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Saturday, September 4, 2021

Un sport extrême


Classe politique et gent journalistique se sont inquiétées d'une manifestation contre Justin Trudeau politiques par des opposants au passeport vaccinal. Premier de ces hommes politiques, Justin Trudeau a été conduit à annuler la tenue d'une rassemblement de campagne extérieur à Bolton, dans la grande région de Toronto. Justin Trudeau
La classe politique a rapidement serrée les rangs autour du chef du parti libéral, condamnant la manifestation pour sa «violence». «Tout le monde mérite d'être en sécurité pendant la campagne électorale. Je suis vraiment désolé d'apprendre ce qui est arrivé ce soir à M. Trudeau et l'équipe libérale et j'espère que tout le monde va bien», a écrit sur Tweeter le chef néo-démocrate Jagmeet Singh. «La campagne conservatrice condamne l'utilisation d'un langage obscène et extrême par certaines personnes qui manifestent contre les évènements de M.Trudeau[...] Ça devrait être une expérience positive, quelle que soit leur affiliation politique», a pour sa part écrit le Parti conservateur du Canada, avant l'annulation de l'événement. Les manifestants, il y en avait quelques dizaines , étaient plus nombreux que les sympathisants libéraux. Pour ce qui est de la «violence», il suffit de dire que les manifestants ont crié des obscénités à Justin Trudeau; notamment des «F*ck Trudeau»et lui ont fait des doigts d'honneur.
 

 
 
 
Nouvelle Expérience pour Justin Trudeau, plus familier des bains de foule chaleureux et des selfies.Il a déclaré: «Dans mes années en politique, les douze ans que j'ai faits ici, mais aussi que j'avais vu avec mon père, j'ai souvent vu des manifestants, j'ai souvent vu des gens fâchés, Je n'ai jamais vu ce degré de colère. » Environ 150 manifestants étaient présents autour du stationnement d'un hôtel ou le discours devait avoir lieu à Bolton, vendredi. Ils ont passé deux heures à scander des slogans contre la vaccination à balancer des injures à l'endroit du chef libéral, tout en défiant le périmètre de sécurité qui ne tenait qu'à une corde. Les renforts policiers étaient manifestement insuffisants. La situation était telle que les organisateurs ont décidé de déclarer forfait et d'annuler l'évènement. M. Trudeau a finalement prononcé son discours et a réagi à la situation devant les journalistes et ses candidats de la région, à quelques kilomètres de là dans un parc de Brampton. (Justin Trudeau: «Je n'ai jamais vu ce degré de colère», La Presse, 27 août). 
On pourra admirer les réactions de nos hommes politiques, lorsque la colère du peuple, à tout le moins, d'une partie de celui ci, s'exprime. Le peuple n'a pas le droit d'exprimer sa colère en termes bien sentis. La politique canadienne ne peut être que consensuelle ou pour parler franchement, émasculée et châtrée. La colère du peuple ne saurait si exprimer en terme «obscène et extrême», même lorsqu'elle est justement extrême. Il faut remercier les manifestants de Bolton de nous rappeler que la politique peut être un sport extrême.

Saturday, February 20, 2021

Naïf ou idiot

 



