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Sunday, November 27, 2022

Avantage woke 

 



Il n’y a pas d’autre façon de présenter la décision de  ne pas réinstaller la statue de John A. Macdonald sur son socle du Square Dominion à Montréal. «La statue de John A. Macdonald ne devrait pas être réinstallée sur son socle de granit du Square Dominion, a récemment conclu un comité d’experts et de fonctionnaires municipaux.» (Pas de retour de John A. Macdonald sur son socle, propre un comité, La Presse, 21 novembre). «Les membres du comité croient qu’il faudrait plutôt conserver les éléments restants du monument et y ajouter une plaque commémorative. ils voudraient aussi «favoriser une réinterprétation pluridisciplinaire utilisant notamment des marqueurs physiques et virtuels» pour reconnaître les groupes discriminés par sa politique. Cet avis préliminaire fera l’objet de consultations auprès des élus et du public dans les prochaines semaines. […] La figure de Macdonald (1815-1891) - premier ministre du Canada et fondateur du Parti conservateur du Canada - est devenue controversée  dans es dernières années. « Son rôle central dans la mise en place de politiques discriminatoires envers plusieurs peuples , notamment les Autochtones, les Métis, les Canadiens français et les travailleurs chinois, en fait un personnage controversé de l’histoire canadienne», indique le comité. «Le comité chargé d’étudier le dossier était composé de sept membres externes-  dont la sénatrice Michèle Audette et trois universitaires- et de quatre fonctionnaires de la ville de Montréal.»  La réinterprétation pluridisciplinaire et les marqueurs physiques et virtuels proposés par le comité nous vaudront probablement des marqueurs parfaitement compatibles avec l’air du temps et la rectitude politique dominante. Puisque le socle de granit et le baldaquin seront conservés; le comité ne devrait-il pas plancher sur une proposition allant dans le sens d’installer sur le socle, la statue d’une figure incarnant l’un des groupes visés par les politiques discriminatoires de John A. Macdonald, ce serait la plus beau pied de nez à l’ancien premier ministre. «On ne détruit réellement que ce que l’on remplace», affirmait Napoléon III. En réfléchissant bien, le comité devrait bien être en mesure de trouver un figure représentative et significative parmi les Autochtones, les Métis, les Canadiens français, sans chercher bien longtemps, le personnage de Louis Riel me vient à l’esprit. Une statue de Kondiaronk (L’un des principaux signataires autochtones de la Grande paix de Montréal) pourrait être installée sur le socle de granit du Square Dominion. En cherchant bien, il doit bien être possible trouver un personnage de l’histoire montréalaise ou québécoise digne de remplacer John A. Macdonald. Le fait de ne pas restaurer et de ne pas remplacer la statue du chef Tory sur son socle est une indéniable victoire de l’esprit woke qui triomphe pour l’heure. 
 

 
 
Mais il y pire, à cette première victoire, il faut ajouter une deuxième victoire: «Le déboulonnement de la statue de John A. Macdonald , qu’un comité de la Ville de Montréal recommande de ne pas réinstaller , est un crime qui demeurera selon toute vraisemblance  impuni, puisque l’enquête policière a été abandonnée.» Deux ans plus tard, Aucune arrestation ni accusation n’a été portée contre les auteurs du geste de vandalisme , a indiqué au Journal le service de police de la Ville de Montréal. «L’enquête est désormais close» nous répondu la division des communications du corps policier qui justifie cette décision par un «manque de preuves»( Aucune conséquence pour avoir décapité la statue de John A. Macdonald. Journal de Montréal, 23 novembre).
 

 

Saturday, April 23, 2022

Révolution culturelle bis

 



Les belles heures du maoïsme son bien loin derrière nous, ce qui ne signifie pas pour autant que les moeurs des «Gardes rouges» soient, elles, devenues choses du passé.
«Menaces, intimidation, local vandalisé: des étudiants en science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) disent être la cible de harcèlement de la part de militants extrémistes. Ébranlés, une demi-douzaine d’étudiants ont décidé de quitter l’UQAM pour continuer leurs études dans une ambiance plus paisible. Selon ce que Le Devoir a appris des tensions entre une association étudiante de l’UQAM et des militants qui se qualifient de «woke» ont dégénéré au cours des derniers jours. Le local de l’Association étudiante du module de science politique (AEMSP) a été vandalisé durant la nuit de mardi à mercredi, la semaine dernière. Une enquête interne est en cours pour trouver les auteurs du saccage. La police a aussi été avisée.» (Je ne me sens pas en sécurité à l’UQAM, Le Devoir, 19 avril). «Je suis stressé. J’ai peur pour mon intégrité physique et personnelle. Je n’ai plus envie de mettre les pieds à l’UQAM parce que je ne me sens plus en sécurité» dit Jérôme Dufour, qui a démissionné de son poste de coordonnateur général de l’AEMSP.»
 

