Wednesday, March 31, 2021

Les charmes de la diversité

 



Il fallait s'y attendre, le choix de Kamala Harris comme colistière de Joe Bidden annoncait un parti-pris de ce dernier en faveur de la diversité. Américaine par son père et Indienne par sa mère, la vice présidente américaine est donc en elle-même une incarnation de la diversité.  Cela ne semble pas suffire à Joe Biden qui tient à s'entourer d'un cabinet aussi diversifié que possible son secrétaire la Défense est le général Lloyd Austin, un afro-américain pur jus. La secrétaire à l'Intérieur est Debra Haaland, autochtone, le secrétaire à la santé est Xavier Becerra, un latino américain, l'afro-américaine Marcia Fudge occupe maintenant le poste de secrétaire au logement (Housing and Urban Development), l'Agence de protection est désormais placé sous la responsabilité de l'afro américain Michael Regan, le secrétariat au transportent allé à Pete Buttigieg, blanc, mais homosexuel, La secrétaire au commerce extérieur est Katherine Kai, née en Chine continentale, mais qui a grandi à Taïwan, dans la terminologie américaine qui a cours actuellement, il faut parler d'elle comme d'une asian american.
 

 
 
Dans ce kaléidoscope de la diversité américaine, il ne faut pas oublier, les représentants de la minorité qui n'existe pas; ainsi, la secrétaire au Renseignement national Avril Haines, ancienne de l'administration Obama, a-t-elle été élevée dans la foi juive, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, ancienne elle de l'administration Clinton est-elle d'origine Juive polonaise, autre descendant de Moïse, le secrétaire à la justice, Merrick Garland.
Toute cette diversité ne suffit pas à satisfaire la sénatrice démocrate de l'Illinois, Tammy Duckworth , thaïlandaise par sa mère et américaine par son père, qui a déclaré qu'elle refuserait de voter pour les propositions de la Maison Blanche à d'autres postes de secrétaire, si ces postes n'était pas offert à des candidats issus de la diversité, nommément à des Asian American ou Pacific islanders (AAPI). Elle affirme être disposé à voter pour des candidats blancs pourvu que ceux-ci soit homosexuels, lesbiennes ou LBGTQ,  On peut ici penser à Rachel Levine, assistante-secrétaire à a Santé (Health and Human Services). Nous laissons Joe Biden à son panier de crabes, peut-être commence-t-il à réaliser qu'il ne gagnera jamais à tenter de satisfaire tout le monde et toutes les minorités raciales et ethno-culturelles des Etats-Unis .  Nous lui rappelons cette forte pensée québécoise ; Fais du bien à un cochon... Joe Biden ne connaît probablement pas Voltaire, nous lui laissons une seule réflexion de ce dernier: «tout ce qui est excessif, est insignifiant».

Friday, March 26, 2021

Selon que vous serez puissant ou misérable

 

les jugements de cours vous rendront Blanc ou noir. Nous connaissons tous cette phrase du fabuliste Jean de La Fontaine. Elle demeure d'actualité  et est encore citée lorsqu'un riche inculpé échappe aux filets de la justice.  




Un moderne La Fontaine pourrait-il la réutiliser actualisée au vu de l'affaire Amir Attaran et des déclaration du député néo-démocrate Matthew Green et de son chef Jagmeet Singh? Les propos d'Amir Attaran n'ont pas fait l'objet d'une condamnation par les recteur de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont, mais ils ont suscité une sortie du professeur Verushka Lieutenant-Duval comparant les sanctions dont elle a elle-même fait les frais après avoir utilisé dans un contexte pédagogique le mot en N. Propos sanctionnés par le cohérent Jacques Frémont dont la principale ligne de défense est d'affirmer qu'Attaran a tenu ses propos sur son compte Tweeter personnel. À propos de Matthew Green sur les déclarations de Amir Attaran sur le racisme des Québécois et le «lynchage médical»que nous pratiquerions à l'égard des Autochtones (voir ce blogue, L'instruction c'est comme la boisson , 17 mars). La défense évoquée par Jagmeet Singh surprend et inquiète, il a en effet déclaré: «Un député racisé qui a vécu des expériences dans sa vie qui démontrent le racisme systémique a le droit de s'exprimer , et c'est important» (Jagmeet Singh excuse son député sympathique aux propos du professeur Attaran, Le Devoir, 24 mars) Si Jean de La Fontaine était l'un de nos contemporains, il écrirait aujourd'hui «Selon que vous serez racisé ou blanc (ce qui est le cas de Mme Lieutenant-Duval), les jugements des médias et de l'opinion publique vous rendront blanc ou noir».Il faut donc conclure qu'en  matière de liberté d'expression, il vaut mieux être racisé (comme Amir Antarran et Matthew Green) que blanc ou blanche. Dans cette réalité, que Jacques Frémont ne considère pas qu'il demeurera longtemps à l'abri en jouant les Oncle Tom. Les militants woke ne lui pardonneront éternellement d'être un mâle blanc.  Tôt ou tard, ils s'en trouvera pour le dénoncer et réclamer sa tête, il n'aura que lui à blâmer, lui et sa lâcheté. Mâle blanc pour les wokes et lâche pour les défenseurs de la nation française d'Amérique; il n'y aura personne pour le pleurer.

