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Friday, January 27, 2023

Un chausson avec ça

 



L’Allemagne a fini par acquiescer, elle donne son aval à la Pologne pour que celle-ci livre des chars Léopard  à l’Ukraine. «La Pologne, prête à envoyer 14 Leopard à Kyiv , est en discussion avec une quinzaine d’États à ce sujet, de nombreuses armées européennes possédant de tels blindés, susceptibles d’avoir un impact significatif pour les Ukrainiens face au rouleau compresseur des troupes russes.[…] nous avons besoin[…] de plusieurs centaines de chars, a martelée chef de cabinet de la présidence ukrainienne Andriï Ierma, à un moment ou les Russes sont à l’offensive, dans l’Est de l’Ukraine en particulier»,(La Pologne prête à se passer de l’aval de Berlin pour livrer des chars, La Presse, 23 janvier). Le monde s’est habitué aux demandes ukrainiennes, des demandes qui ne sont pas des demandes, mais des exigences. 
Les chars germano-polonais ne viennent pas seuls: «Dans ce contexte, L’Union européenne a annoncé qu’elle accordait 500 millions d’euros supplémentaires pour fournir des armements à Kyiv et allouait 45 millions d’euros pour la formation des militaires ukrainiens sur le territoire de l’UE. Signe des tensions croissantes avec Moscou, deux des trois pays baltes, l’Estonie et la Lettonie, ont chacune annoncé dans la journée leur décision d’expulser l’ambassadeur de Russie, emboitant le pas à la Lituanie qui avait fait de même l’année dernière.» Les ambassadeurs russes sont persona non grata dans les trois pays baltes, les dirigeants Baltes disposent-ils d’informations les amenant à craindre une «opération militaire spéciale»destinée à dénazifier les pays baltes.
 

 

Retour à l’Ukraine :«Le Canada est plus que jamais disposé à envoyer des chars Leopard de fabrication allemande à l’Ukraine , comme le réclame Kyiv. Mais avant de confirmer ses intentions, le gouvernement Trudeau tente de rallier le plus grand nombre d’alliés à cette démarche qui pourrait marquer une nouvelle escalade de la guerre que mène la Russie en Ukraine.  Cette initiative canadienne risquée conduire à une situation paradoxale, situation dont Mélanie Joly est consciente: «Mais la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a clairement fait savoir à quelle enseigne elle logeait. Elle fait partie des faucons à la table du Cabinet: «Pour arriver à une paix durable, il faut continuer à armer l’Ukraine. C’est un peu le paradoxe dans lequel on est, mais c’est vraiment l’approche que l’on prend et que nos alliés prennent également» a insisté la chef de la diplomatie canadienne en mêlée de presse, lundi[…]» (Le Canada caresse l’idée d’envoyer des Leopard, La Presse, 23 janvier).Si les démarches canadiennes échouent et que les char Leopard ne peuvent être mis à la disposition des Ukrainiens, il est bon de savoir que la France songe à mettre des chars Leclerc à la disposition des Ukrainiens, les Britanniques pour leur part tiennent des chars Challenger 2 à la disposition de l’armée ukrainienne, les Américains envisagent maintenant l’envoi de chars Abrams. Les Ukrainiens pourraient ainsi à terme disposer du nec plus ultra des arsenaux occidentaux.
 

 
 
Pour paradoxale qu’elle soit, la position canadienne apparaît pourtant comme la seule logique. L’arrivée des Léopard risque fort de faire durer la guerre et les souffrances de la population ukrainienne. Mélanie Joly a pourtant raison, il faut continuer à armer l’Ukraine. Il faut transformer l’Ukraine en Festung Ukraine (Forteresse Ukraine) et ne pas lui ménager Stingers, chars Leopard et missiles de croisière. C’est à ce prix que la Russie comprendra que l’«opération militaire spéciale» en Ukraine doit être la première et la dernière opération de ce type. Afin d’assurer la sécurité de l’Ukraine, il faut aussi prévoir l’entrée de cette dernière dans l’OTAN. J’ai cru avant l’agression russe que la solution à la sécurité ukrainienne pouvait résider dans la démilitarisation ukrainienne et une neutralité garantie par traités et une forte, très forte, défense nationale. Cette solution n’est plus possible.

Thursday, January 19, 2023

Joueur de concession


Qu’est-ce qu’un joueur de concession? Un joueur de concession est dans cette langue particulière qu’est le langage sportif (langage qui doit tout à l’omniprésence des sports dans les médias, mais surtout langage avare en définitions) un joueur qui peut-être tenu pour l’emblème d’une équipe, joueur dominant autour de lequel l’équipe sera bâtie ou rebâtie, ce joueur deviendra une référence pour les médias, c’est lui que les médias citeront suite à un match. Les lecteurs de ce blogue familiers avec les sports professionnels et le  langage sportif savent que les joueurs de concession ne sont pas la norme; Il n’y a qu’un Wayne Gretzky par génération, aujourd’hui, il n’y a guère que Sidney Crosby pour pouvoir prétendre à ce titre avec les Penguins de Pittsburgh.
Il fut un temps ou le Canadien de Montréal pouvait compter sur des joueurs de concession à la poignée (Pensons aux Richard, Maurice et Henri, à Jean Béliveau et Bernard Geoffrion). il n’est probablement pas exagéré de penser que le dernier joueur de concession du Canadien fut Patrick Roy.
Ivan Prororov, des Flyers de Philadelphie n’est pas un joueur de concession, ce n’est pas non plus un homme de concessions, c’est même plutôt un homme de principes.
«Provorov a refusé de porter le chandail arc-en-ciel pendant la période la période d’échauffement du match entre les Flyers de Philadelphie et les Ducks d’Anaheim en raison de ses convictions religieuses - il est membre de la commuté russe orthodoxe.» 
«Je respecte tout le monde, Je respecte les choix de tous . Le mien est de rester fidèle à moi-même et à ma religion. C’est tout ce que je peux dire à ce sujet» « L’entraîneur-chef des Flyers, John Tortorella, a mentionné que Provorov «était resté fidèle à lui-même et à ses croyances religieuses. «Je respecte «Provy»(Provorov, NDA), car il est toujours fidèle à lui-même», a renchéri Tortorella. »(la LNH affirme que les joueurs peuvent choisir les causes qu’ils appuient, La Presse, 18 janvier). 
 