 
 
«Tout comme une demi-douzaine de ses collègues, il a décidé de quitter l’UQAM après avoir été la cible de harcèlement au cours des derniers mois. Le saccage du local de l’AEMSP, la semaine dernière, a été la goutte de trop: porte défoncée, ordinateur et imprimante jetés par terre, meubles renversés, graffitis sur les murs. «Fuck la CAQ», «Fuck QS», «vive les woke», «fuck toute», «vandalisme», «ACAB» (All cops are bastards) ont notamment écrit les visiteurs non invités.
 

 
 
 Ces «étudiants» se montrent les dignes héritiers des Sans-culottes et des Gardes rouges. Faisant passer le wokisme à la vitesse supérieure. Jusqu’ici, le wokisme pouvait à la rigueur passer pour un aimable passe-temps d’étudiants universitaires «éveillés» censurant un de leurs enseignants. Les agissements de ces modernes «Gardes Rouges» s’inscrivent dans le cadre d’une véritable «Révolution culturelle» contre «l’homme blanc» et l’Occident. Il faudra songer rapidement à la résistance à constituer contre le fléau wokiste; les propositions de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, sur la liberté académique dans le milieu universitaire  québécois, apparaissent bien légères. Elles ne sont d’ailleurs pas concues pour protéger les étudiants contre les violences des étudiants woke.

Tuesday, May 18, 2021

Le vrai Québec solidaire


Malgré ses deux coporte-paroles paroles et ses dix députés à l'Assemblée nationale, Québec solidaire (QS) demeure un parti mystérieux, avec ces parts d'ombre.
Nous avons eu eu une rare occasion de plonger le regard dans les coulisses de QS à la faveur des querelles internes autour du collectif anti raciste et décolonial? (CAD) Ce collectif ayant apporté son appui au professeur Emir Attaran (monsieur «le Québec est l'Alabama du nord»).
Faut-il au-delà de ces excès, considérer le CAD non pas comme un corps étranger greffé sur QS, mais au contraire comme un concentré de la vraie nature de QS? En effet, si le CAD au-delà des précautions de langage qui ont court en politique incarnait l'esprit même et la véritable nature de QS? Non pas un aimable parti social démocrate, mais un parti férocement gauchiste.
 
 
« Le collectif accuse Québec solidaire de faire preuve lui-même de racisme systémique à l'intérieur de ses propres instances et ce, même si le parti en a fait l'un de ses chevaux de bataille à l'Assemblée nationale.» (Conflit à Québec solidaire: le Collectif antiraciste décolonial blâmé, Le Devoir, 16 mai) Si le CAD peut ainsi considérer que QS pratique le racisme systémique à l'interne, quelle peut-être son opinion de la population québécoise en général? Elle se trouve probablement dans l'approbation des propos du professeur Attaran. Le Québec ne saurait être autre chose que l'Alabama du nord.
Cette brève incursion dans les coulisses de QS s'avère cependant décevante; des journalistes vraiment curieux se seraient intéressés au nombre de collectifs grenouillant au sein de QS? Combien de visages QS a-il en définitive? Nous connaissons maintenant celui du CAD, y en a-t-il d'autres, Que les Québécois devraient connaître?Au delà du psychodrame du weekend. il faut surtout noter que QS se place en ordre de bataille pour la prochaine ronde électorale; le parti ira à la bataille avec un seul chef, Gabriel Nadeau-Dubois, exit Manon Massé. De plus le parti pourra tenter de tailler des croupières au Parti québécois en se présentant comme un adversaire modéré au Parti québécois(social démocrate et modérément, très modérément souverainiste) pas de cadavre antiraciste et décolonial dans les garde-robes de QS.
 