Thursday, March 25, 2021

Ordre naturel désordre Carmant

 


Le Québec connaîtra-t-il bientôt un changement de culture majeur? C'est ce que nous pourrions conclure d'une récente déclaration du ministre Lionel Carmant: «un des éléments qui pourraient être modifiés est la notion de primauté parentale, dit M. Carmant. « Il faut que ce soit le bien-être de l'enfant qui prime. La science nous montre que les choses ont changé. Ça n'a pas nécessairement besoin d'être la famille biologique; il faut que l'enfant soit dans un environnement aimant.» (DPJ: Québec pourrait revoir le principe de la primauté parentale, Radio-Canada, 23 mars) Va pour l'environnement aimant, nous aimerions toutefois que le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux nous explique ou les enfants trouveront cet environnement aimanté dehors de leur famille biologique? La déclaration du ministre ne peut porter que sur les enfants faisant l'objet d'un signalement à la DPJ, ce qui en limite heureusement la portée, elle indique cependant un préjugé défavorable envers la famille biologique , alors même que l'existence et la perrenité de la famille traditionnelle sont menacées par la désaffection du mariage en faveur de l'union de fait, l'avènement des mariages de conjoints de même sexe et autres complaisances à l'égard de comportements marginaux et regrettables à l'instar du phénomène LBGT.  
Il faudra que les journalistes interrogent Lionel Carmant sur ce qu'il considère comme un «environnement aimant» et qui, ou quoi, fournira cet environnement aimant si ce n'est la famille biologique? Faudra-t-il envisager que les enfants ne soient confiés en permanence aux soins des Centres de la petite enfance (CPE) permettant ainsi la matérialisation de CPE accessibles  jour et nuit; et l'éducation des enfants confié aux éducatrices en CPE? Cette socialisation des enfants concrétiserait l'omnipotence du gouvernemaman dans la formation des citoyens et signifierait la fin de tout pensée libre au Québec, les produits de ce système d'éducation ultérieurement confiés au ministère de l'Éducation pourraient difficilement développés une pensée non-conformiste. 
 
 

 
 
 
Lionel Carmant pourrait s'inspirer des kibboutz israéliens pour réformer les familles québécoises. À cette expérience collectiviste, qu'il nous soit permis de préférer la famille biologique ou traditionnelle, imparfaite, mais éprouvée par des millénaires de fonctionnement et surtout naturelle. Les quelques cas de familles dysfonctionnelles soumis à la DPJ sont des exceptions. Ces exceptions ne doivent pas devenir la règle.
Pourquoi dans le titre parler de désordre Carmant et non de désordre Laurent, parce que : «Avant-même le dépôt du rapport final de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (DSPEPJ) cet automne, le gouvernement a déjà amorcé «un changement de culture» au sein de la Direction de la protection de la jeunesse, affirme le ministre Lionel Carmant., ce dernier daignera-t-il nous expliquer pourquoi, il court-circuite ainsi le dépôt du Rapport Laurent, manque d'attention et de visibilité médiatique chez celui que le gouvernement  Legault a écarté de la direction de la lutte au racisme au profit de Benoît Charrette. Qu'est ce qui prend à Lionel Carmant de jouer les apprentis-sorciers, un lointain ancêtre, prête vaudou, les Québécois attendent depuis des années une «politique de la famille», ils méritent mieux que cette proposition déconstructrice et une «expérience sociale».

