Sunday, August 16, 2020

Écrit dans le ciel


«Après plusieurs semaines de négociations , Québec et Ottawa se sont finalement entendus sur les critères qui permettraient à certains «anges gardiens» d'obtenir cette passerelle vers la résidence permanente. De passage à Montréal, vendredi , le ministre fédéral de l'Immigration, des réfugiés et le la Citoyenneté, Marco E.L. Mendicino , a dévoilé les détails de ce programme temporaire qu'il a qualifié «d'historique»» (Demandeurs d'asile: Ottawa régularisera le statut des anges gardiens, La Presse, 14 août).  La nouvelle ne surprend pas, ce qui étonne, est qu'il ait fallu des négociations tellement une entente sur cette question va dans le sens des intérêts des deux gouvernements; Québec y gagne quelques «anges gardiens» (dans l'attente de la «deuxième vague de COVID-19») et Ottawa a l'occasion d'accueillir quelque miséreux de plus et démontrer à la face du monde son ouverture et sa générosité.  Deuxième motif d'étonnement, il aura fallu beaucoup de temps (j'ai traité du sujet en mai dernier, voir ce blogue «Du front tout le tour de la tête», 9 mai) pour s'entendre alors qu'il apparaît assez évident que les deux gouvernements étaient essentiellement sur la même longueur.  Pourquoi fermer le chemin Roxham si c'est pour ouvrir ailleurs la porte (il faut lire les critères d'admissibilité au programme, notons que l'un de ces critères est d'avoir travaillé dans une profession désignée, voir plus bas pendant au moins 120 heures entre le 13 mars et le 14 août 2020).  Preuve que nous avons sous les yeux un programme gouvernemental: «Les professions visées dans le cadre de ce programme sont les préposés aux bénéficiaires, les infirmières, les aides-infirmières, les aides-soignants, les aides de maintien à domicile et les superviseurs de soins infirmiers. La plupart d'entre eux vivent au Québec, mais le ministre Mendicino était incapable e chiffrer à l'heure actuelle, le nombre de personnes qui pourraient bénéficier de ce programme.» Merci M. Mendicino pour cette «incapacité à chiffrer» le nombre de personnes qui pourraient bénéficier ce programme, merci aussi pour ce programme «temporaire», en souhaitant, sans y croire, que le séjour chez nous des bénéficiaires de ce programme soit lui aussi «temporaire». le principe même du contrôle des  frontières du Canada est de toute évidence une idée honnie dans «le pluss meilleur du monde»par les sous-fifres de Justin Trudeau, sans compter que cette régularisation s'effectue dans le plus total mépris de ceux qui ont suivi la filée légale. Vivement des frontières québécoises encore qu'avec un Nadine Girault, nous ne gagnerions probablement pas au change, échangeant quatre trente sous pour une gourde. Le point final toute cette histoire nous est fourni par le député solidaire Andrés Fontecilla:»Le député solidaire de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, trouve profondément injuste que seulement les préposés aux bénéficiaires ou infirmiers aient été ciblés. M. Fontecilla a notamment mentionné les gardiens de sécurité et les préposés à l'entretien ménager dans les hôpitaux, ainsi que les travailleurs agricoles (nous voilà bien loin des CHSLD, NDA).[...]»
 
 
 
Le groupe Solidarité sans frontières a également dénoncé vendredi les critères restrictifs du programme. «Dans cette période de pandémie mondiale, nous voyons une nouvelle opportunité de mettre en place un programme de régularisation complet pour tout le monde , quel que soit leur pays de naissance, la couleur de leur peau, leur religion, leur sexe, leur âge, leur passé juridique, sans aucune exception, et avec un plein respect de la réunification des familles » a déclaré Francis Simard, l'un des membres de l'organisation.» M. Fontecilla s'en est d'ailleurs pris au gouvernement Legault, qui selon les informations de Radio- Canada, aurait milité pour que le programme soit beaucoup plus restrictif. Selon le diffuseur public, le gouvernement fédéral envisageait au départ un programme plus large, mais il a dû revoir ses plans car Québec s'y opposait. «Ou est l'intérêt de restreindre l'accès à la résidence permanente pour ce gens là ? Ces gens contribuent de façon aussi fondamentale a l'économie canadienne » a-t-il soutenu.» (QS veut régulariser le statut de tous les travailleurs essentiels migrants , LaPresse, 15 août ).  Andrés Fontecilla est parfait dans le rôle du traître de service tout en excellant dans celui de faire-valoir de Solidarité sans frontières, le programme de l'un et de l'autre est simple, faire du Québec une auberge ouverte à touts vents.  La déclaration de Fontecilla sur la «contribution fondamentale de ces gens à l'économie canadienne» ne peut que conforter dans leur opinion ceux qui doutent de la ferveur nationaliste de Québec solidaire et sa volonté de défendre l'identité québécoise.  

