Friday, March 29, 2019

L'exception montréalaise


Le projet de loi sur la laïcité et le port de signes religieux  (projet de loi 21) est un véritable marqueur sociopolitique, il sépare les eaux de notre scène politique. Avant même son dépôt à l'Assemblée nationale deux organismes importants de la région montréalaise faisaient connaître leurs intentions de se soustraire à son application.  La mairesse de Montréal, Valérie Plante indiquait qu'elle soustrairait le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à l'application de la loi (Port de signes religieux: la mairesse ne donnera pas d'ordres au SPVM,  Journal de Montréal, 26 mars ), la Commission scolaire English Montreal (CSEM) entend aussi défier la loi (Laïcité: la CSEM ne se pliera pas à la loi, La Presse, 28 mars) D'une part, les tenants de l'identité québécoise du patrimoine historique du Québec et d'autre part adversaires de cette identité , grosso modo, les identitaires face aux multiculturalistes retirés derrière les dispositions de la Charte canadienne  des droits et libertés , c'est le cas de la CSEM et de Valérie Plante pour qui le « gouvernement du Québec s'engage sur une pente glissante en contournant les chartes des droits et libertés. » (Laïcité: Québec s'engage sur une pente glissante. déplore Plante, La Presse, 28 mars), Même son de cloche chez la libérale Hélène David qui considère que le 28 mars, jour du dépôt du projet de loi est un « jour triste » pour les droits des minorités (Journal de Montréal, 28 mars). 
 
 
 
 Mettant l'accent sur l'utilisation de la clause dérogatoire afin de soustraire le projet de loi à la Charte québécoise des droits et libertés.  Sur sa lancée, Hélène David tient des propos inquiétants qui vont bien au-delà de l'interdiction des signes religieux vestimentaires,  Elle déclare :» le projet de loi est « incompréhensible au niveau intellectuel »  La neutralité religieuse n'est pas affiché par ce qu'on porte « sur la tête », mais parce que qu'il y a « entre les deux oreilles ». « Autrement dit , les préjugés , les préjugés homophobes , des préjugés racistes , des préjugés contre les femmes(...) ce n'est pas un signe visible , mais ça peut drôlement influencer un geste qu'un professionnel peut poser » a-t-elle indiqué. »  Dans son désir de sonder ainsi les reins elles coeurs, Hélène David annonce la mainmise dans un futur à venir d'une pensée unique, puisqu'il n'y a aucun moyen technique de vérifier ainsi les préjugés, Hélène David devra se rabattre sur  les bonne vieille méthodes (lettres anonymes, dénonciations et délation), on pensera à la délation en Russie stalinienne et en Allemagne nazie, chacun surveillant et épiant ses parents, proches et compagnons et compagnes de travail, pour les mal pensants, un mauvaise pensée suffisant pour vous envoyer au Goulag ou en hôpital psychiatrique, une grande libérale qu'Hélène David. Le dépôt du projet de loi a visiblement stimulé l'imagination de certains, après les projets totalitaires d'Hélène David, il faut noter la proposition du chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal,  Lionel Perez (Monsieur Kippa), il propose une clause Montréal pour la métropole : » À Montréal , on veut une laïcité ouverte et, avec ce projet de loi, on va à l'encontre de ce principe » (Laïcité: une clause Montréal réclamée, La Presse, 28 mars) Lionel Perez « a rappelé que Québec s'était en 2018 à adopter un « réflexe Montréal » chaque fois qu'une loi touchait la métropole.  Ce principe adopté sous le règne j'administration Couillard pour satisfaire la mégalomanie de Denis Coderre apparaît dans la Loi augmentant  l'autonomie et les pouvoirs de la Ville de Montréal, métropole du Québec.  Selon Perez: »cette clause permettrait de prévoir des exemptions dans la métropole, ou se contenter l'immigration. »  Lionel Perez se rend-il compte que l'application de ce principe conduirait à la balkanisation du Québec, l'Assemblée nationale ne serait plus nationale.  Sur quelle base faudrait-il légiférer, par circonscriptions, par régions administratives, le Québec deviendrait ingouvernable.  Difficile de ne pas voir dans ce souhait une volonté partitionniste.  Si Lionel Prez est cohérent avec lui-même, il faudrait qu'il prévoit le même mécanisme pour les arrondissements de Montréal afin que ceux-ci puisse se soustraire aux règlements de l'administration centrale.  Prez pourrait ainsi devenir maire de l'arrondissement Côte Saint-Luc suite au dépeçage de Montréal. et y accueillir son coreligionnaire Marvin Rottrand, grand multiculturaliste devant l'Éternel.

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