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Wednesday, March 8, 2023

Justin Xi Jinping

 




La question de l’ingérence chinoise dans la vie politique canadienne est sur toutes les lèvres. Les Canadiens se demandent quelle est son importance? Ils se demandent aussi que savait le gouvernement de Justin Trudeau? La Chine a-t-elle significativement pesé sur les résultat des élections canadiennes de 2019 et 2021? «Le gouvernement libéral n’aurait  pas assez fait pour défendre démocratie canadienne face à l’intrusion chinoise durant les élections de 2021, selon un ancien ambassadeur du Canada en Chine et un ancien directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Dans un article publié vendredi, le journal The Globe and Mail a mis au jour le stratagème employé par Pékin lors des dernières élections au Canada. Des documents du SCRS , sur lesquels le quotidien a mis la main, font état de la pression exercée par le régime chinois, notamment par des campagnes de désinformation, pour faire élire un gouvernement libéral minoritaire et mettre à l’écart certains candidats conservateurs.» (Ingérence de Pékin dans les élections: des experts dénoncent le laxisme de Trudeau, Radio-Canada,  18 février).«Quand j’étais ambassadeur, on savait qu’il avait de l’interférence parce que, par exemple, le consulat chinois à Toronto approchait un ministre du gouvernement libéral ontarien pour qu’il lui demande d’intervenir auprès d’un député fédéral pour qu’il n’aille pas en visite à Taïwan»a-t-il expliqué.
«Il y a beaucoup d’insatisfaction au sein du SCRS devant le peu d’actions du gouvernement fédéral. Parce que ça fait plusieurs années qu’ ils sonnent l’alarme.»
Guy Saint-Jacques, ancien ambassadeur du Canada en Chine




Faut-il attribuer à cette insatisfaction, le fait que The Globe and Mail ait disposé de documents du SCRS. Institution jouant habituellement profil bas, faut-il conclure que de guerre lasse des responsables du SCRS ont choisi de «fuiter» ces documents afin d’alerter les Canadiens sur les manoeuvre chinoises. «À la lumière des allégations «extraordinairement graves» et en raison du sérieux de l’enjeu, l’enquête ne devrait pas être laissée « aux institutions du Parlement ou l’alliance libéraux-NPD est majoritaire», une enquête indépendante s’impose, a plaidé en entrevue le chef bloquiste, Yves-François Blanchet . «On est dans le fondement même de notre démocratie, et tant mieux pour le premier ministre si ce n‘est pas prouvable dans l’absolu que ça a pu faire changer un comté de bord ou pas, mais il ne peut affirmer que ça n’a pas eu d’incidence. On ne peut pas la mesurer , mais c’est sur que ça fait de quoi», at-il tranché.» Sans rejeter catégoriquement cette demande, le premier ministre Trudeau ne la pas non plus embrassée. Le premier ministre s’était déjà montré irrité par des articles publiés il y a un peu plus d’une semaine par le Globe and Mail, sur la foi de fuites en provenance du SCRS au sujet de l’ingérence chinoise présumée.Dans une démocratie, il ne revient pas à des responsables [d’agences de renseignement] non élus de dicter aux partis politiques  qui peut se présenter ou pas», et avancer dans les médias que de telles pratiques ont cours est «non seulement faux, mais aussi dommageable pour la confiance de la population» a-t-il martelé. Dans son reportage, Global News rapporte que le Parti communiste chinois aurait manoeuvré pour favoriser la victoire de Han Dong à l’investiture comme candidat libérale que le SCRS aurait conseillé à l’entourage de Justin Trudeau de révoquer sa candidature à l’élection de 2019.» (une enquête indépendante et publique réclamée , La Presse, 27 janvier). Justin Trudeau finira-t-il par se rendre à la demande du Bloc Québécois et du NPD? l’avenir nous le dira. Pour l’heure, il nous suffit de savoir que le député Han Dong fait toujours parti du caucus du Parti libéral du Canada. Honorable Sino-Canadien qui a droit à la présomption d'innocence ou taupe du Parti communiste chinois? La légèreté avec laquelle Justin Trudeau traite cette affaire d’ingérence est à rapprocher de la légèreté avec laquelle il a traité l’affaire des postes de police chinois illégaux installés au Canada. 
Il est vrai que la relation Justin Trudeau-Chine demeure marquée par une profonde ambiguïté. Justin Trudeau ne reconnaissait-il pas, en 2013, son admiration pour la Chine: «J’ai un certain niveau d’admiration pour la Chine , parce que leur dictature leur permet de faire un virage économique soudain» a déclaré M.Trudeau.» (Une déclaration controversée de Justin Trudeau, Radio-Canada, 8 novembre 2013). Est-ce cette admiration pour la Chine qui explique l’inaction de Justin Trudeau dans le dossier de l’ingérence chinoise dans les élections canadiennes? Il ne faut pas accorder une trop grande importance à la nomination d’un Rapporteur spécial chargé d’enquêter sur toute cette histoire, la tablette sur laquelle se retrouvera son rapport est probablement déjà trouvée.
 

