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Wednesday, March 15, 2023

PLC contre PLQ

 



La victoire de Québec solidaire (QS) dans l’élection partielle tenue dans la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne, élection partielle rendue nécessaire par la démission de Dominique Anglade, annonce-t-elle le début d’une nouvelle ère dans l’histoire politique du Québec, celle qui pourrait voir le Parti libéral du Québec (PLQ), disparaître de la carte politique québécoise?
Tous conviennent pour dire que le PLQ doit «reconnecter» avec l’électorat francophone, devant les résultats de la victoire solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne faut-il maintenant considérer que le PLQ devra aussi «reconnecter» avec les électorats anglophones allophone. En s’emparant de Saint-Henri-Sainte-Anne, QS marche dans les plates bandes historiques du PLQ. C’est le fonds de commerce du PLQ qui est mis en péril; après Saint-Henri-Sainte-Anne, aucun des château forts du PLQ ne peut être tenu pour sûr, si QS poursuit son travail de terrain et sa dénonciation de la loi 96, Le West Island pourrait vaciller et «passer» du rouge au orange.
 

 
 
 Il s’agirait moins pour nos compatriotes anglophones de«passer» à gauche que de «passer» du PLQ au Parti libéral du Canada (PLC), car c’est bien de cela qu’il s’agit avec son opposition à la loi 96 et son multiculturalisme, QS apparaît aujourd’hui comme un clone du PLC de Justin Trudeau, les électeurs de Saint-Henri-Sainte Anne ne s’y sont pas trompés, ils ont trouvé un nouveau champion.Combien de temps ce champion prétendra-t-il encore qu’il est toujours indépendantiste? QS va définitivement devoir se brancher.

Tuesday, November 15, 2022

Le seul gagnant

 

La poussière retombe lentement autour du mauvais psycho drame entourant la direction du Parti libéral du Québec (PLQ). 


Parti libéral du Québec | Le député Frantz Benjamin menace de quitter ...Parti libéral du Québec | Le député Frantz Benjamin menace de quitter ...
 
Le chef intérimaire du PLQ, Marc Tanguay, a annoncé aujourd’hui (lundi, 14 novembre) les nouveaux responsables du PLQ suite au départ de Mme Anglade. Monsef Derraji, député de Nelligan, devient ainsi, devient leader parlementaire du PLQ, il remplace à ce titre Marc Tanguay, Monsef Derraji, a fait connaître la semaine dernière son intérêt pour la direction du PLQ. Filomena Rotiroti, députée de Jeanne-Mance-Viger retrouve elle, son poste de whip en chef de l’opposition officielle, tandis qu’Enrico Ciccone, réélu dans Marquette , retrouve lui, son poste à titre de président du caucus.  Avec un maigre caucus de 19 députés, Monsef Derraji ne peut guère promouvoir de nouvelles figures; «Virginie Dufour, une nouvelle élue de la circonscription de Mille-les à Laval, sera pour sa part leader parlementaire adjointe.» (Monsef Derraji devient leader parlementaire, La Presse, 14 novembre). Marie-Claude Nichols n’est pas réintégrée au sein du caucus du PLQ.
 
Dans ces circonstances, le seul gagnant de toute cette agitation demeure le natif de Port-au Prince, Frantz Benjamin, troisième vice-président de l’Assemblée nationale par la volonté de Dominique Anglade. Et si afin de bien marquer la rupture avec l’ère Anglade et inaugurer l’ère Tanguay;  Marc Tanguay donnait ce poste à Marie-Claude Nichols comme cette dernière le souhaitait. De Derraji en Rotiroti, de Benjamin en Ciccone, le PLQ demeure sur sa trajectoire anti nationaliste, il faut nous en réjouir, nos compatriotes finiront bien par s’éveiller et tourner définitivement le dos à ce «parti de l’étranger» campant en sol québécois.

