Saturday, April 10, 2021

Le baiser de Judas

 

L'auteur Marco Micone se demande dans Le Devoir Qu'est-ce qu'un francophone? «Beaucoup de Québécois d'héritage canadien-français croient qu'un(e) francophones une personne qui a le français comme langue maternelle le français. Le directeur du Devoirexprimait une inquiétude très répandue en ces termes :» Le poids de la population dont la langue maternelle est le français tombera de 78,9% à 70,1% (d'ici 2036). Ce déclin et la perte des rapports de force compliqueront davantage les efforts pour protéger le français et les attributs de la nation québécoise. Le Québec accueille  des immigrants depuis des générations. Contrairement à ce qu'on pense, beaucoup d'entre eux ont appris le français même avant la loi 101. Depuis 1977, cette loi a obligé des dizaines de millier de jeunes immigrants à fréquentables écoles françaises pendant onze ans. En outre, bon nombre de nos immigrants sont originaires  d'anciennes colonies françaises. Ils se chiffrent eux aussi par dizaine de milliers. Comme peu d'entre eux déclarent le français comme langue maternelle, ils sont disqualifiés comme francophones, même si parmi eux des professeurs de français, des écrivains et tant d'autres citoyens venus d'ailleurs, profondément attachés au Québec, pour qui Québec français est un pléonasme.» (Qu'est-ce qu'un francophone? Le Devoir, 7 avril). Ces propos aux accents plutôt francophiles devraient nous rassurer sur les sentiments de Marco Micone à l'égard des Québécois. Non justement, il y a un ver dans le fruit et Marco Micone s'empresse de nous donner le baiser de Judas.
 

 
 
Le même Marco Micone écrit dans le son texte: «La hiérarchie ainsi créée, entre le français de langue maternelle et le français de langue seconde, ne doit pas être prise à la légère. Elle crée des catégories de citoyens n'ayant pas la même valeur dans la société Nous savons comment, dans d'autres lieux, mais encore aujourd'hui, la hiérarchisation des cultures s'est substituée à celle fondée sur la race - lorsque celle-ci est devenue une hérésie scientifique - avec des conséquences politiques et sociales peu enviables. Au Québec, ou langue et culture sont souvent interchangeables, il est temps de remiser cette aberration avant que des esprits moins inoffensifs que les déclinistes ne s'en emparent. Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour conclure que les accusations de racisme systémique ne sont pas loin.  Toujours pou Marco Micone, l'objectif de la loi 101 était de faire du français langue maternelle une langue fraternelle. Dans une société pluriethnique comme la nôtre , l'utilisation de la langue maternelle, dans les enquêtes sur l'état du français, fait le jeu des alarmistes et perpétue l'image de l'immigrant comme une menace . C'est ethniquement inacceptable.» Marco Micone serait probablement bien en peine de nous dire d'ou lui vient cette idée d'un français langue maternelle et d'un français langue  seconde, elle apparaît comme une idée sortie de la seule imagination féconde du sieur Micone. Les cyniques pourraient d'ailleurs conclure que sa seule utilité et de diviser les francophones et d'opposer entre eux «maternels» et «langue seconde», pour ceux du moins qui ont le temps de couper les cheveux en quatre. Fruit de l'imagination féconde de M. Micone; cette idée voulant que la loi 101, ait voulu faire du français langue maternelle une langue fraternelle, Il suffisait et il suffit toujours à la loi 101 que le français devienne la langue d'usage au Québec.Afin de garder les choses simple, qu'il nous suffise de dire pour répondre à M.Micone, qu'au Québec, un francophone est quelqu'un parlant français («maternel»ou «langue seconde», certes l'usage du français ne doit être considéré que comme une première étape, idéalement, c'est à la rencontre de la culture française du Québec ou de France que le francophone du Québec doit aller.En ce sens et jusqu'à preuve du contraire, les « enfants de la loi 101 » ne sont pas encore tout à fait francophones

