Saturday, July 4, 2020

En remettre une couche


Jagmeet Singh a traité le député bloquiste, Alain Therrien, de raciste parce que ce dernier a refusé d'approuver une motion voulant que la Chambre des communes reconnaisse l'existence du racisme systémique au Canada. Le Bloc québécois ayant refusé d'approuver cette motion néo-démocrate, de là une sortie du chef néo-démocrate. Singh a refusé de s'excuser et il a été brièvement expulsé de la Chambre des communes (voir ce blogue, Québec bashing, 19 juin). L'incident n'est pas clos pour autant et il ne risque pas de l'être de sitôt, si l'on se fie aux propos d'Alexandre Boulerice, seul député québécois du Nouveau Parti démocratique (NPD). Accusation grave, invité à s'excuser par le député Therrien, le chef néo-démocrate, Singh a refusé de s'excuser et il n'a été sanctionné que très légèrement par le président de la Chambre des communes et il pourra reprendre son siège lorsque les parlementaires reprendront leurs travaux, le 8 juillet.

Alexandre Boulerice pour sa part considère :«Moi je ne le dirais pas, je dirais qu'il y a beaucoup d'éducation à faire avec le concept de racisme systématique et puis je crois qu'on doit avoir une discussion qui est franche et honnête là-dessus et ne pas se mettre la tête dans le sable . Et surtout, éviter de dire que parce que l'on reconnaît le racisme systématique, ça veut dire qu'on accuse tous les Québécois d'être racistes.» Des propos ambiguës d'Alexandre Boulerice (il ne désapprouve pas son chef), il faut conclure que Jagmeet Singh en reconnaissant l'existence du racisme systématique traite les Québécois, François Legault et les députés bloquistes qui eux ne le reconnaissent pas de racistes et probablement pour faire bonne mesure considère-t-il leurs électeurs de la même façon. M. Boulerice  n'endosse pas complètement l'interprétation son chef, mais dit qu'il la comprend étant donné l'histoire personnelle de M. Singh:» Je suis un homme blanc qui est privilégié dans la société . Je n'ai pas eu à subir (du racisme). Donc je ne jette pas la  pierre à Jagmeet s'il fait cette équation-là parce que je pense que pour lui c'est quelque chose pour lui qui n'est pas négociable [...] Donc évidemment , je vais avoir une réaction qui n'est pas nécessairement identique à la sienne, puis c'est correct, il le sait» affirme M. Boulerice.» (Racisme systématique: (Boulerice ne va pas aussi loin que Singh, La Presse, 2 juillet)
 
 
 
 La réaction d'Alexandre Boulerice est exemplaire son explication de la réaction de son chef n'oublie rien. Il faut d'abord comprendre la réaction de Jagmeet Singh car ce dernier  a «des souvenirs et des blessures» c'est quelque chose qui pour lui n'est pas négociable.» Sans le dire franchement, Alexandre Boulerice, reconnaît la supériorité d'un homme racisé ou à tout le moins son statut privilégié; du haut de ses souvenirs et de ses blessures, Jagmeet Singh a acquis le droit de nous considérez comme des racistes, que dis-je, pas acquis, comme homme racisé, il jouit de ce droit depuis la naissance. 
Deuxième station de ce chemin de croix, Alexandre Boulerice considère qu'il ne peut condamner la réaction de son chef, car il est «un homme blanc qui est privilégié dans la société», après la supériorité morale des racisés, Boulerice paye son tribut à la thèse du «privilège blanc», s'il n'en tenait qu'à lui, nous devrions faire l'objet de beaucoup d'éducation à ce chapitre, il faut craindre les conclusions du Projet d'action contre le racisme lancé par le gouvernement Legault et placé sous la direction des députés Lionel Carmant et Nadine Girault (voir sur ce blogue, Déjà un couac, 16 juin il ne manque à l'oeuvre du député de Rosemont-La Petite patrie que de poser un genou en terre devant son chef pour que la cour soit pleine.

