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Wednesday, February 15, 2023

Les amitiés particulières

 


L’élection partielle qui se déroule actuellement dans la circonscription montréalaise de Saint-Henri-Sainte- Anne nous vaut une curieuse déclaration de la part du chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay. Dans un tweet, Marc Tanguay déclare: «Gabriel Nadeau-Dubois doit arrêter de se défiler. Il doit dire pourquoi il ne défend pas les droits et libertés de toutes les Québécoises de tous les Québécois. pourquoi a-t-il abandonné les beaux grands principes de #QS?»(Marc Tanguay accuse Québec solidaire de ne pas défendre «tous les citoyens», La Presse, 11 janvier). Déclaration surprenante de la part d’un homme qui serait probablement incapable de reconnaître un principe s’il en rencontrait un. À quoi faut-il attribuer cette montée de lait de Marc Tanguay? Tanguay se moque des principes comme de sa première couche: «Sur Twitter, le chef libéral a poursuivi:«Québec solidaire est un parti indépendantiste qui ne défend pas les droits de tous les citoyens. Gabriel Nadeau-Dubois a appuyé la CAQ qui a attaqué nos droits et libertés avec la loi 96.» 
 

 
 
Marc Tanguay, en bon libéral, n’a rien à faire des principes, ce qu’il défend, c’est son fonds de commerce. Pour Québec solidaire, la réplique est venue du député solidaire Vincent Marissal: «Je vous rappelle que les libéraux , sur le projet de loi 96, ont changé d’idée à peu près trois fois, a-t-il souligné.Je pense que ça démontre assez bien la panique des libéraux qui savent qu’ils risquent fort de perdre [la circonscription de] Saint-Henri-Sainte-Anne. S’ils sont en panique après six jours [de campagne],imaginez ce que ça va donner dans deux ou trois semaines de campagne?».  Vincent Marissal est mieux élevé que moi, je me serais probablement contenté d’envoyer promener Marc Tanguay en lui rappelant qu’il appartenait apparemment sans états d’âme à une formation politique ne défendant pas les droits de la majorité linguistique francophone. Pour ma part, je ne peut que souhaiter à M.Tanguay d’«aller jouer dans le trafic». Avant d’aller s’y perdre, Marc Tanguay pourrait nous expliquer cette étrange sollicitude qu’il éprouve soudainement pour les «beaux grands principes de #QS». À moins que les «beaux grands principes» muticulturalistes de Québec solidaire ne soient aussi ceux du PLQ?
 

 

Saturday, August 14, 2021

Montréal direction diversité

 


La campagne pour la mairie de Montréal est bel et bien engagée. Le recrutement de candidats et de çandidates bat son plein. À ce chapitre, Projet Montréal de Valérie Plante, est déjà en bonne voie afin de présenter une équipe. Cette équipe sensée représenter la diversité de Montréal (L'équipe de Valérie Plante s'agrandit, La Presse, 9 août ) comprendra ainsi au moins huit femmes issues de la diversité; la seule énumération des noms de ces femmes suffit à faire réaliser que Valérie Plante a de Montréal, une image aux antipodes de la notre; parmi les recrues de Projet Montréal, il faut désormais compter Gracia Kasoki Katahwa, Tan Shan Li, Alia Hassan-Coursol, Martine Musau Muele, Bricka Alneus. Ces recrues représentent certainement aux yeux de Valérie Plante, le visage du Montréal de 2021. Une Valérie Plante qui ne s'est jamais distinguée par sa ferveur nationale. L'importance du recrutement de candidates issues de la diversité semble plutôt indiquer que pour Valérie Plante comme pour les fédéralistes à la Trudeau(père et fils), les Québécois de souche ne constituent plus qu'un groupe parmi d'autres, et pas le plus important. Ceux qui seraient tentés de voir dans le recrutement ces candidates issues de la diversité la manifestation d'une simple intérêt électoral pour la diversité et l'inclusion devrait s'interroger sur le sens à donner au recrutement de Will Prosper comme candidat à la mairie de l'arrondissement de Montréal-Nord (Will Prosper candidat dans Montréal-Nord, La Presse, 11 août).  L'homme présenté comme travailleur communautaire et documentariste est surtout un militant blanchi sous le harnais et qui s'est plus récemment illustré en se faisant le défenseur montréalais de defund the police. Prise de position qui n'a pas échappé à sa concurrente, Christine Black, l'actuelle mairesse de Montréal-Nord; ainsi l'élue déclare : »Alors que la violence armée se multiplie à Montréal. l'administration Plante est celle du désarmement et du définancement de la police. M. Prosper en est le plus fervent militant», a répliqué Mme Black par communiqué. reproche à l'administration Plante mouvement dont il s'est empressé de prendre ses distances dans les interviews suivant l'annonce de sa candidature. Effectuant un virage à 180 degrés; Le candidat Prosper ne parle plus de définancement de la police, mais préfère plutôt parler: « D'investissements dans le réseau communautaire, les infrastructures sportives , le logement social, les espaces verts, la mobilité durable les artères commerciales Intellectuellement proche de Black lives matter, on voit mal ce que cet homme peut apporter à Montréal sinon que de nous prouver le progressisme profond de Valérie Plante.
 
