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Friday, November 25, 2022

Date de péremption

 



Le président Joe Biden a célébré récemment son quatre vingtième anniversaire, ce qui en fait le plus vieux président américain en exercice. Alors que Québec jongle avec l’idée de retirer leur permis de conduire aux aînés Québécois: «La nouvelle mesure. risque de toucher et de compliquer davantage la vie des conducteurs de plus de 75ans qui sont près de 422 000 au Québec et qui sont majoritairement confrontés aux évaluations des problèmes neurocognitifs.» (Nouvelles règles à la SAAQ: des milliers de conducteurs aînés risquent de perdre leur permis, Journal de Montréal, 13 novembre) Diriger les États-Unis et détenir les codes nucléaires de la principale puissance mondiale (pour l’heure du moins) alors que nous vivons un ère troublée (Ukraine, Chine-Taïwan) est une responsabilité plus lourde que conduire son véhicule personnel, faudrait-il étudier la possibilité d’une date de péremption pour les chefs d’État. Physiquement, Joe Biden accuse son âge et projette l’image d’un homme frêle se déplaçant avec lenteur et difficulté. Intellectuellement, certains conservateurs conservateurs américains n’hésitent pas à parler de Dementia Joe. Ses proches pourraient peut-être rappeler à ce «grand» catholique qu’est Joe Biden  que les cardinaux catholiques doivent démissioner lorsqu’ils atteignent l’âge de 75 ans.
 

 
 
La question de la date de péremption pour les dirigeants politiques peut légitimement être posée, une Nancy Pelosi, âgée de 82 ans se l’est posée et y a répondu en renonçant à ses responsabilités de présidente de la Chambre des représentants. Joe Biden est-il encore en État de se poser la question? L’âge et la condition physique de Joe Biden soulèvent une autre question: « Mais qui d’autre pour porter les couleurs du parti démocrate 2024? La vice-présidente Kamala Harris est peu populaire, d’autres démocrates en vue tels que le secrétaires Transports Pete Buttigieg sont jugés trop inexpérimentés. «S’il y a une candidature concurrente à celle d’un président en exercice, c’est généralement une tête brûlée , une très forte personnalité […]. Le plus évident ce serait Bernie Sanders» explique Robert,Rowland, professeur de communication politique à l’université du Kansas. Sauf que le sénateur socialiste du Vermont est lui-même «plus vieux que Biden» à 81 ans. (Les 80 ans de Joe Biden, un anniversaire loin d’être seulement symbolique, La Presse, 18 novembre).

Friday, October 21, 2022

Le faux-cul

 



Les Américains sont à plaindre, ils sont dirigés par un parfait faux-cul. «À trois semaines d’élections difficiles, Joe Biden a tenté de mobiliser à nouveau les Américains autour du droit à l’avortement , en promettant de l’inscrire dans la loi fédérale en cas de victoire au Congrès. Bien que l’inflation et le risque de récession minent les chances de son parti, le président mise sur l’indignation déclenchée par la volte-face de la Cour suprême en matière d’avortement pour faire le plein de voix à gauche et au centre «Rappelez-vous ce que vous avez ressenti ce jour-là[…] la colère, l’inquiétude, l’incrédulité» a lancé Joe Biden devant le parti démocrate à Washington dénonçant «le chaos» ayant suivi cette décision. En quatre mois, des lois interdisant d’avorter sont entrées en vigueur dans 16 États, et Les élus républicains du Congrès ont renchéri en promettant d’adopter une tel interdit au niveau fédéral s’ils reprenaient le contrôle du Congrès. «Mais soyons clairs: Si une telle loi devait être adoptée dans les années à venir, j’y mettrais mon veto» a tonné le locataire de la Maison-Blanche. À l’inverse, si les électeurs renforcent la majorité démocrate, «la première loi que j’enverrai au Congrès visera à codifier Roe», a-t-il promis. (Joe Biden mise sur l’avortement à l’approche d’un scrutin risqué, La Presse, 18 octobre).
 
