thibault et Pascale Nadeau en pâture sur l'autel de la diversité montréalaise. Parions que Radio-Canada, si politiquement correcte sera la chaîne qui cédera la première(n'est-ce pas à Radio-Canada que nous devons la première chef d'antenne à porter un hidjab en ondes, en la personne de Ginella Massa) d'autant plus que Radio-Canada toujours dans sa manche, une journaliste comme Azeb Wolde-Ghiorghis, d'origine éthiopienne. Si cela devait survenir, nous pourrions conclure à un Petit remplacement télévisuel reflet d'un remplacement plus important dans la population montréalaise.

Friday, April 2, 2021

Quelle maison pour Québec?

 


Sous l'égide du maire de Québec, Régis Labeaume: « La Ville de Québec veut se doter d'une «maison de la diversité» vouée à l'expression des communautés culturelles et autochtones, en plus d'augmenter leur présence au sein de son personnel et de son service de police. L'idée a émergé lors d'une série de rencontres menées avec les représentants des communautés autochtones, noires, maghrébines et latino-américaines de la capitale. «Ils veulent un lieu qui leur est dévolu pour qu'ils puissent s'exprimer culturellement, expliquer leur histoire et accueillir la population de Québec pour dialoguer» a indiqué le maire Régis Labeaume lors d'une annonce mercredi.»  (La Ville de Québec veut créer une «maison de la diversité», Le Devoir, 30 mars). Nous suggérons à Régis Labeaume de retourner à sa planche à dessins et nous lui proposons de nous revenir avec un projet de «maison de l'identité». Régis Labeaume envie-t-il sa consoeur de Montréal et la diversité qui caractérise la Métropole. Cherche-t-il à récolter quelques voix supplémentaires au sein des «communautés autochtone, noires, maghrébines latino-américaines» à moins qu'il n'entende racoler le vote des diversitaires de la ville de Québec. 
 

 
 
«Une maison qui permettrait aux communautés culturelles de la Ville de Québec de rencontrer, de la majorité française de la ville, de s'y informer de l'histoire de cette majorité, d'y apprendre son histoire et de dialoguer.» Cette «maison de l'identité» ne devrait pas être ouverte aux seules communautés culturelles de la Ville de Québec, elle aurait aussi vocation à accueillir des représentants des diverses francophonies nord américaines (Acadiens, Louisianais , Franco Ontariens , etc.) représentants illustrant l'histoire de la francophonie d'Amérique, les difficultés de ces communautés françaises d'Amérique, salutaires leçons d'histoire données dans le berceau même de la nation française d'Amérique et dans son dernier bastion, dialogue destiné à faire contrepoids aux sirènes du multiculturalisme. et aux Quislings comme Régis Labeaume. Ce n'est pas d'une dose supplémentaire de diversité dont la Ville de Québec a besoin, mais d'une dose massive d'identité.

Wednesday, March 31, 2021

Les charmes de la diversité

 



Il fallait s'y attendre, le choix de Kamala Harris comme colistière de Joe Bidden annoncait un parti-pris de ce dernier en faveur de la diversité. Américaine par son père et Indienne par sa mère, la vice présidente américaine est donc en elle-même une incarnation de la diversité.  Cela ne semble pas suffire à Joe Biden qui tient à s'entourer d'un cabinet aussi diversifié que possible son secrétaire la Défense est le général Lloyd Austin, un afro-américain pur jus. La secrétaire à l'Intérieur est Debra Haaland, autochtone, le secrétaire à la santé est Xavier Becerra, un latino américain, l'afro-américaine Marcia Fudge occupe maintenant le poste de secrétaire au logement (Housing and Urban Development), l'Agence de protection est désormais placé sous la responsabilité de l'afro américain Michael Regan, le secrétariat au transportent allé à Pete Buttigieg, blanc, mais homosexuel, La secrétaire au commerce extérieur est Katherine Kai, née en Chine continentale, mais qui a grandi à Taïwan, dans la terminologie américaine qui a cours actuellement, il faut parler d'elle comme d'une asian american.
 

