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Sunday, July 19, 2020

Au royaume des Trudeau!



La politique nous offre trop souvent l'exemple d'un «deux poids, deux mesures» qui n'honorent pas ses tenants.
 
 
 
Dernière manifestation de ce «deux poids, deux mesures», les travaux du comité de l'éthique de la Chambre des communes qui se penche sur la controverse WE Charity. Deux députés libérales se sont démarquées à ce jeu.  «Les députées  Brenda Shanahan  (Chateauguay) et Elizabeth Brière (Shebrooke) plaident toutes deux que l'examen de ce dossier ne relève pas du mandat du comité. Toutes deux discutent même l'emploi du terme «scandale» pour illustrer la saga We Charity, un «pseudo scandale éthique», selon Mme Brière.  « Ce que veut faire l'opposition  s'est étaler la vie privée des citoyens. (...)  Si nous commençons à cibler l'entourage de nos adversaires, dites-moi ou allons-nous nous arrêter» a dit Mme Brière personne n'a forcé les proches de Justin Trudeause à se goinfrer dans la mangeoire de WE Charity (Margaret Trudeau (aurait reçu 250 000$ de We Charity), Alexandre Trudeau (lui aurait touché 32 000$) et Sophie Grégoire Trudeau (qui modestement, se serait contenté de 1 400$) ce sont tous pour reprendre l'expression québécoise, des «adultes majeurs et vaccinés», le temps des explications est venu reprochant à l'opposition de cibler la mère , le frère et le frère de Justin Trudeau, on peut penser ici que Mme Brière pensait à l'épouse de Justin Trudeau, Sophie Grégoire Trudeau, elle aussi éclaboussée dans l'affaire WE Charity. Si nous suivons la pseudo éthique de Madame Brière, nous assisterions au développement d'un véritable népotisme officiel, plaçant l'entourage d'un premier ministre à l'abri de poursuites et leur conférant, de fait comme de droit, une impunité face au système judiciaire canadien. Mesdames Brière et Shanahan ne se comportent pas en élues, mais en garde prétorienne de la famille Trudeau, tout cela à un parfum de républiques de bananes Justin Trudeau et Bill Morneau en rêvent peut-être, mais souhaitons que cela ne se matérialisent jamais. Pour cela, il ne faut vraisemblablement pas compter sur des groupies libérales de Justin Trudeau comme Brenda Shanahan et Elizabeth Brière.

Saturday, January 25, 2020

Pouvoir policier et séparation des pouvoirs


Autour de l'affaire Charest\UPAC, Josée Legault nous sert une défense de la séparation des pouvoirs (Un beau gâchis sur toute la ligne, Journal de Montréal, 24 janvier). Elle écrit:»Lorsqu'un ex-premier ministre, ridiculise publiquement un corps de police dont il est en plus le géniteur, les effets d'une telle sortie ne peuvent qu'être nocifs pour la démocratie québécoise. (la démocratie québécoise a survécu aux règnes de Jean Charest et de Philippe Couillard, elle survivra a cette sortie de l'ex-premier ministre). Inspirée, elle écrit: «En tant qu'ancien chef de gouvernement, un tel non-respect envers l'indépendance du pouvoir policier, qu'il soit dysfonctionnel , témoigne d'un mépris consternant pour le principe même de la séparation des pouvoirs» Seule erreur, mais capitale, il n'y a pas de séparation des pouvoirs en ce qui concerne le pouvoir policier. Car il n'y pas une telle chose qu'un pouvoir policier, les Locke et Montesquieu étant demeurés muets sur le sujet. Chacun est donc libre de caractériser le «pouvoir» policier comme il l'entend, il peut être tenu pour une composante du pouvoir exécutif ou comme un auxiliaire du pouvoir judiciaire. J'ai tendance pour ma part à le considérer comme un instrument du pouvoir exécutif, il assure la défense du système et protège l'État et sa classe politique. Chiens de garde, les policiers sont au service et aux ordres de l'État, la G.R.C. et la S.Q n'ont jamais fermé le chemin Roxham, par ce que les états canadien et Québécois ne l'ont jamais voulu. Ils ne sont en fait que des fonctionnaires payés par l'État, comme les percepteurs du Ministère du Revenu.  Les administrations peuvent changer, les services policiers eux ne bougent pas, à moins de crise majeure du régime (la Russie de 1918, l'Allemagne de 1933). Le F.B.I., la G.R.C. et la S.Q. ne sont que les Gardes prétoriens de l'État, à la demande du Pouvoir, ils frapperont sans états d'âme, il suffit ici de penser à la répression violente que connaissent les Gillets jaunes en France et les étudiants à Hongkong, latitudes différentes et régimes différents, mais même ardeur à «casser» du manifestant. Surveillant les dissidents et les esprits non conformistes, ils ont d'abord pour but d'assurer la pérennité du système. Les services policiers rassurent les autorités politiques en démontrant leur conformisme intellectuel (voir ce blogue, Projet endoctrinement, 20 janvier)
L'aimable constable qui répond aux appels au 911 peut faire illusion, dans le système capitaliste, protéger les biens et la propriété, c'est aussi défendre le système.