Joe Biden vows abortion legislation as top priority next year
 
 Il faut se souvenir que cette position très favorable à l’avortement est celle d’un président qui se présente et se laisse volontiers  présenter comme catholique. Joe Biden n’est malheureusement pas le seul catholique de cet espèce à Washington, sa collègue démocrate, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, pratique elle aussi un catholicisme libéral avalisant l’avortement. Est-ce que cette stratégie s’avérera payante pour les démocrates? Est-ce que Joe Tartuffe pourra prendre le contrôle du Congrès? Ce n’est probablement pas «la colère, l’inquiétude, l’incrédulité que les fidèles catholiques américains ont éprouvé ce jour là; de l’incrédulité peut être, tant Roe v. Wade apparaissait entré dans les moeurs. Pour le reste, c’est probablement dans la joie sinon dans l’allégresse que les catholiques américains ont reçu la nouvelle. Pas dans la colère et l’inquiétude comme semble le croire le faux-cul à Joe Biden.

Thursday, March 17, 2022

Les grosses ficelles

 



Un mensonge répété assez souvent deviendrait une vérité croyait Joseph Goebbels; nous ne savons pas si le président ukrainien adhère à cette croyance. Sa tasse de thé semble se situer plus du côté des ficelles et pour lui, visiblement, plus elles sont grosses, plus elles sont susceptibles de fonctionner. Volodymyr Zelensky est actuellement en tournée, il donne son spectacle dans les capitales du monde occidental. L’ancien comédien joue devant des salles combles.Il sait visiblement utiliser les cordes sensibles de ses publics. À Londres, il a su trouver des accents churchilliens (voir ce blogue, Attachez-le, 9 mars), à Ottawa, manque de pot, rien d’héroïque, pour faire frémir les Canadiens, Zelensky s’est contenté de radoter sa demande de No Fly Zone. C’est visiblement sans scrupules que Zelensky passe des cordes sensibles aux grosses ficelles; prenant aujourd’hui(16 mars) la parole devant le Congrès américain, il n’a pas hésité dresser un parallèle entre l’agression russe et l’attaque de l’aviation japonaise contre Pearl Harbour et les attentats du 11septembre 2001 contre le World Trade Center; déclarant du même souffle: « Souvenez-vous de Pearl Harbour, ce terrible matin du 7 décembre 1941, quand votre ciel était assombri par les avions qui vous attaquaient, souvenez-vous du 11 septembre, ce terrible jour de 2001 a-t-il ajouté» (Ukraine; Zelensky appelle les États-Unis à «se souvenir» du 11-Septembre, HuffPost France, 16 mars).



Celui que la gent journalistique considère dèjà comme une véritable icône peut aussi se comporter en comédien et changer d’oripeaux sans sourciller, s’adressant au président Biden, il déclare:»En tant que leader de ma nation, je m’adresse au président Biden», a aussi lancé le chef d’État ukrainien s’exprimant en anglais à la fin de son discours: «Vous êtes le leader d’une nation, d’une grande nation. Je souhaite que vous soyez le leader du monde. Etre le leader du monde, c’est être le leader de la paix» a-t-il déclaré, en t-shirt kaki depuis l’Ukraine. Nous voilà vite passé de l’icône à l’homme-lige[…] Volodymyr Zelensky avait reçu une ovation debout de la part du Congrès avant de commencer son allocution. «Slava Ukraina» , «Gloire à l’Ukraine» avait lancé la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, pour introduire son discours.

Thursday, February 24, 2022

L'heure est grave

 



Il n’était pas besoin de savoir que le troupes russes avançent en Ukraine pour prendre conscience de la gravité du moment.

Dès l’annonce de la présence de milliers soldats russes à la frontière ukrainienne, les pays occidentaux claironnaient que la Russie ferait l’objet de sanctions. 

La simple annonce des possibles réactions occidentales à la menace russe suffisait à faire comprendre l ‘importance de la situation. Des sanctions qui selon Olaf Scholz, le chancelier allemand, devaient être «immédiates», pour Boris Johnson, les sanctions devaient être «massives», Justin Trudeau pour sa part veut aujourd’hui (24 février) des sanctions qui viseraient les élites russes, les membres du Conseil de sécurité de la Russie et les ministres de la Défense, des Finances et de la Justice. ce déluge de sanctions nous montre bien que’l’heures grave, Les pays occidentaux ne lèveront pas le petit doigt pourl’Ukraine, mais ils sanctionnent vountiers.
 