Saturday, August 15, 2020

Le faux ami



Mario Dumont  s'est imposé depuis déjà quelques années comme une figure de proue de la droite au Québec, c'est moins à titre d'ancien chef de l'Action démocratique du Québec(ADQ) qu'il est devenu cette figure que comme chroniqueur au  Journal de Montréal et animateur à la télévision qu'il peut prétendre à ce titre. De droite, encore faut-il le dire vite, Mario Dumont apparaît plus disposé à jouer la carte du Gros bon sens que celle de l'homme de droite. Dans ce créneau du Gros bon sens(le Gros bon sens n'est pas en soi une position politique, e Gros bon sens apparaît plus comme une position de repli pour politiciens sans convictions sans imagination), il n'est pas seul d'ailleurs, s'agite aussi dans ce créneau à un autre homme de droite(?) lui aussi chroniqueur au Journal de Montréal, le profond Richard Martineau(1).



Mario Dumont se montre un peu plus explicite sur ses idées dans une récente chronique(Célébrons notre liberté, Journal de Montréal ,12 août ) n'hésitant pas à hurler avec les loups, il écrit: «J'ai suivi tout l'été ces manifestations somme toutes limitées contre le port obligatoire du masque. Les propos et attitudes n'étaient pas toujours très édifiants. [...] Pensons à cet individu qui a honteusement par la taille une de mes collègues journalistes. Devant la gang , il était un révolutionnaire prêt à renverser le système.  On ne voit pas de laquelle des manifestations anti port obligatoire du masque, Mario Dumont a tiré cette idée que les manifestants étaient des révolutionnaires, il faudrait que Mario Dumont réalise qu'il y a une grande différence entre une manifestation (même si la manifestation se répète) et une révolution. À chacun ses fantasmes, si Mario Dumont tient à voir dans les manifestants sans couvre-visages les modernes contreparties des «hommes au couteau entre les dents» de la propagande anti communiste des années 1920 et 1930, c'est son problème. Une révolution est un phénomène qui doit s'exercer en profondeur et modifier substantiellement les structures et le fonctionnement d'une société, pour trouver des exemples de vraies révolutions, il lui suffit de lire sur les révolutions française et russe. Il n'y avait rien de tel dans les manifestations ont masques obligatoires. A contrario il n'y a pas de Révolution américaine, les historiens les plus prudents préfèrent parler de la Guerre d'indépendance (les treize colonies se contentant en définitive de changer de consild'administration). Tenant à régler le sort, des manifestants anti masques, il écrit::» c'est pour cela que des gens qui veulent manifester pour la liberté chez nous se retrouvent dans la position farfelue de s'opposer à une mesure sanitaire simple et banale comme le port d'un masque.  Puis, il continue sa digression et au prix d 'un grand écart, il nous transporte en Chine: «Dans la plupart des pays du monde , si vous manifestez pour la liberté, c'est autre chose . Parlez-en aux partisans de la liberté à  Hong Kong qui sont menacés par le régime chinois. On se bat là-bas pour des libertés démocratiques de base. Dans la plupart des pays non démocratiques, la liberté qu'on recherche, c'est le simple droit de se regrouper pour former des associations ou des partis politiques pour défendre ses droits face à un gouvernement totalitaire. On réclame le droit de donner de donner son opinion publiquement, de critiquer le gouvernement en place.
Mario Dumont passe vite à la trappe les « libertés démocratiques de base, pour Mario Dumont, ces libertés sont rapidement résumées en seule liberté d'association et de critique du gouvernement (pense-t-il ici à une  liberté de parole bien limitée et bien circonscrite à la liberté de critiquer, à d'autres cette démocratie de chialage et de récriminations, ceux qui sont morts pour l'établissement et la défense de la démocratie en avait certainement une plus haute idée..  Pas un mot sur la liberté de circuler, sur la liberté de culte, etc. 
« ici, nous sommes réellement libres. Personnellement, il ya des règles qui m'énervent. Je souhaiterais voir des monopoles d'État être remis en questionneur nous donner plus de liberté de choix . Mais vous savez quoi ? J'ai eu le droit de participer à la formation d'un parti politique, regrouper des gens qui y croyaient la même chose et de de le crier sur les toits . Si la majorité l'avait voulu, ce serait fait. C'est cela la liberté !»

