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Friday, January 27, 2023

Un chausson avec ça

 



L’Allemagne a fini par acquiescer, elle donne son aval à la Pologne pour que celle-ci livre des chars Léopard  à l’Ukraine. «La Pologne, prête à envoyer 14 Leopard à Kyiv , est en discussion avec une quinzaine d’États à ce sujet, de nombreuses armées européennes possédant de tels blindés, susceptibles d’avoir un impact significatif pour les Ukrainiens face au rouleau compresseur des troupes russes.[…] nous avons besoin[…] de plusieurs centaines de chars, a martelée chef de cabinet de la présidence ukrainienne Andriï Ierma, à un moment ou les Russes sont à l’offensive, dans l’Est de l’Ukraine en particulier»,(La Pologne prête à se passer de l’aval de Berlin pour livrer des chars, La Presse, 23 janvier). Le monde s’est habitué aux demandes ukrainiennes, des demandes qui ne sont pas des demandes, mais des exigences. 
Les chars germano-polonais ne viennent pas seuls: «Dans ce contexte, L’Union européenne a annoncé qu’elle accordait 500 millions d’euros supplémentaires pour fournir des armements à Kyiv et allouait 45 millions d’euros pour la formation des militaires ukrainiens sur le territoire de l’UE. Signe des tensions croissantes avec Moscou, deux des trois pays baltes, l’Estonie et la Lettonie, ont chacune annoncé dans la journée leur décision d’expulser l’ambassadeur de Russie, emboitant le pas à la Lituanie qui avait fait de même l’année dernière.» Les ambassadeurs russes sont persona non grata dans les trois pays baltes, les dirigeants Baltes disposent-ils d’informations les amenant à craindre une «opération militaire spéciale»destinée à dénazifier les pays baltes.
 

 

Retour à l’Ukraine :«Le Canada est plus que jamais disposé à envoyer des chars Leopard de fabrication allemande à l’Ukraine , comme le réclame Kyiv. Mais avant de confirmer ses intentions, le gouvernement Trudeau tente de rallier le plus grand nombre d’alliés à cette démarche qui pourrait marquer une nouvelle escalade de la guerre que mène la Russie en Ukraine.  Cette initiative canadienne risquée conduire à une situation paradoxale, situation dont Mélanie Joly est consciente: «Mais la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a clairement fait savoir à quelle enseigne elle logeait. Elle fait partie des faucons à la table du Cabinet: «Pour arriver à une paix durable, il faut continuer à armer l’Ukraine. C’est un peu le paradoxe dans lequel on est, mais c’est vraiment l’approche que l’on prend et que nos alliés prennent également» a insisté la chef de la diplomatie canadienne en mêlée de presse, lundi[…]» (Le Canada caresse l’idée d’envoyer des Leopard, La Presse, 23 janvier).Si les démarches canadiennes échouent et que les char Leopard ne peuvent être mis à la disposition des Ukrainiens, il est bon de savoir que la France songe à mettre des chars Leclerc à la disposition des Ukrainiens, les Britanniques pour leur part tiennent des chars Challenger 2 à la disposition de l’armée ukrainienne, les Américains envisagent maintenant l’envoi de chars Abrams. Les Ukrainiens pourraient ainsi à terme disposer du nec plus ultra des arsenaux occidentaux.
 

 
 
Pour paradoxale qu’elle soit, la position canadienne apparaît pourtant comme la seule logique. L’arrivée des Léopard risque fort de faire durer la guerre et les souffrances de la population ukrainienne. Mélanie Joly a pourtant raison, il faut continuer à armer l’Ukraine. Il faut transformer l’Ukraine en Festung Ukraine (Forteresse Ukraine) et ne pas lui ménager Stingers, chars Leopard et missiles de croisière. C’est à ce prix que la Russie comprendra que l’«opération militaire spéciale» en Ukraine doit être la première et la dernière opération de ce type. Afin d’assurer la sécurité de l’Ukraine, il faut aussi prévoir l’entrée de cette dernière dans l’OTAN. J’ai cru avant l’agression russe que la solution à la sécurité ukrainienne pouvait résider dans la démilitarisation ukrainienne et une neutralité garantie par traités et une forte, très forte, défense nationale. Cette solution n’est plus possible.