 

 
Le même jour , Joe Biden évoquait des sanctions devaient être «dévastatrices»,
Pour sa part, le président Biden faisait savoir qu’il n’enverrait pas un soldat américain pour défendre l’Ukraine. Ce qui signifie en clair que l’Ukraine ne vaut pas qu’une goutte de sang américain ne soit versée pour sa liberté. 
Les Occidentaux réaliseront peut-être un jour qu’une volée de sanctions ne peuvent stopper une volée de missiles.
 
 

Wednesday, January 12, 2022

Pour une doctrine Poutine

 



Des tensions autour de l’Ukraine pouvons nous espérer l’émergence d’un élément géopolitique nouveau. L’interventionnisme américain en Europe orientale suffit à expliquer les craintes russes et le raidissement russe sur la défense des marches de la Russie contre la stratégie américaine visant à gruger l’espace vital russe. 
 

 
 
Il faut souhaiter la naissance et le développement de ce que nous appellerons à défaut de mieux d’une doctrine Poutine pour l‘Europe orientale; une doctrine qui ferait de cette Europe orientale une chasse gardée russe. L’idée n’est pas plus ridicule que celle de la doctrine Monroe faisant du continent américain (hémisphère nord et sud) la chasse gardée des États-Unis. Il est facile de critiquer rétrospectivement l’existence de l’OTAN et du Pacte de Varsovie, mais ce duopole a permis trois quarts de siècle de paix au monde occidental après deux conflits mondiaux; ce que l’on a tendance à oublier est que la Guerre froide est justement et heureusement demeurée froide et que les affrontements entre les deux blocs sont restés périphériques (Corée, Vietnam). L’existence des deux organisations a aussi permise l’encadrement de la menace nucléaire.
La Doctrine Monroe date de 1823, elle prend naissance lors du message annuel du président James Monroe au Congrès. Il y déclare notamment à l’égard des puissances européennes de l’époque: «Toute intervention dans les affaires du continent sera perçue comme une menace pour la sécurité et la paix». Après les guerres d’indépendance des colonies espagnoles de l’Amérique du sud; il ne restait guère comme colonies européennes dans les hémisphères américains que Cuba et l’Amérique du nord Britannique (le Canada) et le Brésil alors colonie du petit Portugal, guère en mesure de menacer les états-Unis.
 

 
 
 Une éventuelle Doctrine Poutine ne ferait pas autre chose, elle déclarerait:«Toute intervention dans les affaires de l’Europe orientale sera perçue comme une menace pour la paix et la sécurité». Le développement de l’OTAN étant un fait accompli; la doctrine Poutine sous entendrait le démantèlement de l’OTAN. Les membres européens de l’OTAN étant invités constituer une union militaire regroupant les pays d’Europe occidentale et orientale. Ainsi pourrait naître une Europe de la puissance formée autour du couple France-Allemagne (cette alliance disposerait des armes nucléaires britanniques et de la force de frappe française ainsi que de deux fauteuils au Conseil de sécurité de l’ONU).

Sunday, January 9, 2022

Si tu me trompes, une fois…

 



À première vue, les tensions Occident-Russie autour de l’Ukraine peuvent apparaître comme un nouvel épisode de la Guerre froide. L’Occident a choisi de se méfier de Vladimir Poutine , distribué dans le rôle du méchant caractérisé par sa duplicité et sa fourberie son agressivité sur fond de mouvements de troupes à la frontière ukrainienne. Les chancelleries occidentales semblent actuellement convaincues que l’occupant du Kremlin leur prépare un coup à la Criméeenne. Les relations entre l’Occident et la Russie sont aujourd’hui marqués du sceau de la méfiance. Ce sentiment  est visiblement aussi celui qui prédomine à Moscou à notre égard:«C’est que le président russe , Vladimir Poutine , est convaincu que la progression constante des frontières de l’OTAN vers la Russie menace  la sécurité, sinon la survie de son pays. Il y a 30 ans, ces frontières étaient situées à 1200 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui elles sont à 100 kilomètres. Si l’Ukraine tombe dans le camp occidental, l’OTAN pointera ses armes vers le coeur d la Russie. D’ou la colère du chef du Kremlin qui ne cesse de rappeler que, dans les années 1990, les leaders occidentaux avaient donné des assurances orales à Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’Est. Ces assurances, dit-il, ont toujours été violées.»(Comment la Russie a trompé laRussie, LaPresse, 24 décembre).
 