Wednesday, March 24, 2021

Donner de la voix

 


Le roquet se décide à donner de la voix.Ainsi, dans le dossier des deux Canadiens détenus en République populaire de Chine, Justin Trudeau élève le ton, pensant peut-être impressionner les autorités chinoises. Peut-être épuisé par cet effort diplomatique, Justin Trudeau a choisi de faire d'»une pierre deux coups». En effet, il ne s'est pas contenté d'évoquer le sort de Michael Kovrig et de Michael Spavor, mais aussi celui de la minorité Ouïghour.
Ainsi: «Ottawa imposera des sanctions contre quatre fonctionnaires chinois ainsi qu'un bureau de développement économique chinois» «Les sanctions du Canada imposent «une interdiction de toute transaction (c'est à dire un gel de leurs avoirs), ce qui interdit à toute personne au Canada ou à tout Canadien à l'étranger d'effectuer une opération sur les biens de ces personnes de leur fournir des services financiers ou services connexes» a détaillé le ministère des Affaires étrangères. L'entité visée en question est le bureau de la sécurité publique du Corps de production et de construction du Xinjiang, région ou ont lieu les violations aux droits de la personne.» (Ouïghours: Ottawa annonce des sanctions contre la Chine, Journal de Montréal, 22 mars) Si les jappements du cabot se rendent à Beijing ,  pas de doute que l'Empire du Milieu ne soient secoué au plus profond et qu'il ne tremble sur ses bases devant la résolution canadienne.
 
 

 
Une résolution rapidement ramenée à de plus justes proportions par le ministre des Affaires extérieure, Mrc Garneau: «Les Américains savent à quel point c'est important pour nous et on essaie de trouver une solution par une stratégie qui implique les États-Unis » a expliqué mardi matin le ministre canadien des Affaires étrangères, Marc Garneau à l'émission Tout un matin sur ICI Première.»[...] Écoutez , La Chine est une pays important et on fait du commerce avec eux autres, a déclaré Marc Garneau, mardi. Dans certains cas on doit travailler avec eux autres pour tenter de régler des problèmes globaux comme les changements climatiques.» (Washington appelle Pékinà « cesser le marchandage «  au sujet des deux Michael, Radio-Canada, 23 mars) Si les deux Michael sont tenus informés des déclarations de Marc Garneau, ils doivent se résoudre à croupir encore longtemps dans les geôles chinoises. Les deux Michael décoderont, les propos de Marc Garneau et comprendront: Nous faisons des affaires avec les Chinois et nous ne voulons pas faire de vagues. D'autant plus longtemps que le gouvernement Trudeau ne démontre pas une grande intelligence diplomatique en «collant» ainsi sur les États-Unis alors même que les relations diplomatiques entre les deux pays ne sont pas au beau fixe.

Monday, March 22, 2021

À chacun sa liste


«Les Jeunes caquistes s'inquiètent de la popularité de Netflix et de l'»hégémonie culturelle américaine». Pour inciter les élèves à troquer Stranger Things pour un livre comme Maria Chapdelaine, ils demandent au gouvernement Legault de charger des experts de créer une liste de livres québécois incontournables à lire dans les écoles primaires et secondaires. Avant de partir en croisade pour faire lire les jeunes Québécois, les jeunes caquistes devraient apprendre à ne pas comparer pommes et des oranges; en opposant une émission de télévision comme Stranger Things et une oeuvre littéraire comme Maria Chapdelaine, c'est exactement ce qu'ils font.
 

 
 Une idée étudiée par le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge (idée étudiée ou télégraphiée par le ministre de l'Éducation).  Prudents et ne voulant pas prendre de risques, les jeunes caquistes proposent de confier à des experts, la préparation de cette liste. Qui seront ces experts et surtout d'ou viendront-ils? la vraie question étant, comment seront-ils choisis? Le premier débat autour de «la»liste  sera probablement celui du choix des experts (critiques littéraires, professeurs d'université, etc.) À quelles exigences devra répondre «la» liste, car il s'agira probablement moins de savoir s'il faut faire lire que , que faut-il faire lire ? 
Exercice qui passe nécessairement  par l'identification de «classiques» québécois. La Presse a demandées à ses lecteurs de se prêter à l'exercice: « Le coup de sonde n'a rien de scientifique, mais il est éloquent. Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy , qui dépeint la vie dans le quartier ouvrier de Saint-Henri au début des années 1940, se classe au premier rang des oeuvres que les jeunes Québécois devraient lire au secondaire, selon la compilation près d'une centaine de courriels de lecteurs de La Presse qui ont répondu à un appel à tous lancé jeudi. Il est suivi de près par Kukum, de Michel Jean, lauréat du prix France-Québec et l'un des romans les plus vendus l'an dernier au Québec, considéré par plusieurs comme un portrait essentiel des réalités autochtones. Anne Hébert figure aussi parmi les auteurs les plus cités (pour son roman Kamouraska d'abord, puis pour les Fous de Bassan).Le prolifique Michel Tremblay se classe sans surprise parmi les plus nommés avec ses Croniques du plateau  Mont-Royal (La grosse femme d'à côté est enceinte et Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges surtout), mais aussi pour plusieurs autres oeuvres, dont des pièces de théâtre comme Les belles-soeurs. [...]  Si de nombreux classiques sont vantés, comme Agaguk d'Yves Thériault, les Plouffe de Roger Lemelin ou Trente arpents de Ringuet, des noms moins attendus figurent aussi parmi les suggestions. On pense entre autres aux oeuvres de l'anthropologue Serge Bouchard et à Mordecai Richler (L'apprentissage de Duddy Kravitz). Des auteurs très en vogue comme Patrick Sénécal (Le passager) et David Goudreault (La bête à sa mère) sont aussi cités plusieurs fois. Maria Chapdelaine, emblème du roman du terroir donné titre d'exemple par Keven Brasseur des jeunes caquistes, est cité par plusieurs lecteurs de La Presse comme le livre à ne pas faire lire au secondaire puisqu'il a «mal vieilli» pour d'autres, instaurer une telle liste de lecture constitue une forme d'ingérence dans le travail des professeurs. 
 

