Monday, July 8, 2019

Le petit remplacement

Le lecteurs de ce blogue sont probablement familiers avec le concept de «Grand Remplacement », c'est à dire cette idée développée par l'essayiste français Renaud Camus  sur la substitution des populations européenne de souche par des populations majoritairement extra-européennes (notamment africaines et musulmanes) sciemment encouragée par les gouvernements ouest européens. Afin de rendre ce projet plus acceptable aux populations blanches européennes et nord américaines, il convient de les préparer mentalement à ce Grand Remplacement. Assistons-nous à un Petit Remplacement culturel et métapolitique? nous pourrions le croire à observer des productions récentes des studios Disney. Ainsi la sortie récente du film Aladdin met en vedette le comédien afro-américain Will Smith, dans ce remake du dessin animé sorti initialement en 1992. Le génie du dessin animé est bleu et Will Smith dans cette version en images réelles est aussi bleu, mais a conservé ses traits afro américains.  Aladin et la princesse Jasmine sont aussi interprètés par des comédiens « racisés », le rôle d'Aladin tenu par le comédien d'origine égyptienne Mena Massoud et la princesse Jasmine par la comédienne britannique, Naomi Scott, née en Ouganda de parents indiens.  Question d'intérêt mineur pour notre propos, Aladdin se déroulant dans un Moyen Orient de pacotille. 
 
 
 
Au-delà de l'intérêt pécuniaire  à organiser une seconde sortie d'un film qui avait bien fonctionné en 1992(plus de 504 millions de dollars de revenus), on peut se demander si le véritable objectif des studios Dysney n'est pas de « raciser » son catalogue. Le remake en images réelles prévu du dessins animés La Petite sirène (The Little Mermaid sorti initialement en 1989) prévoit qu'Ariel, la petite sirène, sera interprété par la chanteuse et actrice afro-américaine, Halle Bailey (« une petite sirène qui ne fait pas l'unanimité», La Presse, 5 juillet). L'auteur de l'article (Marissa Groguhé) note que:»L'héroïne du film d'animation de 1989, au teint clair et aux cheveux rouges, aura la peau foncée dans l'adaptation en prises de vue réelles de La petite sirène. L'annonce de cette Ariel aux traits afro-américains a suscité des réactions négative. Visiblement soucieuse de recadrer ce mouvement de réactions négatives, la journaliste s'est adressée à Gabriella Kinté, qui n'est pas une inconnue pour le lecteurs du Harfang, voir à son sujet « Leurs Identiraires » (Le Harfang, Vol. 7, no 4,  avril-mai 2019) présentée comme une autrice, militante antiraciste et fondatrice de la librairie Racines.  Il ne s'agit pas que de préparer les populations, mais aussi la jeunesse à cette idée d'un Grand Remplacement que les studios Disney semble malheureusement croire inéluctable.  L'effort des studios Disney est à rapprocher de la nouvelle mouture de Passe-Partout, et son application à familiariser les enfants avec l'homoparentalité.
Changement de maison de production et de continent , il faut inscrire dans cette tendance, la tentative pour remplacer l'emblématique agent 007, actuellement interprété par le comédien Daniel Craig, par James Bond  noir, le nom du comédien afro-britanniqued'origine ghanéenne, Idris Elba a été mentionné. Devons-nous attendre une version « daltonienne » du classique Bambi, version marquant l'adhésion inconditionnelle des studios Disney à la diversité. Le cerf Bambi sera-t-il remplacé par un gnou?

Friday, July 5, 2019

Eux aussi


L'information n'a pas trouvé preneur au Québec, elle est pourtant instructive sur la situation socio politique de l'État d'Israël, État d'exception (voir sur ce blogue, "Faites ce que je dit, pas ce que je fais", 12 mars).  Elle pourtant a trouvé une place dans l'hebdomadaire de gauche français, Marianne (Émeutes en Israël, déchiré par le drame des juifs noirs, Marianne, 3 juillet): « Des émeutes secouent l'État hébreu après la mort d'un jeune Israélien d'origine éthiopienne, Salomon Tekah (19 ans), sous les balles d'un policier. Ce drame ravive les blessures de la communauté juive noire , 35 ans après son arrivée spectaculaire d'Addis Abeba sur le sol israélien.» « Cette mort constitue « un meurtre » accuse une jeunesse descendue dans la rue , de Haîfa à Tel-Aviv et Beersheva. Des émeutes secouent l'État hébreu. [...], mais aussi tapis de bougies de deuil dans les villes du sud: une fois de plus, la communauté des Israéliens noirs crie sa colère, sa douleur et sa frustration. » Ces Israéliens noirs sont aujourd'hui 140 000 en Israël, dont 50 000 nés en terre israélienne. « Pour Israël , le sauvetage des juifs noirs  prouvait la vitalité et la nécessité du sionisme. On les appela à tort « Falachas » ce qui signifie à tort « sans terre » en langue amharique. Les juifs éthiopiens , eux, se nomment depuis des siècles « Beta Israël», «la maison d'israël».
 