Monday, April 11, 2022

Shut up



Il faut que la guerre en Ukraine prenne fin rapidement pour les Ukrainiens qui meurent sous les bombes et pour les millions réfugiés se trouvant en Pologne et en Moldavie. Signe indéniable qu’elle a déjà trop duré, l’intervention de la fierté de Charlemagne, Céline Dion a en effet une opinion sur le conflit russo-ukrainien. Mais madame Dion a surtout une haute opinion d’elle-même et elle ne saurait se contenter de s’adresser aux quidams qui achètent ses albums et remplissent les salles ou elle se produit, la fierté de Charlemagne voit grand:» Céline Dion a publié vendredi , sur son compte Instagram, une vidéo pour soutenir l’Ukraine. Pendant près d’une minute, la diva québécoise demande aux dirigeants du monde de choisir : «J’appuie le peuple ukrainien, dit la chanteuse vêtue de blanc en fixant l’objectif. Dirigeants, plus que jamais, nous avons besoin de vous, afin de répondre à l’appel de tous: des activistes, des défenseurs , des bénévoles qui travaillent auprès des réfugiés ukrainiens et d’autres pays.» (Céline Dion: une vidéo pour soutenir pour soutenir le mouvement Stand UP for Ukraine, Journal de Montréal, 8 avril).
 

 
 
Shut up Céline, je choisis volontairement l’anglais car il semble que ce soit désormais dans cette langue qu’elle entend poursuivre sa carrière, de même qu’elle semble se trouver plus à l’aise à Las Vegas qu’à Charlemagne. On peut se demander cyniquement ce que Céline Dion, peut comprendre au conflit russo-ukrainien, un conflit qui a ses yeux n’est probablement rien d’autre qu’une occasion d’attirer l’attention sur elle. 
 
 
 
Puisqu’elle a choisi demeurer aux États-Unis, nous ne pouvons que lui conseiller de s’inspirer des propos d’un célèbre président américain:»Céline ne te demande pas ce que l’Ukraine peut faire pour toi, mais demande toi ce que tu peux faire pour l’Ukraine?» Et en guise de conclusion, encore une fois, toujours afin d’être compris: Céline get lost.

Tuesday, March 22, 2022

Vivre

 



Denise Bombardier est sur le chemin de la guerre. Tire-t-elle l’épée contre la Russie et son président? Non les malheureux qui font l’objet de sa vindicte sont ,Marcel Boyer, un professeur à la retraite de l’université de Montréal et Alex Tyrrell, chef du parti vert du Québec. De quoi ces deux malheureux se sont-ils rendus coupables? Les deux hommes tiennent pour «réalistes et raisonnables» les demandes russes pour mettre un terme à la guerre Russie-Ukraine. La démilitarisation de l’Ukraine, la dénazification de cette dernière, la reconnaissance de l’annexion de la Crimée et une relative autonomie pour le Donbass russophone leur apparaissent raisonnables dans le contexte actuel. Pas pour Madame B pour qui nos pacifistes actuels: «Tous nos pacifistes actuels ne sont pas très différents de ceux qui avant la guerre 39-45 et face à la montée du nazisme voulaient que les gouvernements européens cèdent à l’agression meurtrière et multiples revendications de Hitler.» (Nos pacifistes bienheureux, Journal de Montréal, 19 mars ). Après un point Goodwin, la femme Bombardier expédie un peu vite les 18 millions de morts de la Première guerre mondiale des millions de morts dont la mémoire était encore fraîche pour les hommes et les femmes de 1939. Elle oublie opportunément que les «multiples revendications de Hitler» de la Sarre aux Sudètes s’inscrivaient parfaitement dans l’esprit des 14 points du président américain Wilson et du principe des nationalités. Il faudrait songer à créer un point Munich à l’instar du point Goodwin, point qui indiquerait un recours inutile, sinon abusif, à l’entente de Munich en 1938. Illustration de ce besoin; la chronique de Richard Martineau en date du 16 mars, chronique intitulée «Ah les cons, s’ils savaient» dénonçant ce qui lui semble être d’un inadmissible appeasement de l’Occident face à Vladimir Poutine.
 