 
 
«La LNH a déclaré que ses joueurs peuvent choisir les causes de leurs équipes qu’ils appuient» Il y a un monde entre le respect de John Tortorella pour Ivan Prororov et l’«ouverture» de la LNH. Ouverture qui consiste à mettre sur le même pied la foi orthodoxe de Prororov et la nouvelle foi LBGTQ.

Monday, January 16, 2023

Finalement …

 


Après moult tergiversations, le Canada a choisi de moderniser son aviation militaire. Pour refaire, le Canada se port acquéreur  de 88 avions F-35, pour la modeste somme de 19 millions de dollars. «C’est officiel: les CF-18 vieillissants de l’Aviation royale canadienne (ARC) seront remplacés par des F-35 et  non par des Gripen du constructeur aéronautique Saab» (Ottawa signe avec Lockheed Martin pour 88 chasseurs F-35, Radio-Canada, 9 janvier) Les signataires de ce contrat pour le Canada n’ont visiblement pas lu la réflexion du professeur David Bensoussan, publiée dans La Presse du 13 janvier, sous le titre «L’aviation militaire, une arme révolue?».Le professeur Benssoussan écrit: «À l’heure ou le Canada compte moderniser son aviation militaire, il est utile de se pencher sur le rôle de l’aviation la lumière du conflit actuel en Ukraine. Comment expliquer l’absence relative de l’aviation russe dans la guerre qui se tient en Ukraine? Signifie-t-elle que l’arme aérienne - qui est des plus coûteuses - est révolue et qu’il faut repenser les stratégies? Que le champ de bataille du futur sera essentiellement celui de l’affrontement de missiles de drones, de drones et de fusées antimissiles?
 
 

 
Si le professeur Bensoussan a raison, le Canada jette son argent par les fenêtres et la sécurité aérienne du Canada n’est pas assurée en cas de conflit futur à moins que notre pays se dote d’armes personnelles antiaériennes de type Stinger, le même type que celui généreusement  fourni à l’Ukraine par les Occidentaux. Nous jetons notre argent par la fenêtre car: «Le gouvernementTrudeau prévoit une pleine capacité opérationnelle pour 2032». Ce qui signifie une fenêtre de 10 ans pendant laquelle l’espace aérien canadien demeurera défendu par les vieillissants F-18. Compte tenu de ce que nous savons actuellement, il faut conclure qu’une fois encore, nous serons défendus par nos alliés américains. Il faut aussi conclure que  le gouvernement Trudeau ne prévoit pas de conflit majeur au cours de cette période de 10 ans, voilà qui devrait calmer les Canadiens alarmistes qui voit les Russes attaquer le Grand nord canadien et débarquer à Frobisher Bay. Si le contraire devait se produire, il nous faudra compter sur les Stingers et les F-35 américains. En se dotant de F-35, faut-il conclure que le Canada est déjà «en retard d’une guerre».
 

 

Wednesday, November 30, 2022

Avoir le pas!


«Avoir le pas» était une expression utilisée par mon père pour décrire quelqu’un qui tenait à marcher à son rythme dans un défilé en dépit du fait qu’il était évident que cette personne défilait à contre courant. Mon père voulait ainsi décrire quelqu’un qui est convaincu d’avoir raison envers et contre tous.
 

 

L’expression appropriée pour des individus peut-elle trouver application pour des pays et desÉtats? Faut-il conclure que le Canada a le pas? C’est la conclusion qui s’impose suite à la convocation de l’ambassadeur russe au Canada, Oleg Stepanov, par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly. «La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a demandé à son ministère de convoquer l’ambassadeur de Russie pour des messages publiés sur les réseaux sociaux contre la communauté LGBTQ. Ces derniers jours, l’ambassade de Russie à Ottawa a publié sur Twitter et sur Telegram un message qui affirme que l’Occident s’immisce dans les valeurs familiales de la Russie et qu’une famille ne peut être composée que d’un homme, d’une femme et d’enfants. L’ambassade a ajouté des images d’un drapeau arc-en-ciel rayé et d’icônes orthodoxes d’Adamite Ève. L’un des messages dénonce le fait que le Canada «confond les concepts préférences sexuelles individuelles et de droits universels de la personne. Ces messages ont été publiés alors que la Russie a récemment élargie interdiction sur l’exposition des enfants à ce que Moscou considère comme de la «propagande homosexuelle». Les autorités peuvent donc désormais accuser un citoyen russe pour un geste qui, selon elles, pourrait « inciter»un adulte à être homosexuel ou transgenre.[…] Le Canada a été l’un des 33 pays signataires (L’Organisation des Nations-Unies compte présentement 193 États-membres, c’est donc une minorité de ces État-membres qui condamnent la Russie) d’une déclaration conjointe condamnant cette loi, ce qui a poussé l’ambassade russe à répliquer. 
 
 

 
«Notre pays ne s’ingère pas dans les affaires intérieurs du Canada»a écrit l‘ambassade, mais aussi: «Moscou attend d’Ottawa la même attitude respectueuse envers le processus législatif en Russie»[…]. En réaction au premier message sur Twitter , la ministre des Sports , Pascale St-Onge , qui est lesbienne, a qualifiée «honte et d’atteinte aux droits humains fondamentaux» le traitement réservé par la Russie aux personnes LBGTQ. L’Ambassade de Russie a répondu avec une photo de la famille impériale Romanov, et demandé à Mme Saint-Onge: «Veuillez réfléchir et expliquer comment vous êtes apparue dans ce monde»(La ministre Joly va convoquer l’ambassadeur à propos de messages anti-LBGTQ, Radio-Canada, 28 novembre)  L’ambassadeur  de Russie devra être patient, nous serions très surpris que Mme St-Onge  lui réponde.  La question de l’ambassadeur de Russie suggère que ce dernier devrait suivre rapidement une formation sur la conception humaine et les «progrès» de cette dernière en Occident. Il pourrait ainsi découvrir sans plaisir l’existence de la GPA et de la PMA et garder par devers lui sa photo de la famille impériale.Oleg Stepanov constatera aussi qu’il n’a pas uniquement è faire à Mélanie Joly et Pascale Saint-Onge; « Les principaux partis d’opposition fédéraux ont aussi dénoncés à l’unisson les récentes publications Twitterde l’Ambassade de Russie au Canada. Interpellés sur le sujet ,les conservateurs ont renvoyé la Presse canadienne à une déclaration faite sur le même réseau social, il y a quelques jours, par leur porte-parole en matière d’affaires étrangères , Michael Chong. «Nous croyons en la famille. Elle existe sous toutes les formes», peut-on y lire. 
 
