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Thursday, August 26, 2021

La fin d'un monde

 

L'effondrement du régime pro-occidental en Afghanistan devrait donner à refléchir à tous les chantres du droit d'ingérence et du nation-building, car c'est bien de cela que la chute de Kaboul marque la fin, l'ère de l'Occident donneur de leçons et redresseur de torts. Les États-Unis se sont commodément comportés en gendarmes du monde pour assurer cette victoire de la démocratie et des droits de l'homme dans le monde. Les grands principes continuent de triompher lorsque l'occupation militaire américaine persiste comme en Allemagne. Autrement, notamment dans les pays d'Europe de l'Est, libérés de l'occupation soviétique, les formes dela démocratie subsistent, mais un esprit illibéral s'y manifeste. un esprit qui trouve un écho enEurope de l'Ouest  avec la percée du populisme. Avec les dernières heures du droit d'ingérence, c'est aussi à l'agonie de l'esprit interventionniste et onusien et de sa bonne parole auquel nous assistons. Mathieu Bock-Côté (MBC) a raison lorsqu'il écrit : »En fait l'ONU est un machin bureaucratique et sermonneur représentant moins les intérêts de l'humanité que ceux d'une caste de bureaucrates supranationaux prétendant organiser le monde à partir d'une vision du monde plus autoritaire qu'on ne le reconnaît généralement. » (La chute de Kaboul oblige la civilisation occidentale à se remettre en question, Journal de Montréal, 22 août), en cela MBC a tort, ce n'est pas la civilisation occidentale qui doit se remettre en question, mais c'est cette caste de bureaucrates supranationaux qui doit se remettre en question. Bureaucrates supranationaux, oeuvrant dans les multiples organismes s'agitant au nom d'organismes suscités par l'ONU. À ces bureaucrates, il faudrait ajouter dans le cas précis de l'Afghanistan, les néo-conservateurs américains qui ont poussé l'administration Bush à intervenir en Afghanistan. La chute de Kaboul marque la fin d'un monde, il faut désormais nous faire à l'idée que le monde dans lequel nous vivrons sera celui de la montée en puissance de la Chine et celui du retour d'un Islam enhardi par sa victoire à Kaboul.

 


 


Saturday, June 20, 2020

Nouveau registre



Leur premier ministre nous a habitué à deux registre, celui souriant des selfies et celui des yeux rougis lors de ces excuses. Probablement las de cantonner ses talents de comédien à ces deux seuls registres, il en ajoute un nouveau à sa palette. Le voilà capable de déception, il s'est montré «déçu» après l'échec du Canada à retrouver un siège au Conseil de sécurité des Nations Unis et suite à l'annonce par le gouvernement chinois de condamner deux ressortissants canadiens(Michael Kovrig et Michael Spavor) pour espionnage. Dans le premier cas, l'échec de Justin Trudeau est personnel, c'est lui qui tenait à ce siège au Conseil de sécurité du Machin (il serait probablement bien en peine d'expliquer aux Canadiens, ce que cela change dans leur vies et quel est le «retour sur l'investissement» qu'ils peuvent attendre des sommes dépensées pour satisfaire l'égo de Justin, une nomination comme secrétaire général du Machin après sa carrière politique aux Communes), ce siège n'est rien de plus qu'un hochet que Justin Trudeau souhaitait agiter dans les Chancelleries du monde.  
 
 
 
Pour l'heure , le comédien n'a pas trouvé l'émotion qui doit accompagné ses déceptions, il hésite probablement entre le sourire gêné et les larmes de crocodile. Il a encore le temps de réfléchir a la mine à adopter lorsque'il connaîtra LA déception, celle d'être chassé du 24, Sussex Drive, le jour ou le Canada retrouvera son Parlement. En attendant de trouver cette émotion, il joue prudemment celle du visage grave (visage grave qui arriverait presqu'a nous convaincre qu'il peut avoir l'air intelligent).