Le chat sort finalement du sac, la liberté de Mario Dumont , ce n'est en définitive que la liberté des libertariens et du marché (la liberté de Mario Dumont ,ce n'est finalement que celle de démembrer et charcuter Hydro-Québec ou la Société des Alcools)  Fini les édifiantes tirades sur les libertés démocratiques de base. Pour la droite, Mario Dumont ne sera toujours qu'un faux ami, (pour la droite, il souffrira toujours d'avoir commencé sa vie en vie politique ans les rangs de la Commission Jeunesse du Parti libéral du Québec, il ne s'en est pas remis et ne s'en remettra probablement jamais). En Linguistique:« un faux ami est un mot français dont la forme , orale ou écrite, ressemblent à celle de mots étrangers et vice versa , mais dont le sens est différent . Ces termes sont appelés amis parce que que leur formes se ressemblent, mais faux parce que leurs sens sont tout à fait différents. 
Nous laissons à Mario Dumont Dumont, sa définition de la liberté; cette liberté là, conduit directement dans les rets du marché.  Un marché qui peut s'avérer un Goulag, un Goulag doré, mais une prison tout de même. 


  1. Le cas Martineau est plus simple , il l'a réglé dès 2010, dans une chronique intitulée, Droite 101 (Le Journal de Montréal 2 février ). Martineau n'a pas les pudeurs de Mario Dumont, pour lui les choses sont simples: »Il n'y a passe droite morale au Québec. [... ]Quand on parle de droite , au Québec, il s'agit d'abord et avant toute droite économique. On pourrait même dit : de centre droite économique.» Laissons-lui sa droite d'abord et avant tout économique. À cette droite unijambiste  opposons une droite qui ne négligera pas les aspects moraux (chrétiens notamment), une droite qui défendra l'identité européenne de la majorité des Québécois francophones et son droit à le demeurer, cette droite assumera franchement notre passé, pas de déboulonnage de statues pour nous, nous serons à l'aise avec une défense intransigeante du fait français au Québec, ce qui comprend la promotion de l'unilinguisme française la défense de l'État social-démocrate contre les charognard néo-libéraux.  


Thursday, August 13, 2020

Space, The final Frontier

 



