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Saturday, January 15, 2022

La chasse aux sorcières

 


La crise pandémique provoque ce qu’il faut bien appeler des dérapages. Dans un premier temps le souci du gouvernement Legault de protéger la population contre la diffusion de la CODID-19 nous a valu le confinement et le premier couvre-feu. Nous en sommes maintenant, toujours au nom de cette volonté de protéger la population, aux constantes exhortations à nous faire tester et à nous faire vacciner, tout cMontréal cela dans un environnement marqué par un deuxième confinement et la menace d’une «contribution santé».  Faut-il voir l’oeuvre des gros sabots de la propagande gouvernementale et des médias dans deux évènements récents qui sont aux antipodes de la protection du public. Loin de la protection du public, mais bien près de la chasse aux sorcières; comment interpréter autrement la récente décision rendue par le juge Jean-Sébastien Vaillancourt, de la Cour supérieure, dans un contexte de garde partagée, la mère semble être une québécoise comme les aime Geneviève Guilbault (i.e., docile), alors que le père tiendrait une discours «complotiste»; en effet, du côté du père» «il y a des publications Facebook ou l’on parle du fait qu’on de devrait pas mettre de masque,  c’est ce qui a préoccupé le juge». « Le juge a tranché en faveur de la mère pour protéger l’enfant de 12 ans qui devait faire face à des mentalités complètement différentes chez ces parents ». L’article note plus loin: «Selon cette spécialiste (i.e., Me Valérie Assouline (avocate en droit de la famille et de la jeunesse (NDA)), ce n’est pas nécessairement le fait qu’il était contre les mesures, mais plutôt le discours qu’il exprimait qui a poussé le juge à rendre cette décision.»(les droits d’accès d’un père suspendus en raison de ses discours complotistes Journal de Montréal, 12 janvier). «C’est sûr que la tendance jurisprudentielle, c’est qu’un parent qui a un discours complotiste va avoir de la difficulté devant un tribunal, donc il faut faire attention  aux messages que l’on envoie à un enfant(…) c’est dans l’intérêt de l’enfant d’être vacciné et de respecter les mesures[…]»




Le même jour, nous apprenions que «la Sûreté du Québec(SQ) a ouvert une enquête disciplinaire sur trois de ces policiers qui ont assisté à un rassemblement de complotistes et critiqué ouvertement les mesures sanitaires décrétées par le gouvernement Legault. » (Sûreté du Québec: trois policiers anti-mesures sanitaires sous enquête Journal de Montréal,12 janvier). Le même quotidien nous annonce aujourd’hui, que ces trois policiers sont affectés à des tâches administratives.
Seul point commun entre ces deux informations: le père sanctionné et les trois policiers sous enquête se sont rendus coupables d’un délit d’opinion, celui de ne pas acquiescer béatement aux affirmations du gouvernement Legault. Cette condamnation d’opinions divergentes qui demeure au niveau de discours est la première manifestation de ce qui pourrait s’avérer à terme une véritable  «chasse aux sorcières» de ceux et celles qui manifestent le moindre scepticisme devant les affirmations des autorités québécoises.

Wednesday, March 17, 2021

L'instruction c'est comme la boisson,

 


ils y en a qui porte pas ça. Quelqu'un a l'Université d'Ottawa aurait-il l'obligeance de citer ces fortes paroles de Félix Leclerc au professeur Amir Attaran. L'homme a des idées très arrêtées sur ce qui se passe au Québec: «Après avoir tué Joyce Echaquan, deux autres infirmières québécoises ont trouvé cool de menacer une autre femme autochtone. Lynchage médical dans l'Alabama du Nord»a «tweeté» le professeur Amir Attaran, mardi en réactions aux propos racistes tenus à l'égard de Jocelyne Ottawa dans un CLSC de Joliette.» (Le Québec pratique un «lynchage médical», dit un prof de l'Université d'Ottawa, Journal de Montréal, 17 mars). Visiblement insatisfait de sa sortie, Attaran en rajoute en déclarant: » Un premier ministre non éthique qui a aidé à abattre [helped slay] 10 000 de ses citoyens avec une maladie mortelle trouve soudainement une épiphanie morale dans le mot en N et s'en prend à une université en dehors de sa province », avait-il écrit. « De façon très étonnante, Legault choisit le mot «radical» pour décrire les gens qui s'opposent au racisme, ce qui est remarquable quand la loi, au Québec, rend le racisme illégal. Il y a aussi un terme pour les gens comme Legault:»suprémaciste blanc»avait-il ajouté dans le message suivant.» «Il ne s'agit pas des premiers propos controversés de ce professeur qui enseigne à la fois dans les facultés de droit et de médecine de l'Université d'Ottawa.»
 

