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Saturday, May 21, 2022

Cassandre


Il y au moins un homme qui s’est levé. Véritable Cassandre des temps modernes, «Le premier ministre hongrois Viktor Orban a dénoncé le «suicide»de l’occident et rappelé sa «ligne rouge» concernant les sanctions envers la Russie lors de sa cérémonie d’investiture devant le Parlement. Une «vague suicidaire» agite le « monde occidental qui expérimente le programme de grand remplacement » a déclaré le chef de gouvernement de 58 ans, en référence à une théorie complotante popularisée par l’extrême droite arguant que les élites organiseraient des populations européennes par des immigrés extra-européens. Viktor Orban a présenté la Hongrie «havre de bon sens» ou avoir la bénédiction de Dieu reste important», comme «le dernier bastion avec la Pologne de l’Occident Chrétien conservateur», alors «que l’UE a baissé les bras»(le premier ministre Orban fustige le « suicide de l’Occident, La Presse, 16 mai).  En fait, quels sont les propos de Viktor Orban, ce dernier a déclaré: «Je considère le grand programme européen d’échange des populations, qui vise à remplacer les enfants chrétiens manquants par des migrants d’autres civilisations comme une […]tentative de suicide[….]. 

 
 
Faut-il commeViktor Orban parler de « suicide de l’Occident»? Conviendrait-il plutôt de parler d’»assassinat de l’Occident», les Assassins étant des hommes comme George Soros et Klaus Schwab et leurs complices. 
 

 
 
Comme Cassandre, Viktor Orban voit loin, mais comme Cassandre, il ne sera pas cru.  


Thursday, March 17, 2022

Les grosses ficelles

 



Un mensonge répété assez souvent deviendrait une vérité croyait Joseph Goebbels; nous ne savons pas si le président ukrainien adhère à cette croyance. Sa tasse de thé semble se situer plus du côté des ficelles et pour lui, visiblement, plus elles sont grosses, plus elles sont susceptibles de fonctionner. Volodymyr Zelensky est actuellement en tournée, il donne son spectacle dans les capitales du monde occidental. L’ancien comédien joue devant des salles combles.Il sait visiblement utiliser les cordes sensibles de ses publics. À Londres, il a su trouver des accents churchilliens (voir ce blogue, Attachez-le, 9 mars), à Ottawa, manque de pot, rien d’héroïque, pour faire frémir les Canadiens, Zelensky s’est contenté de radoter sa demande de No Fly Zone. C’est visiblement sans scrupules que Zelensky passe des cordes sensibles aux grosses ficelles; prenant aujourd’hui(16 mars) la parole devant le Congrès américain, il n’a pas hésité dresser un parallèle entre l’agression russe et l’attaque de l’aviation japonaise contre Pearl Harbour et les attentats du 11septembre 2001 contre le World Trade Center; déclarant du même souffle: « Souvenez-vous de Pearl Harbour, ce terrible matin du 7 décembre 1941, quand votre ciel était assombri par les avions qui vous attaquaient, souvenez-vous du 11 septembre, ce terrible jour de 2001 a-t-il ajouté» (Ukraine; Zelensky appelle les États-Unis à «se souvenir» du 11-Septembre, HuffPost France, 16 mars).



Celui que la gent journalistique considère dèjà comme une véritable icône peut aussi se comporter en comédien et changer d’oripeaux sans sourciller, s’adressant au président Biden, il déclare:»En tant que leader de ma nation, je m’adresse au président Biden», a aussi lancé le chef d’État ukrainien s’exprimant en anglais à la fin de son discours: «Vous êtes le leader d’une nation, d’une grande nation. Je souhaite que vous soyez le leader du monde. Etre le leader du monde, c’est être le leader de la paix» a-t-il déclaré, en t-shirt kaki depuis l’Ukraine. Nous voilà vite passé de l’icône à l’homme-lige[…] Volodymyr Zelensky avait reçu une ovation debout de la part du Congrès avant de commencer son allocution. «Slava Ukraina» , «Gloire à l’Ukraine» avait lancé la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, pour introduire son discours.