 
 
Comme toute intégration en Israël- comme auparavant celle des séfarades , les juifs orientaux- celle des juifs noirs se réalisa de façon paradoxale. [...] Le rabbinat porte une terrible part de responsabilité.Alors que le destin des juifs noirs constituait un témoignage sidérant de l'attachement séculaire au judaïsme biblique( le distinguo ne manque pas d'intérêt si l'on veut se souvenir de la thèse de l'origine khazar des juifs ashkénaze proposée par Arthur Koestler dans son ouvrage, La Treizième tribu). [...] les autorités religieuses ont multiplié les humiliations. Israël les avait pourtant reconnus comme juifs en 1975, ce qui ouvrait l'accès à la loi du retour, mais on exigea des conversions pour les marier ! L'autorité des « kessim » , les chefs religieux éthiopiens fut rabaissée. Dans les cimetières , un rabbin non-africain dirigeait la cérémonie tandis que les kessim faisaient les prières dix mètres plus loin. Insulter l'autorité morale des hommes vers lesquels les Éthiopiens s'étaient toujours tournés dans l'épreuve constitua une faute lourde. [ ...]Enfin, on jugea le sang noir indigne de la collecte nationale. [...] Comme n'importe quelle société , Israël est confronté à la pulsion raciste. Avec cette différence : l'anathème est le sport favori d'une nation unie par les guerres mais prompte à se retourner contre elle-même . »

Chassez le naturel,



il revient au galop. Cette fois, c'est Pierre Fitzgibbon qui nous permet de vérifier la vérité de cet adage. En mission économique en Ontario, le ministre de l'économie du Québec s'est adressé exclusivement en anglais à la communauté d'affaires de l'Ontario (Le français absent de la mission économique la CAQ en Ontario, Journal de Montréal, 2 juillet ). «  Dans un geste inhabituel, le ministre l'économie de François Legault n'a prononcé qu'un seul mot de français pendant une allocution devant une centaine des principaux acteurs du monde économique de l'Ontario. Volontiers racoleur et pensant probablement faire de l'esprit,  le ministre s'essayant à l'Humour: » Oui the North «  a-il lancé en boutade , en lien avec le slogan des Raptors de Toronto. »  le slogan d'origine étant « We the North « .  Pierre Fitzgibbon a probablement oublié que l'humour que l'on veut avoir gâche celui que l'on a. 
 
 
 
« En entrevue au Journal, M. Fitzgibbon n'a pas semblé se formaliser de cet impair. «je suis en Ontario. Je peux parler en français aussi , mais je m'adressais principalement  et c'était à des gens anglophones et c'était [par] respect des gens que j'ai agi comme ça.»
De combien d'années Pierre Fitzgibbon fait-il reculer le Québec avec un tel langage de colonisé?
Nous ne sommes pas au bout de nos peines avec Fitzgibbon qui ajoute, toujours en mode colonisé:»j'ai d'ailleurs apprécié que mon homologue ontarien dise quelques mots dans la langue de Molière ».  le porteur d'eau se contente des quelques miettes jetées par le colonisateur.

