Tuesday, October 13, 2020

Petit ministre et grands principes

 


L'info n'a guère fait de vagues ici, certains diront qu'elle a reçu l'attention qu'elle méritait.
Curieusement, c'est une dépêche de l'Agence France-Presse parue dans La Presse qui nous apprend que le Canada s'est joint au groupe de soutien à la Commission contre la peine de mort. La Presse canadienne n'a pas jugé l'information digne d'une dépêche. Il est vrai que l'annonce en a été faite par l'ectoplasmique ministre des Affaires étrangères du Canada, François-Philippe Champagne.»Le Canada a annoncé samedi son intention de se joindre au groupe de soutien de la Commission internationale contre la peine de mort, un groupe de 23 pays dirigé par l'Espagne. «Aux côtés de ces pays et d'autres membres de la communauté internationale, nous nous opposons systématiquement à la peine de mort », a soulignée ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne , dans un communiqué à l'occasion de la journée mondiale contre la peine capitale. [...] Il a réaffirmé la ferme opposition du Canada à la peine capitale, une »pratique cruelle, inhumaine (qui) constitue un affront aux droits de la personne, en plus d'être un moyen de dissuasion inefficace contre le crime.» (Le Canada se joint au groupe de soutien à la Commission contre la peine de mort, La Presse, 10 octobre).
Nous laissons ses opinions à M. Champagne, la peine de mort est peut-être un moyen de dissuasion inefficace, à ce prix, pénitenciers et amendes s'avèrent aussi inefficace. Faut-il conclure des propos de M. Champagne qu'il faudrait les abolir et se satisfaire de criminels condamnés à la résidence surveillée et aux bracelets de sécurité à la cheville.  
Le principal intérêt de la peine de mort n'est pas son caractère dissuasif ou non, mais au fait qu'il couronne normalement une hiérarchie de peines, de là son nom de «peine capitale». Dans nos états de droit, la peine de mort intervient habituellement au terme d'un processus judiciaire long et complexe, un processus plus long et plus complexe que le procès auquel les victimes ont habituellement eu droit.
 

 
 
Les grands démocrates que sont Justin Trudeau et François-Philippe Champagne sont-ils prêts à soumettre la question du rétablissement de la peine de mort à la population canadienne par un référendum pan canadien et à accepter le verdict de cette population? Le débat n'a jamais eu lieu au Canada et il n'aura pas lieu parce que la gauche qui gouverne le pays (PLQ, NPD, BQ) ne soumettra jamais cette question aux Canadiens. Entretemps, F.-P. Champagne peut se pavaner dans les forums internationaux.

Saturday, October 10, 2020

Entre deux chaises

 



Nous avons souligné l'indifférence de François Legault à tout ce qui peut apparaître comme de la métapolitique.  Visiblement pour lui, le combat politique se limite à la joute parlementaire et aux affrontements électoraux. Il en donne une nouvelle preuve à l'égard du «racisme systémique», pour l'instant, il refuse encore de reconnaître l'existence du racisme systémique. Il entrouvre la porte en se montrant prêt à reconnaître l'existence de la «discrimination systémique » à L'endroit des autochtones». «Selon une source gouvernementale, il y a de «l'ouverture» pour reconnaître la discrimination systémique, plutôt que le racisme. Un débat agite le gouvernement sur le sujet, et il y a une tendance en faveur d'un appui aux mots utilisés par le rapport Viens.
 

 
 