Wednesday, July 1, 2020

Révisionnisme historique



Il faut visiter régulièrement le site anarchiste «Montréal contre information», il y a là des perles. Nos anarchistes locaux se la jouent volontiers dramatique et leur réflexion politique ne dépassent guère le niveau de l'apologie du vandalisme . Le mode de fonctionnement de «Montréal contre information» est en soi intéressant, les actions vandales sont revendiquées par des «soumissions anonymes», le procédé semble efficace car il n'y a pas eu de réactions policières suite au nombreuses actions visant à vandaliser la statue de John A. MacDonald, Place du Canada, et à Montréal à certaines agressions contre des «fascistes» montréalais, des actions qui se répètent assez régulièrement pour convaincre un observateur que la principale, sinon la seule activité des anarchistes du cru est de vandaliser cette statue, John A. MacDonald étant considéré comme un raciste s'étant attaqué surtout aux peuples des Premières nations. Les Vandales ont peut-être trouvé une nouvelle tête de Turc. Abandonnant John A. MacDonald pour quelques instants, il ont tourné leur ire vers Dollard-des-Ormeaux. 
Ne dédaignant pas pas la grandiloquence, les auteurs de la «soumission anonyme» écrivent: «Nous avons frappé un symbole colonial et impérialiste pour dénoncer la transformation de nos lieux publics en lieu de vénération fasciste [...] Adam Dollard-des- Ormeaux s'inscrit dans cette lignée de symboles anti-autochtones et militaristes cléricaux. Héros de guerre coloniale de contrefaçon ayant comme unique fait d'armes de s'être fait exploser avec un tonneau de poudre noire , telle une bombe humaine, pour empêcher l'avancée des guerriers mohawks. Cette ancienne chimère de propagande cléricale visait à mobiliser les Canadiens français vers la première boucherie mondiale de 1914-1918, glorifiant la bravoure et l'esprit de martyr de la grande «race» française devait adopter pour réaliser pour réaliser son Amérique française, tel que l'avait échafaudé le rétrograde Abbé Lionel-Groulx.[...] Cette comédie n'est qu'une vieille figure du clergé catholique et de l'intelligentsia nationaliste francophone, se pavanant main dans la main devant un monument rêvant d'une Amérique blanche et catholique tout en condamnant la «juiverie mondiale» porteuse du  marxisme qui corrompait le prolétariat francophone, les (sic) rendant «athées». Naturellement , les Anglais, qu'ils soient bourgeois ou prolétaires, devaient être «purgés» de cette terre conquise  au nom du Roi de France et de l'Église catholique romaine. 
 
 
 
Il va sans dire que la statue de Dollard-des-Ormeaux est une honte nationale québécoise un vestige facho-chrétien. Les révolutionnaires québécois.es doivent traquer ces symboles réactionnaires et les détruire pour pour mettre en avant une réelle marche vers la réconciliation, [...] De ce fait , cette statue doit tomber dans les poubelles de l'histoire afin d'être remplacée par des figures libératrices. Des figures telles qu'Obandiyag (Pontiac) qui a mené une des plus grandes rebellions contre l'occupation européenne, ou bien encore un monument en l'honneur du lundi de la matraque. [...] Dollard peut donc bien être déboulonné pour faire honneur en sa place à cette révolte historique.  
Notre action se veut également un pied de nez aux militants catho-fascistes montréalais qui se pavanent  sur les réseaux sociaux en se photographiant devant cet ignoble ersatz de monument colonial et une provocationouverte envers ces sombres merdes. Le fascisme c'estla gangrène: on l'élimine ou on en crève! » (Action anti-coloniale au parc Lafontaine, Montréal contre-information).  Ce curieux exemple de révisionnisme historique anarchiste au-delà du fait qu'il donnerait l'urticaire à un étudiant un peu sérieux de l'histoire de la Nouvelle-France, du Canada français, puis du Québecf rancophone, prouve surtout l'ignorance de ses rédacteurs et leur désinvolture avec l'histoire. Sur Lionel Groulx, ils semblent n'avoir lu que l'ouvrage partisan et très contesté d'Esther Delisle, Le traître et le Juif,
D'accord pour ériger une statue à Pontiac à Montréal, non pour avoir l'animateur d'une des ¨plus grandes rebellions contre l'occupation européenne, mais pour avoir mené un grande rébellion anti britannique et voulu le maintien des Français en Amérique du nord, Pontiac a lutté en fait pour maintenir ce que Dollard-des-Ormeaux à sauvé au Long-Sault  en 1660.  À Montréal contre-information, nous sommes tentés de dire: «L'anarchisme c'est la gangrène, on ampute ou on en crève».