Heureusement, la réaction de François Legault n'a pas tardé. «Évidemment, lorsqu'il est ministre et qu'il représente le gouvernement du Québec, il a un message à passer que c'est en français que ça se passe » a lancé le premier ministre mercredi à Québec. » ( Un ministre doit parler français à l'extérieur du Québec , dit François Legault, Journal de Montréal, 3 juillet)

« François Legault explique la gaffe de son ministre par un manque d'expérience et de vieilles habitudes de financier, « C'est un nouveau politicien. Il y a des gens d'affaires , lorsqu'ils vont à Toronto , qui sont habitués de parler en anglais. c'est probablement son cas » a-t-il expliqué.M Fitzgibbon reconnu qu'il a fait une erreur , il aurait dû dire quelques mots en français Quand il sort du Québec, il représente le Québec, c'est important que les gens comprennent le message », a-t-il souligné. Il ne croit pas toutefois que cette erreur nuise à l'image nationaliste du gouvernement caquiste. « Il a dit qu'il ne recommencerais pas » a indiqué M. Legault qui estime q'un politicien québécois doit « dire quelques phrases en français»  à l'extérieur du Québec.  Cette volonté de se contenter de «quelques phrases en français» à l'extérieur du Québec est inquiétante car elle montre, chez François Legault, qu'il participe lui aussi de l'univers intellectuel  d'un financier habitué à parler anglais lorsque, il va à Toronto, lui et Pierre Fitzgibbon appartiennent au même monde des « hommes d'affaires «dont le portefeuille et l'attaché case sont la seule patrie. Chez eux, ce naturel reviendra toujours au galop

Thursday, July 4, 2019

De l'importance de De Gaulle


Les nationalistes québécois et les passionnés d'histoire devraient toutes affaires cessantes lire un texte paru dans Le Devoir du 29 juin dernier sous le titre « De Gaulle et l'esprit de résistance ».  L'historien Martin Lavallée a complété à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) une maîtrise en histoire sur la pensée politique de Denis-Benjamin Viger durant la première décennie de l'Union des Canadas (1840-1850).  Son article devrait rassurer ceux qui sont convaincus de l'inutilité de l'UQAM et de son orientation à gauche. Le prétexte du texte est l'appel lancé par une centaine de personnalités de partout sur la planète - dont Zachary Richard, Tahar Ben Jelloun et Jean Ziegler -s'inquiétant «de l'effacement de la langue française « étouffée par l'anglo-américain »(Un manifeste contre le colonialisme « anglo-américain », Le Devoir, 17 juin). Ces personnalités s'indignaient du fait que l'école française française s'anglicise , que l'anglais prolifère et que le président Emmanuel Macron prononce souvent des discours en anglais (fait nouveau pour un président français), [difficile icide ne pas penser à une certaine mairesse]. Elles regrettaient aussi de voir une « majorité capitulatrice » plaider pour un certain « réalisme » face à la langue anglo-américaine et appelaient le président à renouer avec ce qu'elles nomment « l'esprit de résistance de la France ». 
 
 
 
Martin Lavallée écrit: «Lors de la libération de Paris , un quiproquo annonciateur des années à venir a lieu entre de Gaulle et les dirigeants américains. Les Américains veulent entrer en libérateurs dans Paris alors que de Gaulle insiste pour que ce soit la deuxième division blindée française du général Leclerc qui entre en premier dans la capitale. C'est de Gaulle qui aura gain de cause...» tout à son admiration à de Gaulle, Martin Lavallée oublie un peu rapidement de mentionner que la ville de Paris s'était soulevée le 17 août 1944 à l'appel du communiste Rol-Tanguy . De Gaulle se préoccupait probablement plus de voir les communistes tenir Paris libérée que d'y voir entrer d'abord les Américains. La libération des territoires normands et bretons lui avait montré l'efficacité de l'appareil politique des Francs-tireurs et partisans (FTP). De Gaulle devra batailler sur deux fronts , instaurer l'ordre républicain en assoyant la légitimité du gouvernement provisoire de la République française dans les territoires libérés et l'ordre français en contrant les prétentions anglo-américaines qui avaient prévu la mise en place d'un AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories) afin d'administrer les territoires libérés, initiative américaines que de Gaulle balaiera du revers de la main, l'historien comme la majorité des historiens de l'époque oublie de mentionner que le général de Gaulle trouvait une administration civile en parfait état de marche grâce au travail de l'État Français du Maréchal Pétain. « Le général avait compris que la liberté, pour la France (et pour tous les pays d'Europe ), ce n'était pas uniquement d'être libre physiquement de l'occupation militaire , mais aussi d'être libre d'agir d'agir, de penser dans sa propre logique et par elle-même. (De Gaulle aura oublié une fois ce devoir de résistance en « lâchant l'Algérie française », ses dizaines milliers de Pied noirs et quelques milliers de Harkis et le pétrole du Sahara algérien, grâce à ce pétrole la France serait une puissance européenne capable de tenir la dragée haute à l'Allemagne, ultime et heureuse manifestation de ce « devoir de résistance » le discours du ministre français des affaires étrangères Jacques Chirac. Dominique de Villepin, au Conseil de sécurité des Nations pour faire connaître l'opposition de son pays à l'intervention en Irak, voulue par le président américain George W. Bush). Il avait compris que les intérêts des État-Unis n'étaient pas ceux de la France, que les intérêts d'un empire ne pouvaient qu'être contraires aux intérêts nationaux l'Hexagone. Depuis lors, les présidents français, de Sarkozy à Macron en passant par Hollande, font davantage preuve d'une fidélité à l'égard des intérêts américains que d'une pugnacité à défendre les intérêts de la France.  Il faut dire que les deux derniers présidents sont issus du programme Young Leaders de la French-American Foundation. »Martin Lavallée fait une inutile concession à l'air du temps en écrivant: « S'il était président de nos jours, Charles de Gaulle serait présenté comme un dictateur et un populiste comme le sont la plupart des dirigeants qui veulent préserver leurs pays de l'hégémonie américaine et qui pensent la société différemment de ce que prônent les État-Unis. » souhaitons donc plus de chefs d'État comme De Gaulle.