 
 

 

Tuesday, September 1, 2020

Ils l'ont eu



Le mouvement pour déboulonner les statues de racistes et d'esclavagistes a connue une victoire à Montréal aujourd'hui (29 août). «plus d'une centaine de personnes ont participé à la marche, qui a duré plus de deux heures, partant des environs de la place des Arts pour se terminer à la place du Canada. Jessica Quijano, qui fait partie de la Coalition pour le refinancement de la police, y a vu la conclusion logique de la marche , même si elle n'était pas au courant de l'action au préalable. «C'est tout relié» a-t-elle dit. C'est un symbole de racisme le mouvement pour définancer la police veut dire de se battre contre le racisme systémique. Il représente un symbole d'oppression, d'esclavage», a ajouté Mme Quijano, demandant: est-ce qu'on mettrait une statue d'Hitler dans un parc?» (Mme Quijano ignore-t-elle que tout ce qui est excessif est insignifiant) (La statue de John A. Macdonald déboulonnée lors d'une manifestation Montréal, La Presse, 29 juin). S'identifiant profondément à ce qui se passe chez nos voisins du sud, «Defund the police» a scandé la foule. «No justice, no peace, abolish the police» ont répété les manifestants en marchant dans la rue Sherbrooke . Certains portaient des masques avec les lettres BLM, l'acronyme de Black lives matter.[...]»  La statue de John A. Macdonald a en effet été déboulonné et décapité. Il n'est pas exagéré de dire que cette statue était en sursis. pas une semaine depuis plusieurs mois sans qu'elle ne soit vandalisée par des jets de peinture .  Le site anarchiste Montreal counter information a littéralement fait de la relation de ces opérations de vandalisme son pain quotidien.

Le SPVM semble plutôt indifférent au geste et il semble vouloir pratiquer une politique de «mains dans les poches» dans cette affaire. «Le service de police de la Ville de Montréal(SPVM) a indiqué qu'il n'y avait eu aucune intervention ni arrestation relativement à ce geste de vandalisme, qui n'est pas le premier visant le monument. (La statue de JohnA. Macdonald déboulonnées et décapitée au centre ville, Journal de Montréal, 29 août) Attitude inquiétante car les anarchistes ne se contentent pas de vandaliser la statue de John A. Macdonald. Ils apprécient aussi doxxer et tabasser ceux qu'ils considèrent comme des nationalistes blancs et des «néo-nazis», ce sont eux qui se dressant en tribunal populaire décident qui est «nationalistes blancs» ou «néo-nazis», à ce jeu quelqu'un finira un jour par être gravement blessé ou pire, qu'importe; après tout qu'elle est valeur de la vie d'un «nationaliste blanc». 




L'Alberta  a manifesté son intérêt pour la statue de John A. Macdonald, offre tentante, mais que la ville de Montréal refuser ne serait-ce que pour ne pas donner  l'impression de céder devant le vandalisme anarchiste et les déboulonneurs de statue, il faut que la statue de John A. MacDonald soit réinstallé sur son socle et qu'a l'avenir elle soit protégée par l'installation d'une clôture assez haute pour dissuader les vandales de jouer les peintres en bâtiments, pas par sympathie pour John A., mais par respect pour le patrimoine historique montréalais. Une clôture du même type devrait aussi être installé au Parc Lafontaine afin de protéger la statue de Dollard-des-Ormeaux qui a déjà été la cible de vandalisme. (voir sur ce blogue, Révisionnisme historique, 1er juillet).

