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Wednesday, November 11, 2020

Il va leur manquer

 

Ne vous fiez pas à ce que journalistes et chroniqueurs;  bon chic bon genre et mainstream  peuvent dire ou écrire. Donald Trump va leur manquer. Ils, et elles vont se sentir bien seuls sans leur tête de Turc favorite, Denise Bombardier a signé son au revoir à Donald Trump dans une chronique intitulée, «Donald Trump , le monstre» (Journal de Montréal, 7 novembre). Denise Bombardier ne perd pas de temps et sonne la charge dès les premières lignes de son texte:» Le monstre est un individu dont l'apparence voire le comportement surprend par son écart avec les normes d'une société. Ses caractéristiques peuvent être physiques, morales ou intellectuelles. Donald Trump correspond exactement à cette définition. Il a le physique de l'emploi avec sa tête orange et souvent rougie par une rage ou un dédain qui ne le quitte guère. C'est aussi un être non pas immoral, mais amoral car sa seule référence en termes de bien ou de mal est sa propre personne. Et intellectuellement, il arrive à peine à lire des textes théoriques. Il fonctionne selon son vécu et son intuition, ce qui lui permet d'instrumentaliser tous ceux qui l'entourent. Au cours des quatre dernières années a-t-il exprimé en publiques émotions réelles devant certaines situations humainement difficiles? On pense, par exemple, aux enfants migrants détenus dans des cages de fer. (érigées sous l'administration Obama). Autrementdit, à moins qu 'il n'existe un clone du président, il semble impensable que le trumpisme puisse survivre à Donald Trump . Mike Pence, un illuminé religieux bien discret ces derniers jours ne sera jamais Trump.




Pour la gauche bobo, Trump était l'incarnation idéale de la tête de Turc; partisan supposé du nationalisme blanc, opposé à l'immigration, méfiant à l'égard de l'islamisme, protectionniste, jouant volontiers les mâle alpha, il avait l'avantage de porter sur sa tête toutes les tares possibles au yeux du monde moderne. Sa notoriété faisait en sorte qu'il pouvait représenter l'adversaire idéal, la seule mention de son nom suffisant à faire apparaître l'Ogre parfait dans la pièce. La mention par Denise Bombardier du «bien discret» Mike Pence, montre que Donald Trump n'est pas prêt d'être remplacé dans l'imaginaire de la gauche occidentale. Une gauche qui déjà s'ennuie, il n'y a pas de doutes à avoir. Cette gauche va jeter avec avidité sur chacune des déclarations que pourra faire le citoyen Trump, pas de doute, il leur manque déjà.

Wednesday, October 28, 2020

Tourner autour du pot



Donald Trump ne fait pas autre chose en multipliant les «accords de paix» entre Israël et certains États arabes (États arabes unis, Bahreïn et Soudan). L'occupant de la Maison blanche peut bomber le torse et chercher à se donner une dimension d'homme d'état international, en affirmant que ces accords servent la cause de la paix, à bien y regarder, ils servent surtout les intérêts d'Israël; isoler l'Iran et les chiites et isoler les Palestiniens:». Un mois après l'accord entre les Émirats arabes unissez Israël, le résident américain, Donald Trump, a annoncé, vendredi 11 septembre, que Bahreïn et l'État hébreu allaient normaliser leur relations. «Encore une percée historique aujourd'hui ![...] Nos deux grands amis Israël et Bahreïn ont conclu un accord de paix» (Trump annonce un «accord de paix» entre Bahreïn et Israël, Le Monde, 11 septembre). Ètat-client des États-Unis serait probablement plus juste pour Bahreïn.  Pour ce qui est d'Israël, décrire les États-Unis comme un état-client d'israël nous apparaît plus près de la vérité.  Poursuivant sur sa lancée, Donald Trump a annoncé la conclusion d'un accord de paix entre Israël et le Soudan (Israël et le Soudan vont normaliser leurs relations, Le Point international, 23 octobre).  Il est connu de tous que les tensions entre Les Émirats arabes unis, Bahreïn et Israël étaient les principales causes d'instabilité du Moyen-Orient. Donald Trump n'oeuvre pas à la paix au Moyen-Orient, il fait la politique d'Israël en jouant la carte sunnite contre la carte chiite, une carte qui fait «d'une pierre, deux coups» en visant l'isolement de l'Iran, ce qui ne peut que satisfaire Israël et Donald Trump, tout à son obsession personnelle avec l'Iran. Comment peut-il croire qu'il travaille à la paix au Moyen-Orient en évitant soigneusement de discuter de la question palestinienne avec Israël, Ces «accords de paix» impressionneront peut être l'électorat juif américain (traditionnellement proche du parti démocrate) puisque Benjamin Netanyahou les accueille avec joie.  C'est peut-être là la seule et vraie motivation de Donald Trump en cette année électorale. Les « accords de paix" de Donald Trump ne sont qu'une façon de «tourner autour du pot» sans s'attaquer à la résolution de la question palestinienne.  Pas question de défendre la thèse des deux États qui sous-entendrait le partage de cette terre «donnée aux israélites» par Dieu lui-même et déstabiliserait les électeurs évangéliques ou chrétiens sionistes qui marchent derrière Trump. Pendant que Donald Trump s »amusent avec ses « accords de paix », la Turquie en pleine montée en puissance, « roule des mécaniques . dans la région et s'efforce d'intimider la Grèce (membre de l'OTAN) avec des envois de migrants et supporte l'Azerbaïdjan turcophone et musulmane contre l'Arménie chrétienne.
 