Sunday, March 6, 2022

Chassez le naturel

 



Pour la plupart d’entre nous, l’ère de la conquête de l’Ouest est révolue ailleurs que dans les westerns cinématographiques. Pour la plupart d’entre nous, mais apparemment pas pour le sénateur Lindsey Graham (Caroline du Sud), pour lui, la solution simple, sinon simpliste à la guerre Russie Ukraine  passe par l’assassinat de Vladimir Poutine; dans un tweet récent (3 mars),il écrit: «Is there Brutus in Russia?
Is there more successful colonel Stauffenberg in the Russian Military?» Il ne s’agit pas du tweet d’un fétichiste des armes à feu des Proud Boys ou des Three per centers, mais d’un membre de l’auguste Chambre haute américaine. S’agit d’un simple tweet hâtivement rédigé et expédié du coin de la table après un repas trop arrosé ou de la prémisse d’un véritable complot pour faire assassiner un chef d’État étranger.  Si c’est le cas, le sénateur Graham ne semble pas se préoccuper des conséquences d’une telle exécution sur le destin de la Russie à moins qu’il ne dispose d’informations privilégiées sur d’éventuels comploteurs et leurs projets pour une future Russie.
 
Le massacre des Romanov

 
 
Les conséquences de cet assassinat pourrait s’avérer pire  que l’actuelle administration Poutine.  
Historiquement, il faut se souvenir des tentatives infructueuses du gouvernement américain pour faire abattre Fidel Castro au début des années 1960.  Souhaitons que quelqu’un à Washington réveille le sénateur Graham et lui dise d’aller se calmer et de cesser de se prendre pour le nouveau shéri en ville.


Sunday, January 9, 2022

Si tu me trompes, une fois…

 



À première vue, les tensions Occident-Russie autour de l’Ukraine peuvent apparaître comme un nouvel épisode de la Guerre froide. L’Occident a choisi de se méfier de Vladimir Poutine , distribué dans le rôle du méchant caractérisé par sa duplicité et sa fourberie son agressivité sur fond de mouvements de troupes à la frontière ukrainienne. Les chancelleries occidentales semblent actuellement convaincues que l’occupant du Kremlin leur prépare un coup à la Criméeenne. Les relations entre l’Occident et la Russie sont aujourd’hui marqués du sceau de la méfiance. Ce sentiment  est visiblement aussi celui qui prédomine à Moscou à notre égard:«C’est que le président russe , Vladimir Poutine , est convaincu que la progression constante des frontières de l’OTAN vers la Russie menace  la sécurité, sinon la survie de son pays. Il y a 30 ans, ces frontières étaient situées à 1200 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui elles sont à 100 kilomètres. Si l’Ukraine tombe dans le camp occidental, l’OTAN pointera ses armes vers le coeur d la Russie. D’ou la colère du chef du Kremlin qui ne cesse de rappeler que, dans les années 1990, les leaders occidentaux avaient donné des assurances orales à Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’Est. Ces assurances, dit-il, ont toujours été violées.»(Comment la Russie a trompé laRussie, LaPresse, 24 décembre).
 

 
 
