Showing posts with label quebec bashing. Show all posts
Showing posts with label quebec bashing. Show all posts

Friday, March 26, 2021

Selon que vous serez puissant ou misérable

 

les jugements de cours vous rendront Blanc ou noir. Nous connaissons tous cette phrase du fabuliste Jean de La Fontaine. Elle demeure d'actualité  et est encore citée lorsqu'un riche inculpé échappe aux filets de la justice.  




Un moderne La Fontaine pourrait-il la réutiliser actualisée au vu de l'affaire Amir Attaran et des déclaration du député néo-démocrate Matthew Green et de son chef Jagmeet Singh? Les propos d'Amir Attaran n'ont pas fait l'objet d'une condamnation par les recteur de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont, mais ils ont suscité une sortie du professeur Verushka Lieutenant-Duval comparant les sanctions dont elle a elle-même fait les frais après avoir utilisé dans un contexte pédagogique le mot en N. Propos sanctionnés par le cohérent Jacques Frémont dont la principale ligne de défense est d'affirmer qu'Attaran a tenu ses propos sur son compte Tweeter personnel. À propos de Matthew Green sur les déclarations de Amir Attaran sur le racisme des Québécois et le «lynchage médical»que nous pratiquerions à l'égard des Autochtones (voir ce blogue, L'instruction c'est comme la boisson , 17 mars). La défense évoquée par Jagmeet Singh surprend et inquiète, il a en effet déclaré: «Un député racisé qui a vécu des expériences dans sa vie qui démontrent le racisme systémique a le droit de s'exprimer , et c'est important» (Jagmeet Singh excuse son député sympathique aux propos du professeur Attaran, Le Devoir, 24 mars) Si Jean de La Fontaine était l'un de nos contemporains, il écrirait aujourd'hui «Selon que vous serez racisé ou blanc (ce qui est le cas de Mme Lieutenant-Duval), les jugements des médias et de l'opinion publique vous rendront blanc ou noir».Il faut donc conclure qu'en  matière de liberté d'expression, il vaut mieux être racisé (comme Amir Antarran et Matthew Green) que blanc ou blanche. Dans cette réalité, que Jacques Frémont ne considère pas qu'il demeurera longtemps à l'abri en jouant les Oncle Tom. Les militants woke ne lui pardonneront éternellement d'être un mâle blanc.  Tôt ou tard, ils s'en trouvera pour le dénoncer et réclamer sa tête, il n'aura que lui à blâmer, lui et sa lâcheté. Mâle blanc pour les wokes et lâche pour les défenseurs de la nation française d'Amérique; il n'y aura personne pour le pleurer.

Tuesday, May 12, 2020

Quebec Bashing



Le Quebec bashing est l'un des passe-temps préférés du Canada anglais. ceux qui pouvaient croire que la crise du Covid-19 nous donnerait un répit doivent être tenus pour des naïfs. Radio Canada  n'est pas à ranger dans le camp des naïfs, mais dans celui des propagandistes des beautés du Canada, en d'autres temps nous aurions comparé Radio-Canada à la Pravda et aux Izvetsia. 
 
 
 
Dernière manifestation en date de cette campagne de dénigrement du Québec, un reportage de Radio Canada (dont le contenu se retrouve en substance sur Radio Canada nouvelles, 10 mai).»»Trop tôt» et «trop vite», voilà les réactions que suscite le déconfinement au Québec parmi les experts de l'extérieur du Québec. Ils citent en particulier la reprise des visites dans les CHSLD et la réouverture des écoles primaires à partir de lundi. Ces experts soulignent que le Québec est la province ayant le plus de cas de coronavirus et de décès liés à la COVID-19 au pays. Et des centaines de cas s'ajoutent chaque jour au bilan, note le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses à l'Institut de recherche l'Hôpital général de Toronto[...].Même son de cloche de la professeure de mathématiques de l'Université Simon Fraser Caroline Colijn, À la lumière des statistiques, il n'y a «pas de signes»d'une réduction dela transmission communautaire au Québec, particulièrement dans la région deMontréal, conclut-elle.» 
Sur la question de l'ouverture des écoles et des services de garde, Radio Canada a sollicité l'opinion du Dr Raywat Deonandan (épidémiologiste et professeur l'Université d'Ottawa, NDA), « Toutefois, selon le professeur Deonandan, de nouvelles données d'Allemagne laissent entendre que les enfants risquent autant que les adultes de transmettre le coronavirus, contrairement à ce que pensaient les chercheurs auparavant.»
La professeure de pédiatrie Anna Banerji de l'Université de Toronto , pense que le Québec rouvre les écoles et les garderies «trop rapidement », soulignant elle aussi que des enfants infectés pourraient transmettre la maladie à des aînés. À cette brochette, il faut ajouter un collaborateur québécois: «Le Dr Yves Longtin, professeur de médecine à l'Université McGill et spécialiste en contrôle des infections à l'Hôpital juif de Montréal, s'inquiète pour les hôpitaux de la région montréalaise. Il affirme que le réseau est plus «fragile» qu'en janvier.» 

