Tuesday, October 15, 2019

Si c'étaient des catholiques


Depuis des années l'Église catholique baigne malheureusement dans de sordides histoires de pédophilie. Ces histoires sont couvertes avec complaisance par la grande presse. La même presse a rendu compte récemment d'une histoire non moins sordide, il serait surprenant que l'histoire aille au-delà de la journée de la publication, elle cadre mal avec la pensée dominante. De quoi s'agit-il? Des centaines de jeunes garçons ont été libérés d'une école coranique du nord du Nigéria.(300 enfants violés et torturés : une « école de l'horreur» découverte au Nigéria, La Presse, 14 octobre). «(Kaduna) Une nouvelle « maison de l'horreur » a été découverte dans une école coranique de l'Etat de Katsina , dans le nord du Nigeria, dans laquelle plus de 300 jeunes garçons étaient enchaînés. torturés et victimes d'abus sexuels, a annoncé lundi la police locale qui les a secourus.
Début octobre , une opération policière avait déjà mis au jour  les pratiques d'une autre institution coranique. de l'État voisin du Kaduna, ou autant d'élèves subissaient ls mêmes sévices. [...]Les écoles islamiques privées sont très répandues dans le nord du Nigéria , principalement musulman, ou la pauvreté est très élevée et ou les services publics sont souvent absents. Le taux élevé de consommation de drogues et le manque d'installations de réadaptation poussent de nombreux parents à inscrire leurs enfants dans ces écoles de redressement informelles. » (Des « écoles de réforme » coraniques en somme)
Difficile de croire que de tels évènements puisse subvenir dans une école de la religion de la « paix et de l'amour ». Incident isolé, nous répondrons les «compagnons de route» de l'islamisme, ces derniers profitent du silence de la presse québécoise car, il y a quelques mois,  l'Obs (connu avant sous le nom de Nouvel Observateur) offrait à ses lecteurs une information aussi intéressante et révélatrice: »Une affaire monstrueuse qui anime les débats tunisiens depuis quelques jours . Parce qu'il s'agit de violences à l'encontre d'enfants, des actes - soupconne-t-on - couverts par certaines autorités locales et commis dans un milieu islamiste radical connu, ce drame a soulevé l'indignation, La découverte de « L'école taliban » de Regueb inquiète [...] l'enquête démontre l'endoctrinement de jeunes garçons, occupés uniquement à étudier des matières religieuses.  Fait plus grave , elle évoque des travaux forcés, la traite d'êtres humains ainsi que des sévices  sexuels (Viols d'enfants, travail forcé...Une école coranique scandalise la Tunisie, L'Obs, 7 février) . De l'Islam nigérian à l'Islam tunisien, autres pays, mêmes moeurs. Une recherche plus approfondie nous amènerait peut-être à découvrir de semblables pratiques sous le règne des talibans en Afghanistan, de  l'État islamique ou dans les rangs de Boko Haram, lorsque les langues se délieront.



Nous savons maintenant que certains musulmans ne demeurent pas sexuellement inactifs en attendants les quarante vierges promises par le Prophètes. La question à se poser est désormais, quelles sont ces quarante vierges. Depuis des siècles, les Occidentaux tiennent pour acquis que ces quarante vierges sont des femmes, nous avons apparemment fait fausse route.