Guy A. Casses-toi


La Société Radio-Canada serait à la recherche d'un remplaçant à Dany Turcotte dans le rôle de fou du roi dans l'émission Tout le monde en parle (TMLP). Dany Turcotte ayant quitté l'émission l'émission suite à un commentaire jugé inapproprié lors du passage Mamadi Camara à TMLP. Le siège de fou du roi est  depuis lors depuis inoccupé (sauf pour une semaine, le rôle de fou du roi ayant été tenu par l'animatrice Anaïs Favron). Place convoitée semble-t-il? Au point ou La Presse a posé la question à ses lecteurs: qui verriez-vous dans le fauteuil du fou du roi qu'occupait Dan Turcotte à Tout le monde en parle? Au terme de ce sondage non-scientifique, les lecteurs de La Presse ont choisi; Boukar Diouf (41 votes), Anaïs Favron (41 votes), Sam Breton (41), Édith Cochrane (40), Antoine Bertrand (28), Guy Nantel (24), Serge Denoncourt (22), puis viennentChantal Lamarre, l'humoriste Louis T, Martin Matte, PY Lord, Marie-Lyne Joncas. Guère d'originalité chez les lecteurs de La Presse, les «personnalités» sont déjà toutes présentes à la télévision. On notera la présence de plusieurs humoristes (Diouf, Breton, Nantel, Louis T, Matte) rien pour relever le niveau d'une émission qui est fondamentalement une émission de variétés.  Pourquoi d'ailleurs remplacer le fou du roi ,son présence manque-t-elle tant aux auditeurs de TMLP? Qui s'ennuie des questions quelquefois niaises de Dany Turcotte, des questions qui selon certains observateurs «cassaient» le rythme des entrevues? À qui manque les cartes du fou du roi, triste mélange de mièvrerie et de lieux communs (il ne fallait surtout pas indisposer les invités et créer des alaises). De toute façon, faut-il conclure que les jeux sont faits? «Plus de femmes et de personnes issues de la diversité, c'est aussi ce qui ressort du choix du public. D'abord une femme parce qu'»il est grand temps» et que ça serait « rafraîchissant». Avis que partage le producteur du rendez-vous télévisé, Guillaume Lespérance. Ce serait vraiment bien que ce soit une femme. Cultivée, drôle, travaillante jugement béton qui fit avec [Guy A. Lepage] en termes d'énergie» a-t-il confié à La Presse (Façon élégante de décrire l'antithèse de Guy A. Lepage, NDA)» (Qui voyezvous dans le fauteuil du fou du roi?, La Presse, 31 mars) Qui voyez vous dans le fauteuil du fou du roi? est-ce bien la question à poser? Et si la question à poser était, avons-nous encore d'un roi? TMLP monopolise depuis 17 ans les ondes de la société d'État les dimanches en soirée, il y a 17 ans que Guy A. Lepage nous assène avec morgue et suffisance son idéologie bobo. et son plateauisme. Le temps est peut-être venu de passer à autre chose? Si Radio-Canada ne trouve pas un fou du roi capable de remplacer Dany Turcotte, nous suggérons à Radio-Canada de faire animer TMLP à un Guy A. Lepage sans ses fiches et de le faire travailler sans filet. Sans ses fiches Guy A. Lepage ne dépassera probablement le niveau de ses anciens cacolytes de Rock et belles oreilles (RBO) qui «brillent» à l'animation d'émissions aussi relevées qu' un souper presque parfait (André Ducharme) et Rire et délire (Bruno Landry). Une suggestion, dans le Créneau libéré par la disparition de TMLP, pourquoi ne pas mettre en ondes, une véritable émission culturelle de prestige. La diffusion récente de la création de Robert Lepage, la Face cachée de la Lune sur les ondes de Télé Québec montre qu'il y a un public pour ce type d'émissions , La face cachée de la Lune, aurait rejoint 366 000 téléspectateurs, la production par les compagnies théâtrales québécoises apparaît suffisante pour alimenter une telle émission, sans compter que cette émission pourrait faire appel aux production de l'Orchestre symphonique de Montréal et de l'Opéra de Montréal (qui a notamment programmé depuis 2018 des œuvres comme Rigoletto, L'Or du Rhin, Les noces de figaro et Carmen). Plus exigeant comme émission que TMLP certes, mais plus respectueux de l'intelligence de ce public aussi. Moins que Radio-Canada n'opte pour la solution de facilité de programmer un Xe Gala juste pour rire. Si Radio-Canada décide de jouer son rôle de diffuseur de culture; une telle initiative rendrait probablement un fier et apprécié service au milieu culturel québécois.
 

 
 
Les téléspectateurs plus âgés comme moi ne perdraient pas au change; Beaux dimanches versus TLMP, mon choix est fait.

Tuesday, April 6, 2021

Laissez-nous Sophie et Pascale!