 
 
« Poutine a-t-il raison? la réponse est oui. il est important ici d’avoir à l’esprit la chronologie des évènements et les propos prononcés par les uns et les autres pour bien comprendre les origines de la crise actuelle. L’historienne américaine Mary Elise Sarotte nous aide à voir plus clair. Elle vient de passera des années à éplucher les archives, à lire les notes manuscrites et les discours des principaux protagonistes, ainsi que les procès-verbaux de leurs rencontres. Le résultat de ce méticuleux travail est un fascinant ouvrage paru il y a quelques jours: Not One Inch. America , Russia and the making of Post-Cold War Stalemate.(Yale University Press) […] Tout commence quelques semaines après la chute du mur de Berlin en novembre 1989. à Washington, Le président Bush père se demande à quoi va ressembler la sécurité du continent européen. Plusieurs pays du pacte deVarsovie réclament leur adhésion à l’OTAN. Dans les couloirs du département d’État, on parle d’admettre la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie, et Bush lorgne même vers les pays baltes[…] En Allemagne, le chancelier Helmut Kohl n’a qu’une obsession en tête: par.unification des deux Allemagnes. Les Occidentaux doivent offrir quelque chose Moscou s’ils veulent obtenir le départ des troupes soviétiques le maintien d’une Allemagne réunifiée au sein de l’OTAN. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, ouvre le balades un discours prononcé en janvier. «Je veux que l’OTAN, Dit-il, affirme sans équivoque que peu importe ce qu’il adviendra au sein du pacte de Varsovie, il n’y aura pas d’expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, c’est à dire plus près des frontières de l’union soviétique». Lors de deux événements séparés, Allemands et Américains font une promesse verbale. Genscher s’engage: quoique qu’il arrive du pacte de Varsovie, dit-il, « une expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, soit plus près des frontières de l’Union soviétiques, n’aura pas lieu». Au même moment, à Moscou, le secrétaire d’État américain James Baker rencontre le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Au cours de la conversation, il lui propose un marché sous forme de question: « Préférez-vous qu’une Allemagne réunifiée soit liée à l’OTAN, avec l’assurance que le territoire l’OTAN ne sera jamais déplacé, neserait-ce que d’un piucevers l’Est par rapport à sa position actuelle? » À quoi Gorbatchev répond: « Toute expansion dela zone de l’OTAN n’est pas acceptable. »Baker acquiesce: » Nous sommes d’accord là-dessus.»Rien de ceci n’est écrit, mais de ces déclarations , il faut tirer l’esprit. Va pour l’esprit, mais les Gorbatchev et Baker auraient dû se souvenir que les paroles s’envolent et que les écrits restent.
« Pas pouce» vers l’Est a dit Baker. Et pourtant , l’OTAN s’est élargie en 1999 puis en 2004. Pourquoi?Mary Elise Sarotte avance plusieurs explications dont une résume toute la situation: les Occidentaux ont profité de la faiblesse de la Russie sous Gorbatchev et Eltsine.




L’histoire de l’élargissement  de l’OTAN démontre comment lejeudesgrandes puissancesest une arène ou seulela défense des intérêts compte. Les Occidentaux n’onttenu aucun compte des intérêts de la sécurité de la Russie. L’Ouest avait gagné la guerre froide, la Russie devait se soumettre. Poutine a retenu la leçon. Depuis son accession au pouvoir il y a 20ans, il renforce son pays, redresse son armée, établi ses lignes rouges. ilets maintenant prêt pour la bataille. Dans ses échanges avec le président Biden et les États-Unis Vladimir Poutine peut se remémorer à chaque jour le dicton volant que: si tu me trompes une fois honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi. Il serait surprenant qu’avec un Vladimir Poutine sur ses gardes, il y ait une deuxième fois. Plutôt que de se laisser absorber par la «crise» ukrainienne, n’y aurait-il pas lieu de se consacrer à compter d’aujourd’hui à la constitution d’un bloc eurasiatique en mesure de faire dace à la montée en puissance de la Chine et d’entrer finalement dans le XXIe siècle.