 

Sunday, January 5, 2020

Bye Bye BYE BYE


L'exercice revient à chaque début d'année, apparemment inutile d'une année à l'autre, puisque les choses changent peu. Les critiques du BYE BYE constituent un matériel dont les média écrits ne semblent pas être en mesure de se priver alors que l'actualité fonctionne au ralenti (congé parlementaire, accalmie sur le front des activités culturelles, etc.).  



Cette année, les média se sont particulièrement intéressés à la cuvée 2019 du BYE BYE. Curiosité d'autant plus surprenante que nous n'avons pas eu droit à une cuvée exceptionnelle. À défaut de sortir du lot, le BYE BYE 2019 était cependant révélateur de l'état de la société québécoise. Force nous est bien de constater l'importance de la télévision dans notre imaginaire, ou pour être plus précis, de la publicité télévisuelle:«[...] Tous les Québécois et toutes les Québécoises sont unis par au moins une chose. Laquelle ? Tous les Québécois et toutes les Québécoises sont unis par le dégout que leur inspire la tabarouette de publicité sur la mycose des ongles qui, a ce stade-ci, a probablement fait plus de ravages que la mycose des ongles elle-même.» (Bye Bye 2019: tous unis par la mycose des ongles , Le Devoir, 1er janvier).  Autre sketch ayant suscité un intérêt disproportionné celui de la chaîne A&W («On se demande bien, en tous cas, ce que le pauvre Michel Olivier Girard, l'acteur figurant dans les publicités de la chaîne de restauration rapide A & W a fait pour qu'on l'humilie à ce point (Le Devoir, idem. Et aussi, Sympathie pour le gars des burgers, La Presse, 3 janvier. S'érigeant en vigilant gardien de la rectitude politique, Le Devoir n'oublie pas de nous rappeller qu'il  est de mauvais ton de blaguer sur la «diversité», «Et il est temps que l'on cesse de penser que d'ajouter des lettres à l'acronyme LBGTQ-LGBTQR2D2, vraiment? génère miraculeusement ce qu'il convient d'appeler une blague.» Nous voilà prévenus sur les nouvelles vaches sacrées. Mention spéciale au trop bref sketch sur Madame Coucou de Passe-Partout et son homosexualité et la leçon qu'elle donne à Prunelle et  Pruneau sur L'hétérosexualité normative. Mention spéciale, aussi encore là au sketch trop bref, sur la visite de Greta Thunberg à Montréal et la Marche sur le climat, belle occasion de rire de Dominic Champagne et du Pacte de transition, présentant Dominic Champagne en véritable m'as-tu vu de la lutte aux changements climatiques), Amusant, mais encore un peu léger, le sketch sur la vedette américaine Céline Dion, une Céline Dion de plus déjantée. Au visionnement du BYE BYE 2019, force était de comprendre que l'actualité socio-politique, pourtant année d'élections fédérales et de réforme du droit de l'immigration et d'adoption de la Loi 21, rassemblait moins que les publicités sur la Mycose des ongles. Pauvre Québec. Devant cet état de choses, faut-il en conclure, qu'il n'y a plus vraiment de société québécoise, mais autant de sociétés québécoises qu'il y a d'écrans de télévision au Québec. Devrons-nous nous résoudre à dire adieu à tout projet collectif?

La formule des revues de fin d'année a-t-elle fait son temps, l'abondance des humoristes fait-elle qu'il est de plus en plus difficile de présenter une revue d'ensemble de l'année écoulée. Une réponse nous est-elle partiellement fournie par le sketch sur le black face de Justin Trudeau et la difficile réunion de production précédant sa production avec débat sur les questions de censure, de racisme,  et d'appropriation culturelle? Allons-nous vers des revues de fin d'année aseptisées?