 

Tuesday, October 27, 2020

America first Party


La grande majorité des observateurs et analystes et politicologues s'entendent pour considérer le système politique américain comme l'exemple même du bipartisme (les spécialistes de l'histoire des Etats-Unis citeront les Know-Nothings de 1856 et la na National Union of Social Justice de 1936, les deux curieusement se trouvant à droite de l'échiquier politique). Les choses sont-elles en train de changer avec la présidence de Donald Trump? Donald Trump s'est emparé du Parti républicain en 2016, en est-il pour autant le chef. Il faut se garder de comparer les partis politiques canadiens et américains. Pour les journalistes les candidats à la présidence des deux grands partis américains deviennent les chefs de ces partis. Donald Trump fut le candidat du Parti républicain en 2016 et il l'est de nouveau de nouveau en 2020.  
 
 

 
Quel est l'avenir du Parti républicain? le parti républicain de Donald Trump n'est déjà plus celui de Mitt Romney et de George W. Bush.  Sous l'impulsion de Donald Trump, le parti républicain est devenu nativiste, nationaliste, populiste et flirte volontiers avec l'isolationnisme. Sous d'autres latitudes, le parti Républicain de Donald Trump serait un tiers-parti classé à droite du centre à l'instar des partis nationaux populistes qui se sont développés en Europe au cours des dernières années. La mutation du Parti républicain survivra-t-elle à une défaite de Donald Trump ou à son retrait éventuel de la vie politique? Pourrions-nous imaginer deux Partis républicains se disputer les faveurs de l'électorat américain; un parti républicain plutôt de centre droit, le parti républicain des Gerald Ford, Robert Dole, George W, Bush et un parti républicain nationaliste-populiste plus à droite, un mouvement politique plus près de la vision de Steve Bannon et l'alt right. La chose semble possible au journaliste Richard Latendresse qui écrit: «N'en doutez pas, le parti républicain, le parti de Donald Trump, le «caudillo» battu, ceux qui voudront lui succéder seront à son image ... ou pire encore. Le secrétaire d'État Mike Pompeo , Tom Cotton, le sénateur de l'Arkansas, ou même Donald Junior sont des purs et des durs sans les états d'âme du patron.» (Il convient intégrer dans cette équation, l'électorat «trumpiste», cet électorat se satisfera-t-il du parti républicain de grand-papa, NDA). (Ce qu'il restera de Trump après Trump , Journal de Montréal, 25 octobre). L'émergence possible de ce de ce nouveau parti républicain pourrait nous amener à nous interroger aussi sur l'avenir du parti démocrate avec ces Bernie Sanders, Alexandria Ocasio Cortez et Ilhan Omar entre autres membres progressistes du Squad. Le bipartisme américain vivrait-il lui aussi ces derniers jours.