Sunday, October 13, 2019

Un scénario prévisible

Ainsi les Autochtones, les Noirs et les Arabes sont quatre à cinq fois plus susceptibles d'être interpellés par des agents du Service de police la ville de Montréal (SPVM) que les Blancs. Ces données apparaissent dans un rapport (Les interpellations policières à la lumière des identités racisées des personnes interpellées) dévoilé lundi (7 octobre) par trois chercheurs indépendants mandatés par la Ville de Montréal(sous l'administration Coderre),Victor Armony, du département de sociologie de l'UQAM, Mariam Hassaoui de l'universitéTELUQ et Massimiliano Mulone de l'École de criminologie de l'Université de Montréal). (La discrimination envers les Autochtones, les Noirs et les Arabes règne au SPVM, Le Devoir, 8 octobre). Un rapport apparemment muet sur les corrélations entre les taux de criminalité dans ces groupes et les taux de profilage. Sans surprise, Ces chercheurs recommandent d'abord que le SPVM se dote d'une politique en matière d'interpellations et intègre la question du profilage racial dans les pratiques et la formation des policiers. La formation devrait porter une attention particulière à la population autochtone (Remarque personnelle, les interpellations d'autochtones semblent moins relever du profilage racial que du problème de l'itinérance à Montréal, mais pourquoi se priver si l'on peut brosser le portrait d'un SPVM «raciste». Un SPVM «raciste»qui fait tache dans une ville si diversifiée et si inclusive.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a déclaré «Je suis très préoccupé. On va tout faire avec les équipes en place pour éliminer ces disparités. N'ayant pas encore la fibre politicienne suffisamment développée, un curieux impair a marqué la journée:»Le conseiller d'Ensemble Montréal et vice-président de la Commission de la sécurité publique, Abdelhaq Sari s'est vu refuser l'accès à la conférence de presse du directeur du SPVM. Sylvain Caron, qui commentait le rapport des chercheurs sur le profilage racial. Entonnant le refrain connu, l'élu origine maghrébine, furieux de ne pas pouvoir accéder à la salle, a lancé:»Vous faites du profilage racial», Questionné quelques minutes après l'incident, André Durocher, du service des communications du SPVM, a soutenu que la salle était pleine[...]. Explication moins intéressante que de crier au «profilage racial».



Réaction attendue dans ce prévisible scénario, la mairesse Valérie Plante a qualifiée de choquante et d'inacceptable» la situation décrite dans le rapport. « Ces données ne représentent en rien la ville que l'on veut. Valérie Plante: L'image que nous renvoie notre miroir n'est pas reluisante, mais accepter  la réalité »est la première étape nécessaire pour évoluer positivement.»(La discrimination envers les Autochtones,... Le Devoir , 8 octobre) La mairesse n'a cependant pas voulu s'avancer , pour le moment ,sur d'éventuels quotas ou obligations pour le SPVM de recruter davantage de minorités visibles au sein de ses effectifs.  Des discussions sont menées sur ce sujet avec le directeur Sylvain Caron, a-t-elle précisé, tout en mentionnant que le «taux de diversité stagne depuis 10 ans ».«Ça suffit » a-t-elle clamé.(Les Noirs , les Autochtones et les Arabes fortement discriminés per le SPVM, Radio Canada, 7 octobre) Ce SPVM inclusif et diversifié était probablement déjà l'objectif de l'administration Coderre lorsque le mandat d'étudier les pratiques d'interpellations du SPVM a été confié aux trois chercheurs. L'administration Plante poursuit sans discontinuité la même politique. À prévoir, un manuel de sensibilisation et des stages pour former les agents blancs du SPVM à la diversité. Il ne faudra pas chercher loin, les rédacteurs et les éventuels formateurs sont déjà trouvés. Dernier à s'inviter au bal, mais familier des ces spectacles diversitaires et de ces partys d'autoflagellation, Dan Philip, inamovible président de la Ligue des Noirs, qui ne souhaite rien de moins que la mise sous tutelle du SPVM: » le ministère de la Sécurité publique devrait prendre en charge la situation, estime le président de la ligue, Dan Philip. Les mesures annoncées lundi par le SpVM pour apporter des correctifs sont insuffisants à ses yeux. (La ligue des Noirs demande la mise sous tutelle du SPVM, Journal de Montréal, 8 octobre) comme si le ministère de la Sécurité publique déjà aux prises avec la réorganisation de l'UPAC, avait le temps d'acquiescer aux demandes de Dan Philip. Dan Philip est un cheval blanchi sous le harnais de l'anti racisme, souhaitons que ce soit là son dernier tour de piste.

