Showing posts with label catholique. Show all posts
Showing posts with label catholique. Show all posts

Monday, October 5, 2020

Le trêtre II

 



Le pape François a fait connaître les grandes lignes de sa nouvelle lettre encyclique. Intitulée Fratelli Tutti (Tous frères). Sans surprise: «il pourfend  «le racisme», un «virus qui mute»,certaines « «formes de nationalisme» fondées sur le «repli sur soi»  (...), des attitudes xénophobes, le mépris», le «populisme malsain»qui «cache le mépris des autres»et les visions « libérales libéralesindividualistes » et leurs «intérêts économiques effrénés» fondé sur «le dogme de foi néolibéral» alors que «la grande question, c'est le travail» pour tous. 
 

 
 
Il s'agit, au contraire, de construire une «autre logique» par une «bonne politique» non guidée par la seule  économie.  Une politique «noble» dont «l'âme serait la charité sociale»ou «l'amour social» en vue d'une «société fraternelle»ou les «migrants» notamment et les pauvres doivent avoir leurs droits ou qu'ils soient. Une société ou les «mouvements populaires rassemblant des chômeurs, des travailleurs précaires» doivent donc avoir leur «place» pour «une économie populaire et de production communautaire».Ce sont en effet des «poètes sociaux».» (L'encyclique très politique du Pape sur la «fraternité», Le Figaro, 4 octobre)
Si l'on reconnaît sans peine le détestable préjugé favorable du Pape en faveur des migrants et son mépris parallèle pour les lois et les frontières nationales (voir sur ce blogue, Le trêtre, 11 juillet 2019). Nous n'avons pas à faire nôtre cette politique qui prend le parti des squatteurs s'installant illégalement en Europe ou chez nous. Nous aimerions par ailleurs connaître la formation du Pape en économie pour nous parler d'une «économie populaire de production communautaire», vocabulaire qui a des accents indéniablement socialistes; le XXe siècle nous a enseigné que le succès a caractérisé ses essais en Union soviétique, en Europe de l'est après 1945, en Chine et au Vietnam. Si le pape François veut se lancer dans les expériences socio-politiques qu'ils se contentent d'expérimenter au Vatican et qu'ils y accueillent  les migrants qu'ils aiment tant. Ces migrants trop souvent étrangers ne sont pas nos frères, la plupart du temps, nous n'avons avec eux rien commun; langue, culture, religion.





Dans son désir de contrer «le dogme de foi néolibéral», François songera-t-il à puiser dans le riche réservoir doctrinal de la «doctrine sociale de l'église» constitué par les grands papes que furent Léon XIII avec (Rerum novarum, 1891, dénonçant justement les excès du capitalisme ) et Pie XI (avec Quadragesimo Anno, 1931). François osera-t-il nous parler de corporatisme? 
« Autre originalité de cette encyclique - dans la tradition catholique, une encyclique synthétise l'enseignement d'un pape sur une question précise, ici le social et le politique - elle a été inspirée par la pandémie mondiale du Covid-19, mais aussi, révèle François, par le grand imam du Caire, Ahmad Al-Tayyeb, cité à cinq reprises au fil des 270 pages. Ils avaient rédigé ensemble un appel commun, à Abou Dhabi (Émirats Arabes Unis) en février 2019 qui est reproduit à la fin du texte. Pour l'heure, François n'est pas mon frère et je n'ai pas besoin de ce pape  complice des musulmans lorsque son rôle est d'être le gardien de la Foi et le Vicaire du Christ et non d'être le premier imam de Rome et le fossoyeur de la Chrétienté catholique.