 
 
«Les enseignants de français ont plusieurs cours de littérature à l'université. S'ils ne sont pas bien placés pour choisir les livres qu'ils feront lire aux élèves, ça ne va pas bien» , fait valoir Jonathan Savoie, qui s'inquiète aussi de la politisation d'une telle liste.»(Gabrielle Roy et Michel Tremblay, auteurs essentiels), La Presse, 19 mars)  Une telle liste sera necéssairement politique car elle donnera au final une représentation historique et politique du Québec. 
 

 
 
À ce chapitre, On peut ainsi songer à une liste de la diversité, avec Dany Laferière, Kim Thuy, Michel Jean, lectures obligatoires au nom du vivre-ensemble. Richard Martineau, ce matin, dans sa chronique télévisée sur les ondes de LCN  pointait  notamment du doigt, Menaud maître-draveur et souhaitait que cette liste si elle devait un jour prendre forme ne soit pas  une liste de la littérature du terroir serait ainsi persona non grata, Menaud maître draveur et probablement Le Survenant. il faut d'ores et déjà considérer que les romans de l'abbé Lionel Groulx (comme L'appel de la race et Au cap Blomidon) ne soient jamais proposés aux élèves québécois. Pourquoi s'arrêter en si bonne voie et ne pas envisager d'ajouter à cette liste quelques classiques de la littérature française. Toute la littérature française ne nous appartient-elle pas? , c'est notre droit le plus strict de revendiquer Molière, Alexandre Dumas et Victor Hugo, droit le plus strict, que dis-je? Plus qu'un droit, c'est un devoir! Pourquoi les élèves québécois devraient se priver des aventures des Quatre Mousquetaires et celles du fils de d'Artagnan, dans Vingt ans après ? Vol de nuit et Le Petit Prince de Saint-Exupéry peuvent encore interpeller le jeunes de 2021. Déjà, certains se demandent si la lecture des ouvrages apparaissant sur cette liste devrait être obligatoire ou laissée facultative.  À partir de mon expérience personnelle, j'opte pour des lectures facultatives. J'ai développé mon goût de la lecture à la lecture de Bob Morane en me passionnant pour sa lutte conte l'Ombre Jaune, ce n'est que plus tard que je suis passé à la lecture de Jules Vernes. L'imposition d'une « liste de lectures » obligatoire correspond-elle d'ailleurs à la psychologie des jeunes lecteurs visés par la mesure?

Wednesday, March 17, 2021

L'instruction c'est comme la boisson,

 


ils y en a qui porte pas ça. Quelqu'un a l'Université d'Ottawa aurait-il l'obligeance de citer ces fortes paroles de Félix Leclerc au professeur Amir Attaran. L'homme a des idées très arrêtées sur ce qui se passe au Québec: «Après avoir tué Joyce Echaquan, deux autres infirmières québécoises ont trouvé cool de menacer une autre femme autochtone. Lynchage médical dans l'Alabama du Nord»a «tweeté» le professeur Amir Attaran, mardi en réactions aux propos racistes tenus à l'égard de Jocelyne Ottawa dans un CLSC de Joliette.» (Le Québec pratique un «lynchage médical», dit un prof de l'Université d'Ottawa, Journal de Montréal, 17 mars). Visiblement insatisfait de sa sortie, Attaran en rajoute en déclarant: » Un premier ministre non éthique qui a aidé à abattre [helped slay] 10 000 de ses citoyens avec une maladie mortelle trouve soudainement une épiphanie morale dans le mot en N et s'en prend à une université en dehors de sa province », avait-il écrit. « De façon très étonnante, Legault choisit le mot «radical» pour décrire les gens qui s'opposent au racisme, ce qui est remarquable quand la loi, au Québec, rend le racisme illégal. Il y a aussi un terme pour les gens comme Legault:»suprémaciste blanc»avait-il ajouté dans le message suivant.» «Il ne s'agit pas des premiers propos controversés de ce professeur qui enseigne à la fois dans les facultés de droit et de médecine de l'Université d'Ottawa.»
 