Saturday, June 27, 2020

Le diable est dans les détails


Sans surprise, la ville de Laval prend à son tour le train de la lutte contre le profilage racial.» «Politique d'interpellation, bourses d'études pour les jeunes issus de minorités, Formation obligatoire en gestion de la diversité. La ville de Laval s'engage dans une démarche de renforcement de ses pratiques face à la diversité ethnoculturelle afin d'éliminer le profilage racial, notamment au sein de son service de police de police. [...]Avec le directeur général de Laval , Jacques A. Ulysse, le maire Demers a présenté une vision devant s'appliquer à l'ensemble de la municipalité, mais dont l'accent est mis d'abord et avant tout sur le corps policier. Le document de référence de cette «nouvelle approche inclusive» s'intitule d'ailleurs Nouveau regard sur le Service de police de Laval.[...] Concrètement, le SPL est appelé à faire de l'introspection. Il devra d'abord s'atteler à établir un diagnostic sur la qualité de ses différentes communautés. [...] Ainsi, le SPL devra élaborer une politique d'interpellation[...]
Ue formation en relations interculturelles et en gestion de la diversité pour l'ensemble des policiers et des cadres de la Ville de Laval sera mise en place(formation donnée par qui?).  Cette formation sera obligatoire et permettra d'évaluer la «performance»des policiers qui souhaitent progresser dans la hiérarchie. «Il faut ainsi assurer le développement des compétences interculturelle chez les policiers par des formations qui touchent le savoir, le savoir-faire, mais également le savoir-être (empathie) et qui sont adaptées à la réalité du travail de policier et sa complexité. » peut-on lire dans le document officiel.  (Laval entend lutter contre le profilage racial , La Presse, 23 juin). Parions qu'il n'y aura personne pour s'insurger contre cette pratique visant à lier la «performance» et la progression dans la hiérarchie.  Façon élégante de dire que les futurs cadres du SPL seront promus en fonction de leur conformisme ethnoculturel et de leur soumission au Credo de l'inclusion et de la diversité. Le fait que le directeur général de Laval, Jacques A. Ulysse soit lui même racisé, n'est peut-être pas étranger à cette «nouvelle approche inclusive».Mauvaise nouvelle pour un métier ou l'on acquiert jeune l'habitude de marcher droit, les oreilles molles, voilà que ceux de Laval devront marcher le corps droit, le cerveau lavé. Le diable est dans les détails. Le SPL ne compte pas s'arrêter en si bonne route:»Pour y parvenir, Laval veut valoriser le métier de policier auprès des minorités visibles. Des stages de familiarisation pourraient être organisés pour les jeunes durant l'été. La Ville entend également créer un fonds en collaboration avec le SPL pour attribuer trois bourses d'études à des «jeunes issus de groupes sous-représentés».
 
 
 
Le SPL a-t-il vocation à faire école ou s'il demeurera isolé dans ce «formatage» de ses futurs cadres, Nous n'avons qu'un conseil à donner à ses futurs cadres; ne cherchez pas à vous démarquer du groupe, donnez les réponses que vos enseignants attendent de vous, à moins que vous ne teniez à faire de la patrouille toute votre vie.
La Presse probablement informée par un cahier de presse mis à sa disposition par la direction générale de Laval
 précise que plus du quart de la population de Laval est constituée depersonnes immigrantes (28,5%) mais la ville n'en compte que 11,58% parmi les fonctionnaires. Au SPL, ce sont 6,14% des policiers qui sont issus de l'immigration. La cible est de 10%. [...] Ces enjeux se posent à Laval comme ailleurs dans les grandes villes a indiqué Jacques A. Ulysse, qui souligne que Laval veut « une force policière qui nous ressemble». Avec une telle déclaration, il faut considérer que la porte pour une politique de quotas est grande ouverte. Sans utiliser le terme, Laval se met à la discrimination positive.

Wednesday, June 24, 2020

Vous dites Fête nationale!