Pourquoi un mouvement qui a balayé les États-Unis, puis l'Occident devraient-il se contenter de ce butin et s'arrêter en si bonne voie.
Nous ne saurions mieux faire qu'en citant les fortes paroles de James T. Kirk, capitaine de l' Enterprise de l'émission Star Trek au début de chaque épisode de la populaire émission. Peut-être inspiré par cette final Frontier, la Nasa a décidé  de changer l'une de ces pratiques: »La Nasa ne veut plus de nom à connotation raciste ou coloniale, rapporte le Science Times. En parallèle de leurs désignations officielles , les objets célestes reçoivent souvent des «surnoms non officiels de la part de la communauté scientifique . Problème , ceux-ci résonnent  parfois avec un passé colonialiste ou ont une signification à  dimension raciste. L 'agence spatiale américaine a annoncé vouloir se débarrasser de ces appellations et souhaite réexaminer la «terminologie  non officielle pour les  objets cosmiques dans le cadre de son engagement en faveur de la diversité. de l'équité et de l'inclusion.» Parmi les surnoms appelés à disparaître. celui de «nébuleuse eskimo» utilisé pour désigner la nébuleuse NGC 2392, également connue sous le nom de Caldwell 39. [...] il existe un autre exemple, celui de la «galaxie  des jumelles siamoises»faisant référence au couple de galaxies spiralesNGC 4567 et NGC 4568, aussi appelées «galaxies papillon». L'agence américaine précise qu'elle continuera  à utiliser les appellations qui ne posent pas problème et sont «plus accessibles pour le public»que les noms officiels . Ainsi de l'étoile Fomalhaut, entourée d'un disque de débris ayant conduit à la surnommer «L'oeil de Sauron», d'après le personnage du Seigneur des anneaux inventé par J.R.R. Tolkien. La NASA a en outre annoncé qu'elle travaillera à l'avenir avec un comité de spécialistes de la diversité dans les sciences astronomiques, afin de la guider dans le choix de ses prochains surnoms. (la NASA supprime ses appellations jugées «indélicates» et «offensantes», Slate fr, 10 août). Une suggestion, débaptiser immédiatement Voie lactée, terme évidemment trop blanc et le remplacer par Voie Arc-en-ciel, beaucoup plus inclusif. Parlant de Star Trek l'utilisation des Vulcains et des Klingons et le développement de caractéristiques culturelles et l'évocation de leurs moeurs constitue-t-elle de l'appropriation culturelle? 
 
 

Est-ce par souci de la diversité que la NASA que l'agence américaine change sa politique ou si elle redoute l'émergence d'un Space Lives Forms  Matter susceptible de lui demander des comptes. Alors que la NASA a pris le chemin de la planète Mars, nous voilà rassuré l'espace sera inclusif diversifié.

Wednesday, August 12, 2020

Faire du neuf avec du vieux...



La situation au Liban est chaque jour plus chaotique suite à l'explosion de 2750 tonnes de nitrate d'ammonium dans le port de Beyrouth, le 4 août dernier. Le gouvernement Hassan Diab a présenté la démission de son gouvernement devant la pression de la rue.  La rue libanaise ne pourra gouverner le pays et oeuvrer à sa reconstruction, il est assez évident qu'elle ne souhaite pas remettre les rênes du pays à l'actuelle classe politique, jugée incompétente et corrompue. «Dans la rue, les négociations politiques en cours laissent quasi indifférents des Libanais épuisés Une semaine après le drame , ils sont encore dans les quartiers dévastés de Beyrouth en train de déblayer eux-mêmes les décombres, fustigeant l'inertie de pouvoirs publics.» (Le Liban cherche un nouveau gouvernement, la rue indifférente et en colère, Journal de Montréal, 11 août). Colère et indifférence ne changeront rien à la réalité du Liban. La nature a horreur du vide, la reconstruction politique du Liban se fera que cela plaise ou non à la rue libanaise  avec les forces politiques religieuses existantes; l'explosion du 4 août n'a pas fait disparaître les sunnites et les chiites du pays, pas plus d'ailleurs que les chrétiens maronites. Certaines de ces forces sont déjà à la manoeuvre: «La position de l'influent Hezbollah et celle de son allié , le chef du Parlement Nabih Berri, (un chiite , dirigeant par ailleurs du mouvement Amal, NDA) n'a pas encore été dévoilée, souligne le quotidien» (il s'agit du quotidien Al Akhbar, proche du Hesbollah, NDA) 
 
 
 
 Le Liban ne découvrira peut-être même pas de nouveaux hommes, les grandes familles libanaises travaillant probablement déjà activement à une relève, en propulsant  à l'avant-scène leurs cadets (Parions que pour les maronites, un Gemayel émergera et aura un rôle à jouer, à moins qu'un Chamoun ou un Eddé ne sorte de la coulisse. Il est improbable que le Liban puisse faire l'économie du Hezbollah. Le Liban entrera dans une nouvelle ère politique, sortant dramatiquement de l'ère du Pacte national conçu en partie par les Français avant l'indépendance du Liban (pace fonctionnant jusqu'à l'émergence de deux nouveaux acteurs étrangers au Pacte (les Palestiniens et les Israéliens), mais il demeurera tributaire de sa diversité et sa nouvelle donne politique devra tenir compte de cette diversité Il  n'y aura pas de table rase au Liban Le Liban se dirige probablement vers un nouveau compromis historique, malgré l'ampleur de la tragédie, il faut probablement d'ores et déjà prévoir que l'aide internationale se fera à travers des réseaux communautaires et que la Croix-Rouge dans l'urgence ne tiendra pas réinventer la roue. À prévoir, donc une reconstruction très écologique, c'est à dire, avec beaucoup de recyclage.