Wednesday, October 9, 2019

La chasse aux sorcières


Andrew Scheer était un personnage inquiétant, nous le savions catholique pratiquant, nous le savons maintenant résolument « pro-vie ». Nous le découvrons de plus, proche de l'Opus Dei. « Lorsqu'il était président suppléant de la Chambre des communes en 2010, M. Scheer a organisé une rencontre avec le vicaire de l'Opus Dei au Canada, Frederick Dolan, avec d'autres parlementaires. Des conservateurs et des libéraux étaient présents pour cette rencontre sous le thème « la joie au travail ». L'Opus Dei est une institution controversée de l'Église catholique romaine.  Les membres appliquent notamment des pratiques de mortification comme la flagellation ou encore le port de cilice -en crin ou en métal - plusieurs heures par jour. Questionné à ce sujet lundi matin, M. Scheer a répondu qu'il avait organisé « beaucoup de réunions » avec des leaders de différentes fois religieuses.  Il n'a cependant pas voulu expliquer en quoi une rencontre avec le vicaire de l'Opus Dei est comparable à une rencontre avec un rabbin ou un imam, par exemple.(Scheer se défend d'avoir des liens avec l'Opus Dei, La Presse, 7 octobre) il serait intéressant que la presse canadienne nous explique en quoi une rencontre avec le vicaire de l'Opus Dei devrait être différente d'une rencontre avec un rabbin ou un imam.
 
 
 
Nous assistons à une Cabale contre l'Opus Dei, mais surtout à travers cette association, à une Cabale contre le parti conservateur. » (Une candidate conservatrice membre de l'Opus Dei, La Presse, 7 octobre).Il s'agit de Justina McCaffey, candidate dans la circonscription ontarienne de Kanata- Carleton. On s'explique mal cet intérêt soudain pour l'Opus Dei, l'Opus Dei ne représente aucune menace pour le Canada et Catherine Lévesque, auteur de l'article sur Justina Mc Caffey, serait mieux avisée de s'intéresser aux sympathisants des organisations islamistes parmi les députés ou aspirants-députés, autre sujets qui devraient intéresser Catherine Lévesque pour demeurer dans les associations discrètes, les ministres canadiens participant au délibérations du Groupe du Bilderberg ou associés aux activités de groupes comme le Council on Foreign Relations. 

Dernier à se joindre à cette Cabale, Richard Martineau, mais dans son cas c'est moins le Parti conservateur qui l'intéresse que l'église catholique. Peut-être en panne d'inspiration, il préfère citer longuement Hélène Buzetti du Devoir: «  L'Opus Dei est une association controversée de laïcs catholiques faisant partie de l'Église. De stricte obédience papiste, il s'agit d'un groupe ultraconservateur.  Il suscite la méfiance du fait de son caractère secret: les membres sont invités à ne pas révéler leur affiliation.  On y encourage les pratiques de mortification, notamment la flagellation et le port du cilice (ceinture de crin), deux heures par jour. Qu'un chef de parti  soit personnellement pro-vie est une chose.[...]
 Mais Scheer ne se contente pas d'être pro-vie tout seul dans son coin. Il a organisé une rencontre entre des députés et le représentant d'un groupe religieux hyper conservateur! » (Scheer et l'Opus Dei, Journal de Montréal, 6 octobre).  Andrew Scheer est visiblement un pro-vie qui souhaite être efficace. C'est probablement cela qui dérange vraiment Martineau. 
Les lecteurs de la Presse et du Journal de Montréal n'auront finalement rien appris sur l'Opus Dei.  Catherine Lévesque et Richard Martineau sont des tâcherons paresseux. il y a un petit Que- sais-je? publié il y a déjà quelques années et fort instructif sur le sujet .Pour les curieux qui seraient demeurés sur leurs appétit , la page Opus Dei  Wikipedia vous en apprendra plus que les écrits de Catherine Lévesque et Richard Martineau, l'Opus Dei c'est beaucoup plus que les pratiques de mortification. L'intérêt de l'une et de l'autre pour ces pratiques pourraient faire l'objet d'une analyse par un psychiatre ou un psychanalyste.  Les esprits de l'une et de l'autre sont  probablement plus « tordus » que ceux des membres de l'Opus Dei.