Source: La Presse

 

Saturday, May 15, 2021

Ali Nestor K.O.

 

La campagne électorale pour la mairie de Montréal est ouverte et bien ouverte. La course aux candidats  bat son plein non sans donner lieu à des couacs intéressants; ainsi en est-il du recrutement d'Ali Nestor par l'équipe Coderre; équipe Coderre qui dans sa précipitation à recruter un candidat racisé, n'avait  visiblement pas jugé bon de faire le plus élémentaire travail d'enquêtes sur les antécédents d'Ali Nestor. Il s'avère que ce dernier fait face à des allégations de voies de fait et d'agression sexuelle par son ex-conjointe, (Graves allégations: Denis Coderre exclut Ali Nestor de son parti, Journal de Montréal, 14 mai) voilà qui aurait fait une belle jambe au conseiller spécial en matière de sécurité publique, de jeunesse et de diversité, le poste que Denis Coderre comptait semblait-il offrir à Ali Nestor. L'équipe Coderre a ainsi recruté la photographe de réputation internationale,  Heidi Hollinger. «Mme Holliger tentera de devenir conseillère municipale dans le Sud-Ouest , alors que M. Nestor devient conseiller spécial.»(Heidi Hollinger et Ali Nestor avec Denis Coderre, La Presse, 14 mai) Conseiller spécial, mais encore? Le Journal de Montréal est plus explicite: «Ali Nestor a annoncé vendredi qu'il rejoindrait l'équipe de Denis Coderre en tant que conseiller publique (sic) en matière de sécurité publique, jeunesse et diversité.» ( Ali Nestor  rejoint Coderre, Journal de Montréal, 14 mai). «C'est pour moi une source de grande fierté» a dit M. Coderre. «Il y en a qui étudient la diversité, nous sommes la diversité.» (La Presse), parlant de diversité: «Denis Coderre a présenté vendredi trois nouvelles candidatures. Outre Heidi Hollinger, la cofondatrice et directrice de l'Université dans la nature , Emilia Temko, briguera le poste de conseillère dans le district Maisonneuve-Longue-Pointe.
 

 
 
 Pour sa part. Alba Stella Zuniga Ramos tentera de se faire élire au poste de conseillère de ville du district Louis-Riel.» (La photographe Heidi Hollinger sera candidate pour le parti de Denis Coderre, Le Devoir, 14 mai). Libre à Denis Coderre de vouloir nommer son entraîneur personnel à titre de conseiller spécial (présenté par ailleurs par Denis Coderre comme un «frère» et un «coach de vie», l'empereur romain Caligula voulait bien faire nommer son cheval, consul. Nul doute qu'Ali Nestor soit aussi qualifié pour occuper les fonctions de conseiller spécial que le cheval de Caligula pour occuper celle de consul. Pour l'instant Ali Nestor apparaît K.O

Saturday, December 12, 2020

Parité et diversité au programme

 


Les Québécois contraints à des festivités Zoom pour Noël et le Jour de l'An pourront tenter de se consoler devant leur écran de télévision, le 28décembre, avec Tout le monde ensemble, une émission à grand déploiement présentée simultanément par tous les grands diffuseurs québécois. «L'identité des animateurs est désormais connue. Il s'agira de Véronique Cloutier, Jean-Philippe Dion, Marie-Lyne Joncas et Pierre-Yves Lord. Ces derniers agiront à titre de maîtres de cérémonie du spectacle qui rassemblera plusieurs artistes dont les noms seront dévoilés dans les prochains jours.» (Les animateurs de Tout le monde ensemble dévoilés, La Presse, 9 décembre), Quoi de mieux que de se payer collectivement une ode à la parité et à la diversité; Deux femmes et deux hommes à la coanimation pour la parité, Un Noir (Pierre-Yves-Lord) et un homosexuel (Jean-Philippe Dion).Pour la diversité, ne manque qu'un coanimateur, coanimatrice trans genre pour faire le tour du jardin. Pour les artistes dont les noms doivent être dévoilés, je suis près à prendre des paris; devraient incarner la diversité, les chanteuses Mélissa Bédard et Sahramé. Séparés de nos familles et de nos proches, nous pourrons nous «amuser» ensemble par la magie des ondes en attendant Les émissions « humoristiques" de fin d'année; Ce «cadeau»ne nous tombe pas du ciel: «Le gouvernement de François Legault est à l'initiative de cette soirée spéciale afin que les Québécois puissent depuis chez eux «garder le moral et [...] fêter de façon sécuritaire».» («Tout le monde ensemble» à la télé pour des Fêtes unies, Métro, 9 décembre). Une initiative bien dans l'esprit du temps.
 