 
 
Le Nouveau Parti démocratique(NPD) a pour sa part condamné «les tweets haineux et dégoûtants» par le biais d’un commentaire écrit de son chef adjoint. Alexandre Boulerice. On promet de «lutter contre tous ceux qui incitent à la violence et à la haine contre les personnes»de la communauté LBGTQ. Même son de cloche du côté du Bloc Québécois, la porte-parole en matière d’égalité des genres, Andréanne Larouche, ayant tranché que «ce genre de propos n’a pas sa place dans une démocratie moderne».
 
 
 
Cette belle unanimité parlementaire est-elle partagée par la population canadienne?
Cet incident diplomatique montre à quel point nous sommes gouvernés par des amateurs. En moins d’un mois, le Canada, a été proprement mouché sur la scène internationale, d’abord par la Chine, puis maintenant par la Russie. Le gouvernement Trudeau fera probablement peu de cas de ces rebuffades,  c’est le propre de ceux qui «ont le pas».

Saturday, May 21, 2022

Cassandre


Il y au moins un homme qui s’est levé. Véritable Cassandre des temps modernes, «Le premier ministre hongrois Viktor Orban a dénoncé le «suicide»de l’occident et rappelé sa «ligne rouge» concernant les sanctions envers la Russie lors de sa cérémonie d’investiture devant le Parlement. Une «vague suicidaire» agite le « monde occidental qui expérimente le programme de grand remplacement » a déclaré le chef de gouvernement de 58 ans, en référence à une théorie complotante popularisée par l’extrême droite arguant que les élites organiseraient des populations européennes par des immigrés extra-européens. Viktor Orban a présenté la Hongrie «havre de bon sens» ou avoir la bénédiction de Dieu reste important», comme «le dernier bastion avec la Pologne de l’Occident Chrétien conservateur», alors «que l’UE a baissé les bras»(le premier ministre Orban fustige le « suicide de l’Occident, La Presse, 16 mai).  En fait, quels sont les propos de Viktor Orban, ce dernier a déclaré: «Je considère le grand programme européen d’échange des populations, qui vise à remplacer les enfants chrétiens manquants par des migrants d’autres civilisations comme une […]tentative de suicide[….]. 

 
 
Faut-il commeViktor Orban parler de « suicide de l’Occident»? Conviendrait-il plutôt de parler d’»assassinat de l’Occident», les Assassins étant des hommes comme George Soros et Klaus Schwab et leurs complices. 
 

 
 
Comme Cassandre, Viktor Orban voit loin, mais comme Cassandre, il ne sera pas cru.  


Friday, April 15, 2022

Marine, visionnaire

 



Les électeurs français feront-ils le 24 avril prochain, de Marine Le Pen leur présidente.  Ceux qui se souviendront que; gouverner, c‘est prévoir, seraient bien avisés de le faire. Bien avisés car la présidente du Rassemblement national est, de toute évidence,
capable d’articuler une réflexion géopolitique d’intérêt.
 

 

«La candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle française Marine Le Pen a plaidé mercredi pour un rapprochement stratégique entre l’OTAN et la Russie», «dès que la guerre russo-ukrainienne sera achevée et aura été réglée par un traité de paix». «C’est l’intérêt de la France et de l’Europe, mais aussi je crois des États-Unis qui n’ont […] aucun intérêt à voir émerger une étroite union sino-russe» a estimé la candidate du Rassemblement national (RN), lors d’un point de presse sur la diplomatie à Paris.» (Le Pen prône un «rapprochement stratégique» avec Moscou après la guerre, Radio-Canada, 14 avril).

la proposition de ce rapprochement avec la Russie afin d’éloigner le spectre d’une «étroite union sino-russe» montre que Marine Le Pen est capable de «voir loin» et de «penser haut», ils s’en trouvera probablement plusieurs pour y voir la proposition d’une femme inféodée au président Vladimir Poutine, il est significatif que l’article de Radio-Canada soit illustré par une photographie datant de 2017 et montrant Marine Le Pen serrant la main de Vladimir Poutine au Kremlin, article qui ne manque d’ailleurs pas non plus de rappeler le prêt de neuf millions d’euros consentis par une banque russe au RN en 2014 .
 

 

Il faut saluer chez une femme qui serait ainsi «tenue», la capacité à développer une telle vision géostratégique. Voir et souhaiter répondre à la montée en puissance de la Chine au-delà de la guerre russo-ukrainienne, cela démontre que Marine Le Pen est capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.

Tuesday, March 22, 2022

Vivre

 



Denise Bombardier est sur le chemin de la guerre. Tire-t-elle l’épée contre la Russie et son président? Non les malheureux qui font l’objet de sa vindicte sont ,Marcel Boyer, un professeur à la retraite de l’université de Montréal et Alex Tyrrell, chef du parti vert du Québec. De quoi ces deux malheureux se sont-ils rendus coupables? Les deux hommes tiennent pour «réalistes et raisonnables» les demandes russes pour mettre un terme à la guerre Russie-Ukraine. La démilitarisation de l’Ukraine, la dénazification de cette dernière, la reconnaissance de l’annexion de la Crimée et une relative autonomie pour le Donbass russophone leur apparaissent raisonnables dans le contexte actuel. Pas pour Madame B pour qui nos pacifistes actuels: «Tous nos pacifistes actuels ne sont pas très différents de ceux qui avant la guerre 39-45 et face à la montée du nazisme voulaient que les gouvernements européens cèdent à l’agression meurtrière et multiples revendications de Hitler.» (Nos pacifistes bienheureux, Journal de Montréal, 19 mars ). Après un point Goodwin, la femme Bombardier expédie un peu vite les 18 millions de morts de la Première guerre mondiale des millions de morts dont la mémoire était encore fraîche pour les hommes et les femmes de 1939. Elle oublie opportunément que les «multiples revendications de Hitler» de la Sarre aux Sudètes s’inscrivaient parfaitement dans l’esprit des 14 points du président américain Wilson et du principe des nationalités. Il faudrait songer à créer un point Munich à l’instar du point Goodwin, point qui indiquerait un recours inutile, sinon abusif, à l’entente de Munich en 1938. Illustration de ce besoin; la chronique de Richard Martineau en date du 16 mars, chronique intitulée «Ah les cons, s’ils savaient» dénonçant ce qui lui semble être d’un inadmissible appeasement de l’Occident face à Vladimir Poutine.
 