Tuesday, October 15, 2019

Si c'étaient des catholiques


Depuis des années l'Église catholique baigne malheureusement dans de sordides histoires de pédophilie. Ces histoires sont couvertes avec complaisance par la grande presse. La même presse a rendu compte récemment d'une histoire non moins sordide, il serait surprenant que l'histoire aille au-delà de la journée de la publication, elle cadre mal avec la pensée dominante. De quoi s'agit-il? Des centaines de jeunes garçons ont été libérés d'une école coranique du nord du Nigéria.(300 enfants violés et torturés : une « école de l'horreur» découverte au Nigéria, La Presse, 14 octobre). «(Kaduna) Une nouvelle « maison de l'horreur » a été découverte dans une école coranique de l'Etat de Katsina , dans le nord du Nigeria, dans laquelle plus de 300 jeunes garçons étaient enchaînés. torturés et victimes d'abus sexuels, a annoncé lundi la police locale qui les a secourus.
Début octobre , une opération policière avait déjà mis au jour  les pratiques d'une autre institution coranique. de l'État voisin du Kaduna, ou autant d'élèves subissaient ls mêmes sévices. [...]Les écoles islamiques privées sont très répandues dans le nord du Nigéria , principalement musulman, ou la pauvreté est très élevée et ou les services publics sont souvent absents. Le taux élevé de consommation de drogues et le manque d'installations de réadaptation poussent de nombreux parents à inscrire leurs enfants dans ces écoles de redressement informelles. » (Des « écoles de réforme » coraniques en somme)
Difficile de croire que de tels évènements puisse subvenir dans une école de la religion de la « paix et de l'amour ». Incident isolé, nous répondrons les «compagnons de route» de l'islamisme, ces derniers profitent du silence de la presse québécoise car, il y a quelques mois,  l'Obs (connu avant sous le nom de Nouvel Observateur) offrait à ses lecteurs une information aussi intéressante et révélatrice: »Une affaire monstrueuse qui anime les débats tunisiens depuis quelques jours . Parce qu'il s'agit de violences à l'encontre d'enfants, des actes - soupconne-t-on - couverts par certaines autorités locales et commis dans un milieu islamiste radical connu, ce drame a soulevé l'indignation, La découverte de « L'école taliban » de Regueb inquiète [...] l'enquête démontre l'endoctrinement de jeunes garçons, occupés uniquement à étudier des matières religieuses.  Fait plus grave , elle évoque des travaux forcés, la traite d'êtres humains ainsi que des sévices  sexuels (Viols d'enfants, travail forcé...Une école coranique scandalise la Tunisie, L'Obs, 7 février) . De l'Islam nigérian à l'Islam tunisien, autres pays, mêmes moeurs. Une recherche plus approfondie nous amènerait peut-être à découvrir de semblables pratiques sous le règne des talibans en Afghanistan, de  l'État islamique ou dans les rangs de Boko Haram, lorsque les langues se délieront.



Nous savons maintenant que certains musulmans ne demeurent pas sexuellement inactifs en attendants les quarante vierges promises par le Prophètes. La question à se poser est désormais, quelles sont ces quarante vierges. Depuis des siècles, les Occidentaux tiennent pour acquis que ces quarante vierges sont des femmes, nous avons apparemment fait fausse route.

Sunday, July 14, 2019

Il ne manquait qu'eux


Les débats entourant le dépôt , puis l'adoption du projet de loi 21, maintenant la loi 21, ont permis à des nombreux groupes de se manifester en commission parlementaires ou dans la rue. Malgré la publicité ayant entouré l'adoption de la loi 21, certains groupes se réveillent tardivement.  Parmi ces groupes, l'association humaniste du Québec (AHQ) qui sous la plume de son président, Michel Virard, prend parti sur la question et annonce les combats à venir (« l'égalité de traitement des non-croyants et des avec les croyants reste à achever », Le Devoir, 11 juillet). Quid des humanistes;
Le site de l'AHQ fournit quelques précisions:
»Fondamentalement: L'humanisme est   une philosophie fondée sur la raison et la tolérance et qui rejette tout recours au surnaturel. » 


« L'humanisme est une appellation relativement nouvelle pour une philosophie très ancienne. Les principes de base de l'humanisme, le scepticisme des affirmations fondées sur la foi au surnaturel et l'accent sur une vie basée sur l'éthique et le rejet des religions, ont été adoptés par un large éventail de penseurs d'un grand nombre de cultures différentes sur des milliers d'années. Mais ce n'est qu'à partir du début du 20e siècle que le mot « humanisme » sert à désigner cette vision du monde.
Des éléments de la pensée humaniste se retrouvent à plusieurs endroits de l'histoire humaine. De la même façon que les croyances dans les dieux et le surnaturel ont toujours eu des adeptes, il s'est trouvé également des sceptiques pour douter de l'existence des dieux et tenter d'expliquer notre monde uniquement par des causes naturelles. Les sociétés humaines ont aussi de tout temps développé des codes moraux et ceux-ci ont souvent été décrits en termes non-religieux.
Malheureusement le scepticisme religieux et la philosophie naturaliste (l'idée que notre monde peut être expliqué sans recours au surnaturel ).
 Un citoyen Lambda un peu cultivé aura reconnu là une définition soft de l'athéisme.

