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Sunday, February 19, 2023

La porte entrouverte

 



Alors que le Québec francophone  s’insurge, avec force et raison, contre les accusations  de racisme systémique. François Legault refuse depuis son accession au pouvoir d’accepter cette thèse d’un Québec pratiquant un racisme systémique. Une position partagée par la majorité du personnel politique québécois. à l’exception de Québec solidaire (QS) et du Parti libéral du Québec (PLQ), les réserves de QS et du PLQ avaient trouvé à exprimer à l’occasion du décès du Joyce Échaquan. Il s’agissait alors d’un cas près particulier, l’ensemble de la société n’était pas mise en cause. La belle unanimité a vécu! En effet, la mairesse de Montréal, Valérie Plante a rompu les rangs en déclarant «Le racisme ou la discrimination systémiques, ça existe. Ni moi , ni la Ville , ni le SPVM ne remettons ça en question.Il y a des cas et il ne faut pas le nier.[…] (Profilage racial à Montréal: «Il y a des cas et il ne faut le nier», dit la mairesse Valérie Plante, Journal de Montréal, 15 février). 
 
 

 
«La mairesse a témoigné mercredi devant la Cour supérieure dans l’action collective de 170 millions qui oppose la Ligue des Noirs du Québec et la ville de Montréal au sujet du profilage racial par la police.[…]«Après avoir prêté serment devant la juge Dominique Poulin, Mme Plante a affirmé qu’elle n’avait aucun problème à reconnaître l’existence du racisme systémique et du profilage racial au sein de la police.» (Pas de «baguette magique» contre le racisme, dit Plante, La Presse, 16 février) la mairesse de Montréal ne se contente pas de rompre les rangs, elle ouvre toute grande la porte aux poursuites pour profilage racial qui ne manqueront pas de suivre une telle déclaration sous serment. il ne faut pas être Nostradamus pour conclure que Valérie Plante ne sera plus mairesse de Montréal depuis des lunes pour comprendre que les Montréalais paieront encore pour des poursuites initiées par des organismes comme la Ligue des Noirs du Québec. Valérie Plante vient d’enterrer la présomption d’innocence des policiers du SPVM. Alors que journalistes, chroniqueurs et classe politique s’accordaient pour tenir bien fermée la porte de cette épineuse question. La déclaration de Mme Plante entrouvre cette porte, la défense des intérêts du Québec français est manifestement le cadet des soucis de Valérie Plante
 

 
 
La déclaration de Valérie Plante me fait penser à une réplique tirée du film de Marcel Pagnol, Le Spountz (film qui date de 1938). L’un des personnages lance au Spountz (interprété par Fernandel), «tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout». Cette réplique-phare du Spountz s’applique parfaitement à Valérie Plante; elle n’est pas bonne à rien, elle est mauvaise à tout.

Tuesday, April 5, 2022

L’Université en folie

 



Il fut un temps ou les principales raisons de voir le nom d’une université québécoise mentionnées dans les journaux étaient la construction d’un nouveau pavillon ou le fait de décerner un doctorat honoris causa à une personnalité publique.
Ce temps semble aujourd’hui bien loin, le nom des des universités québécoises apparaît aujourd’hui dans les médias pour des raisons à tout le moins discutables discutables. Nous avons en tête, l’affaire Vérushka Lieutenant-Duval (Le fameux «mot en N» à l’Université d’Ottawa et plus récemment l’affaire michael J.Carley à l’Université de Montréal (voir ce blogue, Liberté d’expression service minimum, 25 mars).  Après les Universités d’Ottawa et de Montréal, voilà que l’Université Laval fait à son tour les manchettes.
 

 
 
«Un appel de candidatures de l’Université Laval pour une chaire de recherche du Canada en biologie a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux, à la suite d’une publication de l’humoriste Guy Nantel à ce sujet. Seules les candidatures de femmes, d’Autochtones, de personnes en situation de handicap et celles appartenant aux minorités visibles seront retenues afin d’accroître la représentativité de ces groupes parmi les titulaires des CRC l’université Laval indique t-on dans ce document.»(Des hommes blancs exclus s’appels de candidatures l’UL, Journal de Montréal, 29 mars). Journalistes et chroniqueurs ont peut-être rapidement conclu que les hommes blancs étaient exclues des CRC, si nous lisons bien l’article de Daphnée Dion-Viens qu’en est-il des hommes blancs en situation de handicap? Les hommes blancs qui ne seraient pas en situation de handicap ont peut-être cru être en mesure de trouver des cieux plus accueillants dans des universités québécoises épargnées par les délires racistes  et wokistes imposées pour l’accès aux chaire de recherche du Canada; ces hommes blancs doivent oublier cette possibilité; «La situation est la même dans d’autres universités québécoises, qui sont aussi soumises aux cibles en matière dÉquité , diversité et inclusion de ce programme fédéral. Un appel de candidatures semblable a été publié cet automne par l’UQAM. l’Université de Sherbrooke est même présentement à la recherche d’une femme pour pourvoir un poste de «professeure» en changement climatique, puisque seules les candidatures féminines seront retenues, peut-online sur son site Internet.» Devant le mutisme de l’article, devons-nous conclure que les chercheurs blancs devront se tourner vers les université anglophones du Québec (McGill, Concordia et Bishop), augmentant les chances de ces dernières de puiser dans un bassin élargi de chercheurs?