 
 
Contrairement au bellicisme apparent de Madame Bombardier vraisemblablement désireuse d’en découdre avec la Russie quitte à provoquer une troisième guerre mondiale, notre programme est simple, nous voulons vivre et  nous ne tenons pas à «Mourir pour Kï yv», n’en déplaise à la femme Bombardier.

Sunday, March 6, 2022

Chassez le naturel

 



Pour la plupart d’entre nous, l’ère de la conquête de l’Ouest est révolue ailleurs que dans les westerns cinématographiques. Pour la plupart d’entre nous, mais apparemment pas pour le sénateur Lindsey Graham (Caroline du Sud), pour lui, la solution simple, sinon simpliste à la guerre Russie Ukraine  passe par l’assassinat de Vladimir Poutine; dans un tweet récent (3 mars),il écrit: «Is there Brutus in Russia?
Is there more successful colonel Stauffenberg in the Russian Military?» Il ne s’agit pas du tweet d’un fétichiste des armes à feu des Proud Boys ou des Three per centers, mais d’un membre de l’auguste Chambre haute américaine. S’agit d’un simple tweet hâtivement rédigé et expédié du coin de la table après un repas trop arrosé ou de la prémisse d’un véritable complot pour faire assassiner un chef d’État étranger.  Si c’est le cas, le sénateur Graham ne semble pas se préoccuper des conséquences d’une telle exécution sur le destin de la Russie à moins qu’il ne dispose d’informations privilégiées sur d’éventuels comploteurs et leurs projets pour une future Russie.
 
Le massacre des Romanov

 
 
Les conséquences de cet assassinat pourrait s’avérer pire  que l’actuelle administration Poutine.  
Historiquement, il faut se souvenir des tentatives infructueuses du gouvernement américain pour faire abattre Fidel Castro au début des années 1960.  Souhaitons que quelqu’un à Washington réveille le sénateur Graham et lui dise d’aller se calmer et de cesser de se prendre pour le nouveau shéri en ville.


Wednesday, March 2, 2022

La première victime de la guerre,

 



c’est la vérité affirmait Rudyard Kipling ,

La guerre Russie-Ukraine donne à Mélanie Joly, notre ministre des Affaires extérieures, l’occasion de confirmer cette affirmation. Pour elle, l’invasion russe de l’Ukraine est «injustifiée et non-provoquée»(Le point des autorités fédérales, TVA Nouvelles, 27 février. disponible sur internet. Ainsi pour Madame Joly, l’invasion de l’Ukraine est «injustifiée et non-provoquée». Malheureusement pour elle et pour la vérité, il y a des années que la Russie fait savoir à l’Occident que l’expansion de l’OTAN était inadmissible et que cette expansion était considérée comme une menace à l’existence même de la Russie.  Voilà pour le «injustifiée et le non provoqué». Au chapitre du «injustifié et non provoqué», Mélanie Joly devrait se souvenir de l’agression par l’OTAN de la Serbie en, et ne pas oublier les bombardements avec des projectiles à l’uranium appauvri. Les Américains et leurs alliés, dont nous sommes, n’ont jamais manifesté de regrets pour ces gestes, il est vrai que les «bombardés» étaient des Slaves chrétiens, espèce qui n’a pas la cote dans la presse occidentale, et que les bombardements servaient les intérêts des Kossovars constituant alors le Kossovo, petit État mafieux.
 

 

Friday, February 25, 2022

Une proposition

 



La crise entre la Russie et l’Ukraine nous commande de faire preuve d’imagination et de rechercher même à notre échelle des solutions pouvant s’avérer réalistes et durables. Que penser d’une Ukraine qui par sa géographie demeurera tiraillée entre l’Occident et la Russie. En écrivant l’Occident, nous pensons évidemment à l’OTAN et à la Communauté européenne.
 

 

Il y a peut-être une troisième voie pour l’Ukraine entre l’Occident et la Russie. Cette troisième voie réside peut-être dans la neutralisation de l’Ukraine. L’Ukraine ne serait pas seul État européen à avoir choisi cette voie; elle rejoindrait la Finlande, la Suède et l’Autriche. 
La neutralité ukrainienne demanderait des garanties internationales signées par la Russie et les États membres de l’OTAN.  L’Ukraine ne saurait se contenter de ces accords internationaux pour assurer sa neutralité; dépourvue de véritables frontières naturelles, sa neutralité exigerait qu’elle se munisse et entretienne une armée moderne comme la Suède  ou d’une armée de citoyens-soldats comme la Suisse, l’une n’excluant pas l’autre. L’Objectif n’étant pas de vaincre l’ennemi, mais de représenter un adversaire présentant des difficultés plus grandes que le gain espéré de son agression.  Comme la Suisse pour l’Allemagne les de la Deuxième guerre mondiale, il faudrait peut-être chercher la solution au problème des pro-russes de l’Est ukrainien dans une structure fédérale pour les oblast russophones.

Thursday, February 24, 2022

L'heure est grave

 



Il n’était pas besoin de savoir que le troupes russes avançent en Ukraine pour prendre conscience de la gravité du moment.

Dès l’annonce de la présence de milliers soldats russes à la frontière ukrainienne, les pays occidentaux claironnaient que la Russie ferait l’objet de sanctions. 

La simple annonce des possibles réactions occidentales à la menace russe suffisait à faire comprendre l ‘importance de la situation. Des sanctions qui selon Olaf Scholz, le chancelier allemand, devaient être «immédiates», pour Boris Johnson, les sanctions devaient être «massives», Justin Trudeau pour sa part veut aujourd’hui (24 février) des sanctions qui viseraient les élites russes, les membres du Conseil de sécurité de la Russie et les ministres de la Défense, des Finances et de la Justice. ce déluge de sanctions nous montre bien que’l’heures grave, Les pays occidentaux ne lèveront pas le petit doigt pourl’Ukraine, mais ils sanctionnent vountiers.
 