Le monde de la télévision montréalaise s'efforce d'offrir un visage diversitaire et de s'inspirer de l'air du temps. Ainsi: «[...]Le mois dernier, la journaliste de 36 ans est devenue la première chef d'antenne noire de CTV Montréal. [...] (Maya Johnson, première chef d'antenne noire à CTV Montréal, La Presse, 3 avril). Ce n'est pas une première pour CTV, cette chaîne ayant eu comme chef d'antenne, pendant plusieurs années, la Nippo Canadienne, Mutsumi Takahashi.
La télévision anglophone de Montréal est probablement le cadet des soucis des lecteurs de ce blogue et c'est sans véritable surprise qu'ils apprendront la nouvelle en songeant que la télévision anglophone n'est en cela que le reflet de son auditoire.
Ces lecteurs devraient cependant réfléchir au fait que Noovo télévision (l'ancien TQS, puis V) a il y a quelques jours jours relancé une salle des nouvelles et un bulletin de nouvelles de fin d'après-midi, confiant la barre de ce bulletin de nouvelles à la journaliste Noémi Mercier, animatrice de Dans les médias et Kebec à Télé-Québec, mais aussi chroniqueuse au mensuel L'Actualité.
 

 
 
Il n'est pas inutile de savoir qu'au vu de ces photos Mme Mercier apparaît comme racisée. ce qui n'enlève rien à son talent. Maya Johnson, Noémie Mercier prémisses d'une tendance voulant démontrer le visage diversitaire de Montréal. SophieThibault et Pascale Nadeau résisteront-elles à cette tendance?Combien de temps avant que Radio-Canada et TVA ne sacrifie à cette tendance diversitaire et n'offre Sophie Thibault et Pascale Nadeau en pâture sur l'autel de la diversité montréalaise. Parions que Radio-Canada, si politiquement correcte sera la chaîne qui cédera la première(n'est-ce pas à Radio-Canada que nous devons la première chef d'antenne à porter un hidjab en ondes, en la personne de Ginella Massa) d'autant plus que Radio-Canada toujours dans sa manche, une journaliste comme Azeb Wolde-Ghiorghis, d'origine éthiopienne. Si cela devait survenir, nous pourrions conclure à un Petit remplacement télévisuel reflet d'un remplacement plus important dans la population montréalaise.

Réveillée ou woke

 


Le mouvement woke se répand, alors qu'il est dénoncé comme responsable de l'apparition d'une nouvelle censure en milieu universitaire. Il ne limite pas son offensive à ce seul milieu, il contamine des milieux qui traditionnellement résistait aux modes et ne tenait pas à «être tendance». Les temps ont changé et l'Église catholique veut visiblement être de son temps. Pour l'instant, le mouvement est d'une ampleur limitée. Encore que l'affection du pape François pour les idées qui sont dans l'air du temps peuvent inquiéter. «Depuis trois ans, la paroisse Saint-Bonaventure, dans Rosemont, a triplé son affluence dominicale. Son secret: l'application du concept d'un prêtre d'Halifax, qui prône une église «réveillée». missionnaire et fraternelle. 
 
 

 
Il y a trois ans, Patrice Bergeron désespérait de créer l'Église missionnaire et fraternelle dont il rêvait confusément. C'est à ce moment que le curé de Saint-Bonaventure, une paroisse de Rosemont, a engagé Élizabeth Boily comme agent de pastorale. Cette rencontre a été cruciale pour le succès de leur paroisse, qui attirait avant  la pandémie de 250 à 300 personnes , un nombre phénoménal pour une paroisse francophone.  Il y a trois ans , c'était moins de 100 personnes dit le père Bergeron (Nous ne savions pas l'Église catholiques engagée dans une course au côtes d'écoute, ce qui importetraditionellement c'est la dévotion des fidèles et non leur nombre, NDA). Élizabeth a fait des recherches sur Youtube et a trouvé un prêtre d'Halifax, James Mallon, qui mettait des mots sur le malaise et proposait des solutions. Il appelait cela la Divine Renovation. Nous avons décidé d'appliquer la recette ici et de l'appeler «Église réveillée» (rappelons au père Bergeron que le choix des mots n'est pas innocent et qu'on choisisse de baptiser le concept «Église réveillée» a un sens, Jusqu'à ce moment, je gérais le déclin, on avait ce que j'appelle une paroisse de maintenance.» (L'abbé Bergeron démontre sa grande naïveté sinon sa grande innocence. Il prouve surtout qu'il est possible d'être prêtre et imbécile heureux, NDA) .Parmi les innovations: des changements dans les hymnes, dans la catéchèse préparant aux sacrements et des repas fraternels appelés «sessions alpha». on voulait des chants qui parlaient plus de l'expérience humaine, qui étaient moins cérébraux comme dans le vieux répertoire(comment badrerle chant grégorien en quelques mots, NDA) [...]»On a trouvées de chants du groupe Glorious , de l'église de Lyon Centre, en France, avec  laquelle on a des liens maintenant. Il y a de la guitare, du piano, un band». L'abbé Bergeron réalise-t-il que l'expérience a été tenté à la suite de Vatican II (avec les messes à gogo des années 1960, NDA) et que cette «expérience» est dans une bonne mesure responsable de la désaffection des fidèles catholiques désorientés par les changements imposés par Vatican  II à l'époque. Oubliez, «L'Église réveillée» Les «sessions alpha» et les chants avec guitare, piano et band. La vraie source d'inspiration de l'abbé Bergeron est ailleurs. «À Montréal, de nombreuses paroisses rassemblant une même communauté font salle comble à la messe du dimanche, regroupant des fidèles provenant du même pays d'immigration, directement par l'intermédiaire de leurs Parents. Saint-Bonaventure, elle, est en majorité multi culturelle, mais environ le tiers sont descendants des colons de la Nouvelle-France. Il y a beaucoup d'haïtiens et d'Africains qui retrouvent l'esprit des paroisses de leur pays. [...]Les gens qui immigrent au Québec proviennent souvent de pays ou la pratique catholique est encore soutenue. Est-ce que la foi pourrait devenir un terrain de rencontre? «Oui, c'est très bon pour le vivre-ensemble», dit le curé Bergeron. Combien de couleuvres faudra-t-il avaler au nom du vivre ensemble? Cette Église d'Haïtiens et d'Africains pourra-t-elle pour revivifier l'Église du Québec? Serait-elle encore une Église du Québec d'ailleurs? NDA) (Une église «réveillée» La Presse, 4 avril).

