L'écocide n'apparaît pas encore au Code
criminel canadien. Pas véritablement d'évocation d'écocide au Canada,
dans le climat actuel, l'entrée de l'écocide dans l'arsenal juridique
canadien ne saurait tarder, seul hic
à prévoir le trafic illégal de trophées de chasse implique souvent des
Asiatiques, le gouvernement canadien osera-t-il aller de l'avant en
sachant qu'il risque d'inculper d'honorables habitants du Chinatown de
Vancouver, convaincus de transiger seulement des
aphrodisiaques traditionnels de la pharmacopée chinoise. Deux des
inculpés d'Interpol sont d'ailleurs d'origine chinoise. Environnement
contre multiculturalisme, les paris sont ouverts.
Sunday, June 9, 2019
Alors que nous discutons de génocide
Friday, June 7, 2019
La guerre hypocrite
Probablement emporté par Le caractère
ampoulé de la couverture médiatique du 75e anniversaire du Débarquement
en Normandie, Richard Martineau nous gratifie d'une chronique (La
dernière guerre juste,
Journal de Montréal, 6 juin) qui est surtout l'occasion de
prouver qu'il écrit ces chroniques trop vite, mais surtout le caractère
superficiel de sa culture, occasion aussi de faire mention de ses
voyages, ainsi, il nous informe qu'il a fait
deux fois le « pélerinage » sur les plages deNormandie. Dans une
phrase digne de figurer en caractères gras dans une éventuelle
anthologie de ses oeuvres, il écrit: « Deux fois à Courcelles-sur Mer,
j'ai couru sur la plage Juno vers les falaises, en tentant
d'imaginer-en vain, bien sûr- ce que pouvait ressentir les pauvres
soldats qui se faisaient tirer dessus comme des lapins.» Puis revenant à
l'une de ses marottes, il écrit: « Des jeunes hommes qui n'avaient
jamais voyagé sont allés à l'autre bout du monde
défendre des gens qu'ils n'avaient jamais rencontré (il ne vient pas à
l'esprit de Richard Martineau que plusieurs jeunes Canadiens présents
sur la plage de Juno étaient conscrits et ne voyagaient pas en touristes
comme lui ). Qui ferait cela aujourd'hui ?
Les pseudo « antifas » qui se cachent derrière leurs ordis pour lancer
des injures, un sac de Doritos entre les cuisses? Martineau à. pour une
fois l'honnêteté d'ajouter « Les chroniqueurs comme moi? »
Tout à son enthousiasme , Martineau
oublie, ou ne sait pas que l'armée américaine de 1944 était plus raciste
que l'armée allemande, il y avait des volontaires indiens dans la
Werhmach, l'armée américaine était en effet
une armée encore ségrégationniste. Elle ne sera intégrée que sous la
présidence de Truman en 1948, les observateurs attentifs auront été en
mesure de constater que parmi les dignes vieillards que l'on a fait
parader dans les commémorations, il n'y avait aucun
Afro-américain.
![]() |
| A. Soljénitsyne |
Martineau titre « Dernière guerre
juste «, sale au contraire c'est une guerre profondément équivoque et
hypocrite en raison de l'alliance entre les Alliés occidentaux et
l'Union soviétique. Équivoque qui se poursuivra
jusqu'aux accords de Yalta, au mépris des milliers de soldats polonais
qui se battent sur le front de l'Ouest. Alors que Churchill et Roosevelt
planifient avec Staline le passage de leur patrie dans l'orbite
soviétique. Martineau, tout à son ignorance conclut
: » Aujourd'hui, on ne fait pas que saluer la mémoire des héros de la
Deuxième guerre. On pleure le dérèglement de notre boussole morale. »
Martineau pourra nous expliquer un jour quelle boussole morale il trouve
dans le rapatriement forcé des prisonniers
de guerre et déserteurs soviétiques (Opération Keelhaul), un
rapatriement qui les conduira pour la plupart au Goulag, un Goulag ou
Soljénitsyne en croisera quelques uns. Un pèlerinage à la bibliothèque
ferait le plus grand bien à Richard Martineau
Thursday, June 6, 2019
Guerre et paix
La Seconde guerre mondiale est terminée
depuis 74 ans, mais il semble que la paix ne règne pas pour autant,
curieusement les frictions ont lieu aujourd'hui entre anciens alliés.
