Thursday, April 22, 2021

La livre de chair

 


Le tribunal devant juger le policier de Minneapolis, Derek Chauvin, accusé du meurtre de George Floyd a rendu son verdict, Derek Chauvin est jugé coupable de meurtre.




Les foules qui attendaient impatiemment le verdict se sont réjouies telles de modernes Shylock, ces foules avaient enfin leur livre de chair. Personne n'osera écrire que ce jugement est impartial, depuis le premier jour, tous ou presque attendaient, en fait ils espéraient, la condamnation de Derek Chauvin. Ce dernier n'aura pas bénéficié une minute de la présomption d'innocence. La décision était attendue par la communauté afro-américaine, mais aussi à Washington: »Joe Biden a dénoncé le racisme qui entache l'âme de l'Amérique. «Le verdict de culpabilité ne fera pas revenir George», mais cette décision est peut-être le moment d'un «changement significatif» a-t-il ajouté.» (Derek Chauvin déclaré coupable du meurtre de George Floyd, La Presse, 20 avril). En parlant du racisme qui entache l'âme de l'Amérique, Joe Biden accrédite les thèses de Black lives matters sur le fait quel'Amérique blanche est profondément raciste. Que l'Amérique blanche a été construite sur le racisme depuis le premier jour, comme elle l'est toujours aujourd'hui. Le verdict aura probablement épargné quelques nuits d'émeute et de destruction aux villes américaines. 
Il a aussi été, sans surprise, accueilli favorablement au Canada par les habitués du racisme anti-blanc, les Justin Trudeau, Benoît Charrette, l'activiste Fabrice Vil et Denis Coderre. Benoît Charrette, Geneviève Guilbault et Denis Coderre à la recherche d'une solution à un problème n'existant pas au Québec se sont empressés de faire l'apologie des caméras corporelles pour les policiers.

Wednesday, April 21, 2021

Une notion dépassée


Pour certains élus de Montréal, La notion de citoyens apparaît comme une notion sans valeur. En effet: « Des élus de Montréal veulent donner le droit de vote à des non-citoyens, «composée tant de conseillers venant du parti de la mairesse Valérie Plante que de celui de son opposant Denis Coderre, la Commission sur le développement social et la diversité montréalaise va même jusqu'à suggérer qu'un non citoyen puisse briguer un poste à l'hôtel de ville. «L'octroi du droit de vote et d'éligibilité pour les personnes résidentes permanentes marquerait un pas en avant vers l'atteinte d'une représentativité proportionnelle [de la diversité]», peut-on lire dans un rapport qui sera déposé cette semaine au Conseil municipal .Ce statut concerne à l'heure actuelle environ 170 000 personnes de la métropole, soit plus de 9% de la population»ce sont des gens qui payent des taxes «de toute façon», défend Me Guillaume Cliche-Rivard, avocat en droit de l'immigration, curieux avocat visiblement indifférent ,ou ignorant, à l'égard de la notion de citoyenneté. Ces payeurs de taxes ne peuvent que réjouir ceux qui voient en l'homme un être exclusivement économique; Payeur de taxes, mais aussi et surtout producteur et consommateur. Dans une ville que Valérie Plante souhaite visiblement de plus en plus woke, il est aussi évident que les Montréalais ne peuvent compter sur Denis Coderre et ses troupes pour retrouver le chemin de la raison. Si Coderre ne joue pas la carte woke, il joue pour sa part la carte «Inclusion et diversité» (se souvenir du pin blanc ajouté au drapeau de la ville de Montréal). En novembre prochain, les Montréalais auront le choix entre Bonnet blanc Plante et blanc bonnet Coderre.  
 

 
 
Poser la question de la citoyenneté en ce qui a trait au droit de vote des Montréalais, c'est poser la question de l'immigration. Pourquoi devant le nombre croissant d'immigrants exiger que ces derniers accèdent à la citoyenneté; parce que ce geste traduit la volonté de ces derniers d'intégrer le corps politique qui les accueille.Sans cette intégration; ces immigrants seront chez nous autant de citoyens du monde  Intégration sur laquelle nous sommes sans illusions, nous ne pouvons rien attendre de ces nouveaux venus débarqués au Canada, et à qui le Canada offre sa citoyenneté après  quelques mois de séjour au pays. Ce droit de vote aux non-citoyens apparaît cohérent avec le Canada post national de Justin Trudeau; les Plante, Coderre et Trudeau doivent rêver du jour ou Montréal et le Canada seront peuplés d'une majorité de citoyens du monde et de «payeurs de taxes» pour reprendre l'expression de Me Cliche-Rivard.  Comme ils doivent rêver d'un corps électoral qui reflète proportionnellement la diversité de la population canadienne ou montréalaise.