Mercredi matin, le chroniqueur politique du 98,5, Bernard Drainville, témoignait du débat en cours au gouvernement au sujet du racisme systémique. Il rapportait que de plus en plus de députés et de ministres sont prêts à reconnaître le racisme systémique envers les autochtones,» (Québec ouvert à reconnaître la «discrimination systémique», La Presse, 7 octobre ). Pour la sagesse populaire, une porte ne peut être ouverte ou fermée en même temps, François Legault semble croire le contraire. À qui fera-t-il croire qu'il pourra tenir longtemps cette position alors qu'il s'en trouve déjà au Québec pour tenir l'affaire Joyce Echaquan pour notre affaire Georges Floyd.C'est le cas du sagace chroniqueur Richard Martineau qui écrit:»on l'a beaucoup répété ces derniers jours, et c'est vrai: l'affaire Joyce Echaquan est notre affaire George Floyd.» (Le racisme ordinaire, Journal de Montréal, 4 octobre). Les professionnels de l'anti racisme ne se satisferont pas longtemps de cette «discrimination systématique» et ils voudront passer au «racisme systématique». Ils considèrent probablement déjà «la «discrimination systématique» à l'endroit des autochtones comme une première étape vers l'acquiescement du gouvernement Legault à la thèse du racisme systémique de la société québécoise. Le gouvernement Legault pense probablement gagner du temps en tournant autour du pot (pour ne pas évoquer des activités contre nature sur des chiens) en parlant de «sécurisation culturelle» des Autochtones. Beau principe tiré des travaux de la Commission Viens justement qui constataient que «les Premières Nations, les Inuit ne se sentent pas en sécurité lorsque vient le temps de mettre leur santé entre les mains des services publics. La sécurisation culturelle, c'est un message fort, un geste très fort qu'on peut poser, aux lendemains des excuses qui ont été prononcées pour montrer que, oui, on est en action [...] et qu'il va y avoir donc de, réelles, réelles  conséquences très concrètes au décès de Joyce Echaquan», a expliqué» a expliqué la députée Véronique Hivon. Selon elle,  l'adoption de ce principe «ça veut dire des formations, du personnel qui connaît les réalités(appel du pied sans subtilité à embaucher des infirmières et des préposées aux bénéficiaires autochtones, NDA), des interprètes [...]et ça veut dire qu'on vient de reconnaître qu'il y a des différences», a -t-elle énuméré. On demande par ailleurs que la pièce législative soit rédigée en collaboration avec les Premières Nations.»(La Presse). À la position « assis entre deux chaise de François Legault, on préférera la position claire de Mathieu Bock-Côté: «  Mais la théorie du racisme systémique est d'une tout autre nature. Elle repose sur une thèse étrange: même si les individus ne sont pas racistes, la structure sociale serait fondamentalement raciste.[...] la théorie du racisme systémique est donc paradoxale: même s'il n'y avait aucun raciste au Québec, il serait quand même raciste. Le concept de « racisme systémique » chez ces promoteurs , relève de la foi. Comme les croyants voient Dieu partout, les théoriciens du racisme systémique, quelles que soientles circonstances, voient partout la preuve de son existence. ils adhérent à cette théorie religieusement et s'offusquent qu'on en doute. Ceux qui la critiquent sont traités en hérétique.» (Le racisme et les Autochtones, Journal de Montréal, 7 octobre). Voilà qui a le mérite de la clarté. Souhaitons que François Legault continue de résister à ces députés et ministres prêts à jeter l'éponge et à accepter l'idée d'un Québec systémiquement raciste et qu'il continue à refuser de faire sienne cette théorie du racisme systémique. 



À court d'arguments, diabolisez...


Visiblement dépassé par l'ampleur que prend le mouvement de résistance aux mesures sanitaires édictées par le gouvernement, un gouvernement dont la gestion de la crise du COVID-19 apparaît de plus en plus incohérente (exemple, la gestion de la question des écoleset celle des couleurs attribuées auxrégions). Le gouvernement cherche visiblement à «casser» le mouvement.  Première mesure, l'obligation de porter le masque lors des manifestations qu'ils organiseront. Mesure qui pourrait dissuader les adhérents du mouvement de tenir de telles manifestations, quelle image donnera une manifestation anti-masques réunissant quelques centaines d'anti-masques docilement masqués; le ridicule ne tue pas mais, il peut s'avérer funeste pour un mouvement socio-politique. L'effet n'est pas garanti et il faut faire preuve d'imagination pour vaincre un tel mouvement, il faut notamment s'attaquer à ces fondements intellectuels; manoeuvre délicate car les opposants aux mesures imposées par la santé publique ont pour eux le principe de la liberté d'expression et le droit de questionner les initiatives gouvernementales. Ne diabolise qui veut, il faut pour pour cela des motifs valables dans une société de droit. À ce chapitre, les ressources financières gouvernementales permettront toujours de trouver des laquais et des p****** intellectuelles prêts à se prêter au jeu pour faire ce sale boulot. 
 

