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Wednesday, November 11, 2020

Il va leur manquer

 

Ne vous fiez pas à ce que journalistes et chroniqueurs;  bon chic bon genre et mainstream  peuvent dire ou écrire. Donald Trump va leur manquer. Ils, et elles vont se sentir bien seuls sans leur tête de Turc favorite, Denise Bombardier a signé son au revoir à Donald Trump dans une chronique intitulée, «Donald Trump , le monstre» (Journal de Montréal, 7 novembre). Denise Bombardier ne perd pas de temps et sonne la charge dès les premières lignes de son texte:» Le monstre est un individu dont l'apparence voire le comportement surprend par son écart avec les normes d'une société. Ses caractéristiques peuvent être physiques, morales ou intellectuelles. Donald Trump correspond exactement à cette définition. Il a le physique de l'emploi avec sa tête orange et souvent rougie par une rage ou un dédain qui ne le quitte guère. C'est aussi un être non pas immoral, mais amoral car sa seule référence en termes de bien ou de mal est sa propre personne. Et intellectuellement, il arrive à peine à lire des textes théoriques. Il fonctionne selon son vécu et son intuition, ce qui lui permet d'instrumentaliser tous ceux qui l'entourent. Au cours des quatre dernières années a-t-il exprimé en publiques émotions réelles devant certaines situations humainement difficiles? On pense, par exemple, aux enfants migrants détenus dans des cages de fer. (érigées sous l'administration Obama). Autrementdit, à moins qu 'il n'existe un clone du président, il semble impensable que le trumpisme puisse survivre à Donald Trump . Mike Pence, un illuminé religieux bien discret ces derniers jours ne sera jamais Trump.




Pour la gauche bobo, Trump était l'incarnation idéale de la tête de Turc; partisan supposé du nationalisme blanc, opposé à l'immigration, méfiant à l'égard de l'islamisme, protectionniste, jouant volontiers les mâle alpha, il avait l'avantage de porter sur sa tête toutes les tares possibles au yeux du monde moderne. Sa notoriété faisait en sorte qu'il pouvait représenter l'adversaire idéal, la seule mention de son nom suffisant à faire apparaître l'Ogre parfait dans la pièce. La mention par Denise Bombardier du «bien discret» Mike Pence, montre que Donald Trump n'est pas prêt d'être remplacé dans l'imaginaire de la gauche occidentale. Une gauche qui déjà s'ennuie, il n'y a pas de doutes à avoir. Cette gauche va jeter avec avidité sur chacune des déclarations que pourra faire le citoyen Trump, pas de doute, il leur manque déjà.

Thursday, May 21, 2020

Covidifiée



Il est à souhaiter que nous retrouvions demain une presse libre. Je ne parle pas des débats sur le sort du groupe Capital médias et de l'intervention du gouvernement du Québec, ni de la guéguerre entre Québécor et l'ancien groupe Gesca. Affaires qui nous semblent aujourd'hui appartenir à un lointain passé. Ils s'en trouvera pour regretter les informations que nous fournissait la presse mainstream toute absorbée pas la « crise climatique, les pérégrinations de Mlle Thunberg, la promotion de l'inclusion et les apports des migrants à notre diversité, Islam inclus. Toute cette agitation journalistique est passée sous la faux de la couverture médiatique de la crise de la Covid-19, 
 La pandémie résultant de la Covid-19 fait peser une véritable chape de plomb sur nos médias écrits et électroniques. L'actualité n'existant plus qu'à travers le prisme des informations sur la Covid-19.  Cette uniformité   qui règne depuis quelques semaines n'est pas sans rappeler celle qui régnait dans la presse soviétique. 



Couverture qui devra faire l'objet d'une analyse et d'une auto-critique de la part des rédacteurs en chef de nos journaux et des patrons de nos réseaux de télévision. Cette «couverture» se résumant en fait à un quotidien et pénible rappel du nombre de nouveaux décès et d'hospitalisations, dans le plus grand manque de respect pour ces défunts rapidement transformés en froides statistiques pour les articles et les bulletins de nouvelles du lendemain. À ranger à ce chapitre, les interventions quotidiennes de notre trinité sanitaire et de Justin Trudeau. Variante sur le sujet, l'éclosion du Covid-19 dans un nouveau CHSLD, les mêmes journalistes flairant probablement de nouveaux décès à transformer en statistiques. Autre aspect de la couverture sur la Covid-19, ces entrevues à chaud avec des proches des victimes, les épanchements (il faut idéalement qu'ils versent quelques larmes sur le micro du journaliste, l'émotion fait vendre) de ces derniers ne nous apprenant rien, certains étant visiblement en quête de leurs «5 minutes de gloire». L'information internationale se résumant pour certains à présenter des tableaux du nombre de décès dans les pays étrangers , avec choix probablement délibéré des pays souffrant le plus de la pandémie (France, puis Italie et Espagne, les projecteurs sont aujourd'hui braqués sur la Russie). Rien pour dissiper un peu le climat de morosité dans le quel nous baignons depuis des semaines. On notera que la presse internationale (l'Agence France Presse, pour ne pas chercher midi à quatorze heures) s'intéresse de façon particulière à un pays comme le Brésil, trop heureuse de souligner à grands traits qu'il est dirigé par un président tenu pour être d'extrême-droite. Cette invasion a non seulement balayée le monde de l'information, mais elle occupe aussi celui du divertissement, combien d'émissions (Tout le monde en parle, Dans l'univers de, Bonsoir Bonsoir se déroule maintenant sans public en studio les animateurs de ces émissions (Guy A. Lepage, France Beaudoin et Jean-Philippe Wauthier) claironnant à qui veut les entendre qu'il se sont volontiers soumis aux règles de distanciation sociale et du refus des rassemblements. 