Il faut noter que les réactions de la classe politique québécoise se sont avérées empreintes de bon sens. «Québec juge «exagéré» l’exclusion des hommes blancs d’un appel de candidatures l’Université Laval en vertu des critères fixés par le fédéral qui vont « beaucoup trop loin » selon la vice première ministre Geneviève Guilbault,(Université Laval: l’exclusion des hommes blancs est «exagérée», dit Québec, Journal de Montréal, 30 mars). 
Les partis d’opposition sont également montés aux barricades . Selon Paul St-Pierre Plamondon, il s’agit d’une «idéologie qui nous vient du financement fédéral » qui risque de créer des tensions dans les universités tout en étant «inacceptable». Celui-ci plaide plutôt pour choisir les candidats en fonction de leur mérite. La cheffe du parti libéral du Québec, Dominique Anglade, juge également que cette méthode «va trop loin».
« tout en refusant de condamner la façon de faire de l’UniversitéLaval, le co-porte-parole de Québec solidaire. Gabriel Nadeau-Dubois, a plaidé qu’une approche «plus progressive»est préférable. 

Seul a faire bande à part, Gabriel Nadeau-Dubois songe-t-il à une approche «plus progressive» ou à une «approche plus progressiste», difficile à dire avec le personnage.

Les universités québécoises peuvent-elles se priver e des sommes venant des chaires de recherche du Canada? le gouvernement du Québec peut-il offrir des sommes équivalentes sans imposer les mêmes contraintes que les CRC?
Dernière pièce à verser à ce dossier «l’Université en folie», «L’université d’Ottawa a créé cinq postes réservés aux candidats racisés ou autochtones en 2021-2022, dans le but de «remédier à la sous-représentation de certains groupes au sein du corps professoral» a appris La Presse.Par courriel, L’Université d’Ottawa indique avoir créé cinq postes réservés aux candidats racisés ou autochtones 2021-2022. »[L’objectif est que] le corps professoral reflète la population étudiante qu’il est appelé à desservir et à qui sert de modèles» explique la porte-parole de l’établissement, isabelle Mailloux. (Université d’Ottawa Cinq postes réservés à des candidats racisés ou autochtones, La Presse, 2 avril). Quelle sera la qualité de la formation dispensée par ces professeurs recrutés au nom de la rectitude politique de leur origine ethnique ou raciale? La réponse visiblement n’intéresse pas les universités mentionnées plus haut.

Friday, April 1, 2022

Plus séparatiste, tu meurs


Plus séparatiste, tu meurs. Valérie Plante accentue sa campagne visant à «séparer» Montréal du reste du Québec: «La ville de Montréal a dévoilé mardi une série de mesures pour combattre le racisme et les discrimination systémiques au sein de ses institutions» (La ville de Montréal intensifie sa lutte contre le racisme systémique, Radio-Canada, 29 mars).  Confrontant ainsi le gouvernement Legault pour lequel la notion de racisme systémique ne peut s’appliquer au Québec. 




«À la suite du dépôt du rapport en juin 2020, «La Ville de Montréal avait reconnu par la voix de sa mairesse, l’existence de racisme et de discrimination systémiques» a appelé la présidente du comité exécutif, Dominique Ollivier. Depuis la Ville a embauché une commissaire à la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques, Bochra Manaï.»

«Nous aspirons à bâtir une ville au sein de laquelle toutes et tous sont égaux, peuvent s’épanouir pleinement et vivre dignement. L’administration Plante rappelle que la métropole est de plus en plus diversifiée et que cette tendance démographique n’ira qu’en s’accentuant au cours des prochaines années. En effet, selon les projections de Statistique Canada, la population montréalaise sera composée de près de 56% de personnes nées à l’étranger ou descendants d’immigrants.» Ainsi sans surprise, Valérie Plante joue la carte de la diversité et prend ses distances avec le Québec profond blanc et francophone. Dans la perspective de la prochaine élection municipale, nous lui proposons d’abandonner le nom de Projet Montréal pour son parti  et de lancer Le RIM, le Rassemblement pour l’indépendance municipale.

Friday, January 29, 2021

Vive la diversité!

 



Difficile de penser autre chose en apprenant la plus récente initiative des libéraux fédéraux. En effet: «Les libéraux de Justin Trudeau envisagent de modifier la loi régissant l'embauche dans la fonction  publique pour aider à rendre les ministères et organismes fédéraux plus diversifiés. Le président du Conseil du Trésor, JeanYves Duclos, et son secrétaire parlementaire. Greg Fergus, expliqueront mardi les priorités pour favoriser une plus grande diversité, inclusion et accessibilité dans la fonction publique. Le gouvernement affirme que bien qu'il y ait eu des progrès pour le Canadiens noirs, les peuples autochtones d'autres personnes confrontés à la discrimination raciale au travail, trop de fonctionnaires continuent de se heurter à des obstacles.  La semaine dernière, le greffier du Conseil privé Ian Shugart a lancé un appel à l'action sur l'antiracisme. l'équité et l'inclusion dans la fonction publique, énonçant les attentes du gouvernement fédéral à l'égard des dirigeants actuels. Le gouvernement a également lancé le Centre sur la diversité et l'inclusion, soutenu par un budget de 12 millions , afin de créer une discussion continue sur le changement.» (Les libéraux veulent voir  plus de diversité, La Presse, 26 janvier) À quand, une discussion continue sur l'embauche de candidats issus de la majorité historique du pays?  Combien de temps faudra-t-il aux libéraux de Justin Trudeau pour avoir une fonction publique à son goût, c'est à dire libre d'hommes blancs?
 