Monday, September 23, 2019

La vraie visage de Greta


Greta Thunberg s'est finalement adressée aux dirigeants internationaux réunis au siège des Nations-Unies à New-York pour le Sommet Action Climat. Dans une déclaration aux accents personnels, elle affirme : "Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses a-t-elle ajouté. «Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison », a laissé tomber la jeune militante suédoise devenue une figure de proue de la mobilisation de la jeunesse en faveur du climat. «Si vous échouez, nous vous [sic] le pardonnerons  jamais. Le monde est en train de se réveiller et le changement arrive que cela vous plaise ou non. », a poursuivi Greta Thunberg. » (Si vous échouez , nous ne vous pardonnerons  jamais »: le message de Greta Thunberg aux décideurs, Le Devoir, 23 septembre).  La question à se poser est comment de tels propos sont-ils susceptibles d'être interprétés par des « éco anxieux» psychologiquement fragiles. D'autant plus qu'aux paroles, il faut ajouter les images diffusées par la télévision; elles sont troublantes, il faut y voir le visage fermé de Mlle Thunberg et ce qu'un spécialiste du langage corporel (body language) qualifierait d'attitude haineuse, Greta Thunberg est en mission et elle n'a pas l'intention de pardonner et d'excuser les actuels décideurs. jusqu'ou ses admirateurs sont-ils prèts à aller? Elle semble moins animée par l'amour de la planète que par une haine recuite des climatosceptiques.
Pour ce qui est de ses rêves et de son enfance, une bonne conversation avec ses parents et son entourage serait peut-être révélatrice, sur les sources de son éco anxiété.  
Greta Thunberg profite-t-elle de son passage à la tribune des Nations-Unies pour préparer sa sortie: » je ne devrais pas être ici , je devrais être à l'école de l'autre côté de l'océan » a lancé Greta Thunberg,[...](Si vous échouez...),. Bon voyage Greta.

Saturday, August 17, 2019

La voix de ses maîtres


« Le représentant du commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Canada invite le gouvernement de François Legault à changer de discours et à considérer les réfugiés comme une solution à la pénurie de main d'oeuvre qui sévit au Québec. [...] Les réfugiés sont aussi prêts à travailler dans le domaine de l'hôtellerie et des services a-t-il ajouté.»Une douzaine d'élus (en commission parlementaire, NDA) étudient depuis lundi les nouveaux seuils d'immigration du gouvernement pour les trois prochaines années. »(Les réfugiés peuvent pallier la pénurie de travailleurs, dit l'ONU, Le Devoir, 15 août). goûtons cet appel à la porte ouverte à un cheap labor à la demande de l'UNHCR probablement plus soucieuse de « vider ses camps de réfugiés que de prendre en charge les intérêts du Québec. une main d'oeuvre à bon marché qui serait accueillie à bras ouverts par le Conseil du patronat. De toute façon, de quel droit un fonctionnaire de l'ONU vient-il faite la leçon au gouvernement élu du Québec, décidément le «Machin » ne change pas de nature (il faut lire Mathieu Bock-côté sur le sujet il  épingle efficacement le « Machin », dans sa chronique, L'ONU, machine à sermonner, Le Journal de Montréal, 10 août).  Ajoutons que ce passage en commission parlementaire de Jean-Nicolas Beuze a tout de la non-nouvelle
 
 
 
 Le fonctionnaire international avait fait connaître ses couleurs il y a quelques jours (Le Québec peut accueillir plus de réfugiés, selon l'ONU (Le Devoir, 9 août). Au-delà du devoir de réserve, quel est l'intérêt de la déclaration de Jean-Nicolas Beuze, présent au Canada par la bonne grâce du gouvernement canadien, il peut difficilement contredire les politiques immigrationnistes mises de l'avant par ce dernier et faire la promotion d'une autre politique que celle du pays hôte, politiques qui de toute façon sont aussi celles de l'organisme qui l'emploie. Dans le contexte, Beuze a compris qu'il n'était que la voix de ses maîtres. Tenons la déclaration de Jean-Nicolas Beuze pour ce qu'elle est, une déclaration de circonstances. Dans les semaines à venir , il faudra surveiller l'utilisation qui pourrait en être faite par l'opposition libérale à Québec, par le gouvernement Trudeau et par les diverses tables de concertation d'immigrants et de réfugiés. Il faut souhaiter que le gouvernement Legault garde le cap.