C'est un ami qui dans un courriel m'écrivait que nos société étaient covidifiées. Les artisans de notre télévision devraient faire leurs mea culpa avant de déplorer la fuite de leurs auditoires vers les Netflix et Youtube de se monde. Ils ne fuient pas, ils sont chassés.

Wednesday, May 1, 2019

L'Homme qui n'a rien compris


Toujours en verve lorsqu'il s'agit de s'épancher sur ses états d'âme et d'étaler sa malhonnêteté intellectuelle,   Richard Martineau va d'impair en impair. Martineau est de ceux qui confirment la véracité de l'adage voulant que « la culture soit comme la confiture, moins on en a de, plus on l'étale ».
 
 
 
 Il s'était adonné à l'exercice récemment dans un texte intitulé « Les révolutionnaires de salon » (Journal de Montréal, 23 avril), voir ce blogue, « Démocrate de salon ». Il récidive avec une chronique intitulée « La trahison de Québec solidaire. (Journal de Montréal, 27 avril), cette fois le prétexte est une tribune libre dans Le Devoir (Pourquoi je quitte Québec Solidaire, 26 avril), à l'occasion du départ d'un militant de longue date de Québec solidaire (QS), Jacques B. Gélinas, évènement mineur en soi, Martineau développe un argumentaire surprenant sur la gauche. il écrit que Gélinas « accuse entre autres Québec solidaire d'avoir trahi l'un des principes de base de base adopté lors de son congrès de fondation du partie 2006, à savoir la défense « de la laïcité complète de l'État et de ses services publics , du système judiciaire et du système d'éducation. » Pour Martineau,  Ce n'est pas seulement QSqui a trahi,  c'est la gauche au complet.» Puis  Martineau écrit que la gauche « ne prie désormais qu'à un seul autel, celui de l'antiracisme » et que de ce fait, elle n'en a que pour pour les femme arabo musulmanes. Absorbé par les débats sur la laïcité, Martineau voit l'arbre de l'Islam, mais il ne voit pas la forêt de l'anticléricalisme. Pour la gauche, le combat pour la laïcité n'a de sens que comme combat contre le christianisme et cela depuis les Encyclopédistes des Lumières et la Révolution française. C'est la lutte à « L'Infâme » de Voltaire qui est le fil conducteur de la gauche occidentale.  C'et ce fil conducteur qui explique les dégradations d'église de la Révolution française, Bien avant l'incendie qui a dévasté Notre-Dame de Paris, il y a quelques jours, la fureur des Sans culottes s'en était pris à la cathédrale notamment à sa façade, Le massacre du couvent des Carmes en septembre 1792, le massacre des Carmélites de Compiègne, massacre qui a inspiré Le dialogue des Carmélites à  Bernanos et la tentative de génocide des Vendéens, royalistes certes, mais aussi catholiques, témoignent de la violence anti catholique de la Révolution.  C'est cette même hargne antichrétienne que l'on retrouve dans la querelle des inventaires et la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État en France, modèle pour les Martineau de ce monde et les tenants de la laïcité à la française.  Ce serait une erreur de ne considérer que la France comme théâtre de cette guerre au christianisme, la « religion opium du peuple » de Marx a ouvert la porte aux excès de l'Union des militants athées (les Sans Dieu) dans l'union Soviétique de Staline, c'est la laïcité à la française qui inspirera la violente répression des Christeros mexicains dans les années 1920.   Dégradations et fermetures d'églises et de monastère orthodoxes, transformés en entrepôt et vidées de leurs objets du culte. c'est la laïcité à la française qui inspirera la violente répression des Christeros mexicains dans les années 1920. Martineau nous chante la vieille chanson de « je n'ai pas quitté la gauche, c'est la gauche qui m'a quitté ».  Sa chronique est une belle illustration de l'adage voulant que lorsque que quelqu'un pointe la Lune, le sage regarde la Lune et l'idiot le doigt.  Richard Martineau voit le doigt du voile, mais la Lune est ailleurs.  QS et la gauche n'ont rien trahi, la gauche est toujours à son combat anti chrétien évoqué plus haut,.
Le combat est entré dans un « moment musulman », c'est l'Islam désormais qui servira à combattre le christianisme,  au Québec cela se manifeste par cet échange du crucifix de l'Assemblée nationale pour le voile musulman,  en France, certains caressent l'idée d'un « Islam de France » qui serait peut-être soustrait aux dispositions de la Loi de 1905. « Moment musulman » illustré par la participation du pape François à la Conférence mondiale des religions à Abu Dhabi en février dernier. 
Sa compagne Sophie Durocher, est plus cohérente que lui et semble mieux maitriser ses fondamentaux, elle écrit en effet « on peut faire son apostasie(comme je l'ai fait la semaine dernière)» (Notre-Dame de Paris: une litanie d'absurdités, Journal de Montréal, 17 avril). Les Martineau Durocher clameront-ils bientôt en choeur, « une famille qui apostasie est une famille unie »?