Monday, April 19, 2021

Inutile

 

Le marginal Parti conservateur du Québec (PCQ), rappel, le PCQ a reçu, 1,25 % des suffrages exprimés lors des dernières élections provinciales, a un nouveau chef suite à une course à la direction rendue nécessaire par la démission de son chef. Adrien Pouliot.Le nouveau chef est l'animateur radiophonique Éric Duhaime:»Dans son discours de victoire, le nouveau chef de la formation droite a expliqué qu'il compte défendre ceux qui «se sont faits traiter d'édentés(référence à un article du journaliste Patrick Lagacé, les édentés, La Presse, 19 mars, NDA) parce qu'il ne sont pas d'accord avec ce qu'est en train de faire le gouvernement ou qui se sont traiter à tort ou à travers de complotantes, de covidiots, de touristatas ou même de pissous par François Legault et une élite médiatique et politique qui a perdu le contact avec la réalité du monde ordinaire.» Il a dit qu'il portera également la voix de ceux qu'il a qualifiés de «sacrifiés de la COVID» , des gens qui souffrent énormément présentement de de l'extrémisme sanitaire[...] et de l'incompétence du gouvernement caquiste.» (Le chroniqueur et animateur Éric Duhaime devient chef du Parti conservateur du Québec, Le Devoir, 17avril) (Voilà pour les clientèles visées), existeront-elles toujours lorsque les mesures sanitaires seront levées?).
Poursuivant, Éric Duhaime déclare:»Tous les Québécois doivent avoir accès facile et rapide à des soins de qualité at-il tranché. C'est un principe qui n'est pas pas négociable, mais tout le reste doit être mis sur la table et passé en revue«. Selon lui le problème serait réglé essentiellement en décentralisant le problème de décision dans le système de santé et en privatisant davantage.» Le jupon libertarien d'Éric Duhaime dépasse et l'homme visiblement ne tient pas à renier son passé libertarien, Duhaime est le cofondateur(avec Joanne Marcotte) en 2010 du Réseau Liberté-Québec, organisme qui entendait rassembler la droite 
libertarienne.
 

 

Voilà pour la part libertarienne de la «pensée» d'Éric Duhaime, y a-t-il une part de droite dans cette «pensée»? Éric Duhaime aimerait bien nous en convaincre en déclarant: »Le parti doit également prendre un «virage nationaliste, un virage nationaliste» a lancé le nouveau chef en précisant au passage qu'il ne s'agit pas d'un «virage de chicanes constitutionnelles ou linguistiques» avant de dire dans la langue de Shakespeare que les Anglo-Québécois sont des droits historiques qui doivent être respectés» Nationalisme peu compromettant, nationalisme que ne renierait pas la CAQ de François Legault. Il faut donc se demander quelle sera l'originalité de l'offre politique du PCQ, pour l'heure le PCQ apparaît largement inutile. LeParti conservateur Québec-Équipe Adrien-Pouliot était un formation politique marginale, il est à prévoir que le PCQ manière Duhaime connaîtra le même sort.

Saturday, April 17, 2021

Vote libre sous haute surveillance

 



Volte face du chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Erin O'Toole Sur la question de l'avortement sexo-sélectif, il permettra en effet un vote libre à ses députés.» L'organisation anti -avortement Right Now salué la nouvelle selon laquelle  M. O'Toole s'en tient à sa promesse de campagne la direction de permettre à ses  députés de voter librement sur des questions de conscience [...]Nous continuerons de surveiller de près quels députés voteront pour ou contre la législation encouragerons nos partisans à voter et à se porter volontaires en conséquences lors des prochaines élections. » (Erin O'Toole permettra un vote libre La Presse,14 avril). 
 

 
 
Il y a fort à parier qu'il n'y aura pas que Right Now qui surveillera attentivement ce vote aux Communes. Le premier à surveiller ce vote sera Erin O'Toole lui-même, trop heureux de mesurer exactement la force des conservateurs sociaux dans son aile parlementaire. Il sait probablement à quoi s'en tenir, mais rien vaut le fait d'amener ses députés à se commettre ouvertement sur cette question. Autres observateurs intéressé, les groupes pro-choix eux aussi heureux de connaître exactement l'état des forces pro-vie aux Communes. Sans compter les divers groupes féministes et LBGTQ qui s'empresseront de dénoncer les députés opposés à l'avortement sexo-sélectif. Vote d'autant plus périlleux pour ces députés qu'en ces temps de gouvernement minoritaire et de probables prochaines élections fédérales, ils doivent pouvoir compter sur la signature du chef pour leurs bulletins de mise en candidature. Nous parlons évidemment ici des seuls députés conservateurs, JustinTrudeau, Jagmeet Singh et Yves-François Blanchet n'ayant jamais évoqué la possibilité d'un vote libre pour leurs propres députés. 
C'est donc sous haute surveillance que s'exercera ce vote libre.