 

Wednesday, December 2, 2020

Allons y voir

 


Mathieu Bock-Côté nous offre une chronique qui donne à réfléchir.
« J'ai lu mardi sur le Huffington Post un texte qui depuis me hante. Plutôt médiocre, il était révélateur d'un discours de plus en plus répandu chez ceux qui veulent obtenir le statut de victime professionnelle issue de la diversité et qui n'en finissent plus d'accuser le Québec de racisme systémique. Ce texte représentait bien l'idéologie dominante. L'auteure de ce texte, née en Chine, mais élevée dans la banlieue montréalaise, habite Villeray. Je la cite: «Bien que j'aime mon quartier, ce n'est pas le plus diversifié culturellement. Rien à voir avec le centre-ville ou encore Parc-Extension, ou les langues et les cultures se mélangent.» Traduisons : elle aimerait mieux vivre dans un environnement ou les Québécois francophones sont moins présents. ils y a trop de Québécois autour d'elle. C'est là que ça se corse. Elle ajoutait dans son article aimer retourner dans son continent d'origine, ou elle vivait depuis trois ans . goûter les charmes de l'homogénéité ethnique. Citons-la:» je suis bien en Asie . Ce sera toujours une de mes maisons. Les gens me ressemblent et ça fait du bien». (Il y a trop de Québécois au Québec, Journal de Montréal, 28 novembre). Passons sur le racisme assez évident de cette Sino-montréalaise. Plus intéressante est sa vision idyllique de Parc-Extension et de son « mélange de langues et de culture». Allons y voir; Pour le mélange de langues, Parions que la lingua franca de Parc-Extension n'est pas le français, mais un Basic english de quelques dizaines de mots. pour ce qui est du mélange des cultures, nous ne doutons pas que les Montréalais d'origine Hindoue et Pakistanaise de Parc-Extension cohabitent harmonieusement et que ceux d'origine hindoue et chinoise fassent de même. Un journaliste ira-t-il creuser cette question au risque d'égratigner l'image quasi paradisiaque de ce quartier emblématique de la diversité montréalaise. Parions qu'il ne se trouvera pas de journalistes pour « aller y voir ».
 

 

Monday, April 13, 2020

Pâques: Selon que vous serez juif ou chrétien...



Les hommes et femmes politiques profitent habituellement de la journée de Pâques pour adresser leurs souhaits aux Canadiens. Justin Trudeau n'a pas fait exception à la règle, ses voeux sont révélateurs de ses priorités et de son multiculturalisme. Le 8 avril, il a souligné la Pâque juive en déclarant: »Ce soir au coucher du soleil, nous nous joindrons aux communautés juives du Canada et à travers le monde pour célébrer le début de la Pâque juive. Cette fête, d'une durée de huit jours, commémore l'exode qui représente la libération des Israélites de l'esclavage en Égypte ancienne [...] La Pâque juive est le moment de souligner le pouvoir de l'amour ainsi que la force et la persévérance du peuple juif, qui a survécu à une inconcevable persécution. Elle nous rappelle également que nous devons toujours nous tenir debout contre l'antisémitisme, la haine et la discrimination, et ce peu importe ou ils se produisent. À cette occasion, j'invite tous les Canadiens à prendre conscience des contributions importantes que les Canadiens de confession juive d'hier et d'aujourd'hui ont apportées à notre pays. Sophie et moi offrons nos meilleurs voeux à tous ceux qui célèbrent la Pâque juive. Le communiqué se termine par un«Chag Pesach Sameach» (Joyeuse Pâque en hébreu)
 
 
 