Saturday, November 20, 2021

Amigos et intérêts

 



«Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts» prétendait Charles Maurras. Justin Trudeau l'aura appris au cours des derniers jours lors de sa rencontre avec le président américain, Joe Biden, et le président mexicain, Manuel Lopez Obrador, la première rencontre en cinq ans. 
«Ça fait plusieurs mois maintenant qu'on souligne l'enjeu qui nous préoccupe par rapport au crédit pour les voitures électriques qui seraient seulement faits aux États-Unis. On a souligné à quel point ça serait un grand problème pour la production d'auto au Canada», a affirmé hier soir, le premier ministre canadien Justin Trudeau au sortir du sommet des «trois amigos » qui se déroulait depuis trois jours à Washington.» (Les trois «amis» Biden , Trudeau et Lopez Obrador rivalisent d'amabilité, malgré les contentieux, Journal de Montréal, 18 novembre).
 

 
 
Justin Trudeau ignore probablement l’œuvre de Charles Maurras. Il vient de réaliser qu'un président américain, même démocrate, peut se montrer intraitable car d'abord redevable devant les électeurs américains surtout lorsque ces derniers ont vécu aux accents de America first au cours des dernières années.   
Joe Biden a accordé la priorité aux intérêts américains. Sa fermeté nous rappelle que notre «ami» américain est notre ami tant et aussi longtemps que nous ne nuisons pas à ses intérêts.

Wednesday, August 18, 2021

Le château de cartes

 

Les observateurs ont souligné à juste titre la rapidité avec laquelle les talibans ont repris le contrôle de l'Afghanistan. Le régime mis en place par les Américains et leurs alliés (dont nous sommes) s'est écroulé tel un château de cartes. L'Afghanistan retourne sous la férule des talibans. l'armée afghane s'est littéralement liquéfiée devant les talibans. Il ne suffit pas de donner «généreusement» des armes, quelques blindés et une couverture aérienne. Les militaires afghans d'aujourd'hui, devaient apparaître aux yeux de leurs concitoyens comme des supplétifs surtout disposés à perpétrer l'ordre des occupants. L'Afghanistan s'avère être un pays de vieille culture réfractaire à l'American way of life et à sa superficialité. Avantage donc à l'identité. Les Soviétiques et les Britanniques se sont brisés les dents sur l'identité afghane. Les civilisations restent, les Américains passent. Laissons les Afghans tranquilles et n'essayons pas de plaquer nos valeurs «occidentales» sur ce vieux pays qui n'en a nul besoin. Les femmes afghanes ne peuvent fréquenter l'école au-delà de leurs douze ans, et alors, cela signifie-t-il nécessairement qu'elles soient plus malheureuses que les femmes québécoises et canadiennes.L'aventure afghane nous permettra-elle de réaliser que la démocratie n'est pas un article d'exportation?
 

 

Sunday, April 4, 2021

Métastases

 


