Wednesday, October 7, 2020

Noyez le poisson

 


Après avoir refusé d'appuyer et même de discuter la motion présentée par le Parti québécois voulant que l'Assemblée nationale s'excuse pour les arrestations arbitraires effectuées dans le cadre des évènements d'Octobre 1970. Dominique Anglade avait déclaré, qu'elle présenterait plutôt sa propre motion à l'Assemblée nationale; voilà qui est fait:»Un demi-siècle plus tard, l'heure est venue pour les trois paliers de gouvernement directement impliqués-Ottawa, Québec et Montréal- de présenter leurs excuses pour les graves dérapages survenus lors de la crise d'Octobre 1970, selon l'opposition libérale. (Dominique Anglade veut des excuses, La Presse, 5 octobre).
 

 
 
C'est un curieux exercice auquel Dominique Anglade convie l'Assemblée nationale:»La cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, va donc demander mardi aux gouvernements dirigés par Justin Trudeau, à Ottawa, François Legault, à Québec, et Valérie Plante, à Montréal, d'offrir publiquement des excuses pour les arrestations de centaines de citoyens québécois, sans mandat et sans raison, à la suite de l'adoption de la Loi des mesures de guerre et l'enlèvement de James Richard Cross et Pierre Laporte par le Front de libération du Québec (FLQ) en octobre 1970.«Pour ces actes qui ont été commis, nous pensons, il devrait y avoir des excuses qui soient faites par les trois paliers de gouvernement « a fait valoir la cheffe libérale en entrevue lundi.[...] Mme Anglade dit refuser par ailleurs de hiérarchiser les torts de chacun, les trois paliers de gouvernement ayant à ses yeux leur part de responsabilités dans la chaîne des évènements et le processus décisionnel retenu.[...] Si on la compare à la motion péquiste, la motion libérale adoptera une perspective plus large. « on voulait raconter l'histoire au complet, parce qu'elle mérite d'être racontée au complet, pour qu'on sache exactement à quoi s'en tenir », commente Mme Anglade, [...] Nul doute que Justin Trudeau et les amis fédéraux de Mme Anglade sauront apprécier ce cadeau. Bien qu'elle sache que sa motion n'ira nulle part, le gouvernement autonomiste de François Legault ne peut présenter des excuses au nom de Québec, il se déshonorerait, Mme Anglade sait aussi que le Parti québécois et Québec solidaire ne peuvent s'associer à une telle motion.

Avant de présenter des motions fantaisistes l'Assemblée nationale, Mme Anglade serait bien avisée de suivre quelques cours d'histoire du Québec. Ceux qui ont vécu les évènements d'octobre se souviennent très bien que se sont des soldats des Forces armées canadiennes qui patrouillaient dans les rues de Montréal, personne n'y a jamais vu de soldats québécois ou de soldats montréalais. Demeurant dans leurs rôles la Sureté du Québec et le SPVM ont certes effectué des arrestations, arrestations arbitraires  parce qu'effectuées en vertu de la Loi sur les mesures de guerre. Présenter autrement les choses relève d'un curieux révisionnisme historique. 

Michel David, du Devoir, souligne à juste titre que; «Cette façon de noyer le poisson est bien connue:dire que tout le monde est également coupable revient à dire que personne ne l'est.» [...]Mme Anglade ne voit pas pourquoi elle-même devrait s'excuser au nom du PLQ, [...] Il est cependant difficile d'oublier les considérations éminemment partisanes qui sont intervenues dans la gestion. Les libéraux étaient tout aussi disposés que leurs grands frères fédéraux à profiter de la situation pour discréditer le PQ et le mouvement indépendantiste en général[...].(Noyer le poisson, Le Devoir, 6 octobre )
 


 
 