 
 
La réaction de l'université s'avère bien timide: »Dans une déclaration écrite transmise mercredi, l'université affirme «que ce genre de propos est offensant » et "ne reflète en aucun cas les valeurs de respect, d'inclusion de diversité auxquelles nous croyons». Propos à rapprocher de la défense plutôt molle de Verushka Lieutenant-Duval, l'enseignante mise en cause dans l'affaire du mot en N, il y a quelques semaines. François Legault devrait sine die poursuivre l'université d'Ottawa et Amir Attaran pour diffamation en raison de l'utilisation des mots «suprémaciste blanc» et pour avoir traité le premier ministre d'assassin, il ne s'agit plus d'une affaire de liberté académique.  l'Université d'Ottawa doit des excuses publiques à François Legault, comme elle se doit de sanctionner Amir Attaran. Sans de telles mesures, il faudra conclure que l'Université d'Ottawa est un bastion woke et pas une institution d'enseignement supérieur.

Friday, February 26, 2021

Sus à nos libertés

 


Pour certains, la pandémie semble être un utile prétexte à s'attaquer à nos libertés. Nous avons eu droit au confinement, aux masques, au couvre-feu. N'étant visiblement pas en panne d'imagination, les adorateurs de la Santé publique semblent plancher sur un projet de «passeport vaccination». «Le ministre de la Santé publique Christian Dubé a confirmé jeudi en point de presse que le gouvernement évaluait cette possibilité, à l'instar de plusieurs autres pays du monde. «Pour moi, un passeport vaccination digital, c'est tout à fait normal. On a des équipes qui sont en train de regarder ça» a-t-il laissé entendre.[...] Un «passeport vaccinal» permettrait aux Québécois qui ont reçu le vaccin contre la COVID-19 d'assister à certains évènements ou d'accéder à certains lieux.» (COVID-19 : Québec envisage l'implantation d'un «passeport vaccination» » ( Journal de Montréal, 25 février)  Ce passeport vaccinal apparaît surtout comme une première étape vers la vaccination obligatoire. Ce passeport vaccinal permettrait de marquer et de stigmatiser définitivement les anti vaccins et au-delà de la fin du confinement et de la levée du couvre-feu, de s'assurer de leur condamnation à une forme subtile de confinement. Les interdire de séjour à certains évènements et dans certains lieux, n'est-ce pas les reléguer à la maison. Le ¨passeport vaccinal» pourrait porter d'autres mentions de nature sociale, ledit passeport pourrait faire mention que le «mauvais sujet» a aussi été vu dans des manifestations anti masques et qu'il a été actifs sur des forums anti masques. Sans compter un jour des mentions indépendantes de la crise sanitaire(ville ou région d'origine, opinions politiques, etc.) nous serions alors en présence d'un passeport intérieur  comme en connaissait l'Union soviétique et comme le passbook sud-africain. Une attitude à rapprocher des maires jouant aux potentats locaux (un comportement qui fait penser à Valérie Plante appelant les Montréalais à dénoncer leurs voisins en cas de rassemblements privés) et appelant de leurs voeux, l'établissement de barrages routiers. 
 

 
 
C'est ceux là mêmes qui doivent défendre nos libertés qui sont les premiers à les menacer et à courir sus à nos libertés.