 
 
Contrairement au bellicisme apparent de Madame Bombardier vraisemblablement désireuse d’en découdre avec la Russie quitte à provoquer une troisième guerre mondiale, notre programme est simple, nous voulons vivre et  nous ne tenons pas à «Mourir pour Kï yv», n’en déplaise à la femme Bombardier.

Thursday, March 17, 2022

Les grosses ficelles

 



Un mensonge répété assez souvent deviendrait une vérité croyait Joseph Goebbels; nous ne savons pas si le président ukrainien adhère à cette croyance. Sa tasse de thé semble se situer plus du côté des ficelles et pour lui, visiblement, plus elles sont grosses, plus elles sont susceptibles de fonctionner. Volodymyr Zelensky est actuellement en tournée, il donne son spectacle dans les capitales du monde occidental. L’ancien comédien joue devant des salles combles.Il sait visiblement utiliser les cordes sensibles de ses publics. À Londres, il a su trouver des accents churchilliens (voir ce blogue, Attachez-le, 9 mars), à Ottawa, manque de pot, rien d’héroïque, pour faire frémir les Canadiens, Zelensky s’est contenté de radoter sa demande de No Fly Zone. C’est visiblement sans scrupules que Zelensky passe des cordes sensibles aux grosses ficelles; prenant aujourd’hui(16 mars) la parole devant le Congrès américain, il n’a pas hésité dresser un parallèle entre l’agression russe et l’attaque de l’aviation japonaise contre Pearl Harbour et les attentats du 11septembre 2001 contre le World Trade Center; déclarant du même souffle: « Souvenez-vous de Pearl Harbour, ce terrible matin du 7 décembre 1941, quand votre ciel était assombri par les avions qui vous attaquaient, souvenez-vous du 11 septembre, ce terrible jour de 2001 a-t-il ajouté» (Ukraine; Zelensky appelle les États-Unis à «se souvenir» du 11-Septembre, HuffPost France, 16 mars).



Celui que la gent journalistique considère dèjà comme une véritable icône peut aussi se comporter en comédien et changer d’oripeaux sans sourciller, s’adressant au président Biden, il déclare:»En tant que leader de ma nation, je m’adresse au président Biden», a aussi lancé le chef d’État ukrainien s’exprimant en anglais à la fin de son discours: «Vous êtes le leader d’une nation, d’une grande nation. Je souhaite que vous soyez le leader du monde. Etre le leader du monde, c’est être le leader de la paix» a-t-il déclaré, en t-shirt kaki depuis l’Ukraine. Nous voilà vite passé de l’icône à l’homme-lige[…] Volodymyr Zelensky avait reçu une ovation debout de la part du Congrès avant de commencer son allocution. «Slava Ukraina» , «Gloire à l’Ukraine» avait lancé la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, pour introduire son discours.

Monday, March 7, 2022

Savoir dire Non

 



Les images de guerre qui nous proviennent d’Ukraine nous assaillent (sans jeu de mots )depuis plusieurs jours. Nous devons apprendre à résister à ces images et être conscients qu’elles ne sont pas innocentes, ces images ne sont pas «neutres», tournées, montées et diffusées par la presse mainstream occidentale, il n’est pas exagéré de considérer aujourd’hui quelles font désormais partie de l’arsenal de l’État ukrainien.
Elles entretiennent la mobilisation de la diaspora ukrainienne en faveur de Ky ïv.  Les Ukrainiens de Montréal se montrent ainsi sensibles aux requêtes du président ukrainien, Volodimyr Zelensky, pour la création d’une zone d’exclusion aérienne au dessus de l’Ukraine.
 