Monday, August 10, 2020

Mettre un hola

 Le mouvement metoo continue de faire des victimes, ce ne sont plus seulement des «vedettes» du milieu artistique qui chutent cette fois, mais des personnalités du milieu dit communautaire. Nouvelle victime d'allégations, le président fondateur de Juripop. Marc-Antoine Cloutier, tant que la vague emportait des «personnalités» du milieu artistique, nous pouvions observer le tout avec un sourire en coin, Les Maripier Morin et JulienLacroix seront remplacés demain, s'ils ne le sont déjà, et leur contribution à la culture québécoise jugée bien légère. 

 

 

 

il y a probablement lieu de penser la même chose de Marc-Antoine Cloutier, ce qu'il faut rechercher rapidement, c'est une solution à cette vague d'exécutions publiques. Il ne s'agit pas de chercher à brider la société civile et mettre systématiquement en doute la parole qui s'est libérée avec l'éruption du mouvement Metoo. Il faut tenter de calmer le jeu et canaliser les plaintes de victimes d'harcèlement et d'inconduite sexuelle vers les bonnes filières, celles des corps policiers et des tribunaux. Filières imparfaites affirment certains, et surtout certaines, mais vieilles filières qui protègent la présomption d'innocence et exigent la présentation d'un certain nombre de preuves et assurent aux deux parties le droit d'être entendues; il faut probablement réexaminer le fonctionnement des deux institutions; une meilleure formation des policiers quitte à constituer des escouades spécialisées en matière d'inconduite sexuelle et de harcèlement. Idem pour nos tribunaux, pour les tribunaux, le gouvernement du Québec a entamé au printemps 2019, une réflexion afin d'examiner le travail des tribunaux en ces matières, le moment est propice à une réflexion sur ce que notre système de justice peut et doit faire avec cesOVNI juridiques que sont les allégations d'inconduite sexuelle et de harcèlement.Les résultats se feront probablement attendre quelques mois pour les recommandations et quelques années pour les réformes. Une première proposition, sans jouer à l'Inquisition auprès des victimes, nous pouvons au moins souhaiter que le gouvernement du Québec se mêle de ses affaires et tente  de «mettre un hola» à cette avalanche de dénonciations trop souvent anonymes. Il faut considérer comme malheureuse l'initiative de la députée de la circonscription de  XXX l'affaire Juripop. Réagissant à l'affaire , la députée libérale Isabelle Melançon et vice-présidente de la Commission des finances publiques a déclaré: »Je demande une rencontre d'urgence avec les membres du comité  transpartisan sur l'accompagnement dans le système de justice des victimes de violences sexuelles, soit la ministre de la condition féminine, Isabelle Charest, la députée du Parti québécois, Véronique Hivon et la députée de Québec solidaire, Christine Labrie.» ( Juripop a voulu garder son président en poste malgré une allégation d'inconduite, Journal de Montréal, 8 août). Ce comité transpartisan est il le véhicule le plus approprié pour se pencher sur une allégation d'inconduite sexuelle, il n'est pas question ici de violences sexuelles. Initiative malheureuse car sa proposition avalise en fait les allégations de celle qui prétend avoir été victime de l'insistance de Marc-Antoine Cloutier. Dans cette curieuse affaire, nous ne pouvons parler d'allégation anonymes: Toujours selon le Journal de Montréal (op cité):» Selon nos informations, la victime alléguée s'est confié en juillet dernier à la directrice générale de Juripop, Sophie Gagnon, qui aurait accueilli le témoignage de 2015 avec beaucoup de sérieux.». Victime alléguée connue, Plutôt que de nourrir la bête des allégations anonymes, Isabelle Melaçon plutôt que de rechercher ces quelques minutes d'attention médiatique.  Pourquoi mêler a tout cela le gouvernement du Québec, sur Juripop car l'organisme a obtenu 2 6000 000$ du Gouvernement du Québec «afin d'offrir un service d'accompagnement été conseils juridiques gratuits aux victimes de violence s sexuelles». Compte tenu du fait que la victime est identifiable, il eut été préférable qu'Isabelle Melaçontente de convaincre  la directrice générale de Juripop d'inciter la victime alléguée à déposer une plainte en bonne et due forme afin de faire en sorte qu'une plainte d'inconduite sexuelle soit diligentée contre Marc-Antoine Cloutier. En lieu et place de cela, le gouvernement du Québec se fait complice de ce délire de dénonciations anonymes. Voilà un cas ou la dénonciation n'est pas anonyme et ou le gouvernement du Québec avait l'occasion de «mettre un hola»à toute cette agitation, agitation bien proche d'une chasse aux sorcières, chasse aux sorciers conviendrait mieux dans les circonstances. Le tout s'arrêtera peut-être lorsque la victime de l'une de ces dénonciations ayant perdu réputation, emploi et ostraciser par ses proches se suicidera! Peut-être, et seulement peut-être car cette livre de chair ne suffira peut-être pas.