 
 
Dans ce kaléidoscope de la diversité américaine, il ne faut pas oublier, les représentants de la minorité qui n'existe pas; ainsi, la secrétaire au Renseignement national Avril Haines, ancienne de l'administration Obama, a-t-elle été élevée dans la foi juive, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, ancienne elle de l'administration Clinton est-elle d'origine Juive polonaise, autre descendant de Moïse, le secrétaire à la justice, Merrick Garland.
Toute cette diversité ne suffit pas à satisfaire la sénatrice démocrate de l'Illinois, Tammy Duckworth , thaïlandaise par sa mère et américaine par son père, qui a déclaré qu'elle refuserait de voter pour les propositions de la Maison Blanche à d'autres postes de secrétaire, si ces postes n'était pas offert à des candidats issus de la diversité, nommément à des Asian American ou Pacific islanders (AAPI). Elle affirme être disposé à voter pour des candidats blancs pourvu que ceux-ci soit homosexuels, lesbiennes ou LBGTQ,  On peut ici penser à Rachel Levine, assistante-secrétaire à a Santé (Health and Human Services). Nous laissons Joe Biden à son panier de crabes, peut-être commence-t-il à réaliser qu'il ne gagnera jamais à tenter de satisfaire tout le monde et toutes les minorités raciales et ethno-culturelles des Etats-Unis .  Nous lui rappelons cette forte pensée québécoise ; Fais du bien à un cochon... Joe Biden ne connaît probablement pas Voltaire, nous lui laissons une seule réflexion de ce dernier: «tout ce qui est excessif, est insignifiant».

Tuesday, January 19, 2021

Ils en sont là


Il fallait bien que quelqu'un y passe. Avec le gouvernement Legault et son Comité d'action contre le racisme voulant s'attaquer au corps policiers du Québec et au profilage racial, il était assez aisé de comprendre qu'un effort était non seulement attendu des corps policiers du Québec, attendu, mais surtout ardemment souhaité.  Le message semble avoir été entendu à Québec: «Le service de police de la ville de Québec (SPQV) devra se trouver un nouveau chef dans les prochains mois, puisque son directeur a annoncé lundi son intention de partir à la retraite.» (La police de Québec se cherche un chef, La Presse, 18 janvier).  le chef démissionnaire, Roger Pigeon et le maire de Québec, Régis Labeaume se sont assurés de bien balisé le travail que devra accomplir le  successeur de Roger Pigeon. Ainsi: «Le maire n'a pas caché que le SPVQ doit mieux représenter la diversité culturelle, dans une ville de plus en plus métissée. Le SPVQ n'a aucun policier noir et compte une vingtaine de policiers issus des communautés culturelles ou autochtones.» Régis Labeaume est plus explicite quelques lignes plus bas, lorsqu'il déclare:» On a besoin au SPVQ de Noirs, de musulmans, d'autochtones. On doit diversifier ce service de police » résume le maire.» « Quand je dis que le nouveau chef devra être empathique, ça veut aussi dire qu'il devra comprendre à quoi ressemblera la population de Québec dans dix ans, par exemple» a avancé le maire ».  Régis Labeaume se veut visionnaire, il ne lui suffit pas que le SPVQ représente la population de Québec, il faut que de plus ce service anticipe la composition de cette population.  Pas un mot sur l'efficacité de cette police «représentative».
 

 

Saturday, January 16, 2021

tout sauf une erreur

 Le gouvernement Legault qualifie d'»erreur» la nomination de Bochra Manaï au titre de commissaire à la lutte contre le racisme de la ville de Montréal (voir ce blogue, D'une pierre deux coups, 14 janvier) . Toujours insensible à la dimension métapolitique de l'activité politique préfère se réfugier dans l'euphémisme en qualifiant d' »erreur » la décision de la mairesse de Montréal.  François Legault se satisfait de voir dans l'initiative de Valérie Plante une «erreur». La nomination de Bochra Manaï est tout sauf une «erreur». C'est un geste idéologique dans le droit fil de la pensée de Valérie Plante. Il ne faut pas s'y tromper. Valérie Plante savait très bien ce qu'elle faisait c'est probablement intentionnellement qu'elle l'a fait.

 


 

Ce geste est directement inspiré par l'idéologie diversitaire à laquelle adhère Valérie Plante. une seule chose est sûre, il y aura d'autres «erreurs» de ce type avant la fin de son mandat à la mairie de Montréal.

Sunday, December 27, 2020

Tout le monde ensemble???