Monday, July 1, 2019

Tous les moyens sont bons


La guerre larvée que le Canada multiculturaliste mène contre le Québec prend les formes les plus étonnantes et se déploie sur les fronts les plus surprenants.
 «Les Québécois sont beaucoup moins susceptibles que le reste des Canadiens d'avoir appris l'histoire de l'Holocauste à l'école, d'avoir lu un livre sur ce génocide perpétré durent la Seconde guerre mondiale ou même d'avoir été en contact avec une personne juive, révèle un nouveau sondage.» (Les Québécois, moins familiers avec l'Holocauste que le reste du Canada, La Presse, 29 juin).  
La professeure des sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Trois-Rivières Silvane Hirsch se dit pour sa part peu surprise par les résultats.
[...] Le nombre de Québécois prétendant n'avoir jamais rencontrée personne juive est à son avis « normal », puisque la communauté juive de la province est surtout anglophone et concentrée à Montréal.«  Encore un effort Madame Hirsch et vous pourrez nous servir la thèse à la mode d'un Québec profond xénophobe et raciste. Une remarque s'impose, Montréal n'est pas le ghetto de Varsovie et les Montréalais sont libres de quitter la ville et d'aller à la rencontre des Québécois. Autre remarque, personne ne force les personnes juives de Montréal à se concentrer dans Hampstead ou Côte Saint-Luc et pour les résidents de Hampstead à élire un francophobe comme William  Steinberg comme maire. À l'inverse, combien de « personnes juives » du Québec fréquentent régulièrement des Québécois francophones?


Le sondage Léger mené travers le Canada révèle aussi que : « outre les Québécois, les répondants les moins susceptibles de s'être vus enseigner l'Holocauste provenaient de l'Ontario et des provinces de l' Atlantique. Seulement 31% d'entre eux ont dit s'être familiarisés avec ce chapitre sombre de l'histoires les bancs d'école.  Le pourcentage d'Ontariens et de Canadiens des provinces de l'Atlantique qui ont découvert l'Holocauste sur les bancs d'École n'a visiblement aucun intérêt pour le journaliste de la Presse Canadienne (Giuseppe Valiante). L'Ontario et les provinces de l'Atlantique ne viennent pas d'adopter une loi sur la laïcité.

Rien ne se perd, rien ne se crée en ce bas-monde, Jack Jedwab, historien et président de l'Association d'études canadiennes, a son idée sur la question : «Selon Jack Jedwab, les résultats de ce sondage devraient sonner l'alarme pour le ministre de l'Éducation du Québec, puisque le fait d'en apprendre davantage sur le génocide juif renforce selon lui la tolérance et habilite à lutter contre la discrimination.» Pourquoi la connaissance des holocaustes arménien, ukrainien ou rwandais ne pourrait-elle renforcer la tolérance et la lutte contre la discrimination. 
À ce chapitre l'armée de la tolérance et de la rééducation est déjà en marche: «des universitaires québécois préparent un guide pédagogique pour aider les enseignants de la province.» «En réponse à ce phénomène, la Fondation pour l'étude des génocides s'est associée au gouvernement du Québec pour mieux outiller les enseignants du secondaire. Silvane Hirsch l'une des deux universitaires derrière le guide pédagogique qui sera disponible dès cet automne au personnel enseignant de quelques écoles». En avril dernier, la directrice de la Fondation, Heidi Berger, avait déclaré à la Presse canadienne que son objectif était de diffuser ce guide dans toutes les écoles secondaires publiques et privées de la province d'ici 2020.» Alors qu'un débat est ouvert sur l'enseignement de l'histoire du Québec est ouvert (voir « qui a le droit» sur ce blogue, Les étudiants québécois ont-ils vraiment besoin de ce guide?

