Showing posts with label emmanuel macron. Show all posts
Showing posts with label emmanuel macron. Show all posts

Tuesday, April 12, 2022

Les jeux ne sont pas faits.



Tenter de prédire le résultat des élections quelles qu’elles soient est toujours un exercice périlleux. Périlleux, mais passionnant. Suite au second tour des élections françaises, qui sera au soir du 24 avril prochain, président ou présidente de la France.

Le premier tour a laissé, comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen face à face. Plusieurs journalistes et analystes jouent les «Bernard Derome» et lorsqu’ils mentionnent l’élection de 20017, ils semblent surtout nous susurrer un insistant «deromien» «Si la tendance maintient» qui devrait faire en sorte que le résultat de l‘élection présidentielle de 2022 devrait reprendre celui de 2017 et retourner Emmanuel Macron à l’Élysée.
 

 

L’élection présidentielle de cette année est quoiqu’ils en pensent et souhaitent bien différente de celle de 20017; les jeux ne sont pas faits. Contrairement à 2017, Marine Le Pen dispose cette année, d’un réservoir de voix dont elle ne disposait pas en 2017. Les voix d’Éric Zemmour devrait se porter sur elle (Éric Zemmour a déjà invité ses électeurs à voter Marine Le Pen «malgré les désaccords», elle pourrait aussi bénéficier d’une parti des voix de Valérie Pécresse et profiter de l’effondrement des Républicains. Dans ce réservoir de voix, il faut probablement compter une partie des voix (2, 06% - s’étant portés sur le candidat souverainiste de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Réaction à prévoir d’Emanuel Macron, l’appel au «Front Républicain», mais cet appel sera-t-il en tendu par une gauche bien mal en point. Les électeurs de Jean-Luc Mélanchon voudront-ils mêler leurs voix à celles des électeurs d’Emmanuel Macron? rien n’est moins sûr, et que compteront les électeurs socialistes(Anne Hidalgo, 1,75%), communistes (Fabien Roussel, 2,3%), Verts (Yannick Jadot, 4,63 %) et d’extrême gauche (Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), 0,56% et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste, 0.77%). Les jeux ne sont donc pas faits et bien audacieux ceux qui se satisferont de croire que la «tendance se maintiendra», il faudra attendre au soir du 24 avril pour connaître le prochain président, la prochaine présidente de la République. Au-delà du report des votes, il faudra prendre en compte, la proximité des élections législatives, en juin, et de l’occasion quelles donnent aux partis de négocier un ou des ministères. par exemple combien Éric Zemmour et sa formation Reconquête souhaiteront-ils avoir au sein d’un éventuel gouvernement Le Pen. Dernier élément à considérer en raison du rôle qu’il a joué en 2017, Le débat entre les deux candidats pourraient peser d’un poids disproportionné dans le choix final des Français.

Friday, February 18, 2022

Victoire Islamiste

 



«Neuf ans après le début de l’intervention militaire pour contenir la menace djihadiste dans le pays, Paris se retrouve dans une quasi impasse. Un retrait progressif est sans doute inéluctable, mais il ne peut se faire à n’importe quel prix.» (la France au Mali: le grand ensablement , L’Obs, 11 février).
D’inéluctable le 11 février, le retrait des troupes françaises du Mali est désormais une réalité. Le président Macron déclarant: «la France va progressivement quitter le Mali.»Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés» (Retrait de la France au Mali: (Ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas encore, Huffpost. 17 février). 
 

 
 
 Impossible de ne pas considérer ce retrait comme une victoire islamiste. Le prix de l’opération est connu, l’opération Barkhane aura coûté la vie à 53 militaires français. La France, le Canada (les Forces armées canadiennes ont mené trois opérations de soutien aérien à l’Opération Barkhane) et leurs partenaires européens (Allemagne, Belgique, Danemark, Estonie, Lituanie,Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Roumanie, Royaume-uni) entendent demeurer engagés dans la région du Sahel.Pour l’heure, la France et ses alliés n’abandonnent pas le Sahel aux islamistes, mais il est difficile de ne pas considérer le retrait du Mali comme une victoire islamiste.