Le BYE BYE a atteint l'âge vénérable de cinquante ans (sa diffusion ayant débuté en 1968), le temps est peut-être venu de passer à autre chose. Attendant peut-être son heure dans la coulisse, la formule malgré les difficultés annuelles du BYE BYE n'est pas sur le point de disparaître avec les Infoman de Jean-René Dufort, un Jean-René Dufort qui fait dans l'irrévérence facile de potache depuis des années avec ses cravates laides et sa garde-robe de vestons sciemment mal ajustés et de bas censément drôles, il faudrait probablement songer à   une date de péremption pour Dufort, il y a longtemps qu'il n'est plus drôle et qu'il fait montre d'une remarquable complaisance à l'endroit des hommes politiques en place: »On est tu ben juste en coton ouaté? Jean-René Dufort pourra désormais répondre mieux que quiconque à cette insignifiante question, le super-héros de l'information ayant mis à l'épreuve les limites du décorum prévalant à l'Assemblée nationale, en se présentant devant son président François Paradis vêtu d'un complet entièrement taillé en gros coton mou. Un François Paradis se prêtant complaisamment à l'exercice en s'affublant lui-même d'un coton ouaté gris. [Toujours sur Justin Trudeau] Par delà leur ton bon enfant, ces échanges auront encore une fois été révélateurs. Que Justin Trudeau ait exigé que l'animateur se présente devant lui avec une vraie cravate (pas une laide) en dit long sur la frayeur que provoquent maintenant les costumes au 24, Sussex. La preuve que l'obéissance, pour le fou du roi astucieux, est parfois moins un compromis , qu'une stratégie.» (Le Devoir, idem Nous ne croyons pas à cette frayeur, mais nous croyons volontiers à l'obséquité de Jean-René Dufort. Jean-René Dufort n'est pas un « fou de roi astucieux », mais un courtisan habile. Si le journaliste considère cela comme de la stratégie, nous lui signalons qu'il y a plusieurs stratèges à l'intersection montréalaise des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent. L'équipe de À la semaine prochaine, émission sur les ondes de Ici Radio Canada Première chaîne, nous offrait Un spécial intitulé pour l'occasion À l'année prochaine, un prétendant que son humour radio-canadien et nettement platoïde pourrait disqualifier.  Si les auteurs des revues télévisuelles de fin d'année doivent peser chaque mot et chaque séquence afin de n'offenser personne et se contenter de brocarder les publicités les plus diffusées au petit écran.  
Il faudra conclure que le temps de dire  Bye Bye BYE BYE est peut-être venu.

Thursday, October 24, 2019

Division, oui, non, peut-être



Le terme division est à la mode depuis que les résultats de l'élection fédérale du 21octobre sont connus. Ils ont entre autres inspiré la chroniqueuse Francine Pelletier , du Devoir, et Mathieu Bock-Côté, du Journal de Montréal, 
La première s'intéresse au Canada dans sa chronique du 23 octobre (Trois Canada, Le Devoir,). Francine Pelletier écrit : »Oui, les libéraux ont mieux performé que prévu et sauvé la mise in extremis. Seulement, contrairement à ce qu'affirmait leur chef, tard dans la nuit, le pays a rarement été aussi divisé. Au bloc bleu acier que forment à nouveau les provinces des Prairies, il faut ajouter celui du Bloc québécois sous la férule d'Yves-François Blanchet et son « Mêlez-Vous de vos affaires» est tout sauf une « vieille pantoufle». Le pays se réveille aujourd'hui bordé par deux murs de Chine, en fait: un à l'ouest de l'Assiniboine et un autre à l'est de l'Outaouais. Une division plus prononcée encore que ne l'avait connue Trudeau père, lors de son règne». «Le Canada est désormais un pays de trois solitudes. D'abord, Andrew Scheer a raison de rappeler qu'à défaut des sièges convoités, les conservateurs ont remporté le vote populaire: 33,4% contre 33,1% pour les libéraux. Ce serait une erreur de rejeter ce bloc conservateur simplement parce que M. Scheer n'a pas su, lui, s'imposer. Cet électorat-là n'est pas sur le point de disparaître, même si l'actuel chef risque de le faire de le faire d'ici peu. Jason Kenney aiguise ses couteaux au moment ou l'on se parle[...].».
Quoiqu'en pense Madame Pelletier, je demeure de cette veille école qui considère qu'il n'y a que deux solitudes au Canada et qu'il est prématuré de supposer l'existence d'une troisième solitude à partir des résultats de l'élection du 21 octobre. Nous continuerons de penser que les conservateurs des Prairies et les libéraux de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique forment bien une seule nation, une seule communauté linguistique, politique et culturelle et que les prochains mois nous montrerons probablement qu'un peu de Quebec bashing à l'occasion de l'examen de la loi 21 par les tribunaux canadiens gommera vite les différences qui pourraient exister entre les «solitudes» du Rest of Canada. 
 
 
 
Publiée le même jour, la chronique deMathieu Bock-Côté (MBC) attire l'attention sur une division plus profonde et substantielle et qui s'avèrera plus durable. Illustrée par une carte éloquente de la région montréalaise, les Îles de Montréal et Laval sont rouges (deux circonscriptions ont échappé au Parti libéral du Canada (PLC), Rosemont-La petite-Patrie est demeurée dans le giron du NPD, ce qui du point de vue identitaire ne nous éloigne guère des positions du PLC, la circonscription de la Pointe de l'île est, elle, demeuré entre les mains du bloquiste, Mario Beaulieu. la chronique montre la division existant entre Montréal et le reste du Québec. Division plus profonde qui peut-être assimilée à un divorce entre le Québec et sa métropole, car elle est doublée d'une division ethnique, division plus profonde division Division, oui, non, peut-être