«Alors que les crimes impliquantes armes à feu sont à la hausse dans certaines villes au pays, notamment à Montréal, le gouvernement Trudeau annonce une série de mesures visant à resserrer le contrôle des armes d'assaut et les armes de poignet à combattre l'influence et l'emprise des gangs de rue dans les milieux urbains,» (Ottawa présente son projet de loi, La Presse, 16 février ). Le projet de loi :«prévoit un programme de rachat volontaire des quelque 1500 armes à feu qui sont prohibées depuis mai dernier, lourdes pénalités pour ceux qui acquièrent des armes à feu sur le marché noir, nouveaux pouvoirs dévolus aux municipalités pour interdire les armes de poing: Ottawa veut agir sur plusieurs fronts en déposant le projet de loi C-21 pour contrer le fléau de la violence causée par les armes.» «Au lieu d'être obligatoire comme en Nouvelle-Zélande, le gouvernement Trudeau mise sur la bonne foi des propriétaires d'armes d'assaut qui sont devenues illégales l'an dernier de les remettre sur une base volontaire.» L'aspect volontaire de la remise des armes ne fait pas l'unanimité. «Philip Alpers, professeur associé à l'école de santé publique de l'Université de Sydney en Australie, affirme que que les études démontrent que les programmes volontaires sont «plus susceptibles d'échouer». M. Alpers mentionne que les principaux programmes de rachat d'armes en Australie et en Nouvelle-Zélande, qui non seulement interdisaient certaines armes à feu, mais incluaient des sanctions sévères pour ceux qui ne les rendraient pas . L'expert affirme que ce sont les sanctions «qui font la différence» dans ces deux pays. En rendant le programme volontaire, il devient «facultatif» ajoute-t-il»(Le rachat volontaire des armes à feu serait voué à l'échec, selon un expert, La Presse février). À bon entendeur, Salut . Non seulement, le projet de loi apparaît-il insuffisant, mais il déçoit déjà ceux qui réclamaient depuis des années une législation musclée afin de récupérer ces armes.  La proposition Trudeau déçoit: « Les familles de victimes de la tuerie de Polytechnique accusent le gouvernement libéral de « trahison totale: après que le premier ministre Justin Trudeau eut annoncé que le programme de rachat des armes d'assaut prohibé s'appuiera sur la bonne foi de leurs propriétaires au lieu d'être obligatoire. [...] Les familles des victimes de la tuerie de Polytechnique ont réagi avec colère en apprenant que le programme de rachat des armes d'assaut ne serait pas obligatoire. «C'est une trahison totale. Ma famille et moi avons lutté trois décennies pour faire interdire ces armes. Nous pensions avoir gagné à l'automne 2019 alors que les libéraux ont annoncé en grande pompe qu'ils allaient interdire et racheter toutes ces machines de guerre. Ils ont menti. Ils nous ont menti et ils ont menti aux Canadiens», a déclaré Suzanne Laplante -Edward, mère d'Anne-Marie Edward assassinée à Polytechnique en décembre 1989.» (Le gouvernement Trudeau accusé de «trahison»,La Presse,16 février). La volonté des victimes de Polytechnique et de leurs familles de demeure fidèles au souvenir de leur compagnes de classe ou de leurs filles est admirable, mais il ne faut pas oublier que nos devons à cette fidélité la création du coûteux et somme toute inutile registre des armes des armes feu. Tout ce que les victimes de Polytechnique et leurs familles ont réussi en définitive, c'est embêter chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs d'armes. Les opérations du crime organisé et des membres des gangs de rue ne souffrirent pas une seule minute de la création du registre des armes à feu. Un aspect de la question semble visiblement échappé au Gouvernement Trudeau, Le programme de rachat des armes à feu ne sera efficace qu'avec ceux qui détiennent des armes acquises légalement. Les armes acquises illégalement vont continuer de circuler sous le radar. Pourquoi ceux qui détiennent illégalement de tells armes se départiraient volontairement de leurs «outils de travail».  Plutôt qu'une loi qui s'avérera inefficace; pourquoi le gouvernement Trudeau ne s'est-il pas intéressé aux canaux par lesquels ces armes entrent au Canada; les spécialistes de la question identifient notamment les réserves qui chevauchent la frontière américano-canadienne  (Akwesasne et Kanesetake comme relais pour le Québec) comme portes d'entrée des armes illégales au pays.
 

 
 
Il est donc possible de conclure d'hors et déjà à l'échec de l'initiative du gouvernement Trudeau. Il faut se demander si Justin Trudeau est naïf ou idiot? Entre la naïveté et l'idiotie, j'incline définitivement pour l'idiotie.

Sunday, July 19, 2020

Au royaume des Trudeau!



La politique nous offre trop souvent l'exemple d'un «deux poids, deux mesures» qui n'honorent pas ses tenants.
 