 

 
Le même jour , Joe Biden évoquait des sanctions devaient être «dévastatrices»,
Pour sa part, le président Biden faisait savoir qu’il n’enverrait pas un soldat américain pour défendre l’Ukraine. Ce qui signifie en clair que l’Ukraine ne vaut pas qu’une goutte de sang américain ne soit versée pour sa liberté. 
Les Occidentaux réaliseront peut-être un jour qu’une volée de sanctions ne peuvent stopper une volée de missiles.
 
 

Wednesday, January 12, 2022

Pour une doctrine Poutine

 



Des tensions autour de l’Ukraine pouvons nous espérer l’émergence d’un élément géopolitique nouveau. L’interventionnisme américain en Europe orientale suffit à expliquer les craintes russes et le raidissement russe sur la défense des marches de la Russie contre la stratégie américaine visant à gruger l’espace vital russe. 
 

 
 
Il faut souhaiter la naissance et le développement de ce que nous appellerons à défaut de mieux d’une doctrine Poutine pour l‘Europe orientale; une doctrine qui ferait de cette Europe orientale une chasse gardée russe. L’idée n’est pas plus ridicule que celle de la doctrine Monroe faisant du continent américain (hémisphère nord et sud) la chasse gardée des États-Unis. Il est facile de critiquer rétrospectivement l’existence de l’OTAN et du Pacte de Varsovie, mais ce duopole a permis trois quarts de siècle de paix au monde occidental après deux conflits mondiaux; ce que l’on a tendance à oublier est que la Guerre froide est justement et heureusement demeurée froide et que les affrontements entre les deux blocs sont restés périphériques (Corée, Vietnam). L’existence des deux organisations a aussi permise l’encadrement de la menace nucléaire.
La Doctrine Monroe date de 1823, elle prend naissance lors du message annuel du président James Monroe au Congrès. Il y déclare notamment à l’égard des puissances européennes de l’époque: «Toute intervention dans les affaires du continent sera perçue comme une menace pour la sécurité et la paix». Après les guerres d’indépendance des colonies espagnoles de l’Amérique du sud; il ne restait guère comme colonies européennes dans les hémisphères américains que Cuba et l’Amérique du nord Britannique (le Canada) et le Brésil alors colonie du petit Portugal, guère en mesure de menacer les états-Unis.
 

 
 
 Une éventuelle Doctrine Poutine ne ferait pas autre chose, elle déclarerait:«Toute intervention dans les affaires de l’Europe orientale sera perçue comme une menace pour la paix et la sécurité». Le développement de l’OTAN étant un fait accompli; la doctrine Poutine sous entendrait le démantèlement de l’OTAN. Les membres européens de l’OTAN étant invités constituer une union militaire regroupant les pays d’Europe occidentale et orientale. Ainsi pourrait naître une Europe de la puissance formée autour du couple France-Allemagne (cette alliance disposerait des armes nucléaires britanniques et de la force de frappe française ainsi que de deux fauteuils au Conseil de sécurité de l’ONU).

Sunday, January 9, 2022

Inaperçu

 

Magasinage tardif, Multiplication des réceptions de Noël, qu’importe le motif. les médias québécois ont fait le silence le 25 décembre sur le trentième anniversaire de la disparition de l’Union soviétique.
L’évènement n’est pas sans importance; L’une des deux puissances dont l’existence avait marqué la deuxième moitié du XXe siècle disparaissait sans conflit et sans qu’un coup de feu ne soit tiré. L’historien retrouvera la trace de l’Union soviétique dans les principaux événements du XXe siècle; de la Seconde guerre mondiale (avec le choc brutal et sanglant contre l’Allemagne nazie) à la « libération de l’Europe de l’Est » et la soviétisation subséquente de cette dernière; de la répression de la rébellion hongroise de 1956, de la Crise des missiles en 1962, l’Union soviétique sera aussi au coeur de la Guerre froide, les plus âgés d’entre nous se souviendront d’avoir vécu dans la crainte du feu nucléaire soviétique. Il n’y a pas que les spécialistes de l’histoire politique et militaire qui devront se pencher sur le cadavre; les historiens de la littérature  devront encore garder et étudier pour des années et des années, l‘Archipel duGoulag et plus généralement toute l’oeuvre d’Alexandre Soljénitsyne les plus audacieux voudront peut-être s’attaquer à la Roue rouge. C’est par un curieux processus que l’Union soviétique s’est effondrée sur elle-même; le 25 décembre 1991, Mikhaïl Gorbatchev annonçait d’abord sa décision d’abandonner la présidence de l‘URSS, le lendemain le Soviet suprême prononçait la dissolution de l’URSS il y a d’abord eu la dissolution du Parti communiste d’Union soviétique, puis l’autodissolution de ce même Soviet suprême. Ces évènements précédaient la constitution de la Communauté des États indépendants (Russie, Ukraine, Biélorussie) vaine tentative de maintenir l’Union soviétique. 
 
 

 
À quoi tient ce silence sur un évènement qui marque peut-être avec la chute du Mur de Berlin, le début historique du XXIe siècle? Certains regrettent-ils la disparition de l’imparfaite «patrie des travailleurs», déplorent-ils la disparition de cette expérience de marxisme appliqué, Tout en sachant que la disparition l’Union soviétique ne marque nullement la fin du communisme qui survit, égal à lui-même, sous d’autres latitudes (Chine populaire, Corée du nord, Vietnam, Cuba),  sans compter le marxisme qui perdure encore dans l’esprit de certains intellectuels occidentaux.
La disparition de l’Union soviétique c’est aussi le retour sur scène internationale de la Russie nationale.