Grâce au gouvernement du Québec, nous aurons droit, le 28 décembre, à un évènement festif à grand déploiement, spectacle qui sera diffusé simultanément sur les quatre grands réseaux de télévision du Québec, à savoir; Radio-Canada, TVA, Noovo et Télé-Québec. Les invités à cet évènement sont connus, se réuniront pour l'occasion; Vincent Vallières, Émile Bilodeau, Mes aïeux, Les Trois accords, Ludovick Bourgeois, Mélissa Bédard, Guylaine Tremblay, Florent Vollant, Samian, Phil Roy, MathieuDufour, 2frères, Martine St-Clair, Ariane Moffat, Damien Robitaille, Boom Desjardins, Les Denis Drolet, Debbie Lynch et Benoit McGinnis. J'entend déjà les récriminations devant cet un aréopage si blanc. Peu de diversité, la tâche de représenter la diversité reposant sur les épaules de Mélissa Bédard, de Florent Vollant et Samian. Il manque Sarhamée pour faire bonne mesure et concrétiser un représentation véritablement inclusive du Québec d'aujourd'hui. (voir ce blogue.). Il n'est peut-être pas trop tard pour .rattraper le coup; le spectacle doit être diffusé en direct, il est donc toujours possible qu'un(e) invité(e) fasse son apparition et corrige cette impression que nous pourrions avoir l'occasion de regarder  un spectacle trop «blanc».
 

 
 
Afin que nous soyons vraiment, tous ensemble. Encore qu'à bien y penser cette distribution «blanche», n'est pas pour déplaire, si pour une fois nous avions un spectacle non pas «Tout le monde ensemble», mais un spectacle «Ensemble, Entre nous».

Sunday, December 20, 2020

Une idée qui devrait voyager

 


Visiblement soucieux de diversité et d'inclusion, le gouvernement français prend les grands moyens pour assurer la visibilité de cette diversité, en effet:»Depuis octobre, un comité scientifique met au point un recueille personnalités exemplaires issues des quartiers ou de l'immigration afin d'utiliser leurs noms pour baptiser des rues, des écoles ou des parcs partout en France. [...]Emmanuel Macron veut mettre en avant les différents visages de la République. Dans son interview à Brut le 4 décembre , le président de la République s'est dit favorable à ce que «300 à 500 noms» de personnalités «issues des quartiers de l'immigration» soient identifiées afin de pouvoir les identifier pour renommer «des rues et des statues .«Il y a toute une part de notre histoire collective qui n'est pas représentée» a justifié Macron. «Toute une partie de la jeunesse qui est noire (...) maghrébine, ils ont leurs héros , on ne les a pas reconnus, on ne leur a pas donner une place.»[...] Le recueil de noms voulu par l'exécutif prendra la forme d'un catalogue, constitué de 400 à 500 fiches biographiques concernant des personnalités  «qui ont contribué à notre histoire mais n'ont pas encore trouvé leur place dans notre mémoire collective», a expliqué au Figaro le mercredi 16 décembre. un conseiller de Nadia Hai, la ministre déléguée à la Ville en charge du projet. Chaque fiche sera rédigée par un historien et agrémentée de photos, de musiques et de lien vers des articles de presse pour permettre de mieux découvrir la personne. [...] Seule obligation pour figurer sur cette liste:avoir fait «le choix de la France», nous précise Nadia Hai. «On veut montrer que la République ne s'arrête pas qu'à de Gaulle ou Jean Moulin, il y a aussi des étrangers qui se sont battus pour la République, qui incarnent ces valeurs et qui méritent d'être honorés.» Exemple de personnalités qui pourraient figurer dans la première version du recueil: Hammou Moussik, un soldat marocain ayant participé à la Libération de la Corse en 1943, Raphaël Élizé, le premier maire noir de France mort en déportation pour des faits de résistance en 1945, mais encore Lino Ventura, acteur italien devenu un monument du cinéma français.» (Comment le gouvernement veut diversifier les noms des rues, Le Figaro, 16 décembre). Le soi-disant comité scientifique travaille plutôt comme un comité idéologique devant assurer la promotion de la République et de ses valeurs; devrait ainsi être écarté un Philippe Pétain sauvant non seulement la République, mais aussi la France (mais qu'est-ce que la France?) à la bataille de Verdun en 1916. Pas d'hommages au mauvais sujets. La République veuille.
 

