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Wednesday, March 22, 2023

Poser la question

 



Un article du Journal de Montréal nous apprenait récemment (19 mars) que les Canadiens sont favorables à la peine de mort.
 
 

 
«les résultats d’un nouveau sondage mené terme par Research Co. démontrent qu’une majorité de Canadiens se montrent en faveur de la peine de mort. 54%des répondants se disent prêts à revoir le système de justice pour réinsérer la peine capitale aux criminels coupables de meurtre. Il s’agit d’une hausse de trois points de pourcentage par rapport à un sondage similaire effectuée février 2022. Selon les données de Research Co., le Québec figure parmi les provinces ayant le plus bas taux d’approbation pour cette procédure judiciaire: seulement 43% des résidents de la province sont en faveur de ramener la peine mort. Les chiffres augmentent à 62% en Alberta, à 60%en Saskatchewan et au Manitoba[…]»(LesCanadiens favorables à la peine de mort? Journal de Montréal , 19 mars).
54% en démocratie cela constitue une majorité, Se trouvera-t-il un homme politique canadien ou une femme (ne faisons pas les difficiles) pour proposer lors de la prochaine campagne électorale le rétablissement la peine de mort dans son programme électoral. Oublions les libéraux et les néo-démocrates, oublions aussi les conservateurs de Pierre Poilievre. après des années à trébucher sur avec la délicate question de l’avortement. Le seul homme à pouvoir soulever la question serait le «mouton noir»de la politiques canadienne. Maxime Bernier osera-t-il inscrire au programme du Parti populaire du Canada le rétablissement de la peine de mort au Canada? 
 

 

Mad Max fera bien ce qu’il voudra, le véritable intérêt du sondage Research Co. n’est pas là, il nous apparaît résider dans la convaincante démonstration qu’il fait de l’opposition entre l’opinion des Canadiens «ordinaires»et celles de la classe politique. Le sondage Research Co. montre bien le fossé existant entre les premiers et les seconds. il y a d’autres questions que Research Co. devraient poser aux Canadiens afin de nous permettre de prendre la mesure de ce fossé entre es Canadiens «ordinaires» et ceux censés les gouverner. Research Co, pourraient sonder les Canadiens sur l’immigration massive que connaît notre pays (avec une sous question sur le chemin Roxham, les Canadiens pourraient aussi être sondés sur la question de l’avortement tardif et sur celui de l’avortement sexo-sélectif. Notre conviction est que les résultats de ces sondages, comme celui sur la peine de mort, montrerait les années-lumière qui séparent Classe politique et Canadiens «ordinaires». Il y a fort à parier que ces questions ne seront jamais posées au Canadiens.

Tuesday, March 29, 2022

La vie continue

 



Alors que nos regards sont braqués vers l’Ukraine et que nos gouvernements préparent mal semble-t-il l’accueil des réfugiés ukrainiens; force est de constater que la vie continue:»Des milliers de migrants ont traversé la frontière de manière illégale pour arriver au Québec au cours des derniers mois Jamais le chemin Roxham n’a connu une telle vague de migrants à cette période de l’année.Malgré le froid, la neige et les températures souvent glaciales, des milliers de migrants ont traversé irrégulièrement la frontière canada-américaine depuis le début de l’année.Selon de nouvelles données rendues publiques , plus de 4500 personnes ont demandé l’asile durant les mois de janvier et février, […].» (Record de demandeurs d’asile au chemin Roxham, Radio-Canada, 27 mars)
 

 
 
Alors qu’il faut déjà prévoir un parcours à obstacles bureaucratiques pour les réfugiés ukrainiens, le chemin Roxham demeure ouvert et semble faire destiné à faire le bonheur des passeurs au cours des mois d’été  à venir.