Si tu me trompes, une fois…

 



À première vue, les tensions Occident-Russie autour de l’Ukraine peuvent apparaître comme un nouvel épisode de la Guerre froide. L’Occident a choisi de se méfier de Vladimir Poutine , distribué dans le rôle du méchant caractérisé par sa duplicité et sa fourberie son agressivité sur fond de mouvements de troupes à la frontière ukrainienne. Les chancelleries occidentales semblent actuellement convaincues que l’occupant du Kremlin leur prépare un coup à la Criméeenne. Les relations entre l’Occident et la Russie sont aujourd’hui marqués du sceau de la méfiance. Ce sentiment  est visiblement aussi celui qui prédomine à Moscou à notre égard:«C’est que le président russe , Vladimir Poutine , est convaincu que la progression constante des frontières de l’OTAN vers la Russie menace  la sécurité, sinon la survie de son pays. Il y a 30 ans, ces frontières étaient situées à 1200 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui elles sont à 100 kilomètres. Si l’Ukraine tombe dans le camp occidental, l’OTAN pointera ses armes vers le coeur d la Russie. D’ou la colère du chef du Kremlin qui ne cesse de rappeler que, dans les années 1990, les leaders occidentaux avaient donné des assurances orales à Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’Est. Ces assurances, dit-il, ont toujours été violées.»(Comment la Russie a trompé laRussie, LaPresse, 24 décembre).
 

 
 
« Poutine a-t-il raison? la réponse est oui. il est important ici d’avoir à l’esprit la chronologie des évènements et les propos prononcés par les uns et les autres pour bien comprendre les origines de la crise actuelle. L’historienne américaine Mary Elise Sarotte nous aide à voir plus clair. Elle vient de passera des années à éplucher les archives, à lire les notes manuscrites et les discours des principaux protagonistes, ainsi que les procès-verbaux de leurs rencontres. Le résultat de ce méticuleux travail est un fascinant ouvrage paru il y a quelques jours: Not One Inch. America , Russia and the making of Post-Cold War Stalemate.(Yale University Press) […] Tout commence quelques semaines après la chute du mur de Berlin en novembre 1989. à Washington, Le président Bush père se demande à quoi va ressembler la sécurité du continent européen. Plusieurs pays du pacte deVarsovie réclament leur adhésion à l’OTAN. Dans les couloirs du département d’État, on parle d’admettre la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie, et Bush lorgne même vers les pays baltes[…] En Allemagne, le chancelier Helmut Kohl n’a qu’une obsession en tête: par.unification des deux Allemagnes. Les Occidentaux doivent offrir quelque chose Moscou s’ils veulent obtenir le départ des troupes soviétiques le maintien d’une Allemagne réunifiée au sein de l’OTAN. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, ouvre le balades un discours prononcé en janvier. «Je veux que l’OTAN, Dit-il, affirme sans équivoque que peu importe ce qu’il adviendra au sein du pacte de Varsovie, il n’y aura pas d’expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, c’est à dire plus près des frontières de l’union soviétique». Lors de deux événements séparés, Allemands et Américains font une promesse verbale. Genscher s’engage: quoique qu’il arrive du pacte de Varsovie, dit-il, « une expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, soit plus près des frontières de l’Union soviétiques, n’aura pas lieu». Au même moment, à Moscou, le secrétaire d’État américain James Baker rencontre le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Au cours de la conversation, il lui propose un marché sous forme de question: « Préférez-vous qu’une Allemagne réunifiée soit liée à l’OTAN, avec l’assurance que le territoire l’OTAN ne sera jamais déplacé, neserait-ce que d’un piucevers l’Est par rapport à sa position actuelle? » À quoi Gorbatchev répond: « Toute expansion dela zone de l’OTAN n’est pas acceptable. »Baker acquiesce: » Nous sommes d’accord là-dessus.»Rien de ceci n’est écrit, mais de ces déclarations , il faut tirer l’esprit. Va pour l’esprit, mais les Gorbatchev et Baker auraient dû se souvenir que les paroles s’envolent et que les écrits restent.
« Pas pouce» vers l’Est a dit Baker. Et pourtant , l’OTAN s’est élargie en 1999 puis en 2004. Pourquoi?Mary Elise Sarotte avance plusieurs explications dont une résume toute la situation: les Occidentaux ont profité de la faiblesse de la Russie sous Gorbatchev et Eltsine.




L’histoire de l’élargissement  de l’OTAN démontre comment lejeudesgrandes puissancesest une arène ou seulela défense des intérêts compte. Les Occidentaux n’onttenu aucun compte des intérêts de la sécurité de la Russie. L’Ouest avait gagné la guerre froide, la Russie devait se soumettre. Poutine a retenu la leçon. Depuis son accession au pouvoir il y a 20ans, il renforce son pays, redresse son armée, établi ses lignes rouges. ilets maintenant prêt pour la bataille. Dans ses échanges avec le président Biden et les États-Unis Vladimir Poutine peut se remémorer à chaque jour le dicton volant que: si tu me trompes une fois honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi. Il serait surprenant qu’avec un Vladimir Poutine sur ses gardes, il y ait une deuxième fois. Plutôt que de se laisser absorber par la «crise» ukrainienne, n’y aurait-il pas lieu de se consacrer à compter d’aujourd’hui à la constitution d’un bloc eurasiatique en mesure de faire dace à la montée en puissance de la Chine et d’entrer finalement dans le XXIe siècle.

Sunday, January 24, 2021

Une odeur

 

Difficile de ne pas trouver un parfum de révolution de couleurs à l'agitation autour d'Alexeï Navalny.
Agitation soigneusement entretenue depuis l'été 2020 d'abord avec l'histoire de son empoisonnement. Histoire nébuleuse dont la clé se trouve probablement déjà enfouie dans les archives du Kremlin ou dans un coffre-fort à Langley. L'agitation gagne maintenant les rues des principales villes de Russie: »Les principaux rassemblements ont eu lieu à Moscou et Saint-Petersbourg, avec dans chaque cas quelque 20 000 participants, selon les journalistes de l'AFP.» (plus de 2500 arrestations en Russie pendant les manifestations pour Navalny, Le Devoir, 23 janvier) «Des manifestations ont également eu lieu dans une centaine d'autres villes , un mouvement d'une ampleur géographique rare dans l'histoire récente de la Russie.»(Soutien à l'opposant Navalny: des dizaines de milliers de manifestants, 2 500 arrestations en Russie, Journal de Montréal, 23 janvier). »L'Union européenne, puis les États-Unis, ont aussitôt condamné la répression de ces manifestations. «Les États-Unis condamnent fermement l'emploi de méthodes brutales contre les manifestants et les journalistes travers la Russie», a indiqué dans un communiqué le nouveau gouvernement du président Joe Biden.» (Le Devoir). Seuls les gogos voudront conclure à un mouvement spontané devant des manifestations se déroulant simultanément dans une centaine de villes. Nous préférons croire à l'action discrète d'officines soutenues en sous main par les Américains et l'Union européenne, ils s'en trouvera probablement pour y chercher la main de la fondation Open Society de George Soros. À qui profiterait la chute du gouvernement Poutine, à quelques oligarques désireux d'être face à un pouvoir faible et influençable et à ceux soucieux de déstabiliser la région à commencer par le Bélarus en attendant de faire tomber le Tadjikistan, l'Ouzbekistan et le Kirghizistan. Vladimir Poutine sait qu'il est un homme à abattre pour une certaine intelligentsia progressiste; il sait maintenant que la chasse est ouverte.
 