Michel Vivard écrit: «Lorsque nous avons créé l'Association humaniste du Québec en 2005, pour avoir une association francophone, nous avions trois objectifs majeurs soutenus par nos membres, au-delà de notre mission officielle qui demeure toujours le développement de la pensée critique dans la population du Québec. Il y avait le droit à mourir dans la dignité, la sécularisation de l'État et l'égalité de traitement des non-croyants avec les croyants. Nous avons aidé à la création de l' AQDMD, et le droit de mourir dans la dignité est maintenant est maintenant une réalité, même si incomplète. Une étape importante de la sécularisation de l'État s'est finalement faite le 16 juin 2019, quoique l'on puisse considérer que le jugement Gascon du 15 avril soit , en fait, la première vraie description de ce que la neutralité de ce que la neutralité de l'État impose. C'était le jugement qui mettait un terme à la saga du maire de Saguenay , Jean Tremblay, qui était convaincu que sa « liberté de religion «lui permettait d'imposer une prière théiste (qu'en termes choisis, l'athéisme de Michel Vivard lui rend-il si difficile d'écrire que Jean Tremblay disait alors une prière catholique ) à tous ceux présents aux sessions du Conseil municipal. »
L'égalité de traitement des non-croyants avec les croyants reste à achever et cela dépend des trois ordres de gouvernement. L'État québécois nous refuse l'égalité de traitement matière de cérémonies de mariage réalisées par nos célébrants (à la différence de l'Ontario), M. Vivard  va un peu vite en affaire et son empressement à parler de « nos célébrants » donne des munitions à ceux qui considèrent qu'avec son dogmatisme, l'humanisme peut apparaître comme une religion. M. vivra oublie aussi qu'il y existe au Québec, depuis 1968, un mariage civil reconnu par l'État et que ce mariage peut être célébré au Palais de justice par un greffier ou au lieu choisi par les futur conjoints devant un notaire ou une personne désignée par les conjoints, dans ce domaine l'égalité de traitement semple être atteinte, si le terme mariage véhicule encore trop de connotations religieuses aux yeux de M. Vivard, les futurs conjoints peuvent choisir l'union civile qui aux termes du Code civil du Québec crée un cadre légal protégeant les deux conjoints, si les conjoints sont mal l'aise avec les cadres légaux, il reste toujours l'union de fait ouverte aux non croyants et aux croyants délinquants, il nous semble qu'à ce chapitre, l'égalité de traitement est réalisée. Poursuivant, Michel Vivard écrit:»L 'État fédéral continue de nous imposer la « primauté de Dieu » dans le préambule des charte des droits» (disposition qui n'a qu'une valeur interprétative). Poursuivant toujours il écrit « les municipalités et autres commissions scolaires continuent de conserver des crucifix là ou ils n'ont rien à faire. ».

Jusque là M. Vivard n'a fait que tourner autour du pot , voilà venu le temps de frapper le grand coup. » Mais surtout  le poids fiscal des activités religieuses continue de s'appliquer au non-croyants . Et ici je ne parle pas d'activités réellement charitables , mais bien d'activités de promotions des mythes religieux. Toutefois, et c'est là que la Loi 21 est immensément importante , la déclaration formelle de la laïcité de l'État québécois permettra enfin de contester les privilèges fiscaux des clergés. N'en doutez pas, ce sera la prochaine étape.» 
Michel Vivard a probablement en tête les « privilèges fiscaux » des clergés juif et musulman (voir sur ce blogue, Le prochain front, 11 juin),   


