Monday, January 18, 2021

Radotage


«Le premier ministre Justin Trudeau estime que le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet sème «l'intolérance» en répandant des insinuations au sujet du nouveau ministre des Transports Omar Algahbra.»  (Blanchet sème «l'intolérance», dit Trudeau, La Presse, 15 janvier). De quelle «intolérance» s'agit-il? de questions plus que légitimes au vu du passé de M. Alghabra. «M. Blanchet a indiqué plus tôt cette semaine à la suite de la nomination du fâlot M. Alghabra que «des questions se posent  sur la proximité du nouveau ministre des Transports [...] avec le mouvement islamique politique dont il a été un dirigeant pendant plusieurs années. De 2004 à 2005, Omar Alghabra a dirigé la Fédération canada-arabe (FCA). (on nous répondra que tous les Arabes ne sont pas musulmans et que tous les musulmans ne sont pas islamistes, soit, mais il n'en demeure moins la majorité des Arabes sontmusulmans) [...] Le nouveau ministre de 51 ans a depuis dénoncé les propos de M. Blanchet, parlant de campagne de salissage dans certains médias.» (Nouveau ministre: Trudeau qualifie les propos du chef bloquiste d'»inacceptables» , Journal de Montréal, 15 janvier),  On constate qu'à quatre ans d'intervalle, le vocabulaire des chefs libéraux n'a guère changé. Au printemps 2016, c'est le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, qui accusait alors François Legault de «souffler les braises de l'intolérance» car le chef de la Coalition Avenir Québec s'interrogait sur l'opportunité de faire passer le seuil d'immigration de 50 000 à 60 000. Même famille politique, même vocabulaire, le fait de poser des questions aux libéraux relève de «l'intolérance». Il s'agissait dans les deux cas de questions pertinentes, des questions pour lesquelles le Québécois avaient et ont droit à des réponses. Mais pas dans le Canada et le Québec des libéraux. De Philippe Couillard à Justin Trudeau, la stratégie ne change guère, il s'agit de laisser sous entendre en toutes circonstances que les Québécois sont «racistes» et « islamophobes", même si pour cela, il faut s'en prendre au très progressiste Bloc québécois,  



Sunday, January 17, 2021

La vengeance ...


est un plat qui se mange froid. C'est du moins c:e que prétend la sagesse populaire.  Sur cette question la sagesse populaire reçoit du renfort en la personne de Denise Bombardier. Mme B fait partie des journalistes et chroniqueurs qui depuis quelques mois sont partis en croisade contre ceux qui contestent les mesures sanitaires promulguées pr les gouvernements.  Leur heure aurait elle sonnée? il semble bien. «La COVID-19 fait des ravages. Nos hôpitaux sont en train de craquer. Les médecins épuisés crient au secours. Dans La Presse, certains intensivistes parlent à coeur ouvert. Le docteur Michel de Marchie, de l'unité des soins intensifs de l'Hôpital juif, s'épuise à  les covidés. il ose nommer l'innommable: « Ces gens ne devraient pas venir à l'hôpital «dit-il à propos de ceux qui nient l'existence du virus et de ceux qui ne respectent aucune des directives gouvernementales.» (COVID-19: Qui soigner?, Journal de Montréal, 16 janvier).


C'est quelques lignes plus bas que Denise Bombardier développe sa pensée: «Doit-on soigner un patient atteint de la COVID-19 qui nie son existence et a contaminé tous ceux qu'il a croisés ? Doit-on soigner les anti-masques alors qu'ils n'ont de cesse de s'exposer publiquement sans égards pour les autres écriant à la violation demeure «libaarté» personnelle? En insultant aussi les « caves » et les dictateurs qui nous gouvernent, Cela jusqu'à ce qu'ils aient le souffle court, des migraines à leur arracher ce qui leur reste de cerveau et qu'ils débarquent dans une salle d'urgence. [...] À quoi sert la Charte des droits est libertés en ce temps de peur et d'angoisse? Les porteurs de mort que sont les anti-vaccins, les anti-masques et les chantres d'un cataclysme universel ne doivent-ils pas rendre des comptes en assumant les conséquences de leurs croyances délirantes? Doit-on les soigner s'ils attrapent la COVID-19? Doit-on restreindre leur liberté actuelle de circuler? Doit-on plutôt censurer leurs écrits?» La Charte des droits et libertés bien comprise sert justement à protéger notre système universel de soins de santé contre les inquisitrices comme Denise Bombardier , s'auto-proclamant juge et bourreau afin de décider qui sera traité ou non. Peut-être Denise bombardier souhaite-t-elle ainsi être débarrassée des covidiots, des récalcitrants et des complotistes qu'elle n'aurait pas convaincue par ses écrits.  La sagesse populaire a raison, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Saturday, January 16, 2021