Ainsi la porte-parole de la diplomatie
russe, Maria Zakharova, : «a appelé à ne pas minimiser ainsi le rôle de
l'URSS dans la défaite d'Hitler . » (Moscou appelle à ne pas exagérer
l'importance du Débarquement,
La Presse, 5 juin). « Selon elle (i.e. Madame Zakharova): « le
Débarquement en Normandie n'a pas eu l'influence décisive sur l'issue de
la Seconde guerre mondiale[...] déjà déterminée par la victoire de
l'Armée rouge , avant tout à Stalingrad,
et Koursk. » (ibid). Au-delà du chauvinisme dont fait preuve Madame
Zakaharova, il ne s'agit pas de minimiser l'importance de la bataille de
Stalingrad. Mais sans le retour des Anglo-américains sur le continent
européen, grâce au Débarquement du 6 juin 1944
et l'ouverture d'un second front à l'Ouest , il est difficile de
prévoir qu'elle issue aurait connu la Seconde guerre mondiale.
« Madame Zakharova tout « en rendant
hommage à tous ceux qui sont tombés » a dénoncé une « réécriture
catastrophique de l'histoire » donnant selon elle, notamment dans les
films et les articles de presse, aux États-Unis
et à leurs alliés un rôle prépondérant dans la défaite allemande.
L' opération a commencé peu de temps après la fin de la Seconde guerre mondiale, une superproduction comme
Le Jour le plus long date de 1962, depuis Hollywood a maintenu la cadence avec des
Pour sauver le soldat Ryan (1998) et des séries télévisées comme
Band of brothers (2001). Dans ce match, pour les Soviétiques-Russes, il n'y a guère à mentionner que
Stalingrad (2001), une production hollywoodienne, et un film biélorusse disponible sur Internet,
La Forteresse de Brest (2010) sur les premières semaines de l'Opération Barbarossa.
. Au-delà du chauvinisme dont fait
preuve Madame Zakharova, il ne s'agit pas de minimiser l'importance de
la bataille de Stalingrad. Mais sans le retour des Anglo-américains sur
le continent européen, grâce au Débarquement
du 6 juin 1944 et l'ouverture d'un second front à l'Ouest , il est
difficile de prévoir qu'elle issue aurait connu la Seconde guerre
mondiale.
« Madame Zakharova tout « en rendant
hommage à tous ceux qui sont tombés » a dénoncé une « réécriture
catastrophique de l'histoire » donnant selon elle, notamment dans les
films et les articles de presse, aux États-Unis
et à leurs alliés un rôle prépondérant dans la défaite allemande.
Il est possible dénoter dans les
propos, de Mme Zakharova, une certaine nostalgie pour l'ère soviétique,
ce n'est pas aux Américains a faire l'histoire cinématographique des
combats de la grande guerre patriotique,
à chacun sa cour. Le cinéma soviétique a probablement tourné un certain
nombre de films sur cette grande guerre patriotique, films qui n'ont
pas circulé hors du Bloc de l'Est en raison de la guerre froide.
Pourquoi les Américains devraient-ils s'empêcher
de faire des films exaltant les combats de leurs militaires.
.Dans ce match, pour les Soviétiques, il n'y a guère à mentionner que
Stalingrad (2001)et La forteresse de Brest (2010), un film
biélorusse sur les débuts de l'invasion allemande en 1941, un film
disponible sur Internet. Avantage à l'Ouest n'en déplaise à Madame
Zakharova. Il échappe peut-être
à cette dernière que l'imposition du Rideau de fer aux pays d'Europe de
l'Est ne prédispose pas favorablement les réalisateurs occidentaux
envers l'Armée rouge et ses combats. L'Histoire avec un grand « H » y
trouve-t-elle son compte, assurément pas, Pourquoi
les noms de Patton et Montgomery apparaissent-ils dans tous le livres
d'histoire alors que pour plusieurs Les Joukov et Koniev sont des
presqu'inconnus. Accordons à Madame Zarakhova que c'est l'Occident qui a
ouvert les hostilités en boudant les cérémonies
entourant la commémoration du 70e anniversaire de la fin de la Seconde
guerre mondiale.
