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Wednesday, April 19, 2023

Chez nous aussi

 


«Éric Duhaime nous propose une pétition, qui ne gagnerait pas un concours de nuances, s’intitulant «Protéger les enfants des drag queens». Voyez-vous, un danger aurait infiltré nos écoles. On serait en voie de faire entrer des drags dans nos classes. […].
 

 
 
C’est une tentative à peine cachée d’«importer ici une hystérie américaine, portée par les républicains et Fox News, qui ont monté en épingle des anecdotes. Et d’importer du même coup un des principaux enjeux actuels de ce qu’on appelle la guerre culturelle américaine.»(La guerre culturelle gagne le Québec, Journal de Montréal, 14 avril).
 

 
 
Libre à Philippe Léger (dernier maillon de la famille des sondeurs) de croire que cette guerre culturelle n’est qu’américaine. A contrario de Philippe Léger, nous croyons plutôt que cette guerre culturelle embrase tout l’Occident. Nous en voulons pour preuve la diffusion de la peste Woke et de celle de l’idéologie du genre. Si Philippe Léger croit sincèrement que cette guerre culturelle est une importation et ne fait rage que chez nos voisins du Sud, il faudrait qu’il s’assoit rapidement avec ses collègues ès chroniques au Journal de Montréal, Richard Martineau et Sophie Durocher, qui eux semblent acquis à la thèse contraire et presque quotidiennement sont au front pour dénoncer une absurdité woke ou un dérapage transgériste.
Contrairement à ce que pense Philippe Léger, la «guerre culturelle ne gagne pas le Québec», le Québec y est plutôt déjà immergée. Qu’il suffise de rappeler  à Monsieur Léger que l’université d’Ottawa n’est pas située aux États-Unis. Dans cette guerre, il serait plus juste de parler de guerilla tant les fronts apparaissent mobiles, les conservateurs et traditionalistes occidentaux doivent se considérer immédiatement mobilisés.

Wednesday, October 23, 2019

Le dos large


Les Québécois ont le dos large, la dernière preuve en date en date de cette difformité nous vient d'une personne familière avec la physiologie humaine.  Pour Régine Laurent, ci-devant présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.  Créée après ce qu'il est convenu d'appeler le « drame de Granby » qui avait vu une fillette de sept ans décédée suite à des mauvais traitements reçus entre les mains de sa famille, notamment de sa belle-mère.
« À la fin de son allocution d'ouverture , Mme Laurent était émue , avait la voix enrouée en évoquant en créole « Tililly », cette fillette « martyre de Granby ». »Ma chérie , je le fais pour toi, Dès ton décès , je t'ai donné un surnom. Tu aurais pu être ma petite-fille. Tu aurais eu 8 ans il y a une semaine » lui a dit Mme Laurent. L'infirmière de carrière et ancienne présidente syndicale a invité tout le monde a pensé à «Tililly».
« Comme société, on a failli à notre principale responsabilité, celle de protéger nos enfants les plus vulnérables; être ici est un constat d'échec, mais il faut le faire. » ( Commission sur le droit des enfants; « on a failli comme société », dit Régine Laurent , Le Devoir, 22 octobre).



Nous voudrions dire à Mme Laurent de garder son créole pour elle, nous épargner son mauvais théâtre, de même que son sentimentalisme de pacotille. Voilà pour l'accessoire, pour l'essentiel, Mme Laurent  va un peu vite en affaires en accusant la société québécoise d'avoir failli, si dérapage, il y a, c'est celui de la Direction régionale de la protection de la jeunesse (DPJ) de l'Estrie qui a décidé de remettre la fillette à sa belle-mère. La société québécoise n'a rien à voir dans cette histoire qui est d'abord et avant tout un drame familial et une erreur bureaucratique.  Il ne s'agit pas de s'en laver les mains et de faire comme si rien ne s'était passé, mais le travail de Mme Laurent commence bien mal son travail si elle considère que les Québécois sont collectivement responsables de cette triste histoire.