Wednesday, October 28, 2020

Une Solidarité bien tardive

 


«La classe politique fédérale a pris une dizaine de jours avant d'exprimer officiellement sa solidarité avec la France, secouée par l'assassinat de Samuel Paty. Lundi, la Chambre des communes a observé un moment de silence à sa mémoire. Mardi, elle a adopté unanimement une motion qui «condamne avec la plus grande sévérité l'attentat terroriste survenu le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, en France, qui a attaqué une des valeurs fondamentales en démocratie, soit la liberté d'expression.» Les deux gestes ont été posés à l'initiative des élus bloquistes.
«la décapitation, le meurtre de Samuel Paty est absolument inacceptable injustifiable. Nous nous joignons à tout le monde en condamnant cet acte et en restant solidaires avec nos amis et alliés en France», a dit M. Trudeau . Puis il a mis en garde contre le danger d'attiser les tensions. Probablement lui-même étonné de son audace, il s'empresse d'ajouter: «C'est pour ça que je vais prendre l'opportunité (bravo Justin pour le l'anglicisme) pour parler à des leaders. des leaders mondiaux, des leaders communautaires, des leaders de la communauté musulmane ci au Canada, pour comprendre leurs inquiétudes, leurs préoccupations , pour écouter et pour travailler pour réduire ces tensions», s'est-il empressé d'ajouter.» (Le Canada solidaire de la France, La Presse, 7octobre ) Peut-être afin de réduire ces tensions , Justin Trudeau devrait-il s'adresser à son caucus libéral des parlementaires musulmans. (voir ce blogue, Toujours Bon à savoir, 14 octobre)
 

 
 
Il faut souhaiter que la France n'ait pas besoin de la solidarité du Canada, à moins de disposer de dix jours pour attendre les secours et la solidarité du Canada de Justin Trudeau.  
Ce qu'il faut admirer chez Justin Trudeau, c'est que peu importe les circonstances, il ne perd pas le cap; ici , il demeure fidèle à son credo multiculturaliste; il faut se convaincre qu'il est profondément indifférent au sort et le destin tragique de Samuel Paty, ce qui le préoccupe, véritablement, ce n'est pas la liberté d'expression et le terrorisme, mais de ne pas attiser les tensions et de «prendre l'opportunité» de parler à des leaders de la communauté musulmane; dans le cadre de ses entretiens avec ces leaders, Justin Trudeau, pourrait-il tenter d'obtenir de ces leaders un condamnation ferme de l'assassinat de Samuel Paty ou, à défaut, obtenir des déclarations aussi fermes en faveur de la liberté d'expression. 
Il faut déplorer que comme Québécois et Canadiens, celui qui parle pour nous sur la scène internationale soit un produit bas de gamme nommé Justin Trudeau.

Friday, August 30, 2019

D'une race des Seigneurs à l'autre...

Afin de marquer leur supériorité les Allemands de l'ère nazie se considéraient comme la race des Seigneurs.  La race des Seigneurs a depuis rejoint le Ragnarök. Cette idée de supériorité d'une caste, d'une race ou d'une nation est récurrente dans l'Histoire de l'humanité portée par une idéologie ou un individu, il s'agit la plupart du temps de feux de paille souvent meurtriers et destructeurs selon l'ampleur et l'aire de diffusion de cette idée de supériorité. La chute de la race des Seigneurs n'a pas libéré longtemps des phantasmes de supériorité de certains humains sur les autres. La race des seigneurs fut rapidement remplacée après 1945 par la race des Guides éclairés du prolétariat. Trônant sur les souffrances de millions d'individus, les communistes soviétiques ont ainsi prétendu à la supériorité et à un destin de dirigeants de l'espèce humaine vers des lendemains qui chantent. La chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'Union soviétique nous ont libéré des ambitions de ces « Guides ».  Libération partielle, des millions de Chinois, de Nord-Coréens et de Vietnamiens continuent d'être guidés pour leur plus grand malheur.  
 
Nous aurions tort de nous considérer comme plus intelligents que ces millions de malheureux, nous entrons sans méfiance et progressivement dans une nouvelle ère de domination. Pour certains, nos nouveaux Seigneurs et Guides appartiennent à la super classe qui se met en place à la faveur de la mondialisation et de l'affaiblissement de l'État nation. 
 
 
 
Peut-être encore difficile à déceler, cette super classe place ses pions sur l'échiquier mondial, les Soros, Trudeau et Macron ne sont que les visages identifiables tandis que des milliers de fourmis sont patiemment à l'oeuvre dans les banques internationales, les agences de crédit et les organisations internationales comme la Communauté européenne.  Ils nous promettent eux aussi des « lendemains qui chantent», heureux soient les sourds.