 
 
À ranger parmi ces mercenaires intellectuels, le Centre d'expertise et de formations les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) associé au Cégep Édouard-Montpetit. » Le ministère de la Sécurité publique du Québec a accordé une subvention de 40 000$ à un centre de recherche pour étudier le mouvement conspirationniste qui prend de l'ampleur depuis le début de la pandémie de COVID-19. Le Centre d'expertise et de formations les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) aura le mandat d'«étudier les processus de constructions des différents discours conspirationnistes autour de la COVID-19 et leur incidence chez les cégépiens».[...] Le directeur du CEFIR (Martin Geoffroy, NDA) souligne que la population et les médias ont le droit de critiquer les décisions du gouvernement. Mais les conspirationnistes rejettent en bloc les consensus scientifiques, un mouvement inquiétant pour la santé publique. « «Ce n'est pas la même chose quand tu crois que les décisions gouvernement sont guidées par une conspiration mondiale pédosatanique. M. Geoffroy affirme que l'adhésion aux théories du complot peut carrément mener à la radicalisation de l'individu. Il cite l'exemple de Mario Roy, un des leaders des mouvements anti masque et conspirationniste, qui a récemment appelé à «l'arrestation citoyenne»de l'ensemble des 125 députés siégeant à l'Assemblée nationale. Quand tu dis que l'Assemblée nationale est illégale, c'est parce que tu veux renverser le gouvernement. Le chercheur estime d'ailleurs que ce n'est pas un hasard si Mario Roy, ex-figure de proue du groupe ultranationaliste Storm Alliance, est aujourd'hui un leader de cette mouvance, «Il y a du conspirationnisme aussi à l'extrême gauche.Mais au Québec, ça adonne que c'est surtout à l'extrême droite, note-il. La caractéristiques des mouvements extrémistes , c'est de ne pas accepter la société telle qu'elle est et de vouloir la renverser par la force.» (COVID -19: Québec finance une étude sur les conspirationnistes, Journal de Montréal, 7 octobre). Avant d'aller plus loin, interrogeons-nous sur le processus en cours ; remarquons d'abord que l'enveloppe de 40 000$ ne vient pas du ministère de la Santé et des services sociaux ce qui devrait être le cas dans le contexte de la pandémie, mais du ministère de la Sécurité publique, ce qui ne peut qu'accréditer l'idée d'une menace non pas à la santé publique, mais à l'ordre public. Notons aussi que Martin Geoffroy va vite en affaires en citant l'une des ficelles les plus excessives du mouvement conspirationniste, celle de la «conspiration mondiale pédosatanique» et en concluant à partir des propos d'un des leaders des mouvements anti masque et conspirationniste que ces mouvements veulent «renverser le gouvernement», un leader qui fort opportunément a un passé d'activisme dans mouvement ultranationaliste. Il faut penser que nous avons ici le coupable quasi idéal. Le genre d'homme pour »renverser le gouvernement» et «vouloir renverser la société par la force ».  Geneviève Guilbault devra être vigilante, avec un tel homme, La prochaine manifestation antimasques pourraient se transformer en «marche sur Rome»et voir Mario Roy conduire ses sans masques vers Québec comme autant de Chemises noires. La cause est entendue, les conspirationnistes sont des extrémistes, à la rigueur des putschistes sur le point de renverser le gouvernement, dans ce contexte, tous les coups seront éventuellement permis. Au-delà, des masques obligatoires et des constats d'infraction, il y a fort à parier que certains Québécois ne reculeraient pas devant l'idée d'une rafle des participants à la prochaine manifestation anti masques avec photographies de face et de profil des manifestants et prise des empreintes digitales. On ne transige pas et on ne tergiverse pas avec le diable. Dans le même ordre d'idées, à court d'arguments, censurez, ainsi que Facebook l'a fait avec les comptes d'Alexis-Cossette-Trudelle. À court d'arguments, sanctionnez et affectez à des tâches administratives, comme l'a fait le service de police de ville de Laval à l'égard d'un policier «complotiste» (un policier de Laval complotiste, Journal de Montréal, 7 octobre). L'hiver sera long pour la liberté d'expression.