 
 
Les observateurs en sont tous venus à la conclusion que cette  no fly zone au dessus de l’Ukraine serait un casus belli avec la Russie. Le premier avion de combat russe abattu par un chasseur d’un pays membre de l’OTAN. ou l’inverse, pourrait nous conduire à un affrontement direct avec la Russie. Ce risque ne trouble visiblement pas les manifestants qui se sont rassemblés à Montréal et à Québec, au cours du week end dernier: «Le groupe plaid[ait] notamment pour que l’OTAN ferme l’espace aérien au-dessus de l’Ukraine et pour faciliter l’accueil de réfugiés ukrainiens.» Il faut savoir dire non, un non ferme à cette demande ukrainienne qui pourrait nous mener à l’affrontement direct avec la Russie, un affrontement qu’il nous faut éviter à tout prix, autant pour nous que pour l’Ukraine, il faut savoir dire non aux sirènes de l’idéalisme humanitaire. (Manifestations en soutien à l’Ukraine à Québec et Montréal, Journal de Montréal. 5 mars)

Sunday, March 6, 2022

Chassez le naturel

 



Pour la plupart d’entre nous, l’ère de la conquête de l’Ouest est révolue ailleurs que dans les westerns cinématographiques. Pour la plupart d’entre nous, mais apparemment pas pour le sénateur Lindsey Graham (Caroline du Sud), pour lui, la solution simple, sinon simpliste à la guerre Russie Ukraine  passe par l’assassinat de Vladimir Poutine; dans un tweet récent (3 mars),il écrit: «Is there Brutus in Russia?
Is there more successful colonel Stauffenberg in the Russian Military?» Il ne s’agit pas du tweet d’un fétichiste des armes à feu des Proud Boys ou des Three per centers, mais d’un membre de l’auguste Chambre haute américaine. S’agit d’un simple tweet hâtivement rédigé et expédié du coin de la table après un repas trop arrosé ou de la prémisse d’un véritable complot pour faire assassiner un chef d’État étranger.  Si c’est le cas, le sénateur Graham ne semble pas se préoccuper des conséquences d’une telle exécution sur le destin de la Russie à moins qu’il ne dispose d’informations privilégiées sur d’éventuels comploteurs et leurs projets pour une future Russie.
 
Le massacre des Romanov

 
 
Les conséquences de cet assassinat pourrait s’avérer pire  que l’actuelle administration Poutine.  
Historiquement, il faut se souvenir des tentatives infructueuses du gouvernement américain pour faire abattre Fidel Castro au début des années 1960.  Souhaitons que quelqu’un à Washington réveille le sénateur Graham et lui dise d’aller se calmer et de cesser de se prendre pour le nouveau shéri en ville.


Friday, March 4, 2022

À avoir dans le coffre à outils

 



L’utilité du Bloc québécois fait débat depuis sa création et d’une élection générale à l’autre, les électeurs québécois s’interrogent sur l’intérêt d’apporter leurs suffrages au Bloc; Le Bloc sert-il les intérêts du Québec ou, depuis quelques années ne sert-il qu’à diviser le vote et favoriser l’élection et la réélection du Parti libéral du Canada. Il peut s’avérer difficile de démontrer l’utilité du Bloc.  Il a cependant réussi à démontrer son utilité cette semaine; «Le poids politique du Québec sera protégé dans le redécoupage électoral en vue au Canada. Une forte majorité d’élus fédéraux se sont positionnés mercredi en faveur d’une motion réclamant que le Québec ne perde aucune circonscription. Sur les 324 élus ayant participé au vote, 261 se sont prononcés en faveur de la motion déposée par le chef du Bloc québécois, Yves-François, voulant que «tout scénario de redécoupage de la carte électorale fédérale qui aurait pour effet de faire perdre une ou des circonscriptions au Québec ou de diminuer le poids politiques du Québec à la Chambre des communes [doive] être rejeté.» (Le poids politique du Québec sera protégé, vote la Chambre des Communes, La Presse, 2 mars). Se sont joints aux élus du Bloc, les députés québécois du Parti conservateur du Canada. Tous les députés néo-démocrates ont voté pour la motion, l’article de La Presse ne précise malheureusement pas si le député néo-démocrate de la circonscription de Rosemont- La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, était présent ou non aux Communes.[…] Plusieurs élus libéraux québécois avaient ouvert la porte à la révision du cadre juridique.[…] La députée de Brossard-Saint-Lambert, Alexandra Mendès a aussi estimé qu’il y aurait un travail de «rééquilibrage» à faire. «On ne peut pas non plus augmenter sans cesse la Chambre des communes.[…] tout ça va être mesuré dans une éventuelle législation qui sera proposée».
 

