Sunday, August 30, 2020

Non au racisme dans les beaux quartiers!


Véronique Cloutier fait parti des personnages à qui l'accès à un micro ou à un studio de télévision confère au Québec, sans autre mérite, le statut de«personnalité» Ne se contentant pas de l'audio visuel, elle a fait suivre télévision et radio par le lancement d'un magazine, humblement baptisée «Véro», la simplicité des grands, quoi. La jeune femme, peut-être en mal de respectabilité sociale, se frotte dans le dernier numéro de Véro à la question de l'heure. le racisme. Ce numéro thématique de Véro, avec moult photos très léchées et beaucoup de publicité (c'est le genre qui le veut), mais pas trace d'analyse pour ne pas perdre la lectrice .
Véro en dépit de toutes ces prétentions n'est pas autre chose qu'un magazine féminin à la mode des années 2 010, avec son habituel cortège de recettes de cuisine, de conseils de beauté et de maquillage et de psychologie populaire. Une mouture années 2010 des Chatelaine et Elle Québec que nous connaissions déjà. Un peu de conscience sociale avec le lot habituel de photos de mode, de recettes et de conseils pour «la femme». Les rédactrices de ces revues considèrent probablement qu'elles ont contribué à la cause du féminisme des années 1960 , 1970, avec des questions fondamentales comme; clitoridienne ou vaginale et à la recherche de votre point G, que du fondamental quoi. Au-delà de l'intérêt de ces revues , il ne faut pas mésestimer leur capacité de nuisance, une revue comme Véro est en effet destinée à finir sa vie dans les salles d'attente des dentistes et des cliniques médicales démultipliant ainsi sa capacité de nuisance. La lecture de la plus récente livraison de Véro (intitulé non au racisme!), Automne 2020, en kiosque actuellement  est  instructive; dans l'ours du magazine, Véronique Cloutier se présente comme la muse en chef de l'entreprise. Une muse à qui il faut reconnaître une certaine honnêteté, elle reconnait: » Depuis le meurtre de George Floyd je m'instruis, je discute, je lis. Bref, j'avance enfin et je souhaite poser des gestes concrets. Difficile de ne pas conclure à un intérêt bien récent et surtout bien opportuniste. Opportunisme illustré par son mentor pour ce numéro spécial: «Dès le départ, des gens bienveillants*nous ont mis en garde sur la manière dont pourrait être reçue cette initiative: la peur d'être «tokenisées»** et la crainte qu'il s'agisse d'un simple coup de marketing. 
 

 
 
Note sur les notes en bas de page: parmi les gens bienveillants évoqués par Véronique Cloutier , elle mentionne Fabrice Vil, professionnel de l'antiracisme (voir sur ce blogue F***k le code, 5 février), quelle salue en ces termes: «Merci Fabrice Vil pour ton écoute et tes sages conseils.» 
En ce qui a trait à la seconde note en bas de page:»Elle écrit À propos de «tokénisme» un mot récent, traduit de l'anglais(en français, le mot token signifie « jeton»): l'expression fit référence à la pratique à laquelle un groupe ou un organisme recours afin d'inclure des personnes des minorités dans le but de se targuer d'être inclusif.» (Il n'y a personne à la rédaction de Véro pour  connaître le sens de l'expression «de service» comme dans «Noires de service» qui véhicule le sens de l'anglicisme «tokenisée». Véronique Cloutier explique dans ses termes, la raison d'être de ce numéro spécial :«Et je suis persuadée, humblement, que notre tribune  peut contribuer à rejoindre un large public qui est peut-être moins informé ou sensibilisé au racisme systématique. Il ne nous restait qu'à convaincre ces femmes. (Objectif donc, sensibiliser ces femmes, à l'évangile «tendance » de l'antiracisme NDA et en sous-entendu ,corrolaire, des femmes nécessairement blanches et nécessairement racistes car peu sensibilisés à l'existence d'un racisme systémique au Québec), Notre proposition a été reçue avec tellement d'enthousiasme et les filles ont accepté avec tellement de générosité que nous nous sommes retrouvées avec 11 femmes invitées[...]* Quelle joie1 nous sommes allées et nous avons réalisé les 11 magnifiques portraits (bravo, Andréanne Gauthier!). Autre action concrète et geste de soutien antiraciste: nous remettrons une partie des profits de ce numéro à la Librairie Racines, qui met notamment de l'avant la diversité et les auteurs racisés.[...] Madame Cloutier, il faut ce méfier des «gens bienveillants» qui sont d'abord des propagandistes la Librairie Racines n'a rien d'une initiative antiraciste, c'est au contraire une initiative profondément raciste, car il s'agit substantiellement de faire connaître les littératures racisées et les auteurs racisés (Gabriella Kinté: les racines du mal, La Presse, 12 février 2018 . Et dans une perspective à long terme , nous ferons un effort supplémentaire pour engager des gens de couleur au sein de l'entreprise.»Ne vous en déplaise, Madame Cloutier, c'est par là qu'il fallait commencer.
 