Tuesday, February 16, 2021

Des résistants, mais pas de maquisards

 



Denise Bombardier s'est fendue récemment (lundi 15 février) d'une chronique sur le vent de conformisme woke qui souffle sur nos sociétés. 
Elle écrit: «Ceux qui ont compris que la rectitude politique devant laquelle nos sociétés occidentales se sont lâchement inclinées est une menace à la pensée doivent cesser de se taire» (L'avenir est aux résistants, Journal de Montréal, 15 février).
D'un ton résolu, elle déclare: »Non, le racialisme ne passera pas. Le courant woke qui le portera n'a rien à envier toutes les tyrannies intellectuelles dans sa manière, car il cherche à abattre des esprits libres. C'est pourquoi s'attaque avant tout aux lieux de la pensée, de la culture des médias. Faudra-t-il être héroïque bientôt pour résister aux appels à la censure, à l'exclusion, à la diffamation systémique, ces armes redoutables qu'utilisent les racialistes pour mettre K.-O. leurs ennemis.» 




Qu'il nous soient permis de diverger d'avis avec Mme Bombardier autant sur sa perspective que sur sa terminologie; ceux qu'elle dénonce se drapent déjà eux-mêmes dans les plis du drapeau de la Résistance, ne résistent-ils pas au «suprémacisme blanc» et au «Privilège blanc», à l'héritage de siècles d'esclavagisme et de racisme (afin de dissiper toute équivoque venant du vocabulaire auquel elle a recours, nous parlerons d'»esprits libres» plutôt que de résistants. Toute à son apologie de la Résistance et à sa volonté d'assimiler cette dernière a la Résistance française de la dernière guerre mondiale, Mme Bombardier ne peut pas ne pas ne pas avoir compris que dans sa perspective, Les « esprits libres» qui disent non à la vague wokiste, ne peuvent être que cantonnés dans les rôles des occupants allemands et des Français tenants d'une collaboration avec les Allemands, la Collaboration d étant ici une collaboration avec le«privilège blanc» et le «suprémacisme blanc».Ce changement complet de perspective invalide la réflexion de Mme Bombardier.  Autre angle mort dans la réflexion de Mme B, elle ne peut ignorer le fait qu'une partie de la Résistance française en dehors des grands centres, pris le maquis pour poursuivre son combat pour chasser l'occupant. Des maquis quelquefois constitués au début avec la bienveillante complicité des autorités de Vichy. Madame Bombardier ne peut ignorer que les résistants de 1942-1944 se transformèrent sans états d'âme en épurateurs inflexibles en 1944-45. Les évènements qui se déroulent sous nos yeux, nous condamnent à conclure ici que les épurateurs sont déjà dans nos murs. S'il est possible de comprendre le recours de Mme Bombardier au mythe de la Résistance française, toute à sa francophilie on imagine Mme Bombardier nourrie d'image héroïques, quoique un peu faciles et galvaudées (de l'Appel du 18 juin à la Libération de Paris, du sacrifice de Jean Moulin à l'entrée dans Paris de la 2e Division blindée du général Leclerc à la libération de Strasbourg). L'histoire de la Résistance française est encore un sujet rempli de pièges (quel y fut exactement le rôle du Parti communiste français)  Madame Bombardier aurait eu la main plus heureuse en évoquant la situation de l'ex Union soviétique et son totalitarisme et sa chape de plomb intellectuelle, en effet après la censure s'exerçant sur les médias sociaux, il n'y aura plus de maquis disponibles et la Résistance risque de s'éteindre faute d'oxygène. La Résistance devra accepter de n'être tôt ou tard qu'un discret samizdat limité à l'imprimante d'ordinateur et à la photocopieuse. Pour ceux qui disposerons encore du privilège de pouvoir détenir l'un et l'autre. Contrairement à Mme Bombardier , nous ne croyons pas que l'avenir appartienne aux résistants, l'avenir appartiendra plus probablement à quelques «esprits libres» clandestins se donnant de discrets signes de  reconnaissance et se rencontrant occasionnellement pour échanger librement et parler d'homme et de femme et non de parent 1 et de parent 2, pour s'échanger sous le manteau des exemplaires de leurs samizdats personnels peut être quelques livres mis à l'Index de la nouvelle religion wokiste. Il ne restera à ces «esprits libres» que le secret de leurs âmes, ce en quoi je veux croire que les Chrétiens familiers avec la prière intérieure disposeront d'un avantage. Souhaitons que Mme B réalise sa chance de disposer encore d'une tribune jouissant de la diffusion du Journal de Montréal, cela ne saurait durer.

Thursday, October 22, 2020

À la corbeille...