Il fallait être un trumpiste exalté ou un néoconservateur convaincu pour croire que la «défaite» du groupe Ètat islamique dans son fief irako-syrien marquait la fin dudit État islamique.  C'était faire fi de l'existence de Boko Haram déjà actif au Sahel, c'était aussi ignorer le prosélytisme de l'Islam sunnite. Un groupe État islamique qui continue de menacer l'Occident à travers un terrorisme du pauvre et des attentats individuels comme celui ayant coûté la vie à Samuel Paty à Paris. Trop vite donné pour mort, l'État islamique connaît une nouvelle vie; retrouvant un nouvel élan à des milliers de kilomètres de son berceau natal. Le voilà, qui refait surface au Mozambique: «Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué lundi la série d'attaques des derniers jours contre la ville portuaire de Palma, au Mozambique, devenue une ville fantôme alors que des milliers de civils continuent à fuir par tous les moyens. Par l'entremise de son agence de propagande, le groupe EI a affirmé lundi qu'il contrôlait la ville de quelques 75 000 habitants. [...] «Les États-Unis se sont quant à eux dits «déterminé» à assister le gouvernement mozambicain contre les djihadistes. Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, n'a toutefois pas précisé de quelle manière l'armée américaine pourrait aider les autorités à reprendre le contrôle de la ville portuaire.» ( Au Mozambique ,la ville portuaire de Palma est tombée au mains des djihadistes, Le Devoir, 30mars). John Kirby ne peut dire comment l'armée américaine pourrait aider les autorités mozambicaines à reprendre le contrôle de Palma, probablement parce qu'il sait que l'armée américaine ne fera rien; premièrement, au Sahel, c'est l'armée française qui est à la peine, avec l'Opération Barkhane (une armée française engagée au Sahel depuis 2013-2014), deuxièmement, parce que le désengagement américain n'est pas complété en Afghanistan et qu'il serait surprenant que les États-Unis engagent des troupes au sol dans ce qui pourrait devenir un autre bourbier. Joe Biden ne tenant sûrement pas à faire campagne en 2024 avec l'épine au pied de troupes américaines enlisées au Mozambique Il n'y a pas longtemps, les Occidentaux auraient pu faire appel aux troupes sud-africaines pour rétablir a situation. Il ne faut cependant pas exclure complètement une éventuelle intervention américaine; c'est le quotidien français Boulevard Voltaire qui en donne le possible motif: «La première, c'est qu'en cette région déshéritée, des compagnies telles le Français Total, l'Italien End et l'Américain Exxon sont en train d'explorer des gisements gaziers à peu près aussi gigantesques que ceux du Qatar.» (Pourquoi L'État islamique est en train de se répandre en Afrique noire, Boulevard Voltaire, 31 mars).  
 

 
 
À moins que les Occidentaux ne se lavent les mains de ces métastases islamiques et considèrent que dans un proche avenir le problème ne soit celui des Chinois, laissant ces derniers, libres de toutes préoccupations énergétiques.

Wednesday, March 31, 2021

Les charmes de la diversité

 



Il fallait s'y attendre, le choix de Kamala Harris comme colistière de Joe Bidden annoncait un parti-pris de ce dernier en faveur de la diversité. Américaine par son père et Indienne par sa mère, la vice présidente américaine est donc en elle-même une incarnation de la diversité.  Cela ne semble pas suffire à Joe Biden qui tient à s'entourer d'un cabinet aussi diversifié que possible son secrétaire la Défense est le général Lloyd Austin, un afro-américain pur jus. La secrétaire à l'Intérieur est Debra Haaland, autochtone, le secrétaire à la santé est Xavier Becerra, un latino américain, l'afro-américaine Marcia Fudge occupe maintenant le poste de secrétaire au logement (Housing and Urban Development), l'Agence de protection est désormais placé sous la responsabilité de l'afro américain Michael Regan, le secrétariat au transportent allé à Pete Buttigieg, blanc, mais homosexuel, La secrétaire au commerce extérieur est Katherine Kai, née en Chine continentale, mais qui a grandi à Taïwan, dans la terminologie américaine qui a cours actuellement, il faut parler d'elle comme d'une asian american.
 

 
 
Dans ce kaléidoscope de la diversité américaine, il ne faut pas oublier, les représentants de la minorité qui n'existe pas; ainsi, la secrétaire au Renseignement national Avril Haines, ancienne de l'administration Obama, a-t-elle été élevée dans la foi juive, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, ancienne elle de l'administration Clinton est-elle d'origine Juive polonaise, autre descendant de Moïse, le secrétaire à la justice, Merrick Garland.
Toute cette diversité ne suffit pas à satisfaire la sénatrice démocrate de l'Illinois, Tammy Duckworth , thaïlandaise par sa mère et américaine par son père, qui a déclaré qu'elle refuserait de voter pour les propositions de la Maison Blanche à d'autres postes de secrétaire, si ces postes n'était pas offert à des candidats issus de la diversité, nommément à des Asian American ou Pacific islanders (AAPI). Elle affirme être disposé à voter pour des candidats blancs pourvu que ceux-ci soit homosexuels, lesbiennes ou LBGTQ,  On peut ici penser à Rachel Levine, assistante-secrétaire à a Santé (Health and Human Services). Nous laissons Joe Biden à son panier de crabes, peut-être commence-t-il à réaliser qu'il ne gagnera jamais à tenter de satisfaire tout le monde et toutes les minorités raciales et ethno-culturelles des Etats-Unis .  Nous lui rappelons cette forte pensée québécoise ; Fais du bien à un cochon... Joe Biden ne connaît probablement pas Voltaire, nous lui laissons une seule réflexion de ce dernier: «tout ce qui est excessif, est insignifiant».