 
 
Dernière manifestation de ce «deux poids, deux mesures», les travaux du comité de l'éthique de la Chambre des communes qui se penche sur la controverse WE Charity. Deux députés libérales se sont démarquées à ce jeu.  «Les députées  Brenda Shanahan  (Chateauguay) et Elizabeth Brière (Shebrooke) plaident toutes deux que l'examen de ce dossier ne relève pas du mandat du comité. Toutes deux discutent même l'emploi du terme «scandale» pour illustrer la saga We Charity, un «pseudo scandale éthique», selon Mme Brière.  « Ce que veut faire l'opposition  s'est étaler la vie privée des citoyens. (...)  Si nous commençons à cibler l'entourage de nos adversaires, dites-moi ou allons-nous nous arrêter» a dit Mme Brière personne n'a forcé les proches de Justin Trudeause à se goinfrer dans la mangeoire de WE Charity (Margaret Trudeau (aurait reçu 250 000$ de We Charity), Alexandre Trudeau (lui aurait touché 32 000$) et Sophie Grégoire Trudeau (qui modestement, se serait contenté de 1 400$) ce sont tous pour reprendre l'expression québécoise, des «adultes majeurs et vaccinés», le temps des explications est venu reprochant à l'opposition de cibler la mère , le frère et le frère de Justin Trudeau, on peut penser ici que Mme Brière pensait à l'épouse de Justin Trudeau, Sophie Grégoire Trudeau, elle aussi éclaboussée dans l'affaire WE Charity. Si nous suivons la pseudo éthique de Madame Brière, nous assisterions au développement d'un véritable népotisme officiel, plaçant l'entourage d'un premier ministre à l'abri de poursuites et leur conférant, de fait comme de droit, une impunité face au système judiciaire canadien. Mesdames Brière et Shanahan ne se comportent pas en élues, mais en garde prétorienne de la famille Trudeau, tout cela à un parfum de républiques de bananes Justin Trudeau et Bill Morneau en rêvent peut-être, mais souhaitons que cela ne se matérialisent jamais. Pour cela, il ne faut vraisemblablement pas compter sur des groupies libérales de Justin Trudeau comme Brenda Shanahan et Elizabeth Brière.

Tuesday, June 18, 2019

Un bien mauvais service?


En 1989, le service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) a détruit des dossiers concernant l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau au grand dam des Archives nationales du Canada et des historiens.  Initiative qui soulève des questions, 
 
 

 
Pourquoi le SCRS a-t-il détruit ce dossier plutôt que de le remettre aux archives nationales? « Selon Steve Hewitt , qui a raconté l'histoire des services secrets du pays, cette mesure n'est rien de moins qu'un crime contre l'histoire canadienne.(...) Le dossier sur Pierre Trudeau est l'un des centaines de milliers de dossiers que le SCRS avait hérités dans les années 1980 après la dissolution de l'ancien département de sécurité de la GRC à la suite d'une série de scandales. Au cours de la Guerre froide, le corps policier avait espionné un grand nombre d'individus et d'organisations : universitaires, syndicalistes, écologistes, pacifistes indépendantistes québécois(...). Certains dossiers , comme celui volumineux de l'ancien premier ministre du Québec René Lévesque, et ceux des anciens chefs néo-démocrates David Lewis et tommy Douglas , ont été transmis aux archives  nationales. (La destruction d'un dossier sur Pierre Trudeau par le SCRS étonne les historiens, Le Devoir,15 juin). Le SCRS cherchait-il a protéger la réputation de l'ancien premier ministre? Le choix de détruire ces archives est un geste irréfléchi et ne peut qu'alimenter la machine à rumeurs. Que pouvait contenir ce dossier que l'embargo habituel de 50 ans n'aurait pas suffi à protéger? Il faut se replonger dans l'atmosphère des années 1940 et 1950 pour essayer de trouver des éléments de réponse et se souvenir que pendant plus de trente ans Pierre Trudeau a fait l'objet d'une surveillance par le FBI. Maccarthysisme oblige, les sympathies progressistes de Trudeau et son voyage en Chine rouge avec son ami Jacques Hébert n'avaient rien pour rassurer nos voisins américains. Si ce ne sont pas les orientations politiques de Trudeau qu'il s'agit de faire oublier, de quoi s'agit-il? replongeons encore dans les années 1940 et 1950, une question de moeurs?