tout sauf une erreur

 Le gouvernement Legault qualifie d'»erreur» la nomination de Bochra Manaï au titre de commissaire à la lutte contre le racisme de la ville de Montréal (voir ce blogue, D'une pierre deux coups, 14 janvier) . Toujours insensible à la dimension métapolitique de l'activité politique préfère se réfugier dans l'euphémisme en qualifiant d' »erreur » la décision de la mairesse de Montréal.  François Legault se satisfait de voir dans l'initiative de Valérie Plante une «erreur». La nomination de Bochra Manaï est tout sauf une «erreur». C'est un geste idéologique dans le droit fil de la pensée de Valérie Plante. Il ne faut pas s'y tromper. Valérie Plante savait très bien ce qu'elle faisait c'est probablement intentionnellement qu'elle l'a fait.

 


 

Ce geste est directement inspiré par l'idéologie diversitaire à laquelle adhère Valérie Plante. une seule chose est sûre, il y aura d'autres «erreurs» de ce type avant la fin de son mandat à la mairie de Montréal.

Thursday, January 14, 2021

D'une pierre deux coups


Valérie Plante a pris parti dans le dossier de la loi 21 sur les signes religieux et les fonctionnaires en autorité. pas une prise position franche et tranchée, mais une prise de position oblique. Le comité exécutif de la ville de Montréal vient en effet de procéder à la nomination de Bochra Manaï comme première commissaire à la lutte contre le racisme. «Mercredi matin, Valérie Plante s'est réjouie de l'embauche de Mme Manaï.»Elle à une fine compréhension des enjeux liés au racisme systémique» a dit la mairesse. Mme Plante a souligné qu'elle avait une expérience consistant en «un mélange terrain et de formation académique» (Montréal embauche une militante contre la Loi sur la laïcité , La Presse, 13 janvier ). Il faut encore une fois constater à quel point Mme Plante est à l'aise dans l'univers intellectuel de la diversité; La lutte au racisme à Montréal commandait-elle l'embauche d'une femme dotée d'une «fine compréhension des enjeux liés au racisme systémique » façon élégante de dire que Mme Manaï  sera en mesure de pratiquer un racisme inversé dès son entrée en fonction.  »Fine compréhension des enjeux liés au racisme systémique, fine peut-être; mais  sans originalité; en entrevue avec Mario Dumont sur les ondes de LCN (14 janvier), Mme Manaï déclarait que l'un des dossiers dont elle entendait s'occuper était celui de la police et du profilage racial. La Sérénissime mairesse de la Principauté de Montréal, Valérie Plante joue volontiers la carte du particularisme montréalais; alors que le premier ministre élu par une majorité de ploucs et pèquenots Québécois persistent à l'image de François Legault à nier l'existence dudit racisme systémique. Voilà que Mme Plante se réjouit de nommer une femme qui dispose d'une fine compréhension des enjeux liés au racisme systémique.Voilà pour le racisme systémique. Le problème est que Valérie Plante ne dit pas tout, non contente de faire un pied de nez au gouvernement du Québec, elle ne dit pas trop fort que sa protégée [...] «[a] représenté le Conseil national des musulmans canadiens dans sa contestation la Loi sur la laïcité de l'état en 2019.» (Bochra Manaï nommée commissaire à la lutte contre le racisme à Montréal, Le Devoir, 13 janvier). Valérie Plante vient de faire d'une pierre deux coups et d'indiquer par personne interposée quelle est sa perception de la Loi sur la laïcité et du racisme systémique. Militante antiraciste et militante contre la loi 21, Bochra Manaï réunit toutes les qualités pour entrer par la grande porte dans l'administration municipale façon Valérie Plante. 

 


 

Thursday, January 7, 2021

Le délire

 

Nous ne sommes visiblement pas au bout du délire woke. Plus récente démonstration de ce délire, délire qui pour une fois ne se manifeste pas dans les cénacles progressistes universitaires, mais sur le plancher de la Chambre des représentants du Congrès américain. En effet, lors de l'inauguration de la 117e session du Congrès, le représentant démocrate Emanuel Cleaver (5e district du Missouri) a conclu la prière d'ouverture en lançant Amen and A-woman, Jeu de mot éminemment facile, mais probablement à bien y penser, plus qu'un jeu de mot, d'autant plus que Cleaver est pasteur de l'Église méthodiste unie, tout pasteur qu'il soit, il ignore visiblement que le mot amen nous vient de l'hébreu et n'a aucun rapport avec les mots man ou men. Le représentant tenait probablement à témoigner son progressisme en prenant ses distances avec un christianisme hétérocentré. La prochaine étape, sera-t-elle d'affirmer que la Vierge est un homme et que la mère du Christ est un transgenre. À ceux qui seraient tentés de croire que la barrière de la langue nous met à l'abri de telles dérives, rappelons simplement les débats à Québec solidaire à l'automne 2017 sur l'utilisation du mot matrimoine plutôt que patrimoine. 