Tuesday, June 4, 2019
Un « génocide canadien »
Il y a lieu de se poser des
questions sur la notion de génocide, dans le cas qui nous intéresse,
l'arbre ne cache-t-il pas la forêt, avant de parler de génocide ne
faudrait-il pas parler d'incurie policière,
de misère sociale dans le communautés autochtones (alcoolisme,
consommation de drogue. violence des hommes autochtones autant à l'égard
des conjointes que des enfants), dernière question, l'utilisation du
terme « génocide » ne banalise-t-elle, les génocide
avérées, holocauste arménien, ukrainien, rwandais (déjà, le
lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire dénoncait l'utilisation
du terme « génocide » (Femmes autochtones: Roméo Dallaire dénonce
l'utilisation du terme « génocide », La Presse,
3 juin).
![]() |
| Tableau de la déportation des Acadiens |
Les Canadiens vivaient jusqu'ici
assez bien avec l'histoire idéale qu'il se sont donnée, pas de général
Sheridan chez nous pour déclarer « Les seuls bons Indiens que j'ai vu
étaient morts », en lieu et
place, une fierté à opposer la mesure des Tuniques rouges de la Police
montée du Nord-Ouest (L' ancêtre de la GRC) aux exactions des Tuniques
bleues américaines. Le Canada anglais oubliant pudiquement Louis Riel,
les Métis du Manitoba, Batoche.
Sur la question du « génocide », on lira avec profit le texte du journaliste Yves Boisvert (Ce n'était pas un »génocide »,
La Presse, 3 juin). Il écrit « La commission vérité et
réconciliation sur les pensionnats autochtones avait parlé d'un
« génocide culturel ». Certains avaient protesté. Je trouvais au
contraire l'expression juste, c'est la culture des Premières
nations que ces pensionnats voulaient éradiquer. Culture au sens
anthropologique,: « tuer l'Indien » comme on a dit, et assimiler
complètement les autochtones, les occidentaliser »(...).Mais la
Commission d'Enquêteur les femmes autochtones, qui rend son rapport
public aujourd'hui a décidé d'aller plus loin. Sans doute. On reste
tout de même avec l'impression que devant l'impossibilité de faire un
état précis et documenté de la situation (combien de femmes et de
filles, ont été tuées , sont disparues, ou, quand et
comment?) la Commission a fait un rapport coup de poing beaucoup trop
général , qui prétend embrasser tout le drame de la réalité
autochtone-exposé dans plusieurs commissions précédentes, bien mieux
ciblées. Le mandat s'est perdu en chemin, ou peut-être était-il
simplement impossible. Mais on n'est pas plus avancé avec cet acte
d'accusation général, mal rédigé, contre le Canada actuel et des siècles
passés. Malgré l'imprécision du rapport, le premier ministre canadien
donnera suite au rapport, (Enquête sur les femmes
autochtones disparues: Trudeau s'engage à donner suite au rapport, Journal de Montréal,
3 juin), Revenons aux déclarations de l'ex-ministre Bernard Valcourt,
combien nous ont coûté les travaux de la commission et combien nous
coûteront la
mise en oeuvre des recommandations que choisira le gouvernement
Trudeau.
La partie visible de l'iceberg
Selon Benjamin Ducol, responsable de
la recherche pour le Centre de prévention de la radicalisation menant à
la violence (CPRMV), les crimes et incidents haineux comptabilisés au
Québec ne sont que la « pointe
de l'iceberg » d'un phénomène beaucoup plus large.
« C'est difficile à évaluer
précisément, mais mon impression est qu'il y a quasiment 90% du
phénomène qui n'est pas mesuré ». Curieuse méthodologie pour le
chercheur du CPRM; « difficile à évaluer précisément »,
« phénomène qui n'est pas mesuré». Propos pour la moins surprenant chez
un homme censé détenir un doctorat en science politique de l'Université
Laval.