« Poutine a-t-il raison? la réponse est oui. il est important ici d’avoir à l’esprit la chronologie des évènements et les propos prononcés par les uns et les autres pour bien comprendre les origines de la crise actuelle. L’historienne américaine Mary Elise Sarotte nous aide à voir plus clair. Elle vient de passera des années à éplucher les archives, à lire les notes manuscrites et les discours des principaux protagonistes, ainsi que les procès-verbaux de leurs rencontres. Le résultat de ce méticuleux travail est un fascinant ouvrage paru il y a quelques jours: Not One Inch. America , Russia and the making of Post-Cold War Stalemate.(Yale University Press) […] Tout commence quelques semaines après la chute du mur de Berlin en novembre 1989. à Washington, Le président Bush père se demande à quoi va ressembler la sécurité du continent européen. Plusieurs pays du pacte deVarsovie réclament leur adhésion à l’OTAN. Dans les couloirs du département d’État, on parle d’admettre la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie, et Bush lorgne même vers les pays baltes[…] En Allemagne, le chancelier Helmut Kohl n’a qu’une obsession en tête: par.unification des deux Allemagnes. Les Occidentaux doivent offrir quelque chose Moscou s’ils veulent obtenir le départ des troupes soviétiques le maintien d’une Allemagne réunifiée au sein de l’OTAN. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, ouvre le balades un discours prononcé en janvier. «Je veux que l’OTAN, Dit-il, affirme sans équivoque que peu importe ce qu’il adviendra au sein du pacte de Varsovie, il n’y aura pas d’expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, c’est à dire plus près des frontières de l’union soviétique». Lors de deux événements séparés, Allemands et Américains font une promesse verbale. Genscher s’engage: quoique qu’il arrive du pacte de Varsovie, dit-il, « une expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, soit plus près des frontières de l’Union soviétiques, n’aura pas lieu». Au même moment, à Moscou, le secrétaire d’État américain James Baker rencontre le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Au cours de la conversation, il lui propose un marché sous forme de question: « Préférez-vous qu’une Allemagne réunifiée soit liée à l’OTAN, avec l’assurance que le territoire l’OTAN ne sera jamais déplacé, neserait-ce que d’un piucevers l’Est par rapport à sa position actuelle? » À quoi Gorbatchev répond: « Toute expansion dela zone de l’OTAN n’est pas acceptable. »Baker acquiesce: » Nous sommes d’accord là-dessus.»Rien de ceci n’est écrit, mais de ces déclarations , il faut tirer l’esprit. Va pour l’esprit, mais les Gorbatchev et Baker auraient dû se souvenir que les paroles s’envolent et que les écrits restent.
« Pas pouce» vers l’Est a dit Baker. Et pourtant , l’OTAN s’est élargie en 1999 puis en 2004. Pourquoi?Mary Elise Sarotte avance plusieurs explications dont une résume toute la situation: les Occidentaux ont profité de la faiblesse de la Russie sous Gorbatchev et Eltsine.




L’histoire de l’élargissement  de l’OTAN démontre comment lejeudesgrandes puissancesest une arène ou seulela défense des intérêts compte. Les Occidentaux n’onttenu aucun compte des intérêts de la sécurité de la Russie. L’Ouest avait gagné la guerre froide, la Russie devait se soumettre. Poutine a retenu la leçon. Depuis son accession au pouvoir il y a 20ans, il renforce son pays, redresse son armée, établi ses lignes rouges. ilets maintenant prêt pour la bataille. Dans ses échanges avec le président Biden et les États-Unis Vladimir Poutine peut se remémorer à chaque jour le dicton volant que: si tu me trompes une fois honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi. Il serait surprenant qu’avec un Vladimir Poutine sur ses gardes, il y ait une deuxième fois. Plutôt que de se laisser absorber par la «crise» ukrainienne, n’y aurait-il pas lieu de se consacrer à compter d’aujourd’hui à la constitution d’un bloc eurasiatique en mesure de faire dace à la montée en puissance de la Chine et d’entrer finalement dans le XXIe siècle.

Sunday, January 24, 2021

Une odeur

 