Wednesday, July 1, 2020

Révisionnisme historique



Il faut visiter régulièrement le site anarchiste «Montréal contre information», il y a là des perles. Nos anarchistes locaux se la jouent volontiers dramatique et leur réflexion politique ne dépassent guère le niveau de l'apologie du vandalisme . Le mode de fonctionnement de «Montréal contre information» est en soi intéressant, les actions vandales sont revendiquées par des «soumissions anonymes», le procédé semble efficace car il n'y a pas eu de réactions policières suite au nombreuses actions visant à vandaliser la statue de John A. MacDonald, Place du Canada, et à Montréal à certaines agressions contre des «fascistes» montréalais, des actions qui se répètent assez régulièrement pour convaincre un observateur que la principale, sinon la seule activité des anarchistes du cru est de vandaliser cette statue, John A. MacDonald étant considéré comme un raciste s'étant attaqué surtout aux peuples des Premières nations. Les Vandales ont peut-être trouvé une nouvelle tête de Turc. Abandonnant John A. MacDonald pour quelques instants, il ont tourné leur ire vers Dollard-des-Ormeaux. 
Ne dédaignant pas pas la grandiloquence, les auteurs de la «soumission anonyme» écrivent: «Nous avons frappé un symbole colonial et impérialiste pour dénoncer la transformation de nos lieux publics en lieu de vénération fasciste [...] Adam Dollard-des- Ormeaux s'inscrit dans cette lignée de symboles anti-autochtones et militaristes cléricaux. Héros de guerre coloniale de contrefaçon ayant comme unique fait d'armes de s'être fait exploser avec un tonneau de poudre noire , telle une bombe humaine, pour empêcher l'avancée des guerriers mohawks. Cette ancienne chimère de propagande cléricale visait à mobiliser les Canadiens français vers la première boucherie mondiale de 1914-1918, glorifiant la bravoure et l'esprit de martyr de la grande «race» française devait adopter pour réaliser pour réaliser son Amérique française, tel que l'avait échafaudé le rétrograde Abbé Lionel-Groulx.[...] Cette comédie n'est qu'une vieille figure du clergé catholique et de l'intelligentsia nationaliste francophone, se pavanant main dans la main devant un monument rêvant d'une Amérique blanche et catholique tout en condamnant la «juiverie mondiale» porteuse du  marxisme qui corrompait le prolétariat francophone, les (sic) rendant «athées». Naturellement , les Anglais, qu'ils soient bourgeois ou prolétaires, devaient être «purgés» de cette terre conquise  au nom du Roi de France et de l'Église catholique romaine. 
 
 
 
Il va sans dire que la statue de Dollard-des-Ormeaux est une honte nationale québécoise un vestige facho-chrétien. Les révolutionnaires québécois.es doivent traquer ces symboles réactionnaires et les détruire pour pour mettre en avant une réelle marche vers la réconciliation, [...] De ce fait , cette statue doit tomber dans les poubelles de l'histoire afin d'être remplacée par des figures libératrices. Des figures telles qu'Obandiyag (Pontiac) qui a mené une des plus grandes rebellions contre l'occupation européenne, ou bien encore un monument en l'honneur du lundi de la matraque. [...] Dollard peut donc bien être déboulonné pour faire honneur en sa place à cette révolte historique.  
Notre action se veut également un pied de nez aux militants catho-fascistes montréalais qui se pavanent  sur les réseaux sociaux en se photographiant devant cet ignoble ersatz de monument colonial et une provocationouverte envers ces sombres merdes. Le fascisme c'estla gangrène: on l'élimine ou on en crève! » (Action anti-coloniale au parc Lafontaine, Montréal contre-information).  Ce curieux exemple de révisionnisme historique anarchiste au-delà du fait qu'il donnerait l'urticaire à un étudiant un peu sérieux de l'histoire de la Nouvelle-France, du Canada français, puis du Québecf rancophone, prouve surtout l'ignorance de ses rédacteurs et leur désinvolture avec l'histoire. Sur Lionel Groulx, ils semblent n'avoir lu que l'ouvrage partisan et très contesté d'Esther Delisle, Le traître et le Juif,
D'accord pour ériger une statue à Pontiac à Montréal, non pour avoir l'animateur d'une des ¨plus grandes rebellions contre l'occupation européenne, mais pour avoir mené un grande rébellion anti britannique et voulu le maintien des Français en Amérique du nord, Pontiac a lutté en fait pour maintenir ce que Dollard-des-Ormeaux à sauvé au Long-Sault  en 1660.  À Montréal contre-information, nous sommes tentés de dire: «L'anarchisme c'est la gangrène, on ampute ou on en crève».