Le terme division est à la mode depuis que les résultats de l'élection fédérale du 21octobre sont connus. Ils ont entre autres inspiré la chroniqueuse Francine Pelletier , du Devoir, et Mathieu Bock-Côté, du Journal de Montréal, 
La première s'intéresse au Canada et sa chronique du 23 octobre (Trois Canada, Le Devoir,). Francine Pelletier écrit : »Oui, les libéraux ont mieux performé que prévu et sauvé la mise in extremis. Seulement, contrairement à ce qu'affirmait leur chef, tard dans la nuit, le pays a rarement été aussi divisé. Au bloc bleu acier que forment à nouveau les provinces des Prairies, il faut ajouter celui du Bloc québécois sous la férule d'Yves-François Blanchet et son « Mêlez-Vous de vos affaires» est tout sauf une « vieille pantoufle». Le pays se réveille aujourd'hui bordé par deux murs de Chine, en fait: un à l'ouest de l'Assiniboine et un autre à l'est de l'Outaouais. Une division plus prononcée encore que ne l'avait connue Trudeau père, lors de son règne». «Le Canada est désormais un pays de trois solitudes. D'abord, Andrew Scheer a raison de rappeler qu'à défaut des sièges convoités, les conservateurs ont remporté le vote populaire: 33,4% contre 33,1% pour les libéraux. Ce serait une erreur de rejeter ce bloc conservateur simplement parce que M. Scheer n'a pas su, lui, s'imposer. Cet électorat-là n'est pas sur le point de disparaître, même si l'actuel chef risque de le faire de le faire d'ici peu. Jason Kenney aiguise ses couteaux au moment ou l'on se parle[...].».
Quoiqu'en pense Madame Pelletier, je demeure de la veille école qui considère qu'il n'y a que deux solitudes au Canada et qu'il est prématuré de supposer l'existence d'une troisième solitude à partir des résultats de l'élection du 21 octobre. Nous continuerons de penser que les conservateurs des Prairies et les libéraux de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique forment bien une seule nation, une seule communauté linguistique, politique et culturelle et que les prochains mois nous montrerons probablement qu'un peu de Quebec bashing à l'occasion de l'examen de la loi 21 par les tribunaux canadiens gommera vite les différences qui pourraient exister entre les «solitudes» du Rest of Canada. 
Publiée le même jour, la chronique deMathieu Bock-Côté (MBC) attire l'attention sur une division plus profonde et substantielle et qui s'avèrera plus durable. Illustrée par une carte éloquente de la région montréalaise, les Îles de Montréal et Laval sont rouges (deux circonscriptions ont échappé au Parti libéral du Canada (PLC), Rosemont-La petite-Patrie est demeurée dans le giron du NPD, ce qui du point de vue identitaire ne nous éloigne guère des positions du PLC, la circonscription de la Pointe de l'île est, elle, demeuré entre les mains du bloquiste, Mario Beaulieu. la chronique montre la division existant entre Montréal et le reste du Québec (RDQ). Division plus profonde qui peut-être assimilée à un divorce entre le Québec et sa métropole, car elle est doublée d'une division ethnique, division plus profonde  alimentée par une certaine intelligentsia progressiste qui alimente la thèse d'un Montréal inclusif et diversifié opposé par cette intelligentsia à un Québec des régions soupçonné d'être xénophobe sinon raciste (une intelligentsia dont Valérie Plante serait la plus visible des illustrations). Cette division intellectuelle et affective entre ces deux Québec alimente et approfondit la division que constate MBC. Pour l'avenir du Québec, la division que constate MBC est beaucoup plus dramatique que celle que plaque Francine Pelletier sur le Canada.Étrange et surprenant écho à la thèse de Francine Pelletier, le chroniqueur du Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté renchérit sur ses propos dans sa chronique du du 24 octobre (Les Canadas désunis, Le Journal de Montréal, 24 octobre)

Monday, July 1, 2019

On s'est tenus debout


Justin Trudeau et le Parti libéral du Canada iront à la bataille d'octobre prochain avec « on s'est tenus debout, pour vous » comme slogan, comble de malheur pour l'électeur canadien, c'est Justin Trudeau lui-même qui d'une voix décidée tente de nous convaincre qu'il s'est tenu debout en rendant de l'argent à la classe moyenne canadienne et en imposant plus lourdement le 1% des Canadiens plus fortunés..Puisque sa diffusion débute en juin, mieux vaut se faire à l'idée que nous entendrons ce message ad nauseam jusqu'en octobre.