Sunday, January 3, 2021

Chicago résiste


Les négociations entre la direction de la Ligue nationale de hockey (LNH) et l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) semblent ont finalement abouti et nous aurons une saison de hockey. «Nous concentrons nos énergies afin d'amorcer la saison vers la mi-janvier» a dit Bettman, selon des propos rapportés par LNH.com.» (Le retour de la LNH se précise, La Presse, 16 décembre) Bouffée d'oxygène pour certains, la saison à venir nous permettra surtout de retrouver avec plaisir les Black Hawks de Chicago et leur emblématique jersey, bonne et rassurante nouvelle car après la capitulation des Redskins de Washington au football, celle des Indians de Cleveland au baseball et, plus près de nous des Redmen de l'Université McGill, il y avait lieu de craindre que la tête d'autochtone illustrant le jersey des Black Hawks ne succombe devant les appels des puristes du mouvement Woke. Dans ce contexte: «  It was only a matter of time before the issue of the Chicago Blackhawks nickname and their Indian head logo resurfaced as a point of contention, certains espéraient la disparition du nom et de la tête d'Indien de l'organisation comptant sur le nouveau dirigeant des Black Hawks, Danny Wirtz. Sa réponse a été claire: « Les Chicago Black Hawks n'imiterons pas les Indiens de Cleveland et ne changerons pas leur surnom.» (Chicago Blackhawks won't follow  The Cleveland Indians lead and change their nickname , new CEO Danny Wirtz says, Chicago Tribune, 17 décembre), Il suffit qu'un homme se lève et dise No pasaran pour mettre un terme à la folie. Grâce à la résolution de Danny Wirtz (Les Blackhawks font partie du patrimoine de la famille Wirtz depuis 1966, c'est avec plaisir que nous retrouverons à la mi-janvier, le jersey illustré par les Bobby Hull, Stan Mikita, Pierre Pilote, Glen Hall et Tony Esposito et Denis Savard; l'histoire peut continuer. Pour paraphraser Charles de Gaulle, nous serions tentés d'écrire:«L'histoire et le bon sens ont perdu des batailles, il n'ont pas perdu la guerre», tant qu'il aura des Danny Wirtz, l'espoir demeure permis. Avec un Danny Wirtz à la direction de l'Université d'Ottawa en lieu et place du recteur Jacques Frémont, pas d'affaire Vérushka lieutenant-Duval.
 

 

Friday, January 1, 2021

Ô Kanata

 



Quand le tour du Canada viendra-t-il ? L'Australie a décidé de modifier son hymne national afin de tenir compte de la présence des Aborigènes sur son territoire: «Le gouvernement australien a changé jeudi un mot de l'hymne national afin de mieux reconnaître le rôle, la culture et l'histoire des peuples aborigènes au sein du pays. La seconde phrase de l'hymne Advance Australia Fair (Avance belle et juste Australie), «nous sommes jeunes et libres» est remplacés par «nous sommes unis et libres », a annoncé le premier ministre Scott Morisson.» (L'Australie modifie son hymne national pour reconnaître les peuples aborigènes, Journal de Montréal, 31 décembre)
 

 
 
Après Denis Coderre défigurant  le drapeau de la ville de Montréal afin d'y inclure un pin blanc devant constituer selon lui un geste de réconciliation à l'endroit des Premières nations et Valérie Plante s'occupant elle de la toponymie de la ville de Montréal (voir ce blogue, Rétro Atateken, 4 décembre) il est difficile de croire que Justin Trudeau ne saute pas sur l'occasion afin d'y aller de sa contribution à l'hymne national du Canada. Les Québécois francophones  se souviendront tristement que le Canada de Basile Routhier était le Canada des héritiers de Cartier et Champlain, annexé par les Canadians, nous savons que le True North strong and free from far and wide ne sera toujours que l'hymne  d'un pays étranger. Peut-être tout à son idée de réconciliation avec les Premières nations, Justin Trudeau voudra-t-il nous convaincre de d'entonner Oh Kanata, terre de leurs aïeux !