Aujourd'hui comme hier, Les libéraux fédéraux et provinciaux couchent dans le même lit car ils couchent avec le même électorat.
Si nous acceptons de jouer au jeu que nous propose Dominique Anglade; personne ne sera responsable de ces arrestations. Pourquoi d'ailleurs s'arrêter en si bonne voie et ne pas exiger des excuses aussi du Service de police de la ville de Montréal et de la Sureté du Québec.
Heureusement, il y a encore des élus qui ont une tête sur les épaules à Québec:» par la bouche de Simon Jolin-Barette, Le gouvernement Legault a refusé mardi une motion du parti libéral (PLQ) demandant que le fédéral, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal présentent leurs excuses aux victimes de la crise d'Octobre. Mardi, la chef libérale, Dominique Anglade a précisé  que par sa motion, le PLQ voulait également rendre hommage  au ministre libéral Pierre Laporte, qui a été assassiné durant cette crise.» (La CAQ refuse une motion libérale sur la crise d'Octobre, La Presse, 6 octobre. L'évocation de la mort de Pierre Laporte avait aussi servi à Justin Trudeau lorsque ce dernier a refusé d'accepter la demande formulée par François Legault et les formations indépendantistes à Québec et à Ottawa pour que le gouvernement canadien présente ses excuses aux victimes de la crise d'Octobre. Demande immédiatement refusée par Justin Trudeau qui a déclaré :»C'est certain les évènements d'octobre 1970 ont été très difficiles pour bien des Québécois. Je pense qu'il faut commencer par avoir une pensée pour la famille de Pierre Laporte, pour qui cet anniversaire ramène de très douloureux souvenirs » a offert M.Trudeau.(Trudeau ne s'excuse pas, le PLQ refuse une motion, LaPresse, 1 octobre).
Un Pierre Laporte qui semble en voie de canonisation dans la chapelle libérale, un Pierre Laporte sur lequel, il faut lire la chronique de Normand Lester (Crise d'octobre 70: Laporte, le PLQ et la mafia,Journal de Montréal, 20 septembre). Muni des informations présentées par Normand Lester, les Québécois ne seront pas dupes des manoeuvres des libéraux autour de la mémoire dePierre Laporte, mais conclurons qu'hier comme aujourd'hui, les dirigeants du Parti libéral du Québec n'ont  pas de scrupules à frayer avec le crime organisé.

Monday, October 5, 2020

Le trêtre II

 



Le pape François a fait connaître les grandes lignes de sa nouvelle lettre encyclique. Intitulée Fratelli Tutti (Tous frères). Sans surprise: «il pourfend  «le racisme», un «virus qui mute»,certaines « «formes de nationalisme» fondées sur le «repli sur soi»  (...), des attitudes xénophobes, le mépris», le «populisme malsain»qui «cache le mépris des autres»et les visions « libérales libéralesindividualistes » et leurs «intérêts économiques effrénés» fondé sur «le dogme de foi néolibéral» alors que «la grande question, c'est le travail» pour tous. 
 

 
 
Il s'agit, au contraire, de construire une «autre logique» par une «bonne politique» non guidée par la seule  économie.  Une politique «noble» dont «l'âme serait la charité sociale»ou «l'amour social» en vue d'une «société fraternelle»ou les «migrants» notamment et les pauvres doivent avoir leurs droits ou qu'ils soient. Une société ou les «mouvements populaires rassemblant des chômeurs, des travailleurs précaires» doivent donc avoir leur «place» pour «une économie populaire et de production communautaire».Ce sont en effet des «poètes sociaux».» (L'encyclique très politique du Pape sur la «fraternité», Le Figaro, 4 octobre)
Si l'on reconnaît sans peine le détestable préjugé favorable du Pape en faveur des migrants et son mépris parallèle pour les lois et les frontières nationales (voir sur ce blogue, Le trêtre, 11 juillet 2019). Nous n'avons pas à faire nôtre cette politique qui prend le parti des squatteurs s'installant illégalement en Europe ou chez nous. Nous aimerions par ailleurs connaître la formation du Pape en économie pour nous parler d'une «économie populaire de production communautaire», vocabulaire qui a des accents indéniablement socialistes; le XXe siècle nous a enseigné que le succès a caractérisé ses essais en Union soviétique, en Europe de l'est après 1945, en Chine et au Vietnam. Si le pape François veut se lancer dans les expériences socio-politiques qu'ils se contentent d'expérimenter au Vatican et qu'ils y accueillent  les migrants qu'ils aiment tant. Ces migrants trop souvent étrangers ne sont pas nos frères, la plupart du temps, nous n'avons avec eux rien commun; langue, culture, religion.