Difficile de ne pas trouver un parfum de révolution de couleurs à l'agitation autour d'Alexeï Navalny.
Agitation soigneusement entretenue depuis l'été 2020 d'abord avec l'histoire de son empoisonnement. Histoire nébuleuse dont la clé se trouve probablement déjà enfouie dans les archives du Kremlin ou dans un coffre-fort à Langley. L'agitation gagne maintenant les rues des principales villes de Russie: »Les principaux rassemblements ont eu lieu à Moscou et Saint-Petersbourg, avec dans chaque cas quelque 20 000 participants, selon les journalistes de l'AFP.» (plus de 2500 arrestations en Russie pendant les manifestations pour Navalny, Le Devoir, 23 janvier) «Des manifestations ont également eu lieu dans une centaine d'autres villes , un mouvement d'une ampleur géographique rare dans l'histoire récente de la Russie.»(Soutien à l'opposant Navalny: des dizaines de milliers de manifestants, 2 500 arrestations en Russie, Journal de Montréal, 23 janvier). »L'Union européenne, puis les États-Unis, ont aussitôt condamné la répression de ces manifestations. «Les États-Unis condamnent fermement l'emploi de méthodes brutales contre les manifestants et les journalistes travers la Russie», a indiqué dans un communiqué le nouveau gouvernement du président Joe Biden.» (Le Devoir). Seuls les gogos voudront conclure à un mouvement spontané devant des manifestations se déroulant simultanément dans une centaine de villes. Nous préférons croire à l'action discrète d'officines soutenues en sous main par les Américains et l'Union européenne, ils s'en trouvera probablement pour y chercher la main de la fondation Open Society de George Soros. À qui profiterait la chute du gouvernement Poutine, à quelques oligarques désireux d'être face à un pouvoir faible et influençable et à ceux soucieux de déstabiliser la région à commencer par le Bélarus en attendant de faire tomber le Tadjikistan, l'Ouzbekistan et le Kirghizistan. Vladimir Poutine sait qu'il est un homme à abattre pour une certaine intelligentsia progressiste; il sait maintenant que la chasse est ouverte.
 

 

Sunday, August 30, 2020

Le plat de résistance et les hors-d'oeuvres


La crise biélorusse se poursuit et elle vient peut-être de passer à un niveau supérieur. En effet: "le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt jeudi à déployer des forces chez le voisin biélorusse si la contestation postélectorale devait y dégénérer, tout en appelant les parties à négocier  (Biélorussie: Poutine prêt à intervenir pour Lukachenko, La Presse, 27 août). « Dans un entretien avec la télévision publique russe, M. Poutine a expliqué que la Russie était disposé à intervenir chez son voisin, si nécessaire, dans le cadre d'accords sécuritaires et militaires existants. Alexandre (Loukachenko) m'a demandé de constituer une certaine réserve forces de l'ordre et je l'ai fait « , a-t-il déclaré , ajoutant immédiatement qu'il espérait ne pas y avoir recours. nous avons convenu que je n'utiliserais pas jusqu'à ce que la situation soit hors de contrôle et que des éléments extrémistes[...] franchissent certaines limites: qu'ils mettent le feu à des voitures, des maisons , des banques, tentent de saisir des bâtiments administratifs» a-t-il souligné. Les déclarations de M.Poutine ont ont aussi aussi été condamnées par la Pologne qui a appelé Moscou à «immédiatement renoncer à ses plans d'intervention militaire sous un faux prétexte.» «le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stolenberg, a de son  côté appelé Moscou à ne pas « s'immiscer» en Biélorussie ». Une façon pour l'OTAN de «marquer son territoire» et de faire savoir que la Biélorussie était considérée comme une chasse gardée de l'OTAN, et que désormais, seule cette dernière pouvait prétendre «s'immiscer» en Biélorussie. Faisant écho aux propos de Stolenberg, Alexandre Loukachenko «a dénoncé jeudi une «guerre hybride» à la fois diplomatique et médiatique, pilotée par les voisins baltes et polonais de la Biélorussie (voir ce blogue Camomille,Dahlia, Muguet, Marguerite, 18 août) Personne ne sera dupe de cette affirmation (Lukachenko, le premier), les instructions pour cette «guerre hybride» ne viennent pas de Varsovie, Vilnius, Tallin ou Riga les instructions viennent de Bruxelles (le siège de l'OTAN) ou Washington. Il est difficile de ne pas réaliser que la Biélorussie post-Lukachenko sera peut-être démocratique, mais surtout rapidement «otanisée» de là la vigilance de Vladimir Poutine à l'égard de la situation  biélorusse. La Géorgie, l'Ukraine, la Biélorussie demain peut-être, ne sont que des hors-d'oeuvres, le plat de résistance de ces »révolutions de couleur» ne pouvant être que la Russie.
 