 

Saturday, January 16, 2021

tout sauf une erreur

 Le gouvernement Legault qualifie d'»erreur» la nomination de Bochra Manaï au titre de commissaire à la lutte contre le racisme de la ville de Montréal (voir ce blogue, D'une pierre deux coups, 14 janvier) . Toujours insensible à la dimension métapolitique de l'activité politique préfère se réfugier dans l'euphémisme en qualifiant d' »erreur » la décision de la mairesse de Montréal.  François Legault se satisfait de voir dans l'initiative de Valérie Plante une «erreur». La nomination de Bochra Manaï est tout sauf une «erreur». C'est un geste idéologique dans le droit fil de la pensée de Valérie Plante. Il ne faut pas s'y tromper. Valérie Plante savait très bien ce qu'elle faisait c'est probablement intentionnellement qu'elle l'a fait.

 


 

Ce geste est directement inspiré par l'idéologie diversitaire à laquelle adhère Valérie Plante. une seule chose est sûre, il y aura d'autres «erreurs» de ce type avant la fin de son mandat à la mairie de Montréal.

Saturday, October 10, 2020

Entre deux chaises

 



Nous avons souligné l'indifférence de François Legault à tout ce qui peut apparaître comme de la métapolitique.  Visiblement pour lui, le combat politique se limite à la joute parlementaire et aux affrontements électoraux. Il en donne une nouvelle preuve à l'égard du «racisme systémique», pour l'instant, il refuse encore de reconnaître l'existence du racisme systémique. Il entrouvre la porte en se montrant prêt à reconnaître l'existence de la «discrimination systémique » à L'endroit des autochtones». «Selon une source gouvernementale, il y a de «l'ouverture» pour reconnaître la discrimination systémique, plutôt que le racisme. Un débat agite le gouvernement sur le sujet, et il y a une tendance en faveur d'un appui aux mots utilisés par le rapport Viens.
 

 
 
Mercredi matin, le chroniqueur politique du 98,5, Bernard Drainville, témoignait du débat en cours au gouvernement au sujet du racisme systémique. Il rapportait que de plus en plus de députés et de ministres sont prêts à reconnaître le racisme systémique envers les autochtones,» (Québec ouvert à reconnaître la «discrimination systémique», La Presse, 7 octobre ). Pour la sagesse populaire, une porte ne peut être ouverte ou fermée en même temps, François Legault semble croire le contraire. À qui fera-t-il croire qu'il pourra tenir longtemps cette position alors qu'il s'en trouve déjà au Québec pour tenir l'affaire Joyce Echaquan pour notre affaire Georges Floyd.C'est le cas du sagace chroniqueur Richard Martineau qui écrit:»on l'a beaucoup répété ces derniers jours, et c'est vrai: l'affaire Joyce Echaquan est notre affaire George Floyd.» (Le racisme ordinaire, Journal de Montréal, 4 octobre). Les professionnels de l'anti racisme ne se satisferont pas longtemps de cette «discrimination systématique» et ils voudront passer au «racisme systématique». Ils considèrent probablement déjà «la «discrimination systématique» à l'endroit des autochtones comme une première étape vers l'acquiescement du gouvernement Legault à la thèse du racisme systémique de la société québécoise. Le gouvernement Legault pense probablement gagner du temps en tournant autour du pot (pour ne pas évoquer des activités contre nature sur des chiens) en parlant de «sécurisation culturelle» des Autochtones. Beau principe tiré des travaux de la Commission Viens justement qui constataient que «les Premières Nations, les Inuit ne se sentent pas en sécurité lorsque vient le temps de mettre leur santé entre les mains des services publics. La sécurisation culturelle, c'est un message fort, un geste très fort qu'on peut poser, aux lendemains des excuses qui ont été prononcées pour montrer que, oui, on est en action [...] et qu'il va y avoir donc de, réelles, réelles  conséquences très concrètes au décès de Joyce Echaquan», a expliqué» a expliqué la députée Véronique Hivon. Selon elle,  l'adoption de ce principe «ça veut dire des formations, du personnel qui connaît les réalités(appel du pied sans subtilité à embaucher des infirmières et des préposées aux bénéficiaires autochtones, NDA), des interprètes [...]et ça veut dire qu'on vient de reconnaître qu'il y a des différences», a -t-elle énuméré. On demande par ailleurs que la pièce législative soit rédigée en collaboration avec les Premières Nations.»(La Presse). À la position « assis entre deux chaise de François Legault, on préférera la position claire de Mathieu Bock-Côté: «  Mais la théorie du racisme systémique est d'une tout autre nature. Elle repose sur une thèse étrange: même si les individus ne sont pas racistes, la structure sociale serait fondamentalement raciste.[...] la théorie du racisme systémique est donc paradoxale: même s'il n'y avait aucun raciste au Québec, il serait quand même raciste. Le concept de « racisme systémique » chez ces promoteurs , relève de la foi. Comme les croyants voient Dieu partout, les théoriciens du racisme systémique, quelles que soientles circonstances, voient partout la preuve de son existence. ils adhérent à cette théorie religieusement et s'offusquent qu'on en doute. Ceux qui la critiquent sont traités en hérétique.» (Le racisme et les Autochtones, Journal de Montréal, 7 octobre). Voilà qui a le mérite de la clarté. Souhaitons que François Legault continue de résister à ces députés et ministres prêts à jeter l'éponge et à accepter l'idée d'un Québec systémiquement raciste et qu'il continue à refuser de faire sienne cette théorie du racisme systémique. 