 
 
 L'idée devrait bien voyager et s'acclimater sans mal en terre québécoise, en terre montréalaise surtout, Valérie Plante, pour une, déjà pris les devants en rebaptisant la rue Amherst en rue Atateken, car chez nous, il faudra compter avec des figures autochtones.  Pour la «zone», la ville de Montréal pourrait rendre hommage à Freddy Villanueva et renommant le parc de Montréal-nord ou son frère a trouvé la mort, avec en prime un hommage un hommage à l'immigration latino à Montréal.

Saturday, December 12, 2020

Parité et diversité au programme

 


Les Québécois contraints à des festivités Zoom pour Noël et le Jour de l'An pourront tenter de se consoler devant leur écran de télévision, le 28décembre, avec Tout le monde ensemble, une émission à grand déploiement présentée simultanément par tous les grands diffuseurs québécois. «L'identité des animateurs est désormais connue. Il s'agira de Véronique Cloutier, Jean-Philippe Dion, Marie-Lyne Joncas et Pierre-Yves Lord. Ces derniers agiront à titre de maîtres de cérémonie du spectacle qui rassemblera plusieurs artistes dont les noms seront dévoilés dans les prochains jours.» (Les animateurs de Tout le monde ensemble dévoilés, La Presse, 9 décembre), Quoi de mieux que de se payer collectivement une ode à la parité et à la diversité; Deux femmes et deux hommes à la coanimation pour la parité, Un Noir (Pierre-Yves-Lord) et un homosexuel (Jean-Philippe Dion).Pour la diversité, ne manque qu'un coanimateur, coanimatrice trans genre pour faire le tour du jardin. Pour les artistes dont les noms doivent être dévoilés, je suis près à prendre des paris; devraient incarner la diversité, les chanteuses Mélissa Bédard et Sahramé. Séparés de nos familles et de nos proches, nous pourrons nous «amuser» ensemble par la magie des ondes en attendant Les émissions « humoristiques" de fin d'année; Ce «cadeau»ne nous tombe pas du ciel: «Le gouvernement de François Legault est à l'initiative de cette soirée spéciale afin que les Québécois puissent depuis chez eux «garder le moral et [...] fêter de façon sécuritaire».» («Tout le monde ensemble» à la télé pour des Fêtes unies, Métro, 9 décembre). Une initiative bien dans l'esprit du temps.
 

 

Wednesday, December 2, 2020

Allons y voir

 


Mathieu Bock-Côté nous offre une chronique qui donne à réfléchir.
« J'ai lu mardi sur le Huffington Post un texte qui depuis me hante. Plutôt médiocre, il était révélateur d'un discours de plus en plus répandu chez ceux qui veulent obtenir le statut de victime professionnelle issue de la diversité et qui n'en finissent plus d'accuser le Québec de racisme systémique. Ce texte représentait bien l'idéologie dominante. L'auteure de ce texte, née en Chine, mais élevée dans la banlieue montréalaise, habite Villeray. Je la cite: «Bien que j'aime mon quartier, ce n'est pas le plus diversifié culturellement. Rien à voir avec le centre-ville ou encore Parc-Extension, ou les langues et les cultures se mélangent.» Traduisons : elle aimerait mieux vivre dans un environnement ou les Québécois francophones sont moins présents. ils y a trop de Québécois autour d'elle. C'est là que ça se corse. Elle ajoutait dans son article aimer retourner dans son continent d'origine, ou elle vivait depuis trois ans . goûter les charmes de l'homogénéité ethnique. Citons-la:» je suis bien en Asie . Ce sera toujours une de mes maisons. Les gens me ressemblent et ça fait du bien». (Il y a trop de Québécois au Québec, Journal de Montréal, 28 novembre). Passons sur le racisme assez évident de cette Sino-montréalaise. Plus intéressante est sa vision idyllique de Parc-Extension et de son « mélange de langues et de culture». Allons y voir; Pour le mélange de langues, Parions que la lingua franca de Parc-Extension n'est pas le français, mais un Basic english de quelques dizaines de mots. pour ce qui est du mélange des cultures, nous ne doutons pas que les Montréalais d'origine Hindoue et Pakistanaise de Parc-Extension cohabitent harmonieusement et que ceux d'origine hindoue et chinoise fassent de même. Un journaliste ira-t-il creuser cette question au risque d'égratigner l'image quasi paradisiaque de ce quartier emblématique de la diversité montréalaise. Parions qu'il ne se trouvera pas de journalistes pour « aller y voir ».
 