Wednesday, October 7, 2020

Noyez le poisson

 


Après avoir refusé d'appuyer et même de discuter la motion présentée par le Parti québécois voulant que l'Assemblée nationale s'excuse pour les arrestations arbitraires effectuées dans le cadre des évènements d'Octobre 1970. Dominique Anglade avait déclaré, qu'elle présenterait plutôt sa propre motion à l'Assemblée nationale; voilà qui est fait:»Un demi-siècle plus tard, l'heure est venue pour les trois paliers de gouvernement directement impliqués-Ottawa, Québec et Montréal- de présenter leurs excuses pour les graves dérapages survenus lors de la crise d'Octobre 1970, selon l'opposition libérale. (Dominique Anglade veut des excuses, La Presse, 5 octobre).
 

 
 
C'est un curieux exercice auquel Dominique Anglade convie l'Assemblée nationale:»La cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, va donc demander mardi aux gouvernements dirigés par Justin Trudeau, à Ottawa, François Legault, à Québec, et Valérie Plante, à Montréal, d'offrir publiquement des excuses pour les arrestations de centaines de citoyens québécois, sans mandat et sans raison, à la suite de l'adoption de la Loi des mesures de guerre et l'enlèvement de James Richard Cross et Pierre Laporte par le Front de libération du Québec (FLQ) en octobre 1970.«Pour ces actes qui ont été commis, nous pensons, il devrait y avoir des excuses qui soient faites par les trois paliers de gouvernement « a fait valoir la cheffe libérale en entrevue lundi.[...] Mme Anglade dit refuser par ailleurs de hiérarchiser les torts de chacun, les trois paliers de gouvernement ayant à ses yeux leur part de responsabilités dans la chaîne des évènements et le processus décisionnel retenu.[...] Si on la compare à la motion péquiste, la motion libérale adoptera une perspective plus large. « on voulait raconter l'histoire au complet, parce qu'elle mérite d'être racontée au complet, pour qu'on sache exactement à quoi s'en tenir », commente Mme Anglade, [...] Nul doute que Justin Trudeau et les amis fédéraux de Mme Anglade sauront apprécier ce cadeau. Bien qu'elle sache que sa motion n'ira nulle part, le gouvernement autonomiste de François Legault ne peut présenter des excuses au nom de Québec, il se déshonorerait, Mme Anglade sait aussi que le Parti québécois et Québec solidaire ne peuvent s'associer à une telle motion.

Avant de présenter des motions fantaisistes l'Assemblée nationale, Mme Anglade serait bien avisée de suivre quelques cours d'histoire du Québec. Ceux qui ont vécu les évènements d'octobre se souviennent très bien que se sont des soldats des Forces armées canadiennes qui patrouillaient dans les rues de Montréal, personne n'y a jamais vu de soldats québécois ou de soldats montréalais. Demeurant dans leurs rôles la Sureté du Québec et le SPVM ont certes effectué des arrestations, arrestations arbitraires  parce qu'effectuées en vertu de la Loi sur les mesures de guerre. Présenter autrement les choses relève d'un curieux révisionnisme historique. 