 
 
C’est sans illusions qu’il faut prendre acte du vote de la Chambre des communes tant que le  poids politique du Québec tiendra à des votes des communes. La question du poids politique du Québec est étroitement dépendante du poids démographique du Québec à l’intérieur du Canada. Ce qu’il faut souhaiter c’est la de la représentation québécoise à Ottawa acquiert une dimension constitutionnelle échappant ainsi aux humeurs des parlementaires. Le rôle joué par le Bloc dans ce débat ne démontre pas l’utilité absolue du Bloc; il illustre à tout le moins  l’utilité du ponctuelle du Bloc.  Le Bloc a donc sa place dans le coffre a outils du mouvement nationaliste québécois.

Wednesday, March 2, 2022

La première victime de la guerre,

 



c’est la vérité affirmait Rudyard Kipling ,

La guerre Russie-Ukraine donne à Mélanie Joly, notre ministre des Affaires extérieures, l’occasion de confirmer cette affirmation. Pour elle, l’invasion russe de l’Ukraine est «injustifiée et non-provoquée»(Le point des autorités fédérales, TVA Nouvelles, 27 février. disponible sur internet. Ainsi pour Madame Joly, l’invasion de l’Ukraine est «injustifiée et non-provoquée». Malheureusement pour elle et pour la vérité, il y a des années que la Russie fait savoir à l’Occident que l’expansion de l’OTAN était inadmissible et que cette expansion était considérée comme une menace à l’existence même de la Russie.  Voilà pour le «injustifiée et le non provoqué». Au chapitre du «injustifié et non provoqué», Mélanie Joly devrait se souvenir de l’agression par l’OTAN de la Serbie en, et ne pas oublier les bombardements avec des projectiles à l’uranium appauvri. Les Américains et leurs alliés, dont nous sommes, n’ont jamais manifesté de regrets pour ces gestes, il est vrai que les «bombardés» étaient des Slaves chrétiens, espèce qui n’a pas la cote dans la presse occidentale, et que les bombardements servaient les intérêts des Kossovars constituant alors le Kossovo, petit État mafieux.
 

 

Friday, February 25, 2022

Une proposition

 



La crise entre la Russie et l’Ukraine nous commande de faire preuve d’imagination et de rechercher même à notre échelle des solutions pouvant s’avérer réalistes et durables. Que penser d’une Ukraine qui par sa géographie demeurera tiraillée entre l’Occident et la Russie. En écrivant l’Occident, nous pensons évidemment à l’OTAN et à la Communauté européenne.
 

 

Il y a peut-être une troisième voie pour l’Ukraine entre l’Occident et la Russie. Cette troisième voie réside peut-être dans la neutralisation de l’Ukraine. L’Ukraine ne serait pas seul État européen à avoir choisi cette voie; elle rejoindrait la Finlande, la Suède et l’Autriche. 
La neutralité ukrainienne demanderait des garanties internationales signées par la Russie et les États membres de l’OTAN.  L’Ukraine ne saurait se contenter de ces accords internationaux pour assurer sa neutralité; dépourvue de véritables frontières naturelles, sa neutralité exigerait qu’elle se munisse et entretienne une armée moderne comme la Suède  ou d’une armée de citoyens-soldats comme la Suisse, l’une n’excluant pas l’autre. L’Objectif n’étant pas de vaincre l’ennemi, mais de représenter un adversaire présentant des difficultés plus grandes que le gain espéré de son agression.  Comme la Suisse pour l’Allemagne les de la Deuxième guerre mondiale, il faudrait peut-être chercher la solution au problème des pro-russes de l’Est ukrainien dans une structure fédérale pour les oblast russophones.

Thursday, February 24, 2022

L'heure est grave

 



Il n’était pas besoin de savoir que le troupes russes avançent en Ukraine pour prendre conscience de la gravité du moment.