Tuesday, October 8, 2019

Vigilance


La mort tragique de quatre policiers a l'intérieur des murs de la Préfecture de police de Paris, le 3 octobre dernier nous rappelle que même si l'État islamique a été forcé de quitter ses bastions d'Irak et de Syrie, la guerre n'est pas terminée. Cet attentat nous ramène aux premiers communiqués de l'État islamique, communiqués invitant les fidèles à frapper les infidèles et notamment ceux de la Coalition de toutes les façons (attentats individuels et utilisation des véhicule béliers, rien de devait être négligé dans ces exhortations à la pratique du terrorisme du pauvre).  La personnalité du meurtrier fait réfléchir. Mikaël Harpon, informaticien à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, est un Martiniquais converti à l'Islam depuis 18 mois, marié à une musulmane d'origine maghrébine.  Harpon a utilisé un couteau en céramique pour échapper aux contrôles de sécurité, détecteurs de métal, etc. (ce qui aux yeux de la justice française prouve la préméditation).
 
 
 
 Selon certaines informations , ses supports informatiques, ordinateurs, téléphones montrent qu'ils s'intéressait aux contenus de propagande de Daech . Une radicalisation « en douce » si cela a un sens.  Selon des collèges de travail, au lendemain de l'attaque contre Charlie Hebdo il aurait dit « bien fait ». Il ne s'agit pas de tomber dans la paranoïa, mais de se convaincre qu'une vigilance de tous les instants devra désormais être la règle, pas d'atermoiements, pas de patience. La fréquentation des mosquées plus radicales doit être surveillée et leurs fidèles tenus à l'oeil. Les imams adeptes des prêches enflammés doivent être sans hésitation reconduits aux frontières. Il faut s'y résoudre, l'heure est désormais à la vigilance.

Sunday, October 6, 2019

Provocation ou inconscience


Le 31 octobre, les électeurs québécois seront accueillis dans les bureaux de vote par un « bonjour -Hello », les scrutateurs suivront en cela les directives d'Élections Canada. Élections Canada probablement absorbé par la préparation du scrutin, ne semble pas avoir pris conscience du débat autour du « Bonjour-Hi » qui a cours au Québec depuis plusieurs mois. La préparation de l'élection fédérale n'a rien à voir avec le choix fait par Élections Canada: «Élections Canada n'est pas la seule organisation gouvernementale à appliquer cette politique. «C'est la directive du Gouvernement du Canada pour tous les services» précise Pierre Pilon, d'Élections Canada. Ailleurs au pays, les électeurs auront droit à un « hello-bonjour». La décision d'Élections Canada a suscité des réactions, «  Cette politique a fait réagir le Mouvement Québec français (MQF), hier. Le groupe a qualifié le « bonjour-hello » d'»inacceptable» et a demandé que la situation soit corrigée. Quant à la possibilité de modifier cette directive comme le demande le MQF, M. Pilon reste prudent. « C'est le législateur qui doit décider d'un changement « dit-il.»
Il aurait intéressant ici que le journaliste nous informe sur la source de cette directive, Cabinet, Gouvernement, etc., compte tenu des circonstances les électeurs Québécois semblent bien devoir se résoudre à être accueillis avec un «bonjour- hello» qui n'est toujours qu'une version élégante et diplomatique du malheureux « Bonjour-hi ».