 

Friday, November 13, 2020

Se souvenir

 



Le jour du souvenir est l'occasion de revenir sur les événements majeurs du dernier siècle.  Il est habituellement consacré à se souvenir des sacrifices des Anciens combattants. Avec les Anciens combattants survivants, les Canadiens sont invités à se souvenir de Dieppe, de la Bataille de l'Atlantique, de la campagne d'Italie, du débarquement de Normandie et de la libération de la Belgique et de la Hollande. Le Jour du Souvenir prend fin aux accents d' une dernière sonnerie aux morts. La réflexion ne va pas plus loin, ne doit pas aller plus loin, si tous s'entendent pour saluer respectueusement le courage des Anciens, leur dévouement à la cause de la liberté et déplorer l'absence de ceux tombés au champ d'honneur. Personne ne songe à s'arrêter pour réfléchir aux fruits de notre victoire. Certes les militaire canadiens ont continué à la chute de l'Allemagne nazie et de l'Italie mussolinienne, mais est-il possible de croire et de dire que les fruits de cette victoire sont en définitive plus amers que nous ne voulons le reconnaître. Le portrait de l'Europe de 1948-1950 n'avait rien de réjouissant et ce n'est pas vouloir insulter le souvenir des Anciens combattants que de penser et d'écrire qu'ils furent les dupes de jeux politiques se déroulant bien au-dessus de leurs têtes. À L'Europe sous la botte nazie a en effet succédé une Europe sous la botte soviétique. Allemands de l'Est, Polonais, Hongrois et Tchèques y ont-ils gagné au change. Il ne s'agit pas de rendre les Anciens combattants responsables de cet état de fait, mais de comprendre que leur volonté sincère de vaincre les Jerries a largement servi les intérêts de l'Oncle Joe. Il faudra qu'un jour l'histoire, à défaut de la justice, convoque les Roosevelt, Churchill et McKenzie King  pour rendre des compte de leurs crimes, celui d'avoir livré des millions d'Européens de l'Est au joug soviétique et probablement d'avoir consolidé le régime stalinien grâce à sa victoire militaire sur l'Allemagne. Il faut faire le procès des politiques de l'époque pour être en mesure de saluer sans arrières pensées le souvenir des Anciens combattants. Ces derniers se sont battus pour préserver la liberté de leurs pays. Ce ne sont pas eux qui ont joué les Machiavels au petit pied en croyant être plus roués que Joseph Staline. 





C'est un ami, qui me faisait fort justement remarquer que parmi les Anciens combattants assistant aux cérémonies commémorant le 11 novembre, il y a bien peu d'Anciens combattants  issus de la diversité, ce qui me rappelle que l'armée américaine de l'époque était une armée vivant encore sous le régime de la ségrégation la plus stricte. Ségrégation qui ne prendra théoriquement fin qu'en 1948.

Saturday, October 24, 2020

Rire

 


Le soir du 31 décembre, aurons-nous le choix de rire? La question se pose car le ByeBye 2020 sera un Bye Bye à la mode du jour «L'Équipe du Bye Bye s'attelle depuis le mot d'août à concocter une cuvée 2020 qui promet d'être riche en actualités. Et pour la première fois dans l'histoire de la revue humoristique de fin d'année, l'équipe d'auteurs sera à la fois sous le signe de la parité, avec quatre autrices à bord, mais aussi de la diversité, grâce à un groupe d'auteurs et de comédiens noirs. (Diversité et parité pour le Bye Bye 2020, La Presse, 22 octobre). Frédéric Pierre a déjà participé trois fois à titre de comédien au Bye Bye, notamment en 2017 pour parodier l'ex-gouverneur générale Michaëlle Jean. «C'est la première fois que je collabore à l'aspect créatif. Je suis bien heureux , j'y vois une coche de plus. Il n'y a pas juste l'envie de traiter de diversité cette année: il y a aussi le souci des gens de la diversité traiter de la diversité», observe le comédien qui a fait appel à Bruno Ly, Eddy King, Garihanna Jean-louis, Preach, Dolino et Richardson Zéphir pour relever le défi.» il y a lieu de s'interroger sur cette logique voulant que les gens de la diversité traite de la diversité », comment concilier cette chasse-gardée et le «vivre ensemble». «Ce choix d'humoristes illustre l'une des difficultés auxquelles les sociétés (ici, Radio-Canada) et les producteurs qui font le choix de la diversité sont confrontées, quelle diversité choisir; Sans surprise, Frédéric Pierre a choisi la diversité afro-descendante. Au-delà de ce choix, quelle sera la suite, un Bye Bye comportant uniquement des scripteurs et des comédiens afro-descendants, un Bye Bye en créole; à moins que nous n'ayons droit à un Bye Bye axé sur la diversité asiatique ou latino.
 