Quid des Chrétiens? Les voeux du premier ministre nous ont été présentés le jour même de Pâques, le 12 avril:» Que vous célébriez Pâques, le nouvel an tamoul, ou la Pâque juive ou encore le Vaisakhi (une fête sikhe, NDA), c'est l'occasion de faire une pause et de réfléchir à ce qui compte le plus. On traverse une période vraiment difficile, cela ne fait aucun doute. Mais notre pays a traversé des périodes difficiles dans le passé . Il suffit de penser au lundi de Pâques de 1917. Pensons au milliers de soldats de partout au Canada qui se sont battus, dans le grésil et la boue, et sous les tirs ennemis, lors de la bataille de la crête de Vimy. Ils se sont battus pour défendre les valeurs qui nous sont chères.» (Le Covid-19 est le défi de notre génération, communiqué du bureau du premier ministre). Combien de combattants de Vimy reconnaîtrait le Canada pour lequel ils se sont battus dans le Canada de Justin Trudeau. Un Justin Trudeau qui tout a son multiculturalisme assimile la Résurrection du Christ au Nouvel an Tamoul et à une fête sikh, il est vrai que Sikhs et Tamouls votent et que personne n'a encore vu le Christ déposer son bulletin dans une urne électorale. Les priorités de Justin Trudeau apparaissent assez simples à décoder, Juifs, Tamouls Sikhs et finalement, loin à la suite, les Chrétiens.

Monday, July 1, 2019

Tous les moyens sont bons


La guerre larvée que le Canada multiculturaliste mène contre le Québec prend les formes les plus étonnantes et se déploie sur les fronts les plus surprenants.
 «Les Québécois sont beaucoup moins susceptibles que le reste des Canadiens d'avoir appris l'histoire de l'Holocauste à l'école, d'avoir lu un livre sur ce génocide perpétré durent la Seconde guerre mondiale ou même d'avoir été en contact avec une personne juive, révèle un nouveau sondage.» (Les Québécois, moins familiers avec l'Holocauste que le reste du Canada, La Presse, 29 juin).  
La professeure des sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Trois-Rivières Silvane Hirsch se dit pour sa part peu surprise par les résultats.
[...] Le nombre de Québécois prétendant n'avoir jamais rencontrée personne juive est à son avis « normal », puisque la communauté juive de la province est surtout anglophone et concentrée à Montréal.«  Encore un effort Madame Hirsch et vous pourrez nous servir la thèse à la mode d'un Québec profond xénophobe et raciste. Une remarque s'impose, Montréal n'est pas le ghetto de Varsovie et les Montréalais sont libres de quitter la ville et d'aller à la rencontre des Québécois. Autre remarque, personne ne force les personnes juives de Montréal à se concentrer dans Hampstead ou Côte Saint-Luc et pour les résidents de Hampstead à élire un francophobe comme William  Steinberg comme maire. À l'inverse, combien de « personnes juives » du Québec fréquentent régulièrement des Québécois francophones?


Le sondage Léger mené travers le Canada révèle aussi que : « outre les Québécois, les répondants les moins susceptibles de s'être vus enseigner l'Holocauste provenaient de l'Ontario et des provinces de l' Atlantique. Seulement 31% d'entre eux ont dit s'être familiarisés avec ce chapitre sombre de l'histoires les bancs d'école.  Le pourcentage d'Ontariens et de Canadiens des provinces de l'Atlantique qui ont découvert l'Holocauste sur les bancs d'École n'a visiblement aucun intérêt pour le journaliste de la Presse Canadienne (Giuseppe Valiante). L'Ontario et les provinces de l'Atlantique ne viennent pas d'adopter une loi sur la laïcité.

Rien ne se perd, rien ne se crée en ce bas-monde, Jack Jedwab, historien et président de l'Association d'études canadiennes, a son idée sur la question : «Selon Jack Jedwab, les résultats de ce sondage devraient sonner l'alarme pour le ministre de l'Éducation du Québec, puisque le fait d'en apprendre davantage sur le génocide juif renforce selon lui la tolérance et habilite à lutter contre la discrimination.» Pourquoi la connaissance des holocaustes arménien, ukrainien ou rwandais ne pourrait-elle renforcer la tolérance et la lutte contre la discrimination. 
À ce chapitre l'armée de la tolérance et de la rééducation est déjà en marche: «des universitaires québécois préparent un guide pédagogique pour aider les enseignants de la province.» «En réponse à ce phénomène, la Fondation pour l'étude des génocides s'est associée au gouvernement du Québec pour mieux outiller les enseignants du secondaire. Silvane Hirsch l'une des deux universitaires derrière le guide pédagogique qui sera disponible dès cet automne au personnel enseignant de quelques écoles». En avril dernier, la directrice de la Fondation, Heidi Berger, avait déclaré à la Presse canadienne que son objectif était de diffuser ce guide dans toutes les écoles secondaires publiques et privées de la province d'ici 2020.» Alors qu'un débat est ouvert sur l'enseignement de l'histoire du Québec est ouvert (voir « qui a le droit» sur ce blogue, Les étudiants québécois ont-ils vraiment besoin de ce guide?