Michel David, du Devoir, souligne à juste titre que; «Cette façon de noyer le poisson est bien connue:dire que tout le monde est également coupable revient à dire que personne ne l'est.» [...]Mme Anglade ne voit pas pourquoi elle-même devrait s'excuser au nom du PLQ, [...] Il est cependant difficile d'oublier les considérations éminemment partisanes qui sont intervenues dans la gestion. Les libéraux étaient tout aussi disposés que leurs grands frères fédéraux à profiter de la situation pour discréditer le PQ et le mouvement indépendantiste en général[...].(Noyer le poisson, Le Devoir, 6 octobre )
 


 
 
Aujourd'hui comme hier, Les libéraux fédéraux et provinciaux couchent dans le même lit car ils couchent avec le même électorat.
Si nous acceptons de jouer au jeu que nous propose Dominique Anglade; personne ne sera responsable de ces arrestations. Pourquoi d'ailleurs s'arrêter en si bonne voie et ne pas exiger des excuses aussi du Service de police de la ville de Montréal et de la Sureté du Québec.
Heureusement, il y a encore des élus qui ont une tête sur les épaules à Québec:» par la bouche de Simon Jolin-Barette, Le gouvernement Legault a refusé mardi une motion du parti libéral (PLQ) demandant que le fédéral, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal présentent leurs excuses aux victimes de la crise d'Octobre. Mardi, la chef libérale, Dominique Anglade a précisé  que par sa motion, le PLQ voulait également rendre hommage  au ministre libéral Pierre Laporte, qui a été assassiné durant cette crise.» (La CAQ refuse une motion libérale sur la crise d'Octobre, La Presse, 6 octobre. L'évocation de la mort de Pierre Laporte avait aussi servi à Justin Trudeau lorsque ce dernier a refusé d'accepter la demande formulée par François Legault et les formations indépendantistes à Québec et à Ottawa pour que le gouvernement canadien présente ses excuses aux victimes de la crise d'Octobre. Demande immédiatement refusée par Justin Trudeau qui a déclaré :»C'est certain les évènements d'octobre 1970 ont été très difficiles pour bien des Québécois. Je pense qu'il faut commencer par avoir une pensée pour la famille de Pierre Laporte, pour qui cet anniversaire ramène de très douloureux souvenirs » a offert M.Trudeau.(Trudeau ne s'excuse pas, le PLQ refuse une motion, LaPresse, 1 octobre).
Un Pierre Laporte qui semble en voie de canonisation dans la chapelle libérale, un Pierre Laporte sur lequel, il faut lire la chronique de Normand Lester (Crise d'octobre 70: Laporte, le PLQ et la mafia,Journal de Montréal, 20 septembre). Muni des informations présentées par Normand Lester, les Québécois ne seront pas dupes des manoeuvres des libéraux autour de la mémoire dePierre Laporte, mais conclurons qu'hier comme aujourd'hui, les dirigeants du Parti libéral du Québec n'ont  pas de scrupules à frayer avec le crime organisé.

Monday, October 5, 2020

Le trêtre II

 



Le pape François a fait connaître les grandes lignes de sa nouvelle lettre encyclique. Intitulée Fratelli Tutti (Tous frères). Sans surprise: «il pourfend  «le racisme», un «virus qui mute»,certaines « «formes de nationalisme» fondées sur le «repli sur soi»  (...), des attitudes xénophobes, le mépris», le «populisme malsain»qui «cache le mépris des autres»et les visions « libérales libéralesindividualistes » et leurs «intérêts économiques effrénés» fondé sur «le dogme de foi néolibéral» alors que «la grande question, c'est le travail» pour tous. 
 

 
 
Il s'agit, au contraire, de construire une «autre logique» par une «bonne politique» non guidée par la seule  économie.  Une politique «noble» dont «l'âme serait la charité sociale»ou «l'amour social» en vue d'une «société fraternelle»ou les «migrants» notamment et les pauvres doivent avoir leurs droits ou qu'ils soient. Une société ou les «mouvements populaires rassemblant des chômeurs, des travailleurs précaires» doivent donc avoir leur «place» pour «une économie populaire et de production communautaire».Ce sont en effet des «poètes sociaux».» (L'encyclique très politique du Pape sur la «fraternité», Le Figaro, 4 octobre)
Si l'on reconnaît sans peine le détestable préjugé favorable du Pape en faveur des migrants et son mépris parallèle pour les lois et les frontières nationales (voir sur ce blogue, Le trêtre, 11 juillet 2019). Nous n'avons pas à faire nôtre cette politique qui prend le parti des squatteurs s'installant illégalement en Europe ou chez nous. Nous aimerions par ailleurs connaître la formation du Pape en économie pour nous parler d'une «économie populaire de production communautaire», vocabulaire qui a des accents indéniablement socialistes; le XXe siècle nous a enseigné que le succès a caractérisé ses essais en Union soviétique, en Europe de l'est après 1945, en Chine et au Vietnam. Si le pape François veut se lancer dans les expériences socio-politiques qu'ils se contentent d'expérimenter au Vatican et qu'ils y accueillent  les migrants qu'ils aiment tant. Ces migrants trop souvent étrangers ne sont pas nos frères, la plupart du temps, nous n'avons avec eux rien commun; langue, culture, religion.