Monday, August 19, 2019

Au temps béni des colonies



Les lecteurs de ce blogue ont probablement déjà eu l'occasion d'entendre déjà la chanson de Michel Sardou, Au temps béni des colonies, souvenons-nous de certaines paroles de la chanson: «Y pas de caf? pas de coton, pas d'essence. En France , mais des idées ça on a. Nous on pense... »   Emmanuel Macron est de ceux   qui ont  des idées et qui pensent. Dernière trouvaille en date afin de rendre hommage aux soldats africains débarqués en Provence, le 15 août 1944, dans le cadre de l'opération Anvil, opération occultée par le débarquement de Normandie , l'opération Anvil fut un succès largement attribuable à l'armée d'Afrique, armée française qui n'a jamais eu la cote des autorités gaullistes et post gaullistes parce que protégée par le gouvernement de l'État français et dirigée des généraux de sympathies plutôt pétainistes comme Jean De Lattre de Tassigny et Alphonse  Juin (futurs Maréchaux de France). Accompagné par les présidents guinéen et ivoirien,  le président Macron a déclaré à l'occasion du 75e anniversaire du débarquement de Provence: « Ils étaient des Français d'Afrique du Nord, pieds noirs , tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l'on appelait sénégalais mais qui venait en fait de toute l'Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens »( Débarquement en Provence: Macron souhaite des rues aux noms de combattants africains, Le Parisien, 15 août).  
 
 
 
Macron ne pouvait se contenter d'une opération politique entouré des présidents guinéen et ivoirien. Dans l'un de ses discours ampoulé dont il a le secret, il affirme: «Ces combattants africains , pendant nombre de décennies, n'ont pas eu la gloire et l'estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d'Afrique en elle . Et sur ce sol de Provence , cette part fut celle du sang versé. [...] ils ont fait l'honneur et la grandeur de la France Mais qui se souvient aujourd'hui de leur nom , de leur visage?[...] Ils sont des milliers à s'être sacrifiés pour défendre une terre lointaine, une terre souvent inconnue , une terre jusqu'alors  jamais foulée , une terre à laquelle ils ont à jamais mêlé leur sang. ».  Discours dont les excès même appelle certains commentaires, Les libérateurs africains d'Emmanuel Macron ne se trouvaient pas sur les plages de Provence comme Africains, mais comme membres des troupes coloniales françaises, l'Afrique n'ayant joué qu'un rôle marginal dans le dernier conflit mondial.  Il serait heureux qu'Emmanuel Macron précise la « part africaine» dans le Grand siècle.  Il serait heureux et utile que « la contribution africaine à l'honneur et la grandeur de la France » soit précisée par l'occupant actuel de l'Élysée. Pas un mot non plus sur ceux venus défendre une « terre jusqu'alors jamais foulée », silence sur l'invasion de la France par l'Afrique subsaharienne, par les descendants des libérateurs de 1944. Emmanuel Macron n'est pas le premier président français trouver des apports insoupçonnés à l'histoire et à la civilisation française. Jacques Chirac l'avait précédé sur cette vie pavée de mauvaises interprétations, n'affirmait-il pas, en 1996, à Amman: »Nous vivons une communauté d'histoire, qui depuis toujours témoigne d'un enrichissement mutuel. N'oublions pas tout ce que l'Europe de la Renaissance et des Temps modernes, marquée par la Bible, la Grèce, Rome, doit aussi à l'apport de la brillante civilisation arabo-islamique.
 
 
 
- La médecine, les mathématiques et l'astronomie, la musique, l'architecture, la littérature ou la philosophie en portent la très forte empreinte. Il est peu de domaines où l'esprit de votre civilisation n'ait enrichi l'Europe. Par l'Espagne, la France et l'Italie, cet apport aura été l'un des ferments de la Renaissance. » Malgré ces exhortations de deux présidents, nous préférons demeurer fidèles à la part française de la France en n'oubliant pas l'avertissement de l'Action française voulant que « la République en France soit le règne de l'étranger. »

