Friday, April 10, 2020

L'autre planète



Il appert que certains de nos concitoyens vivent sur une autre planète ,  dernière manifestation de cet réalité, les incidents survenus avec les juifs orthodoxes de la communauté Tosh Kyrias de Boisbriand, La communauté qui compte environ 4 000 membres est confinée depuis le 29 mars dernier. «le tout a débuté vers 22h30 lorsqu'un véhicule qui livrait de la nourriture n'a pas été autorisé à rentrer dans le quartier[...]. le conducteur n'avait pas les autorisations nécessaires pour pouvoir passer le point de contrôle surveillé par la Régie inter municipale de police Thérèse-de-Blainville. «Environ 200 membres de la communauté se sont alors approchés du point de contrôle et de nos policiers pour manifester leur mécontentement. Ils ont fait beaucoup de bruit», a expliqué  le porte-parole de la Régie , Martin Charron en entrevue téléphonique, mardi matin. «Je ne crois pas qu'ils ont respecté la distanciation en tout temps avec nos policiers», a-t-il dit. Évidemment, ces protestataires ne respectaient pas non plus les règles voulant qu'ils ne doivent pas non plus se réunir, ne pas sortir de chez eux pour des raisons non essentielles ou maintenir une distance de deux mètres avec d'autres gens en cas de sortie «on veut assurer que tel évènement ne survienne plus . C'est inacceptable», a précisé M.Charron. Il a souligné que personne n'a été arrêté et qu'aucune amende n'a été donnée dans le cadre de cette manifestation qui a duré environ une heure et qui s'est terminé dans le calme. [...] Selon lui, de nombreux membres de cette communauté orthodoxe ressentent de l'anxiété l'approche de la pâque juive pour laquelle la préparation de mets traditionnels est très importante.»(Boisbriand: manifestation de mécontentement par les juifs orthodoxes confinés, Journal de Montréal, 7 avril).  Cette situation n'est pas propre qu'à la communauté Tosh Karyos de Boisbriand. Elle semble même caractérisée plusieurs communautés ultra orthodoxes:»une intervention policière dans un bain rituel à Côte Saint-Luc, une autre près d'une synagogue à Outremont. Depuis le début de la Semaine, le Service de police a dû effectuer de nombreuses interventions visant à limiter les rassemblements au sein des différents groupes hassidiques nous confirment des sources policières. Pourtant la crise actuelle touche les ultra-orthodoxes de plein fouet. La ville de Côte Saint-Luc et l'arrondissement d'Outremont sont les endroits les plus touchés , au prorata leur population, par l'épidémie sur l'île de Montréal, selon les données rendues publiques par la direction de la santé publique de Montréal. [...] Le virus affecte aussi dramatiquement les régions de l'État de New York ou sont établies des communautés soeurs des groupes hassidiques présents sur le territoire duQuébec. L'approche de la Pâque juive fait craindre le pire en Israël [...]. Les autorités israéliennes craignent le pire à la veille des grandes  de la Pâque (Pessa'h) qui doivent avoir lieu la semaine prochaine, puisqu'il est coutumier de se réunir et de festoyer en famille pour l'occasion.[...] «Le groupe est au coeur de l'identité hassidique et ultra-orthodoxe», explique Samuel Heilman, de l'université Queens à New York .Le sociologues sans conteste l'un des plus grands spécialistes de l'organisation des groupes hassidiques. « Ils prient ensemble , ils mangent ensemble , etc.. Ils ne sont jamais seuls. La solitude, l'isolement sont contraires à leur culture», explique M. Heilman qui rappelle que le mouvement hassidisme naît dans les Shtetl d'Europe de l'Est au 18e et 19e siècle. Le Shtelth, village en Yiddish, est organisé autour de la communauté, de la vie en groupe. Pour Samuel Heilman, il est aussi important de saisir à quel point l'insularité culturelle des groupes hassidiques, appuyée par leur système d'éducation, joue en ces temps de crise contre les ultra-orthodoxes:»Beaucoup ne maîtrisent pas la langue du pays dans lequel ils vivent. Ils ne lisent pas les journaux, ne regardent pas la télé et se fient à de grands rabbins qui leur envoient des messages contradictoires.»(Juifs orthodoxes et Covid-19: une tempête parfaite, Radio Canada nouvelles, 4 avril)
Inutile donc de traduire les messages du Premier ministre ou de la direction de la Santé publique du Québec, le message ne se rendra pas
 