Dans son désir de contrer «le dogme de foi néolibéral», François songera-t-il à puiser dans le riche réservoir doctrinal de la «doctrine sociale de l'église» constitué par les grands papes que furent Léon XIII avec (Rerum novarum, 1891, dénonçant justement les excès du capitalisme ) et Pie XI (avec Quadragesimo Anno, 1931). François osera-t-il nous parler de corporatisme? 
« Autre originalité de cette encyclique - dans la tradition catholique, une encyclique synthétise l'enseignement d'un pape sur une question précise, ici le social et le politique - elle a été inspirée par la pandémie mondiale du Covid-19, mais aussi, révèle François, par le grand imam du Caire, Ahmad Al-Tayyeb, cité à cinq reprises au fil des 270 pages. Ils avaient rédigé ensemble un appel commun, à Abou Dhabi (Émirats Arabes Unis) en février 2019 qui est reproduit à la fin du texte. Pour l'heure, François n'est pas mon frère et je n'ai pas besoin de ce pape  complice des musulmans lorsque son rôle est d'être le gardien de la Foi et le Vicaire du Christ et non d'être le premier imam de Rome et le fossoyeur de la Chrétienté catholique.

Sunday, October 4, 2020

Les faits divers: révélateurs sociaux



Les faits divers sont habituellement regardés de haut, ils sont d'ailleurs chanceux si le lecteur ne les tiens pas pour la rubrique des chiens écrasés.  Ils sont pourtant le lot d'un certain nombre de journaux qui ont assuré leur succès au fil des ans  en exploitant crimes passionnels, drames conjugaux, délits divers et autant que possible sanguinolents, les lecteurs de ce blogue penseront ici aux modestes débuts de quotidiens qui sont devenus les rampes de lancements de l'un des empires médiatiques québécois. Les autres quotidiens québécois ne reculent pas à l'occasion devant un bon fait divers offrant si possible sang, sexe et argent, ou les trois. Au Québec, il semble que seul, le sérieux Devoir résiste à la tentation, son fondateur, le catholique et vertueux Henri Bourassa serait probablement fier de la tenue de sa création, tout en s'étonnant du ton de  gauche, bon chic, bon genre qui caractérise aujourd'hui sa création. 
Malgré les préjugés à l'égard des faits divers, il est possible au terme d'une lecture attentive, d'y trouver des perles.
 

 
 
C'est le cas d'un article paru dans l'édition du 29 septembre du quotidien La Presse (Il m'a dit que ma mère m'avait vendue) . L'ouverture de l'article est un modèle du genre:»Claudie *,( il s'agit d'un prénom fictif) avait 8 ans lorsqu'elle  est devenue «la femme» de Sylvain Villemaire. Déracinée et vulnérable, la fillette a été soumise pendant trois ans à des sévices sexuels. Un récit à la limite du supportable relaté avec courage  par la victime lundi au procès pour traite de personnes de l'ex-psychoéducateur de Montréal-Nord. Il m'a tiré par les cheveux et m'a couchée. Il m'a dit que ma mère m'avait vendue » a confié à la cour la victime , maintenant âgée de 13 ans. Avec un détachement déconcertant, l'adolescente a décrit en détail lundi les agressions sexuelles subies aux mains de Sylvain  Villemaire de 2015 à 2018 à Montréal. un témoignage particulièrement difficile à entendre. Le Montréalais de 59 ans qui se défend seul, est jugé pour traite de personnes mineures, un crime souvent décrit comme de l'esclavage moderne, passible d'une peine d'emprisonnement sévère.[...]À l'ouverture de son procès lundi, Sylvain Villemaire a plaidé coupable à quatre chefs d'accusation , dont possession de pornographie juvénile, contacts et incitations des contacts sexuels d'un enfant. Le pédophile reconnaît ainsi avoir agressé sexuellement Claudie à des dizaines de reprises.Sylvain Villemaire détenait également plus de 8 000 photos et 95 vidéos de pornographie juvénile [...] À Seulement huit ans, Claudie devait assouvir les besoins sexuels de son bourreau, parfois jusqu'à quatre fois par semaine a-t-elle raconté.Malgré ses refus, Claudie était prise au piège, puisque sa mère lui demandaisde «continuer» de se soumettre à Sylvain Villemaire. «J'étais un peu bouleversée. Je devais faire tout ce qu'il me disait» raconte-t-elle. Son bourreau l'a d'ailleurs déjà menacée de la «ramener» dans son pays d'origine . «J'avais peur d'y aller» dit-elle. Une crainte confiée dans une lettre retrouvée par les policiers au domicile de Sylvain Villemaire. «Je sais que je dois être ta femme et ta maîtresse [...] je ferais de mon mieux pour le faire avec amour. S'il te plaît, je ne veux pas aller en Afrique, ce sera un grand plaisir pour moi et pour toi que je sois ta femme et ta maîtresse»indique la lettre,[...]. Le fait divers comme reflet des changements sociaux. Il est possible de comprendre en filigrane de cet article, tout «le Grand remplacement» qui s'est déroulé au fil des ans dans le quartier de Montréal-Nord. Possible aussi de comprendre que ce «Grand Remplacement» a conduit à acclimater les moeurs du continent africain en sol montréalais.  
 