 
 
 Si nous ne devions pas rire et que le lendemain la critique et l'opinion populaire aient la dent dure pour le Bye Bye; comme cela est habituellement le lot de l'émission (voir ce blogue, Bye Bye BYE BYE, 5 janvier 2020), serons-nous une fois de plus taxés de racisme. Il faut se souvenir ici de l'échec du Bye Bye 2008, confié à Louis Morissette et Jean-François Mercier , Radio-Canada et les auteurs avaient été dans l'obligation de présenter leurs plus plates excuses à la population , notamment pour une parodie d'entrevue entre Denis Lévesque et Barack Obama. Le Bye Bye 2020 navigue-t-il vers les mêmes écueils.

Wednesday, August 21, 2019

Cela ne peut être du racisme...


Combien doit-il y avoir de candidats Noirs aux prochaines élections fédérales.  Plus, selon Velma Morgan de Opération Black Vote, un organisme à but bon lucratif non partisan qui souhaite que davantage de Noirs soient élus à tous les ordres de gouvernement. L'argumentaire de Madame Morgan est surprenant et  soulève des questions. Elle affirme par exemple: »Six députés appartenant à un parti politique et une indépendante ne sont pas suffisants pour représenter notre voix de de manière adéquate, soutient Mme Morgan.» Mme Morgan voudra bien nous expliquer de quelle voix il s'agit . Difficile de ne pas conclure qu'il s'agit de la voix des Noirs au Canada. Morgan Morgan rêve probablement au jour ou nous aurons une politique de quota d'élus communautaires au Canada (Élections : il faut plus de candidats noirs, dit une militante, La Presse, 18 août ). 
 
 
 
Ainsi, dans le Canada multiculturaliste, un député ne devrait plus représenter ses commettants, mais sa race. Souhaitons que vienne vite le jour ou les dirigeants politiques canadiens, fédéraux comme provinciaux cesseront d »essayer de nous convaincre que le multiculturalisme est la quintessence de la vie collective alors qu'on fait le multiculturalisme est la matérialisation de la vie en silo, chacun dans sa communauté dans son quartiers ethnique, etc.. Nous ne vivons pas ensemble, tel que le souhaiterais le multiculturalisme, mais côte à côte.  Nous épargnerons à nos lecteurs la  description des réactions indignées qui seraient suscitées par une Operation White Vote.