Dès l’annonce de la présence de milliers soldats russes à la frontière ukrainienne, les pays occidentaux claironnaient que la Russie ferait l’objet de sanctions. 

La simple annonce des possibles réactions occidentales à la menace russe suffisait à faire comprendre l ‘importance de la situation. Des sanctions qui selon Olaf Scholz, le chancelier allemand, devaient être «immédiates», pour Boris Johnson, les sanctions devaient être «massives», Justin Trudeau pour sa part veut aujourd’hui (24 février) des sanctions qui viseraient les élites russes, les membres du Conseil de sécurité de la Russie et les ministres de la Défense, des Finances et de la Justice. ce déluge de sanctions nous montre bien que’l’heures grave, Les pays occidentaux ne lèveront pas le petit doigt pourl’Ukraine, mais ils sanctionnent vountiers.
 
 

 
Le même jour , Joe Biden évoquait des sanctions devaient être «dévastatrices»,
Pour sa part, le président Biden faisait savoir qu’il n’enverrait pas un soldat américain pour défendre l’Ukraine. Ce qui signifie en clair que l’Ukraine ne vaut pas qu’une goutte de sang américain ne soit versée pour sa liberté. 
Les Occidentaux réaliseront peut-être un jour qu’une volée de sanctions ne peuvent stopper une volée de missiles.
 
 

Wednesday, January 12, 2022

Pour une doctrine Poutine

 



Des tensions autour de l’Ukraine pouvons nous espérer l’émergence d’un élément géopolitique nouveau. L’interventionnisme américain en Europe orientale suffit à expliquer les craintes russes et le raidissement russe sur la défense des marches de la Russie contre la stratégie américaine visant à gruger l’espace vital russe. 
 

 
 
Il faut souhaiter la naissance et le développement de ce que nous appellerons à défaut de mieux d’une doctrine Poutine pour l‘Europe orientale; une doctrine qui ferait de cette Europe orientale une chasse gardée russe. L’idée n’est pas plus ridicule que celle de la doctrine Monroe faisant du continent américain (hémisphère nord et sud) la chasse gardée des États-Unis. Il est facile de critiquer rétrospectivement l’existence de l’OTAN et du Pacte de Varsovie, mais ce duopole a permis trois quarts de siècle de paix au monde occidental après deux conflits mondiaux; ce que l’on a tendance à oublier est que la Guerre froide est justement et heureusement demeurée froide et que les affrontements entre les deux blocs sont restés périphériques (Corée, Vietnam). L’existence des deux organisations a aussi permise l’encadrement de la menace nucléaire.
La Doctrine Monroe date de 1823, elle prend naissance lors du message annuel du président James Monroe au Congrès. Il y déclare notamment à l’égard des puissances européennes de l’époque: «Toute intervention dans les affaires du continent sera perçue comme une menace pour la sécurité et la paix». Après les guerres d’indépendance des colonies espagnoles de l’Amérique du sud; il ne restait guère comme colonies européennes dans les hémisphères américains que Cuba et l’Amérique du nord Britannique (le Canada) et le Brésil alors colonie du petit Portugal, guère en mesure de menacer les états-Unis.
 

 
 
 Une éventuelle Doctrine Poutine ne ferait pas autre chose, elle déclarerait:«Toute intervention dans les affaires de l’Europe orientale sera perçue comme une menace pour la paix et la sécurité». Le développement de l’OTAN étant un fait accompli; la doctrine Poutine sous entendrait le démantèlement de l’OTAN. Les membres européens de l’OTAN étant invités constituer une union militaire regroupant les pays d’Europe occidentale et orientale. Ainsi pourrait naître une Europe de la puissance formée autour du couple France-Allemagne (cette alliance disposerait des armes nucléaires britanniques et de la force de frappe française ainsi que de deux fauteuils au Conseil de sécurité de l’ONU).