Thursday, November 3, 2022

Rétropédalage et queue de poisson

 



Le monde politique nous offre à l’occasion des spectacles réjouissants, l’un des plus réjouissants est celui du rétropédalage d’un politicien ou d’une politicienne.
Dominique Anglade nous offre un tel; spectacle dans l’affaire Marie-Claude Nichols. «Députée de Vaudreuil depuis 2014, Mme Nichols convoitait le poste de troisième vice-président de l’Assemblée nationale. Mais la chef a choisi d’appuyer la candidature de Frantz Benjamin, élu depuis 2018. Elle a offert à Mme Nichols d’être porte-parole en matière de transport, […]». La député a refusé ces responsabilités . Elle a ainsi été exclue du cabinet fantôme de la chef pour être expulsée du caucus quelques heures plus tard. Pour Lise Thériault, qui était la doyenne du caucus libéral avant de quitter la vie politique cette année, Dominique Anglade «a creusé sa propre tombe» en expulsant la députée Marie Claude Nichols.De nombreux ex-élus libéraux considèrent, selon elle, que la chef «a signé son arrêt de  mort» 
 
2020-10-07 La rainette de l'Opposition - Vrais Moutons - Jean-Marc Phaneuf
 
Critiquée de toutes parts, la chef libérale Dominique Anglade est maintenant prête à revenir sur sa décision et tente de réintégrer Marie-Claude Nichols au sein de son caucus.» (Anglade tente de réintégrer Marie-Claude Nichols, La Presse, 31 octobre). Est-ce l’air ou l’eau de Québec qui explique ce psycho-drame autour d’un poste de troisième vice-Président  de l’Assemblée nationale? Dominique Anglade ne rétropédale pas pour les beaux yeux de Mme Nichols, mais pour ne pas perdre un député d’un maigre caucus de vingt-et-un députés. Toute cette histoire finit en queue de poisson: «Expulsée du caucus du Parti libéral du québec (PLQ) la semaine dernière, la député de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols, ne le réintégrera pas, malgré la «main tendue»par la chef Dominique Anglade. Mme Nichols affirme : «il me sera impossible de siéger au sein d’un caucus dirigé par une cheffe en qui je n’aurais pas entièrement confiance.»(La députée Marie-Claude Nichols ne réintégrera pas le caucus libéral, Radio-Canada, 1er novembre).
 
Dominique Anglade couronnée chef du PLQ | Le Devoir
Les états d’âme de Mme Nichols ne troubleront probablement pas longtemps le sommeil de Mme Anglade, cette dernière devrait cependant s’inquiéter des départs de Jérémy Ghio, directeur des communications, de Jean-François Helms. organisateur en chef du parti et de Carlos Leitao, président de la campagne libérale lors la dernière campagne électorale.  Le PLQ apparaît comme un navire démâté et vaguement à la dérive. Déjà certains s’excitent à l’odeur du sang et donnent Dominique Anglade comme morte; verdict un peu rapide. Morte peut-être pas, mais isolée au sein d’un caucus qui est à l’heure de la grogne et de la Fronde. 
Dans les circonstances, il faut se poser l’habituelle et incontournable question qui pourrait remplacer Mme Anglade, si jamais le vote de confiance auquel elle devra se soumettre dans l’année à venir, la désavouait; personne au sein du caucus libéral ne ressort de manière transcendante et qui, à l’extérieur du caucus libéral, voudra prendre la tête d’un caucus de 20 députés ou de 19 députés (si Dominique Anglade décidait de quitter). Qui voudra s’asseoir face à François Legault pendant quatre ans alors même qu’il faut rebâtir le parti et s’épuiser en repas de hot-dogs et en soupers-spaghetti?

