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Saturday, May 28, 2022

Savoir raison garder

 



La décision était attendue, elle est maintenant connue; Alexandre Bissonnette devra attendre 25 ans avant de pouvoir présenter une demande de libération conditionnelle.

Elle suscite des réactions qui appellent des commentaires. Réaction prévisible, celle des leaders de la Grande mosquée de Québec qui sont déçus de la décision:«La peur des familles des victimes, c’est de voir leurs enfants grandir et qui, dans 25 ans, vont croiser le tueur de leur père dans les rues de Québec» a lancé Mohamed Labidi, président duCentre culturel islamique du Québec (CCIQ). (Déception à la Grande mosquée de Québec, La Presse, 27 mai). Ce que ne veulent probablement pas dire les leaders e la Grande Mosquée de Québec est que la seule conclusion qui aurait fait leur bonheur aurait été la peine de mort pourAlexandre Bissonnette.
 
C’est une avenue que la majorité des Canadiens ne veulent pas emprunter, reste donc, l’emprisonnement  plus ou moins long et son corollaire, la réhabilitation. Réaction échevelée chez les conservateurs Rob Moore et Pierre Paul-Hus qui par, communiqué, déclarent:«Cette décision signifie que des meurtriers de masse comme Alexandre Bissonnette, un homme qui a assassiné sans raison six personnes dans leur lieu de culte, peuvent être libres de circuler dans les rues.» (Peine réduite de Bissonnette: des réactions mitigées à Ottawa, Journal de Montréal, 27 mai). Député d’une circonscription de la région de Québec, Pierre Paul-Hus tente-il de racoler l’électorat musulman de sa circonscription de Charlesbourg Haute Saint-Charles avec cette déclaration?
 
 

 
 
Aux uns et autres, il faut dire qu’il faut dire et apprendre «savoir raison garder». À Mohamed Labidi, nous dirons qu’il serait surprenant qu’après 25 ans d’incarcération (plus en fait car Bissonnette est incarcéré depuis 2017),  Alexandre Bissonnette se mette à la recherche des enfants ses victimes, si tant que ces derniers résident encore à Québec, les victimes de Bissonnette ayant pour la plupart choisis d’être inhumés dans leur pays d’origine.À Pierre Paul-Hus, il faut rappeler que Bissonnette est incarcéré pour les 25 prochaines  années et que ce n’est pas demain qu’il sera «libre de circuler dans le rues», Alexandre Bissonnette a aujourd’hui 32 ans, s’il obtient une libération conditionnelle dans 25 ans, c’est un homme âgé de 57 ans qui quittera la prison, en 2047, Alexandre Bissonnette sera-t-il un homme réhabilité, l’avenir seul pourra nous le dire. Réhabilité ou non, M. Bissonnette sera un homme «institutionnalisé». par sa longue détention.

Saturday, April 23, 2022

Révolution culturelle bis

 



Les belles heures du maoïsme son bien loin derrière nous, ce qui ne signifie pas pour autant que les moeurs des «Gardes rouges» soient, elles, devenues choses du passé.
«Menaces, intimidation, local vandalisé: des étudiants en science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) disent être la cible de harcèlement de la part de militants extrémistes. Ébranlés, une demi-douzaine d’étudiants ont décidé de quitter l’UQAM pour continuer leurs études dans une ambiance plus paisible. Selon ce que Le Devoir a appris des tensions entre une association étudiante de l’UQAM et des militants qui se qualifient de «woke» ont dégénéré au cours des derniers jours. Le local de l’Association étudiante du module de science politique (AEMSP) a été vandalisé durant la nuit de mardi à mercredi, la semaine dernière. Une enquête interne est en cours pour trouver les auteurs du saccage. La police a aussi été avisée.» (Je ne me sens pas en sécurité à l’UQAM, Le Devoir, 19 avril). «Je suis stressé. J’ai peur pour mon intégrité physique et personnelle. Je n’ai plus envie de mettre les pieds à l’UQAM parce que je ne me sens plus en sécurité» dit Jérôme Dufour, qui a démissionné de son poste de coordonnateur général de l’AEMSP.»
 

 
 
«Tout comme une demi-douzaine de ses collègues, il a décidé de quitter l’UQAM après avoir été la cible de harcèlement au cours des derniers mois. Le saccage du local de l’AEMSP, la semaine dernière, a été la goutte de trop: porte défoncée, ordinateur et imprimante jetés par terre, meubles renversés, graffitis sur les murs. «Fuck la CAQ», «Fuck QS», «vive les woke», «fuck toute», «vandalisme», «ACAB» (All cops are bastards) ont notamment écrit les visiteurs non invités.
 

 
 
 Ces «étudiants» se montrent les dignes héritiers des Sans-culottes et des Gardes rouges. Faisant passer le wokisme à la vitesse supérieure. Jusqu’ici, le wokisme pouvait à la rigueur passer pour un aimable passe-temps d’étudiants universitaires «éveillés» censurant un de leurs enseignants. Les agissements de ces modernes «Gardes Rouges» s’inscrivent dans le cadre d’une véritable «Révolution culturelle» contre «l’homme blanc» et l’Occident. Il faudra songer rapidement à la résistance à constituer contre le fléau wokiste; les propositions de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, sur la liberté académique dans le milieu universitaire  québécois, apparaissent bien légères. Elles ne sont d’ailleurs pas concues pour protéger les étudiants contre les violences des étudiants woke.