Elle est de retour, Le 24 juin nous ramène la Fête nationale, cette année la fête nationale, pandémie oblige, a pris la forme d'un spectacle télévisé sur l'ensemble des chaînes francophones généralistes. Depuis quelques années, «le» spectacle de laFête nationale a des allures de déjà vu, interchangeable d'une année à l'autre, celui de 2020 pourra resservir en 2021, à condition d'y ajouter un public, des allures de fête organisée par des baby boomers, nostalgiques, nostalgie confirmée par la présence de représentants du passé (Richard Séguin et Beau Dommage représenté sur scène par Michel Rivard et Marie-Michèle Desrosiers). Probablement pour dissiper cette impression, le Mouvement national des Québécoises et Québécois à fait appel à quelques »saveurs du mois »(Patrice Michaud, Vincent Vallières, Louis-Jean Cormier, Les trois Accords, Marie-Mai, Coeur de pirate). Fête de boomers qui n'oublie surtout pas de demeurer politiquement correct avec la diversité nécessaire pour ne pas être taxé de raciste le lendemain, nous avons ainsi eu droit à Corneille , Mélissa Bédard et l'increvable nain de jardin qu'est Grégory Charles. Le Mouvement national des Québécoises et Québécois avait déjà à cet effet Une politique d'assurance en la personne du comédien, Didier Lucien choisi comme porte parole de la Fête nationale 2020. La diversité n'est pas oubliée, mais le fleurdelisé peut lui demeurer au placard), «Pas un seul drapeau du Québec lors de la fête nationale, Voilà comment un peuple soumis s'éteint, par l'élimination graduelle de ses symboles et de ses repères.» déclare Guy Nantel dans un tweet (L'absence de drapeaux du Québec au spectacle de la fête nationale critiquée, La Presse, 24 juin). Dépourvu de véritable dimension politique depuis la défaite du référendum de 1995, il y a lieu de s'interroger sur la pertinence du spectacle de la fête nationale, il nous reste un spectacle sans drapeau, mais surtout un spectacle sans véritablement d'âme. 


Que fêter le 24 juin?



Qu'est-ce que les Québécois fêtent le 24 juin, que devraient-ils fêter, que fêteront-ils dans les faits?
Ils sont censés fêter la fête nationale du Québec. Deux chroniqueurs du Journal de Montréal se sont récemment prononcés sur la question (Richard Martineau, Que va-t-on fêter le 24?, 16 juin et Mathieu Bock-Côté, Que fêtons nous à la Saint-jean?, 20juin) . Nationaliste assumé, Mathieu Bock-Côté (MBC) fêtera la fête nationale. Il écrit: « La questionn est souvent revenue au fil des ans: pourquoi devrions-nous être fiers d'être Québécois? La réponse devrait venir spontanément: « plus de quatre siècle après notre implantation en Amérique, nous sommes toujours là ! Et nous y sommes non pas à la manière d'une minorité folklorique, mais comme un peuple bien vivant, qui remporte à chaque génération ce pari insensé : maintenir sa différence vitale, fondamentalement francophone aux marches de l'empire le plus puissant de notre temps. Certes notre peuple a connu son lot d'échecs[...]Mais toujours, au  fil de l'histoire, est venue la réaction vitale de ceux qui refusent la fin de notre épopée. Elle vient d'une poignée de résistants qui disent non à notre assimilation, qui se lèvent, qui tiennent tête, qui acceptent les injures et les crachats, et qui incarnent ainsi la promesse de notre  redressement.»

Changement de ton chez Richard Martineau:» Mais aujourd'hui que les mots «nation» et «peuple» sont devenus radioactifs (« nationalisme»est synonyme de «fascisme»et peuple de «populisme»), maintenant que le rouleau compresseur de la Charte à Trudeau a tout écrasé sur son passage , maintenant que le simple fait de vouloir défendre notre langue est considéré comme intolérant , qu'est-ce qu'on célèbre à la Saint-Jean ? 
Le début de l'été? 
ou, cette année, la fin du confinement ?
Vraiment, je vous redemande...
Vous voyez une différence entre les célébrations de la Saint-Jean et celles du Jour du Canada, vous ?
Moi, de moins en moins ...
Maintenant qu'on a vidé la Saint-Jean de sa signification politique, maintenant qu'on ne peut même plus murmurer le mot «nation» sans se faire regarder de travers, maintenant qu'on se sent obligé de chanter Gens du pays en 13 langues pour prouver au reste du monde que nous ne sommes pas une bande de méchants xénophobes, la Saint-Jean n'est plus que l'ombre d'elle-même...
Alors, il reste quoi ? C'est quoi la Saint-Jean ? Une occasion de prendre une bière »