 
 
Nos lecteurs noteront que l'article évoque un esclavagiste blanc, la logique est respectée, un esclavagiste doublé d'un pervers sexuel. Question à se poser; Les  pratiques «africaines» de la mère sont-elle uniques à la mère de Claudie, y a-t-il au Québec d'autres Claudie vendues par des mères entremetteuse pour un marché local reproduisant ces «moeurs africaines», sachant que certaines pratiquent ou font pratiquer l'excision sur leurs filles pour les rendre conformes aux us et coutumes africaines, un examens des dossiers de la DPJ pour le quartier Saint-Michel nous permettrait-il de découvrir la présence d'autres esclavagistes eux-mêmes ou elles-mêmes d'origine africaine et perpétuant sans scrupules les moeurs du dernier continent ou se pratique encore l'esclavage? Quel journaliste d'enquête voudra lancer des ligne dans cette direction?

Saturday, October 3, 2020

Père et fils, égaux à eux-mêmes



Justin Trudeau n'en manque pas une lorsqu'il s'agit directement ou indirectement de dénigrer le Québec, à croire qu'il y prend plaisir. Dernière manifestation de cette propension, sa réaction au décès de Joyce Echaquan, cette femme atikamekw décédée à l'hôpital de Joliette alors qu'elle était insultée par des membres du personnel infirmier. Pour Justin Trudeau, cet incident devient le prétexte à déclarer «Ce qui s'est passé, c'est la pire forme de racisme quand quelqu'un avait besoin d'aide. C'est un exemple, un autre exemple de racisme systématique qui est tout simplement inacceptable au Canada» a-t-il ajouté» (Mort de Joyce Echaquan: «la pire forme de racisme »dénonce Justin Trudeau, L'Actualité, 30 septembre). L'incident est certes malheureux, mais opportunément pour Justin Trudeau, l'incident s'est déroulé au Québec qui se trouve dès lors englobé dans ce «racisme systémique» qui lui est si cher. 
Avant de parler de racisme systématique, il faudrait peut-être se poser des questions sur les propos et la locutrice à l'origine de ces propos. Pour l'heure, une infirmière présente et une préposée aux bénéficiaires ont été a congédiées et les propos tenus relevaient plus de la plus plate des bêtises et de la plus insigne des vulgarités. C'est ce qu'il faut conclure à la lecture d'un article que le Journal de Montréal consacre au malheureux incident; «Esti d'épaisse de tabarnouche... c'est mieux mort ça. As-tu fini de niaiser ... câlisse?T'es épaisse en câlisse». murmuraient deux membres du personne de l'hôpital de Joliette . T'as fait des mauvais choix ma belle. Qu'est-ce qu'ils penseraient tes enfants(madame Echaquan avait sept enfants NDA) de te voir comme ça? pense à eux autres un peu... C'est meilleur pour fourrer qu'autre chose, pis on paie pour ça. Qui tu penses qui paie pour ça?» (Décédée auprès de soignants racistes à Joliette, Journal de Montréal, 28 septembre). Avant de parler de racisme systémique, Justin Trudeau devrait intégrer ces considérations à sa réflexion. Personne n'affirmera qu'il n'y a pas de racistes au Québec et au Canada, faut-il pour autant en conclure à l'existence de racisme systématique au Canada. Qu'importe pour Justin Trudeau, tout à son zèle anti raciste, cet incident ne peut que résulter du racisme systémique des Canadiens et de celui des Québécois.