Friday, June 19, 2020

Québec Bashing encore



Le Québec bashing fait parti de l'ADN du fédéralisme canadien.C'est sans surprise qu'il semble faire aussi parti de celle du plus centralisateur des partis politiques canadiens, le NPD.  Sans base québécoise à protéger, le NPD a toute liberté de s'exprimer, Son visage est celui d'un fédéralisme canadien qui s'exprime sans fard. C'est ainsi qu'il faut considérer la sortie de son chef Jagmeet Singh, traitant le député bloquiste Alain Therrien de raciste et son refus de s'excuser . Tempête dans un verre d'eau en fait, Alain Therrien  s'est opposé au dépôt d'une motion du NPD sur la reconnaissance du racisme systématique au sein de la GRC., ce refus lui a valu d'être traité de « raciste » par Jagmeet Singh. 
 
 
 
À travers le propos du chef néo-démocrate, c'est le Canada, qu'il faut entendre. Libéraux et conservateurs ont des députés au Québec et espèrent à chaque élection y faire des gains, Justin Trudeau ne serait pas premier ministre aujourd'hui s'il ne disposait pas de 24 sièges au Québec. Sur ce plan, Singh a les mains libres et il peut s'exprimer tout à sa convenance.  Il est curieux que certains journalistes aient souligné que Jagmeet Singh soit le premier chef racisé d'un grand parti politique canadien, avec sa sortie contre Alain Therrien, Singh démontre  paradoxalement à quel point il a fait siens les préjugés traditionnels du Canada anglais à notre égard.  Son intégration à l'univers intellectuel du Rest of Canada est parfaite. Il n'a vraisemblablement aucun problème à «basher» le Québec. Le NPD de Jagmeet Singh retourne à son lit centralisateur, voilà qui va rassurer ses électeurs de l'Ontario et de la Saskatchewan.

Tuesday, June 16, 2020

Déjà un couac



Nous y voilà, François Legault crée un groupe d'action contre le racisme, dans la foulée des événements de Minneapolis et de la mort de George Floyd, groupe d'action créé donc pour répondre à une situation propre aux États-Unis.  La situation québécoise est-elle à ce point pourrie que nous ayons besoin d'un tel groupe d'action? 



Pour Francois Legault, il y a consensus sur deux choses: la grande majorité des Québécois ne sont pas racistes, il n'y a pas de racisme au Québec, mais il y a des personnes racistes au Québec (si certains d'entre eux ne sont que des malappris mal élevés, nous préférons considérer les autres Québécois «racistes» comme des Québécois conscients (peut-être à leur insu) et fiers de leur héritage européen), il y a une autre racisme dont François Legault ne vous parlera pas, celui des minorités racisées, tant il est convenu que seuls les Blancs peuvent être racistes, voir sur ce blogue, «Folle à lier», 14juin). François Legault affirme que nous ne voulons pas importer un climat d'affrontements comme il y a aux États-Unis, se rend-il compte  qu'avec son groupe d'action Carmant-Girault, il tombe justement dans le piège de cette logique Eux et Nous, logique qui un jour pourrait nous mener à une logique du Eux contre Nous le groupe Surtout si le groupe d'action envisage, ce qui est hautement possible, de proposer des mesures comme des quotas à l'emploi.
Première impression ce groupe d'action contre le racisme commence ses travaux sous de mauvais auspices. Pourquoi en confier la présidence à Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux services sociaux et à Nadine Girault, ministre des relations internationales et de la Francophonie. C'est là indiquez assez clairement comment le groupe d'action doit comprendre son mandat,  culpabilité blanche à l'horizon. Nous savons déjà que le groupe d'action planchera sur le profilage racial: «La première chose que j'aimerais discuter est le profilage racial. Je pense qu'on peut avoir des solutions proposer, a mentionné Lionel Carmant.» François Legault, pour sa part, n'a pas hésité à passer sa commande:»François Legault veut que le groupe se penche rapidement sur le problème de l'emploi. «Ça n'a pas de bon sens le taux de chômage chez les minorités visibles, Ça n'a juste pas de bon sens, et ce, au public comme au privé, Il faut agir de ce côté là» a-t-il avancé »(Québec créent un groupe d'action pour lutter contre le racisme, La Presse, 15 juin) Legault semble attendre le dépôt du rapport du groupe d'action pour le mois d'octobre , un rapport qui devrait prévoir des «actions efficaces». Pourquoi attendre le mois d'octobre pour déposer un rapport qui semble déjà écrit. À surveiller, la réaction de la fraction radicale de la communauté noire québécoise (la ligue des noirs, nouvelle génération et les Anastasia Marcelin de ce monde), si Lionel Carmant et Nadine Girault ne veulent pas être taxés d'oncle Tom et d'Aunt Jemima du gouvernement, il y a fort à craindre qu'ils ne doivent donner des gages à cette fraction radicale.