Wednesday, September 23, 2020

L'Évidence même

 



Qui hormis les naïfs, les incurables optimistes et les complices de l'islamisme ont réellement cru que la perte de ses bastions syriens marquait la fin définitive de l'État islamique. Donald Trump, pour un, semblait vouloir s'en convaincre, probablement parce que cette conviction allait trop précisément dans le sens des intérêts de l'État d'Israël, pour ne pas se réjouir de l'apparente victoire de la coalition. C'est une guerre de cent ans et peut-être plus qui est engagée, une guerre qui logiquement devrait se prolonger jusqu'au dernier musulman et vaincre l'Occident à l'usure. Pas une victoire avec signature d'un traité de capitulation, mais une victoire qui consacrerait la victoire de l'Islam dans nos sociétés, un Islam apprenant à se comporter en minorité de blocage et faisant avancer prudemment ses pions et nous habituant progressivement à ses femmes voilées et comme en France, à des cafétérias scolaires et des cuisines d'établissement publics qui ne servent plus de porc.





Avant que nous ne connaissions cette guerre de faible intensité (guerre de faible intensité qui n'interdit pas d'ailleurs quelques attentats à l'arme blanche ou à la voiture bélier), nous devrons nous résoudre à connaître encore des affrontements classiques:» Malgré les succès militaires la coalition antidjihadiste en Syrie et en Irak, le groupe État islamique(EI) s'est développé à l'international, notamment en Afrique, a indiqué un haut responsable du gouvernement.» (Pourchassé en Syrie, l'EI se développe ailleurs, indiquent les États-Unis, La Presse, 17 septembre).Les noms changent (État islamique, Boka Haram), le mal demeure le même; la cinquantaine de soldats français morts depuis la début de l'Opération Barkhane et les centaines d'hommes encore sur le terrain ne démentirons pas cette affirmation. Cette affrontement direct pour le contrôle du Sahel ne doit pas faire oublier les prétentions du président turc Erdogan en Lybie et  en Méditerranée orientale contre la Grèce, la guerre commence à peine, c'est l'évidence même.

Friday, August 21, 2020

L'arbre qui cache...

 


La forêt. Pour ceux qui en douteraient, il est maintenant incontestable que la campagne électorale présidentielle est bien amorcée. Le candidat démocrate à la présidence américaine, Joe Biden, a finalement fait connaître son choix de colistier à la vice-présidente. Joe Biden a arrêté son choix sur Kamala Harris sénatrice de la Californie.  Joe Biden avait lui-même pipé les dés , il y a quelques semaines en affirmant que son colistier serait une femme de couleur. Un choix qui fait jaser et qui est discutable dans la foulée du mouvement Black lives matter, ne s'agit-il pas d'une concession majeure à un mouvement qui a déjà pris depuis quelques semaines, un aspect proprement insurrectionnel. Le choix de Kamala Harris donne  l'occasion au président Trump de tenter la carte Birthers, déjà utilisée contre Barack Obama, une carte qui consistait à mettre en doute la nationalité américaine d'Obama. En affirmant que ce dernier n'était pas citoyen américain car il ne pouvait produire un certificat de naissance démontrant sa naissance en sol américain. Faisant preuve, pour une fois,  de subtilité, Donald Trump n'affirme pas que Kamala Harris n'aurait pas la nationalité américaine, «s'exprimant depuis la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré aux journalistes qu'il avait «entendu» des rumeurs selon lesquelles Kamala Harris, une femme noire et une citoyenne née au États-Unis dont les parents étaient immigrants, ne remplissait pas les conditions requises pour siéger à la Maison-Blanche. Le président a déclaré qu'il considérait ces rumeurs comme «très sérieuses» (Donald Trump colporte une fausse conspiration sur Kamala Harris, La Presse, 13 août).  
 