Il est vrai que l'exemple vient de haut et que ces «spécialistes» en mathématiques et en pédiatrie ne font guère que faire écho à Justin Trudeau  qui aime bien se prétendre inquiet pour les Montréalais (Déconfinement: Justin Trudeau se dit inquiet pour les Montréalais, La Presse, 9 mai). Toujours inspiré par le fédéralisme dominateur de son père, Justin Trudeau encore une fois marche dans les plate-bandes du provincial (la santé et les services sociaux). Cette «inquiétude» n'est qu'une nouvelle manifestation d'ingérence. Le dénigrement du Québec s'avance drapé dans les oripeaux de la santé et de la médecine, le prétexte humanitaire ne doit pas faire illusion.

Friday, November 15, 2019

Les nouvelles vaches sacrées



Le renvoi de Don Cherry a fait les manchettes des quotidiens francophones québécois(Don Cherry congédié par Sportsnet, LeDevoir, 11 novembre, Don Cherry congédié par Sportsnet, La Presse, 11 novembre, Don Cherry renvoyé après des propos controversés sur les immigrants, Journal de Montréal, 11 novembre) . Mis sur les lignes de touche pour des propos tenus samedi soir dernier (7 novembre) dans le cadre de sa chronique Coach's corner dans l'émission Hockey Night in Canada, quel crime a commis Don Cherry pour encourir cette «mort professionnelle», Don Cherry a eu le malheur d'interpeller les immigrants de la région de Toronto en leur disant: »Vous venez ici , vous aimez notre manière de vivre, notre lait, notre miel [...] vous pourriez au moins payer quelques dollars pour acheter des coquelicots ou quelques chose du genre. Ces hommes ont payé pour le mode de vie que vous appréciez au Canada. »( Journal de Montréal, 11 novembre) 
La réplique est rapidement venue de la bouche même du président de Sportsnet, le diffuseur de Hockey Night in Canada, Bart Yabsley qui a déclaré:»Le sport rassemble les gens, il nous unit plutôt que de nous diviser . Après discussion avec, Don Cherry suivant l'émission de samedi, il a été décidé que le moment était venu pour lui de laisser sa place. Sur nos ondes, il a fait des remarques qui divisent et qui ne représentent pas nos valeurs ainsi que ce que nous défendons .» Parions que Bart Yabsley a craint plus pour les revenus de son entreprise que pour «les valeurs qu'elle défend ».  Les réactions québécoises au congédiement de Don Cherry étaient prévisibles, L'homme sévissait depuis des années à Coach's corner manquant rarement une occasion de répandre son fiel sur les joueurs québécois et européens (suédois et russes notamment).
L'affaire a débordé des milieux sportifs et attiré l'attention de chroniqueurs oeuvrant habituellement dans les domaines politique et culturel, ainsi la chroniqueuse Emmanuelle Latraverse (Merci Don Cherry, Journal de Montréal, 12 novembre), Sophie Durocher consacre aussi une chronique à l'affaire(Don Cherry, la cerise sur le sundae, Journal de Montréal, 11 novembre.