Tout ce qui est excessif...


est insignifiant. Difficile de ne pas songer à cette citation attribuée à Tayllerand en observant les réactions au décès du chanteur Michel Louvain. Concert d'éloges prévisible, concert d'éloges d'ou l'emphase n'est pas absente. «Une page d'histoire se tourne pour la culture québécoise. «Je perds un ami, un grand frère. Et le Québec perd l'une de ses plus grandes idoles, de la trempe de Maurice Richard, Jean Béliveau, René Lévesque» a confié Martin Leclerc (producteur de disques et de spectacles) à La Presse. mercredi soir.» (La belle vie d'un chanteur de charme, La Presse, 14 avril) L'émotion et le fait que Martin Leclerc ait peut-être perdu l'une de ces vaches à lait n'excuse pas l'exagération évidente qui caractérise ses propos. Nous aimerions que Martin Leclerc nous explique la contribution de Michel Louvain a la culture québécoise? Michel Louvain était d'abord et avant un interprète, ni auteur, ni compositeur, La Presse le présente justement comme un chanteur de charme (outre 45e parallèle ,Michel Louvain serait présenté comme un crooner et un entertainer, Michel Louvain n'aura été que cela. Il faut que le Québec manque de véritables héros, pour que le premier ministre Legault déclare «Le peuple québécois perd une idole qui a marqué plusieurs décennies. Un homme professionnel, gentil , respectueux, modeste. Mes sympathies à tous les proches de ce grand artiste» Il ne s'agit pas de contester les qualités humaines et professionnelles de Michel Louvain. Mais faut-il considérer Buenas noches mi amor, Pour un certain sourire, Louise, Lison, Linda et Sylvie comme des contributions majeures à la culture québécoise. Si c'est le cas, sur piédestal, faudrait-il élever Félix Leclerc et Gilles Vigneault? À moins que ce ne soit La dame en bleu qui permette à Michel Louvain d'accéder au rang de Maurice Richard, Jean Béliveau et surtout René Lévesque. Comparez le plus beau voyage et Le grand six pieds de Claude Gauthier à La dame en bleu et vous réaliserez rapidement la différence entre un crooner et un poète. Le plus beau voyage et Le grand six pieds devrait «tourner»tous les jours sur les ondes de station de radio du Québec. Rappelons que cette adulation ne date pas d'hier; Michel Louvain recevait en 2009, une médaille de l'Assemblée nationale et que depuis, 2015, il était membre de l'Ordre du Canada. Il ne manque à Michel Louvain que la béatification, cela viendra probablement pour les Jeannette Bertrand et Ginette Reno que notre faune journalistique s'empressera de canoniser. un peu de mesure honorerait cette faune. Les proches de Michel Louvain méritent certes nos condoléances, ce n'est pas de cela dont nous parlons ici, ce dont nous parlons ici, c'est l'unanimisme dans lequel baigne la presse québécoise, écrite ou électronique, il suffit qu'un journaliste écrive Géant ou gentleman pour que le terme soit repris ad nauseam dans les journaux et les bulletins de nouvelles. Nous n'avons pas de journalistes au Québec, mais une volière de perroquets.
 

 

Friday, April 16, 2021

Le piège


L'Université laurentienne, la seule université ontarienne bilingue éprouve des difficultés financières, au point ou elle s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, procédure surprenante et peu fréquente pour une institution de haut savoir. «Le couperet est tombé lundi: pas moins de 69 programmes , dont 28 en français ont été fermés avant la fin de la session universitaire. Et une centaine de professeurs ont été congédiés.» (Ottawa et Québec inquiets de la disparition de programmes en français, La Presse, 13 avril).Faisant jouer une solidarité franco canadienne qui voudrait que le Québec vole au secours des minorités francophones hors-Québec., nous devrions accourir au secours des Franco-ontariens, mais voilà, comment. à Québec, le député André Fortin (député libéral de Pontiac) a livré un vibrant plaidoyer pour que élus dénoncent «ce jour noir pour les francophones de l'Ontario.»
 
 

 
 

Cette solidarité est un piège, le Québec ne doit pas baisser sa garde et se méfier de ce combat qui n'a rien à voir avec son destin. Si le Québec participe à cette manoeuvre , comment pourrait-il, demain s'opposer à une manoeuvre similaire pouvant prendre forme au Canada anglais et visant à «protéger» l'université MacGill, si cette dernière devait pour des raisons budgétaires renoncer à certains programmes, suite à l'application d'une loi 101 «musclée». L'éducation supérieure est un champ de juridiction provinciale et il importe qu'il le demeure pour protéger le Québec.