 
 
Le monde des théories complotantes devient de plus en plus complexe, ce recyclage de la théorie des Birthers, n'est que  le premier étage d'une fusée permettant surtout de metteur orbite une autre théorie complotiste. Théorie qui jouit d'un certain crédit dans la «Trumposphére»Théorie voulant qu'en raison de son état mental' les Trumpistes le présentent comme sénile, Joe Biden démissionnerait ou serait écarté quelques jours après son assermentation et de facto Kamala Harris deviendrait présidente. une deuxième Barack Obama au plus grand dam des partisans de Donald Trump.
Une autre question qui démange les trumpistes, pertinente celle-là , est celle de l'orientation idéologique de Mme Harris est-elle plus ou moins à gauche que Nancy Pelosi ou Alexandra Occasio-Cortez, la jeune figure montante de la gauche démocrate. [...] Présentée comme acquise au New Green New Deal (un ambitieux plan de lutte aux changements climatiques, à un programme de Medicare universel et à une politique d'Open borders.  l'antithèse des politiques du président Trump . Le deuxième étage de la théorie complotiste qui se déploie sous nos yeux est donc l'installation à la Maison de Mme Harris, au grand dam des partisans de Donald Trump. La question de la nationalité de Kamala Harris, n'est donc que l'arbre qui cache la forêt. 

Monday, July 27, 2020

Le dernier recours



Traînant de la patte dans les sondages et plombé par sa gestion de la pandémie, Donald Trump demeure confiant d'être réélu président le 3 novembre prochain. Pour ce faire, il compte sur la «majorité silencieuse»(«La majorité silencieuse parlera le 3 novembre», assure Trump, La Presse, 26 juillet )

Increvable «majorité silencieuse», dernier recours des politiciens conservateurs.  Majorité peu politisée et la plupart du temps, volontairement peu politisée, opposée à des minorités agissantes fondamentalement politisées.  Minorités gauchistes ou gauchisantes la plupart du temps en Occident du moins.

Le recours à la «majorité silencieuse» sous-entend que le combat politique ne se déroulera pas sur le plan des idées, la «majorité silencieuse» serait bien peine d'articuler les siennes,  ceux qui prétendent parler en son nom, hier Richard Nixon et son vice-président, Spiro Agnew, Donal Trump aujourd'hui, seraient eux-mêmes bien peine, un programme pour cette «majorité silencieuse».
 
 
 
Programme qui fondamentalement se résume à une défense de «la loi et de l'ordre» une défense qui est surtout celle du Statu quo. Il est bien illusoire de considérer que la «majorité silencieuse» comme une alliée potentielle des droites plus résolues.  En cas de crise, la réaction  naturelle et spontanée de la «majorité silencieuse» sera de retrouver son lit comme une rivière délitée au nom de «la loi et de l'ordre».  Ainsi en cas de crise au Canada, l'homme de la «majorité silencieuse» serait Justin Trudeau, la crise du coronavirus l'a bien montré, il a suffit à Justin Trudeau de distribuer sans compter notre argent pour apparaître comme l'homme de la situation.  En 1970, lors de la crise d'octobre, Pierre Elliott Trudeau est ainsi apparu comme l'homme de la «majorité silencieuse», même si c'est lui qui par son indifférence et ses provocations à l'égard du nationalisme québécois était en parti responsable de la crise.  responsabilité que la «majorité silencieuse» de l'époque aurait bien peine de comprendre. La «majorité silencieuse» préférera «la loi et l'ordre», même si cet ordre est libéral libertaire et prépare les crises de demain, La «majorité silencieuse» est un «tigre de papier» condamnée à se coucher devant les minorités agissantes.  
Notre véritable espoir devenir à notre tour une minorité agissante oeuvrant à l'édification d'un Ordre nouveau nationaliste.

Thursday, January 16, 2020

Cap sur le guépier


Les conceptions géostratégiques de Donald Trump ont de quoi donner des cauchemars a un passionné  d'histoire ou en science politique. Irrationnelles, alimentées par ce qui apparaît comme une insondable ignorance de l'histoire.

Dernière tocade de Monsieur Trump, sa volonté d'élargir les cadres de l'OTAN au Moyen-Orient .La méfiance de Mister President à l'égard de l'OTAN est connue. L'organisation couterait chère aux contribuables américains et les partenaires européens exploiteraient littéralement les Américains depuis la création de l'organisation.
Alors qu'il aurait fallu que  l'Otan disparaisse  ou à tout le moins voit sa vocation radicalement modifiée avec la disparition du bloc soviétique du Pacte de Varsovie et l'entrée dans l'organisation d'anciens adversaires (Pologne, Hongrie, République tchèque, Bulgarie et celles d'anciennes républiques socialistes soviétiques (Esthonie, Lettonie et Lithuanie). Elle poursuit imperturbablement sa route veillant l'arme aux pied aux frontières d'une Russie qui ne représente plus une menace ailleurs que dans les esprits tordus d'une excitée comme Chrystia Freeland.
Alors même que la nouvelle réalité européenne devrait permettre de redéfinir le rôle de l'OTAN à la lumière de la montée en puissance de la Chine, Il semble que l'actuel locataire la Maison blanche n'ait rien de mieux proposer que de plonger l'Otan dans le guêpier du Moyen-Orient.