Pour Justin Trudeau, la semaine qui s'achève, aura été excellente pour manifester ses sentiments anti Québec profonds. Non seulement il affirme que le Québec pratique le racisme systématique, mais il réussit à demeurer fidèle au souvenir de son géniteur en refusant de présenter ses excuses aux Québécois pour les évènements d'Octobre 1970.  La loyauté filiale est un sentiment habituellement respectable, mais il ne doit pas aveugler. L'intervention de l'armée canadienne au Québec voulue par PET en 1970 et les centaines d'arrestations arbitraires qui en résultèrent ne peuvent être un prétexte pour poursuivre la vendetta des Trudeau l'égard du mouvement indépendantiste québécois. Par son refus, Justin Trudeau prouve surtout qu'il n'est pas capable de sortir de l'ombre de son père et qu'il est et demeurera un petit personnage mesquin et incapable d'accéder au statut d'homme d'état et de chef politique digne de ce nom. Dans la très personnelle logique de Justin, seuls les Québécois francophones ne sont pas dignes d'excuses, en effet: »Justin Trudeau s'est pourtant montré prompt à offrir des excuses depuis qu'il a pris le pouvoir 2015. Il s'est excusé à Omar Khadr; aux fonctionnaires fédéraux ayant été congédiés à cause de leur homosexualité; aux autochtones de Terre-Neuve ayant séjourné dans un pensionnat (à une époque ou la province ne faisait pas partie du Canada); aux femmes autochtones dont les enfants ont été adoptés sans leur consentement; aux Inuits pour la façon dont ils ont été soignés lorsqu'ils étaient atteints de la tuberculose; à la communauté Tsilhqot'in pour la pendaison de six de leurs leaders en 1864. M. Trudeau s'est aussi excusé officiellement pour le refus servi par le Canadien 1939 de laisser entrer le navire MS Saint-Louis ayant à son bord quelque 900 Juifs fuyant le régime nazi» (Crise d'Octobre:pas d'excuses de Justin Trudeau à l'horizon, Le Devoir, 1er octobre). Ce panthéon des «bonnes» victimes pour JustinTrudeau est édifiant, avant de s'excuser à des Québécois francophones, Justin Trudeau préfère s'excuser à un combattant islamique (Omar Khadr), à des homosexuels, à des Inuits, aux autochtones de Terre-neuve,  aà la communauté autochtone Tsilqott'in et à des Juifs allemands, rien pour les Québécois francophones. Il entretient sans état d'âme les vieilles querelles de son père. Il ne semble d'ailleurs bon qu'à cela, songerons les Québécois et les Albertains.

Wednesday, September 30, 2020

Les parias

 


Nous avons appris hier (28 septembre), que des annonceurs avaient décidé de ne plus acheter de publicité à la station de radio CHOI-FM. Le mouvement à été initié par la ville de Québec:» Rappelons que l'administration Labeaume reproche à la station mieux connue sous le nom de Radio X de «faire la promotion de l'opposition aux mesures sanitaires» dans ses émissions alors qu'elle-même(i.e.: la Ville) «investit des millions de dollars depuis des mois pour contrer les effets dévastateurs de cette pandémie».(Discours conspirationnistes: plusieurs annonceurs quittent CHOI Radio X, Le Devoir, 29 septembre ). Déjà discutable, cette prise position politique, car il ne s'agit que de cela, pourquoi l'administration Labeaume instaurerait-elle un régime de censure à l'endroit des «conspirationnistes» et, il faut probablement, le déduire de cette prise de position, les anti masques. Politicien éminemment populiste, Régis Labeaume, a probablement sondé ses urines du matin pour en conclure ainsi à l'unanimité de la population de Québec en faveur des mesures préconisées par la Santé publique; Le reste relève de la méthode Labeaume, Que ceux qui ne pensent pas comme moi, se taisent.