Selon l'article: »la sous-estimation
fait en sorte qu'il est impossible de se fier aux statistiques pour
comprendre l'évolution des crimes haineux au Québec, a fortiori pour
intervenir efficacement pour
les contrer et protéger les victimes. »(Crimes haineux:on ne voit que
la pointe du iceberg,
LaPresse, 1er juin). Alors à qui se fier sinon à Benjamin Ducol
lui-même et peut-être à son sous-fifre du CPRMV, Maxime Fiset, nous ne
saurons jamais la vérité, mais le Centre ne manquera pas de subventions.
Le Centre dispose d'un Budget de
1,8 millions provenant en part égales de la Ville de Montréal du
Ministère québécois de la Sécurité publique. Benjamin Ducol vient de se
transformer en Titanic avec sa comparaison avec les icebergs.
Des questions légitimes
Le dépôt du rapport de l'Enquête
nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et
assassinées suscite des vagues, avant même sa parution. Ainsi l'ancien
ministre des affaires autochtones et du développement
Nord canadien, le conservateur Bernard Valcourt se demande combien les
payeurs de taxes ont déboursé pour ce qu'il qualifie de fourberie,
écrivant aussi: » qui a appris quoi grâce à ce soi-disant analyse et
rapport. » (Rapport sur les femmes autochtones assassinées
: une « fourberie », selon Bernard Valcourt, Le Devoir, 3
juin). Les questions soulevées par Bernard Valcourt sont légitimes,
mais pas aux yeux de la députée conservatrice de Kamloops -Thomson-
Cariboo, Cathy McLeeod qui pour sa part juge
les propos de Valcourt inacceptables. Belle manifestation de rectitude
politique, il n'est plus pertinent de poser des questions sur
l'utilisation de fonds publics si ces derniers sont dépensés pour les
autochtones. Il n'y a rien de raciste dans de telles
questions, ce que semble visiblement craindre la députée.
Sunday, June 2, 2019
L'échec de la « génération québécoise »
Le Devoir du 29 mai dernier offrait à
ses lecteurs un texte signé par le professeur Louis Bhaltazar(professeur
de science politique, Université Laval), texte qui mérite d'être lu,
relu et médité tellement il est représentatif
de l'esprit d'une fraction de la « génération lyrique» (avec évocation
de Jacques Couture et Gérald Godin), cette génération qui a présidé à
notre passage de « Canadien-français » à Québécois (L' échec d'une
nation québécoise,
Le Devoir, 29mai). Baignant dans l'esprit de cette génération,
Louis Balthazar écrit : »Au cours des années 1960, les francophones
québécois ont voulu se désigner comme Québécois plutôt que comme
Canadiens français parce qu'ils voulaient, plus
ou moins explicitement, s'en remettre à l'État du Québec pour concevoir
leur avenir. Cela ne pouvait signifier que leur conception de
l'apparence collective et leur vie sociale était liée au territoire
québécois et à tous ceux qui y vivaient . Il fallait donc
apprendre à vivre avec les anglophones et les immigrants ». Après cette
déclaration que pourrait signer à deux mains un Justin Trudeau, Louis
Balthazar se reprend et écrit: »Sans doute fallait-il s'imposer comme
majorité, mais il fallait reconnaître les droits
des minorités. Il fallait surtout apprendre à dialoguer avec des
personnes qui nous paraissaient étrangères à notre société les inclure
dans notre conception du Québec moderne. Cela ne s'est pas produit
instantanément ni facilement. Trop de mauvais souvenirs
d'injustices, d'oppressions et trop de vieux préjugés nous amenaient à
nous penser encore comme Canadiens Français, tout en nous disant
Québécois, voire à faire l'équation entre le Québec et sa majorité
francophone. Mais nous avons fait peu à peu de grands
progrès, nous sommes devenus assez confiants en nous-mêmes pour
reconnaître les citoyens minoritaires comme des citoyens à part entière
et partager avec eux notre vie commune et concevoir avec eux une
nouvelle vie publique commune.