Sans surprise: »Le groupe Québec Community Groups Network , qui défend les intérêts des communautés anglophones au Québec, a manifesté son appui au « bonjour- hello». « Cette politique est exactement ce que nous souhaitons: un accueil dans les deux langues partout au Canada.Geoffrey Chambers , président du Quebec Community Groups Network(Les électeurs seront accueillis par un « bonjour-hello », La Presse, 6 octobre). Laissons M. Chambers à ses illusions d'un Canada bilingue.  Illusions opportunément entretenues par Le premier ministre (Éventuelle interdiction du « Bonjour \hi »: Trudeau se dit à la défense tant de l'anglais que du français. Le Journal de Montréal, 6 octobre). Justin Trudeau ne connaît probablement pas la fable  du pot de terre et du pot de fer De Lafontaine Provocation ou inconscience, chacun pourra se prononcer le 31 octobre.

ouverture du procès en canonisation


Le procès en canonisation de Janette Bertrand est-il ouvert? Nous serions tentés de le croire à la lecture du dernier papier de la chroniqueuse Sophie Durocher (Le retour de Janette Bertrand, Le journal de Montréal, 4 octobre). Profitant du passage de Janette Bertrand à l'émissions Francs-tireurs sur les ondes de Télé-Québec, émission, il n'est pas inutile de le mentionner, co animée par son conjoint , Richard Martineau. Sophie Durocher ne cache pas ses couleurs en écrivant d'entrée de jeu: »Comment se fait-il qu'après tout ce que Janette a fait pour le Québec, elle soit si peu présente dans les médias?Pourtant, quand je regarde l'actualité, je me dis qu'on aurait bien besoin de ses conseils, de son expérience, de son expertise. On a beaucoup dit que Janette avait « déniaisé » le Québec- Plusieurs parmi ceux qui s'intéressent à l'histoire du Québec, l'histoire politique du Québec commence en 1960 . Ceux qui veulent se pencher sur l'histoire culturelle et sociologique du Québec savent désormais que l'histoire du Québec commence lorsque Janette Bertrand a « déniaisé » le Québec, un Québec devenu bien moderne et moralement bien déboussolé. 

Retour à Sophie Durocher, mais des fois, je me dis qu'on aurait bien besoin d'une autre petite dose de « déniaisage ». L'»évolution des moeurs » depuis les débuts de Mme Bertrand  a singulièrement raccourci la liste des motifs possibles de « déniaisage » Que peut-il donc lui rester; La légalisation de la pédophilie, de la procréation médicalement assisté (PMA) et de la grossesse pour autre (GPA)? Peut-être la prostitution pour suivre les traces de la Fédération des femmes du Québec?
« Janette Bertrand a 94 ans. L'acceptation de l'nceste. Elle calcule qu'il lui reste à peu près six ans à vivre . «Il faut que ses six ans là soit le fun tout le temps «, a-t-elle déclaré à mon mari, Richard Martineau, au Francs-Tireurs. Et si justement, au cours des prochains mois, Janette faisait un retour dans les médias? Qu'on l'interviewe à la radio, la télé, dans les journaux , qu'elle chronique sur des sujets d'actualité (de grâce, Non, Janette Bertrand radote depuis des années et donne la même entrevues depuis des lunes, tout ce qui varie, c'est le nombre de fois ou elle utilise le terme  tabou selon les entrevues)
. Elle qui a été une pionnière au Québec en parlant d'homosexualité, des transsexuels (qu'on appelle maintenant transgenres, il n'y a personne qui relit les papiers de Madame Durocher au Journal de Montréal? Transsexuels et transgenres ne sont pas du tout la même chose), d'aide médicale à mourir (qu'on appelait à l'époque l'euthanasie -avec les demandes récentes d'assouplissement à l'aide médicale à mourir, c'est bien au terme d'euthanasie qu'il faudra revenir pour décrire l'aide médicale à mourir), de sida, d'avortement, elle se positionne aujourd'hui sur le mouvement #metoo et ...ça décoiffe. »
 