Justin Trudeau s'est-il tenu debout pour nous, la réponse que donneront les producteurs laitiers du Canada, et surtout du Québec, sur la protection de la gestion de l'offre dans le cadre de l'ACMEUC risque de rendre un son discordant et la majorité de ces producteurs murmureront probablement entre leurs dents: « Il s'est couché». Autre exemple d'une affaire ou il est de difficile de prétendre que Justin Trudeau s'est tenu debout, l'affaire Huawei.  Nous avons procédé à l'arrestation de la directrice financière et fille du fondateur de Huawei, Meng Wanzhou. L'affaire a suscité l'intérêt de la presse internationale: «Les autorités canadiennes ont annoncé, mercredi 5 décembre, avoir arrêté Meng Wanzou, également fille du fondateur du groupe, Pen Zhengfei. L'arrestation a eu lieu le 1er décembre à Vancouver (Canada) à la demande des autorités américaines, qui réclament son extradition. Selon le Globe and Mail, quotidien canadien qui ne cite pas ses sources , Washington accuse Mme Meng d'avoir « essayé de contourner l'embargo américain contre l'Iran».  (« L'arrestation d'une dirigeante de Huawei provoque des tensions entre Pékin et Washington », Le Monde, 6 décembre).  Nous nous tenons debout comme l'ont appris à leurs dépens deux Canadiens incarcérés en Chine et un troisième condamné à mort pour trafic de drogue.  Nous nous tenons tellement debout que c'est initialement à Donald Trump que Justin Trudeau a demandé d'intercéder auprès du président chinois Xi, au sommet du G20 qui se déroule à Osaka. Les Chinois peuple réputé pour avoir la mémoire longue font payer aux producteurs canadiens d'huile de canola, de viande de boeuf et de porc, notre intervention dans la cour des grands. Heureusement que nous nous sommes tenus debout devant les faucons et les va-t-en guerre que sont Donald Trump et Bolton, nous n'avions pas de contentieux avec la Chine, mais voilà qu'en nous tenant debout, nous sommes pris avec une patate chaude de belle taille, alors que nous sommes confrontés à une crise politico-économique, Justin préfère parler d' »une période difficile », que lui faudra-t-il pour parler d'une crise. Pour nous simplifier les choses, l' 'administration Trump exigera-t-elle que nous extradions Meng Wanzhou et la livrions à la justice alors qu'elle n'a commis aucun crime contre le Canada. Au chapitre des sanctions contre l'Iran, le Canada suit la parade sans vraiment faire de zèle Sur son site web, le gouvernement du Canada tient le langage suivant en ce qui a trait aux sanctions contre l'Iran: «Le Canada, de même que ses alliés et partenaires, impose aussi des sanctions à l'Iran qui vont au-delà de ce que prévoient les Nations Unies. L' objectif des sanctions imposées par le Canada en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales (MES), est de continuer à exercer des pressions sur l'Iran afin que ce dernier respecte ses engagements internationaux et de s'assurer que l'Iran ne peut pas se procurer, par l'entremise du Canada, des articles qui pourraient contribuer à son arsenal militaire ou poser un risque de prolifération. » Ce qui apparaît suffisant, l'Iran respectant l'accord de Vienne de 2015 conclut avec le G5+1  (les cinq membres du Conseil de sécurités Nations-Unies plus l'Allemagne et l'Union européenne. Paradoxalement ce sont les État-Unis de Donald Trump qui se sont retirés de l' Accord de Vienne en mai 2018, au chapitre des accusations envers l'Iran son appui au terrorisme avancé par l'administration Trump ne convainc guère sans véritablement fournir de preuves cet appui semble se limiter au Hezbollah libanais, mouvement qui apparaît moins comme une menace terroriste pour l'Occident (la menace n'est jamais venu de l'Islam chiite, mais toujours de l'Islam sunnite) que comme une caillou dans le soulier d'Israël. La condamnation du programme nucléaire iranien apparaît plus comme un service rendu à Israël afin que ce dernier demeure une puissance régionale et le seul état de la région à posséder l'arme nucléaire. Les diplomates américains réalistes préférerait probablement une alliance avec l'Iran comme allié régional (comme à l'époque de l'alliance avec le Shah). 


Au vu de l'épisode Huawei, il faudrait suggérer aux libéraux de changer le slogan de leur campagne libérale, pour « Je me suis couché » en jouant le shérif pour les Américains. Le problème est que lorsque Justin Trudeau se couche, ce sont tous les Canadiens qui se trouvent couchés par la force des choses.

Thursday, May 9, 2019

Nouveau capitaine même cap?