« Le président américain veut que l'Organisation duTraité de l'Atlantique Nord s'élargisse en incluant des pays du Moyen-Orient.Quitte à changer son nom. (Trump veut élargir l'OTAN(et lui a déjà un nouveau nom). Huffpost, 12 janvier).Formulée au début d'une année électorale américaine, il faut souhaiter que l'idée demeure clouée au sol, tant elle apparaît absurde.
«Sur fond de tensions exacerbées entre les États-Unis et l'Iran d'un côté et avec l'Irak et l'imbroglio sur le retrait des troupes américaines de l'autre, Donald Trump a estimé le 9 janvier que l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord devrait «s'impliquer beaucoup plus» au Moyen-Orient ou la présence américaine est controversée. Je pense que l'OTAN devrait être élargi et que nous devrions inclure le Moyen-Orient. Tout à fait».
«  US président Trump on Thursday said he supported expanding The North Atlantic Treaty Organization to include Middle Eastern nations, as the United States seek to limit its troop footprint globally.[...] Trump said Islamic State presented an international problem that other countries should help address. «We can come home , largely come home and use NATO, »Trump said. »We caught ISIS, we did Europe a big favor. « (Trump floats expanding NATO to add Middle East, The Jerusalem Post, 10 janvier). En quelques mots, le président montre le peu de considération qu'il a pour ses alliés, visiblement considérés comme des quantités négligeables corvéables au gré des intérêts américains. La proposition ne serait-elle en définitive qu'une confession de Donald Trump sur son impuissance à se sortir du guêpier moyen oriental autrement qu'en tirant des plans sur la comète. À bien y songer le plan pour absurde qu'il puisse nous apparaître charmera probablement ces chrétiens évangéliques qui sont aussi souvent des chrétiens sionistes. 

Nous n'avons pas aider le président américain à quitter le Moyen-Orient, après tout c'est lui et lui seul qui a annoncé prématurément son intention de retirer les troupes américaines de la région.

Que se produirait-il à plus long terme si les membres de l'OTAN devait acquiescer à cette proposition.  Première conséquence prévisible, cet élargissement signifierait probablement l'entrée de l'entité sioniste dans l'OTAN. Certains esprit chagrins pourrait penser que c'est là le véritable objectif de la proposition. Canadiens et Européens deviendrait ainsi complices de la politique israélienne dans les territoires occupés. Faisons un peu de politique fiction, cette «nouvelle» OTAN serait probablement partie prenante à la reconstruction de l'Irak et de la Syrie, des pays qui seraient ainsi étroitement inféodés aux intérêts américains et israéliens dans la région. À passer aux profits et pertes, la paisible Jordanie et le petit Liban. Quid du rôle de l'Arabie saoudite et des émirats du Golfe. Fini le rêve du panarabisme nassérien et du Baas, mais cap, par contre sur le Eretz Israël rêvé par les héritiers du sioniste révisionniste Ze'ev Jabotinski et les extrémistes du Likoud. Parlant du rêve nassérien, l'Égypte serait-elle incluse dans cet OTAN élargie, deviendrions-nous les gardiens et protecteurs des chrétiens Coptes du pays, plus largement serions appelés à jouer ce rôle pour tous les Chrétiens d'Orient. Préoccupation mineure chez Donald Trump, les persécutions anti-chrétiennes seraient probablement présentées comme des «affaires intérieures»des États membres. 
La prudence devrait nous conduire à balayer du revers de la main cette proposition, tenons nous à plonger la main dans le contentieux turco-kurde. Notre pays n'a rien à faire dans cette galère.