Note: Il y a beaucoup à dire sur les»11femmes inspirantes» de Véro. Nous sommes loin d'une choix représentatif des femmes afro-descendantes du Québec. Véronique Cloutier n'a pas cherché loin et n'est guère sorti de son cocon médiatico artistique. Deux de ces «femmes inspirantes» sont des anciennes concurrentes de La Voix (dont Mélissa Bédard)»Femmes inspirantes» la chanteuse Sarahmée, l'animatrice à Télé-Québec, Noémie Mercier et l'organisatrice du Festival du film Black de Montréal, Fabienne Colas. Pour paraphraser l'expression populaire; «Tu peux sortir la fille du show-business, mais tu ne peux pas sortir le show-businness de la fille. «Rare excursion hors du champ du show-business, l'inclusion de Régine Laurent , présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfantes la protection de la jeunesse, Tant qu'à  présenter du «beau monde», pourquoi pas de portraits de Nadine Girault et Dominique Anglade, je m'interroge, je ne regrette pas leur absence. à remarquer l'absence de travailleuses afro-descendantes comme une infirmière ou, mieux, un «ange gardien» préposée aux bénéficiaires, pas assez glamour aux yeux de Madame Cloutier. Madame Cloutier n'en a que pour les beaux quartiers.

Mens sana in corpore sana



Nouvelle victime de la pandémie, le sport étudiant, victime de la pandémie ou du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, la question se pose. En effet, « Les élèves qui ne font pas partie d'une même « bulle classe» ne pourront pas se retrouver après l'école pour participer à des activités parascolaires , ce qui vaut aussi pour les équipes sportives a confirmé jeudi le ministre de l'éducation. «la stabilité du groupe classe, c'est au coeur de notre plan sanitaire», a rappelé le ministre. (Sport étudiant: les élèves devront attendre un mois, La Presse, 27 août). «le député libéral et ex-hockeyeur Enrico Ciccone a dénoncé l'incohérence de cette décision, appelant le ministre de l'Éducation à dire quelle est la cohérence entre une équipe sportive scolaire et civile. Explication possible: le ministre est en mesure de contrôler le sport scolaire, le sport civil lui échappe.  le sport, scolaire ou civil est aussi l'un des vecteurs de lutte à la sédentarité n'a pas manqué de rappeler Enrico Ciccone 
Dans un tweet fort à propos, Enrico Ciccone écrit:» Etes-vous conscient M. le ministre que plusieurs jeunes trouvent la motivation scolaire par le sport? la réalisation sport\école empêche le décrochage? Quand les élèves quittent l'école et reviennent le lendemain la bulle est percée. Un peu de cohérence SVP.» Le fait de garder les élèves aux études apparaît comme le cadet des souci de Jean-François Roberge, trop heureux de se soumettre aux diktats des autorités de la Santé publique. Jean-François Roberge est coi sur les élèves ayant décroché depuis la fermeture des école au Québec.  Enrico Ciccone a raison, le sport scolaire est pour certains élèves des garçons notamment, e dernier point d'ancrage avec l'école, (autre illustration si cela était nécessaire des difficultés du système éducatif québécois avec les garçons) Le ministre Roberge semble traduire la vielle maxime grecque par des «esprits peu formés dans des corps absents. L'école, c'est bien plus que la salle de classe,  J.-F. Roberge ne semble pas en mesure de le comprendre.