Dominique Anglade fait son nid


L'annonce de la candidature de Dominique Anglade a la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) (Anglade se lance officiellement dans la course à la direction du PLQ, Le Devoir, 27 juin) ouvre officiellement la course à la direction du PLQ, officiellement car il n'y a guère de doutes que l'on s'agite en coulisses depuis le soir du 1er octobre dernier.  La défaite décisive du PLQ a probablement convaincu Sébastien Proulx et André Fortin de ne pas relever le défi de rebâtir un PLQ exsangue et de lui refaire une beauté parmi l'électorat francophone. Vivante incarnation de cette diversité qui caractérise le PLQ, Dominique Anglade n'en a pas moins tenu à s'assurer que sa candidature représente bien l'actuelle clientèle du PLQ. Ainsi, elle a déjà obtenu l'appui des députés Hélène David (Outremont), Kathleen Weil (Notre-Dame de Grâce), Monique Sauvé (Fabre), David Birnbaum(D'Arcy McGee), Carlos Leitao (Robert-Baldwin), Saul Polo (Laval-des-Rapides) et Frantz Benjamin (Viau). Entourée d'un tel aréopage de diversifiés et de multiculturalistes, elle offre toutes les garanties aux yeux de la clientèle libérale. Avec une telle garde rapprochée les risques d'un « virage national identitaire » chez cette ancienne caquiste sont singulièrement diminués et les risques de renouvellement de la clause dérogatoire dans cinq ans bien improbables si le PLQ devait reprendre le pouvoir. C'est aussi une habile manoeuvre qui prive d'autres candidats du recours à la carte « diversité et inclusion». Les autres noms qui ont circulé sont ceux de Mharwa Rizky (Saint-Laurent) (le problème ne se pose pas pour elle, comme Dominique Anglade, elle incarne la diversité, et Marie Montpetit (Sauvé- Maurice-Richard), Gaétan Barrette pour sa part est toujours en réflexion. Dominique Anglade ne néglige pas pour autant l'électorat francophone, elle utilise pour en traiter d'un terme dans lequel il est difficile de ne pas voir un peu de ce mépris montréalais à l'égard du Québec non-montréalais qui croît actuellement au Québec, elle parle en effet du « Québec des régions », comme si ce « Québec des régions » était une terre étrangère et que le seul Québec authentique se limitait à l'Île de Montréal. On pourrait soupçonner Mme Anglade de croire qu'en dehors de Montréal,  le Québec était peuplé de péquenots, de ploucs, de bouseuxet de consanguins. Elle semble considère comme une corvée cette reconquête du « Québec des régions ». Pour un peu on croirait entendre Hillary Clinton dénoncer le basket of deplorables disposés à voter Trump lors de la campagne électorale américaine de 2016.
 


 

Cette attitude de Madame Anglade est peut être une bonne nouvelle, elle permet de rêver à la réélection François Legault et de la Coalition avenir Québec en cantonnant le Plq a ses clientèles anglophone et allochtone.

On s'est tenus debout


Justin Trudeau et le Parti libéral du Canada iront à la bataille d'octobre prochain avec « on s'est tenus debout, pour vous » comme slogan, comble de malheur pour l'électeur canadien, c'est Justin Trudeau lui-même qui d'une voix décidée tente de nous convaincre qu'il s'est tenu debout en rendant de l'argent à la classe moyenne canadienne et en imposant plus lourdement le 1% des Canadiens plus fortunés..Puisque sa diffusion débute en juin, mieux vaut se faire à l'idée que nous entendrons ce message ad nauseam jusqu'en octobre.