Si la décision de la ville est discutable, elle a rapidement fait école car Hydro-Québec, Desjardins, l'assureur Industrielle Assurance, Pizza royale et le groupe Restos Plaisirs (qui regroupe 7 bannières à Québec, dont les restaurants Cochon dingue, Ciel! et LapinSauté) comptent faire de même. Pour Hydro-Québec la question se pose dans les mêmes termes, de quel droit une société d'état peut-elle juger une partie de la population et censurer ce qu'elle peut entendre et ne doit pas entendre Le mandat premier d'Hydro-Québec est de fournir de l'hydroélectricité aux Québécois, pas de leur fournir ou de les priver d'informations. Faut-il craindre le jour ou un administrateur d'Hydro-Québec décidera qu'il en a assez des «conspirationnistes» et des covidiots et que pour les «dompter» définitivement, il pourrait s'avérer utile de les priver d'électricité l'hiver.




Cet exercice de censure est dans le droit fil de ce que nous vivons au Québec depuis le printemps; après avoir diabolisé les covidiots, les irresponsables, les récalcitrants, depuis des mois, voilà venu le temps de les ostraciser et de les condamner au silence. pour ce faire, il faut isoler les «covidiots» et les transformer définitivement en parias, en véritables intouchables.
Cette mise à l'écart sociale réalisée, le gouvernement pourra conclure que ce silence témoigne de l'adhésion de la population aux mesures édictées  par la Santé publique et que  nous sommes unanimement derrière le gouvernement Arruda-Legault. Ne délaissant pas le tout répressif qui semble être la politique choisie par le gouvernement Legault, nous en sommes maintenant à l'imposition éventuelle d'amendes de 1 000$ pour ceux qui participeraient à des manifestations sans porter le masque, Geneviève Guilbault n'oubliant pas de rappeler qu'avec les frais, ces amendes pourraient grimper jusqu'à 1 500 ou 1600$ et devrait faire réfléchir les éventuels contrevenants( on peut ici, apprécier la profondeur des arguments de Madame Guilbault). Toujours dans le registre du tout répressif , François Legault et Geneviève Guilbault qui avaient écarté l'irruption sans mandat dans les résidences ou se tiendraient des «partys privés»contrevenant aux règles édictées par la Santé publique, reviennent avec le concept de télé-mandats pour procéder à des descentes dans ses résidences, descentes qui, il faut le prévoir seront «couverts» par les médias préalablement prévenus afin de disposer d'images pour les bulletins de nouvelles télévisés du soir ou du lendemain dans un effort médiatique pour illustrer l'efficacité de la méthode et de donner quelques contrevenants en pâture aux bons Québécois «dociles» 
François Legault peut bien affirmer qu'il ne veut pas faire de «martyrs», mais il agit comme un homme qui souhaite en avoir quelques uns à se mettre sous la dent, rien ne nous assure qu'une partie de la population québécoise ne souhaite pas d'ailleurs voir quelques irresponsables et récalcitrants dûment menottés et conduits à Parthenais afin de réfléchir derrière les barreaux. Ceux qui se réjouiront alors se trouveront peut-être bien seuls lorsqu'ils diront «Liberté» dans quelques mois.
Ceux qui pouvaient encore douter de la nocivité des « conspirationnistes» auront reçu une preuve irréfutable en apprenant que Régis Labeaume avait fait l'objet de menaces sur les médias sociaux suite à sa décision de retirer les publicités de la ville de Québec à CHOI Radio X.



Dernier clou dans ce qui devrait être le cercueil des covidiots. Car en définitive qui voudra encore fréquenter des personnages capables de recourir à de telles méthodes.
Après la diabolisation et la censure, la stratégie gouvernementale apparaît claire. Il faut isoler les covidiots et les transformer définitivement en parias, en véritables intouchables.