Combien de fabriques pourront survivre à l'imposition de taxes foncières sur la valeur de leur patrimoine foncier. Combien de fabriques écrasées par ce fardeau fiscal devront fermer leurs livres et vendre à des acheteurs, qui ne manqueront pas de regarder avec convoitise des emplacements souvent très bien placés (grands boulevards, centre ville des petites municipalités et des villages du Québec)? combien de constructeurs de condos parmi les humanistes? À quand, la constitution de l'association québécoise pour la justice fiscale immobilière? Dans notre société matérialiste et déchristianisée, les humanistes trouveront des oreilles attentives et les quelques dollars ainsi récupérés se transformeront rapidement, rumeur publique aidant, en millions que le gouvernement de l'époque sera invité de façon pressante à récupérer et à réinvestir le tout dans l'amélioration du réseau routier ou dans les CHSLD. Avec les deux tiers de son programme de 2005 réalisée en moins de vingt ans  (aide à mourir et sécularisation l'État, même si l'AHQ, la tient pour partielle), la moyenne au bâton de l'AHQ et excellente, meilleure que celle de l'Église catholique.

Tuesday, June 11, 2019

Le Prochain front?

Les partisans de la laïcité se contenteront-ils de l'interdiction du port des signes religieux pour les fonctionnaires détenteurs d'un pouvoir de coercition.  Faut-il craindre que ce premier round ne serve de période de réchauffement.  crainte que pourrait justifier un dossier du Devoir du 8 juin intitulé: »Faut-il payer pour la foi? » Les auteurs (Stéphane Baillargeon et Magdaline Boutros)se demandent si: « L'état soutient financièrement « l'avancement de la religion ». Par le biais de l'octroi du statut d'organisme de bienfaisance (OBE), plus de 32 000 groupes enregistrés au pays, dont 4330au Québec seulement, bénéficient   en date de mai 2019 d'une kyrielle d'avantages fiscaux parce qu'ils oeuvrent à la promotion d'une religion. » Au Québec, le christianisme se taille la part du lion avec 3045 enregistrements suivi par le judaïsme  avec 113 et l'islam avec 50. il n'y a aucun organisme de bienfaisance inter religieux ou oecuménique enregistré. Le statut d'OBE peut s'avérer extrêmement intéressant: »le précieux statut dOBE accordé par l'ARC (n.d.a., l'agence de revenu du Canada)permet d'être exempté de l'impôt , de remettre des reçus pour dons de bienfaisance , de se faire rembourser une partie des taxes à la consommations (TVQ et TPS)et même aux membres du clergé de déduire des allocations de logements. 
 
« Le financement étatique de la religion peut difficilement se justifier » commente le professeur de la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke  Me Luc Grenon spécialiste de la fiscalité et auteur de plusieurs textes de références et des rares études exhaustives réalisées pour tenter d'y voir clair dans les principes et les conséquences concrètes de ces statuts et privilèges. Le mot est lâché, privilèges, le statut d'OBE des églises catholiques ne durera guère lorsque la meute antireligieuse et anticléricale québécoise se tournera vers ces derniers privilèges et les vieilles accusations d'églises bâties avec la sueur du « peuple des fidèles », ne tarderont pas à être utilisées. Des années d'ouvertes caritatives par ces mêmes églises seront vite oubliées devant les quelques millions à récupérer, au-delà des sommes  récupérées c'est le caractère enfin totalement laïc qui sera apprécié par les laïcistes québécois, finis les privilèges et surtout la différences de l'Église.  Effacé les privilèges de ces églises édifiées de peine et de misère par des populations pauvres, mais ferventes, tout aura été arasé.  
 

 
 Les auteurs écrivent: En droit canadien, le bienfait public est présumé pour les trois premières activités, sans besoin d'en faire la preuve « pour la lutte contre la pauvreté, on comprend aisément le bienfait public, dit le professeur Grenon Mais pour la religion? C'est quoi alors un bienfait public? Ici la religion se résume à la foie au culte . C'est la religion en soi qui est l'activité de bienfaisance. C'est croire, le critère. Ue organisation de soeurs cloîtrées qui ne font rien d'autre que prier est donc présumée travailler pour le bien public.»  La fin du statut particulier des églises ne disparaitra demain, mais il ne sera probablement pas éternel , il pourrait bien constituer le prochain front des luttes pour la laïcité.