Tuesday, May 26, 2020

Une bonne crise


C'est Winston Churchill qui affirmait, «qu'il ne fallait jamais gaspiller une bonne crise».
Il a visiblement été entendu par des manifestants demandant à Justin Trudeau de régulariser le statut de demandeurs d'asile. «un cortège de voitures et de vélos a défilé dans un quadrilatère entourant le bureau de circonscription de Justin Trudeau pour lui demander d'accorder la résidence permanente aux demandeurs d'asile en ces temps de pandémie. Dans le stationnement près du bureau du premier ministre, un cercueil symbolique avait été déposé. «Pour nous, c'est une question d'humanité, pour ces travailleurs migrants qu'on appelle les anges gardiens qui se sacrifient pour le Québec» a dit le président de Debout pour la dignité, l'organisme derrière la manifestation, Wilner Cayo. Il demande au gouvernement de mettre un terme à la peur des demandeurs d'asile d'être renvoyés  la pandémie régularisant leur statut (Demandeurs s'asile: manifestation pour la résidence permanente, La Presse, 23 mai). «Des membres du Comité action pour les personnes sans statut et Extinction Rebellion (comme on se retrouve, le réchauffement climatique ne leur suffit pas) faisait partie de la manifestation. Nous de la diversité, sortons au champ de bataille  au risque de notre vie» a dit Frantz André du Comité action pour les personnes sans statut.». lI ne manque pas une corde au violon des avocats des migrants. De la «diversité» aux «anges gardiens» au «champ de bataille» en n'oubliant évidemment pas «au risque de notre vie». Fins stratèges les porte paroles de ces migrants sans statut (il faut comprendre ici, illégaux) s'adressent à Justin Trudeau, le maillon faible de notre politique d'immigration.Ne voulant probablement pas être en reste dans cet assaut contre nos lois sur l'immigration: «Le député néo-démocrate de Rosemont-La petite Patrie, Alexandre Boulerice, était présent pour appuyer les manifestants. À son avis, le gouvernement libéral de Justin Trudeau ne pourra pas s'opposer bien longtemps à cette demande et le NPD a bien l'intention de maintenir la pression. Il est intéressant de noter que l'article de La Presse est illustré d'une photographie qui prouve encore une fois qu'une image vaut mille mots.  Cette photo montre l'un des organisateurs de la manifestation prenant la parole, à ses côtés un manifestant tenant une pancartes laquelle est écrit «mort pour vous sauver. Died to save others et Li mouri pour solven»derrière ce manifestant, un autre manifestant brandit un drapeau haïtien, qu'il fait bon vivre au Québec. Soucieuse de joindre sa voix à celle de cette petite chorale progressiste (Trudeau, Boulerice), «la députée indépendante (ex-péquiste) Catherine Fournier a déposé une motion visant à reconnaître la contribution de « centaines de demandeurs d'asile, «majoritairement d'origine haïtienne» travaillant comme préposés aux bénéficiaires. Elle demandait précisément d'interpeller Ottawa pour « régulariser rapidement leur statut, dans un souci de reconnaissance ». La motion a été rejetée par la Coalition avenir Québec. Le premier ministre Legault a prétendu qu'une telle mesure exceptionnelle pourrait encourager les demandeurs d'asile franchir la frontière. » (Manifestation pour régulariser le statut des réfugiés « anges gardiens », Huffpost. 23 mai). Nos progressistes viennent de nous démontrer qu'ils (ou elle) ne reculeront pas devant l'utilisation d'un sensationnalisme larmoyant. Honnêtement, je dois avouer  que je ne suis pas mécontent que l'abusif et racoleur «anges gardiens» viennent hanter François Legault.  C'est à nous qu'il revient de s'opposer à une telle mesure, la crise de la Covid-19 doit demeurer ce qu'elle est, une crise dramatique et meurtrière qui passera à l'histoire, mais surtout pas une «bonne crise».



Las, le «ver est déjà dans le fruit, la résolution du gouvernement Legault n'aura pas duré. François confirme qu'il n'est qu'un colosse aux pieds d'argile.«Les dossiers seront revus «un par un», a fait savoir le premier ministre Legault lundi. Le gouvernement du Québec analysera les dossiers des demandeurs d'asile qui travaillent dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) en vue de les accepter comme immigrants plutôt que comme réfugiés. La question a d'ailleurs rebondi lundi à la Chambre des communes. La députée bloquiste Christine Normandin a notamment souligné qu'environ 800 préposés «qui mettent leur vie en danger» dans les résidences pour personnes âgées « ne sont même pas citoyens du Québec et du Canada.» [...]. Selon des informations obtenues par Radio-Canada , il semble que des discussions ont déjà cours au sein du Parti libéral afin de développer un programme qui permettrait retraiter ces dossiers plus rapidement. Le projet recevrait aussi  l'appui du Nouveau Parti démocratique (NPD)».(Québec pourrait régulariser le statut des demandeurs d'asile qui travaillent en ChSLD, Radio Canada, 25 mai). Le gouvernement Trudeau épargnera cette tâche au Gouvernement Legault, en effet:" À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le premier ministre Justin Trudeau estime qu'Ottawa peut trouver une façon de régulariser le statut des demandeurs d'asile irréguliers qui travaillent d'arrache-pied dans les centres de soins pour ainés.» (Demandeurs d'asile: Trudeau ouvert à une régularisation, La Presse, 26 mai). Avec Justin Trudeau, pas besoin de ver dans le fruit, le fruit est déjà pourri.