Sunday, January 9, 2022

Si tu me trompes, une fois…

 



À première vue, les tensions Occident-Russie autour de l’Ukraine peuvent apparaître comme un nouvel épisode de la Guerre froide. L’Occident a choisi de se méfier de Vladimir Poutine , distribué dans le rôle du méchant caractérisé par sa duplicité et sa fourberie son agressivité sur fond de mouvements de troupes à la frontière ukrainienne. Les chancelleries occidentales semblent actuellement convaincues que l’occupant du Kremlin leur prépare un coup à la Criméeenne. Les relations entre l’Occident et la Russie sont aujourd’hui marqués du sceau de la méfiance. Ce sentiment  est visiblement aussi celui qui prédomine à Moscou à notre égard:«C’est que le président russe , Vladimir Poutine , est convaincu que la progression constante des frontières de l’OTAN vers la Russie menace  la sécurité, sinon la survie de son pays. Il y a 30 ans, ces frontières étaient situées à 1200 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui elles sont à 100 kilomètres. Si l’Ukraine tombe dans le camp occidental, l’OTAN pointera ses armes vers le coeur d la Russie. D’ou la colère du chef du Kremlin qui ne cesse de rappeler que, dans les années 1990, les leaders occidentaux avaient donné des assurances orales à Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’Est. Ces assurances, dit-il, ont toujours été violées.»(Comment la Russie a trompé laRussie, LaPresse, 24 décembre).
 

 
 
« Poutine a-t-il raison? la réponse est oui. il est important ici d’avoir à l’esprit la chronologie des évènements et les propos prononcés par les uns et les autres pour bien comprendre les origines de la crise actuelle. L’historienne américaine Mary Elise Sarotte nous aide à voir plus clair. Elle vient de passera des années à éplucher les archives, à lire les notes manuscrites et les discours des principaux protagonistes, ainsi que les procès-verbaux de leurs rencontres. Le résultat de ce méticuleux travail est un fascinant ouvrage paru il y a quelques jours: Not One Inch. America , Russia and the making of Post-Cold War Stalemate.(Yale University Press) […] Tout commence quelques semaines après la chute du mur de Berlin en novembre 1989. à Washington, Le président Bush père se demande à quoi va ressembler la sécurité du continent européen. Plusieurs pays du pacte deVarsovie réclament leur adhésion à l’OTAN. Dans les couloirs du département d’État, on parle d’admettre la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie, et Bush lorgne même vers les pays baltes[…] En Allemagne, le chancelier Helmut Kohl n’a qu’une obsession en tête: par.unification des deux Allemagnes. Les Occidentaux doivent offrir quelque chose Moscou s’ils veulent obtenir le départ des troupes soviétiques le maintien d’une Allemagne réunifiée au sein de l’OTAN. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, ouvre le balades un discours prononcé en janvier. «Je veux que l’OTAN, Dit-il, affirme sans équivoque que peu importe ce qu’il adviendra au sein du pacte de Varsovie, il n’y aura pas d’expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, c’est à dire plus près des frontières de l’union soviétique». Lors de deux événements séparés, Allemands et Américains font une promesse verbale. Genscher s’engage: quoique qu’il arrive du pacte de Varsovie, dit-il, « une expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, soit plus près des frontières de l’Union soviétiques, n’aura pas lieu». Au même moment, à Moscou, le secrétaire d’État américain James Baker rencontre le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Au cours de la conversation, il lui propose un marché sous forme de question: « Préférez-vous qu’une Allemagne réunifiée soit liée à l’OTAN, avec l’assurance que le territoire l’OTAN ne sera jamais déplacé, neserait-ce que d’un piucevers l’Est par rapport à sa position actuelle? » À quoi Gorbatchev répond: « Toute expansion dela zone de l’OTAN n’est pas acceptable. »Baker acquiesce: » Nous sommes d’accord là-dessus.»Rien de ceci n’est écrit, mais de ces déclarations , il faut tirer l’esprit. Va pour l’esprit, mais les Gorbatchev et Baker auraient dû se souvenir que les paroles s’envolent et que les écrits restent.
« Pas pouce» vers l’Est a dit Baker. Et pourtant , l’OTAN s’est élargie en 1999 puis en 2004. Pourquoi?Mary Elise Sarotte avance plusieurs explications dont une résume toute la situation: les Occidentaux ont profité de la faiblesse de la Russie sous Gorbatchev et Eltsine.