 

Tuesday, August 18, 2020

Camomille, Dahlia, Muguet,Marguerites...


Voyons-nous se dérouler les prémisses d'une « révolution de couleurs» devant permettre au Bélarus de se transformer au terme de cette révolution en démocratie pro-occidentale. Tous les ingrédients semblent réunis, un vieil autocrate, Alexandre Loukachenko, un régime politique usé par 26 années de pouvoir et tenu pour plusieurs pour corrompu, une élection contestée. Chacun mobilise ses partisans: « Après avoir marché le long de l'avenue de l'Indépendance, près de 100 000 personnes, selon les journalistes de l'AFP se sont ensuite réunies autour d'un monument dédié aux victimes de la Seconde Guerre mondiale.» (Biélorussie: immense défilé d'opposition, Lukachenko refuse de s'incliner, La Presse, 16 août ) «Avant le début de la marche de l'opposition à Minsk , M. Loukachenko , au pouvoir depuis 26 ans , a fait une apparition surprise, place de l'Indépendance, devant plusieurs milliers de ses soutiens.» »S'exprimant depuis une tribune, non loin de gardes du corps , Alexandre Loukachenko a dénoncé la volonté selon lui, d'imposer au pays «un gouvernement depuis l'étranger». Tout autocrate qu'il soit, Loukachenko, n'a peut-être pas tort, les éléments semblant en effet réunis pour l'imposition au Bélarus d'un gouvernement depuis l'étranger. Après la Géorgie. En 2003, voyant l'accession au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili suite à la «révolution des roses», en 2004, c'est le tour de l'Ukraine, avec la «révolution orange» qui marque l'arrivée au pouvoir à Kiev de Viktor Iouchtchenko. Pays suivant à succomber à cette vague d'horticulture politique, le Kirghziztan, en 2005, avec la «révolution des tulipes».on regrettera le manques de curiosité des journalistes de l'AFP, visiblement peu intéressés à éclairer vraiment leurs lecteurs sur des questions comme le rôle de certaines ONG (à la botte de la CIA) ou d'un certain richissime Juif hongrois promoteur actif des «société ouvertes». 
 
 
 
La Géorgie, l'Ukraine, le Kirghizistan ne sont que des pions dans cette partie d'échec qui se joue à l'échelle d'un continent; une partie d'échec qui ne s'arrêtera vraisemblablement que lorsque le Roi sera échec et mat, un Roi qui ne saurait être que la Russie de Vladimir Poutine. Les précédentes «révolutions de couleurs» n 'étant que des répétitions visant à établir un «cordon sanitaire» autour de la Russie de Poutine. Il serait intéressant de savoir quelles sont les officines à l'oeuvre au sein de l'opposition russe et comment elles s'activent à préparer une «révolution des camomilles» naturellement démocratique et pro-occidentale en installant un pantin pro-américain au Kremlin.

Thursday, January 16, 2020

Cap sur le guépier


Les conceptions géostratégiques de Donald Trump ont de quoi donner des cauchemars a un passionné  d'histoire ou en science politique. Irrationnelles, alimentées par ce qui apparaît comme une insondable ignorance de l'histoire.

Dernière tocade de Monsieur Trump, sa volonté d'élargir les cadres de l'OTAN au Moyen-Orient .La méfiance de Mister President à l'égard de l'OTAN est connue. L'organisation couterait chère aux contribuables américains et les partenaires européens exploiteraient littéralement les Américains depuis la création de l'organisation.
Alors qu'il aurait fallu que  l'Otan disparaisse  ou à tout le moins voit sa vocation radicalement modifiée avec la disparition du bloc soviétique du Pacte de Varsovie et l'entrée dans l'organisation d'anciens adversaires (Pologne, Hongrie, République tchèque, Bulgarie et celles d'anciennes républiques socialistes soviétiques (Esthonie, Lettonie et Lithuanie). Elle poursuit imperturbablement sa route veillant l'arme aux pied aux frontières d'une Russie qui ne représente plus une menace ailleurs que dans les esprits tordus d'une excitée comme Chrystia Freeland.
Alors même que la nouvelle réalité européenne devrait permettre de redéfinir le rôle de l'OTAN à la lumière de la montée en puissance de la Chine, Il semble que l'actuel locataire la Maison blanche n'ait rien de mieux proposer que de plonger l'Otan dans le guêpier du Moyen-Orient.