Thursday, July 4, 2019

De l'importance de De Gaulle


Les nationalistes québécois et les passionnés d'histoire devraient toutes affaires cessantes lire un texte paru dans Le Devoir du 29 juin dernier sous le titre « De Gaulle et l'esprit de résistance ».  L'historien Martin Lavallée a complété à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) une maîtrise en histoire sur la pensée politique de Denis-Benjamin Viger durant la première décennie de l'Union des Canadas (1840-1850).  Son article devrait rassurer ceux qui sont convaincus de l'inutilité de l'UQAM et de son orientation à gauche. Le prétexte du texte est l'appel lancé par une centaine de personnalités de partout sur la planète - dont Zachary Richard, Tahar Ben Jelloun et Jean Ziegler -s'inquiétant «de l'effacement de la langue française « étouffée par l'anglo-américain »(Un manifeste contre le colonialisme « anglo-américain », Le Devoir, 17 juin). Ces personnalités s'indignaient du fait que l'école française française s'anglicise , que l'anglais prolifère et que le président Emmanuel Macron prononce souvent des discours en anglais (fait nouveau pour un président français), [difficile icide ne pas penser à une certaine mairesse]. Elles regrettaient aussi de voir une « majorité capitulatrice » plaider pour un certain « réalisme » face à la langue anglo-américaine et appelaient le président à renouer avec ce qu'elles nomment « l'esprit de résistance de la France ». 
 
 
 
Martin Lavallée écrit: «Lors de la libération de Paris , un quiproquo annonciateur des années à venir a lieu entre de Gaulle et les dirigeants américains. Les Américains veulent entrer en libérateurs dans Paris alors que de Gaulle insiste pour que ce soit la deuxième division blindée française du général Leclerc qui entre en premier dans la capitale. C'est de Gaulle qui aura gain de cause...» tout à son admiration à de Gaulle, Martin Lavallée oublie un peu rapidement de mentionner que la ville de Paris s'était soulevée le 17 août 1944 à l'appel du communiste Rol-Tanguy . De Gaulle se préoccupait probablement plus de voir les communistes tenir Paris libérée que d'y voir entrer d'abord les Américains. La libération des territoires normands et bretons lui avait montré l'efficacité de l'appareil politique des Francs-tireurs et partisans (FTP). De Gaulle devra batailler sur deux fronts , instaurer l'ordre républicain en assoyant la légitimité du gouvernement provisoire de la République française dans les territoires libérés et l'ordre français en contrant les prétentions anglo-américaines qui avaient prévu la mise en place d'un AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories) afin d'administrer les territoires libérés, initiative américaines que de Gaulle balaiera du revers de la main, l'historien comme la majorité des historiens de l'époque oublie de mentionner que le général de Gaulle trouvait une administration civile en parfait état de marche grâce au travail de l'État Français du Maréchal Pétain. « Le général avait compris que la liberté, pour la France (et pour tous les pays d'Europe ), ce n'était pas uniquement d'être libre physiquement de l'occupation militaire , mais aussi d'être libre d'agir d'agir, de penser dans sa propre logique et par elle-même. (De Gaulle aura oublié une fois ce devoir de résistance en « lâchant l'Algérie française », ses dizaines milliers de Pied noirs et quelques milliers de Harkis et le pétrole du Sahara algérien, grâce à ce pétrole la France serait une puissance européenne capable de tenir la dragée haute à l'Allemagne, ultime et heureuse manifestation de ce « devoir de résistance » le discours du ministre français des affaires étrangères Jacques Chirac. Dominique de Villepin, au Conseil de sécurité des Nations pour faire connaître l'opposition de son pays à l'intervention en Irak, voulue par le président américain George W. Bush). Il avait compris que les intérêts des État-Unis n'étaient pas ceux de la France, que les intérêts d'un empire ne pouvaient qu'être contraires aux intérêts nationaux l'Hexagone. Depuis lors, les présidents français, de Sarkozy à Macron en passant par Hollande, font davantage preuve d'une fidélité à l'égard des intérêts américains que d'une pugnacité à défendre les intérêts de la France.  Il faut dire que les deux derniers présidents sont issus du programme Young Leaders de la French-American Foundation. »Martin Lavallée fait une inutile concession à l'air du temps en écrivant: « S'il était président de nos jours, Charles de Gaulle serait présenté comme un dictateur et un populiste comme le sont la plupart des dirigeants qui veulent préserver leurs pays de l'hégémonie américaine et qui pensent la société différemment de ce que prônent les État-Unis. » souhaitons donc plus de chefs d'État comme De Gaulle.