Thursday, April 4, 2019

Pour un changement de perspective


L'administration américaine revient à la charge, cette fois, c'est l'Allemagne qui sert de clou et le vice-président Mike Pence qui sert de marteau.  Ce dernier accuse l'Allemagne de comportement « inacceptable » parce que cette dernière refuse de hausser son budget militaire à 2% de son PIB et se montre favorable au gazoduc russe (OTAN: Mike Pence juge « inacceptable »l'attitude de l'Allemagne, La Presse, 3 mars). On reconnaîtra un des mantras de la politique étrangère de Donald Trump accusant volontiers les membres de l'OTAN de «profiter» de la générosité américaine et de la protection de l'Oncle Sam sous le couvert d'une alliance militaire.  Réflexion digne d'un boutiquier et d'un ignare.



Les membres européens de l'OTAN, première manière(le Royaume Uni, la France, l'Allemagne de l'Ouest, la Belgique, les Pays-Bas, les pays scandinaves moins la Danemark  et Norvège) n'ont pas « profiter » de la protection américaine. Pendant un demi-siècle, ils ont servi de glacis à l'Amérique. C'est dans les plaines allemande et française que se seraient précipités les blindés du pacte de Varsovie.  Ce sont les villes et les civils européens se remettant à peine de la Seconde guerre mondiale qui auraient subis les bombardements de l'aviation soviétique. Il faut aussi se demander comment appeler des alliés qui sont arrivés comme des libérateurs en 1945, mais ne sont jamais véritablement repartis depuis, des occupants? Ce que les Trump et Pence de ce monde demande aux Européens, c'est d'acquitter la note des frais d'occupation. En acceptant le risque de servir de «bouclier» aux États-Unis et en permettant à ces derniers organiser leur riposte et de préserver leurs populations civiles , les Pays européens ont largement payé le coût de leur défense. Les pays européens n'ont pas « profité » des États-Unis.  Il serait peut-être exagéré d'écrire que les États-Unis ont «profité» des pays européens, mais il faut peut-être creuser l'idée. Consommateurs de matériel militaire américains pendant des décennies, les pays européens ont laissé sur l'autel de l'OTAN, le développement de leurs industries aéronautiques. Pas de contreparties pour les achats de chasseurs North American, Lockheed, General Dynamics, etc. au fil des ans, dernier en date de ces marchés de dupes, Le « marché du siècle » en 1975.  les Français ont réussi à développer la série des Mirage et, dans un autre registre, les blindés Leclerc. les Anglais et les Italiens ont maintenu à bout de bras une industrie aéronautique militaire pendant quelques années, mais en devant se contenter de pays du Tiers Monde comme seuls clients. 

Il est possible d'appliquer la même logique au Canada, la Création du NORAD en 1957 visait elle aussi à «protéger» l'espace aérien américain, c'est au-dessus de l'espace aérien canadien que bombardiers et missiles soviétiques se seraient déployés pour atteindre les villes du Mid-West américain et briser la puissance économique de l'Oncle Sam. Disposant ainsi de victimes consentantes au jeu de massacre d'une guerre conventionnelle et, peut-être d'une guerre nucléaire, le prix payé par les américains est finalement assez peu élevé. Il ne faudrait pas l'oublier alors que certains manoeuvrent pour nous engager dans une deuxième guerre Froide en diabolisant la Russie de Vladimir Poutine et en multipliant les provocations, les va-t'en guerre d'avant 1939 étaient qualifiés de bellicistes,  le terme pourraient resservir pour une Chrysta Freeland. Les opposants à la guerre en 1939 avaient lancé un slogan entré dans les livres d'histoire, »Mourir pour Dantzig» pour faire connaître leur volonté de ne pas mourir pour la ville et le couloir de Dantzig, objet d'un contentieux entre l'Allemagne et la Pologne et ses alliés franco-britanniques. Nous pourrions à notre tour lancer «mourir pour le Donbass» afin de faire connaître notre volonté de ne pas être partie prenante aux accrochages entre Russes et Ukrainiens.Et de ne pas nous trouver à une guerre ou il n'y a aucun enjeu canadien en cause.