Monday, April 5, 2021

L'homme du Plateau

 



L'époque est folle. La visibilité dont profite actuellement le phénomène LBGTQ en est la preuve. Et ceux qui résistent doivent se résoudre à lire à chaque jour des inepties, oscillant entre sottise et subversion. 
Sotte et subversive, les deux termes conviennent à une récente chronique de Josée Blanchette, chroniqueuses au Devoir. Du haut de sa chronique, elle écrit: «Vendredi dernier, en allant voir Riopelle au musée, j'ai croisé un beau barbu qui assumait son côté féminin. Une veste de cuir sur jupe noire et bottes Dr. Martens. Vous me direz que nous n'étions pas sur un chantier de construction dans une assemblée d'actionnaires de la banque TD [...] par contre, même si les hommes savent porter le jupon, consoler enfant, cuisiner une frittata aux asperges avec l'aisance d'un Ricardo ou triper sur Lana del Rey, il y a un os qui demeure et il n'est pas forcément là ou on le souhaiterait. Beaucoup d'hommes hétéros (ou pas) ont du mal à afficher leur vulnérabilité. [...] tu peux envoyer des photos de ta bite à qui tu veux, mais ne montres pas ça, pas les larmes, pas les sables émouvants. Tu es un roc, Braveheart en quatre roues, tu es un des nôtres et tu ne nous trahiras pas.» (L'homme rapaillé, Le Devoir, 2 avril )
Passons sur le mépris manifeste de Josée Blanchette pour les hommes travaillant sur les chantiers de construction et sur  son exaltation de celui qui apparaît comme un homme du "Plateau Mont-Royal» ou du « Village" .
 

 
 
Nous laissons Josée Blanchette à son Brummel en jupe noire et Dr. Martens assumant sa vulnérabilité. Nous préférons pour notre part des hommes assumant plutôt leur virilité; des hommes qui ne contenterons pas d'être des parents sur les documents administratifs, mais qui seront et se comporteront comme des pères; capables de consoler un enfant, de le changer, de lui donner le biberon. Point besoin de savoir cuisiner une frittata aux asperges pour résister à l'islamisme et à la subversion ambiante, une teste bien faite suffit. Ce n'est pas de vulnérabilité dont l'homme occidental contemporain à besoin, mais de virilité. Et nous ne parlons pas ici de culturistes gonflés aux stéroïdes ou d'amateurs de quatre roues. Mais d'hommes éveillés fiers de leurs racines. A priori, l'homme rapaillé de Josée Blanchette , ne nous est d'aucune utilité et il n'a pas sa place dans nos rangs.