Monday, June 1, 2020

Tout les prétextes sont bons



Tous les prétextes toutes les occasions sont bons et, lorsqu'ils n'y en pas qu'importe, on les inventera ou on les importera. Qui exploite ainsi tous les prétextes et toutes les occasions?
Les militants anti racistes ont pressé le citron de l'affaire George Floyd, cet Afro-Américain mort des suites d'une intervention policière à Minneapolis. L'évènement s'est déroulé à des centaines de kilomètres de Montréal, qu'importe, la solidarité raciale des Afro-Américains et de leurs cousins afro-québécois ne connaît pas les frontières.
Une manifestation s'est déroulée à Montréal, dimanche le 31 mai. «Des milliers de personnes manifestent dimanche soir à Montréal pour dénoncer le racisme et la violence policière, après la mort de George Floyd, cet homme afro-américain qui a péri lors d'une intervention policière à Minneapolis lundi dernier.» (Des milliers de Montréalais manifestent contre le racisme, Le Devoir, 31 mai).» Il faut examiner un peu les photos utilisées par les quotidiens montréalais pour constater la prépondérance des pancartes en anglais. Sur la photographie reproduite par Le Devoir, nous avons même droit à un»Latinos for Black lives», alors qu'une autre affiche en espagnol celle-là se termine par un «mobilisateur»:«Tu lucha es mi lucha». Impression confirmée par la photo retenue par La Presse et par les bulletins de nouvelles télévisées. Les bulletins sont intéressants à regarder car, aux pancartes, il faut ajouter les nombreux manifestants défilant le poing fermé, imitateurs consciencieux des pratiques outre-frontière, certains ont même poussé l'imitation jusqu'à poser un genou en terre comme Colin Kaepernick, ce footballeur américain connu pour sa protestation contre la violence policière aux États-unis dans la foulée du mouvement Black lives matter. Il faut conclure que cette manifestation est étrangère à la réalité de Montréal. Elle prouve que la «communauté» afro-québécoise préfère s'identifier à la réalité américaine et demeure étrangère à la majorité québécoise. Cette volonté d'isolement est acceptée sinon encouragée par certaines administration publique; il faut lire à cet effet le communiqué du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) en date du 31mai. Il y est écrit :»nous respectons les droits et le besoin de chacun de dénoncer haut et fort cette violence et serons à vos côtés pour assurer votre sécurité.» Les dénonciations «haut et fort»sont rapidement devenues pillages et incendies dans plusieurs villes américaines, est-ce cela que cautionne ce communiqué mal rédigé et d'une navrante obséquiosité à l'égard de la «communauté noire». Servilité qui finalement n'aura servi à rien, la solidarité avec les manifestants américains contre la brutalité policière et la mort de George Floyd n'était visiblement pas suffisante pour certains manifestants qui sont passé sans trop de peine de la solidarité à l'imitation en se métamorphosant en vandales, en casseurs et en pillards. 
 
 
 
À garder en mémoire la désolante déclaration de François Legault, dans un tweet du 31 mai; toujours insensible à la dimension symbolique du politique, il écrit:»La mort de George Floyd est une tragédie d'une tristesse sans nom. Ça nous rappelle que le racisme est un mal qui existe encore. Tous les humains sont égaux peu importe la couleur de la peau, Continuons le combat pour enrayer le racisme.» Rangez violons et mouchoirs, les violences qui ont marqué la fin de la manifestation anti raciste du 31 mai à Montréal entrent-elles dans le « Continuons le combat pour enrayer le racisme» François Legault n'étant ni maire de Minneapolis, ni gouverneur de l'état du Minnesota, nous serions en droit de lui demander: De quoi j'mèle?

Saturday, April 27, 2019

Le démocrate de salon


Du haut de sa chaire de chroniqueur au Journal de Montréal, Richard Martineau a décidé de donner une leçon de «démocratisme» et de courage politique à ceux qu'il qualifie de « révolutionnaires de salon » (Les Révolutionnaires de salon, Journal de Montréal, 23 avril).  À qui s'en prend-il au fait, il s'en prend aux révolutionnaires et antifascistes qui traitent de fascistes certains chefs d'État démocratique «  lus" plutôt que de s'en prendre à de vrais chefs d'État autoritaires ou « fascistes ». Il prend la peine mentionner la Turquie d'Erdogan et la Corée du Nord de Kim Jong Un, passant rapidement sur le fait que le premier est d'abord un politicien conservateur islamiste et le second l'héritier de la première et de la seule monarchie communiste au monde. "Pourquoi ne pas aller dénoncer les vrais dictateurs chez eux, dans leurs pays , au lieu d'attaquer Trump ou François Legault. Simple: parce que dans les vrais dictatures , il n'y a aucune liberté d'expression! Parce que dans les vraies dictatures , les militants antifascistes sont arrêtés et envoyés en prison. Lorsque tu vis dans une démocratie, tu peux dire tout ce que tu veux et attaquer qui tu veux sans aucune crainte, car la loi protège ta liberté d'expression. Tu ne risques absolument rien, tu as tous les avantages.» Nous pourrions suggérer certains thèmes de chroniques à Richard Martineau, thèmes qui lui permettraient de vérifier rapidement les limites de cette liberté d'expression qu'il porte aux nues.
 