Monday, July 1, 2019

Dominique Anglade fait son nid


L'annonce de la candidature de Dominique Anglade a la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) (Anglade se lance officiellement dans la course à la direction du PLQ, Le Devoir, 27 juin) ouvre officiellement la course à la direction du PLQ, officiellement car il n'y a guère de doutes que l'on s'agite en coulisses depuis le soir du 1er octobre dernier.  La défaite décisive du PLQ a probablement convaincu Sébastien Proulx et André Fortin de ne pas relever le défi de rebâtir un PLQ exsangue et de lui refaire une beauté parmi l'électorat francophone. Vivante incarnation de cette diversité qui caractérise le PLQ, Dominique Anglade n'en a pas moins tenu à s'assurer que sa candidature représente bien l'actuelle clientèle du PLQ. Ainsi, elle a déjà obtenu l'appui des députés Hélène David (Outremont), Kathleen Weil (Notre-Dame de Grâce), Monique Sauvé (Fabre), David Birnbaum(D'Arcy McGee), Carlos Leitao (Robert-Baldwin), Saul Polo (Laval-des-Rapides) et Frantz Benjamin (Viau). Entourée d'un tel aréopage de diversifiés et de multiculturalistes, elle offre toutes les garanties aux yeux de la clientèle libérale. Avec une telle garde rapprochée les risques d'un « virage national identitaire » chez cette ancienne caquiste sont singulièrement diminués et les risques de renouvellement de la clause dérogatoire dans cinq ans bien improbables si le PLQ devait reprendre le pouvoir. C'est aussi une habile manoeuvre qui prive d'autres candidats du recours à la carte « diversité et inclusion». Les autres noms qui ont circulé sont ceux de Mharwa Rizky (Saint-Laurent) (le problème ne se pose pas pour elle, comme Dominique Anglade, elle incarne la diversité, et Marie Montpetit (Sauvé- Maurice-Richard), Gaétan Barrette pour sa part est toujours en réflexion. Dominique Anglade ne néglige pas pour autant l'électorat francophone, elle utilise pour en traiter d'un terme dans lequel il est difficile de ne pas voir un peu de ce mépris montréalais à l'égard du Québec non-montréalais qui croît actuellement au Québec, elle parle en effet du « Québec des régions », comme si ce « Québec des régions » était une terre étrangère et que le seul Québec authentique se limitait à l'Île de Montréal. On pourrait soupçonner Mme Anglade de croire qu'en dehors de Montréal,  le Québec était peuplé de péquenots, de ploucs, de bouseuxet de consanguins. Elle semble considère comme une corvée cette reconquête du « Québec des régions ». Pour un peu on croirait entendre Hillary Clinton dénoncer le basket of deplorables disposés à voter Trump lors de la campagne électorale américaine de 2016.
 


 

Cette attitude de Madame Anglade est peut être une bonne nouvelle, elle permet de rêver à la réélection François Legault et de la Coalition avenir Québec en cantonnant le Plq a ses clientèles anglophone et allochtone.

Sunday, May 26, 2019

Tenir hors de la portée des enfants


Difficile de ne pas penser à cette mise en garde en observant les développements de l'émission de télévision Passe-Partout (Télé-Québec).  Nous avons déjà parlé de cette nouvelle mouture de la célèbre émission de télévision, (voir « Mieux vaut commencer tôt, il n'y a pas de temps à perdre », 11 mai), poursuivant sur sa lancée, après le outing de Madame Coucou, l'émission poursuivra sur sa lancée en montrant des familles homoparentales. Selon Simon Boulerice l'un des auteurs des nouvelles émissions présente ainsi sa vision des choses: »C'était important pour moi de parler de parler de familleshomoparentales. J'en vois beaucoup (Simon Boulerice est ouvertement homosexuel précise l'article) et je trouve important de normaliser les choses, le plus possible. C'est important d'avoir accès à la diversité culturelle , sexuelle et corporelle. Dans le futur, j'aimerais vraiment ça qu'on montre la diversité corporelle dans l'émission. C'est mon souhait » (Passe-Partout et la diversité, Journal de Montréal, 24 mai). Tout à sa volonté de « normaliser les choses »,  et de parler de diversité, pourquoi tergiverser et ne pas passer immédiatement aux familles transparentales. Simon Boulerice n'a pas peut-être pas réalisé que les enfants ont des yeux et des oreilles qu'ils peuvent découvrir d'eux-mêmes les diversités culturelles et  corporelle.  Avec la franchise spontanée et quelquefois cruelle qui les caractérisent, ils sont capables de souligner sa « diversité corporelle »à une éducatrice ou à une enseignante ou sa « diversité culturelle » à un jeune compagnon de jeu. Mais là d'ailleurs n'est pas l'objectif « pédagogique » de Passe-Partout, c'est la diversité sexuelle qu'il faut mettre en valeur dans la représentation du Québec d'aujourd'hui qu'est devenu Passe-Partout. Nous n'avons décidément pas les Boîte à surprise de notre jeunesse. Une émission à mettre hors de la portée des enfants.
 