Monday, June 15, 2020

Autre temps, mêmes moeurs



L'une des caractéristiques du progressisme actuel est une volonté assez évidente de faire table rase de l'histoire, pas de l'effacer complètement certes, mais de ne nous en laisser à connaître qu'une version idéalisée , mais édulcorée, le mouvement de retrait des statues de personnages »discutables», personnages «discutables» allant des généraux confédérés à James McGill, John A. McDonald, Winston Churchill, liste non exhautive, grief le plus fréquent avoir possédé des esclaves. Les progressistes conservent nonobstant le passage du temps et les changements de latitudes leur âme d'épurateur. Dernière illustration de cet état de fait, «La disparition d'une photo de premier ministre britannique Winston Churchill d'une recherche Google a suscité des interrogations au Royaume-Uni au moment ou la figure de l'ancien dirigeant conservateur est remise en question, dans la vague des manifestations anti racistes. Lorsque les internautes tapent «premier ministres britanniques «sur Google, les photos des chefs de gouvernement britannique s'affichent dans une frise chronologique appelée «Knowledge graph». Tous les portraits étaient visibles samedi matin, sauf celui de Winston Churchill, ce qui a poussé de nombreux utilisateurs de Twitter à accuser Google de censure.[...] «Nous sommes au courant qu'une image de Sir Winston Churchill manque dans son entrée Knowledge Graph sur Google» a tweeté Google search liaison, organe de communication du moteur de recherche chargé d'expliquer ses rouages . Google s'est excusé pour les «inquiétudes» provoquées par l'incident, dû selon le groupe à une «actualisation automatique», promettant qu'il «sera résolu» rapidement. (La disparition d'une photo de Churchill sur Google interroge au Royaume-Uni, Journal de Montréal, 14 juin).Avant de résoudre rapidement le problème, il serait intéressant de mieux connaître les paramètres de cette « actualisation automatique». Nous ne sommes pas dans le devoir de mémoire si cher aux progressistes, mais dans un véritable devoir d'oubli.




Seul autre exemple connu d'une telle«disparition photographique», celle de Trotski sous le régime stalinien. Staline ayant fait retoucher des photographies montrant Son rival près de Lénine lors de discours de ce dernier. Le petit père des peuples ne pouvait se contenter de faire assassiner Trotski à Mexico, il fallait qu'il le liquide historiquement et en gomme la mémoire dans l'esprit des Soviétiques en réécrivant ainsi les manuels d'histoire. 
Bienvenue dans cette histoire sans histoires, une histoire allant véritablement dans le sens de l'histoire, une histoire réécrite au gré des évènements et des modes et, dès lors réécrivable au bon vouloir des maîtres de l'heure. Proposons dans cette volonté d'aseptiser l'histoire, la disparition du Goulag et du Grand bond en avant, les millions de morts du communisme pourront être mis sur le compte de la foudre. L'histoire progressiste ne conservant pour l'édification des peuples, que le souvenir de l'esclavage des Afro-descendants, de la colonisation, du racisme et du suprémacisme blanc et de l'Holocauste, ils nous laisserons peut-être une histoire des exploits de Malcom X et Nelson Mandela.

Sunday, June 7, 2020

« La » question



Le Québec vit-il sous le régime du racisme systémique? Question vivement débattue et pour laquelle, même nos dirigeants politiques ne s'entendent pas. Pour François Legault, il n'y a pas de racisme systémique au Québec, nous aurions certes quelques racistes, mais pas de racisme systémique, Pour Justin Trudeau, il y aurait racisme systémique au Canada, ce qui dans son esprit doit conduire à penser qu'il y en aurait aussi au Québec. Ne retenons pas l'opinion de Monsieur Multiculturalisme pour qui le Canada, vieux pays blanc, ne peut qu'être coupable de racisme systémique, un racisme systémique dont il faut le guérir à coups d'immigration, de diversité et d'inclusion. 

Parler de racisme systémique cela sous entend l'existence d'un système (ou de plusieurs systèmes se superposant les uns au autres.  Seul exemple d'un tel système au Canada, celui auquel les Autochtones sont assujettis, (Loi sur les Indiens, réserves, pensionnats autochtones), ce système est faut-il le rappeler le fait du gouvernement canadien, un système inspiré par des valeurs étrangères à celle de la colonisation française, mais proche des valeurs du colonialisme anglo-saxon. Parler d'un système, c'est évoquer un faisceau de lois et règlements, d'organismes et d'institutions chargés de mettre en oeuvre ce système. Pour trouver l'exemple d'un tel système, il n'est pas nécessaire de regarder bien loin, le Sud des États-Unis connaissait un tel régime jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi sur les droits civiques (1964). Le régime prévalant alors, connu sous le nom de «James Crow» et mis en place après la «Guerre entre les États» (la guerre de Sécession), prévoyait de sévères restrictions au droit de vote des citoyens Afro-américains, les écoles afro-américaines étaient sous financées par rapport à celles ouvertes aux blancs, l'interdiction des mariages entre Blancs et personnes de couleur. Ce grand «racisme systémique» ne suffisait pas, il s'accompagnait de nombreuses vexations, les places réservées aux Blancs et aux Afro-américains dans les transports en commun, les fontaines d'eau et les toilettes «séparées» tout cela constituant un régime se voulant, «égal, mais séparé». rien tel au Québec.
 
 
Le seul exemple de racisme systémique que l'on puisse trouver au Québec serait celui qui consiste à favoriser l'embauche de membres des minorités visibles et de candidats racines par les administrations provinciale et municipales. Mais qui veut parler de racisme anti-blanc au Québec?

Wednesday, June 3, 2020

Copie conforme.



François Legault a suscité certains espoirs chez les nationalistes traditionalistes et les nationalistes identitaires avec sa réforme de l'immigration et l'entrée en vigueur de la Loi 21. Il faudra enterrer ces espoirs aujourd'hui(2 juin 2020). «Le gouvernement Legault s'est engagé mardi à présenter un plan de lutte au racisme et à la discrimination, alors que la mort de George Floyd aux États-unis mène le Québec à réfléchir sur ses propres problèmes de discrimination de violence raciale.(Québec s'engage  à présenter un plan de lutte au racisme, La Presse, 2 juin). François Legault emprunte une avenue pleine chausse-trapes, Sa démarche inspirée par un incident anméricano-américain qui ne nous concerne pas, commence mal. Elle implique que le Québec connaîtrait des problèmes de discrimination et de violence raciale. Toute une faune de professionnels de l'anti racisme martèle ce message, est-il nécessaire que François Legault y apporte sa contribution? D'autant plus que c'est le même Francois Legault qui déclarait , il y a quelques jours, qu'il n'y avait pas de racisme au Québec, mais à la rigueur quelques personnes racistes.