L'homme de 85 ans n'a visiblement pas été en mesure de prendre la mesure des changements que le Canada a connu depuis un demi siècle et que le Canada était passé du «boeuf de l'ouest»pour reprendre une expression chère aux journalistes sportifs à de nouvelles vaches sacrées; les immigrants, pour lui, son intervention n'était ni partisane, ni raciste, mais, «patriotique et respectueuse de nos troupes». Des commentateurs ont souligné que Don Cherry faisait régulièrement l'apologie d'un hockey violent et brutal, pour Don Cherry, le hockey demeurait un sport de contact, et des joueurs comme Gordie Howe et Ted Lindsay , déjà réputés joueurs durs, sinon salauds à leur époque doivent encore figurer à son panthéon des grands joueurs de hockey. C'est ce défaut d'avoir pris en compte l' »évolution » du Canada qui a coûté son emploi à Don Cherry. En d'autres termes, le chroniqueur Réjean Tremblay constate le même phénomène:»
 
 
 
 Mais cette fois, Don Cherry a tenu des propos sacrilèges contre la nouvelle religion du Canada. Le ROC. Le multiculturalisme . La religion d'une société que Justin Trudeau a qualifiée de post nationale. »(C'était plus facile de vomir sur les Québécois, Journal de Montréal, 12 novembre).Le patriotisme de Don Cherry n'est pas le notre, mais il nous faut bien constater que les changements qu'a connu le Canada depuis Pierre Elliott Trudeau se sont aussi faits sentir au Québec, les débats autour de la Loi 21 montrent que les « vaches sacrées » ne sont pas installées uniquement dans la région de Toronto-Mississauga.

Thursday, October 24, 2019

Division, oui, non, peut-être



Le terme division est à la mode depuis que les résultats de l'élection fédérale du 21octobre sont connus. Ils ont entre autres inspiré la chroniqueuse Francine Pelletier , du Devoir, et Mathieu Bock-Côté, du Journal de Montréal, 
La première s'intéresse au Canada dans sa chronique du 23 octobre (Trois Canada, Le Devoir,). Francine Pelletier écrit : »Oui, les libéraux ont mieux performé que prévu et sauvé la mise in extremis. Seulement, contrairement à ce qu'affirmait leur chef, tard dans la nuit, le pays a rarement été aussi divisé. Au bloc bleu acier que forment à nouveau les provinces des Prairies, il faut ajouter celui du Bloc québécois sous la férule d'Yves-François Blanchet et son « Mêlez-Vous de vos affaires» est tout sauf une « vieille pantoufle». Le pays se réveille aujourd'hui bordé par deux murs de Chine, en fait: un à l'ouest de l'Assiniboine et un autre à l'est de l'Outaouais. Une division plus prononcée encore que ne l'avait connue Trudeau père, lors de son règne». «Le Canada est désormais un pays de trois solitudes. D'abord, Andrew Scheer a raison de rappeler qu'à défaut des sièges convoités, les conservateurs ont remporté le vote populaire: 33,4% contre 33,1% pour les libéraux. Ce serait une erreur de rejeter ce bloc conservateur simplement parce que M. Scheer n'a pas su, lui, s'imposer. Cet électorat-là n'est pas sur le point de disparaître, même si l'actuel chef risque de le faire de le faire d'ici peu. Jason Kenney aiguise ses couteaux au moment ou l'on se parle[...].».
Quoiqu'en pense Madame Pelletier, je demeure de cette veille école qui considère qu'il n'y a que deux solitudes au Canada et qu'il est prématuré de supposer l'existence d'une troisième solitude à partir des résultats de l'élection du 21 octobre. Nous continuerons de penser que les conservateurs des Prairies et les libéraux de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique forment bien une seule nation, une seule communauté linguistique, politique et culturelle et que les prochains mois nous montrerons probablement qu'un peu de Quebec bashing à l'occasion de l'examen de la loi 21 par les tribunaux canadiens gommera vite les différences qui pourraient exister entre les «solitudes» du Rest of Canada. 
 