 

La décapitation d'un enseignant français d'histoire et géographie, coupable aux yeux de son assassin d'avoir montré les caricatures de Mahomet bouleverse la France et sa classe politique. Une classe politique qui aura quelque peine à expliquer pourquoi le tueur, un réfugié tchétchène en France pouvait aller et venir malgré son statut S. Les Français et leurs dirigeants politiques pourront déchirer leurs chemises et clamer «liberté d'expression», «valeurs de la républiques», cela ne remplacera pas une bonne introspection. De quoi Samuel Pauty, est-il mort? Ce qui n'est pas la même question que qui a tué Samuel Paty?  Dans la chaîne des événements ayant conduit à l'assassinat de Samuel Paty, est-il possible d'évoquer le rôle des fameuses caricatures du Prophète. Caricatures qui, à ce jour sont responsables des morts violentes de treize personnes (douze morts lors de l'attentat à Charlie Hebdo et celle de Camille Pauty. 
 

 
 
Le ministère de l'Intérieur attend-il de nouvelles victimes avant de déconseiller sinon d'interdire l'utilisation de ces «oeuvres», Les autorités du ministère de l'Éducation nationale sont-elles incapables de demander le développement étal conception d'un matériel pédagogique n'incluant pas le recours à ces caricatures? Les caricatures de Charlie hebdo n'ont jamais été développé dans un but pédagogique, il s'agit depuis le début qu'il s'agissent de caricatures du Christ ou de Mahomet d'oeuvres volontairement blasphématoires ayant pour seul but de faire naître un rire gras et malsain, que font-elles en salle de classe. Il ne faut plus les utiliser dans ce contexte. S'agirait-il d'une victoire de l'islamisme ou du bon sens? Comme s'il n'y avait pas d'autres moyens de démontrer la nocivité de l'islamisme. les attentats commis en sol français au nom de l'Islam ne suffisent-ils pas justement à prouver la nocivité de l'islamisme? Les caricatures de Charlie Hebdo ont fait leur travail, il n'est plus utile de les exhiber en public et surtout pas dans un contexte scolaire, à moins que les «autorités» n'entendent se nourrir du sang du prochain Samuel Paty. Et que nous soyons conduits à conclure que la République d'aujourd'hui comme celle d'hier ne se nourrisse de sang français, celui de Louis XVI et Marie-Antoinette, hier celui de Samuel Paty aujourd'hui. Letemps est venu de jetez à la corbeille, ces caricatures sont maintenant inutiles et de elles devraient prendre la voie de la déchiqueteuse. Si d'autres enseignants ou journalistes devaient mourir violemment suite à leur utilisation, c'est le gouvernement français qu'il faudrait tenir responsable et ne pas se gargariser de formules comme c'est «La République que l'on décapite»,mais ne pas hésiter à clamer, «c'est la République qui décapite».

La fin du début

 

Après la victoire britannique à El-Alamein, Churchill déclare aux Communes:» Ce n'est peut-être pas le début de la fin, mais c'est peut-être la fin du début».  Au vu des réactions à l'affaire de l'université d'Ottawa dans le dossier de l'enseignante Verushka Lieutenant-Duval, on peut espérer que nous vivions à notre tour, une « fin du début". De quoi Mme Lieutenant-Duval s'est-elle rendue coupable; «Une professeure à temps partielle l'Université d'Ottawa a été suspendue Le 23 septembre à la suite d'une plainte déposée par une étudiante. Pour avoir prononcé le «mot en n» lors d'un cours en anglais sur la représentation des identités sexuelles. Dans le cadre de son cours Mme Lieutenant-Duval aurait dit que le mot queers initialement péjoratif avait acquis après sa récupération par les queers, un sens plus neutre et plus socialement acceptable, un terme qui aurait acquis pour les queers , un véritable sens identitaire, suggérant que le mot en n pourrait connaître une rédemption similaire. Le problème c'est que pour réhabiliter le mot, il faut l'utiliser: »Le «mot en n» a été prononcé pour donner l'exemple d'un mot qui a été réapproprié par une communauté. Selon les informations confirmées par l'associations professeur.e.s à temps partiels de l'Université d'Ottawa (APTPUO), une étudiante a mentionné que ce mot ne pouvait pas être utilisé par une personne à la peau blanche. (Cette affirmation curieusement raciste ne sera pas relevée par l'APTPUO),  L'étudiante a ensuite formulé une plainte au doyen de la Faculté des arts. La professeure Lieutenant-Duval a aussitôt été suspendue par la direction de l'université d'Ottawa.[...](suspension temporaire d'une professeure de l'université d'Ottawa. Radio-Canada, 15 octobre). 
 