Dominique Anglade fait son nid


L'annonce de la candidature de Dominique Anglade a la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) (Anglade se lance officiellement dans la course à la direction du PLQ, Le Devoir, 27 juin) ouvre officiellement la course à la direction du PLQ, officiellement car il n'y a guère de doutes que l'on s'agite en coulisses depuis le soir du 1er octobre dernier.  La défaite décisive du PLQ a probablement convaincu Sébastien Proulx et André Fortin de ne pas relever le défi de rebâtir un PLQ exsangue et de lui refaire une beauté parmi l'électorat francophone. Vivante incarnation de cette diversité qui caractérise le PLQ, Dominique Anglade n'en a pas moins tenu à s'assurer que sa candidature représente bien l'actuelle clientèle du PLQ. Ainsi, elle a déjà obtenu l'appui des députés Hélène David (Outremont), Kathleen Weil (Notre-Dame de Grâce), Monique Sauvé (Fabre), David Birnbaum(D'Arcy McGee), Carlos Leitao (Robert-Baldwin), Saul Polo (Laval-des-Rapides) et Frantz Benjamin (Viau). Entourée d'un tel aréopage de diversifiés et de multiculturalistes, elle offre toutes les garanties aux yeux de la clientèle libérale. Avec une telle garde rapprochée les risques d'un « virage national identitaire » chez cette ancienne caquiste sont singulièrement diminués et les risques de renouvellement de la clause dérogatoire dans cinq ans bien improbables si le PLQ devait reprendre le pouvoir. C'est aussi une habile manoeuvre qui prive d'autres candidats du recours à la carte « diversité et inclusion». Les autres noms qui ont circulé sont ceux de Mharwa Rizky (Saint-Laurent) (le problème ne se pose pas pour elle, comme Dominique Anglade, elle incarne la diversité, et Marie Montpetit (Sauvé- Maurice-Richard), Gaétan Barrette pour sa part est toujours en réflexion. Dominique Anglade ne néglige pas pour autant l'électorat francophone, elle utilise pour en traiter d'un terme dans lequel il est difficile de ne pas voir un peu de ce mépris montréalais à l'égard du Québec non-montréalais qui croît actuellement au Québec, elle parle en effet du « Québec des régions », comme si ce « Québec des régions » était une terre étrangère et que le seul Québec authentique se limitait à l'Île de Montréal. On pourrait soupçonner Mme Anglade de croire qu'en dehors de Montréal,  le Québec était peuplé de péquenots, de ploucs, de bouseuxet de consanguins. Elle semble considère comme une corvée cette reconquête du « Québec des régions ». Pour un peu on croirait entendre Hillary Clinton dénoncer le basket of deplorables disposés à voter Trump lors de la campagne électorale américaine de 2016.
 


 

Cette attitude de Madame Anglade est peut être une bonne nouvelle, elle permet de rêver à la réélection François Legault et de la Coalition avenir Québec en cantonnant le Plq a ses clientèles anglophone et allochtone.

Tuesday, June 25, 2019

Si peu nationale

La fête nationale 2019 est désormais derrière nous, Elle a été accompagnée comme au cours des années précédentes par le traditionnel grand spectacle de la fête nationale. Il y a habituellement deux spectacles, celui de Québec, le 23 juin et celui de Montréal, le 24 juin. Spectacles sensés honorer la fête nationale. Alors que notre refus de faire l'indépendance, nous condamne à célébrer dès lors une fête provinciale. Qu'en est-il cette année de l'hommage montréalais à la nation? Que fêter dans un tel cadre? Le contenu des festivités montre d'ailleurs année après année, la difficulté d'être de ces spectacles privés de leur dimension politique Nous sommes donc année après année devant de vastes spectacles de variétés. Le grand spectacle de la fête nationale 2019 est représentatif à cet égard, malgré ses prétentions à être une fête nationale, quelques artistes, souvent les mêmes, chantonnent quelques ritournelles dont les paroles françaises cachent mal les mélodies rock. Le spectacle de la fête Nationale 2019 n'échappe pas à cette règle du spectacle de variétés provincial malgré ses prétentions à s'auto proclamer « fête nationale ».
En dépit de l'ambition des organisateurs d'organiser un spectacle pour tous les goûts et tous les âges (Pour tous les goûts au spectacle de la fête nationale à Montréal, Journal de Montréal, 23 juin), le spectacle s'adresse surtout à des jeunes.