L'objectivité nous condamne à conclure que l'analyse de Richard Martineau nous apparaît plus juste que celle de MBC. Aucun des deux chroniqueurs n'a pris en considération ces Québécois qui apprécient surtout le journée de congé que représente  la Fête nationale. Le défi qui se pose aux nationalistes québécois est de faire en sorte de donner raison à MBC: demeurer un peuple bien vivant fondamentalement francophone et, nouveau défi, fondamentalement européen.  Comment passer du découragement de Richard
 Martineau à la ferveur d'un MBC. Il faut d'abord renforcer la loi 101 (notamment, l'unilinguisme français du secteur collégial québécois). c'est là un chantier au moins aussi important pour François Legault que celui de réduire l'immigration et l'adoption de la Loi 21. Aura-t-il le courage de s'attaquer à cette tâche? En haut de cette liste d'épicerie «nationale» la réhabilitation de l'enseignement de  l'histoire du peuple canadien-français puis québécois en montrant bien la parenté entre les deux et leurs combats pour la survie. Une histoire vraiment  «nationale» et pas un enseignement préparé par des apôtres du nationalisme civique

Saturday, June 20, 2020

Nouveau registre



Leur premier ministre nous a habitué à deux registre, celui souriant des selfies et celui des yeux rougis lors de ces excuses. Probablement las de cantonner ses talents de comédien à ces deux seuls registres, il en ajoute un nouveau à sa palette. Le voilà capable de déception, il s'est montré «déçu» après l'échec du Canada à retrouver un siège au Conseil de sécurité des Nations Unis et suite à l'annonce par le gouvernement chinois de condamner deux ressortissants canadiens(Michael Kovrig et Michael Spavor) pour espionnage. Dans le premier cas, l'échec de Justin Trudeau est personnel, c'est lui qui tenait à ce siège au Conseil de sécurité du Machin (il serait probablement bien en peine d'expliquer aux Canadiens, ce que cela change dans leur vies et quel est le «retour sur l'investissement» qu'ils peuvent attendre des sommes dépensées pour satisfaire l'égo de Justin, une nomination comme secrétaire général du Machin après sa carrière politique aux Communes), ce siège n'est rien de plus qu'un hochet que Justin Trudeau souhaitait agiter dans les Chancelleries du monde.  
 
 
 
Pour l'heure , le comédien n'a pas trouvé l'émotion qui doit accompagné ses déceptions, il hésite probablement entre le sourire gêné et les larmes de crocodile. Il a encore le temps de réfléchir a la mine à adopter lorsque'il connaîtra LA déception, celle d'être chassé du 24, Sussex Drive, le jour ou le Canada retrouvera son Parlement. En attendant de trouver cette émotion, il joue prudemment celle du visage grave (visage grave qui arriverait presqu'a nous convaincre qu'il peut avoir l'air intelligent).

Friday, June 19, 2020

Québec Bashing encore



Le Québec bashing fait parti de l'ADN du fédéralisme canadien.C'est sans surprise qu'il semble faire aussi parti de celle du plus centralisateur des partis politiques canadiens, le NPD.  Sans base québécoise à protéger, le NPD a toute liberté de s'exprimer, Son visage est celui d'un fédéralisme canadien qui s'exprime sans fard. C'est ainsi qu'il faut considérer la sortie de son chef Jagmeet Singh, traitant le député bloquiste Alain Therrien de raciste et son refus de s'excuser . Tempête dans un verre d'eau en fait, Alain Therrien  s'est opposé au dépôt d'une motion du NPD sur la reconnaissance du racisme systématique au sein de la GRC., ce refus lui a valu d'être traité de « raciste » par Jagmeet Singh. 
 
 
 
À travers le propos du chef néo-démocrate, c'est le Canada, qu'il faut entendre. Libéraux et conservateurs ont des députés au Québec et espèrent à chaque élection y faire des gains, Justin Trudeau ne serait pas premier ministre aujourd'hui s'il ne disposait pas de 24 sièges au Québec. Sur ce plan, Singh a les mains libres et il peut s'exprimer tout à sa convenance.  Il est curieux que certains journalistes aient souligné que Jagmeet Singh soit le premier chef racisé d'un grand parti politique canadien, avec sa sortie contre Alain Therrien, Singh démontre  paradoxalement à quel point il a fait siens les préjugés traditionnels du Canada anglais à notre égard.  Son intégration à l'univers intellectuel du Rest of Canada est parfaite. Il n'a vraisemblablement aucun problème à «basher» le Québec. Le NPD de Jagmeet Singh retourne à son lit centralisateur, voilà qui va rassurer ses électeurs de l'Ontario et de la Saskatchewan.