 
 
L'Université d'Ottawa n'est pas sortie du bois avec des étudiantes qui considèrent que ce mot, le mot qui commence par n, ne pouvait être utilisé par par une personne à la peau blanche.  Pour ce qui est de l'ouverture d'esprit et la chasse aux préjugés que l'on doit acquérir à l'université, cette étudiante est loin du compte.  Elle n'est pas la seule à l'Université d'Ottawa à avoir besoin d'une sérieuse mise à niveau. « Le recteur de l'établissement, Jacques Frémont, a brisé son silence des derniers jours. lundi, en expliquant le fil des évènements. Il a fait valoir que l'enseignante, qui fait partie du groupe majoritaire (qu'en termes choisis, on parle d'une enseignante blanche, NDA), a commis un impair envers une minorité en mentionnant le mot honni. «Les membres des groupes dominants n'ont tout simplement pas la légitimité pour décider ce qui constitue une micro-agression. «  a écrit  M. Frémont. (Le milieu universitaire dénonce une «attaque» contre la «liberté académique», Le Devoir, 20 octobre) Admirons ici le glissement sémantique qui nous fait passer de «groupe majoritaire» à «groupes dominants», il ne manque qu'une mention des taies d'oreillers pour que le portrait soit complet. 
Cette suspension a agi comme signal d'alarme sur l'état des libertés académiques dans nos universités;  des élus québécois sont montés en ligne pour dénoncer cette situation: « Plusieurs élus québécois dénoncent des «dérapages» dans les débats, Le Devoir, 20 octobre), «La vice-première ministre, Geneviève Guilbault, se désole « des dérapages inacceptables auxquels l'Université d'Ottawa et des «étudiants militants» se sont livrés après que Mme Lieutenant-Duval a employé en classe »un mot dans un contexte académique, qui dans dans autre contexte peut-être très insultant et agressant pour les personnes noires.» Il faut garder en mémoire cette réaction en lisant celle de Denise Bombardier qui,  elle écrit: :»C'est peu dire que les revendications de la majorité encore blanche et dans le cas du Québec francophone sont malvenues. Elles n'ont pas en fait l'oreille des militants minoritaires radicaux qui, eux, en mènent parfois large dans les classes. À l'université d'Ottawa , la professeure Verushka Lieutenant-Duval l'a appris à son corps défendant en tentant en anglais de mettre contexte l'usage du mot «nigger» dans son cours sur la représentation des identités sexuelles. la professeure, accusée de racisme , a été suspendue sous la pression d'étudiants scandalisés. Une quarantaine de ses collègues, très majoritairement francophones, se sont portés à sa défense, déclenchant immédiatement sur les réseaux sociaux de injures du genre «fucking frogs», une expression utilisée historiquement contre les francophones, «maudits mangeurs de grenouilles» (La décapitation de la pensée, Journal de Montréal, 20 octobre)(Au Canada, mieux vaut être racisé que Canadien-français)
Une hirondelle ne fait pas le printemps; une déclaration de Geneviève Guilbault et une chronique de Denise Bombardier ne feront pas non plus le printemps. mais elles montrent que les «dérapages » de la culture woke indisposent et apparaissent de plus clairement comme des entraves à la la liberté d'expression.
 Nous n'en sommes pas au début de la fin, mais nous pouvons espérer en être à la fin du début.

Wednesday, October 21, 2020

Alpha bits


Faudra-t-il s'habituer à avoir des conversations  énigmatiques avec des lettres, c'est l'impression qui se dégage après l'incident de l'Université d'Ottawa. Avec l'utilisation du «mot commençant par n» pour ne pas mentionner nègre ou plus exactement le mot nigger, puisque le débat a commencé dans la langue de S.
Cette aseptisation du langage devra-t-elle nous forcer à parler du régime ayant gouverné l'Allemagne de 1933 à1945, comme du régime « des mots commençant par n» pour nazi», première difficulté le terme est déjà utilisé. Faudra-t-il attribuer la famine en Ukraine en 1932-1933 au régime au «nom commencant par b » pour bolchevik. Gilbert Rozon s'est-il rendu coupable du mot «commençant par v» sur la personne de Julie Snyder.
 