 
 
Alors que la NASA s'apprête à dépenser des milliards de dollars pour envoyer une mission spatiale vers Mars. Il faudrait lui suggérer que pour quelques milliers de dollars tout au plus elle pourrait découvrir des formes de vie étrangères à l'Humanité à Boisbriand ou dans l'État de New York. Alors que nous sommes invités à croire que plus rien ne sera pareil après le passage de la Covid-19,  il y a lieu de douter que la mentalité issue des Shtetl évolue grâce à la Covid -19.  
Le mépris pour les directives de la Santé publique n'apparaît comme propre aux marginaux que sont les hassidiques et les ultra-orthodoxes, Il n'y a pas des délinquants que chez ces derniers Surprise, l'identité de l'un de ces délinquants non hassidim est désormais connue, il s'agit du conseiller municipal et chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal, il s'agit en effet de Lionel Perez, l'»homme à la kippa» (Le SPVM débarque chez Lionel Pérez, Journal de Montréal, 1er avril). Le Service de Police de la Ville de Montréal est intervenu parce que Lionel Pérez voulait célébrer les fiançailles de sa fille qui habite chez lui et de son futur époux qui lui vit à New York. «Pour ajouter un peu de gaité à la célébration, un ami musicien de M.Pérez s'était installé dans sa cour et avait joué quelques mélodies , ce qui a fait sortir les voisins de leurs logements. M.Perez affirme que tout le monde est resté sur son terrain, son entrée ou balcon. C'est un moment de gaieté qui a fait beaucoup de bien à mes voisins. Selon toute vraisemblance, une personne aurait jugé qu'il n'y avait pas suffisamment de distance entre les citoyens qui s'arrêtaient pour écouter le musicien. Les policiers ont été appelés sur les lieux, ce qui a mis fin au spectacle extérieur.»
Difficile de cacher notre étonnement devant un élu qui agit comme s'il considérait qu'il est au-dessus des demandes de la Santé publique du Québec en cette période difficile.
Plus sérieusement, il faut souhaiter que la santé des policiers de la Régie intermunicipale de police Thérèse-de-Blainville présents lors de l'incident ne soit pas mise en péril par le refus des manifestants orthodoxes de se plier à la règle de la distanciation sociale. Libre aux Juifs orthodoxes de jouer avec le feu pourvu qu'ils soient les seuls à se bruler.

Monday, April 6, 2020

Double discours



Aucun d'entre nous ne sait combien de temps durera la crise du Covid-19. Elle se sera révélée révélatrice sur les sociétés occidentales. Elle aura marqué le retour en grâce de la nation et des frontières. La société québécoise nous sera aussi mieux connue au terme de cette crise.
Les Québécois se sont comportés en citoyens responsables  en respectant les consignes de la «Trinité sanitaire» en s'astreignant à la distanciation sociale et aux règles d'hygiène de base (lavage de mains, tousser ou éternuer dans son coude, etc.). La présence de quelques récalcitrants fait tache dans ce bel ensemble québécois. 



La classe politique et certains journalistes et chroniqueurs saluent la solidarité dont nous ferions montre. Les mêmes s'insurgeant contre les récalcitrants et les attroupements appellent à des mesures policières plus musclées et et la dénonciation de ces récalcitrants et des acteurs des rassemblements (Richard Martineau, Confinons les cons finis, Journal de Montréal, 4 avril; Denise Bombardier, Tolérance en période de pandémie, Journal de Montréal, 4 avril: Mathieu Bock-Côté, Les délinquants de la Covid-19, Journal de Montréal, 4 avril). Quelle est la valeur d'une solidarité qui repose en dernier ressort sur la délation et les dénonciations. Ceux qui nous chantent les vertus de la solidarité et dans la même phrase nous invitent à dénoncer récalcitrants et voisins un peu prompts à se réunir à plus que 10 ou 20, tiennent un détestable double discours.

Saturday, April 4, 2020

Le vieux mot



Verrons-nous le retour en faveur d'un vieux mot, devenu obsolète devant la mondialisation et la délocalisation. il semble que oui, même si le mot n'est pas prononcé, des années de désaffection semblent en rendre difficile l'utilisation. 