Thursday, January 7, 2021

Le délire

 

Nous ne sommes visiblement pas au bout du délire woke. Plus récente démonstration de ce délire, délire qui pour une fois ne se manifeste pas dans les cénacles progressistes universitaires, mais sur le plancher de la Chambre des représentants du Congrès américain. En effet, lors de l'inauguration de la 117e session du Congrès, le représentant démocrate Emanuel Cleaver (5e district du Missouri) a conclu la prière d'ouverture en lançant Amen and A-woman, Jeu de mot éminemment facile, mais probablement à bien y penser, plus qu'un jeu de mot, d'autant plus que Cleaver est pasteur de l'Église méthodiste unie, tout pasteur qu'il soit, il ignore visiblement que le mot amen nous vient de l'hébreu et n'a aucun rapport avec les mots man ou men. Le représentant tenait probablement à témoigner son progressisme en prenant ses distances avec un christianisme hétérocentré. La prochaine étape, sera-t-elle d'affirmer que la Vierge est un homme et que la mère du Christ est un transgenre. À ceux qui seraient tentés de croire que la barrière de la langue nous met à l'abri de telles dérives, rappelons simplement les débats à Québec solidaire à l'automne 2017 sur l'utilisation du mot matrimoine plutôt que patrimoine. 



Wednesday, November 11, 2020

Il va leur manquer

 

Ne vous fiez pas à ce que journalistes et chroniqueurs;  bon chic bon genre et mainstream  peuvent dire ou écrire. Donald Trump va leur manquer. Ils, et elles vont se sentir bien seuls sans leur tête de Turc favorite, Denise Bombardier a signé son au revoir à Donald Trump dans une chronique intitulée, «Donald Trump , le monstre» (Journal de Montréal, 7 novembre). Denise Bombardier ne perd pas de temps et sonne la charge dès les premières lignes de son texte:» Le monstre est un individu dont l'apparence voire le comportement surprend par son écart avec les normes d'une société. Ses caractéristiques peuvent être physiques, morales ou intellectuelles. Donald Trump correspond exactement à cette définition. Il a le physique de l'emploi avec sa tête orange et souvent rougie par une rage ou un dédain qui ne le quitte guère. C'est aussi un être non pas immoral, mais amoral car sa seule référence en termes de bien ou de mal est sa propre personne. Et intellectuellement, il arrive à peine à lire des textes théoriques. Il fonctionne selon son vécu et son intuition, ce qui lui permet d'instrumentaliser tous ceux qui l'entourent. Au cours des quatre dernières années a-t-il exprimé en publiques émotions réelles devant certaines situations humainement difficiles? On pense, par exemple, aux enfants migrants détenus dans des cages de fer. (érigées sous l'administration Obama). Autrementdit, à moins qu 'il n'existe un clone du président, il semble impensable que le trumpisme puisse survivre à Donald Trump . Mike Pence, un illuminé religieux bien discret ces derniers jours ne sera jamais Trump.




Pour la gauche bobo, Trump était l'incarnation idéale de la tête de Turc; partisan supposé du nationalisme blanc, opposé à l'immigration, méfiant à l'égard de l'islamisme, protectionniste, jouant volontiers les mâle alpha, il avait l'avantage de porter sur sa tête toutes les tares possibles au yeux du monde moderne. Sa notoriété faisait en sorte qu'il pouvait représenter l'adversaire idéal, la seule mention de son nom suffisant à faire apparaître l'Ogre parfait dans la pièce. La mention par Denise Bombardier du «bien discret» Mike Pence, montre que Donald Trump n'est pas prêt d'être remplacé dans l'imaginaire de la gauche occidentale. Une gauche qui déjà s'ennuie, il n'y a pas de doutes à avoir. Cette gauche va jeter avec avidité sur chacune des déclarations que pourra faire le citoyen Trump, pas de doute, il leur manque déjà.