L’histoire de l’élargissement  de l’OTAN démontre comment lejeudesgrandes puissancesest une arène ou seulela défense des intérêts compte. Les Occidentaux n’onttenu aucun compte des intérêts de la sécurité de la Russie. L’Ouest avait gagné la guerre froide, la Russie devait se soumettre. Poutine a retenu la leçon. Depuis son accession au pouvoir il y a 20ans, il renforce son pays, redresse son armée, établi ses lignes rouges. ilets maintenant prêt pour la bataille. Dans ses échanges avec le président Biden et les États-Unis Vladimir Poutine peut se remémorer à chaque jour le dicton volant que: si tu me trompes une fois honte à toi, si tu me trompes deux fois, honte à moi. Il serait surprenant qu’avec un Vladimir Poutine sur ses gardes, il y ait une deuxième fois. Plutôt que de se laisser absorber par la «crise» ukrainienne, n’y aurait-il pas lieu de se consacrer à compter d’aujourd’hui à la constitution d’un bloc eurasiatique en mesure de faire dace à la montée en puissance de la Chine et d’entrer finalement dans le XXIe siècle.

Tuesday, August 18, 2020

Camomille, Dahlia, Muguet,Marguerites...


Voyons-nous se dérouler les prémisses d'une « révolution de couleurs» devant permettre au Bélarus de se transformer au terme de cette révolution en démocratie pro-occidentale. Tous les ingrédients semblent réunis, un vieil autocrate, Alexandre Loukachenko, un régime politique usé par 26 années de pouvoir et tenu pour plusieurs pour corrompu, une élection contestée. Chacun mobilise ses partisans: « Après avoir marché le long de l'avenue de l'Indépendance, près de 100 000 personnes, selon les journalistes de l'AFP se sont ensuite réunies autour d'un monument dédié aux victimes de la Seconde Guerre mondiale.» (Biélorussie: immense défilé d'opposition, Lukachenko refuse de s'incliner, La Presse, 16 août ) «Avant le début de la marche de l'opposition à Minsk , M. Loukachenko , au pouvoir depuis 26 ans , a fait une apparition surprise, place de l'Indépendance, devant plusieurs milliers de ses soutiens.» »S'exprimant depuis une tribune, non loin de gardes du corps , Alexandre Loukachenko a dénoncé la volonté selon lui, d'imposer au pays «un gouvernement depuis l'étranger». Tout autocrate qu'il soit, Loukachenko, n'a peut-être pas tort, les éléments semblant en effet réunis pour l'imposition au Bélarus d'un gouvernement depuis l'étranger. Après la Géorgie. En 2003, voyant l'accession au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili suite à la «révolution des roses», en 2004, c'est le tour de l'Ukraine, avec la «révolution orange» qui marque l'arrivée au pouvoir à Kiev de Viktor Iouchtchenko. Pays suivant à succomber à cette vague d'horticulture politique, le Kirghziztan, en 2005, avec la «révolution des tulipes».on regrettera le manques de curiosité des journalistes de l'AFP, visiblement peu intéressés à éclairer vraiment leurs lecteurs sur des questions comme le rôle de certaines ONG (à la botte de la CIA) ou d'un certain richissime Juif hongrois promoteur actif des «société ouvertes». 
 
 
 
La Géorgie, l'Ukraine, le Kirghizistan ne sont que des pions dans cette partie d'échec qui se joue à l'échelle d'un continent; une partie d'échec qui ne s'arrêtera vraisemblablement que lorsque le Roi sera échec et mat, un Roi qui ne saurait être que la Russie de Vladimir Poutine. Les précédentes «révolutions de couleurs» n 'étant que des répétitions visant à établir un «cordon sanitaire» autour de la Russie de Poutine. Il serait intéressant de savoir quelles sont les officines à l'oeuvre au sein de l'opposition russe et comment elles s'activent à préparer une «révolution des camomilles» naturellement démocratique et pro-occidentale en installant un pantin pro-américain au Kremlin.