Ce dossier évolue rapidement: » Devant le tollé provoqué dans le réseau scolaire, Québec calme le jeu:  les activités sportives , artistiques ou parascolaires avec des enfants de plusieurs classes distinctes pourront reprendre dès le 14 septembre prochain «si tout se passe bien» a annoncé le premier ministre François Legault.» (Le sport à l'école reprendra dès le 14 septembre «si tout va bien», La Presse, 28 août).On comprendra ici que le «si tout se passe bien» n'a rien à voir avec le bien des jeunes, mais tout à voir avec les oukases des satrapes de la Santé publique qui ont pris le contrôle du Québec depuis le mois de mars.

Le plat de résistance et les hors-d'oeuvres


La crise biélorusse se poursuit et elle vient peut-être de passer à un niveau supérieur. En effet: "le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt jeudi à déployer des forces chez le voisin biélorusse si la contestation postélectorale devait y dégénérer, tout en appelant les parties à négocier  (Biélorussie: Poutine prêt à intervenir pour Lukachenko, La Presse, 27 août). « Dans un entretien avec la télévision publique russe, M. Poutine a expliqué que la Russie était disposé à intervenir chez son voisin, si nécessaire, dans le cadre d'accords sécuritaires et militaires existants. Alexandre (Loukachenko) m'a demandé de constituer une certaine réserve forces de l'ordre et je l'ai fait « , a-t-il déclaré , ajoutant immédiatement qu'il espérait ne pas y avoir recours. nous avons convenu que je n'utiliserais pas jusqu'à ce que la situation soit hors de contrôle et que des éléments extrémistes[...] franchissent certaines limites: qu'ils mettent le feu à des voitures, des maisons , des banques, tentent de saisir des bâtiments administratifs» a-t-il souligné. Les déclarations de M.Poutine ont ont aussi aussi été condamnées par la Pologne qui a appelé Moscou à «immédiatement renoncer à ses plans d'intervention militaire sous un faux prétexte.» «le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stolenberg, a de son  côté appelé Moscou à ne pas « s'immiscer» en Biélorussie ». Une façon pour l'OTAN de «marquer son territoire» et de faire savoir que la Biélorussie était considérée comme une chasse gardée de l'OTAN, et que désormais, seule cette dernière pouvait prétendre «s'immiscer» en Biélorussie. Faisant écho aux propos de Stolenberg, Alexandre Loukachenko «a dénoncé jeudi une «guerre hybride» à la fois diplomatique et médiatique, pilotée par les voisins baltes et polonais de la Biélorussie (voir ce blogue Camomille,Dahlia, Muguet, Marguerite, 18 août) Personne ne sera dupe de cette affirmation (Lukachenko, le premier), les instructions pour cette «guerre hybride» ne viennent pas de Varsovie, Vilnius, Tallin ou Riga les instructions viennent de Bruxelles (le siège de l'OTAN) ou Washington. Il est difficile de ne pas réaliser que la Biélorussie post-Lukachenko sera peut-être démocratique, mais surtout rapidement «otanisée» de là la vigilance de Vladimir Poutine à l'égard de la situation  biélorusse. La Géorgie, l'Ukraine, la Biélorussie demain peut-être, ne sont que des hors-d'oeuvres, le plat de résistance de ces »révolutions de couleur» ne pouvant être que la Russie.
 

 

Saturday, August 29, 2020

Demain peut-être?


Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a aujourd'hui (27 août) annoncé quelles seraient les politiques que préconiseraient son ministère en cas de deuxième vague de la COVID-19, les services de garde éducatifs demeureront ouverts.  La teneur de cette conférence de presse confirme ce que nous pensions depuis un certain laps de temps, le ministère de la Famille du Québec est d'abord et avant tout le ministère des services de garde. Il n'a rien à dire sur et pour les familles; politique nataliste, conciliation travail- famille, etc. Devant cette absence de politiques familiales au Québec et à la vacuité du ministère de la Famille, il y a lieu de penser que la nature ayant horreur du vid. personne ne défendant véritablement la famille au Québec, ce ministère pourrait disparaître un jour. Est-il exagéré de croire que dans l'état actuel des choses et des mentalités; nous pourrions avoir un jour un "ministère des différences, se consacrant aux LBGTQ. L'avenir nous le dira, mais l'activisme des milieux LBGTQ, ne nous laisse guère d'espoir.
 

 

Le dernier discours


Justin Trudeau n'a visiblement rien à craindre du Parti conservateur du Canada (PCC), si ceux qui organisent la prochaine campagne électorale nationale du PCC sont ceux qui ont organisé le dépouillement des votes et l'annonce des résultats de la course à la direction du PCC. Retards dans l'annonce du résultat. Les raisons fournies par les organisateurs font peut-être sourire, mais elles témoignent surtout d'un amateurisme inquiétant, comme le dit l'expression bien connue; on n'a pas deux chances de faire une première bonne impression, le 23 août, le PCC de Erin O'Toole a manqué sa chance de faire une bonne impression.
Un chef qui devra faire en sorte que le Parti présente un front uni contre JustinTrudeau. Un parti dans lequel conservateurs sociaux, conservateurs fiscaux, conservateurs de l'Ouest et de l'Est devront tous mettre l'épaule à la roue pour sortir de l'opposition et assurer l'élection d'un gouvernement majoritaire. L'élément le plus intéressant de cette curieuse soirée n'est pas le cafouillage du dévoilement, mais le discours d'adieu d'Andrew Scheer.
Andrew Scheer redevenu un homme libre n'ayant plus des responsabilités comme chef a parlé librement et sincèrement aux Canadiens: «Avant le dévoilement des résultats,  le chef sortant du Parti conservateur Andrew Scheer a prononcé un discours d'adieu au ton hargneux qui a laissé certains membres du parti stupéfaits.
 

 
 