François Legault, sans avoir recours au mot, jonglait avec le concept au cours de sa conférence de presse quotidienne du 3 mars.



Évoquant la difficile recherche d'équipement médical face aux mesures protectionnistes de l'administration américaine, il a suggéré que le Québec et l'Ontario visent l'autonomie en ce domaine en envisageant la confection et la fabrication de masques de protection. Quête de L'autonomie dans laquelle il faudrait aussi inclure gants et blouses de protection. Objectif réaliste, il ne s'agit tout de même pas de produits de haute technologie, proposition empreinte de bon sens qui devrait être suivie de la constitution de stocks importants de ces produits afin de pallier à toute rupture de production. Continuant sur sa lancée, François Legault a ensuite évoqué la question de la fourniture de produits alimentaires. Encore là, l'objectif visé est celui de l'»autonomie». Le vieux rêve d'auto suffisance alimentaire de Jean Garon connaîtra-t-il une seconde jeunesse?  C'et à souhaiter.  

Le vieux mot que François Legault n'a pas prononcé, c'est celui d'autarcie. Mot bien honni dans les milieux mondialistes qui ne rêvent que de délocalisation et de lointains marchés à conquérir.
Le mot n'est qu'un accessoire dans le contexte alors va pour l'»autonomie» de François Legault. À défaut de pain, nous mangerons de la galette.

Tuesday, March 31, 2020

Après


Visiblement secoués par l'irruption de la Covid-19 dans nos vies, il s'en trouve déjà pour poser la question du retour à la normale, une question en ce sens a été posée aujourd'hui (29 mars) à François Legault lors de son point de presse quotidien. Question sur le fait de savoir si le retour à la normale s'effectuerait progressivement, comme la «fermeture» du Québec s'est elle-même effectuée progressivement. Oublié l'horizon de 6 mois. il semble qu'il y ait un peu de Donald Trump chez certains Québécois, soucieux eux aussi de «relancer la machine». Il y en a pour croire que la Covid-19 aura changé quelque chose dans nos vies.

Je suis d'un avis contraire, n'ayant pas senti de crise spirituelle chez nos contemporains , peut-être connaîtrons-nous des moments difficiles au plan économique. Mais pour l'heure rien de spécial. La fin de la crise de la Covid-19 se traduira, selon moi par un très prosaïque retour à la normale, un business as usual en fait. Le premier week end du retour à la normale verra probablement les stationnements des centres commerciaux  débordés, les gens seront heureux de reprendre leurs habitudes de consommation encouragés en cela par des politiciens et des économistes voulant accélérer la reprise économique, les consommateurs retrouvant leurs habitudes seront considérés comme des citoyens modèles obéissant aux pavloviennes injonctions de consommer toutes affaires cessantes et si possible, de consommer beaucoup pour le mieux-être de l'économie. La consommation deviendra un devoir patriotique. Oubliée la distanciation sociale , nous serons plutôt invités à nous agglomérer autour des aubaines et des «spéciaux», surtout qu'un rapide retour à la normale pourrait survenir en pleine période de Noël. 



Business as usual aussi, le retour prévisible à la petite politique, la sortie récente d'Andrés Fontecilla ( voir sur ce blogue l'État croupion 
d'Andrès Fontecilla, 27 mars) en est une démonstration, d'autant plus que les deux autres grands partis québécois voudront se rappeler au souvenir des électeurs québécois après des mois d'indifférence et de difficile recherche de nouveaux chefs comme si de rien n'était (les courses à la direction deux partis sont d'ailleurs suspendues). 
Il y a fort à craindre qu'en dépit des problèmes soulevés par la production en Chine des masques chirurgicaux et de médicaments, les délocalisations ne reprennent, besoin de produire rapidement et à faible coût pour des marchés assoiffés de biens après des semaines de confinement et de quarantaine. 
Malgré les touristes «coincés» aux quatre coins du monde et le fait que ces gitans modernes n'aient été considéré avec méfiance à leur retour à la maison, snowbirds un jour, snowbirds toujours le tourisme de masse va reprendre, nous la Floride, Cuba ou la République Dominicaine. Oubliez le pacte de transition, les compagnies aériennes clouées au sol depuis le début de la crise vont probablement se disputer la clientèle des Phileas Fogg modernes désireux de se rendre sous les cieux du Pérou. d'Haïti, de l'Inde, de la Tunisie et du Maroc. Ils feront concurrence aux croisiéristes de ce monde. Peut-être conserverons-nous les contrôles aux aéroports et certains employeurs demeureront ouverts à l'idée du télétravail. 
Plus près de nous, il faut prévoir que producteurs et distributeurs de films voudront reprendre le temps perdu et mettre à l'affiche les films dont la sortie a été reportée par la crise, pensons ici à Mulan chez Disney et à No time to Die, le plus récent James Bond. Que restera-t-il du Covid-19, un mauvais souvenir, même pas, quelques lignes dans les livres d'histoire, comme les manuels d'histoire consacrent quelques lignes au scorbut des débuts de la colonie et à la grippe espagnole.