Saturday, May 9, 2020

Du front tout le tour de la tête


Le sans-gène de certains ne connaît pas de limites. Dernière manifestation de ce sans-gène, des organismes d'aide aux migrants demandent au premier ministre Justin Trudeau  de régulariser le statut des Haïtiens qui font front pour lutter contre la pandémie. Selon eux, le Canada devrait récompenser les efforts de tous ces demandeurs d'asile qui portent à bout de bras les CHSLD et les résidences pour ainés.» Beaucoup d'entre eux ont frôlé la mort et ont perdu des collègues. Nous peinons à imaginer que nos anges gardiens puissent être expulsés du pays sitôt la bataille gagnée», lit -on dans la lettre consignée par une dizaine d'organismes formant la Concertation haïtienne pour les migrants. Ces derniers:»font appel à la «sensibilité» du premier ministre et lui rappellent que, dans la foulée de la levée d'un moratoire en 2014 empêchant les expulsions vers Haïti, il avait permis à près de 3 000 Haïtiens de régulariser leur situation par l'entremise d'un programme spécial. «Je pense que c'est le bon moment de demander un autre programme spécial»dit Marjorie Villefranche, directrice de la Maison d'Haïti «Là , il s'agit de retrouver les personnes qui sont dans les services essentiels. Ça ferait pas une tonne de personnes, peut-être quelques milliers» (Trudeau sommé de régulariser les «anges gardiens» haïtiens, Le Devoir, 8 mai). Cela commence à faire plusieurs milliers nouveaux arrivants car il ne faut pas oublier les 8 000 Haïtiens entrés illégalement au Québec par le chemin Roxham (ce que l'article a l'honnêteté de rappeler, NDA). Pourquoi se casser la tête à passer la frontière au chemin Roxham, s'y faire cueillir par la police et vivre ensuite dans l'attente et l'incertitude d'un statut alors qu'il suffirait d'entrer au pays, de déposer son CV au CHSLD le plus proche et y travailler quelques heures pour voir régulariser sa situation. Il semble que le sans-gène comme le Canada n'ait pas de frontières.Cet article soulève certaines questions. Je ne suis pas convaincu comme les animateurs de la Concentration haïtienne pour les migrants que ces nouveaux arrivants se soient précipités dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées, je les imagine plutôt confortablement installés dans certains appartements du quartier St-Michel et de Montréal Nord contribuant aux problèmes de ces derniers lieux avec la Covid-19. Le sans-gène pourrait s'avérer payant, l'auteur de l'article (Lisa-Marie Gervais) écrit en conclusion à son article:»Le cabinet du premier ministre Trudeau a renvoyé notre demande d'entrevue à celui du ministre de l'Immigration. Ce dernier s'est contenté de saluer leur »courage », sans se prononcer sur leur possible régularisation.» Le ver est dans le fruit. Difficile ici de ne pas penser à Churchill qui considérait qu'il ne fallait jamais gaspiller une bonne crise.
 
 

Thursday, March 19, 2020

La curieuse frontière de Justin Trudeau


J'ai acquis à l'école primaire l'idée que les frontières, à l'instar de ce que je voyais dans nos livres de géographie, étaient des lignes continues séparant les États. Conviction battue en brèche par les politiques de Justin Trudeau. Probablement acculé au pied du mur par l'ampleur de la crise du Covid-19, Justin Trudeau a fini par se résoudre à «fermer» les frontières canadiennes, curieuse fermeture qui oblige la ville de Montréal à «doubler» les contrôles sanitaires à l'aéroport Montréal-Trudeau(la situation ne semble pas plus brillante à l'aéroport international Toronto Pearson), les services douaniers canadiens continuant de se montrer laxistes à l'endroit des voyageurs (étrangers ou nationaux) arrivant au Canada. Le laxisme de Justin Trudeau ne se limite pas qu'aux aérodromes, la question du chemin Roxham et ses 60 à 80 illégaux par jour, véritable plaie ouverte dans notre dispositif frontalier, n'est pas résolue. 
 
 
 
Le gouvernement Trudeau est muet sur le chemin Roxham dans sa décision de fermer la frontière canadienne avec les États-Unis (Le rang Roxham demeure une passoire, Journal de Montréal, 17 mars). Faudra-t-il comme à Montréal Trudeau «doubler» le mince et visiblement inefficace rideau de gendarmes de la GRC par un rideau d'agents de la SQ? Mesure qui, dans le contexte, nous semble s'imposer autant que le lavage des mains. Nous souhaitons la plus grande «distanciation sociale» avec ces illégaux du chemin Roxham. La plus efficace des «distanciation sociale» est qu'ils demeurent aux États-Unis et ne mettent pas les pieds chez nous. Notion peu susceptible d'entrer dans l'esprit de l'idéologue des «frontières ouvertes» qui nous gouverne. Puisque l'influence américaine l'oblige à «fermer» la frontière avec notre voisin du sud, Justin Trudeau nous fait cadeau du concept de frontière en pointillé, hérésie politique et juridique, je préfère pour ma part, les enseignements de mes professeurs de géographie et les illustrations des Atlas de ma jeunesse avec leurs frontières continues, nous avons depuis avec la mondialisation appris que les frontières continues peuvent s'avérer bien poreuses avec des création comme l'»espace Schengenm, mais pour reprendre l'expression bien connue cela est un autre problème. Laissons tout de même sa curieuse frontière à Justin Trudeau.