 

 
Nous aurions droit à une langue expurgée de ses mots choquants ou éventuellement blessants pour certains et certaines. Nous demeurons pour notre part attachés au mot qui «commence par n» comme nation et à celui qui «commence par f» comme français. Peut-être certains attendent-ils avec impatience  les nouveaux mots croisés, parsemés de cases noires car les mots auront alors une seule lettre; "dirigeant de la Russie après Lénine »; réponse , le mot commençant par S, pour Staline. Les cruciverbistes y trouveront-ils leur compte? 

Wednesday, September 30, 2020

Les parias

 


Nous avons appris hier (28 septembre), que des annonceurs avaient décidé de ne plus acheter de publicité à la station de radio CHOI-FM. Le mouvement à été initié par la ville de Québec:» Rappelons que l'administration Labeaume reproche à la station mieux connue sous le nom de Radio X de «faire la promotion de l'opposition aux mesures sanitaires» dans ses émissions alors qu'elle-même(i.e.: la Ville) «investit des millions de dollars depuis des mois pour contrer les effets dévastateurs de cette pandémie».(Discours conspirationnistes: plusieurs annonceurs quittent CHOI Radio X, Le Devoir, 29 septembre ). Déjà discutable, cette prise position politique, car il ne s'agit que de cela, pourquoi l'administration Labeaume instaurerait-elle un régime de censure à l'endroit des «conspirationnistes» et, il faut probablement, le déduire de cette prise de position, les anti masques. Politicien éminemment populiste, Régis Labeaume, a probablement sondé ses urines du matin pour en conclure ainsi à l'unanimité de la population de Québec en faveur des mesures préconisées par la Santé publique; Le reste relève de la méthode Labeaume, Que ceux qui ne pensent pas comme moi, se taisent.

Si la décision de la ville est discutable, elle a rapidement fait école car Hydro-Québec, Desjardins, l'assureur Industrielle Assurance, Pizza royale et le groupe Restos Plaisirs (qui regroupe 7 bannières à Québec, dont les restaurants Cochon dingue, Ciel! et LapinSauté) comptent faire de même. Pour Hydro-Québec la question se pose dans les mêmes termes, de quel droit une société d'état peut-elle juger une partie de la population et censurer ce qu'elle peut entendre et ne doit pas entendre Le mandat premier d'Hydro-Québec est de fournir de l'hydroélectricité aux Québécois, pas de leur fournir ou de les priver d'informations. Faut-il craindre le jour ou un administrateur d'Hydro-Québec décidera qu'il en a assez des «conspirationnistes» et des covidiots et que pour les «dompter» définitivement, il pourrait s'avérer utile de les priver d'électricité l'hiver.




Cet exercice de censure est dans le droit fil de ce que nous vivons au Québec depuis le printemps; après avoir diabolisé les covidiots, les irresponsables, les récalcitrants, depuis des mois, voilà venu le temps de les ostraciser et de les condamner au silence. pour ce faire, il faut isoler les «covidiots» et les transformer définitivement en parias, en véritables intouchables.
Cette mise à l'écart sociale réalisée, le gouvernement pourra conclure que ce silence témoigne de l'adhésion de la population aux mesures édictées  par la Santé publique et que  nous sommes unanimement derrière le gouvernement Arruda-Legault. Ne délaissant pas le tout répressif qui semble être la politique choisie par le gouvernement Legault, nous en sommes maintenant à l'imposition éventuelle d'amendes de 1 000$ pour ceux qui participeraient à des manifestations sans porter le masque, Geneviève Guilbault n'oubliant pas de rappeler qu'avec les frais, ces amendes pourraient grimper jusqu'à 1 500 ou 1600$ et devrait faire réfléchir les éventuels contrevenants( on peut ici, apprécier la profondeur des arguments de Madame Guilbault). Toujours dans le registre du tout répressif , François Legault et Geneviève Guilbault qui avaient écarté l'irruption sans mandat dans les résidences ou se tiendraient des «partys privés»contrevenant aux règles édictées par la Santé publique, reviennent avec le concept de télé-mandats pour procéder à des descentes dans ses résidences, descentes qui, il faut le prévoir seront «couverts» par les médias préalablement prévenus afin de disposer d'images pour les bulletins de nouvelles télévisés du soir ou du lendemain dans un effort médiatique pour illustrer l'efficacité de la méthode et de donner quelques contrevenants en pâture aux bons Québécois «dociles» 
François Legault peut bien affirmer qu'il ne veut pas faire de «martyrs», mais il agit comme un homme qui souhaite en avoir quelques uns à se mettre sous la dent, rien ne nous assure qu'une partie de la population québécoise ne souhaite pas d'ailleurs voir quelques irresponsables et récalcitrants dûment menottés et conduits à Parthenais afin de réfléchir derrière les barreaux. Ceux qui se réjouiront alors se trouveront peut-être bien seuls lorsqu'ils diront «Liberté» dans quelques mois.
Ceux qui pouvaient encore douter de la nocivité des « conspirationnistes» auront reçu une preuve irréfutable en apprenant que Régis Labeaume avait fait l'objet de menaces sur les médias sociaux suite à sa décision de retirer les publicités de la ville de Québec à CHOI Radio X.