 

Sunday, August 30, 2020

Le plat de résistance et les hors-d'oeuvres


La crise biélorusse se poursuit et elle vient peut-être de passer à un niveau supérieur. En effet: "le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt jeudi à déployer des forces chez le voisin biélorusse si la contestation postélectorale devait y dégénérer, tout en appelant les parties à négocier  (Biélorussie: Poutine prêt à intervenir pour Lukachenko, La Presse, 27 août). « Dans un entretien avec la télévision publique russe, M. Poutine a expliqué que la Russie était disposé à intervenir chez son voisin, si nécessaire, dans le cadre d'accords sécuritaires et militaires existants. Alexandre (Loukachenko) m'a demandé de constituer une certaine réserve forces de l'ordre et je l'ai fait « , a-t-il déclaré , ajoutant immédiatement qu'il espérait ne pas y avoir recours. nous avons convenu que je n'utiliserais pas jusqu'à ce que la situation soit hors de contrôle et que des éléments extrémistes[...] franchissent certaines limites: qu'ils mettent le feu à des voitures, des maisons , des banques, tentent de saisir des bâtiments administratifs» a-t-il souligné. Les déclarations de M.Poutine ont ont aussi aussi été condamnées par la Pologne qui a appelé Moscou à «immédiatement renoncer à ses plans d'intervention militaire sous un faux prétexte.» «le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stolenberg, a de son  côté appelé Moscou à ne pas « s'immiscer» en Biélorussie ». Une façon pour l'OTAN de «marquer son territoire» et de faire savoir que la Biélorussie était considérée comme une chasse gardée de l'OTAN, et que désormais, seule cette dernière pouvait prétendre «s'immiscer» en Biélorussie. Faisant écho aux propos de Stolenberg, Alexandre Loukachenko «a dénoncé jeudi une «guerre hybride» à la fois diplomatique et médiatique, pilotée par les voisins baltes et polonais de la Biélorussie (voir ce blogue Camomille,Dahlia, Muguet, Marguerite, 18 août) Personne ne sera dupe de cette affirmation (Lukachenko, le premier), les instructions pour cette «guerre hybride» ne viennent pas de Varsovie, Vilnius, Tallin ou Riga les instructions viennent de Bruxelles (le siège de l'OTAN) ou Washington. Il est difficile de ne pas réaliser que la Biélorussie post-Lukachenko sera peut-être démocratique, mais surtout rapidement «otanisée» de là la vigilance de Vladimir Poutine à l'égard de la situation  biélorusse. La Géorgie, l'Ukraine, la Biélorussie demain peut-être, ne sont que des hors-d'oeuvres, le plat de résistance de ces »révolutions de couleur» ne pouvant être que la Russie.
 

 

Thursday, January 16, 2020

Cap sur le guépier


Les conceptions géostratégiques de Donald Trump ont de quoi donner des cauchemars a un passionné  d'histoire ou en science politique. Irrationnelles, alimentées par ce qui apparaît comme une insondable ignorance de l'histoire.

Dernière tocade de Monsieur Trump, sa volonté d'élargir les cadres de l'OTAN au Moyen-Orient .La méfiance de Mister President à l'égard de l'OTAN est connue. L'organisation couterait chère aux contribuables américains et les partenaires européens exploiteraient littéralement les Américains depuis la création de l'organisation.
Alors qu'il aurait fallu que  l'Otan disparaisse  ou à tout le moins voit sa vocation radicalement modifiée avec la disparition du bloc soviétique du Pacte de Varsovie et l'entrée dans l'organisation d'anciens adversaires (Pologne, Hongrie, République tchèque, Bulgarie et celles d'anciennes républiques socialistes soviétiques (Esthonie, Lettonie et Lithuanie). Elle poursuit imperturbablement sa route veillant l'arme aux pied aux frontières d'une Russie qui ne représente plus une menace ailleurs que dans les esprits tordus d'une excitée comme Chrystia Freeland.
Alors même que la nouvelle réalité européenne devrait permettre de redéfinir le rôle de l'OTAN à la lumière de la montée en puissance de la Chine, Il semble que l'actuel locataire la Maison blanche n'ait rien de mieux proposer que de plonger l'Otan dans le guêpier du Moyen-Orient.



« Le président américain veut que l'Organisation duTraité de l'Atlantique Nord s'élargisse en incluant des pays du Moyen-Orient.Quitte à changer son nom. (Trump veut élargir l'OTAN(et lui a déjà un nouveau nom). Huffpost, 12 janvier).Formulée au début d'une année électorale américaine, il faut souhaiter que l'idée demeure clouée au sol, tant elle apparaît absurde.
«Sur fond de tensions exacerbées entre les États-Unis et l'Iran d'un côté et avec l'Irak et l'imbroglio sur le retrait des troupes américaines de l'autre, Donald Trump a estimé le 9 janvier que l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord devrait «s'impliquer beaucoup plus» au Moyen-Orient ou la présence américaine est controversée. Je pense que l'OTAN devrait être élargi et que nous devrions inclure le Moyen-Orient. Tout à fait».
«  US président Trump on Thursday said he supported expanding The North Atlantic Treaty Organization to include Middle Eastern nations, as the United States seek to limit its troop footprint globally.[...] Trump said Islamic State presented an international problem that other countries should help address. «We can come home , largely come home and use NATO, »Trump said. »We caught ISIS, we did Europe a big favor. « (Trump floats expanding NATO to add Middle East, The Jerusalem Post, 10 janvier). En quelques mots, le président montre le peu de considération qu'il a pour ses alliés, visiblement considérés comme des quantités négligeables corvéables au gré des intérêts américains. La proposition ne serait-elle en définitive qu'une confession de Donald Trump sur son impuissance à se sortir du guêpier moyen oriental autrement qu'en tirant des plans sur la comète. À bien y songer le plan pour absurde qu'il puisse nous apparaître charmera probablement ces chrétiens évangéliques qui sont aussi souvent des chrétiens sionistes. 