Contribution qui a tout pour inquiéter puisque François Legault:»estime que la lutte contre le racisme doit d'abord s'inscrire dans le cursus scolaire. »Le racisme n'est pas inné, ça se transmet. Il faut que l'école serve comme pour lutter contre le racisme», a dit le premier ministre, mardi, lors que l'Assemblée nationale adoptait à l'unanimité une motion initiée par Québec solidaire pour déplorer « Le meurtre de George Floyd par un policier américain». Voilà François Legault et l'Assemblée nationale à la remorque Québec solidaire. 


À l'horizon avec l'école conscrite pour éradiquer le racisme au Québec. Des programmes soigneusement conçus par le ban et l'arrière  ban de l'antiracisme québécois, à prévoir des sinécures pour les Marjorie Villefranche (la Maison d'Haïti), Will Prosper (Montréal-nord Républik), Myrlande Pierre (vice-présidente de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse) et autres Marie-Livia Beaugé (Hoodstock, l'une des organisatrices de la marche du 31 mai dernier à Montréal), il serait de bonne guerre de faire appel à un représentant du Centre Recherche-Action sur les relations raciales et, s'il est disponible, pourquoi pas Marvin Rottrand. Après l'endoctrinement des têtes blondes, l'inquisition car, si le racisme est transmis aux écoliers, c'est probablement par des parents racistes, il faudra protéger les enfants sortant «libérés» du racisme ambiant régnant dans leurs familles par l'école, en les retirant de leur familles. Du boulot à prévoir pour la Direction de protection de la Jeunesse, il faudra ajouter ce nouveau mandat à la DPJ réformée par les soins de Régine Laurent.

François Legault ne compte pas s'en tenir à l'école. «Au Québec, ont précisé tour à tour les parlementaires, le racisme se manifeste entre autres dans les difficultés qu'ont  certaines minorités à louer un logement ou à décrocher un emploi. M.Legault s'est engagé mardi à redoubler d'efforts afin que la fonction publique soit représentative des diversités culturelles qui composent la société québécoise,. Cap sur une politiques de quotas, quel est le pourcentage de Moldo-Valaques au Québec?   Ce pourcentage devra se retrouver dans la fonction publique québécoise. Rien de plus simple que l'anti racisme.

Pourquoi s'arrêter en si bonne voie:» Le premier ministre a aussi affirmé que son gouvernement enverrait «des directives claires» aux corps policiers contre le profilage racial avec la modernisation de la loi sur la police».  Sera-t-il encore possible de parler des gangs de rue ou cela sera aussi assimilé à du profilage racial. Heureux les Schtroumpfs. Prenons dès maintenant l'habitude de parler d'une Mafia qui n'est surtout pas sicilienne et de la'Ndrangheta qui n'a jamais été calabraise. Avec cette initiative, difficile voir la différence ente la CAQ et les autres formations de l'Assemblée nationale.

Saturday, January 18, 2020

Qui trop embrasse...



Nous avions écrit, il y a quelques semaines que la commission Laurent (Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse), une commission, commission qui doit, suite à la triste affaire de Granby: »...entreprendre une réflexion qui porte non seulement sur les services de protection de la jeunesse, mais également sur la loi qui l'encadre, sur le rôle des tribunaux, des services sociaux et des autres acteurs concernés.» . commençait sous de discutables auspices (voir ce blogue, Le dos large 23 octobre). Madame Régine Laurent apparemment tenue en haute estime par le gouvernement Legault 
vient encore de se fendre d'une déclaration qui devrait normalement conduire un gouvernement nationaliste conséquent à la récuser séance tenante. Elle affirme en effet:»La loi de la protection la jeunesse est devenue une loi d'instrumentalisation raciste » nous sommes à des antipodes de la mission donnée à la commission par le gouvernement. «Plusieurs chercheurs sont venus nous expliquer les traumatismes»causés aux noirs par leur surreprésentation dans ce système , a ajouté Mme Laurent, en citant le témoignage de la Maison d'Haïti. «J'imagine le nombre d'enfants, en centaines ou en milliers, qui ont vécu ce traumatisme ; des parents qui ont vécu ce traumatisme.» ««Ça m'arrive rarement» a-telle dit par la suite, pour expliquer et temporiser quelque peu son commentaire indigné fait à la suite de l'audience de la chercheuse Chantal Lavergne, de l'Institut universitaire Jeunes en difficulté, et de Sarah Dufour, professeure et responsable des programmes de l'école de psychoéducation de l'Université de Montréal. Nous voilà bien loin de Granby. Pour un peu Mme Laurent nous sortira d'un chapeau un génocide des jeunes Noirs du Québec. il se trouvera des antiracistes pour affirmer affirmer avoir été témoins de rafles de jeunes Noirs afin de les conduire dans les bureaux de la «raciste» Direction de la Protection de la Jeunesse. (Le taux de signalement des enfants noirs à la DPJ choque Régine Laurent, Le Devoir, 11 janvier). 
En dépit de l'indignation de Régine Laurent, les faits sont têtus:»À Montréal, les enfants noirs comptent pour 14,5 % de la population de 17ans et moins. Or, dans le système institutionnel de la DPJ, ils comptent pour 29, 6% ont expliqué Dufour et Lavergne. Les mêmes chercheuses constatent que :» Cette surreprésentation des Noirs n'a d'équivalent pour aucune autre communauté ethno culturelle, selon les analyses présentées à la commission Laurent par le duo de chercheuses.»((Le taux de signalement des enfants noirs à la DPJ choque Régine Laurent, op. cité.).  Réponse prévisible des deux chercheuses:»La défavorisation compte, «mais il y a vraiment d'autres choses qui se passent dans ce cas. On ne peut pas vous l'expliquer» facilement, dit Sarah Dufour. « C'est très peu étudié ». Et d'évoquer par exemple des facteurs de pauvreté ou d'»incompréhension inter culturelles mutuelles»Explications peu satisfaisantes en définitive, elle laisse supposer que l'affluence règne chez les autres communautés culturelles. De même, il n'y aurait pas de problèmes d'incompréhension interculturelles avec les autres  communautés culturelles, il faudra le faire savoir à la famille Villanueva.