Wednesday, October 7, 2020

Noyez le poisson

 


Après avoir refusé d'appuyer et même de discuter la motion présentée par le Parti québécois voulant que l'Assemblée nationale s'excuse pour les arrestations arbitraires effectuées dans le cadre des évènements d'Octobre 1970. Dominique Anglade avait déclaré, qu'elle présenterait plutôt sa propre motion à l'Assemblée nationale; voilà qui est fait:»Un demi-siècle plus tard, l'heure est venue pour les trois paliers de gouvernement directement impliqués-Ottawa, Québec et Montréal- de présenter leurs excuses pour les graves dérapages survenus lors de la crise d'Octobre 1970, selon l'opposition libérale. (Dominique Anglade veut des excuses, La Presse, 5 octobre).
 

 
 
C'est un curieux exercice auquel Dominique Anglade convie l'Assemblée nationale:»La cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, va donc demander mardi aux gouvernements dirigés par Justin Trudeau, à Ottawa, François Legault, à Québec, et Valérie Plante, à Montréal, d'offrir publiquement des excuses pour les arrestations de centaines de citoyens québécois, sans mandat et sans raison, à la suite de l'adoption de la Loi des mesures de guerre et l'enlèvement de James Richard Cross et Pierre Laporte par le Front de libération du Québec (FLQ) en octobre 1970.«Pour ces actes qui ont été commis, nous pensons, il devrait y avoir des excuses qui soient faites par les trois paliers de gouvernement « a fait valoir la cheffe libérale en entrevue lundi.[...] Mme Anglade dit refuser par ailleurs de hiérarchiser les torts de chacun, les trois paliers de gouvernement ayant à ses yeux leur part de responsabilités dans la chaîne des évènements et le processus décisionnel retenu.[...] Si on la compare à la motion péquiste, la motion libérale adoptera une perspective plus large. « on voulait raconter l'histoire au complet, parce qu'elle mérite d'être racontée au complet, pour qu'on sache exactement à quoi s'en tenir », commente Mme Anglade, [...] Nul doute que Justin Trudeau et les amis fédéraux de Mme Anglade sauront apprécier ce cadeau. Bien qu'elle sache que sa motion n'ira nulle part, le gouvernement autonomiste de François Legault ne peut présenter des excuses au nom de Québec, il se déshonorerait, Mme Anglade sait aussi que le Parti québécois et Québec solidaire ne peuvent s'associer à une telle motion.

Avant de présenter des motions fantaisistes l'Assemblée nationale, Mme Anglade serait bien avisée de suivre quelques cours d'histoire du Québec. Ceux qui ont vécu les évènements d'octobre se souviennent très bien que se sont des soldats des Forces armées canadiennes qui patrouillaient dans les rues de Montréal, personne n'y a jamais vu de soldats québécois ou de soldats montréalais. Demeurant dans leurs rôles la Sureté du Québec et le SPVM ont certes effectué des arrestations, arrestations arbitraires  parce qu'effectuées en vertu de la Loi sur les mesures de guerre. Présenter autrement les choses relève d'un curieux révisionnisme historique. 

Michel David, du Devoir, souligne à juste titre que; «Cette façon de noyer le poisson est bien connue:dire que tout le monde est également coupable revient à dire que personne ne l'est.» [...]Mme Anglade ne voit pas pourquoi elle-même devrait s'excuser au nom du PLQ, [...] Il est cependant difficile d'oublier les considérations éminemment partisanes qui sont intervenues dans la gestion. Les libéraux étaient tout aussi disposés que leurs grands frères fédéraux à profiter de la situation pour discréditer le PQ et le mouvement indépendantiste en général[...].(Noyer le poisson, Le Devoir, 6 octobre )
 


 
 