Sous les dehors d'une savant analyse,
Louis Balthazar régurgite tristement tout les lieux communs du
nationalisme civique, il ne lui vient pas à l 'idée que cette nation
québécoise que les nationalistes des années 1960
entendaient constituer ne pouvait naître qu'en rupture avec la nation
canadienne-française et que « faire l'équation entre le Québec et sa
majorité francophone » n'est peut être qu'un juste et souhaitable retour
des choses. Plutôt que de reconnaître la rupture
entre la nation canadienne-française et la nation québécoise une nation
québécoise qui ne pouvait avoir en dépit des efforts et de la bonne
volonté des Chaput, d'Allemagne et Bourgault la substance et la densité
du Canada français avec sa langue, ses institutions,
sa résilience(avec la Survivance), notre histoire commune, sa conquête
et son occupation du territoire, il y a quelque chose de la geste dans
l'histoire de la Nouvelle-France et du Canada français. C'est une
nation artificielle que nous proposait la « génération
lyrique » , on songe à l'URSS constituée sur les ruines de la Russie
impériale. Pourquoi vouloir l'indépendance de cette nation avec des
anglophones descendants de nos conquérants et occupants et des
immigrants, corps étrangers imposés par Ottawa. Appartenir
à une nation c'est plus qu'habiter le même territoire, que deviennent
l'histoire commune, la langue, la religion dans certains cas, la volonté
de vivre en commun, volonté de vivre en commun qui semble bien absente
chez les citoyens minoritaires de Louis Balthazar,
citoyens qui semblent se satisfaire de vivre en parallèle avec Nous sur
le même territoire que Nous, l'appartenance territoriale commune est
bien le plus petit commun dénominateur que puisse partager des nationaux
avec la déclaration de revenus. Balthazar
décidément en verve poursuit en écrivant: « Malgré tout l'idée d'un
Québec divers et multi ethnique faisait des progrès jusqu'au tournant du
siècle.» Après cette apologie des politiques libérales, Louis Balthazar
décoche une flèche à l'Action Démocratique
du Québec et à son nationalisme identitaire, nationalisme identitaire
adopté par le Parti Québécois après sa défaite de 2007: « Cela nous a
valu la charte des valeurs de 2013, et par la suite une conception très
étroite du « Nous» québécois.» Déjà, des intellectuels
se sont mis à définir la nation en d'autres termes. Tout en admettant
que l'État québécois doive être respectueux des minorités, ils
accordaient un rôle particulier à la majorité francophone en raison de
son enracinement historique. En d'autres termes, la
nation ne pouvait être que canadienne-française même si l'État était
pluraliste. La Coalition Avenir Québec représente la forme la plus pure
de ce recul vers l'appartenance canadienne-française. Rarement a-t-on vu
un gouvernement aussi peu représentatif des
minorités. Le présent gouvernement est pratiquement absent de la
métropole et des autres centres urbains du Québec . il s'en remet
exclusivement à la majorité francophone pour faire des lois qui
déplaisent aux minorités. Aucun véritable dialogue avec ces minorités.
on oublie qu'une démocratie libérale ne repose pas sur la loi de la
majorité, mais aussi sur les droits des minorités ». Ce n'est pas au
Devoir que Luis Balthazar devrait écrire, mais il serait plus avisé de
se présenter devant la commission parlementaire
sur le projet de loi 21.
Louis Balthazar est probablement trop
occupé par son enseignement et ses publications pour prendre les quelque
minutes nécessaires à la lecture de « Notes sur René Lévesque et le
traditionalisme canadien-français »,
texte de l'historien Xavier Gélinas, (paru dans Alexandre Stefanescu
(dir.
René Lévesque:Mythes et réalité,Montréal, VLB Éditeur. 2008, 249
p.). XavierGélinas écrit: Robert Comeau et Mathieu Bock-Côté font
presque cavalier seul en écrivant tout récemment qu'[e]ntre le
nationalisme canadien-français et le nationalisme québécois,
on retrouve une continuité conceptuelle et historique indéniable. »
Tout politicologue qu'il soit Louis Balthazar, oublie un peu commodément
que la Coalition Avenir Québec a présenté des candidats dans toute les
circonscriptions du Québec et que ce sont ses
« minorités » qui ont choisi de mettre leurs oeufs dans le même panier
en votant pour le Parti Libéral du Québec. Ce n'est pas avec des
colonisés comme Louis Balthazard que le Québec pouvait espérer faire son
indépendance.
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