 
 
Publiée le même jour, la chronique deMathieu Bock-Côté (MBC) attire l'attention sur une division plus profonde et substantielle et qui s'avèrera plus durable. Illustrée par une carte éloquente de la région montréalaise, les Îles de Montréal et Laval sont rouges (deux circonscriptions ont échappé au Parti libéral du Canada (PLC), Rosemont-La petite-Patrie est demeurée dans le giron du NPD, ce qui du point de vue identitaire ne nous éloigne guère des positions du PLC, la circonscription de la Pointe de l'île est, elle, demeuré entre les mains du bloquiste, Mario Beaulieu. la chronique montre la division existant entre Montréal et le reste du Québec. Division plus profonde qui peut-être assimilée à un divorce entre le Québec et sa métropole, car elle est doublée d'une division ethnique, division plus profonde division Division, oui, non, peut-être

Le terme division est à la mode depuis que les résultats de l'élection fédérale du 21octobre sont connus. Ils ont entre autres inspiré la chroniqueuse Francine Pelletier , du Devoir, et Mathieu Bock-Côté, du Journal de Montréal, 
La première s'intéresse au Canada et sa chronique du 23 octobre (Trois Canada, Le Devoir,). Francine Pelletier écrit : »Oui, les libéraux ont mieux performé que prévu et sauvé la mise in extremis. Seulement, contrairement à ce qu'affirmait leur chef, tard dans la nuit, le pays a rarement été aussi divisé. Au bloc bleu acier que forment à nouveau les provinces des Prairies, il faut ajouter celui du Bloc québécois sous la férule d'Yves-François Blanchet et son « Mêlez-Vous de vos affaires» est tout sauf une « vieille pantoufle». Le pays se réveille aujourd'hui bordé par deux murs de Chine, en fait: un à l'ouest de l'Assiniboine et un autre à l'est de l'Outaouais. Une division plus prononcée encore que ne l'avait connue Trudeau père, lors de son règne». «Le Canada est désormais un pays de trois solitudes. D'abord, Andrew Scheer a raison de rappeler qu'à défaut des sièges convoités, les conservateurs ont remporté le vote populaire: 33,4% contre 33,1% pour les libéraux. Ce serait une erreur de rejeter ce bloc conservateur simplement parce que M. Scheer n'a pas su, lui, s'imposer. Cet électorat-là n'est pas sur le point de disparaître, même si l'actuel chef risque de le faire de le faire d'ici peu. Jason Kenney aiguise ses couteaux au moment ou l'on se parle[...].».
Quoiqu'en pense Madame Pelletier, je demeure de la veille école qui considère qu'il n'y a que deux solitudes au Canada et qu'il est prématuré de supposer l'existence d'une troisième solitude à partir des résultats de l'élection du 21 octobre. Nous continuerons de penser que les conservateurs des Prairies et les libéraux de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique forment bien une seule nation, une seule communauté linguistique, politique et culturelle et que les prochains mois nous montrerons probablement qu'un peu de Quebec bashing à l'occasion de l'examen de la loi 21 par les tribunaux canadiens gommera vite les différences qui pourraient exister entre les «solitudes» du Rest of Canada. 
Publiée le même jour, la chronique deMathieu Bock-Côté (MBC) attire l'attention sur une division plus profonde et substantielle et qui s'avèrera plus durable. Illustrée par une carte éloquente de la région montréalaise, les Îles de Montréal et Laval sont rouges (deux circonscriptions ont échappé au Parti libéral du Canada (PLC), Rosemont-La petite-Patrie est demeurée dans le giron du NPD, ce qui du point de vue identitaire ne nous éloigne guère des positions du PLC, la circonscription de la Pointe de l'île est, elle, demeuré entre les mains du bloquiste, Mario Beaulieu. la chronique montre la division existant entre Montréal et le reste du Québec (RDQ). Division plus profonde qui peut-être assimilée à un divorce entre le Québec et sa métropole, car elle est doublée d'une division ethnique, division plus profonde  alimentée par une certaine intelligentsia progressiste qui alimente la thèse d'un Montréal inclusif et diversifié opposé par cette intelligentsia à un Québec des régions soupçonné d'être xénophobe sinon raciste (une intelligentsia dont Valérie Plante serait la plus visible des illustrations). Cette division intellectuelle et affective entre ces deux Québec alimente et approfondit la division que constate MBC. Pour l'avenir du Québec, la division que constate MBC est beaucoup plus dramatique que celle que plaque Francine Pelletier sur le Canada.Étrange et surprenant écho à la thèse de Francine Pelletier, le chroniqueur du Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté renchérit sur ses propos dans sa chronique du du 24 octobre (Les Canadas désunis, Le Journal de Montréal, 24 octobre)