Période pré électorale oblige, le Parti conservateur dévoile progressivement son programme, ainsi Andrew Scheer a-t-il détaillé ses engagements en matière de politique étrangère et de défense nationale (Scheer met en garde contre la Chine et tend la main à Israël, La Presse, 7 mai)devant le Conseil des relations internationales de Montréal(Corim). Il a déclaré: "Je compte fermement rejeter l'idée que le  Canada pourrait et devrait être neutres sur les grandes questions de notre époque.»Scheer oublie qu'il faut avoir les moyens des apolitiques et que sans ces moyens, il devra se contenter de prendre la pose comme Justin Trudeau. Le journaliste couvrant le l'évènement écrit : « Il a tracé la ligne entre « les démocraties libres «  et les régimes impérialistes, despotes et corrompus qui veulent déstabiliser l'ordre international fondé sur des règles.» Nous voilà rassurés le Canada continuera de jouer à la grenouille qui voulait être un boeuf et demeurera dans le Camp du bien (les « démocraties libres », les oligarchies seraient probablement plus juste).



 Puisque l'essence du politique est de désigner l'ennemi, Andrew Scheer ne nous fait pas languir: "Dans le climat actuel, je vois la montée de la Chine, la ré- émergence de la mentalité de la Guerre froide de la Russie ainsi que les États qui exportent le terrorisme et l'extrémisme comme les trois plus importantes menace à la sécurité et à la prospérité canadienne.» Scheer pourrait-il nous expliquer pourquoi le Canada a dépêché des soldats en Lettonie et en Ukraine dans le cadre de missions de l'OTAN et qu'il joue à une mauvaise reprise de la Guerre froide. Pour les États terroristes, on remarquera l'apparition de la prospérité canadienne dans les préoccupations de Scheer et son silence sur les politiques commerciales de l'administration Trump, de l'audace Monsieur Scheer, de l'audace. Nous voilà à tout le moins libéré de la menace du suprémacisme blanc, menace qui n'a jamais existé ailleurs que dans l'esprit de Chrysta Freeland. « Andrew Scheer s'en est aussi pris à la Russie et à son président Vladimir Poutine, qui ne peut plus agir en toute impunité". Il occupe aujourd'hui l'Ukraine, ce pourrait être les eaux articques canadiennes », prévient-il. On se prend à craindre un débarquement de l 'armée russe à Iqualut et l'occupation du Nunavut, au-delà de sa volonté de diaboliser la Russie et de dénoncer la ré-émergence de la mentalité de la Guerre froide de la Russie, Andrew Scheer pourrait peut-être laisser à  Chrystia Freeland son poste de ministre des Affaires extérieures. Il ne faut jamais négliger le poids de l'électorat ukrainien dans la vie politique canadienne, dénonçant le soutien de la Russie aux régimes iranien et syrien. La Russie et l'Iran estime-t-il, «  ont été ensemble les principales sources de perturbations de désespoir au Moyen-Orient.  Aux oubliettes l'État islamique, inquiétant problème de mémoire pour un homme qui prétend devenir Premier ministre du Canada.
 
 
Pour demeurer au Moyen-Orient, Scheer a appelé à « renouveler notre soutien à Israël et à son droit de se défendre elle-même. Il est navrant [disapointing] que le gouvernement actuel ait abandonné le support de principe du Canada à Israël. Le Canada doit être prêt et digne de confiance quand Israël devra compter sur son ami et allié démocratique.» Nous ne savons pourquoi nous avons l'impression d'entendre la « voix de son maître », impression renforcée lorsque Scheer s'engage à reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et y déplacer l'ambassade du Canada s'il est élu. Voilà qui devrait plaire à l'électorat juif, électorats juif et ukrainien, voilà le secret pour gagner une élection au Canada. Il annonce sa volonté de resserrer les relations avec les États-Unis, accusant le gouvernement Trudeau d'avoir alimenté « la tension et la méfiance « entre deux pays»qui devraient être les deux plus grands alliés du monde». Le discours du parfait collaborateur, en somme. Sauf pour le déplacement de l'ambassade canadienne en Israël à Jérusalem, il est difficile de voir en quoi la politique Scheer sera très différente de la politique Trudeau.