Saturday, August 8, 2020

L'arroseur arrosé

 Surprise et stupéfaction au Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP), en effet, ce qui devrait être l'Olympe des droits de la personne au Canada, serait un nid de vipères. Des  employés et ex-employés allèguent avoir fait j'objet de racisme, d'homophobie et de censure au MCDP situé à Winnipeg. L'avocate Laurelle Harris de Winnipeg, a mené l'enquête. «Son rapport a révélé que le racisme est omniprésent et systématique au musée dans ses pratiques d'embauche, ses politiques et les actions des employés. Le rapport indique que le racisme a eu un impact physique, émotionnel et financier négatif sur les employés noirs, autochtones et autres minorités visibles. Mme Harris a également noté des exemples de sexisme et d'homophobie (Un rapport confirme le racisme systémique au Musée pour les droits de la personne, La Presse, 5 août). Il y a de l'espoir pour le Musée pour les droits de la personne, pas de traces de transphobie,  il sera donc possible de rebâtir la crédibilité du musée sur cet élément.

 

 

 

Les malheurs venant rarement seul: «Le rapport indique que le personnel qui travaille directement avec le public est extrêmement diversifié, mais que la grande majorité des membres de la direction sont des personnes blanches et hétérosexuelles. ce qui a créé un «schisme culturel», les cadres supérieurs étant moins sensibles à l'impact de l'ethnicité, du sexe et de l'identité de genre.  Jusqu'à la publication du rapport de Me Laurelle Harris, le MCDP se satisfaisait visiblement de cette «diversité de facade». Notons que le rapport n'est pas lui-même exempt de rectitude politique en suivant la mode Woke  de dénonciation des «personnes blanches et hétérosexuelles». Purge à prévoir au MCDP, probablement  Puisque nous vivons une époque formidable à quoi devons nos attendre maintenant; Faut-il croire que dans les prochaines semaines, nous serons confrontés à des allégations d'antisémitisme au Musée canadien de l'Holocauste à Montréal.