 

Tuesday, March 12, 2019

Le chien dans le jeu de quilles


Son élection a d'abord de quoi surprendre dans l'Amérique de Donald Trump. Ilhan Omar est un véritable Ovni sur la scène politique américaine, l'élue démocrate du Minnesota est en effet l'une des deux femmes musulmanes à avoir été élu à la Chambre des représentants aux récentes élections de mi-mandat, l'autre étant Rashida Tlaib, démocrate du Michigan. L'élection de ces deux femmes démontrent l'évolution démographique de certains États américains. Ilhan Omar affirme sa différence en siégeant foulard islamique sur la tête. Son entrée en fonction a fait l'objet de débats. Quelle est la valeur de son serment de représentante sur la Constitution, quelle sera sa loyauté à cette Constitution, ses opposants les plus convaincus allant jusqu'à rappeler l'autorisation faite par la taqqiya  aux musulmans de prêter de faux serments à des Infidèles pour faire avancer la cause de l'Islam. La jeune élue n'a pas tardé à se faire remarquer.



Quelques semaines après son entrée en fonction, elle a, a deux occasions créées des polémiques qui ont secoué la classe politique américaine. Première salve, elle a affirmé que le puissant American Israel Political Action Comitee (AIPAC) finançait les responsables politiques américains pour être pro-Israël, pour Eliot Engel, président démocrate de la puissante commission des affaires étrangères de la chambre des représentants, cette déclaration s'inspire «d'une réthorique antisémite sur l'»argent juif» », deuxième salve, Ilhan Omar a affirmé que les militants pro-Israël « prônent l'allégeance à un pays étranger». Cette fois, l'élue démocrate a été accusé faire appel à la vieille réthorique de la « double loyauté » des Juifs et de leur absence de loyauté à l'égard de leurs pays d'accueil. Les propos d'Ilhan Omar rappellent curieusement les propos tenus il y a plusieurs années par le paléoconservateur Pat Buchanan polémiquant alors avec les néoconservateurs et qui affirmait que « le Congrès des États-Unis est un territoire occupé par Israël». Il faut ajouter que Ilhan Omar et Rashida Tlaib supportent le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) appelant entre autres à l'évacuations territoires palestiniens occupés par Israël.

Les déclarations d'Ilhan Omar ont causée une certaine commotion au sein du parti démocrate.  Nancy Pelosi, Le leader du parti à la Chambre des Représentants a fait adopter une résolution condamnant la «haine» , résolution jugée insuffisante par les républicains car elle ne condamne pas nommément Ilhan Omar et qu'elle ne prévoit aucune sanction à l'égard de cette dernière.  
Il aurait été étonnant que Donald Trump ne prenne pas position dans cette polémique. il n'a pas tardé à accuser le parti démocrate d'être devenu « anti-juifs»("Donald Trump accuse le parti démocrate d'être devenus «anti-juifs», Le Journal de Montréal, 8 mars), Ajoutant que les déclarations de Ilhan Omar sont une «honte ».  Difficile de savoir qui parle? Est-ce le président qui parle, le candidat à la réélection à l'élection présidentielles de 2020 ou l'homme? Le président américain le plus pro-Israël depuis la création d'Israël, a à son crédit: la promesse de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, le retrait de l'Accord nucléaire iranien, le retrait américain du conseil des droits de l'homme l'ONU au motif du parti-pris anti-israélien de ce dernier, le blocage des fonds destinés à l'Autorité palestinienne jusqu'à ce que cette dernière accepte de reprendre les négociations avec Israël. Le candidat à la réélection à l'élection présidentielle de 2020. Le candidat n'ignore pas l'importance du vote juif dans des swing states comme l'État de New-York ou la Floride avec ses retraités juifs, à moins que se ne soit l'homme, dont la fille Ivanka s'est convertie au judaïsme et dont le gendre , Jared Kushner est présenté par la presse américaine comme un juif orthodoxe. Pour reprendre les propos de Pat Buchanan, il faut considérer que Donald Trump est à lui seul un territoire occupé par Israël. En accusant les démocrates d'être « anti-juifs» Donald Trump joue probablement sciemment sur l'ambiguïté entre antisionisme et antisémitisme. Les déclarations d'Ilhan Omar relève du premier. Dans sa volonté de dénoncer l'influence d'israël et du lobby pro-israélien aux États-Unis, Ilhan Omar en dépit de son foulard islamique se montre peut-être plus patriote américaine qu'un matamore comme Donald Trump.