Tuesday, September 29, 2020

Le dernier carré


Difficile de qualifier autrement les participants à la marche du 26 septembre dernier pour le climat (Marche tenue dans le cadre de la Journée mondiale de mobilisation climatique).
Depuis un an, la poussière est bien retombée et nous sommes loin des 500 000 participants annoncés lors de la marche du 27 décembre 2019. Marche largement médiatisée et précédée par tout un battage médiatique autour de la présence de Greta Thunberg. Fait à noter, les participants de la marche de la marche du 25 septembre n'étaient pas là que pour le climat, en effet pour parvenir à plusieurs centaines de participants au moment du départ, puis des milliers une heure plus (Manifestation pour le climat au centre-ville de Montréal de Montréal, La Presse, 26 septembre) la gauche locale aura dû battre le rappel des troupes et ratisser large:»La coalition (il s'agit de la Coalition étudiante pour un virage environnementale social - COVES) demande l'atteinte de la carboneutralité d'ici 2030, mais aussi la régularisation par les États canadien et québécois de toutes les personnes migrantes, la reconnaissance pleine et entière des droits des nations autochtones à l'autodétermination et le refinancement , la démilitarisation et la décolonisation des services de police.» 
 

 
 
«Mathieu , un manifestant entouré de ses trois enfants en bas âge, n'est pas contre «cette convergence des luttes», même si elle risque d'aliéner certaines personnes, selon lui.» Cette «convergence des luttes montrent surtout qu'hors un battage médiatique significatif, la lutte contre les changements climatiques montrent des signes d'épuisement. Devrions-nous parler de «convergence des fonds de tiroirs», ne mobilisant finalement que des convaincus, les purs et les durs.  Si la COVES compte «célébrer» le deuxième anniversaire de la marche du 27 septembre 2019 et au rythme ou vont les choses, elle risque fort de ne mobiliser que les ultras du changement climatique, à moins qu'un retour de la prophétesse suédoise ne soit inscrit au programme. Pour le reste les marcheurs habituels devraient se retrouver Place du Canada, apôtres du changement climatique, migrants illégaux, racisés de tout poil, derniers vestiges de Black lives Matters demandant encore Defund the Police.

 

Saturday, September 26, 2020

Un mois de silence


Les Québécois peuvent-ils se prendre à espérer que Christian Dubé, ministre de la Santé et des Affaires Sociales s'astreigne à un mois de silence. Après avoir condamné les jeunes, les karaokés et les partys privés, le voilà qu'il demande aux Québécois Un mois d'efforts (Le Journal de Montréal, 25 septembre).  Exhortant les Québécois à éviter les BBQ et les épluchettes de blé d'Inde. Objectif de ce «mois d'efforts», «casser la courbe» de la deuxième vague, pour Christian Dubé, ces «efforts » signifient que les Québécois doivent faire un effort pour limiter leurs contact au cours des 28 prochains jours. L'homme a le sens de la formule et lance à l'appui de sa demande:"Oubliez l'Action de grâce, vous fêterez à Noël. À cette exhortation, nous voudrions répondre que pour notre part, nous souhaitons un mois de silence de la part du ministre. 
 
 
Ce mois de silence que nous appelons de nos voeux pourrait prendre fin par une conférence de presse conjointe de Christian Dubé, François Legault et Horacio Arruda nous annonçant la fin de cette mobilisation volontaire et la fin de ces appels répétés à la discipline et à la vigilance. Optimisme inutile, les deux hommes ne désarmeront pas avant l'arrivée du vaccin et, même là, ils continuerons de nous assommer quotidiennement avec la nécessité de nous faire vacciner pour nous protéger et surtout pour protéger les autres et parmi ces autres, notamment ceux que nous aimons. Il faut souhaiter que les journalistes se souviennent de la forte déclaration de Christian Dubé, car il y a fort à craindre qu'elle soit recyclée et qu'elle ne devienne : «Oubliez Noël, vous fêterez à Pâques».