inspirée par un enthousiasme qu'il est difficile de ne pas tenir pour un « enthousiasme de commande », la journaliste Marie-Josée R. Roy écrit: « Animé pour une troisième édition par Guillaume Lemay-Thivierge (...toujours les mêmes...), le grand rassemblement a commencé avec un pot-pourri de « chansons anciennes » offert par le choeur Expérience Gospel (y a-t-il encore au Québec des choeurs qui ne soient pas gospel?) et le violoniste Alexandre Da Costa. on y a reconnu les immortels titres À la claire fontaine, Partons la mer est belle et C'est l'aviron qui nous mène, entres autres, émaillé des incontournables petits drapeaux bleus et blancs qui fendaient l'air un peu partout (comme s'il suffisait d'agiter un petit drapeau, probablement fait en Chine, pour avoir un pays). Va pour le fait de chanter ces « chansons anciennes » qui ne vieillissent pas. Quel est l'intérêt d'interpréter Call Girl (reprise par Marie-Hélène Thibert) et les Boys par Éric Lapointe?Même question pour l'hommage rendu au hip-hop québécois par le rappeur Koriass. Pour en rester à Éric Lapointe, nous avons eu droit avec lui à une ouverture aux accents de J'ai le rock'n'roll et toé, Lapointe n'a jamais prétendu être un académicien, mais pouvons nous souhaiter un traitement moins cavalier de la langue française lors du grand spectacle de la Fête nationale? Encore tout à son « enthousiasme de commande », la journaliste poursuit en écrivant : « toute la bande (Jenny Salgado(une rappeuse d'origine haïtienne), Koriass, Marie-Michèle Desrosiers, Guylaine Tanguay) s'est ensuite unie au son de la réjouissante Gayé de Fouki. une chanson si réjouissante qu'il convient d'en citer les paroles du refrain. 
On est gayé
On est prayé
On est baté
On a fumé toute la journée
On est buzzé
On est poqué
On est gayé gayé
On est gayayayayé
On est gayayayayé
On est gayayayayé
Pour ceux qui ignoreraient le sens du mot gayé, le mot signifie simplement stone, il vient du créole et dérive du terme gayance, qui signifie gaité ou être emporté par la joie. Véritable apologie du pot et des paradis artificiels, on peut facilement imaginer l'intérêt d'interpréter une telle chanson dans le cadre la fête nationale.  
faudra-t-il appeler au secours Robert Charlebois et Pierre Bourgault dont le Entr' deux joints contient au moins une exhortation à sortir de l'apathie et de l'indifférence et à passer à l'action.
 
 
Le comité organisateur avait invité Mariana Mazza: « À cet égard, l'humoriste Mariana Mazza, maillot bleuet drapeau du Québec au dos a décliné un petit monologue sur « son » Québec multiculturel, avant de se commettre, de sa voix rauque, en duo avec Éric Lapointe sur N'importe quoi. Rien ne nous aura été épargné.
on ne demande de ressasser les chansons des Vigneault, Ferland et Claude Gauthier (Le grand six pieds) et Pauline Julien (avec cette ode superbe à l'hiver et à la femme canadienne-française qu'est À que l'hiver), mais nos auteurs compositeurs sont assez doués pour imaginer un répertoire  contemporain que nos concitoyens pourraient facilement mémoriser et fredonner collectivement. Plutôt que de payer pour des spectacles inutiles comme ceux du 24 juin, le comité organisateur de la fête nationale pourraient être l'initiateur d'un concours national pour susciter l'écriture de telle chansons.

Sunday, June 2, 2019

L'échec de la « génération québécoise »


Le Devoir du 29 mai dernier offrait à ses lecteurs un texte signé par le professeur Louis Bhaltazar(professeur de science politique, Université Laval), texte qui mérite d'être lu, relu et médité tellement il est représentatif de l'esprit d'une fraction de la « génération lyrique» (avec évocation de Jacques Couture et Gérald Godin), cette génération qui a présidé à notre passage de « Canadien-français » à Québécois (L' échec d'une nation québécoise, Le Devoir, 29mai). Baignant dans l'esprit de cette génération, Louis Balthazar écrit : »Au cours des années 1960, les francophones québécois ont voulu se désigner comme Québécois plutôt que comme Canadiens français parce qu'ils voulaient, plus ou moins explicitement, s'en remettre à l'État du Québec pour concevoir leur avenir. Cela ne pouvait signifier que leur conception de l'apparence collective et leur vie sociale était liée au territoire québécois et à tous ceux qui y vivaient . Il fallait donc apprendre à vivre avec les anglophones et les immigrants ». Après cette déclaration que pourrait signer à deux mains un Justin Trudeau, Louis Balthazar se reprend et écrit: »Sans doute fallait-il s'imposer comme majorité, mais il fallait reconnaître les droits des minorités. Il fallait surtout apprendre à dialoguer avec des personnes qui nous paraissaient étrangères à notre société les inclure dans notre conception du Québec moderne. Cela ne s'est pas produit instantanément ni facilement. Trop de mauvais souvenirs d'injustices, d'oppressions et trop de vieux préjugés  nous amenaient à nous penser encore comme Canadiens Français, tout en nous disant Québécois,  voire à faire l'équation entre le Québec et sa majorité francophone. Mais nous avons fait peu à peu de grands progrès, nous sommes devenus assez confiants en nous-mêmes pour reconnaître les citoyens minoritaires comme des citoyens à part entière et partager avec eux notre vie commune et concevoir avec eux une nouvelle vie publique commune.