Dans son désir de contrer «le dogme de foi néolibéral», François songera-t-il à puiser dans le riche réservoir doctrinal de la «doctrine sociale de l'église» constitué par les grands papes que furent Léon XIII avec (Rerum novarum, 1891, dénonçant justement les excès du capitalisme ) et Pie XI (avec Quadragesimo Anno, 1931). François osera-t-il nous parler de corporatisme? 
« Autre originalité de cette encyclique - dans la tradition catholique, une encyclique synthétise l'enseignement d'un pape sur une question précise, ici le social et le politique - elle a été inspirée par la pandémie mondiale du Covid-19, mais aussi, révèle François, par le grand imam du Caire, Ahmad Al-Tayyeb, cité à cinq reprises au fil des 270 pages. Ils avaient rédigé ensemble un appel commun, à Abou Dhabi (Émirats Arabes Unis) en février 2019 qui est reproduit à la fin du texte. Pour l'heure, François n'est pas mon frère et je n'ai pas besoin de ce pape  complice des musulmans lorsque son rôle est d'être le gardien de la Foi et le Vicaire du Christ et non d'être le premier imam de Rome et le fossoyeur de la Chrétienté catholique.

Sunday, October 4, 2020

Les faits divers: révélateurs sociaux



Les faits divers sont habituellement regardés de haut, ils sont d'ailleurs chanceux si le lecteur ne les tiens pas pour la rubrique des chiens écrasés.  Ils sont pourtant le lot d'un certain nombre de journaux qui ont assuré leur succès au fil des ans  en exploitant crimes passionnels, drames conjugaux, délits divers et autant que possible sanguinolents, les lecteurs de ce blogue penseront ici aux modestes débuts de quotidiens qui sont devenus les rampes de lancements de l'un des empires médiatiques québécois. Les autres quotidiens québécois ne reculent pas à l'occasion devant un bon fait divers offrant si possible sang, sexe et argent, ou les trois. Au Québec, il semble que seul, le sérieux Devoir résiste à la tentation, son fondateur, le catholique et vertueux Henri Bourassa serait probablement fier de la tenue de sa création, tout en s'étonnant du ton de  gauche, bon chic, bon genre qui caractérise aujourd'hui sa création. 
Malgré les préjugés à l'égard des faits divers, il est possible au terme d'une lecture attentive, d'y trouver des perles.
 

 
 