Saturday, April 13, 2019

À bas la haine


Le débat sur l'adoption éventuelle du projet de loi 21 (P.L.21 ) sur l'interdiction du port d'insignes religieux pour certaines catégories de fonctionnaires fait couler beaucoup d'encre et bonne lieu à des déclarations qui finissent par être révélatrices. Un exemple de ces déclarations nous est fourni le directeur des affaires publiques du CIJA ( Centre for Israel and Jewish affairs) David Ouellette, ce dernier déclarait : »Il n'est pas question de s'associer de quelque façon que soit à Adil Charkaoui «. Le réveil de David Ouellette a probablement été brutal, sa mise en garde ayant lieu deux jours après la manifestation, les juifs ayant manifesté le 7 avril ont probablement considéré avoir plus en commun avec Adil Charkaoui qu'avec leurs concitoyens québécois électeurs de la Coalition Avenir Québec (CAQ) (Laïcité : des organismes juifs se dissocient de la manifestation de dimanche, La Presse, 9 avril),  la manifestation en question est celle qui s'est tenue dans les rues de Montréal, manifestation qui n'était pas la première, depuis l'élection de la CAQ, il n'y a guère eu de week ends sans manifestation contre la CAQ, la première a eu lieu, le 7 octobre, antiracistes et islamistes se gardent en forme comme ils le peuvent. Dernière en date de ces manifestations, dimanche le 7 avril dernier. Manifestation contre le P.L. 21 suivie par plusieurs milliers de manifestants. Manifestation tenue à l'appel du Collectif québécois contre l'islamophobie du modéré Adil Charkaoui. Le véritable but de la manifestation était de protester contre le P.L. 21 et la Coalition Avenir Québec. (ils dénoncent le projet de «la haine », Journal de Montréal, 7 avril), tenant à dissocier le CIJA et la « communauté" d'Adil Charkaoui, David Ouellette se fait prudemment silencieux sur l'objet même de la manifestation,  qui ne dit mot consent, il faudra bien finir pas croire que le CIJA approuve ces manifestations contre « la haine ». 



David Ouellette a raison de parler de «réthorique incendiaire» pour qualifier les propos de l'imam Charkaoui, mais il semble oublier rapidement la teneur des propos du maire de Hampstead, William Steinberg. Pour être crédible, il faut d'abord balayer devant sa porte. David Ouellette se soucie des propos d'Adil Charkaoui, mais il ne pipe mot sur l'attitude profondément anti démocratique de ces milliers de manifestants anti P.L. 21. David Ouellette déclare: « Nous avons fait passer le message dans notre communauté, et les gens étaient très réceptifs au fait que ce n'était pas une bonne idée de s'associer à lui.» Très réceptifs et très naïfs. S'il y a eu  des manifestants juifs dans la marche du 7 avril, c'est qu'ils tenaient à y être et qu'ils voulaient démontrer leur aveuglement volontaire. Tous les voyants rouges étaient allumés. Ont pris la parole, Saïd El Amari et Aymen Derbali (cloué à son fauteuil roulant ), survivants des évènements de la grande mosquée de Québec. Les photographies de la manifestation 7 juin sont pourtant explicites. Les manifestants défilent derrière une large banderole portant un message très clair: « Non aux politiques d'exclusion de la CAQ »ce qui a probablement été le seul véritable ciment de la manifestation (à noter dans le registre du lyrisme diversitaire le papier de Caroline Montpetit du Devoir (Des milliers de personnes défilent contre le projet de loi sur la laïcité, Le Devoir, 8 avril): »On portait le voile, la casquette (probablement des égarés), le turban, le sari (vêtement traditionnel du Sous-continent indien brusquement devenu un vêtement religieux, mais lorsque l'on tient à ratisser large), et l'étoile de David » et le collectif québécois contre l'islamophobie de David Ouellette est devenu un Collectif canadien contre l'islamophobie dans les deux langues officielles de «leur» pays sur la banderole. Selon les angles des photographies prises lors de la manifestation, le diable est dans les détails, il est possible de distinguer un drapeau algérien et un drapeau marocain, à garder en mémoire lorsqu'il viendront nous dire « nous sommes Québécois et nous vous aimons », il y avait aussi un fleurdelisé exhibé l'envers, ce qui est habituellement considéré une marque de mépris. plusieurs discours ont été prononcés en arabe et la manifestation rythmée par des Allahu Akbar (Allah est grand) et a été précédé par une prière de rue devant le Cénotaphe (Québecophopie manière Charkaoui, Le Journal de Montréal . 11 avril). Saluons la volonté du CIJA présenté dans l'article de La Presse comme la voix de la communauté juive « institutionnelle » de prendre ses distances avec un excité comme Adil Charkaoui, mais n'espérons pas que le CIJA prenne ses distances avec William Steinberg, David Lametti et Justin Trudeau qui eux ne rêvent que d'en découdre avec Québec devant les tribunaux. Denise Bombardier pour une ne s'y est pas trompée, elle a bien compris que cette marche c'était « La haine dans les rues de Montréal » ( le Journal de Montréal, 9 avril), C'est bien de haine qu'il s'agit, autant chez Adil Charaoui que chez William Steinberg, seule nuance peut-être, c'est l'Occident dans son ensemble que le premier déteste alors que la haine du second semble viser plus spécifiquement le Québec français.  
 