 
 
La réaction de l'université s'avère bien timide: »Dans une déclaration écrite transmise mercredi, l'université affirme «que ce genre de propos est offensant » et "ne reflète en aucun cas les valeurs de respect, d'inclusion de diversité auxquelles nous croyons». Propos à rapprocher de la défense plutôt molle de Verushka Lieutenant-Duval, l'enseignante mise en cause dans l'affaire du mot en N, il y a quelques semaines. François Legault devrait sine die poursuivre l'université d'Ottawa et Amir Attaran pour diffamation en raison de l'utilisation des mots «suprémaciste blanc» et pour avoir traité le premier ministre d'assassin, il ne s'agit plus d'une affaire de liberté académique.  l'Université d'Ottawa doit des excuses publiques à François Legault, comme elle se doit de sanctionner Amir Attaran. Sans de telles mesures, il faudra conclure que l'Université d'Ottawa est un bastion woke et pas une institution d'enseignement supérieur.

Monday, March 15, 2021

8%

 


L'amorce bien timide de déconfinement que connaît le sport au Québec ne doit pas faire illusion. «Nous y sommes» pour encore longtemps et seuls les incurables optimistes pourront croire à la fin prochaine de cette pandémie; il s'agit moins de croire à la fin de la pandémie que d'espérer la fin des mesures sanitaires. Une fin qui ne ne surviendra pas demain, gouvernements et responsables de la Santé publique nous lanternerons de vague en vague une pandémie alimentée par l'arrivée opportune des variants, une seule chose semble assurée, nous aurons tôt ou tard un variant guatémaltèque. dès que ou moldo-valaque. Surgissant dès que nous commencerons à espérer un déconfinement définitif et un retour à une vie «normale».




Déconfinement difficile à imaginer au vu de la popularité du gouvernement Legault; une popularité qui atteindrait 92%; une popularité reposant en partie sur la gestion de la pandémie du tandem Legault Arruda. Ce 92% ne doit pas faire illusion. Il reste des irréductibles au Québec. Des irréductibles qui n'ont pas hésité à arpenter les rues de Montréal: «Plusieurs milliers de manifestants défilent dans les rues de Montréal pour contester les mesures sanitaires provincial dans ce qu'il ont surnommé la «marche des insoumis» (Plusieurs milliers de manifestants contre les mesures sanitaires à Montréal, Radio-Canada nouvelles, 13 mars). Contrairement aux journalistes du système qui se plaisent depuis des mois à qualifier ces irréductibles de «covidiots», nous sommes d'opinion que l'existence de ces irréductibles soulève des questions légitimes; quand les mesures sanitaires prendront-elles fin? Les nouveaux cas de COVID-19 demeurent sous la barre des 1 000 cas quotidiens qui nous a été présenté un temps comme un critère pour, un jour peut-être, lever la chape de plomb des mesures sanitaires et permettre une reprise des activités économiques. Les insoumis ont subi, comme les autres Québécois, confinement et couvre-feu, certains d'entre eux sont peut-être aujourd'hui sans emploi et contraints de vivre des différents programmes «généreusement» mis sur pied par le gouvernement Trudeau. Les insoumis nous rappellent que les Québécois ne sont pas tous docilement rangés derrière la troïka Legault, Arruda, Dubé et qu'il se trouve un 8% (nous croyons sincèrement que ce pourcentage est plus élevé et qu'il se trouve de nombreux insoumis discrets dans le 92% des Québécois qui affirme suivre la «troïka»). Que veut finalement le 8% il clame simplement, «Nous voulons vivre», ce qui signifie avoir une vie sociale, voir ses parents, proches et amis, avoir accès à des activités spirituelles et culturelles, ne pas subir les interventions régulières des épidémiologues et infectiologues (qui se doutait qu'il y avait autant d'épidémiologiques et d'infectiologues au Québec), etc. La compréhension de la situation actuelle par le tandem Legault-Arruda préserve peut-être des vies, mais personne ne se demande si les mesures du tandem ne font pas mourir les Québécois à petit feu.