C'est le cas d'un article paru dans l'édition du 29 septembre du quotidien La Presse (Il m'a dit que ma mère m'avait vendue) . L'ouverture de l'article est un modèle du genre:»Claudie *,( il s'agit d'un prénom fictif) avait 8 ans lorsqu'elle  est devenue «la femme» de Sylvain Villemaire. Déracinée et vulnérable, la fillette a été soumise pendant trois ans à des sévices sexuels. Un récit à la limite du supportable relaté avec courage  par la victime lundi au procès pour traite de personnes de l'ex-psychoéducateur de Montréal-Nord. Il m'a tiré par les cheveux et m'a couchée. Il m'a dit que ma mère m'avait vendue » a confié à la cour la victime , maintenant âgée de 13 ans. Avec un détachement déconcertant, l'adolescente a décrit en détail lundi les agressions sexuelles subies aux mains de Sylvain  Villemaire de 2015 à 2018 à Montréal. un témoignage particulièrement difficile à entendre. Le Montréalais de 59 ans qui se défend seul, est jugé pour traite de personnes mineures, un crime souvent décrit comme de l'esclavage moderne, passible d'une peine d'emprisonnement sévère.[...]À l'ouverture de son procès lundi, Sylvain Villemaire a plaidé coupable à quatre chefs d'accusation , dont possession de pornographie juvénile, contacts et incitations des contacts sexuels d'un enfant. Le pédophile reconnaît ainsi avoir agressé sexuellement Claudie à des dizaines de reprises.Sylvain Villemaire détenait également plus de 8 000 photos et 95 vidéos de pornographie juvénile [...] À Seulement huit ans, Claudie devait assouvir les besoins sexuels de son bourreau, parfois jusqu'à quatre fois par semaine a-t-elle raconté.Malgré ses refus, Claudie était prise au piège, puisque sa mère lui demandaisde «continuer» de se soumettre à Sylvain Villemaire. «J'étais un peu bouleversée. Je devais faire tout ce qu'il me disait» raconte-t-elle. Son bourreau l'a d'ailleurs déjà menacée de la «ramener» dans son pays d'origine . «J'avais peur d'y aller» dit-elle. Une crainte confiée dans une lettre retrouvée par les policiers au domicile de Sylvain Villemaire. «Je sais que je dois être ta femme et ta maîtresse [...] je ferais de mon mieux pour le faire avec amour. S'il te plaît, je ne veux pas aller en Afrique, ce sera un grand plaisir pour moi et pour toi que je sois ta femme et ta maîtresse»indique la lettre,[...]. Le fait divers comme reflet des changements sociaux. Il est possible de comprendre en filigrane de cet article, tout «le Grand remplacement» qui s'est déroulé au fil des ans dans le quartier de Montréal-Nord. Possible aussi de comprendre que ce «Grand Remplacement» a conduit à acclimater les moeurs du continent africain en sol montréalais.  
 

 
 
Nos lecteurs noteront que l'article évoque un esclavagiste blanc, la logique est respectée, un esclavagiste doublé d'un pervers sexuel. Question à se poser; Les  pratiques «africaines» de la mère sont-elle uniques à la mère de Claudie, y a-t-il au Québec d'autres Claudie vendues par des mères entremetteuse pour un marché local reproduisant ces «moeurs africaines», sachant que certaines pratiquent ou font pratiquer l'excision sur leurs filles pour les rendre conformes aux us et coutumes africaines, un examens des dossiers de la DPJ pour le quartier Saint-Michel nous permettrait-il de découvrir la présence d'autres esclavagistes eux-mêmes ou elles-mêmes d'origine africaine et perpétuant sans scrupules les moeurs du dernier continent ou se pratique encore l'esclavage? Quel journaliste d'enquête voudra lancer des ligne dans cette direction?