Monday, March 30, 2020

GBS


C'est une mesure dictée par le Gros Bon Sens et non comme certains esprits pourraient le penser par une quelconquevolonté de retourner à une quelconque volonté de retourner à la « Grande Noirceur". «Pour donner un coup de main aux employés qui sont au front en cette période de pandémie, M. Legault a annoncé la fermeture des commerces le dimanche, pour tout le mois d'avril. «Tous les commerces vont devoir fermer, sauf les stations-service, les dépanneurs, les pharmacies et les commandes à emporter dans les restaurants» a-t-il énuméré» (Coronavirus: 3430 cas confirmés au Québec, la moitié des cas au Canada, LeDevoir, 30 mars). Initiative dictée par le bon sens et une louable volonté de ménager la santé des gens oeuvrant dans le secteur tertiaire. Ne devrions-nous pas nous demander s'il n'y a pas lieu de poursuivre l'initiative au-delà du mois d'avril et rendre la mesure permanente. 
 
 
 
Le Québec d'avant 1992 vivait et fonctionnait (la date d'adoption de l'ouverture des commerces le dimanche par le libéral Gérard Tremblay) Avons-nous vraiment besoin de commerces ouverts sept jours par semaine, avons-nous vraiment besoin d'une société constamment sous tension économique. Est-il absolument pour qu'une société fonctionne bien qu'il faille qu'il soit possible de s'y procurer un gallon de peinture ou des croquettes pour chien le dimanche. Un jour de repos en commun et, éventuellement en famille, est-ce trop espérer du législateur? Une journée aussi de pause pour portes monnaie et portefeuilles aussi. Une société n'est pas uniquement un bazar ouvert pour satisfaire les attentes des uns et des autres, fussent-elles déraisonnables. Tous qui se gargarisent avec l'expression «temps de qualité» devraient être d'accord avec cette possibilité de se reposer, de se détendre ou, pourquoi pas, de se cultiver, Librairies, cinémas et salles de théâtres, églises et chapelles devraient être ajoutés à la liste proposée par François Legault. L'empressement  avec lequel certains se sont précipités dans les épiceries pour y acheter du papier hygiénique montre bien que nos contemporains sont parfaitement capables de constituer des réserves lorsqu'ils le jugent nécessaire, ils sont capables de survivre à un dimanche sans épicerie.

Sunday, March 29, 2020

Présomption de culpabilité



Nous sommes familiers avec la présomption d'innocence, allons à la découverte de la présomption de culpabilité. La présomption de culpabilité n'est pas un phénomène nouveau, il y a des années que les milieux féministes la pratique à l'égard des hommes, considérés comme coupables d'oppression et de violence sans procès surtout les hommes blancs, du simple fait qu'ils soient hommes.
 