Aujourd'hui comme hier, Les libéraux fédéraux et provinciaux couchent dans le même lit car ils couchent avec le même électorat.
Si nous acceptons de jouer au jeu que nous propose Dominique Anglade; personne ne sera responsable de ces arrestations. Pourquoi d'ailleurs s'arrêter en si bonne voie et ne pas exiger des excuses aussi du Service de police de la ville de Montréal et de la Sureté du Québec.
Heureusement, il y a encore des élus qui ont une tête sur les épaules à Québec:» par la bouche de Simon Jolin-Barette, Le gouvernement Legault a refusé mardi une motion du parti libéral (PLQ) demandant que le fédéral, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal présentent leurs excuses aux victimes de la crise d'Octobre. Mardi, la chef libérale, Dominique Anglade a précisé  que par sa motion, le PLQ voulait également rendre hommage  au ministre libéral Pierre Laporte, qui a été assassiné durant cette crise.» (La CAQ refuse une motion libérale sur la crise d'Octobre, La Presse, 6 octobre. L'évocation de la mort de Pierre Laporte avait aussi servi à Justin Trudeau lorsque ce dernier a refusé d'accepter la demande formulée par François Legault et les formations indépendantistes à Québec et à Ottawa pour que le gouvernement canadien présente ses excuses aux victimes de la crise d'Octobre. Demande immédiatement refusée par Justin Trudeau qui a déclaré :»C'est certain les évènements d'octobre 1970 ont été très difficiles pour bien des Québécois. Je pense qu'il faut commencer par avoir une pensée pour la famille de Pierre Laporte, pour qui cet anniversaire ramène de très douloureux souvenirs » a offert M.Trudeau.(Trudeau ne s'excuse pas, le PLQ refuse une motion, LaPresse, 1 octobre).
Un Pierre Laporte qui semble en voie de canonisation dans la chapelle libérale, un Pierre Laporte sur lequel, il faut lire la chronique de Normand Lester (Crise d'octobre 70: Laporte, le PLQ et la mafia,Journal de Montréal, 20 septembre). Muni des informations présentées par Normand Lester, les Québécois ne seront pas dupes des manoeuvres des libéraux autour de la mémoire dePierre Laporte, mais conclurons qu'hier comme aujourd'hui, les dirigeants du Parti libéral du Québec n'ont  pas de scrupules à frayer avec le crime organisé.

Monday, March 23, 2020

Distanciation politique demandée


Alors que les Québécois, nécessité faisant loi, s'habituent à l'idée et à la pratique de la distanciation sociale, faut-il réfléchir à l'idée de songer à la mise en oeuvre d'une distanciation politique. Pourquoi envisager une telle idée?



Parce que certains ont une compréhension assez originale des consignes du gouvernement sur les mesures à prendre afin de contrer la propagation du Covid-19. «Malgré l'appel du premier ministre de fermer tous les lieux de culte, certaines communautés religieuses tardent toujours à mettre en application sa directive. Alors que plusieurs synagogues orthodoxes montréalaises ont fermé leurs portes mercredi soir «pour la première fois de leur histoire», certaines mosquées accueillaient toujours les fidèles musulmans jeudi.» (Lieux de culte: Legault rappelle sa directive, La Presse, 20 mars).  Prétextant que les mosquées «restent ouvertes parce qu'elles ont aussi»d'autres fonctions»» . Le chapitre de l'État islamique et des voyages en Syrie et en Irak étant clos, nous supposons que toutes ses «autres fonctions » sont légales et légitimes. Personnellement, je crois que les mosquées peuvent demeurer ouvertes et qu'il n'y a pas lieu d'insister sur la distanciation sociale chez les musulmans ou chez les Juifs orthodoxes.  La crise du Covid-19 nos permet de faire de curieuses et intéressantes découvertes: »Le cabinet du premier ministre a indiqué avoir travaillé avec «certains députés du Parti libéral du Québec » pour entrer en contact avec les leaders des communautés ces derniers jours.» Pourquoi avoir recours au service d'élus du Parti libéral du Québec pour entrer en contact avec les responsables de ces communautés. Coupé de la communauté francophone, ce parti qui fut désormais un grand parti (qu'il suffise de se souvenir du « Maître chez nous» de Jean Lesage) le Parti Libéral du Québec est-il  aujourd'hui réduit à jouer les entremetteurs entre le gouvernement et les communautés musulmane et juive orthodoxe. Comme si les organismes pouvant prétendre représenter ces communautés n'existaient pas dans les registres du ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration et dans les bureaux de circonscription des députés sollicitant des subventions pour ces communautés. Après les appels répétés à la distanciation sociale lancés par François Legault et Horacio Arruda, pouvons-nous à notre tour lancer un appel à la distanciation politique entre le gouvernement du Québec et les communautés plus haut mentionnées.