Tuesday, March 12, 2019

Le chien dans le jeu de quilles


Son élection a d'abord de quoi surprendre dans l'Amérique de Donald Trump. Ilhan Omar est un véritable Ovni sur la scène politique américaine, l'élue démocrate du Minnesota est en effet l'une des deux femmes musulmanes à avoir été élu à la Chambre des représentants aux récentes élections de mi-mandat, l'autre étant Rashida Tlaib, démocrate du Michigan. L'élection de ces deux femmes démontrent l'évolution démographique de certains États américains. Ilhan Omar affirme sa différence en siégeant foulard islamique sur la tête. Son entrée en fonction a fait l'objet de débats. Quelle est la valeur de son serment de représentante sur la Constitution, quelle sera sa loyauté à cette Constitution, ses opposants les plus convaincus allant jusqu'à rappeler l'autorisation faite par la taqqiya  aux musulmans de prêter de faux serments à des Infidèles pour faire avancer la cause de l'Islam. La jeune élue n'a pas tardé à se faire remarquer.



Quelques semaines après son entrée en fonction, elle a, a deux occasions créées des polémiques qui ont secoué la classe politique américaine. Première salve, elle a affirmé que le puissant American Israel Political Action Comitee (AIPAC) finançait les responsables politiques américains pour être pro-Israël, pour Eliot Engel, président démocrate de la puissante commission des affaires étrangères de la chambre des représentants, cette déclaration s'inspire «d'une réthorique antisémite sur l'»argent juif» », deuxième salve, Ilhan Omar a affirmé que les militants pro-Israël « prônent l'allégeance à un pays étranger». Cette fois, l'élue démocrate a été accusé faire appel à la vieille réthorique de la « double loyauté » des Juifs et de leur absence de loyauté à l'égard de leurs pays d'accueil. Les propos d'Ilhan Omar rappellent curieusement les propos tenus il y a plusieurs années par le paléoconservateur Pat Buchanan polémiquant alors avec les néoconservateurs et qui affirmait que « le Congrès des États-Unis est un territoire occupé par Israël». Il faut ajouter que Ilhan Omar et Rashida Tlaib supportent le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) appelant entre autres à l'évacuations territoires palestiniens occupés par Israël.

Les déclarations d'Ilhan Omar ont causée une certaine commotion au sein du parti démocrate.  Nancy Pelosi, Le leader du parti à la Chambre des Représentants a fait adopter une résolution condamnant la «haine» , résolution jugée insuffisante par les républicains car elle ne condamne pas nommément Ilhan Omar et qu'elle ne prévoit aucune sanction à l'égard de cette dernière.  
Il aurait été étonnant que Donald Trump ne prenne pas position dans cette polémique. il n'a pas tardé à accuser le parti démocrate d'être devenu « anti-juifs»("Donald Trump accuse le parti démocrate d'être devenus «anti-juifs», Le Journal de Montréal, 8 mars), Ajoutant que les déclarations de Ilhan Omar sont une «honte ».  Difficile de savoir qui parle? Est-ce le président qui parle, le candidat à la réélection à l'élection présidentielles de 2020 ou l'homme? Le président américain le plus pro-Israël depuis la création d'Israël, a à son crédit: la promesse de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, le retrait de l'Accord nucléaire iranien, le retrait américain du conseil des droits de l'homme l'ONU au motif du parti-pris anti-israélien de ce dernier, le blocage des fonds destinés à l'Autorité palestinienne jusqu'à ce que cette dernière accepte de reprendre les négociations avec Israël. Le candidat à la réélection à l'élection présidentielle de 2020. Le candidat n'ignore pas l'importance du vote juif dans des swing states comme l'État de New-York ou la Floride avec ses retraités juifs, à moins que se ne soit l'homme, dont la fille Ivanka s'est convertie au judaïsme et dont le gendre , Jared Kushner est présenté par la presse américaine comme un juif orthodoxe. Pour reprendre les propos de Pat Buchanan, il faut considérer que Donald Trump est à lui seul un territoire occupé par Israël. En accusant les démocrates d'être « anti-juifs» Donald Trump joue probablement sciemment sur l'ambiguïté entre antisionisme et antisémitisme. Les déclarations d'Ilhan Omar relève du premier. Dans sa volonté de dénoncer l'influence d'israël et du lobby pro-israélien aux États-Unis, Ilhan Omar en dépit de son foulard islamique se montre peut-être plus patriote américaine qu'un matamore comme Donald Trump.