 Martineau, toujours en froid avec les définitions, précise rarement le sens des mots qu'il utilise dans ses chroniques.
 
 
 
Dans sa charge contre les « révolutionnaires de salon », il évoque avec admiration les démocrates qui entre 1936 et 1939 se sont rendus en Espagne, alors théâtre d'une guerre civile entre Républicains et nationalistes du général Franco. Il écrit «Il fut un temps ou les militants antifascistes avaient du courage. Ils sont sautés dans le premier avion», Passons sur l'anachronisme, c'est en bateau et en train que les volontaires gagneront la France, puis de Paris, ils gagneront l'Espagne par train.  Erreur mineure que l'on mettra au crédit de l'enthousiasme de Martineau pour ces vrais « antifascistes combattants ».  Impardonnable par contre, le silence de Martineau sur l'appartenance politico-idéologique de ces volontaires. Ils ne se rendaient pas en Espagne en touristes et en dilettantes, mais combattaient en Espagne soigneusement encadrés dans les « Brigades internationales » levées par l'Union soviétique et les Partis communiste locaux. Il faut rappeler que l'Union Soviétique et les partis communistes locaux de l'époque qui font alors allégeance au Komintern (l'Internationale Communiste) sont en plein stalinisme. L'admiration de Martineau va donc paradoxalement à des démocrates inspirés par l'idéologie d'un Kim Jong Un (le communisme stalinien). Hier comme aujourd'hui, les antifascistes sont des « idiots utiles, hier du communisme international, aujourd'hui du conformisme progressiste ambiant. Dernier coup de chapeau du chroniqueur à ces idiots utiles: « Ils ont risqué leur vie sur les lieux même ou l'histoire se faisait. » 
 
 
 
Autre source d'inspiration que propose Martineau à ces « révolutionnaires de salon », Régis Debray partant avec Ernesto Che Guevara pour la Bolivie en 1967 pour allumer des foyers de guérilla castristes, nous nageons là aussi en plein paradoxe, ce que Régis Debray proposait en définitive aux paysans boliviens, c'était un régime communiste à la cubaine. Quelques années après son retour en France, Debray deviendra Chargé de mission pour les relations internationales de François Mitterand, peut-être; est-ce là l'ambition ultime de Martineau, devenir conseiller du Prince, l'homme  a l'étoffe d'un courtisan. Richard Martineau a les héros qu'il peut ou veut avoir, il aurait sérieusement intérêt à revoir ces manuels d'histoire avant de chroniquer. Les modèles qu'il propose à ses lecteurs et éventuels révolutionnaires de salon sont surtout des figures emblématiques de la plus pauvre mythologie de la gauche occidentale. Prétendant jouer au « rebelle de droite » dressé contre le progressisme ambiant, dans ce cas, Martineau a tout faux et il peut difficilement cacher ses débuts de carrière journalistique au progressiste hebdomadaire Voir, Avis au chroniqueur, avant de virer sa cuti, il est préférable de bien s'assurer que sa mue est bien complétée, jusque là, mieux vaut se taire. 
 
 
Pour l'heure Richard Martineau et sa conjointe, Sophie Durocher ne sont guère plus que des « bobos » qui prend une pose de droite pour se distinguer au sein de l'intelligentsia montréalo-platoïde. Après avoir ainsi sermonné ceux qu'Ils considèrent comme des « révolutionnaires de salon », nous attendons la chronique ou il nous annoncera son départ de « d'héroïque démocrate combattant «  pour Ankara, Hanoï ou Pyong Yang. Parions que comme les « révolutionnaires de salon » qu'il dénonce. Martineau en « démocrate en peau de lapin » qu'il est restera confortablement assis dans sa chaise berçante et continuera de pontifier devant son ordinateur