Saturday, January 25, 2020

Pouvoir policier et séparation des pouvoirs


Autour de l'affaire Charest\UPAC, Josée Legault nous sert une défense de la séparation des pouvoirs (Un beau gâchis sur toute la ligne, Journal de Montréal, 24 janvier). Elle écrit:»Lorsqu'un ex-premier ministre, ridiculise publiquement un corps de police dont il est en plus le géniteur, les effets d'une telle sortie ne peuvent qu'être nocifs pour la démocratie québécoise. (la démocratie québécoise a survécu aux règnes de Jean Charest et de Philippe Couillard, elle survivra a cette sortie de l'ex-premier ministre). Inspirée, elle écrit: «En tant qu'ancien chef de gouvernement, un tel non-respect envers l'indépendance du pouvoir policier, qu'il soit dysfonctionnel , témoigne d'un mépris consternant pour le principe même de la séparation des pouvoirs» Seule erreur, mais capitale, il n'y a pas de séparation des pouvoirs en ce qui concerne le pouvoir policier. Car il n'y pas une telle chose qu'un pouvoir policier, les Locke et Montesquieu étant demeurés muets sur le sujet. Chacun est donc libre de caractériser le «pouvoir» policier comme il l'entend, il peut être tenu pour une composante du pouvoir exécutif ou comme un auxiliaire du pouvoir judiciaire. J'ai tendance pour ma part à le considérer comme un instrument du pouvoir exécutif, il assure la défense du système et protège l'État et sa classe politique. Chiens de garde, les policiers sont au service et aux ordres de l'État, la G.R.C. et la S.Q n'ont jamais fermé le chemin Roxham, par ce que les états canadien et Québécois ne l'ont jamais voulu. Ils ne sont en fait que des fonctionnaires payés par l'État, comme les percepteurs du Ministère du Revenu.  Les administrations peuvent changer, les services policiers eux ne bougent pas, à moins de crise majeure du régime (la Russie de 1918, l'Allemagne de 1933). Le F.B.I., la G.R.C. et la S.Q. ne sont que les Gardes prétoriens de l'État, à la demande du Pouvoir, ils frapperont sans états d'âme, il suffit ici de penser à la répression violente que connaissent les Gillets jaunes en France et les étudiants à Hongkong, latitudes différentes et régimes différents, mais même ardeur à «casser» du manifestant. Surveillant les dissidents et les esprits non conformistes, ils ont d'abord pour but d'assurer la pérennité du système. Les services policiers rassurent les autorités politiques en démontrant leur conformisme intellectuel (voir ce blogue, Projet endoctrinement, 20 janvier)
L'aimable constable qui répond aux appels au 911 peut faire illusion, dans le système capitaliste, protéger les biens et la propriété, c'est aussi défendre le système.



Dans cette optique, L'Unité permanente anti corruption (UPAC) ne saurait être autre chose qu'une police politique, créée par le gouvernement Charest à des fins exclusivement politiques, l'UPAC poursuit aujourd'hui son rôle politique, il ne s'agit pas de croire que les Jean Charest et Philippe Couillard avaient besoin de téléphoner régulièrement aux patrons de l'UPAC, mais d'être convaincu que les vieux chevaux blanchis sous le harnais que sont les cadres supérieurs de nos services policiers et de l'UPAC savent très bien pour reprendre l'expression populaire «De quel côté leur pain est beurré». Et que ce n'est pas demain la veille, que nous verrons l'UPAC conclure l'Enquête Mâchurer.