Retour à Régine Laurent, combien de temps attendrons-nous son explication de la surreprésentation des jeunes Noirs dans le système de la DPJ? Rappelons les propos des chercheuse:»Cette surreprésentation des Noirs n'a d'équivalent pour aucune autre communauté ethno culturelle». Difficile donc de parler de racisme systémique.  Retour de la balle dans le camp de Mme Laurent. Au moment ou nous apprenons que le frère de la malheureuse victime de Granby a lui aussi subi des sévices dans l'indifférence de la DPJ de l'Estrie (L'autre enfant du père de la fillette de Granby raconte les sévices subis, La Presse, 14 janvier), les «inquiétudes» anti racistes»nous conduisent déjà à nous interroger sur l'intérêt du rapport final de la commission. Régine Laurent a-t-elle encore la tête au mandat que lui a confiée le gouvernement?

Wednesday, November 27, 2019

Après les fleurs, le pot


Toute à sa campagne à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade nous sert une curieuse déclaration (Anglade: les Québécois «absolument prêts» à élire une première ministre noire, La Presse, 24novembre). Elle entame curieusement la campagne à la direction du PLQ devant conduire à la « reconnection. entre la majorité francophone québécoise et le PLQ en mettant ainsi de l'avant son statut de « racisée », personne jusqu'ici, à moins de nous tromper, n'ayant fait la moindre allusion à ses origines (des origines n 'ayant pas nui à son élection à l'Assemblée nationale pour la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne et sa nomination au titre de ministre de l'économie dans le gouvernement Couillard), et sa nomination au titre de vice-première ministre. Madame Anglade ne vit pas dans le Deep South et cette attitude victimaire ne lui servira à rien ici). Tient-elle «absolument» à marquer ainsi sa «diversité» et faire en sorte que les militants libéraux puissent s'identifier à elle et non à Alexandre Cusson, «homme des régions» quelque chose comme un homme de Néandertal pour le militant libéral de base. À sa façon, avec cette déclaration, Dominique Anglade affirme indirectement qu'il y a du racisme et des racistes au Québec, sans preuves et ex cathedra, ne pas aimer ou apprécier Madame Anglade, ce n'est pas du racisme. Façon peu subtile en définitive de qualifier à l'avance sans raison et a priori les partisans éventuels d'Alexandre Cusson de «racistes», craint-elle que même les militants libéraux soucieux de retrouver les faveurs de l'électorat francophone ne boude une candidate qui pourrait être perçue comme trop identifiée au PLQ inclusif et diversitaire chassé du pouvoir en octobre 2018. Compte tenu du libellé de la déclaration, il est possible d'y lire une mise en garde. Voyons plus loin, si Dominique Anglade devait prendre la tête du PLQ, en cas de défaite électorale du PLQ en 2022 et de reconduction de la Coalition Avenir Québec au pouvoir, nous nous préparons déjà à entendre de subtiles, et probablement pas subtiles du tout, allusions voulant que l'éventuelle défaite de Madame Anglade soit attribuable au racisme des Québécois francophones. Nous aurons ainsi droit au pot après les fleurs.
 
 

Friday, July 5, 2019

Eux aussi


L'information n'a pas trouvé preneur au Québec, elle est pourtant instructive sur la situation socio politique de l'État d'Israël, État d'exception (voir sur ce blogue, "Faites ce que je dit, pas ce que je fais", 12 mars).  Elle pourtant a trouvé une place dans l'hebdomadaire de gauche français, Marianne (Émeutes en Israël, déchiré par le drame des juifs noirs, Marianne, 3 juillet): « Des émeutes secouent l'État hébreu après la mort d'un jeune Israélien d'origine éthiopienne, Salomon Tekah (19 ans), sous les balles d'un policier. Ce drame ravive les blessures de la communauté juive noire , 35 ans après son arrivée spectaculaire d'Addis Abeba sur le sol israélien.» « Cette mort constitue « un meurtre » accuse une jeunesse descendue dans la rue , de Haîfa à Tel-Aviv et Beersheva. Des émeutes secouent l'État hébreu. [...], mais aussi tapis de bougies de deuil dans les villes du sud: une fois de plus, la communauté des Israéliens noirs crie sa colère, sa douleur et sa frustration. » Ces Israéliens noirs sont aujourd'hui 140 000 en Israël, dont 50 000 nés en terre israélienne. « Pour Israël , le sauvetage des juifs noirs  prouvait la vitalité et la nécessité du sionisme. On les appela à tort « Falachas » ce qui signifie à tort « sans terre » en langue amharique. Les juifs éthiopiens , eux, se nomment depuis des siècles « Beta Israël», «la maison d'israël».
 