 
 
Après les insultes d'usage sur le Québec raciste xénophobe et islamophobe, la haine ne fait plus dans les détails. C'est une haine contre le Québec français, haine contre notre identité et contre notre différence dans le Canada multiculturaliste qui trouve à s'exprimer dans les rues de Montréal, il faut noter que cette haine c'est aussi celle d'un certain Montréal contre le «Québec profond « Denise Bombardier note «  Ceux qui croient que de telles manifestations sont l'expression de la démocratie doivent s'interroger(...) Nous sommes plutôt dans une déclaration de guerre qui vise le gouvernement élu selon les règles de l'art , le gouvernement Legault doit aller de l'avant sans ce Montréal et probablement contre lui. À défaut d'être aimés, soyons respectés. Au delà de la haine qu'ils éprouvent pour nous, on songe au titre du film emblématique d'Arthur Lamothe (1969); Le mépris n'aura qu'un temps, Leur haine se nourrit de ce mépris, mépris pour ce qu'il considère comme notre « provincialisme », nous ne somme pas assez ouverts, diversifiés et inclusifs, attachés que nous sommes à notre langue et à nos différences. Pour un peu, ils nous cracheraient au visage la conception qu'entretenait Trudeau père à notre égard, nous somme une tribu. Ils nous apportent la civilisation et leur diversité, nous les remercions en parlant d'identité.

Wednesday, February 27, 2019

Repasse-Partout


La nouvelle mouture de Passe-partout a pris l'antenne de Télé-Québec, le 25 février dernier.
 
 
 
Que penser de cette nouvelle mouture, la prudence est de mise, mais il faut constater que cette série « pédagogique », il ne faut jamais oublier que la première version avait été conçue en collaboration avec des fonctionnaires du ministère de l'Éducation et des représentants de Radio-Québec à l'époque, .Cette collaboration marquait la fin de l'imaginaire débridé et la folie douce qui marquaient les réalisations de Radio-Canada, telles que Bobino, La boîte à surprises, Sol et Gobelet, la Ribouldingue.En 1977, Passe-Partout inspiré du succès de Sesame Street outre-frontière était «destiné à l'éducation des enfants d'âge préscolaire avec une attention particulière au milieu défavorisé». La «nouvelle » mouture reprend les éléments les plus importants de la série initiale, Ainsi Passe-Partout, Passe-Carreau et Passe-Montagne sont de retour,  mais curieusement les costumes eux n'ont pas changé leurs interprètes ayant changé, les marionnettes, elles ont fait l'objet de changements cosmétiques, aussi sont de retour (Cannelle, Pruneau et leurs parents, etc). L'émission n'a pas échappé à une volonté de faire plus 2019 que les émissions de la première série, émissions ayant tout de même plus de quarante ans, Le critique du Devoir (« Passe-Partout »,»vintage» modernisé, Le Devoir, , 26 février) note : » Dire que le tout est moderne serait mentir.  (...) on sent que Passe-Partout s'est au moins modernisé.  Par exemple, De nouvelles marionnettes de Canelle et Pruneau (...) présentent des photos d'eux sur une tablette, balayage d'écran compris. Les enfants modernes swipent c'est bien connu(émission probablement conçue avant sans les mises en garde sur les temps d'utilisation des écrans par les jeunes Canadiens et les jeunes Québécois, lancées par les optométristes et pédiatres) . Biscuit , le jouet que Canelle croit avoir égaré, est en peluche et non pas en fourrure. Passe-Montagne , lui, fait semblant de conduire à travers les cônes orange une petite voiture électrique qui ne fait pas « forum vroum » mais « bzz bzz ».  Dans son souci de s'adresser à des « enfants modernes », combien de temps avant que l'un des personnages locavore ne passe à l'alimentation végane et sans gluten et n'abandonne la consommation de viande rouge afin de sauver la planète? Combien d'émissions faudra-t-il pour que l'on présente un personnage transgenre, humain ou marionnette, aux « enfants modernes », les paris sont ouverts. Passe-Genre s'intégrerait sans difficultés parmi les amis de Passe-Partout. Les vêtements des personnages sont déjà non-genrés, une difficulté est donc déjà réglée. 
 
Selon La Presse du lendemain, il y a eu plus de 700 000 auditeurs pour cette première diffusion de Passe -Partout, effet de nouveauté certes, combien seront-ils dans quelques semaines. Il y avait probablement plus de «Poussinots» trentenaires ou quadragénaires devant le petit écran au soir du 25 février que d'enfants d'âge préscolaire. Enfants pour qui Passe-Partout relève de la préhistoire de la télévision. Il faut noter que cinq minutes ne se s'était pas écoulées dans la première émission que Perline, la mère de Canelle, nous présente sa voisine,Madame Coucou visiblement issue de la diversité avec sa peau café au lait et ses cheveux frisés. Les «enfants modernes» de Passe-Partout doivent nécessairement apprendre à être inclusifs dès le plus jeune âge.Il convient de noter ici que la dans la première version, il y avait déjà un personnage eurasien, Passe -Midi.
 
 
La nouvelle mouture sent aussi le « pédagogisme » avec son insistance sur les apprentissages . Une insistance que le ministre de l'éducation, Jean-François Roberge ne peut qu'approuver, maternelles quatre ans, Passe-Partout, même combat?