Monday, September 23, 2019

Tout un ministre


Le ministre de L'Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé l'octroi d'une somme de 2,3 milliards pour la rénovations écoles(Québec lance son « grand rattrapage » pour la rénovation d'écoles, Le Journal de Montréal, 22 septembre).  Visiblement acquis à la thèse du primat de l'économie, le ministre investit dans le gypse et la brique: »Aujourd'hui, nous lançons une opération grand rattrapage pour retaper nos écoles, qui ont tant manqué d'amour dans les dernières années, a déclaré Jean-François Roberge. C'est une excellente nouvelle non seulement pour les élèves, mais également pour les enseignants et pour tout le personnel scolaire.» (Jean-François Roberge annonce 2,3 milliards pour rénover les écoles délabrées, Le Devoir, 22 septembre). Notons, Roberge est muet sur le fait que ces travaux profiteront d'abord à des milliers d'entrepreneurs en construction en région bien avant de profiter aux élèves et aux enseignants. On cherchera dans les propos de J.-F. Roberge, une préoccupation pédagogique, silence radio sur la culture générale dont devrait disposer les élèves à la fin du Secondaire, même silence radio sur la réussite scolaire des garçons, alors que de nombreux parents québécois demandent la suppression du cours Éthique et culture religieuse (ÉCR), loin de se préparer à acquiescer à cette requête, le ministre sourd à ses demandes compte aller dans une direction diamétralement opposée:»Le ministre Jean-François Roberge envisage d'intégrer l'Éducation à la sexualité dans le cours d'éthique et culture religieuse (ECR) qui fera l'objet d'une importante réforme au cours des prochains mois. » (La sexualité, une « vraie » matière, Le Devoir, 31 août). L'annonce du ministre nous montre que nous en présence d'un digne successeur de Sébastien Proulx, le ministre libéral de l'Éducation dans le dernier cabinet Couillard. Un Sébastien Proulx dont le passage au ministère de l'Éducation nous aura valu le fumeux projet de Lab école(Le Lab-École, une fausse bonne idée, Le Devoir, 14 juin) mené par d'authentiques pédagogues comme comme le chef Ricardo Larivée, le sportif Pierre Lavoie et l'architecte Pierre Thibault. Avec Christian Dubé (voir sur ce blogue, Merci Justin, 22 septembre), J.-F. Roberge serait-il l'un des ministres de François Legault qui est encore à l'heure libérale?
 
 