 
 
Comme toute intégration en Israël- comme auparavant celle des séfarades , les juifs orientaux- celle des juifs noirs se réalisa de façon paradoxale. [...] Le rabbinat porte une terrible part de responsabilité.Alors que le destin des juifs noirs constituait un témoignage sidérant de l'attachement séculaire au judaïsme biblique( le distinguo ne manque pas d'intérêt si l'on veut se souvenir de la thèse de l'origine khazar des juifs ashkénaze proposée par Arthur Koestler dans son ouvrage, La Treizième tribu). [...] les autorités religieuses ont multiplié les humiliations. Israël les avait pourtant reconnus comme juifs en 1975, ce qui ouvrait l'accès à la loi du retour, mais on exigea des conversions pour les marier ! L'autorité des « kessim » , les chefs religieux éthiopiens fut rabaissée. Dans les cimetières , un rabbin non-africain dirigeait la cérémonie tandis que les kessim faisaient les prières dix mètres plus loin. Insulter l'autorité morale des hommes vers lesquels les Éthiopiens s'étaient toujours tournés dans l'épreuve constitua une faute lourde. [ ...]Enfin, on jugea le sang noir indigne de la collecte nationale. [...] Comme n'importe quelle société , Israël est confronté à la pulsion raciste. Avec cette différence : l'anathème est le sport favori d'une nation unie par les guerres mais prompte à se retourner contre elle-même . »

Sunday, May 19, 2019

Nommer la chose


Il fallait bien en arriver là un jour à force de parler de racisme systémique et de diversité. La proposition vient de la « table sur la diversité (Table dont le nom est en fait la Table sur la diversité, l'inclusion et la lutte contre les discriminations) créée par l'administration Plante: »La Table sur la diversité souhaite prendre le taureau par les cornes pour assurer une meilleure représentation de la diversité montréalaise au sein de l'appareil municipal , réputé très blanc.» (Montréal: des mesures coercitives préconisées pour l'embauche des minorités, Huffpost Québec, 17 mai).Craignant peut-être que le message ne soit pas compris par ledit appareil municipal la Table « préconise des mesures coercitives et une plus grande imputabilité des gestionnaires lors d'embauches et de promotions , sans toutefois préciser des pénalités spécifiques.» Il ne manque que le mot quota dans cette proposition, car c'est bien de cela qu'il s'agit. La Table n'a pas osé le mot probablement parce qu'elle a compris que les Montréalais (et les Québécois) demeurent attachés à l'idée d'embauche sur la base du mérite et de la compétence et qu'ils tiennent aussi à ce que la fonction publique municipale demeure ouverte à la majorité « blanche » et quelle ne devienne pas la chasse gardée des minorités raciale ou sexuelles. Probablement pour éviter que la Ville de Montréal rate ses cibles de diversité et que les cadres municipaux saisissent mal le message, la Table s'assure de préciser de quels groupes il est question: ses groupes cibles sont les «minorités visibles , minorités sexuelles, personnes handicapées, autochtones». « La table soutient que des moyens coercitifs et incitatifs doivent être mis en place pour « éliminer les « blocages administratifs structurels ». 
 
 
 
Contactée par le Huffpost Québec, Mme Pierre précise qu'elle souhaite que l'atteinte des objectifs soit comprise dans l'évaluation annuelle des cadres. « Ça pourrait être une condition aux promotions», souligne-t-elle (Myrlande Pierre, , NDA). Placés sous un tel joug, les cadres municipaux devront bien comprendre qu'ils ont le choix entre demeurer au bas de l'échelle ou «faire dans la diversité». L'appétit venant en mangeant la Table aimerait jouer les Moïse conduisant le peuple élu vers la Terre promise, en effet: »La Table aimerait aussi que la Ville étende le bras en dehors de la fonction publique en demandant que les entreprises qui obtiennent des contrats se dotent de politiques favorisant la diversité. » Nous ne somme heureusement pas dans une économie centralisée ou une telle proposition trouveraient probablement preneur auprès des décideurs politiques. Ce que nous pouvons craindre toutefois c'est que certaines entreprises pour être bien vues plient le genou et fasse valoir qu'elles ont spontanément adhéré aux propositions de la Table. 
 
 
 
On peut aussi craindre que, par contagion, les mesures proposées par la Table ne gagnent la Communauté municipalité de Montréal (CMM) cet organisme de gestion régionale des services à la population de la région urbaine (aménagement du territoire, développement artistique et culturel, équipements, infrastructures, services et activités à caractère métropolitain). La CMM compte 82 municipalités et plus de 4 millions d'habitants, dont la patronne en est la très diversitaire et inclusive mairesse de la Ville de Montréal. La CMM étendant ses ailes bien au-delà de l'Île de Montréal, elle pousse ses tentacules vers la Montérégie (Boucherville, Brossard, Beloeil), les Basses-Laurentides (Mascouche, Lachenaie , Rosemère) et Lanaudière (Repentigny, Charlemagne, l'Assomption). Si un jour cela devait être acquis, il faut redouter un effet d'entrainement pour Laval et Longueuil déjà membres de la CMM, aussi bien dire que la majorité du Québec vivrait sous l'empire des mesures proposées par la Table. Il faudra avoir Mesdames Plante et Pierre à l'Oeil, alors que les travaux de la Consultation  montréalaise sur le racisme systématique se sont mis en branle, le 15 mai.