Sunday, April 4, 2021

Métastases

 


Il fallait être un trumpiste exalté ou un néoconservateur convaincu pour croire que la «défaite» du groupe Ètat islamique dans son fief irako-syrien marquait la fin dudit État islamique.  C'était faire fi de l'existence de Boko Haram déjà actif au Sahel, c'était aussi ignorer le prosélytisme de l'Islam sunnite. Un groupe État islamique qui continue de menacer l'Occident à travers un terrorisme du pauvre et des attentats individuels comme celui ayant coûté la vie à Samuel Paty à Paris. Trop vite donné pour mort, l'État islamique connaît une nouvelle vie; retrouvant un nouvel élan à des milliers de kilomètres de son berceau natal. Le voilà, qui refait surface au Mozambique: «Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué lundi la série d'attaques des derniers jours contre la ville portuaire de Palma, au Mozambique, devenue une ville fantôme alors que des milliers de civils continuent à fuir par tous les moyens. Par l'entremise de son agence de propagande, le groupe EI a affirmé lundi qu'il contrôlait la ville de quelques 75 000 habitants. [...] «Les États-Unis se sont quant à eux dits «déterminé» à assister le gouvernement mozambicain contre les djihadistes. Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, n'a toutefois pas précisé de quelle manière l'armée américaine pourrait aider les autorités à reprendre le contrôle de la ville portuaire.» ( Au Mozambique ,la ville portuaire de Palma est tombée au mains des djihadistes, Le Devoir, 30mars). John Kirby ne peut dire comment l'armée américaine pourrait aider les autorités mozambicaines à reprendre le contrôle de Palma, probablement parce qu'il sait que l'armée américaine ne fera rien; premièrement, au Sahel, c'est l'armée française qui est à la peine, avec l'Opération Barkhane (une armée française engagée au Sahel depuis 2013-2014), deuxièmement, parce que le désengagement américain n'est pas complété en Afghanistan et qu'il serait surprenant que les États-Unis engagent des troupes au sol dans ce qui pourrait devenir un autre bourbier. Joe Biden ne tenant sûrement pas à faire campagne en 2024 avec l'épine au pied de troupes américaines enlisées au Mozambique Il n'y a pas longtemps, les Occidentaux auraient pu faire appel aux troupes sud-africaines pour rétablir a situation. Il ne faut cependant pas exclure complètement une éventuelle intervention américaine; c'est le quotidien français Boulevard Voltaire qui en donne le possible motif: «La première, c'est qu'en cette région déshéritée, des compagnies telles le Français Total, l'Italien End et l'Américain Exxon sont en train d'explorer des gisements gaziers à peu près aussi gigantesques que ceux du Qatar.» (Pourquoi L'État islamique est en train de se répandre en Afrique noire, Boulevard Voltaire, 31 mars).  
 

 
 
À moins que les Occidentaux ne se lavent les mains de ces métastases islamiques et considèrent que dans un proche avenir le problème ne soit celui des Chinois, laissant ces derniers, libres de toutes préoccupations énergétiques.

Friday, April 2, 2021

Quelle maison pour Québec?

 


Sous l'égide du maire de Québec, Régis Labeaume: « La Ville de Québec veut se doter d'une «maison de la diversité» vouée à l'expression des communautés culturelles et autochtones, en plus d'augmenter leur présence au sein de son personnel et de son service de police. L'idée a émergé lors d'une série de rencontres menées avec les représentants des communautés autochtones, noires, maghrébines et latino-américaines de la capitale. «Ils veulent un lieu qui leur est dévolu pour qu'ils puissent s'exprimer culturellement, expliquer leur histoire et accueillir la population de Québec pour dialoguer» a indiqué le maire Régis Labeaume lors d'une annonce mercredi.»  (La Ville de Québec veut créer une «maison de la diversité», Le Devoir, 30 mars). Nous suggérons à Régis Labeaume de retourner à sa planche à dessins et nous lui proposons de nous revenir avec un projet de «maison de l'identité». Régis Labeaume envie-t-il sa consoeur de Montréal et la diversité qui caractérise la Métropole. Cherche-t-il à récolter quelques voix supplémentaires au sein des «communautés autochtone, noires, maghrébines latino-américaines» à moins qu'il n'entende racoler le vote des diversitaires de la ville de Québec. 
 

 
 
«Une maison qui permettrait aux communautés culturelles de la Ville de Québec de rencontrer, de la majorité française de la ville, de s'y informer de l'histoire de cette majorité, d'y apprendre son histoire et de dialoguer.» Cette «maison de l'identité» ne devrait pas être ouverte aux seules communautés culturelles de la Ville de Québec, elle aurait aussi vocation à accueillir des représentants des diverses francophonies nord américaines (Acadiens, Louisianais , Franco Ontariens , etc.) représentants illustrant l'histoire de la francophonie d'Amérique, les difficultés de ces communautés françaises d'Amérique, salutaires leçons d'histoire données dans le berceau même de la nation française d'Amérique et dans son dernier bastion, dialogue destiné à faire contrepoids aux sirènes du multiculturalisme. et aux Quislings comme Régis Labeaume. Ce n'est pas d'une dose supplémentaire de diversité dont la Ville de Québec a besoin, mais d'une dose massive d'identité.