 
 
Thèse connue, mais il apparaît qu'elle connaît une nouvelle heure de gloire à la faveur de la crise du Covid-19. «Confinement et violence conjugale ne font pas bon ménage. Les experts et intervenants du domaine craignent une augmentations cas de violence envers les femmes, et de leur gravité, dans la foulée de la crise de la Covid-19. Déjà, les appels ont bondi cette semaine à la ligne d'appel d'urgence pour violence conjugale. «On se prépare à la crise», affirme Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes. [...] «C'est sûr que c'est une période plus explosive», lâche Louise Riendeau, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.»(Violence conjugale: «On se prépare à la crise, La Presse, 23 mars). Mmes Monastesse et Riendau même perdu de temps, l'état d'urgence sanitaire a été déclaré le 13 mars et l'article de La presse date lui du 20 mars, les cyniques pourraient même conclure que l'une et l'autre bien campées sur cette position idéologique ont perdu une semaine avant de nous alerter de cet situation potentiellement explosive. Devant le tribunal populaire du féminisme, les hommes sont nécessairement coupables et ils n'est pas question de les faire bénéficier d'une quelconque présomption d'innocence, la cause est entendue depuis longtemps déjà.

Friday, March 27, 2020

L'État croupion d'Andrés Fontecilla




«Le ministère de la Santé et des Service Sociaux a ignoré les appels à collaboration d'un regroupement de 130 organismes d'aide aux immigrants qui lui offrait ses services dans la crise de la Covid-19. a appris le Devoir. L'Alliance des communautés culturelles pour l'égalité dans la santé et les Services Sociaux (ACCESSS) (admirons au passage cet acronyme anglophone) tirait la sonnette d'alarme depuis la fin janvier au cabinet de la ministre de la Santé, Danielle McCann, qui n'a pas donné suite à cet appel pendant tout ce temps. «On vit aujourd'hui la même chose que pendant l'épidémie de H1N1» a déploré Jérôme di Giovanni, le directeur général d'ACCESS. Il constate qu'à l'heure actuelle , l'information ne se rend pas partout dans le communautés culturelles , car beaucoup de gens ne parlent ni français ni anglais et n'écopent pas le médias nationaux Le gouvernement dit que les mesures de la Santé publique incluent tout le monde , mais il ne développe pas une stratégie avec des organismes communautaires sur le terrain.
 Le député de Québec solidaire et critique de son parti en matière d'immigration, Andrés Fontecilla se dit attristé que dans tout le brouhaha entourant la crise, le gouvernement semble avoir «oublié les gens des communautés culturelles» on sait que le ministère de la Santé est excessivement occupé et sous tension, mais on semble avoir laissé passer ce secteur a-t-il déclaré au Devoir. Selon lui, il est plus que temps pour le ministère de s'adjoindre les forces des organismes du milieu dans le combat contre le virus et lui suggère carrément déléguer une certaine partie de ses communications à ACCESSS.»



Andrès Fontecilla se rend-t-il compte de la gravité de son insinuation (en affirmant que le gouvernement à «oublié» les immigrants) ne laisse-t-il pas sous-entendre que le gouvernement Legault pourrait être ultimement responsable de décès chez certaines communautés immigrantes. François Legault, Danielle McCann et Horacio Arruda tiennent un point de presse par jour et répondent aux questions des journalistes autant en français qu'en anglais. Ils ne sont pas responsables du fait que les immigrants ne parlent ni anglais ni français. Leur faudraient-ils comme ACCESSS tenir ce point de presse en 24 langues (dont les principales langues européennes incluant le croate bosniaque - mais aussi en Arabe, en Turc, en Urdu, en Bengali, en Tamoul, en chinois) comme le propose le site d'ACCESSS quitte à perdre francophones et anglophones qui constituent encore la majorité de la population québécoise et à endormir les représentants des médias nationaux. 
S'il était au pouvoir, comment Andrés Fontecilla recevrait-il cette demande de «déléguer une certaine partie de ses communications à ACCESSS»?  Curieux sens de l'État que cette intention d'abdiquer une parti des responsabilités de l'état à un lobby qui ne sera jamais imputable à la population québécoise, à moins que l'objectif ultime d'Andrés Fontecilla ne soit justement d'intégrer ACCESSS à l'appareil d'État québécois, transformant le groupe de pression en cheval de Troie immigrationniste au sein du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Intégration. Y a-t-il d'autres responsabilités de l'État que québécois que Québec Solidaire entend ainsi «déléguer» à des lobbies minoritaires. Que restera-t-il de l'État québécois après les «délégations» d'Andrés Fontecilla? Le député de Laurier-Dorion est prétendument souverainiste comme son parti, c'est un État bien diminué qu'il nous annonce, l'idéologie avant la patrie. Non merci M. Fontecilla!