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Tuesday, May 3, 2022

Les chiffres…

 

ne mentent pas dit-on. Mercredi, Statistiques Canada a publié les données issues de son premier recensement proposant les nouvelles cases «transgenre» et «non binaire pour définir son identité de genre. […] Avant, il n y avait pas de données sur les populations transgenres et non binaires. C’était un manque d’information énorme parce que l’on constate que les populations LBGTQ+ ont plus de problèmes de santé mentale et de discrimination. Nous avons besoin de chiffres de référence sur le nombre de personnes touchées» explique Elena Prokopenko, analyste de la diversité des sexes et des statistiques inclusives Statistiques Canada. Le Canada est le premier pays à utiliser son recensement national pour recueillir et publier des données sur la diversité des sexes.» (Les premières données du recensement canadien plus inclusif sont publiées, Radio-Canada, 28 avril)  Les Canadiens seront assurément rassurés de savoir qu’il y a une analyste de la diversités des sexes et des statistiques inclusives à Statistiques Canada .
 

 
 
«Selon les statistiques collectées en mai dernier auprès de tous les ménages du pays, 100 815 personnes de plus de 15 ans vivant dans un ménage privé se sont définies comme transgenres ou non binaires, ce qui représente environ 0,33% de la population, ou 1 personnes sur 300. Ainsi, près de 60 000 Canadiens se sont définis comme transgenres, soit des personnes dont le genre ne correspond pas au sexe qui leur a été assigné à la naissance.» Chiffres utiles ayant le mérite de nous rappeler qu’au-delà de l’agitation de certains autour de l’émergence du phénomène transgenre, il demeure que nous sommes en présence d’un phénomène minoritaire pour ne pas dire marginal.
«Toutefois, selon Elena Prokopenko: »Ces informations pourront suggérer aux décideurs les mesures qui pourraient être adaptées pour fournir de meilleurs services aux personnes transgenres et non binaires » explique-t-elle.» nous ne pouvons que souhaiter que nos décideurs politiques se souviennent de ce 0,33 % lorsqu’ils seront confrontés à des demandes de programmes ou de services présentés par ladite «communauté».

Wednesday, August 26, 2020

On arrête pas le progrès...


Il est bien connu que l'on arrête pas le progrès. Dernière manifestation de ce progrès  en marche : » Les organisateurs du Festival international du film de Berlin (la Belninale) ont déclaré qu'ils cesseraient de décerner des prix d'interprétation séparés selon le genre à partir de l'année prochaine. «Les organisateurs de la Berlinale ont déclaré lundi que les prix d'interprétation seraient définis de manière non genrée  lors du festival de l'année prochaine, qui ne devrait pas être une édition virtuelle. (Des prix d'interprétation non genrés à la prochaine Berlinale, La Presse, 24 août). Pour l'heure, la Berlinale semble faire cavalier seule avec cette sensibilité au genre.  Il faudra voir si la «sensibilité» berlinoise gagnera Venise et Cannes. Test ultime, Hollywood se laissera-t-elle tenter par cette  sensibilité au genre. Déjà régulièrement accusé de se tourner les pouces dans le dossier de la diversité raciale, Hollywood cédera-t-elle sur la question du genre pour s'acheter un vertu en matière de diversité. Il faudra voir si une industrie qui carbure au charme et au sex-appeal voudra opérer un tel virage et se priver de cet atout au nom de la diversité. Pourquoi vouloir remplacer un Daniel Craig (James Bond) ou un Denzel Washington  par une femme non genré affirmant être un homme. même question pour une Rachel Weisz, une Emma Stone ou une Selma Hayek remplacées par un homme non genré prétendant être une femme, qui voudrait aller au cinéma pour voir Gabrielle Bertrand, présidente de la Fédération des femmes sur grand écran. Il faudra que les agents de promotion et de relations publiques fassent des miracles. pour nous faire avaler cette tambouille.
 

 

Tuesday, August 27, 2019

Une école au dos large


Il est beaucoup demandé à l'école québécoise. Avec le cours ECR, elle doit ouvrir les yeux aux écoliers québécois sur la diversité du monde des religions et des spiritualités. Avec le cours d'éducation à la sexualité, il lui est demandé d'éveiller les mêmes écoliers aux mystères de la sexualité. De nombreux Québécois sont convaincus que ces dispersions ne sont en fait que des distractions et que l'école québécoise perd ainsi de vue son objectif fondamental celui de transmettre les savoirs de base (lecture, écriture, mathématiques, etc.) aux jeunes Québécois. Trop de ces jeunes terminent leur Secondaire V analphabètes fonctionnels. Le vaste programme imposé aux écoliers, programme qui relève plus de l'éducation que de l'instruction, n'est pas suffisant pour certaines.
La sociologue Gabrielle Richard considère que l'école québécoise est trop hétéronormative. « Dans ses manuels , ses programmes et ses pratiques enseignantes , l'école québécoise continue de faire de l'hétérosexualité une norme, constate la sociologue. Difficile alors pour les élèves d'affirmer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre lorsqu'on apprend essentiellement la bonne manière d'être une fille ou un garçon. » (pour une école moins hétéronormative, Le Devoir, 16 août).  
 
 
 
« l'éducation à la sexualité dessert la plupart des élèves. Elle met de côté les personnes LBGTQ,(en attendant le P des pédophiles et le Z des zoophiles) qui ne retrouvent pas leur réalité à l'école, et elle réduit les spectre des possibles pour les autres qui se font dire comment se comporter en tant que fille ou garçon.» note l'auteure et sociologue du genre Gabrielle Richard. Elle signe l'essai Hétéro, l'école ? plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualité, [...] »  Si nous devions prêter l'oreille au plaidoyer Gabrielle Richard, nous serions dans une école ouverte aux marges et aux différences, la sociologue semble en effet considérer que les LGBTQ constituent la majorité de la population en général et de la population scolaire en particulier. Alors que les nationalistes québécois plaident pour des cours d'histoire et qu'il se trouve des Québécois  pour souhaiter de véritables  cours d'économie au Secondaire. Mme Richard qui s'identifie comme lesbienne plaide en fait pour une école à la carte, dans sa perspective les cours d'éducation à la sexualité ne seront jamais assez inclusifs et il se trouvera toujours des élèves et des parents d'élèves pour considérer qu'ils « ne retrouvent pas leur réalité à l'école ». L'école devra-t-elle ainsi inscrire au programme un volet pour les enfants nés de mère lesbiennes grâce à la collaboration d'un donneur de sperme (« pas plus de deux parents par enfant confirme la cour d'appel.», La Presse, 20 août) .  ou tenter de retrouver la réalité des enfants dont la mère est un homme ayant fait sa « transition » ou le père une femme transgenre ayant faite ladite transition.  L'école moins hétéronormative de Mme Richard conduit à un cul-de sac et à une Boîte de Pandore car elle ne pourra jamais couvrir tout le champ des diversités sexuelles.  
La véritable cible de Gabrielle Richard n'est pas l'École trop hétéronormative, sa véritable cible est bien plus la nature, c'est elle qui est hétéronormative en faisant de nous physiquement des filles et des garçons. Sortir de cette réalité demandera plus qu'une qu'une école moins hétéronormative, si cela doit se réaliser un jour ce serait l'oeuvre de démiurges qui nous conduiraient dans un monde désaxé.