« Le président américain veut que l'Organisation duTraité de l'Atlantique Nord s'élargisse en incluant des pays du Moyen-Orient.Quitte à changer son nom. (Trump veut élargir l'OTAN(et lui a déjà un nouveau nom). Huffpost, 12 janvier).Formulée au début d'une année électorale américaine, il faut souhaiter que l'idée demeure clouée au sol, tant elle apparaît absurde.
«Sur fond de tensions exacerbées entre les États-Unis et l'Iran d'un côté et avec l'Irak et l'imbroglio sur le retrait des troupes américaines de l'autre, Donald Trump a estimé le 9 janvier que l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord devrait «s'impliquer beaucoup plus» au Moyen-Orient ou la présence américaine est controversée. Je pense que l'OTAN devrait être élargi et que nous devrions inclure le Moyen-Orient. Tout à fait».
«  US président Trump on Thursday said he supported expanding The North Atlantic Treaty Organization to include Middle Eastern nations, as the United States seek to limit its troop footprint globally.[...] Trump said Islamic State presented an international problem that other countries should help address. «We can come home , largely come home and use NATO, »Trump said. »We caught ISIS, we did Europe a big favor. « (Trump floats expanding NATO to add Middle East, The Jerusalem Post, 10 janvier). En quelques mots, le président montre le peu de considération qu'il a pour ses alliés, visiblement considérés comme des quantités négligeables corvéables au gré des intérêts américains. La proposition ne serait-elle en définitive qu'une confession de Donald Trump sur son impuissance à se sortir du guêpier moyen oriental autrement qu'en tirant des plans sur la comète. À bien y songer le plan pour absurde qu'il puisse nous apparaître charmera probablement ces chrétiens évangéliques qui sont aussi souvent des chrétiens sionistes. 

Nous n'avons pas aider le président américain à quitter le Moyen-Orient, après tout c'est lui et lui seul qui a annoncé prématurément son intention de retirer les troupes américaines de la région.

Que se produirait-il à plus long terme si les membres de l'OTAN devait acquiescer à cette proposition.  Première conséquence prévisible, cet élargissement signifierait probablement l'entrée de l'entité sioniste dans l'OTAN. Certains esprit chagrins pourrait penser que c'est là le véritable objectif de la proposition. Canadiens et Européens deviendrait ainsi complices de la politique israélienne dans les territoires occupés. Faisons un peu de politique fiction, cette «nouvelle» OTAN serait probablement partie prenante à la reconstruction de l'Irak et de la Syrie, des pays qui seraient ainsi étroitement inféodés aux intérêts américains et israéliens dans la région. À passer aux profits et pertes, la paisible Jordanie et le petit Liban. Quid du rôle de l'Arabie saoudite et des émirats du Golfe. Fini le rêve du panarabisme nassérien et du Baas, mais cap, par contre sur le Eretz Israël rêvé par les héritiers du sioniste révisionniste Ze'ev Jabotinski et les extrémistes du Likoud. Parlant du rêve nassérien, l'Égypte serait-elle incluse dans cet OTAN élargie, deviendrions-nous les gardiens et protecteurs des chrétiens Coptes du pays, plus largement serions appelés à jouer ce rôle pour tous les Chrétiens d'Orient. Préoccupation mineure chez Donald Trump, les persécutions anti-chrétiennes seraient probablement présentées comme des «affaires intérieures»des États membres. 
La prudence devrait nous conduire à balayer du revers de la main cette proposition, tenons nous à plonger la main dans le contentieux turco-kurde. Notre pays n'a rien à faire dans cette galère.