 
 
Nous mettons au défi Madame Durocher de nous expliquer la valeur et l'importance de la contribution de Janette Bertrand à la culture québécoise. De parler pour parler à L'Amour avec un grand A . Il n'y a rien à tirer de l'»oeuvre» . de Janette Bertrand . La rediffusion de Quelle famille sur les ondes de ICI ARTV, permet de constater la profonde niaiserie de cette série qui est d'abord une apologie des parents copains bien dans l'esprit des années soixante.  SophieDurochera choisi de ne pas s'intéresser  à l'importance de la sexualité dans l' »oeuvre » de Janette Bertrand, de mauvais esprits pourraient songer à qualifier Janette Bertrand de « vieille mal baisée ».

Tuesday, October 1, 2019

Une réforme inutile


La Coalition Avenir Québec a fait l'abolition des commissions scolaires l'une de ces promesses phares. Les commissions scolaires seraient remplacées par des centres de services.   Idée inconsidérée héritée de la défunte Action Démocratique du Québec., Populaire chez les francophones l'abolition ne fera guère de vagues chez ces derniers. Les anglophones demeurent attachés à l'institution peut-être parce qu'il s'agit d'un gouvernement de proximité qui leur demeure propre et dont ils conservent encore la gouvernance.
Certains croient déjà que la question de l'abolition des commissions scolaires constituera «la» question politique de l'automne. Michel David du Devoir écrit: «Le gros morceau la session qui reprendra la semaine prochaine à l'Assemblée nationale sera le projet de loi sur la gouvernance scolaire. Au sein de la majorité francophone, l'abolition des commissions scolaires et leur remplacement par des centres de services relevant directement du ministère l'Éducation ne causeront pas un psychodrame analogue à celui du débat sur la laïcité. Il n'en ira pas de même du côté anglophone. Un sondage Léger mené en mars dernier indiquait que 80% des anglophones s'opposaient à cette abolition, et l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec n'excluait pas un recours aux tribunaux, même si son président, Russell Copeman, a dit préférer une solution politique. (Le prochain psychodrame, Le Devoir, 10 septembre).


L'abolition des commissions scolaires traîne dans le paysage québécois depuis une dizaine d'années, c'est une idée démagogique et irréfléchie que nous devons à la défunte Action Démocratique du Québec (ADQ). La CAQ a repris l'idée probablement plus pour son caractère populaire que pour sa véritable pertinence. Nourrie par des gros titres à saveur sensationnaliste sur les dépenses somptuaires de certains commissaires lors de congrès ou lors de séjours à l'étranger et le faible taux de participation aux élections scolaires, l'idée de l'abolition a fait son chemin sans jamais faire l'objet d'un véritable débat. Elle revient à l'avant-plan avec l'accession au pouvoir de la CAQ. Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge (voir ce blogue, tout un ministre, 23 septembre) peut-être envieux de la notoriété dont jouit son collègue Simon Jolin-Barrette suite à l'adoption de la Loi 21, semble avoir l'intention de porter le ballon jusqu'à l'abolition des commissions scolaires, un geste politique inconsidéré si l'on songe que le gouvernement envisage de réouvrir la Loi 101, pourquoi ouvrir deux fronts avec la communauté anglophone sinon pour rouler des mécaniques et jouer les bravaches devant l'électorat francophone, à vaincre sans Périls, on triomphe sans gloire. L'abolition des commissions scolaires peut attendre, la Loi 101 est essentielle à la survie du Québec français. En allant de l'avant avec son intention d'abolir les commissions scolaires Jean-François Roberge fournirait la preuve qu'il n'est qu'un idéologue après sa volonté d'implanter les « maternelles quatre ans» sans disposer des locaux et des enseignants-éducateurs nécessaires à ce projet.  

Ne comptons pas sur François Legault et Jean-François Roberge pour réfléchir aux conséquences de l'abolition des commissions scolaires au-delà du « doigt d'honneur » fait aux anglophones du Québec, tentons de faire l'effort de cette réflexion.