Sous les dehors d'une savant analyse, Louis Balthazar régurgite tristement tout les lieux communs du nationalisme civique, il ne lui vient pas à l 'idée que cette nation québécoise que les nationalistes des années 1960 entendaient constituer ne pouvait naître qu'en rupture avec la nation canadienne-française et que « faire l'équation entre le Québec et sa majorité francophone » n'est peut être qu'un juste et souhaitable retour des choses. Plutôt que de reconnaître la rupture entre la nation canadienne-française et la nation québécoise une nation québécoise qui ne pouvait avoir en dépit des efforts et de la bonne volonté des Chaput, d'Allemagne et Bourgault la substance et la densité du Canada français avec sa langue, ses institutions, sa résilience(avec la  Survivance), notre histoire commune, sa conquête et son occupation du territoire,  il y a quelque chose de la geste dans l'histoire de la Nouvelle-France et du Canada français. C'est une nation artificielle que nous proposait la « génération lyrique » , on songe à l'URSS constituée sur les ruines de la Russie impériale. Pourquoi vouloir l'indépendance de cette nation avec des anglophones descendants de nos conquérants et occupants et des immigrants, corps étrangers imposés par Ottawa. Appartenir à une nation c'est plus qu'habiter le même territoire, que deviennent l'histoire commune, la langue, la religion dans certains cas, la volonté de vivre en commun, volonté de vivre en commun qui semble bien absente chez les citoyens minoritaires de Louis Balthazar, citoyens qui semblent se satisfaire de vivre en parallèle avec Nous sur le même territoire que Nous, l'appartenance territoriale commune est bien le plus petit commun dénominateur que puisse partager des nationaux avec la déclaration de revenus. Balthazar décidément en verve poursuit en écrivant: « Malgré tout l'idée d'un Québec divers et multi ethnique faisait des progrès jusqu'au tournant du siècle.» Après cette apologie des politiques libérales, Louis Balthazar décoche une flèche à l'Action Démocratique du Québec et à son nationalisme identitaire, nationalisme identitaire adopté par le Parti Québécois après sa défaite de 2007: « Cela nous a valu la charte des valeurs de 2013, et par la suite une conception très étroite du « Nous» québécois.» Déjà, des intellectuels se sont mis à définir la nation en d'autres termes. Tout en admettant que l'État québécois doive être respectueux des minorités, ils accordaient un rôle particulier à la majorité francophone en raison de son enracinement historique.  En d'autres termes, la nation ne pouvait être que canadienne-française même si l'État était pluraliste. La Coalition Avenir Québec représente la forme la plus pure de ce recul vers l'appartenance canadienne-française. Rarement a-t-on vu un gouvernement aussi peu représentatif des minorités. Le présent gouvernement est pratiquement absent de la métropole et des autres centres urbains du Québec . il s'en remet exclusivement à la majorité francophone pour faire des lois qui déplaisent aux minorités. Aucun véritable dialogue avec ces minorités. on oublie qu'une démocratie libérale  ne repose pas sur la loi de la majorité, mais aussi sur les droits des minorités ». Ce n'est pas au Devoir que Luis Balthazar devrait écrire, mais il serait plus avisé de se présenter devant la commission parlementaire sur le projet de loi 21.

Louis Balthazar est probablement trop occupé par son enseignement et ses publications pour prendre les quelque minutes nécessaires à la lecture de « Notes sur René Lévesque et le traditionalisme canadien-français »,  texte de l'historien Xavier Gélinas, (paru dans Alexandre Stefanescu (dir. René Lévesque:Mythes et réalité,Montréal, VLB Éditeur. 2008, 249 p.). XavierGélinas écrit: Robert Comeau et Mathieu Bock-Côté font presque cavalier seul en écrivant tout récemment qu'[e]ntre le nationalisme canadien-français et le nationalisme québécois, on retrouve une continuité conceptuelle et historique indéniable. » Tout politicologue qu'il soit Louis Balthazar, oublie un peu commodément que la Coalition Avenir Québec a présenté des candidats dans toute les circonscriptions du Québec et que ce sont ses « minorités » qui ont choisi de mettre leurs oeufs dans le même panier en votant pour le Parti Libéral du Québec. Ce n'est pas avec des colonisés comme Louis Balthazard que le Québec pouvait espérer faire son indépendance.