Nous n'avons pas aider le président américain à quitter le Moyen-Orient, après tout c'est lui et lui seul qui a annoncé prématurément son intention de retirer les troupes américaines de la région.

Que se produirait-il à plus long terme si les membres de l'OTAN devait acquiescer à cette proposition.  Première conséquence prévisible, cet élargissement signifierait probablement l'entrée de l'entité sioniste dans l'OTAN. Certains esprit chagrins pourrait penser que c'est là le véritable objectif de la proposition. Canadiens et Européens deviendrait ainsi complices de la politique israélienne dans les territoires occupés. Faisons un peu de politique fiction, cette «nouvelle» OTAN serait probablement partie prenante à la reconstruction de l'Irak et de la Syrie, des pays qui seraient ainsi étroitement inféodés aux intérêts américains et israéliens dans la région. À passer aux profits et pertes, la paisible Jordanie et le petit Liban. Quid du rôle de l'Arabie saoudite et des émirats du Golfe. Fini le rêve du panarabisme nassérien et du Baas, mais cap, par contre sur le Eretz Israël rêvé par les héritiers du sioniste révisionniste Ze'ev Jabotinski et les extrémistes du Likoud. Parlant du rêve nassérien, l'Égypte serait-elle incluse dans cet OTAN élargie, deviendrions-nous les gardiens et protecteurs des chrétiens Coptes du pays, plus largement serions appelés à jouer ce rôle pour tous les Chrétiens d'Orient. Préoccupation mineure chez Donald Trump, les persécutions anti-chrétiennes seraient probablement présentées comme des «affaires intérieures»des États membres. 
La prudence devrait nous conduire à balayer du revers de la main cette proposition, tenons nous à plonger la main dans le contentieux turco-kurde. Notre pays n'a rien à faire dans cette galère.

Thursday, May 9, 2019

Nouveau capitaine même cap?

Période pré électorale oblige, le Parti conservateur dévoile progressivement son programme, ainsi Andrew Scheer a-t-il détaillé ses engagements en matière de politique étrangère et de défense nationale (Scheer met en garde contre la Chine et tend la main à Israël, La Presse, 7 mai)devant le Conseil des relations internationales de Montréal(Corim). Il a déclaré: "Je compte fermement rejeter l'idée que le  Canada pourrait et devrait être neutres sur les grandes questions de notre époque.»Scheer oublie qu'il faut avoir les moyens des apolitiques et que sans ces moyens, il devra se contenter de prendre la pose comme Justin Trudeau. Le journaliste couvrant le l'évènement écrit : « Il a tracé la ligne entre « les démocraties libres «  et les régimes impérialistes, despotes et corrompus qui veulent déstabiliser l'ordre international fondé sur des règles.» Nous voilà rassurés le Canada continuera de jouer à la grenouille qui voulait être un boeuf et demeurera dans le Camp du bien (les « démocraties libres », les oligarchies seraient probablement plus juste).



 Puisque l'essence du politique est de désigner l'ennemi, Andrew Scheer ne nous fait pas languir: "Dans le climat actuel, je vois la montée de la Chine, la ré- émergence de la mentalité de la Guerre froide de la Russie ainsi que les États qui exportent le terrorisme et l'extrémisme comme les trois plus importantes menace à la sécurité et à la prospérité canadienne.» Scheer pourrait-il nous expliquer pourquoi le Canada a dépêché des soldats en Lettonie et en Ukraine dans le cadre de missions de l'OTAN et qu'il joue à une mauvaise reprise de la Guerre froide. Pour les États terroristes, on remarquera l'apparition de la prospérité canadienne dans les préoccupations de Scheer et son silence sur les politiques commerciales de l'administration Trump, de l'audace Monsieur Scheer, de l'audace. Nous voilà à tout le moins libéré de la menace du suprémacisme blanc, menace qui n'a jamais existé ailleurs que dans l'esprit de Chrysta Freeland. « Andrew Scheer s'en est aussi pris à la Russie et à son président Vladimir Poutine, qui ne peut plus agir en toute impunité". Il occupe aujourd'hui l'Ukraine, ce pourrait être les eaux articques canadiennes », prévient-il. On se prend à craindre un débarquement de l 'armée russe à Iqualut et l'occupation du Nunavut, au-delà de sa volonté de diaboliser la Russie et de dénoncer la ré-émergence de la mentalité de la Guerre froide de la Russie, Andrew Scheer pourrait peut-être laisser à  Chrystia Freeland son poste de ministre des Affaires extérieures. Il ne faut jamais négliger le poids de l'électorat ukrainien dans la vie politique canadienne, dénonçant le soutien de la Russie aux régimes iranien et syrien. La Russie et l'Iran estime-t-il, «  ont été ensemble les principales sources de perturbations de désespoir au Moyen-Orient.  Aux oubliettes l'État islamique, inquiétant problème de mémoire pour un homme qui prétend devenir Premier ministre du Canada.
 
 
Pour demeurer au Moyen-Orient, Scheer a appelé à « renouveler notre soutien à Israël et à son droit de se défendre elle-même. Il est navrant [disapointing] que le gouvernement actuel ait abandonné le support de principe du Canada à Israël. Le Canada doit être prêt et digne de confiance quand Israël devra compter sur son ami et allié démocratique.» Nous ne savons pourquoi nous avons l'impression d'entendre la « voix de son maître », impression renforcée lorsque Scheer s'engage à reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et y déplacer l'ambassade du Canada s'il est élu. Voilà qui devrait plaire à l'électorat juif, électorats juif et ukrainien, voilà le secret pour gagner une élection au Canada. Il annonce sa volonté de resserrer les relations avec les États-Unis, accusant le gouvernement Trudeau d'avoir alimenté « la tension et la méfiance « entre deux pays»qui devraient être les deux plus grands alliés du monde». Le discours du parfait collaborateur, en somme. Sauf pour le déplacement de l'ambassade canadienne en Israël à Jérusalem, il est difficile de voir en quoi la politique Scheer sera très différente de la politique Trudeau.