Dans un plan de gouvernance scolaire, produit par la CAQ, diffusée à compter janvier 2018, Jean-François Roberge qui n'était à l'époque que critique pour les dossiers d'immigration de la « deuxième opposition » officielle écrivait:» Les idées et prises de position de ce document visent à donner davantage d'autonomie aux écoles afin d'offrir de meilleurs services aux élèves. Les problèmes de gouvernance des commissions scolaires et de manque de légitimé des commissaires constituent des sujets depuis plus de 10 ans. [...] Pourtant, une réforme de la gouvernance du réseau représente la solution à de nombreux problèmes structurels qui affligent le système de l'éducation québécois ; au premier chapitre, les délais pour l'obtention de services pour nos élèves ainsi que le manque de latitude et de flexibilité dont pourraient jouir nos écoles et ceux qui y travaillent. [...] Un gouvernement responsable doit prendre des décisions non pas en fonction de la prochaine élection, mais en fonction de la prochaine génération. Cela commencera par remettre l'école entre les mains de sa communauté. Libre à Jean-François Roberge de pérorer et croire à ses envolées. Nous demeurons sur notre quant-à-soit et nous nous demandons quelle sera la portée de cette remise de nos écoles aux communautés, pas de question sur la nature de ces communautés. Que représenterons géographiquement ces « communautés », villages, villes, arrondissements, quartiers? Seront-elles tributaires la composition ethnique de l'unité géographique retenue. Dans son « plan de gouvernance scolaire », J.-F. Roberge écrit qu'il souhaite remettre entre les l'école entre les mains de sa communauté.

Ses écoles remises « entre les mains de leur communauté » soulèvent de légitimes questions sur le caractère national de la formation dispensée par les dites écoles et leurs centres de services? Question peut-être prématurée compte tenu de l'état du dossier, comment seront choisis les programmes et les manuels scolaires, J.-F. Roberge peut-il assurer les élèves québécois et leurs parents de l'uniformité de la formation reçue à travers le territoire québécois, uniformité importante dans le contexte de la mobilité d'une partie de la population québécoise, uniformité importante aussi lors de la sélection et l'entrée dans les institutions d'enseignement supérieur (CEGEPs et universités). Si des réponses satisfaisantes ne sont pas données à ces questions, l'autonomie se transformera rapidement en atomisation du réseau d'enseignement québécois (avec autant de formations que d'établissements et de communautés.).       une atomisation qui ne pourra paradoxalement que renforcer le rôle du ministère de l'Éducation. Face à ces centres de services,  À l'heure actuelle les commissaires scolaires peuvent encore opposer leur légitimité démocratique au pouvoir des fonctionnaires du ministère. Cet utile contrepoids empêche peut-être notre ministère de l'Éducation de devenir à l'image du ministère de l'Education nationale en France, un monstre surnommé par certains comme « le Mammouth » en raison de sa lourdeur. Bien qu'élus par un faible pourcentage d'électeurs, les commissaires scolaires demeurent imputables devant les parents, ce qui n'est pas le cas des fonctionnaires du ministère et il faut craindre que les membres des conseils d'établissements ne constituent qu'un bien fâlot contrepoids au ministère. C'est pour défendre une institution de proximité et une manifestation tangible de subsidiarité (Jean-François Roberge connaît-il le mot?) qu'il faut défendre les commissions scolaires. C'est aussi pour empêcher la disparition d'un Québec décentralisé qu'il faut souhaiter la survie des commissions scolaires (Les centres de services risquent fort de n'être que des pantins dans les mains du ministère de l'Éducation).  disparues aussi, à la faveur des fusions de municipalités, de nombreuses municipalités de taille modeste, c'est un tissu social qui périclite au nom de l'efficacité technocratique et du «plus c'est gros, plus c'est bon».