Monday, July 1, 2019

Dominique Anglade fait son nid


L'annonce de la candidature de Dominique Anglade a la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) (Anglade se lance officiellement dans la course à la direction du PLQ, Le Devoir, 27 juin) ouvre officiellement la course à la direction du PLQ, officiellement car il n'y a guère de doutes que l'on s'agite en coulisses depuis le soir du 1er octobre dernier.  La défaite décisive du PLQ a probablement convaincu Sébastien Proulx et André Fortin de ne pas relever le défi de rebâtir un PLQ exsangue et de lui refaire une beauté parmi l'électorat francophone. Vivante incarnation de cette diversité qui caractérise le PLQ, Dominique Anglade n'en a pas moins tenu à s'assurer que sa candidature représente bien l'actuelle clientèle du PLQ. Ainsi, elle a déjà obtenu l'appui des députés Hélène David (Outremont), Kathleen Weil (Notre-Dame de Grâce), Monique Sauvé (Fabre), David Birnbaum(D'Arcy McGee), Carlos Leitao (Robert-Baldwin), Saul Polo (Laval-des-Rapides) et Frantz Benjamin (Viau). Entourée d'un tel aréopage de diversifiés et de multiculturalistes, elle offre toutes les garanties aux yeux de la clientèle libérale. Avec une telle garde rapprochée les risques d'un « virage national identitaire » chez cette ancienne caquiste sont singulièrement diminués et les risques de renouvellement de la clause dérogatoire dans cinq ans bien improbables si le PLQ devait reprendre le pouvoir. C'est aussi une habile manoeuvre qui prive d'autres candidats du recours à la carte « diversité et inclusion». Les autres noms qui ont circulé sont ceux de Mharwa Rizky (Saint-Laurent) (le problème ne se pose pas pour elle, comme Dominique Anglade, elle incarne la diversité, et Marie Montpetit (Sauvé- Maurice-Richard), Gaétan Barrette pour sa part est toujours en réflexion. Dominique Anglade ne néglige pas pour autant l'électorat francophone, elle utilise pour en traiter d'un terme dans lequel il est difficile de ne pas voir un peu de ce mépris montréalais à l'égard du Québec non-montréalais qui croît actuellement au Québec, elle parle en effet du « Québec des régions », comme si ce « Québec des régions » était une terre étrangère et que le seul Québec authentique se limitait à l'Île de Montréal. On pourrait soupçonner Mme Anglade de croire qu'en dehors de Montréal,  le Québec était peuplé de péquenots, de ploucs, de bouseuxet de consanguins. Elle semble considère comme une corvée cette reconquête du « Québec des régions ». Pour un peu on croirait entendre Hillary Clinton dénoncer le basket of deplorables disposés à voter Trump lors de la campagne électorale américaine de 2016.
 


 

Cette attitude de Madame Anglade est peut être une bonne nouvelle, elle permet de rêver à la réélection François Legault et de la Coalition avenir Québec en cantonnant le Plq a ses clientèles anglophone et allochtone.

Thursday, April 11, 2019

L'absolution de Judas


Les débats autour du projet de loi 21 (P.l. 21) sont particulièrement révélateurs de l'état d'esprit des forces politiques en présence. Les excès même de ces débats mettent plus crûment en lumière les vraies convictions des forces en présence que des années de débats parlementaires ou des pages d'éditoriaux.  Dans quel autre contexte, le maire de Hampstead aurait-il eu recours à la comparaison de l' »épuration ethnique » par William Steinberg, maire de Hampstead. Le débat sur les signes religieux libère visiblement une parole soigneusement et hypocritement tenue en laisse. L'incandescence du débat oblige les uns et les autres à démasquer leurs batteries, ainsi la volte-face de Québec solidaire sur les signes religieux et le « compromis » Bouchard-Taylor. Lorsque toute cette histoire de P.l. 21 sera derrière nous, il faudra remercier le gouvernement Legault d'avoir ainsi conduit les partis politiques québécois à se montrer à visage découvert à l'électorat, même si intuitivement celui ci avait compris à qui il a affaire.  Les discussions autour de la laïcité auront donné lieu à des moments plus forts, celui de « l'épuration ethnique » demeurera dans les mémoires.  

 
Pierre Arcand, chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ) avance masqué sur cette question.  Sur la question de « l'épuration ethnique » , il y va de quelques ronds de jambe; pour Arcand, ce sont les politiques de la Coalition Avenir Québec (CAQ) qui sont responsables de la déclaration du maire de Hampstead: »Ce que la CAQ fait au Québec, de façon générale, incite à ce genre d'excès» (« Nettoyage ethnique »: les politiques de Legault incitent à ce genre d'excès, Le Journal de Québec, 10 avril) le fédéraliste et multiculturaliste chef intérimaire du PlQ accorde ainsi son absolution à William Steinberg en rendant François Legault responsable des propos de William Steinberg. Quel est la valeur de cette absolution de Judas? Ce n'est pas avec de telles prises de position que le PLQ va retrouver le chemin  du coeur et de la raison de l'électorat francophone, mais le PLQ a-t-il besoin de cet électorat pour survivre?