M. Scheer , qui a dirigé le parti pendant trois ans et qui avait pris les relève de Stephen Harper en 2017, a mené une charge à fond de train contre les tenants de la gauche, l'interventionnisme d'État, les médias de masse et les libéraux.
«on a nourri [nos enfants] de propagande gauchiste. Il y a quelque chose de vicié dans les marchés libres et les libertés individuelles» a notamment dit l'ex-chef conservateur. Visiblement aigri, M. Scheer a accusé les médias d'avoir un parti pris en faveur des idées de la gauche et a invité les membres du parti à lire d'autres médias en ligne plus favorables aux conservateurs tels que True North ou encore the Post Millenium au lieu de consulter les médias traditionnels. «il y a d'autres endroits pour s'informer. Cessons d'être la majorité silencieuse » a-t-il dit. «Quel discours lamentable . Je suis content qu'on soit débarrassé de lui» a soupiré un membre du caucus conservateur qui [courageusement, NDA] a requis l'anonymat (Erin O'Toole devient chef du parti conservateur, La Presse, 23 août ).Propos auxquels font écho ceux d'Alain Rayes, député conservateur de Richmond-Arthabaska et lieutenant politique d'Andrew Scheer pour le Québec, pour ce dernier: «c'est un discours qui lui appartenait»a aussi noté Alain Rayes . « Ce n'est pas le discours du parti . il n'est plus chef du parti. Je pense qu'il avait peut-être certaines crottes sur le coeur.» (Erin O'Toole devient le nouveau chef du Parti conservateur du Canada, Radio-Canada, 23 août). Avec une telle déclaration, Alain Rayes prouve surtout qu'il est lui-même une merde et qu'il peut rejoindre Brutus dans la galerie de ceux se transformant en Judas à la première opportunité, en montrant qu'il y a plusieurs façons de poignarder son patron, c'est intellectuellement que Rayes poignarde Andrew Scheer, le geste n'en est pas moins méprisable pour autant. Il serait souhaitable que Rayes lise aujourd'hui l'article (25 août) de François Cardinal, dans La Presse, que son ancien chef avait raison sur toute la ligne (Parti conservateur:un chef qui ne fait plus honte, La Presse, 25 août). Cardinal écrit: »Car voilà très précisément ce que son successeur , ErinO'Toole doit faire: se tenir loin de la bulle idéologique dans laquelle le Parti s'est enfermé pendant l'ère Scheer , une bulle qui plaisait peut-être à la droite populiste de l'Ouest méfiante des «élites urbaines», mais qui fait fuir les plus modérés, les électeurs de centre droit, les progressistes, les conservateurs fiscaux favorables aux politiques sociales, etc. Autant d'électeurs allergiques aux circonvolutions de Scheersur les questions morales , à ses clins d'oeil à la droite religieuse, à son double discours sur l'immigration, à son scepticisme sur les enjeux climatiques.[...]Le défi du nouveau chef , Erin O'Toole , est là: refaire de son parti la «grande tente» ouverte aux différents courants conservateurs qu'il a déjà été . Refaire du PCC une formation qui tend vers le centre droit plutôt que vers la marge. «Stephen Harper, lui, était bien conscient qu'on ne gouverne pas le Canada à droite d'un point de vue moral. Le Canada se gouverne au centre.» fait remarquer le sénateur Claude Carignan». Cela dit, il existe bien des zones d'ombre dans les positions de M. O'Toole sur les questions environnementales, ou sur son flirt des derniers des derniers mois avec la droite religieuse. la vigilance est donc de mise.». Il ne faut pas un doctorat en Science Politique pour comprendre comment en contrepoint, François Cardinal entend baliser et circonscrire  le champ d'action du PCC d''Erin O'Toole.  sous la «grande tente » conservatrice, il n'y a pas de place pour les populistes et la droite morale ou sociale pas de place non plus pour les climato-sceptiques et les Canadiens sceptiques face au mérite de l'immigration, Est autorisé, un zeste, mais pas plus de conservatisme fiscal. Le PCC ne peut être autre chose qu'un parti de centre droit.
Réaction qui semble faire écho aux propos d'un Pablo Rodriguez. «Pablo Rodriguez s'est pour sa part dit «surpris» des propos de M. Scheer, qu'ils a trouvé « assez particuliers» personnellement c'est Pablo Rodriguez lui-même que je trouve plutôt «particulier». Revenant sur le sujet sur les ondes de Radio-Canada, Rodriguez ajoutait que l'élection de Peter Mac Kay aurait permis de recentrer le PCC. Recentrer le PCC s'est en définitive revenir à l'ancien Parti progressiste conservateur, conservateur uniquement de nom. N'en déplaise à Alain Rayes et Pablo Rodriguez, Andrew Scheer a prononcé un discours véritablement politique, son premier peut-être, si l'on accepte la définition voulant que l'essence du politique soit justement de désigner l'ennemi. Les chances qu'il soit entendu sont nulles si l'on se fie aux réactions d'Alain Rayes, «Il a également insisté sur la clarté des opinions personnelles de M. O'Toole, beaucoup moins proche de la droite sociale que ne l'est le chef sortant Andrew Scheer: «les positions personnelles sont totalement différentes. Le passé de M. O'Toole est garant de son avenir. Il a clairement dit qu'il allait participer au défilé de la Fierté» (si c'est là l'aulne d'Alain Rayes pour évaluer la rupture de son nouveau chef avec l'ère Scheer, ) il y a tout lieu de s'inquiéter de l'avenir du conservatisme canadien. Avec des Erin O'Toole et des Alain Rayes, le conservatisme canadien marche vers des lendemains radieux avec de telles «idées», il ne nous manque que d'apprendre qu'Erin O'Toole  est une femme non genré, pour boire le calice jusqu'à la lie. Une suggestion  Pour le PCC d'Erin O'Toole et Alain Rayes s'auto- dissoudre et inviter ses membres à rejoindre le parti de Junior l'autre marcheur de la Fierté en concrétisant ainsi son recentrage. Nu doute que les Canadiens préféreront l'original à la copie. 
Le Parti conservateur manque probablement une occasion unique de marquer clairement ses différences avec le Parti libéral du Canada (PLC). Avec des Alain Rayes, le PCC n'est qu'une bien pâle copie du PLC.  Sans changement de cap, Erin O 'Toole et ses successeurs seront encore longtemps présents à la marche de la Fierté. Ce n'est pas de marcheurs dont les Canadiens ont besoin, mais d'une alternative et d'une véritable opposition. Des propos de François Cardinal et Pablo Rodriguez nous permettent de voir quelles sont les limites assez étroites du champ politique canadien; comprendre pas de parti de droite, le plus à droite tolérable semblant être l'ancien Parti progressiste -conservateur. À la tête du PCC, Peter Mackay n'aurait été qu'un Joe Clark bis. 