De tout cela, il n'est sortie qu'une proposition intéressante, celle de Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, voulant que l'on offre aux étudiants francophones hors-Québec, la possibilité de s'inscrire dans les universités françaises du Québec: «Le gouvernement québécois  Parti québécois[...] tendrait la main aux minorités francophones [...]notamment par exemple en les invitant à venir faire leurs études au Québec dans des paramètres financiers qui sont abordables et accessibles pour eux a suggéré Paul St-Pierre Plamondon». Les plus réalistes parmi nous diront qu'il y a loin de la coupe aux lèvres et que le Parti québécois n'est pas le gouvernement québécois. Il faut néanmoins saluer cette proposition et y voir une timide esquisse d'une Loi du retour annonçant un retour de la diaspora canadienne-française dans la vallée du Saint-Laurent et le berceau de la nation française d'Amérique. Il ne s'agit pas de fermer les yeux sur les difficultés d'adaptation de ces éventuels étudiants scolarisés jusqu'à l'adolescence en anglais et le déchirement que cette brutale transplantation au Québec. À un projet global et cohérent, il faudrait ajouter un réseau de centres de formation à la vie québécoise avec cours de langue, initiation à la culture québécoise, etc. (l'équivalent des instituts Goethe pour les germanophiles, pourquoi pas des Instituts Groulx pour les candidats au retour). De sorte que ces nouveaux Québécois ne soient pas complètement dépaysés.Ce projet devrait d'abord se demander si ces étudiants ont vocation à demeurer au Québec après leurs études, question essentielle car il pourrait s'agir dans le meilleur des mondes, de centaines de jeunes anglicisés venant s'ajouter à la minorité anglo-québécoise. Retourneront-ils dans leur province anglophone d'origine, auquel cas, quelques années d'étude au Québec ne seront qu'un coup d'épée dans l'eau.L'histoire nous enseigne que de tels retours peuvent s'avérer fructueux pour le Québec, qu'il suffise de mentionner la romancière Gabrielle Roy (manitobaine de naissance), Henri Bergeron l'animateur des Beaux Dimanches pendant plusieurs années, lui aussi originaire du Manitoba et le critique littéraire et essayiste Franco-ontarien, Jean Éthier-Blais.

Thursday, April 15, 2021

Mauvaise analyse

 


La question de l'avortement revient hanter le Parti conservateur du Canada, cette fois c'est une députée conservatrice, Cathay Wagantall, députée de Yorktown-Melville en Saskatchewan, qui voulait faire des avortements Sexo-sélectifs un crime au Canada: »Le projet de loi concocté par la député de la Saskatchewan propose d'amender le Code criminel pour «Ériger en infraction le fait, pour un médecin, de pratiquer un avortement sachant que l'avortement est fondé uniquement sur le sexe génétique de l'enfant.» Des avortements qui, dans la majorité des cas, visent à éliminer des foetus de sexe féminin. Réaction prévisible chez les libéraux : «Les conservateurs vont débattre d'un autre projet de loi conçu pour retirer aux femmes le contrôle de leur corps» a laissé tomber en secouant sa tête la ministre de la Condition féminine, Maryam Monsef, samedi au congrès du Parti libéral.» (Après le climat, O'Toole dans l'embarras sur l'avortement, La Presse, 11 avril) Toute à son crédo «pro choix» libéral, Maryam Monsef est visiblement indifférente au sort des foetus de sexe féminin sacrifiés au nom des avortements sexo-sélectifs. 
Les croisés pro-vie ont rapidement conclu qu'Erin O'Toole qui se présente volontiers comme «pro-choix» depuis son accession à la tête du PCC entendait ainsi éliminer toute équivoque sur sa position et celle de son parti sur la délicate question de l'avortement.
Aparamment peu désireux de voir le PCC traîner ce boulet au cours de la campagne électorale à venir, Erin O'Toole a choisi de tuer dans l'oeuf le projet de Cathay Watangall.




Contrairement aux aux «pro-vie», nous pensons que l'attitude d'Erin O'Toole n'est pas tant dictée par des convictions «pro-choix», mais bien plutôt par un électoralisme de bas étage et un vulgaire calcul électoral et qu'il cherche surtout à ne pas indisposer et se mettre à dos un électorat  asiatique notamment issu du sous-continent indien. électorat important dans la région de Toronto et en Colombie-Britannique et cela même si une majorité de Canadiens sont mal à l'aise avec la pratique. C'est aussi.à peu de frais, une façon de montrer aux conservateurs sociaux qui est le vrai patron du PCC.