Justin Trudeau s'est-il tenu debout pour nous, la réponse que donneront les producteurs laitiers du Canada, et surtout du Québec, sur la protection de la gestion de l'offre dans le cadre de l'ACMEUC risque de rendre un son discordant et la majorité de ces producteurs murmureront probablement entre leurs dents: « Il s'est couché». Autre exemple d'une affaire ou il est de difficile de prétendre que Justin Trudeau s'est tenu debout, l'affaire Huawei.  Nous avons procédé à l'arrestation de la directrice financière et fille du fondateur de Huawei, Meng Wanzhou. L'affaire a suscité l'intérêt de la presse internationale: «Les autorités canadiennes ont annoncé, mercredi 5 décembre, avoir arrêté Meng Wanzou, également fille du fondateur du groupe, Pen Zhengfei. L'arrestation a eu lieu le 1er décembre à Vancouver (Canada) à la demande des autorités américaines, qui réclament son extradition. Selon le Globe and Mail, quotidien canadien qui ne cite pas ses sources , Washington accuse Mme Meng d'avoir « essayé de contourner l'embargo américain contre l'Iran».  (« L'arrestation d'une dirigeante de Huawei provoque des tensions entre Pékin et Washington », Le Monde, 6 décembre).  Nous nous tenons debout comme l'ont appris à leurs dépens deux Canadiens incarcérés en Chine et un troisième condamné à mort pour trafic de drogue.  Nous nous tenons tellement debout que c'est initialement à Donald Trump que Justin Trudeau a demandé d'intercéder auprès du président chinois Xi, au sommet du G20 qui se déroule à Osaka. Les Chinois peuple réputé pour avoir la mémoire longue font payer aux producteurs canadiens d'huile de canola, de viande de boeuf et de porc, notre intervention dans la cour des grands. Heureusement que nous nous sommes tenus debout devant les faucons et les va-t-en guerre que sont Donald Trump et Bolton, nous n'avions pas de contentieux avec la Chine, mais voilà qu'en nous tenant debout, nous sommes pris avec une patate chaude de belle taille, alors que nous sommes confrontés à une crise politico-économique, Justin préfère parler d' »une période difficile », que lui faudra-t-il pour parler d'une crise. Pour nous simplifier les choses, l' 'administration Trump exigera-t-elle que nous extradions Meng Wanzhou et la livrions à la justice alors qu'elle n'a commis aucun crime contre le Canada. Au chapitre des sanctions contre l'Iran, le Canada suit la parade sans vraiment faire de zèle Sur son site web, le gouvernement du Canada tient le langage suivant en ce qui a trait aux sanctions contre l'Iran: «Le Canada, de même que ses alliés et partenaires, impose aussi des sanctions à l'Iran qui vont au-delà de ce que prévoient les Nations Unies. L' objectif des sanctions imposées par le Canada en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales (MES), est de continuer à exercer des pressions sur l'Iran afin que ce dernier respecte ses engagements internationaux et de s'assurer que l'Iran ne peut pas se procurer, par l'entremise du Canada, des articles qui pourraient contribuer à son arsenal militaire ou poser un risque de prolifération. » Ce qui apparaît suffisant, l'Iran respectant l'accord de Vienne de 2015 conclut avec le G5+1  (les cinq membres du Conseil de sécurités Nations-Unies plus l'Allemagne et l'Union européenne. Paradoxalement ce sont les État-Unis de Donald Trump qui se sont retirés de l' Accord de Vienne en mai 2018, au chapitre des accusations envers l'Iran son appui au terrorisme avancé par l'administration Trump ne convainc guère sans véritablement fournir de preuves cet appui semble se limiter au Hezbollah libanais, mouvement qui apparaît moins comme une menace terroriste pour l'Occident (la menace n'est jamais venu de l'Islam chiite, mais toujours de l'Islam sunnite) que comme une caillou dans le soulier d'Israël. La condamnation du programme nucléaire iranien apparaît plus comme un service rendu à Israël afin que ce dernier demeure une puissance régionale et le seul état de la région à posséder l'arme nucléaire. Les diplomates américains réalistes préférerait probablement une alliance avec l'Iran comme allié régional (comme à l'époque de l'alliance avec le Shah). 


Au vu de l'épisode Huawei, il faudrait suggérer aux libéraux de changer le slogan de leur campagne libérale, pour « Je me suis couché » en jouant le shérif pour les Américains. Le problème est que lorsque Justin Trudeau se couche, ce sont tous les Canadiens qui se trouvent couchés par la force des choses.