Dans cette optique, L'Unité permanente anti corruption (UPAC) ne saurait être autre chose qu'une police politique, créée par le gouvernement Charest à des fins exclusivement politiques, l'UPAC poursuit aujourd'hui son rôle politique, il ne s'agit pas de croire que les Jean Charest et Philippe Couillard avaient besoin de téléphoner régulièrement aux patrons de l'UPAC, mais d'être convaincu que les vieux chevaux blanchis sous le harnais que sont les cadres supérieurs de nos services policiers et de l'UPAC savent très bien pour reprendre l'expression populaire «De quel côté leur pain est beurré». Et que ce n'est pas demain la veille, que nous verrons l'UPAC conclure l'Enquête Mâchurer.

Friday, June 14, 2019

Une proposition à considérer


Faut-il améliorer la formation des agents de police.  c'est l'opinion de l'ex-recteur de l'UQAM, Claude Corbo, aujourd'hui à la tête du comité de surveillance de l'Unité Permanente Anti Corruption(UPAC).  Claude Corbo considère que: « La lutte efficace contre la nature et les caractéristiques de la corruption dans les contrats publics requiert impérativement le recours à des compétences particulières liées à plusieurs disciplines universitaires. Une expérience de patrouille-gendarmerie et d'enquête policière générale ne procure pas en soi cette diversité de compétences».  Difficile de contredire laide Corbo au vu des résultats de l'UPAC: « Au yeux de la ministre de la Sécurité publique, le rapport déposé jeudi à l'Assemblée nationale démontre que le précédent gouvernement libéral « n'a jamais eu l'intention réelle ou l'intérêt réel de s'attaquer au problème e la corruption au Québec. » (UPAC: manque de formation des enquêteurs pour traquer les bandits à cravate, Journal de Montréal, 13 juin). Sans présumer de la suite que donnera le gouvernement au rapport, deux avenues peuvent être envisagées. Assurer la formation des policiers en conservant la formation actuelle, un cours de technique policières de 3 ans et un stage à l'École nationale de police de Nicolet et des cours universitaires suivis par la suite. Deuxième avenue, la formation complète en droit (pendant 3 ans) dans l'une des facultés de droit du Québec ou une formation en comptabilité aux HEC. Troisième avenue possible recruter directement des diplômés fraichement émoulus de l'université et les intégrer dans les corps policiers. Seul écueil à éviter, faire suivre à ces «super-policiers» la formation commune aux patrouilleurs-gendarmes afin d'éviter l'acquisition de l'esprit de corps qui caractérise les corps militarisés, nous devons avoir des policiers qui penserons en juristes ou en comptables, et non pas en policiers, comme les complices des criminels en col blancs pensent en juristes et en comptables lorsqu'ils élaborent les montages complexes qui leurs ont permis des ponctions sur le Trésor public.


 
Il pourrait être possible regrouper les compétences de ces « super-policiers » et de profiter d'une synergie dans des escouades comme l'UPAC ou dans des escouades spécialisées dans la lutte contre la mafia et les motards criminalisés. Les forces de l'ordre font désormais face à une criminalité en col blanc conseillée par des juristes aptes à mettre en place des subterfuges élaborés.  Protéger l'état de droit des politiciens qui cèderaient à la tentation exige de passer au niveau supérieur. Les organisations criminelles elles ont compris depuis longtemps la nécessité de multiplier les niveaux afin de se prémunir contre l'infiltration et la délation. Ce sont des organisations sophistiquées opérant quelquefois sur plusieurs pays, sinon sur plusieurs continents, nos policiers doivent avoir la formation et les moyens de faire face à cette menace