Friday, March 29, 2019

L'exception montréalaise


Le projet de loi sur la laïcité et le port de signes religieux  (projet de loi 21) est un véritable marqueur sociopolitique, il sépare les eaux de notre scène politique. Avant même son dépôt à l'Assemblée nationale deux organismes importants de la région montréalaise faisaient connaître leurs intentions de se soustraire à son application.  La mairesse de Montréal, Valérie Plante indiquait qu'elle soustrairait le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à l'application de la loi (Port de signes religieux: la mairesse ne donnera pas d'ordres au SPVM,  Journal de Montréal, 26 mars ), la Commission scolaire English Montreal (CSEM) entend aussi défier la loi (Laïcité: la CSEM ne se pliera pas à la loi, La Presse, 28 mars) D'une part, les tenants de l'identité québécoise du patrimoine historique du Québec et d'autre part adversaires de cette identité , grosso modo, les identitaires face aux multiculturalistes retirés derrière les dispositions de la Charte canadienne  des droits et libertés , c'est le cas de la CSEM et de Valérie Plante pour qui le « gouvernement du Québec s'engage sur une pente glissante en contournant les chartes des droits et libertés. » (Laïcité: Québec s'engage sur une pente glissante. déplore Plante, La Presse, 28 mars), Même son de cloche chez la libérale Hélène David qui considère que le 28 mars, jour du dépôt du projet de loi est un « jour triste » pour les droits des minorités (Journal de Montréal, 28 mars). 
 
 
 
 Mettant l'accent sur l'utilisation de la clause dérogatoire afin de soustraire le projet de loi à la Charte québécoise des droits et libertés.  Sur sa lancée, Hélène David tient des propos inquiétants qui vont bien au-delà de l'interdiction des signes religieux vestimentaires,  Elle déclare :» le projet de loi est « incompréhensible au niveau intellectuel »  La neutralité religieuse n'est pas affiché par ce qu'on porte « sur la tête », mais parce que qu'il y a « entre les deux oreilles ». « Autrement dit , les préjugés , les préjugés homophobes , des préjugés racistes , des préjugés contre les femmes(...) ce n'est pas un signe visible , mais ça peut drôlement influencer un geste qu'un professionnel peut poser » a-t-elle indiqué. »  Dans son désir de sonder ainsi les reins elles coeurs, Hélène David annonce la mainmise dans un futur à venir d'une pensée unique, puisqu'il n'y a aucun moyen technique de vérifier ainsi les préjugés, Hélène David devra se rabattre sur  les bonne vieille méthodes (lettres anonymes, dénonciations et délation), on pensera à la délation en Russie stalinienne et en Allemagne nazie, chacun surveillant et épiant ses parents, proches et compagnons et compagnes de travail, pour les mal pensants, un mauvaise pensée suffisant pour vous envoyer au Goulag ou en hôpital psychiatrique, une grande libérale qu'Hélène David. Le dépôt du projet de loi a visiblement stimulé l'imagination de certains, après les projets totalitaires d'Hélène David, il faut noter la proposition du chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal,  Lionel Perez (Monsieur Kippa), il propose une clause Montréal pour la métropole : » À Montréal , on veut une laïcité ouverte et, avec ce projet de loi, on va à l'encontre de ce principe » (Laïcité: une clause Montréal réclamée, La Presse, 28 mars) Lionel Perez « a rappelé que Québec s'était en 2018 à adopter un « réflexe Montréal » chaque fois qu'une loi touchait la métropole.  Ce principe adopté sous le règne j'administration Couillard pour satisfaire la mégalomanie de Denis Coderre apparaît dans la Loi augmentant  l'autonomie et les pouvoirs de la Ville de Montréal, métropole du Québec.  Selon Perez: »cette clause permettrait de prévoir des exemptions dans la métropole, ou se contenter l'immigration. »  Lionel Perez se rend-il compte que l'application de ce principe conduirait à la balkanisation du Québec, l'Assemblée nationale ne serait plus nationale.  Sur quelle base faudrait-il légiférer, par circonscriptions, par régions administratives, le Québec deviendrait ingouvernable.  Difficile de ne pas voir dans ce souhait une volonté partitionniste.  Si Lionel Prez est cohérent avec lui-même, il faudrait qu'il prévoit le même mécanisme pour les arrondissements de Montréal afin que ceux-ci puisse se soustraire aux règlements de l'administration centrale.  Prez pourrait ainsi devenir maire de l'arrondissement Côte Saint-Luc suite au dépeçage de Montréal. et y accueillir son coreligionnaire Marvin Rottrand, grand multiculturaliste devant l'Éternel.