Il n'y a pas de conservatisme canadien, le dernier chef conservateur canadien, ayant probablement été John Diefenbaker. 
 

 
 
Les conservateurs canadiens sont pour l'instant des «hommes aux milieux des ruines ». Avec des hommes comme Alain Rayes, ils prouvent qu'ils peuvent s'ils le veulent poser leur candidature au titre de « droite la plus bête du monde» détenu selon certains par la Droite française. L'heure est à la réflexion, sont-ils capables de dépasser l'abolition de l'offre et de la demande d'un libertarien comme Maxime Bernier, il faut le souhaiter. Le conservatisme canadien peut s'inspirer du conservatisme américain en élaguant celui-ci de certains éléments trop typés, ex.: la place de la Constitution et de ses interprétations. Le conservatisme canadien peut aussi faire appel aux écrits d'un Roger Scrutton. Plus près de nous le conservatisme canadien peut recourir aux écrits d'un George Grant (notamment son Lament for a nation). Rien n'interdit de se pencher sur le conservatisme canadien-français d'un Thomas Chapais et des jeunes intellectuels des années 1930 (Les Jeune Canada et l'équipe de La relève, pas nécessairement conservateurs, mais soucieux de revivifier un Canada français fatigué par la Crise de 1929 avec une sève nationaliste et spirituelle). Le matériel est là, il suffit de la volonté et d'un effort intellectuel. S'ils cessent un jour de se satisfaire d'être un PLC bis les conservateurs canadiens pourront peut-être accéder au rang de véritable opposition, voudront-ils un jour être autre chose que l'équipe B de la politique canadienne, quelque chose comme le natural opposition party, exact pendant du natural gouvernment  Party,  rôle tenu par le PLC. 
. Les conservateurs canadiens pourraient par exemple commencer par mettre de l'avant la défense et la promotion de la famille traditionnelle, il faudrait pour cela accepter la perspective d'un affrontement frontal avec les lobbies LBGT et pro-avortement (à ce chapitre, les conservateurs canadiens pourraient commencer par s'opposer aux avortements tardifs et aux avortements sélectifs). Autre front à ouvrir celui de l'indépendance culturelle du Canada, nous méritons mieux qu'une Mélanie Joly dans notre lutte contre les GAFA.