Saturday, October 3, 2020

Père et fils, égaux à eux-mêmes



Justin Trudeau n'en manque pas une lorsqu'il s'agit directement ou indirectement de dénigrer le Québec, à croire qu'il y prend plaisir. Dernière manifestation de cette propension, sa réaction au décès de Joyce Echaquan, cette femme atikamekw décédée à l'hôpital de Joliette alors qu'elle était insultée par des membres du personnel infirmier. Pour Justin Trudeau, cet incident devient le prétexte à déclarer «Ce qui s'est passé, c'est la pire forme de racisme quand quelqu'un avait besoin d'aide. C'est un exemple, un autre exemple de racisme systématique qui est tout simplement inacceptable au Canada» a-t-il ajouté» (Mort de Joyce Echaquan: «la pire forme de racisme »dénonce Justin Trudeau, L'Actualité, 30 septembre). L'incident est certes malheureux, mais opportunément pour Justin Trudeau, l'incident s'est déroulé au Québec qui se trouve dès lors englobé dans ce «racisme systémique» qui lui est si cher. 
Avant de parler de racisme systématique, il faudrait peut-être se poser des questions sur les propos et la locutrice à l'origine de ces propos. Pour l'heure, une infirmière présente et une préposée aux bénéficiaires ont été a congédiées et les propos tenus relevaient plus de la plus plate des bêtises et de la plus insigne des vulgarités. C'est ce qu'il faut conclure à la lecture d'un article que le Journal de Montréal consacre au malheureux incident; «Esti d'épaisse de tabarnouche... c'est mieux mort ça. As-tu fini de niaiser ... câlisse?T'es épaisse en câlisse». murmuraient deux membres du personne de l'hôpital de Joliette . T'as fait des mauvais choix ma belle. Qu'est-ce qu'ils penseraient tes enfants(madame Echaquan avait sept enfants NDA) de te voir comme ça? pense à eux autres un peu... C'est meilleur pour fourrer qu'autre chose, pis on paie pour ça. Qui tu penses qui paie pour ça?» (Décédée auprès de soignants racistes à Joliette, Journal de Montréal, 28 septembre). Avant de parler de racisme systémique, Justin Trudeau devrait intégrer ces considérations à sa réflexion. Personne n'affirmera qu'il n'y a pas de racistes au Québec et au Canada, faut-il pour autant en conclure à l'existence de racisme systématique au Canada. Qu'importe pour Justin Trudeau, tout à son zèle anti raciste, cet incident ne peut que résulter du racisme systémique des Canadiens et de celui des Québécois.




Pour Justin Trudeau, la semaine qui s'achève, aura été excellente pour manifester ses sentiments anti Québec profonds. Non seulement il affirme que le Québec pratique le racisme systématique, mais il réussit à demeurer fidèle au souvenir de son géniteur en refusant de présenter ses excuses aux Québécois pour les évènements d'Octobre 1970.  La loyauté filiale est un sentiment habituellement respectable, mais il ne doit pas aveugler. L'intervention de l'armée canadienne au Québec voulue par PET en 1970 et les centaines d'arrestations arbitraires qui en résultèrent ne peuvent être un prétexte pour poursuivre la vendetta des Trudeau l'égard du mouvement indépendantiste québécois. Par son refus, Justin Trudeau prouve surtout qu'il n'est pas capable de sortir de l'ombre de son père et qu'il est et demeurera un petit personnage mesquin et incapable d'accéder au statut d'homme d'état et de chef politique digne de ce nom. Dans la très personnelle logique de Justin, seuls les Québécois francophones ne sont pas dignes d'excuses, en effet: »Justin Trudeau s'est pourtant montré prompt à offrir des excuses depuis qu'il a pris le pouvoir 2015. Il s'est excusé à Omar Khadr; aux fonctionnaires fédéraux ayant été congédiés à cause de leur homosexualité; aux autochtones de Terre-Neuve ayant séjourné dans un pensionnat (à une époque ou la province ne faisait pas partie du Canada); aux femmes autochtones dont les enfants ont été adoptés sans leur consentement; aux Inuits pour la façon dont ils ont été soignés lorsqu'ils étaient atteints de la tuberculose; à la communauté Tsilhqot'in pour la pendaison de six de leurs leaders en 1864. M. Trudeau s'est aussi excusé officiellement pour le refus servi par le Canadien 1939 de laisser entrer le navire MS Saint-Louis ayant à son bord quelque 900 Juifs fuyant le régime nazi» (Crise d'Octobre:pas d'excuses de Justin Trudeau à l'horizon, Le Devoir, 1er octobre). Ce panthéon des «bonnes» victimes pour JustinTrudeau est édifiant, avant de s'excuser à des Québécois francophones, Justin Trudeau préfère s'excuser à un combattant islamique (Omar Khadr), à des homosexuels, à des Inuits, aux autochtones de Terre-neuve,  aà la communauté autochtone Tsilqott'in et à des Juifs allemands, rien pour les Québécois francophones. Il entretient sans état d'âme les vieilles querelles de son père. Il ne semble d'ailleurs bon qu'à cela, songerons les Québécois et les Albertains.