Dernier clou dans ce qui devrait être le cercueil des covidiots. Car en définitive qui voudra encore fréquenter des personnages capables de recourir à de telles méthodes.
Après la diabolisation et la censure, la stratégie gouvernementale apparaît claire. Il faut isoler les covidiots et les transformer définitivement en parias, en véritables intouchables.

Thursday, August 27, 2020

Vivement les autodafés



Le délire voulant aseptiser la littérature, le cinéma  de leurs «racisme» s'épuisera-t-il bientôt? Dernière manifestation en date de cette volonté d'aseptiser l'Une et l 'autre de ces «mauvais» penchants. La volonté de l'éditeur français d'Agatha Christie de mettre à la trappe Les dix petits nègres, «On oublie les Dix petits négres d'Agatha Christie, un des livres les plus lussent vendus au monde. change de nom, amputé du mot « nègre » dans sa version française , pour «ne pas blesser». «Nous ne devons plus utiliser des termes qui risquent de blesser» s'est justifié sur la radio RTL, qui a révélé l'information , l'arrière petit-fils de la romancière britannique, James Prichard, dirigeant de la société propriétaire des droits littéraires et médiatiques des oeuvres d'Agatha Christie (plus politiquement correct, tu meurs). Le nouveau titre qui sort ce mercredi aux éditions du Masque est Ils étaient dix. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de titre. Le mot «négre», cité 74 fois dans la version originale du récit, n'apparaîtplus du tout dans la nouvelle édition traduite par Gérard de Chergé. [...] »Les éditions du Masque ont opéré ces changements à la demande d'Agatha Christie Limited afin d'aligner sur les éditions anglaise et américaine et toutes les autre traductions internationales » a précisé l'éditeur.[...] «Quand le livre a été écrit, le langage était différend et on utilisait des mots aujourd'hui oubliés » a expliqué e son côté James Prichard.» C'est cela l'histoire , Monsieur Prichard. 
 

 
 
« Mon avis , c'est Qu'Agatha Christie était avant tout là pour divertir et elle n'aurait pas aimé que quelqu'un soit blessé par une de ses tournures de phrases [...]  «Ça a du sens pour moi: je ne voudrais pas d'un titre qui détourne l'attention de son travail. Si une seule personne ressentais cela, ce serait déjà trop !» a insisté l'arrière petit-fils de la romancière de la romancière.» (rien de pratique que de prêtrer des intentions à une défunte) (Dix petits nègres d'Agatha Christie change de titres, La Presse, 26 août).  Il faut toutes affaires cessantes expurger nos bibliothèques des exemplaires des Dix petits nègres qui pourraient s'y trouver  et préparer des autodafés afin de détruire définitivement les copies de ce livre qui autrement polluerait nos bacs de recyclage. Opération à mener en priorité dans nos bibliothèques municipales et scolaires afin de protéger les esprits influençables. Opération qu'il faut mener dès aujourd'hui, il y a 100 millions d'exemplaires des Dix petits nègres vendus à travers le monde.