Tuesday, August 4, 2020

«Vivre ensemble» à la black



Il faudra démontrer un peu de patience, mais l'attente ne devrait pas être vaine. Les Facultés de médecine du pays veulent en effet admettre plus d'étudiants noirs. «Le chemin de Jaycie Dalson vers une faculté de médecine a commencé par des doutes sur son appartenance. Quand elle était étudiante de première année de sciences biomédicales, à l'Université d'Ottawa, elle a vu les photos des finissants d'un prestigieux programme auquel elle voulait s'inscrire. Dans la mer des visages souriants, un seul ressemblait au sien «(pour apprécier cette phrase, il faut savoir que l'article de La Presse est coiffé d'une photo de Jaycie Delson souriant à pleine dents à l'objectif, il est difficile de ne pas remarquer que Madame Delson est une jeune Afro-Canadienne. «N'avoir qu'un noir sur 270 étudiants, ce n'est pas bon signe», dit Mme Delson, aujourd'hui âgée de 21 ans, à propos de la faculté de médecine de l'Université de Toronto  (Des facultés de médecine du pays veulent admettre plus d'étudiants noirs, La Presse, 2 août). Elle a tout de même tenu bon. Quand elle postulé à la faculté dans le cadre du Black Student Application Program, elle a été acceptée, tout comme 25 autres étudiants noirs. Il s'agit du plus fort contingent depuis a création de ce programme en 2017. Si les exigences universitaires demeurent les mêmes pour tout le monde , ce programme a recours à des examinateurs et des intervieweurs noirs pour vérifier les réalisations et les essais de 250 mots des candidats, explique une porte-parole de la faculté,[...] Dans ce contexte, quand découvrirons nous l'existence d'un First Nations Student Application Program ou d'un Arab Student Application Program. Selon le directeur des admissions de la faculté de médecine de l'Université de Calgary, Remo Panaccionne, l'arrivée de de ces réviseurs noirs ou de couleur vise à empêcher «tout biais conscient ou inconscient ». Monsieur Panaccionne est un imbécile heureux s'il considère que ces nouveaux réviseurs « noirs et de couleur » n'auront pas de biais conscients ou inconscients », déclaration surprenante car il est évident que dans l'esprit de M. Panaccionne, les biais viennent avec la peau du réviseurs, surtout si elle est blanche. Pour notre «imbécile heureux» l'embauche de réviseurs noirs ou de couleur pour évaluer les candidatures des candidats noirs n'est pas raciste.  Allant plus loin, il considère que :»La création de ce processus n'est qu'une étape dans la bonne direction dans le cadre de notre engagement en faveur de la lutte contre le racisme et l'équité (???).  Les qualités académiques et humaines des candidats apparaissent bien secondaire, Les candidats ne sont en fait que des pions dans la lutte que pense mener  la faculté de médecine de Calgary au racisme. 



« La présidente de l'Association des facultés de médecine du Canada, Geneviève Moineau signale que dans le cadre d'un projet-pilote , huit facultés demandent aux candidats de fournir des informations sur leur appartenance ethnique, leur statut socio-économique et leur état de santé.»[...] (vous conseillons à Mme Moineau de vérifier la légalité d'un tel questionnaire selon les provinces canadiennes) «Nous reconnaissons que sans un bassin de candidats diversifiés, nous ne pourrons créer une promotion diversifiée. Nous voulons nous assurer de la diversité et de l'équité dès la mise en candidature.»

Une fois lancé sur cette tangente, lutte au racisme et diversité, il est difficile de s'arrêter, « La Dre Marjorie Dixon (une afro-descendante) est une spécialiste de la fertilité de Toronto. Tout au long de sa longue  formation universitaire , ses collègues noirs étaient peu nombreux. Selon elle, il est grand que les universités commencent à reconnaître les avantages d'avoir des étudiants en médecine noirs qui comprendraient mieux les défis sociaux et sanitaires auxquels sont confrontées des populations noires. »  Passons sur le caractère raciste de cette remarque, nous sommes de ceux qui préfèrent croire qu'un médecin blanc attentionné et emphatique peu répondre adéquatement aux besoins des populations noires  la Dre Dixon se rend compte qu'elle ouvre là une porte pouvant mener à d'inquiétantes dérives du genre; je suis blanc, je tiens à tout prix à voir un médecin blanc . Je suis cancéreux, je dois être vu par un médecin cancéreux en phase terminale comme moi, à la limite, je veux être vu par une médecin blonde et pulpeuse et traitée par des infirmières non moins blondes et pulpeuses.   Cette volonté de favoriser la diversité montre une fois de plus que les beaux appels à la diversité et à la lutte au racisme ne peuvent que nous conduire à non pas au « vivre ensemble», mais à une société fractionnée chacun s'efforçant de vitre avec les siens dans son silo ou sa tribu ou son clan, avec ces belles intentions, nous n'allons pas vers le «vivre ensemble», mais une forme de «vivre côte à côte».