Thursday, August 27, 2020

Vivement les autodafés



Le délire voulant aseptiser la littérature, le cinéma  de leurs «racisme» s'épuisera-t-il bientôt? Dernière manifestation en date de cette volonté d'aseptiser l'Une et l 'autre de ces «mauvais» penchants. La volonté de l'éditeur français d'Agatha Christie de mettre à la trappe Les dix petits nègres, «On oublie les Dix petits négres d'Agatha Christie, un des livres les plus lussent vendus au monde. change de nom, amputé du mot « nègre » dans sa version française , pour «ne pas blesser». «Nous ne devons plus utiliser des termes qui risquent de blesser» s'est justifié sur la radio RTL, qui a révélé l'information , l'arrière petit-fils de la romancière britannique, James Prichard, dirigeant de la société propriétaire des droits littéraires et médiatiques des oeuvres d'Agatha Christie (plus politiquement correct, tu meurs). Le nouveau titre qui sort ce mercredi aux éditions du Masque est Ils étaient dix. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de titre. Le mot «négre», cité 74 fois dans la version originale du récit, n'apparaîtplus du tout dans la nouvelle édition traduite par Gérard de Chergé. [...] »Les éditions du Masque ont opéré ces changements à la demande d'Agatha Christie Limited afin d'aligner sur les éditions anglaise et américaine et toutes les autre traductions internationales » a précisé l'éditeur.[...] «Quand le livre a été écrit, le langage était différend et on utilisait des mots aujourd'hui oubliés » a expliqué e son côté James Prichard.» C'est cela l'histoire , Monsieur Prichard. 
 

 
 
« Mon avis , c'est Qu'Agatha Christie était avant tout là pour divertir et elle n'aurait pas aimé que quelqu'un soit blessé par une de ses tournures de phrases [...]  «Ça a du sens pour moi: je ne voudrais pas d'un titre qui détourne l'attention de son travail. Si une seule personne ressentais cela, ce serait déjà trop !» a insisté l'arrière petit-fils de la romancière de la romancière.» (rien de pratique que de prêtrer des intentions à une défunte) (Dix petits nègres d'Agatha Christie change de titres, La Presse, 26 août).  Il faut toutes affaires cessantes expurger nos bibliothèques des exemplaires des Dix petits nègres qui pourraient s'y trouver  et préparer des autodafés afin de détruire définitivement les copies de ce livre qui autrement polluerait nos bacs de recyclage. Opération à mener en priorité dans nos bibliothèques municipales et scolaires afin de protéger les esprits influençables. Opération qu'il faut mener dès aujourd'hui, il y a 100 millions d'exemplaires des Dix petits nègres vendus à travers le monde.

Wednesday, August 26, 2020

On arrête pas le progrès...


Il est bien connu que l'on arrête pas le progrès. Dernière manifestation de ce progrès  en marche : » Les organisateurs du Festival international du film de Berlin (la Belninale) ont déclaré qu'ils cesseraient de décerner des prix d'interprétation séparés selon le genre à partir de l'année prochaine. «Les organisateurs de la Berlinale ont déclaré lundi que les prix d'interprétation seraient définis de manière non genrée  lors du festival de l'année prochaine, qui ne devrait pas être une édition virtuelle. (Des prix d'interprétation non genrés à la prochaine Berlinale, La Presse, 24 août). Pour l'heure, la Berlinale semble faire cavalier seule avec cette sensibilité au genre.  Il faudra voir si la «sensibilité» berlinoise gagnera Venise et Cannes. Test ultime, Hollywood se laissera-t-elle tenter par cette  sensibilité au genre. Déjà régulièrement accusé de se tourner les pouces dans le dossier de la diversité raciale, Hollywood cédera-t-elle sur la question du genre pour s'acheter un vertu en matière de diversité. Il faudra voir si une industrie qui carbure au charme et au sex-appeal voudra opérer un tel virage et se priver de cet atout au nom de la diversité. Pourquoi vouloir remplacer un Daniel Craig (James Bond) ou un Denzel Washington  par une femme non genré affirmant être un homme. même question pour une Rachel Weisz, une Emma Stone ou une Selma Hayek remplacées par un homme non genré prétendant être une femme, qui voudrait aller au cinéma pour voir Gabrielle Bertrand, présidente de la Fédération des femmes sur grand écran. Il faudra que les agents de promotion et de relations publiques fassent des miracles. pour nous faire avaler cette tambouille.